Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

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Jean-Michel Lapoisse

Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 12:03

 Salut, c’est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste sexe, dragues et relations humaines du Blog de Myblack. Aujourd’hui, et spécialement pour vous, je vais vous parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur : l’autodérision


 

Comme son nom l'indique, l'autodérision consiste à faire des blagues à bord d'une voiture. Cela élimine donc d'office - de Strasbourg -deux types de personnes : ceux qui n'ont pas le permis de conduire et ceux qui n'ont pas d'humour. Les deux étant intimement liés : il suffit pour s'en persuader d'observer à quel point les utilisateurs des transports en commun semblent dépressifs.

Au fil du temps, toutefois, mue par l’évolution sémantique, l’autodérision a finit par s’étendre à tous ceux faisant des blagues à bord de soi-même. L’autodérision est une manière de reconnaître ses faiblesses pour mieux en jouer auprès des autres. Moi qui possède énormément de faiblesses, je joue souvent de l’autodérision. Ca fait moins chier les voisins que l’harmonica, et ça évite de prendre le melon.

 

Le meilleur moyen d’afficher son autodérision est encore de la mettre en scène. Emmanuel Vatrichon l’a très bien compris. Il n’y a pas que ses origines qui soient modestes : ce fils de forgeron est sorti de sa vallée profonde, oh oh, pour se filmer sous la forme d’un sketch resplendissant d'humilité, la-li-la-la.

 

Emmanuel, qui a acheté le livre de Myblack « Les sketchs en vidéo pour les nuls », a parfaitement mis en principe les préceptes de son mentor :

 

- Adopter un nom ridicule tels Jean-Christian, Jean-Loup, Guy ou Jean-Paul.

- Prendre une voix de merde de manière à annihiler toute possibilité de charisme.

- S’habiller comme dans les années 80 en montrant, si possible, ses slips de bains à motifs floraux.

- Interpréter son texte sans se soucier du ridicule, car ce n’est qu’un sketch.
- Evoluer dans un contexte ridicule, style croisière pour célibataires, meeting de Christiane Taubira, épreuve du théâtre en groupe de trois à la Nouvelle Star.
- Posséder un âge déja bien avancé ne laissant guère d'espoir en l'avenir (de 42 à 58 ans)

- Mettre des lunettes de professeur de mathématiques berrichon

- Prévoir des répliques pathétiques, si possible à dire seul devant sa glace.

- Publier la vidéo sur Youtube.

 

Et le tour est joué :

Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 00:00
jean-michel-lapoisse-copie-1.JPG  Salut, c’est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste sexe, dragues et relations humaines du Blog de Myblack. Aujourd’hui, et spécialement pour vous, je vais vous parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur : MSN
 
Y a davantage de filles dans mes contacts MSN que dans le catalogue de la redoute. Ce qui est normal, vu que j'en ai déchiré toutes les pages. Avec MSN, les hommes et les femmes peuvent désormais communiquer sans bafouiller au téléphone, sans rougir de honte ou d’émoi à chaque maniement des lèvres.
Néanmoins, en tant qu’humain, la prolifération des « lol » m’inquiète. Il ne se passe plus un dialogue sans qu’il ne mine mon bon français, sans qu’il ne le contamine. Le fait de n’avoir pas encore été asservi par une armée de robots en colère – leur attaque n’est prévue qu’en 2064, suite à un plantage mondialisé de Windows 2060 -, me permet encore l’indignation.
 
A-t-on forcément gagné au change avec MSN ? Je regrette le temps béni du déplacement en calèche obligatoire pour demander des nouvelles à l’élu de son cœur, au voisin de son palier : aujourd’hui, avec le net, la drague est beaucoup trop propre pour être sincère.
Que se passerait-il si l’on se mettait subitement à parler dans la vraie vie comme on le fait par MSN ?
 
Sur MSN, lorsqu’une fille répond non, c’est qu’elle veut dire non. Lorsqu’elle répond peut- être, c’est qu’elle veut dire non. Lorsqu’elle répond oui, c’est qu’elle est partie manger et que son petit frère vient de répondre à sa place.
Dans la vraie vie, si jamais elle répond oui par inadvertance, c’est son grand frère qui viendra répondre à sa place si vous vous approchez trop d’elle.
 
Dans la vraie vie, on pourrait se mettre hors-ligne si un gêneur venait troubler notre quiétude. Tout en continuant à gêner celle de notre voisine également hors-ligne – mais dont on saura qu’il ne s’agit-là que d’un subterfuge.
 
Dans la vraie vie, on ne sortirait dans la rue qu’avec des photos parfaitement éclairées et sublimées par son meilleur profil. Dans la vraie vie, on porterait toujours le même vêtement avec la même pose. Dans la vraie vie, notre tronche ne serait jamais floue.
 
Dans la vraie vie, on ferait semblant d’être occupé pour ne pas répondre à quelqu’un qui nous dit « bonjour ».
 
Dans la vraie vie, on enverrait un Wizz toutes les trente secondes pour réveiller nos interlocuteurs.
 
Dans la vraie vie, les smileys remplaceraient les formules de politesse dans les soirées (sauf le smiley avec un type qui fait de la corde à sauter avec sa bite, ou alors uniquement dans certaine soirées très sélects)
 
Dans la vraie vie, la webcam serait toujours allumée et suffisamment inclinée de manière à voir la poitrine de ses copines.
 
Dans la vraie vie, l’historique des conversations ne serait jamais sauvegardé, vu le niveau des conversations de la vraie vie.
 
