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2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

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Sport

Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 15:11

Le site internet du journal l'Equipe propose à ses visiteurs la consultation gratuite, sans examens radioscopiques complémentaires, de la Une du numéro daté de leur anniversaire.

 

Un logiciel ultra-perfectionné démontrant que les journalistes du quotidien ont clairement loupé leur vocation, privilégiant la glaireuse incertitude du sport à la longue marche de l'Histoire.


Précurseur, voire visionnaire, l'Equipe joue depuis quinze ans une partie de cache-cache avec l'Histoire. Elle a éduqué ses incultes lecteurs, par touches subliminales, à l'avancée du monde, jonglant entre ses impératifs de ventes et une mission plus noble que celle de traiter de la 23ème journée de Ligue 2, où Niort, relégable, se déplace à Châteauroux.

Exemple 1 : Une du 13 octobre 1998.

 

 

Après d'innombrables débats passionnés, l'Assemblée Nationale fait adopter le Pacte Civil de Solidarité en France le 13 octobre 1999. L'Equipe, elle, adoptait dès le 13 octobre 1998 le bébé de la gauche, avec non pas une année d'avance mais bien « un siècle d'avance », insistant par la même sur son caractère novateur. En revanche, le scoop du quotidien - la future union entre Thierry Henry et David Trezeguet - s'est révélé aussi téléphoné qu'un dédoublement entre Patrice Evra et Franck Ribéry. Même si les deux joueurs auront, malgré tout, épousé à quarante-deux reprises le destin d'un match des Bleus.


Exemple 2 : 31 décembre 1999

 


Anticipant sur le Bogue de l'an 2000 qui affolait alors les compteurs médiatiques, L'Equipe revient sur le cas Christophe Dugarry. L'attaquant à la langue bien pendue - remember son but contre l'Afsud en 98 ou sa récente prise de bec avec Domenech dans le Canal Football Club - connaît depuis son départ pour Barcelone de multiples déconnexions intempestives. Son installation sur le disque dur de l'OM stabilise à peine le logiciel : il plante, mais pas des buts (seulement huit en cinquante-deux rencontres). Piraté ensuite par les Girondins de Bordeaux et Birmingham City, il rend définitivement l'âme en 2004, dépassé par la relève incarnée par Djibril Cissé et Windows XP.


Exemple 3 : 11 septembre 2001

 



Informés dès la veille des intentions d'Al-Qaïda sur le Wall Trade Center, les journalistes du quotidien sportif prennent ouvertement fait et cause pour le petit poucet terroriste. Leur « Allez-y sans complexe » renvoie évidemment à l'aventure toute fraîche de Calais en Coupe de France, l'une de ses épopées mythologiques et romantiques qui font, depuis toujours, la beauté du football. Trop sûr de sa puissance et mal préparé pour la rencontre, l'ogre américain s'inclinera lourdement deux tours à zéro, provoquant dans tout le globe un émoi aussi immense que le scénario de la finale injustement perdue par les hommes de Ladislas Lozano.

 

Exemple 4 : 26 avril 2001

 

 

 

Le 25 avril 2001, l'Equipe se procure la liste des participants de Loft Story 1, première émission de télé-réalité diffusée en France. Une bombe aussi gigantesque que celle d'Enola Gay. Face à ce casting digne de Yalta, où Loana remplace Churchill et Aziz Roosevelt, le journal se pare de son plus beau « Impressionnant ». A la lecture de l'Histoire et des répercussions de l'émission sur la société, le mot apparait presque, aujourd'hui, trop faible.

 

Contre-exemple numéro 1 : 30 avril 2007

 



Mais l'Equipe peut aussi se tromper. Le 29 avril 2007 au soir, un informateur peu scrupuleux annonce au journal le décès imminent de Fabien Barthez des suites de la mucovicsidose. Dans la précipitation, les têtes pensantes décident de publier l'info en une sans la vérifier. Le lendemain, c'est le drame : Barthez va très bien, alors que Grégory Lemarchal s'en va, lui, dans l'indifférence totale du quotidien sportif français.



