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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

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Mardi 8 juillet 2008

Après la sinistre déflagration de Parisil Town, et sa tristement célèbre équipe de football du même nom, Le Blog de Myblack renoue avec le ballon rond grâce à l’activisme débordant de Jean-Michel Largué. Renommée en FC Myblack, la formation aléatoire croit plus que jamais en son étoile depuis sa montée en Promotion interdépartementale d’honneur, le plus bas échelon du sport français à hooligans.

 

 

Les joueurs du FC Myblack voient dans le football un excellent moyen pour s'évader

 

Si les tests physiques et les tirs sur boîtes de conserve ont davantage rythmé la reprise de l’entraînement que les exercices balle aux pieds, ces handicapés de la vie se montrent heureux d’évoluer, enfin, dans la peau de sportifs.  Malgré le retard accumulé vis-à-vis des concurrents, le promu conserve sur son visage les sourires nés d’une saison dernière qui l’avait installé au 176ème rang sur 120 des équipes les plus fair-play du championnat, avec pas moins de dix-huit cartons rouges par matchs – sans compter ceux récoltés par ses propres spectateurs.


Le gardien Grégoire Croupion, l’un des héros de la remontée, se montre enthousiaste à l’idée d’accomplir les 38 travaux d’Hercule de la saison : «Je suis heureux de rester dans un groupe qui vit bien, malgré la grippe aviaire qui a gagné l’équipe des moins de 18 ans. La Promotion interdépartementale d’honneur, c'est un super challenge. Je suis très excité à l'idée de retrouver ce championnat.» Pour espérer une saison en eaux calmes, un renouvellement d’effectif semble malgré tout indispensable au vu de la médiocrité des troupes, comme le confirme notre volatile consultant Eugène Sacrémoineau : « Le Myblack FC est l’enfant désigné de l’AS Pashckuk, cette équipe moldave de la fin des années 60 qui jouait au football avec la même grâce qu’un Luc Besson en tutu à l’Opéra de Paris ».


Mamadou Koné, 43 ans, officiellement 19, se montre particulièrement optimiste sur les chances de son équipe «Cette saison va être difficile, voire insurmontable, car la grande majorité d’entre-nous sont des incapables.  Il va falloir se remettre très vite au travail, tout en sachant que cela ne suffira probablement pas», assure l’attaquant dans les colonnes de France-Football. L'an passé, il avait pronostiquait en plus de de même discours des émeutes de supporters et la dissolution du club. Un discours beaucoup moins optimiste, donc.


A cinq semaines du coup d’envoi de la première rencontre, les nouvelles têtes se font toujours rares pour le Myblack FC. L’unique recrue de la classe de Jean-Michel Largué s’appelle Ludovic Boursin, 24 ans, pris en stop par le club au retour d’un match amical perdu six à zéro contre une équipe de chimpanzés espagnols. Le défenseur breton devrait bientôt être rejoint par le milieu Clément Merdouillard , en provenance de Toulouse. La technique et l’expérience de la Nantaise – oui, elle s’appelle en réalité Clémence, mais comme le Myblack FC ne possède pas de vestiaire ses coéquipiers ne se sont pas encore rendu compte de la supercherie - ne seront pas de trop pour sortir le club indemne des batailles du championnat.




 Principal engagé dans la course au maintien, le club s’active sur le front des transferts et flaire avec frénésie le moindre bon coup. Le rapide attaquant péruvien José Lima da Souza, en perte de vitesse depuis son départ de Watford en 2006, a ainsi visité les installations myblackoises la semaine dernière, en chaise roulante. Le Myblack FC garde également un œil du côté du voisin canin pour solidifier sa défense, en scrutant notamment Irène Dunjour. La muse du
Teckel enragé serait désireuse de retrouver son ancien amant. Elle pourrait convoler avec la blogueuse Lounna, très appréciée de Jean-Michel Largué. Nanti d’un public de trois poulets et de quatre zèbres tachetés prompts à faire corps avec son équipe, le Myblack FC attend désormais les renforts.