Dans la vraie vie, on pourrait supprimer un contact sans même faire exprès de la rendre jalouse, pour que cela se fasse en douceur.
 
Dans la vraie vie, on pourrait ranger nos petites amies par groupe (Week-end/Vacances d’été/Fellation/Gros seins/Rousses/13-16ans)
 
Dans la vraie vie, on pourrait envoyer des mails pour ne pas se dire les choses en face. 

Dans la vraie vie, le poids des filles rencontrées sur Meetic pèsent vingt kilos de plus sur sur leur avatar MSN.
 
Dans la vraie vie, on pourrait organiser des conférences en groupe pour débattre sur l’opportunité de coucher avec telle ou telle personne.
 
Dans la vraie vie, quand notre copine devient casse-couilles, on pourrait se mettre Absent sans qu’elle ne se fâche.
 
Dans la vraie vie, on pourrait tatouer des surnoms sur le front des gens pour se souvenir de leur identité (l’ex à Damien/Un mec de la classe/Disponible tous les jeudi soir)
 
Dans la vraie vie des geeks, MSN est déjà la vraie vie.
 
Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 18:00

jean-michel-lapoisse.JPG  Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : ma photo de classe.


La fac d’histoire est incontestablement la meilleure chose qui me soit arrivée dans la vie, avec la mort de mon père. Les journées passent super vite au contact de tous les amis de mon groupe de TD, qui, comme moi, sont là uniquement pour draguer les étudiantes.

Manque de bol : dans notre option «Onagre et autres armes de siège dans le bas-empire ostrogoth », les filles sont plutôt rares. Pour être tout à fait franc, la classe ne se compose que de garçons, la plupart encore puceaux.

   

 



















1) A l’extrême gauche, je vous présente Jean-Louis. Le premier jour, il a immédiatement imposé sa marque sur le groupe, ne cessant de nous proposer de multiples exercices, devoirs et autres dissertations imbuvables. Se comportant comme un véritable tortionnaire, il lui a fallu plus d’un mois pour daigner nous autoriser à lui parler et comprendre qu’un gant de crin n’est guère pratique pour écrire au tableau. Il nous a également fallu plus d’un mois pour comprendre que, malgré son âge plutôt avancé, il n’était pas le professeur de la classe, mais simplement un multiple redoublant autoritaire. Puni par le véritable instituteur, il boude désormais dans les coins des photos.



2) A en juger par son physique passe-partout, son style vestimentaire suranné, ses fines lunettes de spécialistes de Windows 2000 et son goût étrange pour les mots croisés, on pourrait croire que Jean-Edmond ne paye pas de mine et, qu’à la récrée, les autres élèves de la classe lui crachent dessus. C’est effectivement le cas, ce qui ne l’empêche pas de récolter, du moins pour le moment, les meilleures notes de la classe (avec un 3.75/20 lors d’un examen sur la reproduction du canon à bombarde).

3) Jean-Tristan nous a été présenté par un journaliste du magazine Entrevue comme le fils de Michel Houellebecq et de Christine Angot. Le fait qu’il soit le seul d’entre-nous à savoir écrire son prénom sans ratures tendrait à corroborer la rumeur. J’aime bien Jean-Tristan, car il trouve toujours de supers excuses pour sécher les cours ! Déjà moi avec mes «je me suis fait une ampoule en changeant un pied» et mes «le bus est arrivé en retard et, même si j’habite à deux minutes de la fac et que je préfère marcher, ça m’a troublé» je fais fort, alors lui, c’est le pompon ! Lorsqu’il est revenu en cours après trois semaines d’absences, il a ainsi carrément déclaré, à l’instit, ouais ouais je vous le donne en mille, un truc dont je me souviens plus trop enfin bref, de toute façon c’était guère important.

5) Tout homme normalement constitué ne peut que détester Jean-André, le play-boy de la classe, actuellement en couple avec un stabilo bleu de race masculine. Jean-André est donc gay, enfin bon avec un nom pareil aussi… lol… jean… la honte quand j’y pense. Jean-André est par contre un mec riche, et ce n’est pas la moindre de ses qualités vu qu’il cuisine aussi très bien les moules. Il est riche et on en profite un peu, à toujours vouloir lui soutirer du blé, et lui se montre particulièrement généreux : il n’arrête pas de nous envoyer des «merci» et plein de sourires, en rajoutant «que la vrai richesse, elle vient du Caire». Merde. Si on me l’avait dis plus tôt, je serais né en Egypte, alors. Sur la photo il ferme les yeux parce qu’il est ébloui à la fois par le flash et par mon charisme – c’est moi qui tiens l’appareil -, mais aussi parce qu’il est aveugle. Ca doit jouer.

6) Jean Casimir-Perrier est un super pote même s’il soule un peu avec sa fascination orgueilleuse pour la IIIème République. Oh, ca va, on commence à le savoir que t’as été président de la république, ça sert à rien de se vanter ! Est-ce que je me la pète, moi, avec mon apparition dans un remake de la comédie musicale Les 10 commandements, dans ma chambre, avec des chaises, des chips et un ours en peluche dans le rôle de Kamel Ouali, l’arabe sauvé du zoo de la Star’AC ? Que dire d’autres sur Jean à part le fait qu’il lorgne sur Olivia, la fille de la bibliothèque toujours habillée en vert ? Pas grand-chose, et c’est dommage car à mon avis Olivia elle va jamais accepter de sortir avec lui pour au moins deux raisons, voir quatre : la première, c’est que j’ai oublié ma gomme hier dans l’amphi et que bon, ok, ça n’a rien à voir, mais la seconde que c’est Olivia elle a pris le micro en amphi pour dire que «je sortirai jamais avec un gars en noir et blanc, et toc !» Ouais bon enfin si tout le monde se mettaient autant de maquillage sur la tronche que toi pour masquer tes aspérités, ben crois-moi, les marchands de maquillage, ils seraient millionnaires. Ah, ils le sont déjà ?



