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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

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Jeudi 26 juin 2008

Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : les escaliers

Les escaliers et, par extenso, les fesses des filles.

Visionner, d’un air détaché, la croupe des échappées des marches pour simple plaisir oculaire est d’une butorderie sans égal. Indigne d’un gentleman.

Un gentleman ne regarde pas les fesses des filles.

Il ne regarde ni les yeux des filles de son regard pénétrant (il faut au moins avoir été présenté pour cela), ni les mains des filles (à moins de vouloir les prendre dans la gueule), et encore moins les seins des filles (sauf à vouloir les prendre dans la gueule). Un gentleman ne regarde pas les filles, il attend qu’on le regarde pour entreprendre et communiquer avec la gent adverse (ou la gente adverse, dans l’hypothèse où la dame possède une voiture).

Un gentleman ne regarde pas les fesses des filles, il est bien trop occupé à réfléchir à ce qu’il doit faire pour conserver son statut de gentleman.

Le gentleman ne baise pas, mais était-ce besoin de le rappeler après cette accumulation de lignes ?

  

 

 


Voilà.
Vous avez été pris sur le fait. Les mains dans le sac.
Les yeux sous le nombril.
Et, bien sûr, cette jeune fille s’est retournée, vous laissant tout benêt M.
Pas de panique, Jean-Michel Lapoisse est là. 

Voici mes 8 excuses imparables pour sauver la mise, et récupérer vos jetons tremblotants :
 

- « Je ne matais pas vos fesses, je vérifiais la longueur de mes lacets » 


 
- « Je ne matais pas vos fesses, je suis enrhumé et je voulais simplement m’assurer que mon nez coulait toujours »


 
- « Je ne matais pas vos fesses, enfin du moins pas seulement, le reste de votre corps m’attirant tout autant » 


 
- « Je ne matais pas vos fesses, c’est ma timidité et ma modestie qui m’empêche de regarder droit devant moi » 
 

 
- « Je ne matais pas vos fesses, ma mère est vigneronne.» 

 - « Je ne matais pas vos fesses, j’étais en train de voler votre alliance pour l’attacher à un pigeon qui partira dès demain pour l’Antarctique » 


 
- « Je ne matais pas vos fesses, j’admirais non sans fierté la taille de ma bite. » 


 
 
- « Je ne matais pas vos fesses, je repensais à l’hilarant article d’hier du Blog de Myblack » 

par Jean-michel lapoisse publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Vendredi 16 mai 2008

 

Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : l’indisposition du premier rencard.

 

Si la logique ne tenait qu’à moi, on débuterait directement le jeu de la séduction par le second rendez-vous. Le premier rencard étant généralement un long échange de silences liftés et de sujets de discussions éculés où la moindre erreur est passible de la peine de morgue ; avec certaines filles à fleur de peau,  on a vite fait de passer du premier rencard au premier brancard.

 

Pour éviter de rencontrer l’échec et les salles d’opérations, j’ai pris l’habitude de multiplier mes chances en mettant tous les pions de mon côté. Mon coup de maître ? Le cadeau.

 

Les femmes sont des êtres primitifs, ne réagissant qu’aux muscles, qu’aux rires, qu’à l’esprit, qu’à l’argent et qu’aux chatouilles sur le ventre. Contrairement à nous, les hommes, beaucoup moins sensibles aux guilis-guilis qu’elles. Pour ceux qui, comme moi, ne peuvent épater la galerie par leur physique, leur humour, leur esprit, la délicatesse de leurs doigts grimpants, il ne reste que l’arbitraire pouvoir de l’apparat, bref, le flouze, le pognon, les bijoux sur la table et sans la famille autour, s’il vous plait.

 

Néanmoins, les femmes apprécient généralement assez peu de recevoir, au débottée, une vulgaire liasse de billet de 100 euros sans paquet-cadeau autour, sans ruban décoratif à la mode. J’en connais même qui préfèrent le ruban décoratif à la liasse. D’autres préfèrent la laisse à la liasse, mais je traiterai ce point dans mon prochain article sur le sadomasochisme canin.