(Avec l'aimable collaboration du régime révolutionnaire des Cahiers du Football)
 :  http://www.cahiersdufootball.net/article.php?id=3198)

Par Myblack - Publié dans : Sport
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 20:12
Les formations du PSG et de Bordeaux se sont opposées hier soir à l'occasion d'un match amical se déroulant dans la piscine municipale Léon Tolstoï de Créteil. Il s'agissait-là d'une première, puisque jamais dans l'histoire de ce sport deux équipes avaient autant respecté le célèbre adage consistant à «mouiller le maillot»

Lestés de crampons en acier suffisamment lourds pour éviter tout flottement en défense et au-dessus du niveau de l'eau, les 22 acteurs vivaient-là une occasion unique de rentrer dans les annales du ballon rond.

Peu avant le coup d'envoi, le coach parisien Paul Le Guen se montrait enthousiaste face à ce défi contre-nature : «Tout entraîneur entend pousser ses joueurs au maximum de leurs capacités, quitte à les faire souffrir ou à adopter des méthodes peu conventionnelles pour cela. J'espère simplement que les attaquants adverses éviteront de plonger dans notre surface de réparation pour profiter des failles de ce système.» Du côté de Bordeaux, on espérait simplement se rassurer après la défaite à Limoges (3-0). A quelques mètres de profondeurs, et pendant 90 minutes, le challenge était simplement de retrouver une solidité défensive et de renouer, enfin, avec le chemin des filets.

Les deux formations recherchent actuellement chacune onze nouveaux joueurs. C'est Noémie Lenoir, veuve de Claude Makelele, qui donnera le coup d'envoi du prochain match de championnat du PSG, samedi prochain contre Strasbourg, où l'équipe réserve devrait être alignée.
Par Jean-Michel Largué - Publié dans : Sport
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 20:08

Grand gagnant sur le terrain du 800 mètres jeu de mot de Pékin, le Français d’origine Galuchienne Théophile Moilepin a été contrôlé positif à l'érythropopeckïétine (EPO) par la Vermot Police.

 

Il avait remporté l’épreuve avec 6,3 zygomatiques d’avance sur son second Hell Man, qui a finalement hérité de la première place après déclassement.

 

Théophile Moilepin a été suspendu 2 ans de tout spectacle de Tex et encoure une peine de Jérôme Commandeur en cas de récidive.

 

Le classement final de l’épreuve :

 

1) Hell Man

pour "Son changement de sexe l'a laissé ex Zhang"

 

2) L'oncle Dick

pour "Zhang est trop pour moi."

 

3) Edith Piaf

pour : "A la course à pied mon Zhang n'a fait qu'un tour !"

















Une formidable revanche sur la vie pour Hell Man.

Par Myblack - Publié dans : Sport
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 00:03

De notre envoyé spécieux à Pékin, Jean-Michel Largué

 

Tout a une fin, comme dirait mon estomac. Les 13ème jeux paralympiques d’été se sont enfin terminés, alors que je regardais sur une chaîne câblé un résumé de la dernière journée de Ligue 2. La cérémonie de clôture fut grandiose, selon la presse autochtone et Charden, qui passait par là. Elle démarra par un grandiloquent lâché de paraplégiques britanniques, médaillés d’or en aviron, du haut d’un avion de chasse chinois. Ses athlètes au visage réjoui ont d’emblée illuminé la soirée. Seul le sport peut nous offrir des émotions comme celle-là, et seule une bourrasque aussi puissante que celle d’hier pouvait dévier la route des parachutés vers cet assemblage meurtrier de poteaux aussi télégraphiques qu’électrifiés. Electerrifiants, si j’ose m’exprimer ainsi. En même temps c’est pas vous qui allez m’en empêcher, hein.