7) Tiens, voilà Jean-Pull. On l’appelle Jean-Pull mais c’est pas son vrai nom, hein, lol, vous méprenez-pas, c’est juste qu’il est timide et qu’il parle pas beaucoup, et que vu qu’il porte un pull ben on l’a baptisé ainsi, pour se moquer un peu de lui. En vrai il s’appelle Jean-Chandail. 


8) A l’extrême droite, ben c’est Jean-Marie. Et oui, en effet, il milite au Front National. En même temps vu la façon dont il tient ses bras sur la photo, ca ne m’étonne pas vraiment.

9) Jean-Golgoth est l’instit, facilement reconnaissable à sa barbe gauchiste. C’est un prof super sympa, qui vient en cours en vélo. On peut d’ailleurs remarquer sur la photo qu’il porte autour de son cou son antivol. On est jamais trop prudent. Il est sévère mais juste, c'est-à-dire qu’il met des cartons à la tête du client juste pour bien montrer qu’il a autre chose à foutre que de passer ses soirées à corriger ses copies. Il aime le cinéma et tout ce qui est capillaire, sauf le film «On achève bien les cheveux». Cette vanne n’est pas de moi, je l’ai piquée à Jean-Pull.

10) Zidane ! Le numéro 10 ! Jean-Zizou ! J’aime bien Jean-Zizou, même si lui il m’aime pas trop. Enfin ce n’est qu’un pressentiment, il ne me l’a jamais dit, trop occupé à me faire des croche-pieds dans les escaliers. Jean-Zizou est quelqu’un de très cynique. Il a même le permis pour le faire et roule en Renault cynique. Il confirme ma théorie que les lunettes rendent les gens cyniques, avec un regard différent, plus acide que les voyants, et que si t’enlèves leurs lunettes non seulement ils sont plus cyniques du tout – enfin ça reste à prouver – et que si tu leur fais un croche-pied dans les escaliers, ben ils font pas gaffe et se pètent la gueule – ca, c’est prouvé.

11) Jean-Sylvie est le second homosexuel de la classe, ce qui fait un pourcentage de 37% vu que j’ai toujours été mauvais en mathématiques. C’est lui qui a insisté pour avoir un numéro tout rose. Dis comme ça cela fait un peu cliché mais oubliez-pas qu’il s’agit d’une photo de classe, les mecs, alors les clichés, voilà quoi. Je ne sais pas trop quoi rajouter à propos de Jean-Sylvie, je ne lui ai jamais vraiment parlé, ce ne sont pas des gens comme nous.


12) Une fois, Jean-Aristide a embrassé une fille sur la bouche, et rien que pour cela c’est le big boss de la promo qu’on vénère tous. Paraît que la dite-fille était morte et qu’il s’agissait d’une mouette mais ça ne change absolument rien pour moi. Jean-Aristide porte des blousons sensass, bien que je ne sois pas certain que cela s’écrit avec deux s. C’est pas pour rien qu’il a été élu délégué à une très large majorité un jour où il était le seul à ne pas avoir séché la séance de TD. 



13) Le truc marrant avec Jean-Gaufre, c’est qu’on pourrait croire qu’il s’est placé sur la photo totalement au hasard et ben au fait non : il avait acheté aux Halles un pull avec le chiffre 13 dessus et il voulait simplement être raccord. Je crois que c’est réussi. Jean-Gaufre, en fait c’est Richard Anconina qui passe sa licence d’histoire mais chut, il veut pas que Public le sache. C’est un mec plutôt sobre, par rapport à nous. Vous le verrez jamais sortir le soir après le boulot la bite à la main en train de faire l’after, non, jamais. Il préfère faire l’acteur, ce con.

 


 
 

Ah on me dit que j’ai oublié le 4). C’est pas grave, personne fait attention à lui de toute manière dans la classe.

Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 00:26


1) « Je te préviens : ce soir, c’est moi qui choisit le programme télé, ou sinon pas de relations pendant six mois ! » La menace est sans appel. Que faites-vous ?

 

a) Vous faîtes appel quand même, confiant en la probité de la justice française, en espérant tirer profit des bonnes relations de votre compagne.

b) Vous éteignez le poste : cette rediffusion de Confessions Intimes, c’est vraiment n’importe quoi.

c) Vous cédez et lui faîtes un bisou sur le front.

d) Vous répondez tout guilleret : «Et avec ça, tu veux une ou deux glaces au chocolat, ma chérichounette ? »

 

 

2) 7 heures 30. Il est grand temps d’emmener votre petite fille à l’école

 

a) Vous vous en chargez sans rechigner : après tout, il suffit simplement d’ouvrir la porte de la maison pour laisser entrer les quatre professeurs particuliers qui s’occupent quotidiennement d’elle (ainsi qu’à ses deux amies de récrée commandées sur un site internet luxembourgeois).

b) Vous vous en chargez sans rechigner, même si cet emploi de conducteur de bus scolaire commence à la longue à vous peser, surtout quand tout le véhicule se met à chanter à tue-tête le générique de Franklin la tortue.

c) Vous vous en chargez sans rechigner : même si cela ne fait pas toujours plaisir à votre fiancée, si personne ne se dévoue, elle restera au lit toute la journée.

d) Vous vous en chargez sans rechigner. De toute manière depuis que vous avez quitté votre job de médecin urgentiste pour devenir père au foyer et ainsi laisser s’épanouir votre épouse dans son métier de standardiste intérimaire, vous n’avez rien d’autre à foutre de vos journées.