Le sexe faible est davantage épris par les grandes marques d’attention à moins de trois euros que par les petites bagues en émeraudes, croyez-moi. Couvrez-là donc de cadeaux lors de votre première rencontre, elle se sentira ainsi obligé de payer votre bière. Bière dont le prix est très souvent supérieur à trois euros ! On y gagne.

 

Mais plutôt que des conseils rebattus sur l’ivresse des colliers – que je traiterai plutôt dans mon prochain article sur le sadomasochisme canin -, je vous livre ma petite sélection de présents originaux pour séduire instantanément une femme :

 

 

 














La boîte de préservatifs

 

 

Ne soyons pas dupe : les femmes sont autant obsédées par le sexe que les hommes. C’est juste que, contrairement à nous, elles n’ont pas besoin de le montrer (ceci est une image : très peu de femmes montrent leur sexe, comme ça, dans la rue, hormis ma mère). En arrivant avec une boîte de préservatifs dès l’entame, vous montrerez à votre belle que vous partagez ce goût pour la dépravation.

 













Une robe


 

Quoi de plus divin qu’une robe pour habiller l’amour que vous portez à votre belle ? Un cadeau toujours d’actualité, 60 ans après Cendrillon et seulement dix après Monica Lewinsky.  Mon conseil : enfilez-là tranquillement– la robe, pas Monica – avant de monter dans le métro ou la voiture, et non à quelques pas du lieu de rendez-vous, en toute hâte.

 

 






Orlando Bloom


 

Les femmes ont le maquillage pour effacer la maussaderie de leur physique ; les hommes ont Orlando Bloom. Cet acteur américain au sourire ravageur apportera un surplus notable de physique masculin à la table, une pincée de charisme qui rejaillira inévitablement sur vous. Attention : ne commettez pas l’erreur grossière d’apporter Orlando, le frère de Dalida, au lieu d’Orlando Bloom.

 

 

Un sarcasme gentillet

 

Une femme qui rit est à moitié dans votre lit – et dieu sait qu’on peut en faire, des choses, avec seulement une moitié de femmes dans un lit. Titillez donc votre partenaire à la fin du rendez-vous, juste avant de porter l’estocade baveuse du bout des lèvres, en lui susurrant délicatement dans le creux de l’oreille : « On m’avait dit que tu étais aussi moche que stupide ; et c’est vrai que même mon cochon d'inde est plus intelligent que toi. » Effet garanti.

par Jean-Michel Lapoisse publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Vendredi 2 mai 2008









 




Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur :
les femmes à lunettes.



Par femmes à lunettes, j’entends. J’entends assez bien, mais je les vois mal. Elles non plus. Par femmes à lunettes, j’entends femmes myopes, voire aveugles.

Je suis contre les nanas qui mettent des lunettes fines et discrètes pour exacerber leur féminité : les lorgnons doivent se porter épais, imposants, louches si possible. Défigurants, laids. A la Marguerite Dumas, d’un air signifiant : « mais combien sont-elles derrière ces verres ? »

Face à la problématique des verres à moitié pleins ou à moitié vides, je préconise de ne pas faire les choses à moitié : j’opte pour le double vitrage, le recouvrement en ardoises.

 

 







Ayez toujours à l’esprit qu’une taupe modèle qui vous regarde sans ses montures a toutes les chances de vous prendre pour le bon cheval.

 

  
Jouons franc-jeu : les belles filles ne m’intéressent pas. Ce côté « je peux faire l’amour simplement en désignant quelqu’un dans la rue » m’insupporte. Vous ne trouvez pas ça prétentieux, vous, les gens heureux ? Les femmes à lunettes sont souvent tristes. Elles cachent derrière leurs hublots mal lavés par le mousse l’amertume des fins d’automne. C’est attirant, les filles en difficultés.