La minute de silence improvisée a laissé place à un feu d’artifice allumé 40 minutes avant l’horaire officiel du programme par un autiste, sorti au 1er tour des 200 mètres haies – le même qui avait franchi la ligne d’arrivée les haies à la main, si, si. Les fauteuils du monde entier ont ensuite défilé de nouveau, accompagnés de leurs sportifs attitrés, durant plus de trois heures, sous une musique légère quoiqu’entrecoupée par le bruit irritant des pneus crissant sur la pluie. A l’entrée des invalides, pas de Napoléon mais simplement un tonnerre d’encouragements de la part des 50 000 spectateurs du stade olympique de Pékin, massés de force dans l’enceinte par la milice locale. A l’heure où je vous écris aujourd’hui, la plupart continuent même d’applaudir, en attente d’un changement de directives.

 

Encore une fois, la Chine a trusté les récompenses, avec pas moins de 29 médailles dorées sur 35 possibles. Comme a l’accoutumée, leurs sportifs ont brillé dans leurs disciplines historiques (ping-pong, tennis de table, sport de raquette avec un mini-filet), mais se sont élargis à la natation, à l’escrime et même au saut à la perche pour sourds. S’il ne faut ressortir qu’un seul nom de cette olympiade, c’est bien sûr celui de Zhang Hahn, vainqueur à lui seul de 28 médailles d’or. Je l’ai rencontré contre mon gré, plus par obligation professionnelle que par réel intérêt, dans le centre de détention olympique.

 

« Alors Zhang, racontez-nous votre histoire. »

« Et bien en fait, il y a encore de cela un mois, je… »

« Stop. Vous ne mettez pas suffisamment d’émotions dans vos propos. Ils ne vous ont pas appris ça, les policiers qui se sont chargés de votre éducation au cours de votre adolescence passée dans un gymnase désaffecté de Pékin ? »

« Je peux reprendre ? »

« Oui, et versez m’en une lichette, pendant que vous y êtes. »

« Je parlais de la discussion, pas du thé. »

« Ah, bien. Oui, reprenez. »

« Alors je disais donc, il y a encore de cela un mois, que j’étais une personne parfaitement normale. Je vendais des vêtements dans le centre de Canton pour une somme dérisoire dont l’insignifiance ne mérite même pas que l’on s’y attarde. »

« De Dijon. »

« Pardon ? »

« Ah, excusez-moi, je vous ai mal entendu, j’ai cru écouter ‘’moutarde’’, fausse alerte »

« Pas de problème, misérable vermisseaux occidental. »

« Une personne normale, donc ? »

« Oui. Valide. »

« Comme l’ancien entraîneur de Lille et du PSG ?»

« Je ne comprend pas. »

« Le Bosniaque, là. Le méchant. »

« Je ne comprend pas. Est-ce donc ça, l’humour à la française ? »

« Oh, la ferme. »

« Je disais donc, avec une difficulté inattendue, que je vendais des vêtements dans le centre de Canton. »

« Et puis, un jour, tout a changé : vous avez acheté LHumanité et vous vous êtes rendu compte que les secrétaires de rédaction du journal faisaient très mal leur travail. »

« Non, pas du tout : un jour, j’ai été approché par le gouvernement chinois pour remporter l’or aux Jeux Paralympiques. »

« Alors que vous n’étiez pas paralympique ! »

« Pas du tout ! J’étais ralympique, à l’époque ! »

« Mais pourquoi avoir donc accepté de vous couper les deux bras, les deux jambes, une oreille, vos deux yeux, l’une de vos testicules et 2/3 de votre joue gauche pour devenir paralympique et ainsi correspondre aux normes de la compétition ? »

« Par amour du sport. »

« Allez, soyez-franc… »

« Mais je le suis ! »

« N’ayez pas peur de la censure…. »

« Non, non… »

« Ayez confiance… »

« Mais pourquoi vous prenez un air de Bruno Mégret en disant ça ? »

« Nous sommes en petit comité…. Lâchez-vous… C’est pour draguer la lanceuse de javelot sourde-muette, c’est ça ? »

« Non, c’est par amour du sport, je vous l’assure. »

« Bon, merci quand même, Zhang. Hé, avant de partir, je peux faire un jeu de mot sur votre prénom ? »