 

 

3) Qui aborde le sujet si délicat du « Hé, dis, c’est quand qu’on fait un bébé ? »

 

a) Nicolas Sarkozy, en cachette, par SMS

b) Vos potes lorsqu’ils sont bourrés et dégueulent sur les panneaux d’interdiction de stationner en sentant leurs doigts imprégnés de caca.

c) Personne. Vous ne projetez personnellement pas d’avoir d’enfants avant de longues années, du moins dès que votre amie n’aura pas trouvé une situation stable.

d) Vous avez déjà des enfants, et c’est votre femme qui les a baptisés : Jean-Henri et Ultrogothe.

 


4) Jouez hautbois, raisonnez musette, le week-end est là ! Où allez-vous donc bien pouvoir partir pour oublier les affres d’une semaine éprouvante ?

 

a) Dans les boutiques de luxe du second arrondissement, là où l’argent devient oxygène.

b) A Monoprix. Il ne reste plus de sardines, de chocapic et de spaghetti pour finir le mois.

c) A Eurodisney. Elle est toujours émerveillée par la magie de l’endroit, et vous-même appréciez particulièrement cette atmosphère féérique de queues sentant la sueur, de smicards embaumés de peluches et de régénérescence infantile.

d) Chez sa mère, elle a fait des petits pois.

 

 

5) Qu’est-ce qui vous fait le plus mal, dans la vie ?

 

a) Le prix exorbitant des sacs à mains Givenchy.

b) Les couples heureux

c) Les bébés congelés dans les freezeurs.

d) Les gifles de votre épouse.

 


6) Votre conjointe vous révèle son désir incoercible d’abandonner son métier pour se lancer dans une aléatoire carrière de mannequin de sites web pour publics avertis.

 

a) Vous l’encouragez : avec son physique avantageux, elle ne pourra que réussir !

b) Vous ajoutez précautionneusement l’adresse url desdits sites dans vos favoris internet.

c) Vous la raisonnez par tous les moyens : hors de question qu’un autre que vous profite de ses charmes !

d) Vous acceptez, sur ses ordres, d’appeler sa mère pour lui annoncer le nouveau projet professionnel de sa fille.



 

Résultat du test : Qui porte la culotte dans votre couple ?


Un maximum de a) Rachida Dati
Vous avez rencontré la ministre de la justice dans une soirée spécial trans pour avocat en pleine recherche d'identité sexuelle. La recherche et l'enquête piétinent toujours mais avec votre robe, vous avez su attirer l'attention de mademoiselle Dati. Depuis, vous vivez mal sa grossesse et certaines des déclarations des médias à son égard, comme celle de Jean-Marc Morandini sur Europe1 le 27 octobre : «Dati est en pleine tournante.» Est-si c'était lui, finalement, le père de l'enfant de votre femme ?

 

 

Un maximum de b) Personne 

Vous êtes célibataire. La dernière fois que vous avez plongé votre main dans une culotte, c’était au rayon lingerie de Carrefour, à l’abri des regards indiscrets. Sans relations sexuelles  depuis la chute du mur de Berlin, vous espérez secrètement une troisième guerre mondiale qui vous offrirait l’occasion de briller en société aux côtés de jeunes allemandes à moustaches. Par moment misanthrope, vous avez tatoué sur votre épaule droite la devise suivante : « On est jamais déçu par les autres lorsqu’on es seul. », avec une faute d’orthographe sur le verbe être car il n’y avait personne pour vous relire.



Un maximum de c) Une petite fille
Ce test est formel : votre couple est dominée par votre attrait pour la pédophilie. Depuis que vous avez emménagé avec la petite Suzon, trois ans, les voisins ne vous regardent plus de la même manière : ils vous regardent avec un téléphone relié à la police dans la main. Toujours aux petits soins pour elle, vous partagez, malgré vos décennies d’écart, beaucoup de points communs : le port des robes, les sucettes à l’anis et les cours de maternelles. En résumé, vous êtes une sacrée ordure.

 

 

Un maximum de d) Elle

Vous êtes une honte pour l’homme. Votre compagnon vous considère comme une crème. Votre gentillesse excessive est appréciée même chez ses copines, qui se servent de vous comme paillasson lors de leurs soirées. Vous écoutez Pierre Bachelet et trouvez Michel Drucker un peu trop pertinent lorsqu’il interview Emmanuel Béart. Avec des gens comme vous, d'ici 400 ans, l'homme en tant que sexe fort ne fréquentera plus que les musées pour bobo, derrière des vitrines en verre recouvertes d'une inscription "Pièces de collection. Ne pas toucher."

 

Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 00:20

« Druchon, c’est la dernière fois que vous arrivez en retard au bureau. Je me fous que vous ayez le sommeil profond et que vous ayez du mal à dormir, vous m’entendez ? Vous m’entendez, Druchon ?! Eh, oh, Druchon, vous m’entendez ? Réveillez-vous, Druchon, faut qu’on parle. »

   Salut, c’est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : les troubles du sommeil et ses conséquences dans le monde du travail.