J’aime beaucoup les filles en difficultés.
Celles qui se débattent à l’arrière du peloton qu’on pelote à moitié du bout des membres, comme des chatons asthmatiques venant d’être balancés contre un mur.

Celles aux membres atrophiés parce qu’il fallait bien se ronger autre chose que les ongles pour supporter l’angoisse d’être seul.

Celles qui crient à l’aide ou qui sont trop timides pour oser le crier, justement.

Les roues de secours, les fins de séries, les momies tombées du camion car l’exigence physique roulait trop vite. Je ne demande pas la lune. Simplement un satellite. Les planètes plus gracieuses, Mars et Vénus, ne me séduisent pas ; prenez-les, beaux garçons, décrochez leurs orbites. La mienne préfère la faiblesse brinquebalante des corps en détresse, des meufs en déficit, des visages au prétérit.


Croque ma pomme, douce Aphrodite
Incarnation vivante de l’affreuse élite
Laisse moi toucher ton zénith,
Devenir ton parasite,
Comme ceux des filles insolites atteintes de gastrite,
Admirable maladie, les désirs qu’elle suscite
Plébiscitent en moi les envies illicites
Entre deux de vos symptômes, mes penchants cohabitent


Après je voulais écrire « Me penchant vers ma bite », mais j’ai pas réussi à l’amener correctement.

 Mais le message reste identique : les femmes à lunettes sont ma musique. Surtout les aveugles. Parmi toutes les misères à boucles d’oreilles, elles sont mes favorites.

Les filles aveugles sont les seules à ne pas me trouver moche. Elles sont les seules à ne pas me trouver tout court, d’ailleurs. Les filles aveugles préfèrent s’attarder sur la beauté extérieure. Ca ne m’arrange pas non plus, mais c’est toujours ça de gagné sur la beauté intérieure.

Voilà, l’introduction de l’article touche à sa fin, place à la problématique : comment séduire une femmes à lunettes ?


Pardon ? En 20 lignes ? Comment ça, plus de place ? Ah. C’est vous le patron, Myblack. Que j’arrête avec mes rimes ? Bon. Ok.

J’ignore totalement comment séduire une femme à lunettes. Sinon je ne serais pas là, je serais avec une femme à lunettes. Je me rends compte finalement que mon job ici-bas ne sert à rien, que je suis un chroniqueur de pacotille, un imposteur authentique, un ok je ferme ma gueule.

Le Blog de Myblack compte 29% de lectrices, dont 4% à lunettes.

Il les a longtemps ignorées, privilégiant une police minuscule et des sujets peu porteurs comme la religion, le Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ou les melons. Myblack souhaite se rattraper, en créant le premier article entièrement accessible aux femmes à lunettes.

Par extension, le premier article du Blog de Myblack entièrement accessible aux aveugles. Un projet aussi audacieux que d’essayer de se laver sans souiller le rouleau de papier toilettes situé près de la douche. Un projet sonore, donc, nécessitant plusieurs mois de croquis et des années de figurants, enfin c’était du moins l’idée de départ.

Finalement, budget limité aidant, Myblack s’est résolu à une entreprise moins téméraire, moins ruineuse, mais tout aussi accessible aux femmes à lunettes. Un article traitant d’un modeste paysan espagnol qui arpente les routes américaines à la recherche de sa bien-aimée. Une fresque picaresque où amour, passion et aventure se carrefourent, du verbe carrefourer, qui n’existe pas, en effet. Contrairement à l’article pour myope que voilà :

 

IL ETAIT UNE FOIS DANS UN PANINI AUX MERGUEZ UN HOMME QUI (A SUIVRE AU PROCHAIN EPISODE S'IL NOUS RESTE DE LA PLACE )

par Jean-Michel Lapoisse publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Mercredi 9 avril 2008

  

Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : le kebab

Dans l’amour la chose la plus dure est généralement la séduction. Surtout chez ceux qui ont des problèmes d’érection.