Le programme estival du Myblack FC:

8 juillet : reprise

9 juillet : match amical contre les rescapés de Dachau


Du 12 au 13 juillet : stage à Moulins-sur-Allier

Du 14 Juillet au 1 août : vacances pour se remettre du stage à Moulins-sur-Allier

2 août : début du championnat.

par Myblack publié dans : Sport
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Mardi 17 juin 2008


Il n'y a pas de raison pour que l'Erythrée, le Bouthan et la Belgique participe aux Jeux Olympiques de Pékin et que Myblack les regarde impuissant réaliser des tours de pistes.
Myblack est impuissant, mais pas pour réaliser des tours de pistes.

Puisque la majorité des sports réclament bien trop d'efforts physiques, Myblack s'est tourné vers la kyrielle d'activités obscures recensées à Pékin.
Sous le tendre dard du Teckel Enragé, il a tenté sa chance ce week-end, au meeting de Klawelwel.

Merci à Eurosport pour les images qui vont suivre.

par Myblack publié dans : Sport
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Mardi 29 avril 2008
Notre spécialiste Jean-Michel Largué vous propose un résumé synthétique de l'actualité sportive, en moins de temps qu'il n'en faut pour disputer une prolongation. Place à l'expert :


Jean-Michel Largué : "Hier, à Pheonix, dans une ambiance surchauffée, Arsenal est venu à bout de Derby County en 55 secondes et 18 centièmes, nouveau record du monde de la discipline au terme d'une échappée de trente-deux kilomètres au nez et à la barbe de Tiger Woods, auteur pourtant la veille de deux essais sur le canoë de Tony Estanguet porteur de Roger Federer dont la complicité avec Laure Manaudou se voit sur la flamme olympique de ping-pong même si les Russes, vainqueur 25-22 de la première manche, un swing d'anthologie contre le Munster 6-2 et un Manchester grand favori des prochaines 24 heures du Mans."


P.S : Prière désormais de ne plus me commander de papier cinq minutes avant le bouclage.
par Jean-Michel Larqué publié dans : Sport
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Jeudi 7 février 2008

20:47. Les quatre sachets individuels de Kit Kat Ball frétillent sur la petite table du salon. David Trezeguet est finalement annoncé titulaire, malgré une douleur aux adducteurs contractée lors d’une séance d’entraînement avec la Juventus. Ce soir, David évoluera comme seul meneur offensif de la rencontre, disposant à loisir des appels du réfrigérateur et de la technicité de la télécommande, une Thomson URC3480.
 
20:49. Toujours sous le choc des péripéties récentes, Trezeguet choisit de supporter le onze espagnol. Sifflet à roulette, langue de belle-mère, poupée vaudou de Raymond Domenech et boîte de 100 punaises en acier Maped à la main, le Turinois s’estime prêt pour l’ouverture des hostilités. En confiance, il inaugure son premier sachet de Kit Kat Ball.
 
20:50. En reprenant une nouvelle bouchée, Trezeguet est sifflé hors-jeu par Pierluigi Collina. L’arbitre italien, venu chez le joueur lui redonner un tire-bouchon prêté la veille, s’excuse immédiatement de cet excès de zèle. « Pas de problème, Pierluigi, je les préfère nature », lui rétorque David, pas peu fier de son bon mot.
 
20:53. Les lecteurs de cet article parviennent enfin à comprendre le jeu de mot de la phrase précédente.
 
20:55. Début de la Marseillaise. Agacé, Trezeguet actionne la chasse d’eau des toilettes pour couvrir le son de l’hymne. Le bruit provenant des WC le ramène plus de neuf ans en arrière, en septembre 1998, lors d’un Islande-France de légende principalement marqué par les envolées gutturales d’un ténor obèse. A l’époque, Philippe Lucas ne faisait pas encore de la télévision.
 