 A vrai dire moi au début je voulais vous parler de la sodomie, un sujet qui me tient beaucoup plus à cœur que celui-là, mais Myblack m’a dit qu’on ne traitait pas ce genre de sujet sur son Blog, c’est indécent. C’est vrai que Myblack écrit rarement sur la sodomie. Faut dire qu’avec les mains occupées à tenir les fesses de Gérard Crobard, il peut guère écrire, aussi.


Bien. Tout le monde sait que l’immense majorité des rencontres se font au travail. C’est d’ailleurs l’unique raison qui pousse l’homme à aller bosser. Ca et gagner de l’argent pour se payer des putes, ok. Seulement voilà : par essence, l’homme est paresseux. Attention : pas fainéant. Paresseux. Ca n’a rien à voir. On dit que les Français sont fainéants : ceci est un cliché, un cliché éhonté et raciste. Je suis Français depuis six générations, monsieur, et je passe plusieurs minutes par semaine à écrire sur Le Blog de Myblack alors que je pourrais être en train de rigoler en coursant des girafes ou en train de voler des parcmètres comme tout le monde, du moins comme le premier négro ou roumain venu.


Non : la France n’est pas fainéante. Elle prend simplement son temps, et son café pour se réveiller.


Les études ont prouvé qu’on ne séduisait pas une femme avec une tête globuleuse de zombie et une haleine à faire fondre la banquise. Ou alors madame Gerbion des Ressources Humaines mais elle a pas baisé depuis six ans, c’est pas vraiment une référence. Pour plaire à vos camarades féminines de bureau, retenez toujours ceci : il faut mieux être con, insipide, laid et toujours à l’heure que beau, drôle, intelligent, mais systématiquement en retard. 


Partant de ce principe, voici mes 4 conseils pour vous aider à vous lever le matin sans énerver votre supérieur :


1) Pensez au nouvel article du blog de Myblack publié dans la nuit et que vous n’avez pas encore lu.
 

Tout est dit, je crois.

 

2) Mettre un gay dans son plumard

Ah ! La fameuse gaule du matin, celle qui n’hésite jamais à se lever. Celle qui rendit Jules César, homosexuel notoire, fou d’amour pour notre beau pays. Messieurs, pour donner de la vigueur à vos réveils, quoi de mieux que le souffle de cerf enrhumé d’un gay sur votre cou encore indemne de toute morsure ? La promiscuité troublante de ce phénomène à deux trous vous convaincra à coup sûr de quitter le lit en vous dirigeant à toute vapeur vers la douche salvatrice – à moins qu’un second homosexuel s’y cache, mais là, c’est votre problème.

 

3) Dormir debout

Se lever est trop compliqué ? Soit ! Dormez debout, donc ! Pour cela, procurez-vous chez l’épicier terroriste le plus proche une ficelle, des menottes, un ruban adhésif et le capitaine Merrill Stubing de la Croisière s’amuse. Lorsque le sommeil se fera sentir, munissez-vous d’une chaise et demandez à ce bon vieux Merrill de vous y attacher, bras et les jambes soudés. Tout doit y passer : ruban, menottes, ficelle. Ca y est, on ne bouge plus ? Très bien. Avalez la clé des menottes, demandez à Merrill d’ouvrir la fenêtre puis congédiez-le (il ronfle).

Quoiqu’il advienne de cette nuit, vous vous réveillerez debout, je vous l’assure. Ne reste plus qu’à crier suffisamment fort à la fenêtre pour que quelqu’un vienne vous libérer avant 8 heures du matin.

 

4) Dormir au bureau

Un hamac posé entre deux ordinateurs, un cousin rembourré de dossiers ronflants, un collègue dilettante qui, par son manque de sérieux, vous met dans de beaux draps : le lieu de travail regorge d’occasions de trouver le repos. En y dormant la nuit, votre patron ne pourra vous accuser de retards intempestifs ou d’absences matinales. Une solution d’ailleurs approuvée par 95% des salariés français, qui déclarent déjà « dormir au boulot. » La France, un modèle de professionnalisme.

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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 01:05

jean-michel-lapoisse.JPG  Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : le tableau des petites annonces.

 

Je commence à m’habituer au rythme de la fac : je n’y suis allé que trois fois depuis septembre. Ainsi, pour me tenir informé des dernières nouvelles, je fréquente à chacun de mes retours le tableau des petites annonces, gigantesque peinture où s’entremêlent les cours par correspondance, les fautes de français et les vieux morceaux de scotchs dépéris.

 

J’y publie fréquemment sous diverses identités, probablement influencé par le succès de mon ami blogueur Myblack. J’encourage chacun de vous à m’imiter, pour garnir un peu plus ce haut-lieu de la culture universitaire.

 

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Nous rappelons aux étudiants qu’il est interdit de dissimuler des anacondas dans le bureau du responsable du département d’histoire de l’université.

L’enterrement aura lieu demain après-midi.
                                                                                                                     Signé : le concierge

 

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Vends billet d’entrée pour la soirée étudiante de jeudi dernier.

Me contacter au 0675457329.

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L’étudiant qui a enfermé un gorille mâle adulte de 8 ans dans les toilettes des filles est prié de se rendre immédiatement dans mon bureau.