Se montrer homme pour cacher nos besoins animaux et ne pas effrayer la bête. Mettre un peu de distance pour conserver une part de mystère au frigo, un parfum sur le divan, du divin dans le regard. La séduction doit être lente mais participative, comme dans le cerveau de Ségolène Royal. Elle doit jongler entre la montée du désir et l’indécence, l’un des cinq, celui que vous préférez, à choisir dans un premier temps entre la vue et l’odorat – commencer par le toucher étant généralement mal vu, alors que se contenter de la vue étant plutôt bien senti.

Si, en apercevant une fille, l’odeur se fait majeur, il vaut mieux regarder ses copines. Sauf si elles sont mineures : le Bienvenue chez les Ch’tis à ses limites.

C’est pourquoi j’emmène toujours mes premiers rendez-vous au kebab.

Un sale, si possible.

Une salle, près du fond.

Des moisissures de discussions entre les dents des vendeurs, et des milliers de fesses molles encore moites sur les chaises : dans un tel endroit, les défauts physiques deviennent secondaires, à la sauce piquante. Entourez n’importe quel moche de moustachus musulmans, il deviendra sexy. Excepté Benoît XVI, peut-être.

 Il faut être deux, pour séduire. La partie en dysfonctionnent  m’appartient toujours. J’ai besoin d’être en confiance pour mettre une couche de glamour sur mes lèvres. Les kebabs me mettent en confiance. Les plats sont à mon image, ici : ragoûtants d’extérieur, mais ô combien savoureux dans l’intimité. Ici, le coma éthylique de ma vie se mue idyllique, et les filles avalent mes coups de fourchettes en se concentrant sur moi et non sur la beauté du décor.

A force de promener mes conquêtes naissantes dans leur boui-boui, les vendeurs m’accordent des ristournes sur le prix. Quand la fille est vraiment moche, j’obtiens parfois -30%. La pitié a du bon, parfois.

 Mon dernier rencard au kebab a été concluant. Enfin je crois : elle ne s’est pas moquée de ma façon de tenir la fourchette. C’était une fille charmante, avec ce genre de prénom qu’on oublie en traversant la rue. Sa bouche faisait des vagues, on se croyait à Biarritz. D’ailleurs elle avait la voix de Félicien.

N’empêche : elle semblait me trouver quelque chose. Elle n’a pas su me dire quoi, mais elle semblait réellement. Remarque je la comprends : même si je ne paye pas de mine, j’ai une sorte de charisme voilé, un peu comme les émissions d’Alexandre Devoise. Nous avons orienté la discussion sur la cuisine orientale, la musique orientale, les pays orientaux, ses voyages en Orient. C’était très orientée, comme discussion. Elle semblait particulièrement bien connaître l’endroit puisqu’elle a appelé le patron par son prénom. A défaut du sien, j’ai au moins retenu celui du patron.

Elle portait sur ses épaules des cheveux Keranove qui projetaient sur mes lunettes une buée de sauvetage, une buée qui m’aidait à retrouver mes esprits. J’étais si imprégné d’elle que, parfois, quand je l’entendais revenir des toilettes, je lui ouvrais la porte. Une certaine forme de réserve se reflétait sur sa peau, preuve d’une timidité touchante. Ou alors c’était la buée de mes lunettes qui me jouait des tours.

J’ignore si la reverrai, mais j’ai conservé la note du dîner qu’elle a tenu à payer. Sa note. Montant de la ristourne : 60 %

par Jean-Michel Lapoisse publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Jeudi 14 février 2008
jean-michel-lapoisse.JPG Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : la Saint-Valentin.
 
