Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

Commentaires

Politique

Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 23:17
Ou l'histoire d’un turbulent adolescent plongé dans le corps d’un adulte.



Délégué d’une classe de Terminale, le petit Nicolas, 17 ans, a bien du mal à exister face à ses petits camarades tous plus grands que lui. Meurtri par les remarques incessantes ("et souvent injustifiées", précise le critique cinéma du Figaro) sur sa taille ridicule, le héros de « 17 ans encore » se réveille un beau matin dans le corps d'un semi-athlète de 54 ans président de la République.

Ce curieux concours de circonstances ("le seul qu’il n’ait jamais réussi" précise le critique cinéma de Marianne) va l’entraîner dans un univers inconnu où le stress de sa jeunesse deviendra strass, où l’atmosphère viciée de la classe deviendra tour à tour vicieuse, crasse et classe.

Sortie aujourd’hui sur les écrans français, cette comédie est portée par un acteur au talon déjà très prometteur - six centimètres - et révélé par son rôle dans la comédie « High School Musical », des studios Disney, où il jouait l’un des sept nains.


Le personnage a gardé de son transfert d’un corps à un autre son impétuosité juvénile, qu’on distingue de-ci de-là dans plusieurs scènes. Lors de la gigantesque bataille de purée qui ouvre le film, son dynamisme vient ainsi à bout de tous ses adversaires, dont le plus redoutable : la dame de la cantine. Jouée par Ségolène Royal, une semi-débutante révélée dans le court-métrage « Un tramway nommé Désirs d’avenir », elle reviendra par à-coups dans le film, comme un running-gag à l'effet comique incontestable.

Emporté par la fougue, Nicolas Sarkozy conquiert alors Panam, Panam, Panam puis l'Hexagone entier, sous les yeux d'un François Bayrou contraint au redoublement dès le premier tour (son 5 en gym et son 7 en françé-euh ne pouvant rattraper son 18 en opportunisme).


C’est un enfant de sept ans qui se retrouve quant à lui plongé dans le corps de François Bayrou (à droite, en orange). Sa disparition tragique survenue peu après l'élection présidentielle est l'un des passages les plus poignants du film.



Bien sûr, on est si frappé par l’insouciance de cet héros branché sur 100 000 volts que l’envie de le débrancher durant une prise ou deux gagne parfois la salle. Mais les perpétuels rebondissements et les policiers équipés de Taser Gun nous poussent à rester en place.

Bousculé, l’adolescent mue et se découvre, de découvertes en découvertes. Les premiers émois amoureux, lorsqu’il sort avec Carla Bruni, la plus belle fille du lycée. Les seconds, en voyage de mer à Clermont-Ferrand en compagnie de Brice Hortefeux. La confrontation avec les médias, souvent difficiles, comme dans cette scène tragique où Nicolas insulte le rédacteur en chef ajdoint du magazine 20 ans parce qu'il lui aurait volé ses Lego.

Mais « 17 ans encore », c’est aussi l’amitié. Brice, évidemment, mais aussi Xavier, qui inspire cette réplique à notre héros « C’est toujours pratique d’avoir un copain un peu gros, il sert de bélier pour entrer dans l’amphi. » Xavier, mais aussi Jean-Louis, qui l’initie aux pratiques illicites (l’alcool, l’écologie chez la droite, les rencontres du Valenciennes FC). Jean-Louis, mais aussi un fils avec lequel la complicité, même âge aidant, s’installe rapidement.

Zac Efron interprète Jean Sarkozy avec classe, Armani et élégance.



« 17 ans encore », pour Nicolas, c’est aussi la fin des booms sur BB Brunes, remplacés par du Didier Barbelivien plus vraiment brun. C’est la fin des voyages à l’arrière de la Twingo de maman, des fiches de lecture à rendre avant jeudi prochain, des jupes insolentes qui se refusent aux mains.
C’est le début d’une nouvelle vie, celle, selon le critique cinéma du journal Libération, "d'un adulescent qui a grandi trop vite"


Par Myblack - Publié dans : Politique
Voir les 9 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 15:24

 

 

Alain Destrem a crée la polémique en comparant Ségolène Royal à une femme de ménage parce qu’elle portait un boubou bleu. Femme de ménage du député UMP depuis quatre ans, Jeanne Bouvier, en équilibre sur un escabeau, lui passe un savon. Enfin dès que la baignoire sera terminée.