21:00. Coup d’envoi. Trezeguet démarre une ola solitaire. A fond derrière la sélection de Luis Aragones, il vibre derrière la jeunesse de l’ingénieux Fabregas, du rusé Iniesta et du perfide Albiol, de Valence. « Probablement un anglo-espagnol », remarque le champion du monde 98.
 
21:10. Après dix minutes d’encouragements intensifs, David Trezeguet constate qu’il supporte depuis le début de la rencontre l’équipe de France, dressée en rouge, et non l’Espagne.
 
21:19. Une remarque de David Astorga sur l’absence de Raul, historique avant-centre du Real Madrid, fait tiquer Trezeguet. « Je me demande bien pourquoi Domenech a insinué à la presse que je jouais un excellent Raul de composition en Equipe de France. »
 
21:24. Fernando Torres parait touché. Par réflexe, David Trezeguet déchausse son pyjama et s’échauffe, entièrement nu, autour de la table. Son épouse entame une ola.
 
21.26. Frappe d’Anelka. Excité par l’arrêt d’Iker Casillas, l’actuel meilleur buteur du Calcio renverse par mégarde son Fanta Lemon sur le tapis. Effrayé à l’avance des réprimandes de son épouse, il saisit un vieux poster d’Onze Mondial représentant Raymond Domenech jeune pour essuyer la tâche ; hélas, il s’écroule de rire avant même d’effleurer le liquide.
 
21:29. La rencontre, accidentellement émaillée par quelques timides animations, a bien du mal à passionner l’attaquant tricolore. « On se croirait en plein édito de Gérard Ernault », murmure David, qui décide de se confectionner un sandwich au jambon.
 
21:33. Trezeguet, positionné plein axe sur le canapé, reçoit un SMS de Ludovic Giuly. « Slt Estelle tu pass ché moi ce soir vu kton mari é au boulo ? Bizz. » Un peu déconcerté, le Bianconero répond à l’ancien barcelonais un diplomatique « A partir de là, je crois que tu t’es trompé de numéro, Ludo. Bien cordialement. David. »
 
21:35. David Trezeguet zappe sur France 3 et tombe en plein sur Des racines et des ailes. Guettant une éventuelle arrivée de Pierluigi Collina ou, encore pire, d’un jeu de mot laborieux de l’auteur, le natif de Rouen se fige sur place. A 1850 kilomètres de là, on entend Jean-Michel Larqué criailler à haute voix, réclamant au buteur « davantage de mobilité dans la surface du salon ».
 
21:36. David Trezeguet découvre avec stupeur la troublante analogie entre les bâillements provoqués par le reportage sur l'histoire de la galerie des Glaces et le match de la veille entre la France A’ et la République Démocratique du Congo.
 
21:41. La mi-temps approche. Madame Trezeguet, observant l’assoupissement de son mari, lui propose un match amical à domicile sur le lit de la chambre à coucher. Contre toute attente, le Français décline l’invitation.
 
21:42. « Je connais les qualités de David, je connais aussi sa psychologie, j’ai entendu ce qu’il a dit. Je comprends sa position, je n’ai pas besoin de le tester dans ces conditions pour voir ce qu’il est capable de faire », déclare l’épouse de Trezeguet à un journaliste de la Gazzetta dello Sport. Apparemment déçue, elle rédige ensuite un mot qu’elle colle sur le frigo conjugal.
 
21:46. Mi-temps. David Trezeguet a faim. C’est dans la cuisine qu’il apprend sa non-sélection pour la Saint-Valentin et le voyage à Venise initialement prévu. Confronté à une nouvelle désillusion, le numéro 17 de la Juventus décide d’éteindre le poste et de dormir sur le canapé. Il ne verra jamais la seconde période.
par Jean-Michel Largué publié dans : Sport
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Vendredi 4 janvier 2008
hantz.jpg Le chômage ne touche pas seulement les jeunes, les vieux jeunes et les vieux. Il concerne également 24% des entraîneurs hexagonaux de football. Frédéric Hantz, viré en décembre de Sochaux, est déjà devenu l’un des éléments essentiels de l’équipe.
 