« Euh… Ouais, ouais, allez-y. »

« Hum… »

« Oui ? »

« Je cherche. C’est pas évident. »

 

 

Amis lecteurs, pouvez-vous aidez ce pauvre Jean-Michel a conclure son article ? Merci d’avance.
Par Jean-Michel Largué - Publié dans : Sport
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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 00:35

Les JO de Pékin ont débuté il y a déjà suffisamment trop de temps heure française. Voici un point rapide sur la journée d’hier :

 

Jonathan Ledman a 16 ans, il est Anglais, et il a brillament remporté le concours du puceau en longueur. Il mesure en effet 2 mètres 09, soit 25 centimètres de plus que la majorité des autres candidats.

 

Dans les qualifications du 4x400 mètres haies catégorie alcooliques, la Pologne et l'Irlande ont chacune remporté leur série avec brio. Le Polonais Kowaljik, en forme olympique, a renversé 8 haies sur 10 et piétiné 3 couloirs adverses. Saluons la performance de l'équipe française, emmenée par Fabien Juliani, qui a habilement dégueulé à mi-parcours sur le concurrent letton alors qu'il n'en était qu'à sa seconde tournée. L'avenir s'annonce radieux pour le licencié de l'ASPPT Moulins – viré pour outrage à agents en juin 2008.

 

En coton-tiges-kayak, comme lors des olympiades précédentes, tous les concurrents se sont noyés. Il faut dire que l'eau était particulièrement remuante, cette année.

 

En water-polo, le Belge Eric Vresmanns a été disqualifié : il portait un tee-shirt quand il a tiré la chasse.

 

En voile, ce sont encore les Afghanes qui ont raflé les trois places du podium.

 

En pénis de table, on a malheureusement dû amputer le Kenyan Richard Nagami : à la suite d'une montée rageuse, il s'est en effet coincé les parties dans le filet.

 

En tir à l'orque, 520 cétacés ont été abattus depuis le début de la compétition. Le Japonais Ikyo Tadeshi mène actuellement la danse, suivi du Norvégien Jonas Lihnberg et, curieusement, du Malien Rory Koné. Face à l’inquiétude de Greenpeace, troublé par le nombre anormalement élevé d'orques décimés, les organisateurs de l'épreuve ont répondu “qu'en cas de pénurie d'orques, on prendra des Tibétains

 

 

C'est officiel : le 1500 mètres escrime ne paye pas côté français : Jacky Trifouillon a terminé l'épreuve en 13ème position, battu 45 touche à 41 par l'Italien Bertola. Rappelons qu’il est strictement interdit dans cette discipline de viser les jambes, pour éviter de faire tomber les athlètes en plein course.

 

En équitation, il fallait jouer le 6, le 2, le 15, le 3 et le 18.

 

Au 100 mètres, le Français Gilbert Beuvron a conclu son quarts de finale une dizaine de minutes après la finale remportée par l'Américain Jones devant les Jamaïcains Brams et Kennedy.

 

En luth gréco-romain, le suisse Paul Vermon remporte l'or grâce à une sérénade narrant l'amour entre un prince de Leon (Mexique) et une duchesse de Burger (Californie). L'argent est revenu au Libanais Arami, 38 ans, musicien dans l'orchestre philarmonique de Beyrouth, particulièrement habille de ses mains (il serait, selon le journal l'Equipe, un ancien gynécologue). Faute d'un 3ème candidat engagé, la bronze est revenu à l'un des juges.

 

Un point sur l'haltérophilie, où les 18 concurrents ont soulevé beaucoup d'interrogations à défaut de kilos. C'est en effet la 1ère fois qu'aucun cas de dopage n'a été recensé durant le tournoi. Une enquête est actuellement en cours pour en déterminer les raisons.

Enfin, en censure par équipes, l'or est revenu à la Chine.