 




« Jeanne Bouvier, quelle est votre réaction après la sortie de votre employeur Alain Destrem ?

- Attendez il reste du gras, là. Vous pouvez me passer le Cif ?
- Lequel ?

- Celui au citron.
- Celui-là ?

- Il est jaune. Comme du citron.
- Ok je l’ai. Tenez.

- Merci. C’est quand même pas croyable autant de saleté sur une si petite baignoire.
- Jeanne, vous me dites quand vous êtes prête.

- Voilà. Bougez-pas, je termine. A yé. Allez-y.
- Jeanne Bouvier, quelle est votre réaction après la sortie très remarquée d’Alain Destrem ?

- C’est inadmissible ! C’est une offense à toutes ces femmes qui souffrent au quotidien dans des conditions déplorables, dans des endroits si insalubres que la main propre de l’homme n’y est jamais allée.
- Oui, ces femmes africaines qui ne…

- Ah non, je parle des femmes de ménage ! Nous comparer à Ségolène Royal est un acte hautement condamnable et blessant. Je lui réclame dès maintenant des excuses pour cet amalgame douteux, ou au moins une petite prime de printemps.
- Je crois qu’il se moquait davantage des femmes en doudou que des femmes de ménage. Bruno Julliard a d’ailleurs assimilé ses propos à du racisme. Est-ce également votre ressenti ?

- Oh non. Monsieur Destrem est tout sauf quelqu’un de raciste. Pour preuve, sa Mercedes est noire. Et l’argent qu’il me verse l’est aussi.
- Vous comprenez la réaction de Bruno Julliard ?

- Je connais très bien la femme de ménage de ses parents. Elle m’a dit que le petit n’en pensait rien et qu’il ferait mieux de ranger ses jouets avant qu’ils ne reviennent. La semaine dernière elle a même retrouvé des Lego dans le siphon de la baignoire.
- Et que dit de son côté la femme de ménage de Ségolène Royal ?

- Paola ? Elle est très contente, j’imagine. Le contraire m’étonnerait.
- Vous ne lui avez pas parlé ?

- Je ne parle pas avec les traîtresses.
- Les traîtresses ?

- Paola discrédite notre mouvement depuis trop longtemps. Nous avons coupé les ponts.
- Votre mouvement ? Quel mouvement ?

- L’UMP. Je suis militante à l’UMP.
- Vous êtes de l’UMP ?

- La majorité des femmes de ménages sont à l’UMP. Le parti a obtenu la majorité aux dernières élections. Il faut lire les journaux mon bon monsieur au lieu de les étaler dans la cuisine pour faire pisser le chien : l’Union pour les Mocassins sur le Parquet a obtenu 68% des suffrages en juillet dernier.
- 68 % ? C’est énorme.

- C’est normal. Les mocassins sont beaucoup moins salissants que des baskets pleine de terres. Utiliser des mocassins constitue un gain de temps considérable et accroit notre productivité de 15%. Grâce aux mocassins, nous nettoyons moins pour gagner plus.
- Et la femme de ménage de Ségolène Royal est également militante à l’UMP, donc ?

- Attendez, ne bougez pas…
- Oui ? Hé, que faites-vous avec ce plumeau ?

- Vous avez une tâche sur le nez, bougez pas, voilà.
- J’ai envie d’éternuer.

- Désolé, je suis une militante engagée. Pour répondre à votre question, notre mouvement connaît quelques divisions à l’heure actuelle. Nos leaders n’arrivent pas à s’unifier autour d’un programme commun. Certains prônent les mocassins sur le parquet, d’autres trouvent que ça fait con, les autres ne jurent que par l’Ajax… Les écologistes réclament carrément des produits d’entretiens biodégradables ! Et pourquoi pas des fers à repasser fonctionnant à l’énergie solaire, pendant qu’on y est !
- Dans quel camp vous situez-vous ?

- Je soutiens Martine. C’est une femme de ménage formidable, vous savez. Elle a une expérience du terrain considérable. Elle a lavé des centaines d’immeubles entiers à Lille à la seule force du poignet.
- Depuis quand Martine Aubry est femme de ménage ?

- Ah mais je parle de Martine Pinson, la femme de ménage de Martine Aubry. Elle incarne l’avenir. Elle a toujours été en avance sur les autres. C’est la première à avoir compris qu’il était plus efficace de récurer de haut en bas plutôt que de bas en haut !
- Mais pourquoi travaillez-vous pour monsieur Destrem alors ?