Frédéric Hantz a réveillonné en famille, loin, très loin de Jean-Claude Plessis. Après quelques discours d’avant match sur la nécessité de ne pas prendre les cocktails à la légère, il a longuement réfléchi à la composition du plan de table, puis a sorti le chapon du four vers la 30ème minute de cuisson. « Ne te brûle pas, Sochaux », lui a alors conseillé son épouse à l’oreille, comme le faisait si bien Tapie à celle d’Albert Emon. Selon des témoins, les prolongations ont ensuite été arrosées, mais aussi à vins blancs. Une tranche de vie dramatique – et un peu trop cuite, finalement - parmi tant d’autres chez les entraîneurs français.
 
Un article de Simon Roger, dans Le Monde du 1er janvier, rappelait que 120 entraîneurs français diplômés sont actuellement en rupture de banc, soit 24% de la corporation. En Ligue 1, cette saison, cinq ont déjà plié bagages : Guy Roux, Albert Emon, Pierre Dréossi et Francis de Taddeo. Et Frédéric Hantz, donc, qui estime faire « un métier d’hyper-performance dans un environnement de libéralisme à tous crins ». Avec ce genre de phrases difficiles à comprendre, en particulier pour des footballeurs, on ne s’étonne guère des déboires vécus par Hantz.
 
Dans le confiné championnat des chômeurs français, où l’équipe féminine et les moins de 24 ans dominent les débats, les entraîneurs visent le maintien. Difficile de rêver à l’Europe quand des membres du fanion, tel Luis Fernandez, persistent à jouer les mouches du coach en discréditant le reste du groupe.
Heureusement, Frédéric Hantz apporte au sein de sa nouvelle formation son expérience, sa détermination, et son lot de circonstances atténuantes (la cellule recrutement du FC Sochaux, la scoumoune, Moumouni Dagano). L’ancien cornac des Lionceaux s’emploie actuellement à retrouver un travail quitte à, comme 52 de ses collègues, ouvrir les portes des vestiaires étranger. En prenant la clé Deschamps, si possible.
 
Pourtant, pour résoudre l’insoluble équation du chômage chez les entraîneurs français, des solutions existent. A l’heure où Frédéric Thiriez trempe sa moustache dans l’utopique soupe aux marrons de l’irréalité footballistique (vendue sous la marque Footpro2012), des projets moins chimériques sortent du bois :
 
 
- Réformer le système de détection des coachs, en repérant dès l’enfance les bambins prédestinés à l’emploi. Des dispositions légales pourraient être prises afin d’aider l’enfant à appréhender au mieux son futur travail d’entraîneur, comme remplacer les baby-sitters par Jean-Michel Larqué ou Vahid halilhodzic, substituer les dessins animés par des discours de Roger Lemerre ou encore les emmener durant l’été chez OL Colonie de vacances ©.
 
- Leur offrir la possibilité d’entraîner à quatre ou cinq sur le banc de touche, quitte à réduire le nombre de footballeurs remplaçants sur la feuille de match pour tous les caser.
 
- Augmenter le nombre d’équipes en Ligue 1 à 90, avec trois relégués par saison grand maximum. Cette mesure permettrait de rassurer les présidents de clubs, évitant l’emballement meurtrier inhérent à toutes séries de quatre défaites consécutives. Cette proposition suscite néanmoins le rejet du FC Metz, favorable à une ligue fermée sans la moindre relégation.
 
- Empêcher l’expulsion des chômeurs longue durée (ou alors uniquement par des arbitres sans emploi).
 
- Accumuler, durant le cursus universitaire du futur entraîneur, les stages à Strasbourg, Marseille, Paris et Guingamp, de manière à mieux cerner les difficultés du métier.
 