                                                                                                         
Signé : le doyen de la faculté

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Gunthër, savant fou autrichio-moldave, recherche étudiant motivé et en parfait état de marche (18-20 ans) afin de mener sur celui-ci plusieurs expériences scientifiques à base d’organes de bovidés. Frais d’enterrement pris en charge. Si intéressé, prière de me contacter au 0616061984 en parlant très fort car problème d’audition.


 
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La personne qui, hier devant l’entrée nord de la fac, a accidentellement poignardé mon fils de 7 ans car, je cite, « il bloquait le passage »,  est prié de venir me voir le plus rapidement possible salle 303. J’ai retrouvé son portefeuille.


 

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Les étudiants qui m’ont envoyé des photos compromettantes des différents professeurs de l’établissement en compagnie d’hippopotames sont priés de venir me voir le plus rapidement possible. Leurs conditions de négociations ont été acceptées.

                                                                                                           
 
Signé : le doyen de la faculté.


 

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Je vends la page 58 du livre d’Edmond Lévy : « La Grèce au 5ème Siècle, de Clisthène à Socrate. », édité au Seuil.

Si intéressé, prière de me contacter au 0478214891

 

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Nous rappelons aux étudiants de première et seconde année d’histoire qu’il est strictement interdit de séquestrer des professeurs de géographie à l’aide d’outil de jardinage, d’ustensiles de bureau et de rallonge électrique, même sous prétexte d’amusement. Que cela ne se reproduise plus.
                                                                                                  
     Signé : le doyen de la faculté.

 


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Les différentes alarmes incendies qui se sont déclenchés vendredi dernier l’ont été à cause d’un jeune étudiant de première année d’histoire, qui s’est retrouvé coincé dans les toilettes fermées à clef alors que la cigarette qu’il venait de fumer avait pris feu. Fort heureusement, les toilettes n’ont pas été trop endommagés. L’enterrement aura lieu demain après-midi.

                                                                                                          
                                                                                                      
   Signé : le doyen de la faculté.


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Une contamination bactériologique à l’oxyde de plutonium aura lieu jeudi prochain de 10 heures à 12 heures Amphi 3, pendant le cours d’histoire moderne des secondes années d’histoire, afin de sensibiliser l’opinion sur les conditions de travail déplorables des étudiants de la faculté. Merci de votre compréhension



 
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Etudiante en première année d’histoire, je suis actuellement coincée dans les toilettes fermés à clefs en compagnie d’un gorille mâle. Je demande de l’aide. Rapidement.

Merci.


 

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En raison de décisions échappant à notre volonté, les partiels d’histoire de première et seconde année, initialement prévus du 7 au 12 janvier, ont été avancés du 13 au 17 octobre.

Malheureusement, la personne qui était chargée de transmettre l’information est décédée entre-temps. Elle a immédiatement été renvoyée. La faculté adresse ses excuses aux étudiants d’histoire qui ont ainsi involontairement loupé les partiels d’histoire. Ils ont tous été gratifiés d’un 0 éliminatoire.

Merci de votre compréhension

 
                                          Signé : le doyen de la faculté

 

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Vends vieille dame, 78 ans.

Prière de me contacter au 0686899404

 

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Je cherche.

Prière de me contacter au 0643873849.

 

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VENDS LIVRES D’HISTOIRES

L’expansion de la gaule sous Pompée, de Tom Rehck, collection Franc-tireur, 1969

Le Luxembourg au 12ème siècle : un sujet captivant et inutile, de Robert Fossier

La Méditerranée médiévale aux Etats-Unis de 1830 à 1900, de Jean-Pierre Bulot.

La Monarchie française de 1981 à 1995, édition Achète.

Histoire du fromage blanc de l’antiquité à nos jours, Tome 3 (800 pages)

Tintin et les Picaros, de Jean-Jacques Becker

 

Tel : 0687537201

 

 

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Je cherche une personne susceptible de me prêter sa voiture quelques instants afin d’y cacher le cadavre d’une ancienne amie. Besoin clé du coffre. Par avance, merci beaucoup.

Contactez-moi discrètement au 0483671839.

 


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En voulant me garer sur la place du parking B12 de la faculté avec mon Audi A4, j’ai malencontreusement écrasé un étudiant d’histoire en lui roulant dessus. Au cri qu’il a poussé, cela devait être un jeune homme, mais je suis maintenant dans l’incapacité d’y vérifier.

Puis-je tout de même utiliser la place de parking ?

Merci de me répondre au 0653871291, si possible avant 16 heures car j’ai un rendez-vous après.

 

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Nous avons retrouvé ce matin salle 327 un étudiant ligoté, bâillonné, pieds et mains liées, un ananas habilement coincé dans une partie australe de son anatomie.

Il souhaiterait revoir son agresseur.

Prière de le contactez au 0457362894

 

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Hier, une partie de Monopoly entre étudiant, à laquelle j’ai participé, à dégénéré. Un des participants, qui était tombé sur mon hôtel rue de la Paix, n’a pas voulu payer les 120 000 Francs qu’il me devait. Devant mon insistance, un de ses amis m’a frappé au visage et, pour riposter, je lui ai lancé une bouteille de whisky à moitié pleine. Par malchance, un autre participant a été touché et la cigarette qu’il fumait est tombée sur le canapé, mettant le feu à celui-ci. Cédant à la panique, 3 candidats du jeu ont été brûlés vif, n’ayant pas eu le temps de sortir de l’appartement.

Ainsi, je cherche 3 personnes aimant les jeux de société pour une partie qui aura lieu mardi soir à partir de 20 heures.

Me contactez au 04673928393. Merci.