- C’est la crise. Faut bien bouffer. Evidemment, on rêve tous de faire les ménages de Martine Aubry ou de Marylise Lebranchu, mais seules quelques rares privilégiées y parviennent.

- Et la femme de ménage de Ségolène Royal ?

- Monique est complètement folle. Faut la voir, vraiment, lorsqu’elle parle à ses vitres en agitant les bras et en criant « Propreté ! Propreté ! Propreté ! » C’est ridicule. Elle croit vraiment qu’elles vont se nettoyer toutes seules ? Puis c’est facile d’accuser les autres quand on est même pas fichue de plier correctement des chemises ! Moi mes chemises sont peut-être de droite, mais au moins elles sont pliées !
- Sur l’échiquier politique des femmes de ménage, vous la situez comment ?

- Très gauche. Elle est tellement maladroite qu’elle renverse des vases lorsqu’elle passe l’aspirateur ! Il n’y a que ses fautes de français qui soient récurrentes ! Mais la pire c’est Françoise.
- Françoise ?

- Françoise Mélenchon.
- Elle travaille pour Jean-Luc Mélenchon ?

- C’est la femme de Jean-Luc Mélenchon. Elle était bijoutière avant de tout envoyer valser et de devenir femme de ménage. Elle n’a pourtant aucun talent dans ce secteur-là. On n’arrête pas de le lui dire : « Françoise Mélenchon, pas les torchons et les serviettes ! », mais faut qu’elle insiste. C’est la gauche de la gauche, Françoise.
- Et Sarkozy ?

- Ne me parlez pas de lui ! Il veut nettoyer les banlieues au Karcher ! Au Karcher, vous vous rendez-compte !
- C’est du racisme, oui.

- Ca signifie surtout la mort de notre métier ! Qu’allons nous-devenir, si l’Etat décide de se passer de nos services pour nettoyer les banlieues ? C’est la mort du métier, monsieur ! La mort du métier !
 - Et si vous deviez comparer Carla Bruni à un détergent, lequel choisirez-vous ?

- Par contre je suis vraiment désolée mais je dois passer l’aspirateur, là. Je vais encore me faire engueuler sinon. Puis faut pas que je me fâche avec madame Bruni, y a ma fille qui fait des ménages à l‘Elysée.
- Très bien. La prochaine fois que vous la verrez, pensez malgré tout à lui dire d’enlever la grosse tâche qui occupe les lieux depuis 2007.

 

Par Myblack - Publié dans : Politique
Voir les 11 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 00:00

Le scoop commence à Dati, mais je crois que Rachida attend un enfant. Ou alors il faut absolument qu’elle arrête la bière.

 

D’après une de mes voisines qui cherchait depuis quelques temps déjà le nom du présentateur de Questions pour un Champion, ce serait Julien le père.

 

Problème : même si j’apprécie énormément le jeu de mot précédent, je ne vois aucun Julien qui ait pu enfanter Madame la ministre de la justice. Ou alors Julien Dray, mais il faut absolument qu’elle pense à avorter si c’est le cas.

 

A France Soir, où je stage depuis le début du mois, le sujet nous intéresse. Il a même mérité la Une avec le chapeau suivant : « Après Nicolas enculant les Français, qui s’est chargé de Rachida ? ». Au début le rédacteur en chef avait proposé « déchargé sur Rachida », mais l’une des SR a protesté au motif que les vieux – le public majoritaire du journal – ne comprennent pas toutes les significations du verbe décharger.

Pour ma part, je suis intégré à la rubrique Sport, mais j’ai mes entrées dans la rubrique peopolitique (anciennement rubrique politique). C’est l’ancienne rédactrice en chef adjointe de Closer qui s’en charge. Parfois des stagiaires proposent des interviews de Xavier Bertrand et Manuel Valls, mais ils se font régulièrement remballés : pas assez vendeurs. Et puis bon, ils ne sont que stagiaires.