Par Jean-Michel Largué - Publié dans : Sport
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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 00:10

Contre les Ukrainiens du Tavria Simferopol, le Myblack FC sait ce qu’il lui reste à faire, demain soir, pour repartir de Crimée avec le ticket d’entrée de la Coupe OEFA (qui regroupe les 124 plus minables formations d’Europe) : résister, combattre, prier, survivre. Ce voyage aux abords de la mer Noire est tout sauf une partie de plaisir pour des Parisiens qui ont dû patienter jusqu’aux arrêts de jeu du match aller pour l’emporter (1-0). Ce succès microscopique, obtenu alors que le Myblack FC avait ligoté ses onze adversaires au poteau de corner, leur permet d’envisager le retour avec une pointe de confiance supplémentaire.

Grand amateur des filles de l’Est, l’entraîneur Jean-Michel Largué reste toutefois méfiant : «Il ne faut pas avoir peur d’aller à Simferopol mais je compte néanmoins emmener plusieurs caleçons de rechange et une valise remplie de crucifix. Ce match peut être un traquenard. Il y a trois semaines, les Hongrois du SC Bouhov avaient mordu la poussières et les jambes des Ukrainiens, énervés par l’humiliation reçue (0-5). Il faut savoir aussi que l’on a des joueurs qui découvrent à peine ce sport, mais qui, pour la plupart, ont fait de la prison pour trafic de drogues ou détournement d’armes. Je m’en remets à eux pour déjouer les pièges et passer ce tour.» Côté joueurs, justement, le club doit jongler avec l’état de forme encore incertain des recrues (Paul Newman, Aziz du Loft, un camembert au caramel) et les probables indispositions de Gérard Crobard (colique), de José Lima da Souza (décédé hier matin), et du Camerounais Pape M’Bolda, brûlé vif par Gérard Crobard. Mais Jean-Michel Largué pourra compter sur Jean-Michel Lapoisse, prêt à troquer son habit de technicien des surfaces (il est balayeur à Auchan à mi-temps) pour celui de guerrier. «À l'aller, dès que nous avons un peu baissé le pied et entamé un barbecue, ils ont réussi à prendre l'ascendant. Nous avions fait avec les moyens du bord, vu que Cédric avait oublié les côtelettes de porc et Daniel les merguez. La victoire est finalement venue sur un coup de pied arrêté. Alors, on devra encore se faire violence pour aller chercher la qualification. Il faudra avoir les 90 minutes dans les jambes, ou de la moutarde», prévient le milieu de terrain dans Pique-nique magazine.

Physiquement, Simferopol est affuté. Le championnat de 9ème division local a repris le 16 juillet, et les Ukrainiens, 14èmes du dernier exercice, ont tout pour ne pas inquiéter les ambitions françaises : un jeu axé sur les longs ballons dégonflés maladroitement lancés derrière les tribunes, une peur maladive de l’affrontement et une vivacité de myopathe cryogénisé sur les ailes. Pour ne pas brûler les siennes, le Myblack FC espère marquer, et vite. Jean-Michel Largué, qui avait mené son ancien club au dépôt de bilan en 2003, a toujours affirmé ne pas prendre l’OEFA par-dessus la jambe, et a adapté sa préparation en conséquence. «On n’a pas fait 5000 kilomètres pour voir l’adversaire jouer. Nous visons, dans une compétition faisant la part belle aux déplacements coûteux dans des pays du tiers-monde footballistique, un dépôt de bilan retentissant qui permettrait d’économiser les salaires des joueurs pour se payer une table de ping-pong», rappelle-t-il. Reste à espérer, pour le Myblack FC, que la Crimée va payer.

Par Myblack - Publié dans : Sport
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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 00:00

J’ai pris l’initiative, dans un moment de latitude et d’endormissement absolu, d’interviewer l’italien et capitaine de l’AS Monaco Flavio Roma, 34 ans, par téléphone. C’est là le seul moyen vaguement catholique de se faire remarquer des 52 post-adolescentes stagiaires qui embellissent les locaux déjà bien membrés (*1) du Figaro (*2). Comme si les moches n’avaient (*3) pas le droit d’être journalistes (*4)

 

(*1) Toute référence à Patrice Loko, ancien joueur du PSG célèbre pour avoir montré sa bite en pleine rue, est ici involontaire.