- Recruter Joseph-Désiré Job puis le vendre à Olympiakos Le Viré, pour conjurer le sort.
par Jean-Michel Largué (http://jmlargue.over-blog.fr/) publié dans : Sport
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Dimanche 14 octobre 2007
astorga.jpg Toujours piégeux, ces affrontements automnaux contre des fermiers. Le risque de se blesser en tombant accidentellement sur une fourche oblige l’attention à rester en éveil. Même l’avion des Bleus s’est plaint des conditions, en se posant quelques heures seulement avant le coup d’envoi. Mais s’il fallait émerger un malheureux de la masse, c’est David Astorga qui remporterait la palme. 
 
16 heures 45 : Christian Jeanpierre accapare l’antenne et tient en haleine les spectateurs par un « On se retrouve dans quelques minutes, en compagnie de Jean-Michel Larqué et David Astorga ». L’homme de terrain de TF1 s’échauffe, prêt à violer au micro Raymond Domenech pour sa traditionnelle interview d’avant match.
 
16 heures 50. Les quelques minutes étaient cinq. Les deux présentateurs papotent en toute impunité, déguisés en pull-over. Retour sur le périple des Bleus, la composition des équipes. De son côté David Astorga se met à la recherche de Raymond Domenech ; celui-là l’aperçoit et décide de l’éviter.
 
16 heures 53 : David Astorga reconnaît Patrice Drevet dans les tribunes. Il lui demande le temps qu’il fait, puis s’éloigne rapidement avant que le maître ès météo du service public ne lui raconte une des blagues dont il a le secret.
 
16 heures 55. David Astorga, frustré par son excommunication médiatique, prend la parole : « On pensait qu’il allait faire froid ou pleuvoir. Mais la pelouse est plutôt bonne. D’ici 15 minutes cela peut se transformer en bourbier. Attendons un quart d’heure. » Christian Jeanpierre réagit poliment. Larqué, plus taquin, affirme que David « a l’intention de s’installer aux Iles Féroé ». David Astorga rigole puis balance hors antenne un coup de pieds à un caméraman, pour calmer ses nerfs.
 
17 heures / 1ère minute. David Astorga se lance : « Un ballon qui saute beaucoup ». Pas de réaction du côté du binôme.
 
18ème minute. La France mène deux à zéro grâce à Anelka et Henry. Christian Jeanpierre, dont la sympathie pour les causes nécessiteuses le pousse parfois à écrire sur un blog, s’enflamme sur Franck Ribéry. Un don du ciel pour Astorga, qui enchaîne : « Il est bien soutenu, Ribéry ! Une dizaine de supporters boulonnais le supportent ! » Les supporters boulonnais, plutôt hostiles aux noirs de nature, lui jettent alors des canettes.
 
25ème minute. Christian Jeanpierre le félicite pour sa remarque sur le nombre de professionnels dans l’équipe de Féroé (quatre, au Danemark et en Norvège). Jean-Michel Larqué préfère lui lancer des canettes.
 
30ème minute. Comme tout le monde, David Astorga s’ennuie. Il choisit de retourner vers Patrice Drevet pour prendre des nouvelles de la météo de demain et quelques adresses de boîtes de nuits (il a repéré une brune assez canon parmi les fanatiques boulonnais).
 
34ème minute. L’un des deux Jean-machin constate un rayon de soleil sur la pelouse. « C’est peut-être l’un des 84 jours d’ensoleillement qu’il y a ici. Ca fait du bien. », commente Astorga. Patrice Drevet, un sandwich aux crudités dans le bec, félicite son poulain.
 
37éme minute. David Astorga apprend de Patrice Drevret que William Leymergie risque la prison à vie. Il dit « Hé ben », avant d’être réveillé par les incantations de Jean-Michel Largué : « ALLEZ, FAUT REMETTRE UN PETIT COUP DE COLLIER AVANT LE REPOS !». L’homme de terrain en profite pour voler à Patrice Drevet un morceau de crudité tombé par terre.
 