 

En collaboration avec un autre stagiaire de la rubrique peopolitique, je suis en mesure de vous présenter une interview exclusive avec le père de l’enfant de Rachida Dati :

 

« Bonsoir. »

« Salut. »

« C’est donc vous qui avez ouvert le tribunal de Rachida Dati ? »

« Ah bah c’est du propre, bravo. »

« Répondez à ma question. »

« Oui. Je l’ai fécondé. »

« Vous avez surtout fait l’con. »

« C’est une femme vraiment charmante qui ne demande qu’à être connue. »

« Je crois qu’elle est suffisamment connue comme ça. Dans quelles conditions avez-vous rencontré Rachida Dati ?»

« Au travail. »

« Ah oui ? »

« Oui. Je bosse pour une entreprise américaine basée en France. »

« A Paris ? »

« En région parisienne. »

« Une entreprise célèbre ? »

« Très. »

« J’ai lu dans un article que 75% des rencontres amoureuses se faisaient au boulot. »

« Qu’est-ce que vous voulez que ça me foute ? »

« Bien. Racontez-nous cette première rencontre, alors. »

« Je bossais dans un coin avec mon collègue, j’avais un peu chaud, il y avait beaucoup de monde autour de moi. Le sol grouillait, excité par l’arrivée de deux prestigieux hôtes : Nicolas Sarkozy et sa femme. »

« Ah ouais ? Putain carrément. Vous vous torchez pas avec des tracts de la LCR, vous ! »

« Mais derrière leurs bras tentaculaires qui agrippaient le moindre des attentions de la foule, je l’ai remarquée, discrète et maghrébine, sac à main Louis Vuitton en bandoulière. C’était elle. »

« Racontez-nous votre première nuit à deux. »

« Très bien. Elle possédait de la famille là-bas. Ce n’est pas une ville que j’aime beaucoup, même si la simplicité des gens y est attachante. »

« A deux. Pas de votre première nuit à Dreux. »

« Ah, oui, pardon. Ce ne fut pas une nuit que j’ai beaucoup aimé, même si elle s’est facilement laissé attacher. Vous savez, la première fois, on ne connaît pas très bien la personne. C’est souvent rapide et minable. Les préservatifs sont percés, on glisse, on se trompe de trou, on se raccroche à ce qu’on peut. J’ai passé la nuit à m’excuser, à pleurer de tout mon chêne (mon hêtre avait été tronconné la veille), à lui promettre que je ferais mieux la prochaine fois en sachant pertinemment que cela n'arrivera jamais. J'ai été minable, couard, pleutre, numismate, tout ce que vous voudrez. Je ne tiens pas véritablement à en parler, au fait. » 

« Je comprends. Et donc, qu’est-ce qu’elle aime chez vous, en dépit de... problème ?»

« Oh, je ne sais pas trop… Je n’aime guère me mettre en avant. Je crois que nous partageons les mêmes valeurs.»

« Comme elle, vous avez les dents longues. »

« Oui, c’est vrai que j’ai les dents longues. »

« L’ambition, toujours l’ambition. »

« Pas vraiment. C’est juste que c’est plus facile pour ouvrir les noisettes. »

« Les noisettes ? »

« Ben ouais. Les noisettes. »

« Les habitantes de Noisy-le-Grand ? »

« Ah, oui, j’adore ça, les glands. Je vous que vous êtes bien informés. »

« Et donc avec Rachida, vous allez vous marier ? »

« Oh, je ne sais pas trop. J’ai une vie à mener également. Elle ne semble pas trop open pour vivre dans la forêt, entre les champignons et les feuilles. »

« Vous vivez dans la forêt ? »

« Ben ouais. Tu crois que je crèche dans le VIème ou quoi ? Tu me prends pour Picsou ? »

« Non, non, bien sûr que non. »

« Tiens c’est marrant, quand on parle du Loulou, enfin de son grand-oncle, voici qu’il m’appelle. Ouais !! J’arrive !!! »

« Ah… L’heure, c’est l’heure… »

« Hé ouais gamin. La parade va commencer. »

« Amusez-vous bien. »

« Pff… Si tu crois que ça m’amuse de me faire tripoter la queue par des gamins. Enfin bon, la crise de la presse touche même la BD, on est bien obligé de s’adapter. »

« No soucy. Et encore merci pour cet entretien exclusif, monsieur Tac. »

 

 

 

 

 

 

Par Myblack - Publié dans : Politique
Voir les 13 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 00:00

Elvis Presley n’est pas mort : il porte des Ray-Ban et son fils assure sa promo dans les boîtes de Neuilly. Nicolas Sarkozy, davantage rockeur que roquet ? Pour George Bush, cela ne fait aucun doute. 