 

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Le professeur étant absent, le cours d’historiographie des secondes années d’histoire sera remplacé par un match de volley-ball.

Merci de votre compréhension.

 

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Recherche dinde pour noël. Les étudiantes intéressées sont priés de me contacter au 0467328562 en disant "glou-glou"

Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 00:16

jean-michel-lapoisse.JPG  Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : le premier amour.

 

Il m’est strictement impossible de parler de mon premier amour. Je n’ai jamais vraiment été réellement amoureux. J’entrevois plus l’amour comme un combat de tous les instants ne laissant guère de place aux sentiments. Pour combler mon incapacité à fournir le moindre avis pertinent sur ce sujet, j’ai fait appel à un panel de premier choix. Il y a beaucoup trop de fois les mots «premier» et «amour» dans cette introduction, il est grand temps que je me la ferme pour laisser place à de moins démunis.



 

Raph

Célébrité suisse

Sexe : masculin

 

« C'était mon premier véritable coup de foudre (si on excepte celui de quand j'avais 4 ans, parce que bon, j'avais 4 ans). Elle jouait dans une mauvaise adaptation de Hamlet où tout le monde chevauchait des motos et portait des blousons de cuir ridicules. Elle était belle, subtile (à un moment, elle a dit un truc drôle - je n'ai absolument pas compris quoi, mais j'ai trouvé ça drôle), j'eus aimé en faire mon Ophélie.
J'étais venu car mon propre blouson de cuir jouait un petit rôle dans la pièce (il a été remplacé au dernier moment, mais je ne l'ai su qu'après, tu penses bien). Après la pièce, nous avons échangé quelques mots: elle s'est foutue de ma gueule parce que j'avais récupéré mon perfecto et que je le portais fièrement, j'ai répondu agnamahé.
Puis je ne l'ai plus croisée pendant une année, à part vaguement, de loin, dans la foule.
Jusqu'au jour où, par hasard, nous nous croisâmes dans une rue de la ville où elle avait désormais déménagé. Pendant des heures, nous discutâmes de tout, de rien, sans nous soucier du temps qui passait ni de sa copine le boulet. Nous partagions le même amour du cinéma (sauf que pour elle, cette passion datait d'avant ce jour-là).
Deux fois, cette semaine-là, nous nous recroisâmes par hasard. Croiser quelqu'un par hasard, je te jure, c'est du boulot. La troisième fois, je la raccompagnai chez elle. Puis elle me dit "je pourrais t'appeler, un de ces jours", ce à quoi j'acquiesçai, le coeur battant la charade. Ce n'est qu'arrivé à la maison que je me rendis compte que j'aurais aussi pu lui donner mon numéro de téléphone, tant qu'à faire.
Trois mois plus tard, je tentai de convaincre mes amis que si elle n'avait jamais rappelé, c'était probablement par timidité ou un truc du genre, je sonnai chez elle et l'invitai au cinéma.
Bon, comme j'ai déjà largement dépassé les 5 lignes accordées par myblack, je te la résume en bref, ça dure encore 6 mois et à la fin, je me la fais pas. »



 

Jean-Claude Darcheville

Anciennement drôle

Sexe : anciennement servi

 

« Le premier amour, c'est ce grand frisson qui parcoure tout notre être, quand nos yeux se troublent, que l'on devient bègue pour le restant de nos jours. C'est aussi un peu comme une crise d'asthme qui durera toute notre vie, même si l'on aurait aimé que ça s'arrête.

C'est un aveuglément qui fait qu'on ne voit plus, ou parfois dans une moindre mesure on confond juste les couleurs comme le rouge et le vert. Le premier amour quel qu'il soit nous poursuivra toute notre vie durant. Quand vous voyez des non-voyants traverser alors que le feu est vert, ne les prenez pas en pitié, ils sont juste amoureux et ils aimeraient bien en finir une fois pour toute. »

 



Hell Man

Victime de clichés injustifiés

Sexe : petit.

 

« J'avais 14 ans. Mon ami Nicolas avait arrangé notre rencontre. Ah, Nicolas, ça c'est un ami ! Le rendez-vous était prévu chez moi un mercredi après-midi. Les parents étaient au boulot, la maison déserte, le ménage était fait et le chien sorti. Il était 14 h30 lorsqu'elle m'apparut. Sa beauté incroyable, sa peau de pêche, ses formes généreuses tout en elle me mettait en transe.

D'abord timorée, elle s'est peu à peu enhardie jusqu'à prendre les choses en mains pour de bon. La tension était palpable, mon rythme cardiaque s'accélérait, ma vision se brouillait. Elle ondula tant et si bien que je finis par décharger dans mon mouchoir non loin de moi. Laure Sinclair, héroïne de mon premier porno, je ne t'oublierai jamais mon amour. »

 


 

Sébastien P.

Camarade de porno. De promo, pardon.