41ème minute. Remarque inutile sur l’horloge déficiente : « Christian et  Jean-Michel, je ne sais pas si vous voyez l’horloge, mais elle a un problème. » Curieusement, elle passionne les intéressés. L’anecdote tiendra l'haleine jusqu’à la mi-temps, ou presque.
 
Fin de la première mi-temps. Retour aux vestiaires. David Astorga file à l’anglaise, délaisse son Patrice et course l’un des joueurs tricolores. Il échoue dans sa quête. Tant pis : il va s’acheter un poulet aux crudités.
 
La seconde mi-temps approche. David Astorga se fait passer pour William Gallas pour approcher Raymond Domenech, qui se laisse berner. « En tout cas on a vu des bonnes choses, une bonne circulation du ballon malgré pas mal de vent. Quasi un sans faute, même si vous auriez préféré plus de but ? ». L’entraîneur de l’Equipe de France a oublié la question mais réplique une réponse standard écrite la veille par Pierre Mankowski. David est content, il retourne s’asseoir près de Patrice Drevet.
 
48ème minute. But de Karim Benzema. Jean-Michel Larqué est aux anges. David Astorga tente d’analyser l’action : « Il aime bien le premier poteau, Karim Benzema. » Réaction cinglante de l’ancien stéphanois : « Quand vous allez au premier poteau, vous éliminez ceux qui sont derrière, vous voyez, David, vous voyez ? ». « Oui, je vois », répond Astorga, avant de planter une épingle dans sa poupée vaudou à l’effigie de Larqué. 
 
53ème minute. Rien. Le vide. David Astorga relit ses soixante-trois fiches et constate que cinquante-neuf ont pour objet le vent, l’état de la pelouse ou l’anatomie de sa Boulonnaise. Dans sa poche l’Equipe du matin : le journaliste part a la pêche aux infos.
 
58ème minute. David Astorga apprend que Thierry Henry vient d’égaler le record de Michel Platini, portant sur le nombre de buts en sélections. Patrice Drevet lui demande qui est Michel Platini. « Je sais pas trop. Une sorte de Zidane, mais fabriqué en Chine, je crois », rétorque David, dans le doute.
 
65ème minute. Coup franc pour l’Equipe de France. David Astorga décide que Thierry Henry doit le tirer « Est-ce qu’il va battre le record sur un coup franc ? Il doit avoir envie de le mettre ! » Rothen le gaucher inscrit le 4ème but : c’est la débandade pour le jeune journaliste.
 
68ème minute. Le show Benzema commence. Larqué n’en peut plus : « Oh la la. Oh la la, qu’il a du talent ! Magnifique contrôle ! » David Astorga lui apporte des mouchoirs et un nouveau pantalon.
 
74ème minute. Après une blague sur le poids douteux de l’arbitre – au niveau du kilogramme, pas sur le score – David Astorga se ronge un ongle. « Il a ce truc dans la gestuelle qui me rappelle Zidane, et ce truc-là s’appelle du talent ! », persiste Larqué. David souffle, puis demande à Patrice Drevet s’il pourrait éventuellement emprunter son pantalon.
 
76ème minute. Remplacement pour les Féroé. Un mouton de trois ans d’âge remplace Thomassen.
 
84ème minute. Mandaté par Jean-Michel Larqué, David Astorga s’essaye à dénicher une chaîne câblée diffusant Angleterre-France de rugby. Laborieusement, il parvient à capter Direct 8. Les nerfs à vifs, il se met à pleurer.
 