Un concert de louanges pour le président français, en visite officielle chez George Bush en novembre dernier. Le show Sarkozy a tellement impressionné l’amateur de Bretzel qu’il a comparé l’effet produit par cette escapade à la « dernière incarnation Elvis ».

Les compliments cordiaux de Bush envers son collègue – davantage porté sur le pipeau que sur la guitare – sonnent un peu comme des applauses diplomates, révélatrices du rapprochement Franco-américain. « Je souhaite reconquérir le cœur de l’Amérique de façon durable », avait déclaré Sarkozy à Washington. Inquiétant, lorsqu’on sait que le cœur de l’Amérique vote Bush. Mais apprécie Elvis. Une chance pour Sarkozy ?

Malheureusement pour lui, on distingue mal l’analogie entre le chanteur de Don’t Be Cruel et l’interprète de Carla Bruni. Des kilos et quelques centimètres en moins (Presley mesurait 1m82), une carrière en dent-de-scie, des critiques peu enthousiastes sur ses derniers albums : Nicolas Sarkozy est loin du prestige de l’idole des jeans. Sa popularité outre-Atlantique, bien que palpable, n’a pas encore atteint la crête de la Statue de la Liberté. N’est pas Maurice Chevalier qui veut.

En France, où Presley passionne moins que Lââm et Christophe Maé, Nicolas Sarkozy va devoir changer son répertoire s’il veut de nouveau se jeter dans la foule sans risquer la collision avec un pêcheur breton. Les bassistes du gouvernement Fillon l’ont bien compris : évinçant Elvis, ils ont préféré le cru local, les produits du terroirs. Se rapprocher du peuple par ce qu’il écoute, et non parce qu'il écoute.

 

Ainsi, Rachida Dati présente une ressemblance frappante avec Eve Angeli. Arrivée de nulle part, écumant le luxe et les soirées fastueuses, elle tourne en boucle des refrains aussi inintelligibles qu’un professeur d’histoire médiévale attaché à un marteau-piqueur. Mais son sourire et son franc-parler fait beaucoup pour son succès.

 

 

 

 François Fillon a tout de Mickaël Furnon, de Mickey 3D. Le Premier Ministre s’affranchit parfois de sa bande en offrant quelques albums intimistes salués par la presse spécialisée. Son look aux antipodes de la mode et sa timidité l’empêchent pour le moment d’exprimer tout son potentiel : et s’il décidait d’abandonner le groupe pour se la jouer définitivement solo ?

 

 

Bernard Kouchner et Philippe Lavil, même combat. Après un début de carrière empli de succès, le Ministre des Affaires Etrangères a perdu de son crédit dans le milieu. C’est à peine si on l’invite encore à Taratata, entre Camille et Daho. Ses derniers albums peinent à jouir les radios, qui sont usées de l’entendre taper sur des bambous pour agiter l’opinion. Sa dernière chance : envahir le marché étranger, là où il conserve un semblant de charisme.

 

 

Un pied dans le pastis, l’autre dans le pathos : Jean-Louis Borloo navigue dans le même verre que Renaud. Sympathique, mais soûlant à force de brasser du vent. Le mistral perdant des municipales l’a obligé à changer de cap, quitte à se baigner pour planter du corail à Bali. Gaffe : la noyade artistique n’est qu’à une longueur du bord.  

 

 

A titre personnel, je trouve que Brice Hortefeux possède un air de Jeanne Mas (j’ignore lequel, je n’ai aucun titre de Jeanne Mas en ma possession), que Valérie Pécresse ressemble étrangement à Lemmy Kilmister de Motörhead et que les comparaisons entre Christine Boutin et la Compagnie Créole ont un accent de vérité.

Quant à la première dame de France, on nous dit qu’elle ressemblerait à Carla Bruni. Une info qui demande confirmation. 

 

   

Par Myblack - Publié dans : Politique
Voir les 38 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 19:03
Woooooooowwoouuuuuuu !
J’ai gagné.
100 % des voix selon le ministère de la désinformation.
 
Je tiens avant tout à me remercier pour cette victoire, étant la personne sur laquelle je me suis le plus appuyé au cours de cette campagne, la poupée gonflable perchée sur ma chaise mis à part. Cette victoire est avant tout la victoire d’un homme, mais, par-dessus tout, ma victoire.
 