Comme Noël ou le 11 septembre, la Saint-Valentin est une fête commerciale et ruineuse pour les bourses. Je ne l’ai personnellement jamais célébré – mes bourses étant rarement à la fête. Autrefois, l’amour se réduisait à une dot. Aujourd’hui, il ne se réduit plus qu’à une date. La réduction et l’amour font rarement bon ménage, si vous voulez mon avis.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  
 
Les surprises sont les rouages d’une relation, le sel du cavalier. « Bordel, mais tu m’emmerdes, grognasse, avec tes roses ! », j’ai coutume de dire à ma mère, dont l’amour embrasé qu’elle me porte l’assimile, à mon grand regret, avec les pratiques maternelles juives.
Les froufrous apportés par la Saint-Valentin enveniment le couple.
Le sexe doit être pratiqué sans chandeliers, car ça fait vraiment trop mal aux fesses.
Le problème de la lingerie, c’est qu’elle est souvent trop fine pour permettre de laisser entrer tout l’amour que je porte aux femmes.
Et, concernant les galipettes, je suis resté humble. Il y a cinquante positions pour faire l’amour. Ma position sur le sujet, c’est que je ne fais pas assez l’amour. Mais sinon, je milite pour la simplicité.
 
Coulée ininterrompue de tendresses exagérées et d’attentes excessives, la Saint-Valentin est néanmoins un excellent moyen pour se souvenir qu’on possède une copine.
 
Un peu comme le 8 mai, finalement, qui permet aux nazis de se rappeler au souvenir des Français.
 
Prenons un passant lambda possédant 5 petites amies en même temps.
 
m-civiofvvvvvvvvvvvvvv.JPG Myblack, un passant lambda possédant 5 petites amies en même temps.
 
La Saint-Valentin, pour ce passant lambda possédant 5 petites amies en même temps, c’est l’horreur. Satisfaire chacune de ses conquêtes en une seule journée : Hercule en sourirait !
 
- Il y a Solange, une copine de classe qui a succombé à son talent littéraire.
- Il y a Noémie, une lycéenne de 17 ans qui a succombé à son charisme arrivé à masturbation maturation.
- Il y a Emilie, une Bretonne du site de rencontres Icipourbaiser.com, qui a succombé à sa webcam.
- Il y a Julie, une parisienne timide qui a succombé a son humour.
- Il y a Zoé, qui a succombé tout court en le voyant – gentleman, Myblack a payer les frais d’enterrements.
- Il y a enfin Cécile, la fille de Guy Birenbaum.
 
 
 
Ce passant lambda possédant 5 petites amies en même temps va devoir s’organiser, et bien. Son challenge : combattre l’horreur pour jouer avec l’horaire.
 
La question est donc la suivante : comment passer au moins deux heures avec chaque petite amie sans se faire cafter ?
En sachant que :
 
a)     Myblack doit impérativement se coucher avant 2 heures du matin car il a cours le lendemain
b)     Emilie n’est disponible que de 16 à 20 heures
c)     L’appartement de Myblack ne peut accueillir qu’une seule fille en même temps (davantage en raison d’un risque de jalousie évidente qu’un problème de place)
d)     A midi, Myblack doit écrire un article pour son blog
e)     Julie, qui avait invité Myblack à prendre un café dans le 4ème arrondissement à 17 heures, commandera également un chocolat.
f)      Solange a pris deux kilos dernièrement et refusera d’avaler quoi que ce soit – ce qui risque grandement de contrarier Myblack.
g)     Guy Birenbaum tentera d’inviter Myblack au restaurant, le soir.
h)     Le seul cours de la journée, de 9 heures à 11 heures, ne peut être séché en raison d’un reportage sur la prostitution estudiantine
i)      Myblack, comme à l’accoutumée depuis deux semaines, ira visiter Manuela, une étudiante prostituée interviewée pour les besoins de son reportage.
j)      Myblack envisage de profiter de la Saint-Valentin pour larguer Emilie.
k)     Au Nigéria, plusieurs enfants mourront de faim dans l’après-midi – par chance, Myblack s’en contrefout
l)      Noémie doit passer chez le coiffeur vers 14 heures pour faire une surprise à son compagnon, qui lui répète depuis trop longtemps « Y a beaucoup de choses qui me déplaisent en toi, et ta coiffure en fait partie ».
m)   Zoé ne ressuscitera pas aujourd’hui.
n)     Myblack doit obtenir au moins 3 rapports sexuels sur les 5 filles rencontrées.
o)     Cécile envisage de dire à Myblack qu’elle est enceinte pour tester sa réaction et son amour envers elle.
p)     Le pied droit de Myblack marchera en plein sur une merde à 15 heures 14.
q)     (a+b²)=6
r)      Pour Noémie, Myblack hésite entre un bijou en pacotille à six euros cinquante et le Kamasutra illustré par Philippe Geluck.
s)     Il est parfaitement possible d’aller visiter l’une des petites amies peu avant minuit, du moment que Myblack se relave auparavant et rachète des préservatifs.
t)      Myblack a oublié qu’il sortait avec une 6ème fille qui lui rendra visite vers 18h30
 