90ème minute. Fin de la rencontre. La France s’impose six à zéro. David Astorga se précipite vers Thierry Henry et l’assomme par la question lui brûlant les lèvres depuis quarante minutes : « Alors Thierry, Qu’est-ce que ça vous fait d’égaler le record d’un joueur comme Michel Platini ? »
 
Trente minutes après le coup de sifflet final. David Astorga erre face au vent, sans pantalon ni Boulonnaise. Christian Jeanpierre et Jean-Michel Larqué sont retournés à l’hôtel. Seul à Torshavn, il découvre près du parking le mouton rentré à la 76ème minute. David l’interviewe, puis l’invite au pub. Normal, il bosse à TF1.
par Jean-Michel Largué publié dans : Sport
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Dimanche 7 octobre 2007

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L’équipe de Parisil Town se déplaçait hier à Gibourne (Charente-Maritime), pour le compte des 1024ème de finale de la Coupe de France. Gibourne, essentiellement réputée pour sa station thermale – son eau, raconte la légende, soignerait la dyslexie -, faisait figure de grande favorite.
 
Dans un Stadium municipal Glen Medeiros chauffé à blanc, la rencontre s’annonçait peu équilibré entre la formation aux couleurs du Blog de Myblack (marron derrière avec des poils) et celle du Bayern de Gibourne. Toute la ville vibrait au son de son clocher, et aucun cadeau n’était prévu pour accommoder les restes des futurs vaincus. L’illustre attaquant Jean-Sylvie Marchand (ancien de l’OM) avait prévenu les belliqueux conquérants : « Au contraire, à partir de là je dirais qu’en raison de leur inexpérience du haut niveau et de la lourdeur de leur jeux de mots, la victoire ne peut nous échapper. »
 
 
stade-de-gibourne.JPG
Stadium municipal Glen Medeiros
. Vestiaire de Gibourne : la cabane. Vestiaire de Parisil Town : les buissons derrière la cabane.
 
 
 
Afin de créer la surprise et inciter l’exploit à s’extérioriser, l’entraîneur Jean-Michel Largué avait décidé d’aligner 11 joueurs sur sa feuille de match :
Lulla Paf – Raymond Bounaffou, Henri-Fabien Shewpps, Julio, Hell Man – Gérard Crobard – Michel Sardou, un moule à tourtière, Plagiaire – Myblack, Oncle Dick.
 
L’équipe, articulée autour du rugueux Gérard Crobard, se reposait essentiellement sur le génie humoristique de Myblack, l’un des plus grands tripoteurs de sa génération. De quoi ? Oui, de ballon. Grands tripoteurs de ballon de sa génération. Si ses partenaires représentaient un constant danger pour l’équipe – Hell Man, notamment, qui n’avait jusque-là jamais vu de ballon de foot en vrai -, Myblack comptait beaucoup sur l’activisme de Gérard Crobard et la créativité féconde du moule à tourtière pour faire la différence.
A 20 heures pétantes, le Bayern de Gibourne foulait la pelouse pendant qu’au même moment Michel Sardou se foulait la cheville : coup du sort pour le milieu droit de Parisil Town FC, immédiatement remplacé par Slibard. La furia du public, bêlant par orgueil, ajoutait du souffre au faitout. L’escadron du Bayern impressionnait tellement que Myblack tenta de le provoquer : « ça sent vraiment le bouc, ici ». Il n’avait pas totalement tord.
 
jean-sylvain-marchand.JPG Le Bayern du Gibourne, avec son capitaine casqué Jean-Sylvie Marchand (meilleur buteur du championnat 1953 avec l’OM)
 