 

(*2) Initialement j’escomptais stager à Astrapi, mais le rédac chef d’Astrapi ne me trouvait pas assez marqué à droite pour enseigner les valeurs de demain (travail, famille, pâte, riz) aux enfants d’aujourd’hui, davantage portés sur les hamburgers et la flemme.

 

(*3) Rien à voir avec le légume, en dépit de la ressemblance physique.

 

(*4) C’est d’autant plus vrai en journalisme sportif, où j’émerge discrètement. Comme si parler football nécessitait forcément d’avoir du ballon.


(*5) L'
Armstrong Whitworth F.K. 9 était un prototype britannique de chasseur biplace de la Première Guerre mondiale C’est au cours de l’été 1916 que prit l’air le F.K.9, biplace de chasse dessiné par Frederick Koolhoven sur initiative privée de la firme Armstrong Whitworth. L’appareil s’inspirait du Sopwith Triplane, avec les mêmes mâts ça vous la coupe que je sache tout ça, hein ? d’entreplan à semelles larges, et un fin fuselage dessiné derrière un moteur en étoile français, le Clerget 9Z de 110 ch, se terminait à l’arrière par une gouverne de direction en forme de virgule, sans plan vertical fixe. Dès les premiers essais des modifications se révélèrent indispensables. Le fuselage fut donc redessiné, l’empennage modifié avec un plan fixe, bon ok c'est tout pompé sans réfléchir sur Wikipedia et un quatrième plan fit son apparition sous le fuselage.

 

 

 

Où en étais-je ? Ah oui : Roma. Tous les chemins y mènent, et personnellement je m’étais contenté d’appeler l’attaché presse du club, qui m’a gentiment intercalé un rendez-vous avec le gardien italien dans l’après-midi même. Ils sont serviables, à Monaco, c’est appréciable. Vivre auprès d’un Prince, on apprend à être gentleman.

Je n’avais donc pas particulièrement d’appréhension à l’heure d’interviewer un international transalpin rompu à ce petit jeu : ayant déjà posé plusieurs questions à mon frère le jour où il a marqué un but à son lycée, plus rien ne m’effraie. Mes rédacs chef, eux, se montraient un peu plus inquiet : « Oh la la, Roma, c’est pas un client facile, il parle à peine Français le bougre. »

 

« Mais non, il est depuis 8 ans en France », que je répondissais sans me soucier de la conjugaison.

 

Ils enchaînaient : « Fais gaffe, les Ritals, on les connaît : ce sont de sacrés truqueurs, même en interview. » ; « Ouais, ils parlent avec les mains, alors évite de te mettre trop près du combiné. C’est un coup à se prendre une baffe. » ; « D’ailleurs à l’heure qu’il est, pendant que tu nous écoutes, il doit sûrement avoir le museau dans ses spaghetti. Evite de le déranger, il le prendra très mal. » ; « T’as qu’à lui demander s’il est prêt pour se replonger dans cette nouvelle saison, lui qui aime tant plonger. » « Et demande si sa femme simule ; c’est dans leurs gênes, aux Italiens. »

J’avais honte pour eux. Je savais le Figaro constellé de clichés en politique ; mais, semble-t-il, même le sport était touché. « Et bien puisque c’est comme ça, je vais aller la faire, moi, cette interview ! »

 

« Allo, Flavio ? C’est Myblack. Bon je suis un peu en avance sur l’horaire convenu, mais tu es disponible ? »

« Bien sûr. »

« Parfait. Première question : a qui as-tu volé le portable que tu tiens actuellement dans les mains ? »

« Ma qué c’est mon portable va fa enculo bastardo ! Bip…bip…bip…bip… »

 

 

Je suis revenu un peu enroué dans la salle de rédaction en m’excusant la tête basse : « Vous aviez raison : ils sont vraiment susceptibles, ces Italiens. »
Par Myblack - Publié dans : Sport
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