Avec 100% des suffrages exprimés, ma récolte de voix fut fertile et riche en illégaux éléments. Il est vrai qu’ils ne disaient pas souvent la vérité.
 
Dans la victoire, on peut tout se permettre, même les jeux de mots perdus d’avance.
 
J’ai refusé la démission orgueilleuse de Gérard Crobard, bien conscient de sa popularité auprès de mes électeurs. Le chroniqueur ciné a soulagé sa haine sur le Teckel Enragé, sans même lever la patte (nous privant ainsi de ses succulents gâteaux) : "En passant le nord de la France au tamis de la caricature exacerbée, Bienvenue chez les Ch’tis pensait redorer le blason de ce tiers-monde de l’hexagone. Pari parfaitement réussi : les multiples fous rires des acteurs laissent un goût de crêpes/sucettes dans la bouche des spectateurs, du moins de ceux qui n’ont pas passé la projection à dégueuler dans le sac des confrères tout ce pathos au pomme de terre. Aussi prévisible qu’une élection municipale dans le 16ème, cette pochade à l’eau-de-vie trempe la vie des ch’tis en oubliant d’éponger les gouttes. Ici, à Paris, noyé dans la stricte réalité des choses, je contemple l’UGC Gaumont et les pigeons qui viennent chier sur les places de ciné. Si l’on prend la peine d’éponger les fientes, on pourra lire dessus « Les Ch’tis souhaitent la bienvenue aux cons. » 


Les sympathisants de Crobard peuvent rejoindre ses opinions en s'invitant au groupe facebook "J'exècre Bienvenue chez les Ch'tis".


Difficile de passer après ca. A vrai dire je n’ai pas préparé de discours de victoire. Tout ceci est tellement… tellement inattendu que les sapins préfèrent les sols légèrement acides, riches et bien drainés. Conservez le sol exempt de toute plante au moins 50 cm autour du tronc lorsqu'ils sont jeunes. Il faut éviter les sols alcalins et les endroits exposés aux grands vents car l'enracinement des sapins est superficiel. Placez un paillis au pied des arbres. La multiplication se fait généralement par semis sauf pour les cultivars ornementaux qui sont bouturés ou greffés. La récolte des graines se fait en automne, aussitôt que les cônes commencent à se désagréger et les graines sont conservées au congélateur à une température de -5 à -15 Celsius. Elles peuvent se conserver ainsi un an. Les semis se font au printemps jusqu'à la mi-mai. Les graines sont trempées dans l'eau tiède pendant 24 heures. Puis on les mélange avec du sable humide constamment dans un bocal ou un sac de plastique. Au bout de 8 jours les germes sortent. Semez-les dans des plateaus de semis en les recouvrant de 1 centimètre de terre. Les planches de semis doivent être mi-ombragés. Vous pouvez aussi semer directement, sans traitement de prégermination dans l'eau mais la germination prendra 3 à 4 semaines. Un premier repiquage se fait au bout d'un an puis ensuite la troisième année. Le bouturage est utilisé pour la multiplication des variétés naines, tandis que le greffage est utilisé pour les variétés bleues, les formes pleureuses ou sur tige. Le lecteur qui me retrouve l’article dans lequel cette feinte a déjà été utilisée gagne toute ma reconnaissance – sachant que je suis auvergnat, donc radin, c'est-à-dire pas grand-chose.
Par Myblack - Publié dans : Politique
Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 00:00

Une vidéo qui se passe de commentaires.

Non, je plaisante, postez.
Par Myblack - Publié dans : Politique
Voir les 12 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 02:38
Le deuxième tour des municipales, c’est un peu comme un second rencard : il faut conclure pour ne pas décevoir les électeurs.
Choisir entre Crobard et moi, c’est choisir entre la peste et le choléra. Le cake et la crème. Le slip et la stique.
 