 
Les 10 ovins, guidé par leur berger Jean-Sylvie Marchand, prirent rapidement l’ascendant sur la rencontre, ouvrant le score dès la 7ème minute à la suite d’une combinaison laineuse entre Frédo et Bruno. Paolo (au fond sur la photo) se montra particulièrement dangereux sur son aile, profitant des espaces laissés vacants par Hell Man, qui sodomisait Kurk, le défenseur central de Gibourne. Les deux joueurs furent logiquement sanctionnés d’un carton jaune chacun.
Du haut des tribunes un match dans le match se dégageait entre Myblack et Sébastien, une vieille connaissance du mois de mai. Mais, seul musicien de Parisil Town à imprégner du rythme au jeu, il se montra rapidement impuissant. Myblack impuissant, et c’est toute son équipe qui s’ébranle : Jean-Sylvie, démarqué au point de penalty, doubla la mise.
2-0 en 31 minutes : la réalité dépassait la fiction. Le Bayern de Gibourne, huilé au possible, rendait chèvre ses adversaires.
Sans Lulla Paf, héroïque dans ses cages, l’addition aurait pu être davantage salée à la mi-temps.
 
 
supporters.JPG Les hooligans du Bayern de Gibourne, débordant de joie, ont profité de la mi-temps pour envahir temporairement le terrain.
 
 
Jean-Michel Largué, dont l’ambition s’était évaporée dès l’ouverture du score, décida de passer en 8-1-1, avec Myblack isolé en pointe, Gérard Crobard servant de tour de contrôle protectrice devant ses huit défenseurs. Cette tactique ne marcha clairement pas : plusieurs fois Paolo, remis de son altercation anale avec Hell Man, déboula et centra sans opposition ; à maintes reprises Tonio, un mouton de 3 ans d’âge, provoqua des sueurs froides à la tortue romaine déployée devant les cages de sa gardienne. On résistait sans coup faillir, mené 2-0, sans autre projet que de limiter la casse. Les ruminants semblaient imbattables.
C’est sans compter sans le tonnerre, ce coup de tonnerre jailli du crâne de Jean-Michel Largué. Un coaching ébouillantant d’audace, une pièce dans le juke-box de la stratégie intrépide. Gustave, le formidable buteur remplaçant, le renard des surfaces.
 
 
 renard-des-surfaces.JPG
Gustave, belge (6 sélections, 1 but)
2001/2003 : La Gantoise
2003/2006 : FC Bruges
2006/2007 : Mons
 
 
Après un rapide échauffement et deux campagnols capturés, Gustave pénétra sur la pelouse. 18 minutes restantes : les supporters de Gibourne, désorientés, se tuent. Le mano à mano peut dès lors commencer : Parisil Town se rue à l’attaque ; le talent de Gustave implose, explose à la face de ses adversaires. Ils courent, s’excitent, se percutent pour échapper à ses tacles, son sens de l’action fatale. Gustave en dévore un. Puis deux. Jean-Sylvie, capitaine, recroqueville ses troupes : trop tard ! Frédo est macéré, impitoyablement ; Gustave est partout sur le terrain, on ne voit que lui, les jambonneaux au bec, sa fourrure maradonienne. A 11 contre 8, le Parisil Town FC égalise. Gustave fait un break, rassasié de tant d’efforts. La médiocrité de ses partenaires, pourtant supérieurs en nombre, l’inquiète. La faim de victoire le regagne. Il s’élance pour un nouveau sprint, à destination de Bruno, qui trébuche ! A terre ! Bruno n’est plus qu’un amas de chair déchiqueté, un animal blessé, meurtri dans son cœur : voilà le 3ème but, par Myblack, profitant du désastre ! Les supporters fuient le stade, accompagnés des survivants de Gibourne ! C’est un massacre, une démonstration ! Une victoire 3 buts à 2, catapultant notre formation pour les 512ème de finale !
Jean-Michel Largué est applaudi par ses troupes, qui se roulent dans l’herbe, dans le sang abattu de leur vaincus d’un soir. Myblack porté aux nues, bien sûr, Lulla Paf mise à nue, évidemment, alors qu’au loin, dans les buissons, persistent les dribbles de Gustave, à la poursuite des moutons laminés, pulvérisés, éclatés !
Grâce au renard, le match s’est bien goupillé : voilà ce que retiendra l’histoire et la ligne 439 des résultats de la page 35 de France Football.
 
 
par Myblack publié dans : Sport
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