par Myblack publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Vendredi 11 janvier 2008
jean-michel-lapoisse.JPG Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : les étagères.

Lorsqu’on invite une jeune ou une moins jeune fille chez soi, la première fois est déterminante. Elle peut laisser une désagréable sensation de dégoût dans la bouche ou, au contraire, l’envie de partir ensemble vers des contrées inconnues, sauvages et difficiles à dégrafer sans expérience.

L’agencement de votre appartement minable doit éclabousser le rimmel de votre belle, au risque de la laisser s’envoler vers d’autres membres de la classe, des membres bien plus avantageux que le vôtre.  
La propreté de la table est secondaire : le temps qu’elle se mette dessus, il faudra compter au moins 4, voire 5 copulations supplémentaires.
La salle de bain n’est pas si primordiale, du moment que tous vos magazines douteux ont été préalablement recouverts de 360 mètres cubes de papiers toilettes.
Inutile de se pencher sur la cuisine, vous venez tout juste de rentrer de la pizzeria. Les olives risquent de lui rentrer dans les fesses.
Non, l’important, le centre de toutes vos attentions, le diamant de la grotte, la cerise du ghetto est un meuble de bois situé en plein milieu de la pièce : l’étagère.

Il y a autant d’étagères que de célibataires, sauf qu’elles sont généralement plus propres.
Votre invitée se fera rapidement une idée de votre manière de vivre à la simple vision de votre étagère. Les étagères sont révélatrices. Elles ne laissent pas passer les on-dit. 

Formidables catalyseurs de vérité, les étagères sont les ennemies des hommes.
Passer au travers de leurs mailles est l’une des catharsis de l’existence ; on a parfois trop tendance à l’oublier (notamment parce qu’on trop tendance à oublier la signification du mot « catharsis »). D’ailleurs je pense l’avoir mal utilisé.
 
Voici cinq étagères. Elles appartiennent à cinq ADN mâles différents. Comme les hommes, aucune n’est parfaite. Je vous les décrypte en exclusivité :
 
 
 
Etagère numéro 1
 
 fflechat.JPG
Le célibataire se fait ici passer pour l’homme idéal, le compagnon fidèle. Il ne rechignera à aucune des tâches ménagères qui saliront le futur couple. Les deux balayettes subtilement dissimulées ainsi que la mini-brosse et le rouleau sopalin confirment la tendance, exacerbée par le gel Harpic médian. 
Il montre qu’il maîtrise à la perfection l’art ancestral de la machine à laver – les pastilles Le chat font illusion – et essaye de berner son auditoire avec les deux shampoings du haut de l’étagère, voisines du savon. Un homme qui se lave : le genre de révélation saugrenue susceptible de faire craquer les femmes. 
Hélas, la surenchère finit par discréditer l’ouvrage : la croix du petit Jésus est trop parfaite pour être honnête, surtout vu le marteau qui l’accompagne. On a ici affaire à un bricoleur, mais que bricole-t-il ? Des entourloupes ? Et que vient faire la bombe insecticide, sinon accréditer la thèse que ce célibataire est un rampant un peu trop collant, voire un cafard ? Quant au France Football dans la poubelle, il sonne faux : les hommes ont le droit de ne pas apprécier le football, mais pas en achetant les magazines qui lui sont consacré.
 
Capital Séduction : 6/8
Authenticité : 2/8
Ergonomie : 1/4
NOTE DE L’ETAGERE : 9/20
 
 
Etagère numéro 2
 
 
slip.JPG
 
Une étagère diamétralement opposée de la précédente où s’entremêlent sans la moindre gêne 3 boîtes de cassoulets, 5 de raviolis, 4 de sardines, 3 bières et un slip majestueux à l’entrée, sorte de cerbère incarnat veillant à la tranquillité du lotissement. 
L’étagère numéro 2 affiche son âme sans sourciller : elle appartient à un célibataire qui n’a peut-être jamais vu de femme. Quelques points positifs : les croquettes pour chat, qui montre une sincère empathie pour les animaux, et les boîtes de lentilles, indiquant une sincère affection pour les lentilles. Points négatifs : tout le reste, y compris le paquet de jambon, probablement périmé.
 
Capital Séduction : 2/8
Authenticité : 8/8
Ergonomie : 0/4
NOTE DE L’ETAGERE : 10/20
 
 
   
 
Etagère numéro 3
 
 
 trolan.JPG
A priori cette étagère s’avère corrompue par son seul bien, une autobiographie de Thierry Roland. Le garçon est fan de ballon rond, fichtre. Mais le contrecoup est rentable : la femme se rendra vite compte de la facilité avec laquelle elle pourra en prendre possession et redécorer l’intérieur comme bon lui semble. A condition bien évidemment de trouver un terrain d’entente, disons une place réservée dans le placard à balai pour tout ce qui touche au football dans l’appartement.
 
Capital Séduction : 5/8
Authenticité : 5/8
Ergonomie : 4/4
NOTE DE L’ETAGERE : 14/20
 
 
Etagère numéro 4
 
duhamel.JPG  
 
Le meuble est basique, sans déchet toxique. Les CD sont rangés sans personnalité ni tracas, on ne dénombre aucun bordel ou tempête à bâbord. La mer est calme, beaucoup trop en réalité : ce célibataire n’a aucun relief. C’est un loser, qui range sa musique à vau-l’eau en pensant à autre chose. Il ne dégage aucun charisme, aucune once de poussière - si ce n'est au sous-sol. Pire : le seul objet qui ose braver la timidité de l’étagère est un livre d’Alain Duhamel, n’augurant que du malheur. Fuyez vite, fuyez gente dame !
 
 
Capital Séduction : 1/8
Authenticité : 4/8
Ergonomie : 3/4
NOTE DE L’ETAGERE : 8/20
 
 
Etagère numéro 5
 
 
montagn--.JPG 
« Femme qui rit, à moitié dans ton lit » publicite cette étagère avec conviction. Le problème est clairement l’autre moitié. Si le rire est le propre de l’homme, certains prennent un malin plaisir à se rouler dans la bouse ensuite : nous passerons rapidement sur la quéquète en papier agrafée à Babar pour se concentrer sur les multiples déjections du meuble. Les deux opus de Guy Montagné constituent le premier tue-l’amour. Le second est le sous-vêtement de Bigard, puis vient sans coup férir le dictionnaire des histoire drôles. 
Mais le ringard froudroyant ne s’arrête pas là : croyant bien faire, il expose un CD de Matt et un livre de Bruno Masure. Dès lors la jeune convive n’a plus qu’à s’ouvrir les veines ou lire les répliques des Grosses Têtes – ce qui revient à l’identique.
 
Capital Séduction : 0/8
Authenticité : 6/8
Ergonomie : 0/4
NOTE DE L’ETAGERE : 6/20
par Jean-Michel Lapoisse publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Lundi 17 septembre 2007
Placé sous respiration artificielle depuis fin août, Jean-Michel Lapoisse périclite. Le coma s’est pris d’affection pour le chroniqueur libertin, devenu incapable de pincer les miches de ses infirmières particulières. Son état de santé, végétatif, inquiète grandement Myblack, son employeur : « manquerait plus qu’il en oublie d’écrire son article pour septembre, avec ses conneries ! »
 
aubergine.JPG Jean-Michel Lapoisse, un humain sur un corps de légume (septembre 2007)
 
 
 
Juste avant d’entrer dans les abîmes de l’inconscient, Jean-Michel s’apprêtait à confirmer ou infirmer l’existence de Dieu. « Dieu est… Dieu est… Dieu est… », a-t-il balbutié, à quelques kilomètres de l’arrivée. Le monde religieux, suspendus à ses lèvres, attend désormais son réveil. Les spéculations vont bon train, jusqu’à Lourdes, plus précisément.
Là-bas, les couvents se branlent (1) par centaines et prient l’éveil de l’enfant prodigue en conseils séductions. Les nonnes ânonnent puis se touchent (2) près des grottes miraculeuses, pour se donner du baume au cœur. Et si leur meneuse implore l’aide du tout-puissant, elles opinent (3). Les hésitantes sont exhortées par les cardinaux, qui les acculent (4). Quant aux curés, entourés des enfants, ils masturbent (5).
 
(1) : se bouger, être instable
(2)  : se tenir près, être en contact immédiat avec
(3)  : donner son approbation
(4)  : contraindre
(5)  : exciter manuellement les organes génitaux (de quelqu’un)
 
 
Le pape en personne a tenté d’appeler Dieu, mais celui-ci sonne occupé. « Les astuces de Jean-Michel pour draguer les meufs m’ont été si profitable que j’aimerais moi aussi lui rendre la pareille, a indiqué le vieillard. L’a-t-il rencontré ? Si seulement… Car si Dieu n’existe pas, j’aurais vraiment l’air d’un con, au boulot ! »
La Mecque est en larme, et sa compagne, bien que voilée, souhaite de tout cœur le rétablissement imminent de celui qui a tant œuvré pour la compréhension de cette anomalie de la nature qu’est le lesbianisme (pourquoi aimer les femmes, alors que Myblack est encore célibataire ?).
 
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Lulla Paf, Miss Com’ 2007 du Blog de Myblack, avait rédigé un superbe discours en mémoire de l’homme dont les conseils ont sauvé le destin maussade de centaines de lecteurs. Hélas, elle l’a égaré en pleine capitale, sans savoir exactement où. Toute personne susceptible de détenir en sa possession une feuille barbouillée de mots illisibles est priée de se rendre au domicile de Lulla Paf.
De même, afin de faciliter les recherches et comprendre les raisons qui ont poussé Jean-Michel Lapoisse à sombrer dans le coma, toute personne ayant croisé ces deux derniers mois un jeune homme brun un peu paumé est priée de se rendre au commissariat le plus proche.
Gérard Crobard me fait également préciser que toute jeune fille brune un peu paumée est priée de se rendre immédiatement au domicile de Myblack, pour un… un… une… un entretien, voilà. Oui. Un entretien. Pour un entretien.
 
 
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Jean-Michel Lapoisse, un légume sur un corps d’humain (juillet 2007)
 
 
 
Pour soulager sa peine et dédramatiser l’angoisse, Myblack a organisé un pari collégial sur la date du retour à la vie de son camarade Lapoisse. Il a misé 50 euros sur le 17 janvier, Gérard Crobard 40 euros sur le 8 Novembre, et Raymond Bounaffou 60 euros sur le 29 mars.
Rire de la mort d’un ami en gagnant de l’argent sur son dos : la meilleure méthode pour soulager son chagrin.
par Myblack publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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