Sexe : hargneux et argentin

 

« Je me souviens « heureusement » de ma première fois. J’avais 17 ans. Ni trop jeune, ni trop vieux. Tout simplement puceau et avec une paire de couilles qui commençaient à peser très lourd. J’avais pris la décision de soulager ma mère des trois kilos de sperme que je lui laissais dans mes draps tous les matins. Rassurer aussi mon père comme quoi je n’étais pas « une fillette » (c’est le surnom qu’il m’avait donné). En boite de nuit un vendredi soir à Munich, j’ai rencontré une fille de Stuttgart. Pas trop moche, ni trop belle non plus. Elle fut une bonne partenaire de danse pendant une heure. « It’s my life it’s now or never » de Bon Jovi avait été lancé au moins trois fois par le DJ d’ailleurs. Elle fut agréable pour une discussion pendant vingt minutes devant un martini. Et pendant une minute, dans un champ de tournesol quelques instants après juste à la sortie d’une nationale, elle devint alors le meilleur trou que je n’ai jamais trouvé. Bien plus doux que les rouleaux de PQ que j’utilisais jusque là en guise de rentre-bite. Meilleure encore qu’une vidéo de Tabatah Cash. J’étais à mon tour à l’intérieur de la chatte d’une fille. Je pouvais jouir. J’étais un homme. Le monde m’appartenait. »



 

Lounna

Prise par les sentiments.

Sexe : épilée

 

« Il était beau, il était grand, il sentait bon le sable chaud : mon premier amour. Au détour d’un blog numismate, il m’a prise… et surprise. Dès les premiers mots j’ai été séduite ; à la lecture de son premier article, j’ai joui. A chaque rencontre c’était magique. Certes, un peu courtes, mais toujours intense (l’endurance, entre nous, n’étant pas son fort). De son charisme pénétrant, je n’ai retenu que l’essentiel : son nom. Myblack, mon amour, tu resteras à jamais dans mon cul. »



 

Raclette man

Super héros fromager

Sexe : énorme

 

« Hum, mon premier amour… Je revois cette divine créature, et un frisson parcoure ma texture caillée. A l’époque, bien que jeune, mon caractère était déjà exceptionnellement prononcé. Mon charisme lacté attirait les cloches à fromage de tous horizons, mais leur délicatesse me rebutait. Et puis il y eu Frida. Sublime Frida. Frida était une meule de munster-géromé, tout droit venue de son Alsace natale. Faite à cœur, au caractère coulant, forte en bouche et à l’odeur pestilentielle, le coup de foudre fut immédiat. Le coup de foutre aussi, puisque nous consommâmes immédiatement cette diabolique union. Mon chagrin fut immense lorsque je la perdis, par ma faute, l’été suivant, ayant par inadvertance laissé ouverte la porte du frigo. »


 

Teckel Enragé

Confrère canin

Sexe : Quelquefois.

 

« Une nuit que j'étais à me morfondre, dans quelque pub anglais du coeur de Londres, une furtive créature frôla la main que je tendais fortuitement au milieu du passage.

C'était une blonde forcément nourrie chez McDonald et engraissée aux fish and chips. Sa poitrine naturellement ronde et proéminente s'accordait parfaitement avec son visage de dégénérée d'anglaise. Vous savez, une mimique similaire à Robby Williams quand il fait caca. Quand enfin elle sentit mes doigts qui remontaient le long de ses jambes à cellulite non dissimulée, elle émit un grognement de satisfaction. Première fois qu'un type de son âge s'intéressait à elle depuis 10 ans. Elle trainait plutôt avec des vieux pervers déshérités. Mais comme elle était brave elle faisait contre mauvaise fortune bon coeur, acceptant d'ouvrir son coeur comme on croque dans un hamburger.

Elle me jeta un regard plein d'amour, comme la vache pour son veau. Très excitée à l'idée de me faire lécher le placenta, je lui formulais immédiatement une offre qu'elle ne pouvait refuser. Et en vrai révolutionnaire, c'est sans-culotte qu'elle finit. »


Nawak

Geek
Sexe : 2.0

"
Ah, le printemps ! La cueillette aux champignons est terminée, les chutes sur le verglas aussi, place aux fleurs et aux gazouillements des oiseaux.

J'avais 17 ans à l'époque, mon corps d'enfant frêle et squelettique se transformait petit à petit en corps d'adulte. En pleine mutation, mes épaules et mes cuisses étaient devenues larges et puissantes, mais j'adorais lire Picsou Magazine.

Ma première rencontre amoureuse, je l'ai vécue lors d'une ballade en forêt familiale. A la recherche d'insectes, ou d'oisillons à torturer, je m'étais aventuré à l'écart du sentier. Et je les vis. Elles étaient superbes, bien dessinées, rondes mais fermes à la fois, et pour ce que j'en voyais, la propriétaire de cette somptueuse paire de fesses était brune. Penchée en avant, elle cueillait du muguet, nous étions en Mai.

Le contact s'est très vite établit entre nous comme quelque chose de passionnel, presque violent. Je n'ai pas eu le temps de me présenter, et de lui demander son nom qu'on était déjà couché au sol, à s'arracher nos vêtements.

Je me souviens de ses toutes premières paroles, simples, banales, mais avec un petit quelque chose de personnel, d'unique. "Mais enfin, lâchez moi ! Au secours !". Je me souviendrai toujours de cette phrase.

Notre histoire n'a malheureusement pas duré longtemps. Quelques instants après nos premières étreintes, elle s'est enfuit. Avec le temps, je pense qu'elle n'était simplement pas prête à vivre une véritable histoire d'amour, ou que l'engagement lui faisait peur, et je la comprends. A 17 ans, on ne sait pas bien ce qu'on veut.

Je ne l'ai plus jamais revue après ça, mon père ayant été envoyé en prison pour une histoire de crime sexuel, ma mère et moi avons dû déménager. Mais je ne l'oublierai jamais, ma petite ingénue de la forêt."


 

 

 

 

 

Le Blog de Myblack tient à préciser que toutes les fautes d’orthographes sont d’origine et remercie les contributeurs de cet article.

 

Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
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