La bipolarité du Blog de Myblack s’explique par plusieurs choses :
-        Le charisme de deux candidats, l’un favorable à un régime de partie génitale, l’autre prédisposée à un régime où les lasagnes règnent en maître sur l’assemblée.
-        L’absence totale de véritable troisième pouvoir, incarnée par la mollesse intellectuelle de Jean-Claude Darcheville.
-        La flemmardise de Myblack, dont l’intense activité sociale l’empêche d’enregistrer d’autres clips de campagne – malgré certaines copines parisiennes ‘achement attractives à l’écran – oui c’est de toi que je parle, Déborah, du moins si tu lis encore ce Blog.
-        Le score ridicule du Modem, dont les indécentes statistiques engendrées par l’impéritie de ses représentants orange me poussent à claquer la porte de l’espoir électorale. Attention quand même aux voisins qui dorment, s’agirait pas de les brusquer, ils ont voté extrême droite.
 
 
  bayrou-salut.jpg
François Bayrou m’a visiblement dans la Pau.
 
 
Ce soir j’ai mal à la tête. Je n’aurais pas dû me lancer dans la conception de cet article. J’ai peur qu’en m’arrêtant au bout d’une vingtaine de lignes, des grappes d’électeurs se tournent vers Crobard, la voix de la raison, qui a été hier ajouté par les USA à la liste des pires violateurs des droits de l'homme. Je n’arrive même plus à faire un jeu de mot avec « grappes » et « raison », bon sang, je me sens fléchir. Tant pis, tentons le tout pour le tout. Dire que dimanche soir, mon visage apparaîtra peut-être en première page sur ce Blog. Je connaîtrai le verdict en même temps que des millions de téléspectateurs. La pression se fait ressentir chez les rédactions. PPDA a ainsi, selon des sources que je ne divulguerais évidemment pas, frappé sa mère à coup d'antivol de scooter, par excès de stress. TF1 joue gros : depuis l'échec de son poulain Balladur en 1995, le chaîne a tout misé sur l'avènement de Gérard Crobard pour conforter sa grille de programmation populiste. 
Accouplé de la toujours fraîche Claire Chazal (déodorant Narta oblige), le journaliste-guignol le plus célèbre de France a prévu d'annoncer la nouvelle en cravate rose, comme le annoncée dans la presse. Tiendra-t-il parole ? Ce sera le principal enjeu de la soirée (avec le nom du vainqueur, je vous l'accorde).

Sur France 2, David Pujadas mènera le bal, du haut de son mètre 56 ah ok on a dit pas le physique, ok, il mènera rien du tout, donc, probablement accompagné d'un quota féminin qui, malheureusement pour elle, ne pourra rivaliser avec la blonde d'en face.

renoux.jpg  De la meuf aussi sur M6, puisque Nathalie Renoux officiera, avec, en seconde partie de soirée, Marco Fogiel. Les deux finalistes de la Nouvelle Star de la politique émergeront lors d'une spéciale "municipale" impliquant la plupart des locataires de la chaîne : Mac Lesggy se chargera de déclamer avec sa précision légendaire les scores exactes de chacun des candidats (à la virgule près), Valérie Damidot (reine de la déco d'intérieur) ira relooker le siège de campagne du malheureux 3ème et Thierry Roland se livrera au petit jeu de l'analyse technico-tactique, en prenant soin d'incriminer l'arbitre de la rencontre (probablement les restes du Modem en décomposition).
 
 Sur Canal J, le débonnaire Casimir annoncera à 21 heures tapantes les résultats. Rappelons que l'animal s'était fait viré de la chaîne parlementaire après avoir ouvertement déclaré "qu'il voterait Gérard Crobard par goût de la numismatique". Pour équilibrer la balance, Titeuf (représentant l'extrême gauche) interviewera Lulla Paf, invitée de l'émission, l’unique escapade télévisuelle nocturne de la dame aux camés las (les autres chaînes préférant, à juste titre, se palucher devant la brune).
 
 
 Les hautes pointures de l'analyse politique exerceront leur bagout sur FillesTV, en talons et en jupes fushia. Déborah prévoit ainsi "que ouais Myblack il peut gagner, enfin sauf si Gérard Crobard le devance. Pour ma part, je vote Royal ! Elle est pour les pauvres et vous avez vu son trench coat rose ? De quoi ? Ah ouais, elle se présente pas ?" Guy Birenbaum en frémit déjà.
pink-tv.jpg  Enfin, sur Pink TV, Steevy Boulay devait initiallement donner sa vision des résultats en direct, jugements à l'appui, prévisions sur l’avenir du perdant et auto-dissertation sur le taux d'abstention. Finalement, après avoir bien réfléchi, la chaîne a programmé un film de cul.
 
Par Myblack - Publié dans : Politique
Voir les 14 commentaires - Ecrire un commentaire
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés