" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !" - Guy Birenbaum
(24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)
Salut bande d’enculés, ici Gérard Crobard dans l’oreillette. La nuit dernière a été particulièrement éprouvante pour moi, avec la défaite de
l’Allemagne en finale de l’Euro. Je les ai trouvés beaucoup moins tranchants qu’en 40, malgré quelques similitudes encourageantes pour l’avenir : - la lenteur de leur défense centrale n’est pas sans rappeler une course de tank, voire une course de culs-de-jattes polonais
poursuivis par des tanks. - A lui seul, Bastian Schweinsteiger est susceptible de provoquer l’embauche de plusieurs dizaines de
journalistes sportifs dont l'unique fonction sera l’écriture sans faute de son patronyme. - Le gardien Jens Lehmann, aussi
perfectible qu’une ligne Maginot, va prendre sa retraite – de Russie, si possible.
Une défaite éprouvante, donc, puis épouvante, quand j’ai lu qu’un militaire avait tiré sur des enfants à Carcassonne sans même daigner m’inviter. Si on m’avait dit qu’il était possible de faire
ça dans l’armée, je ne me serais pas porté souffrant pour mon service militaire à l’époque, en 1968 – où l’on ne tirait pas, cette année-là, sur des enfants, mais sur des étudiants de gauche. Ah,
nostalgie, quand tu nous tiens.
Oui, c’est à vous que j’ordonne d’aller voir ce chef d’œuvre.
Le spécialiste du cinéma que j’interprète depuis maintenant 57 ans – dont 40 ans de navet – (et de navettes entre les différentes
salles)[ax²-5)=c’est la dernière fois que je fous des parenthèses en pleine phrase, je m’y perds à chaque fois, se devait de vous résumer brièvement l’intrigue du film. Mais le journaliste que
j’interprète également comme second rôle depuis 36 ans se doit aussi de faire comme tous les autres journalistes, c'est-à-dire pomper son texte sur d’autres organes de presse en les faisant
passer pour sien :
Gilles Gabriel, chanteur des 80's en plein come-back, est
tué dans un accident de voiture causé par Jean-Christian Ranu, comptable à la COGIP. Mais Gilles Gabriel n'est pas totalement mort : son esprit bien vivant a atterri dans le corps de Ranu, qui ne
comprend pas qui est cette personne qui parle dans sa tête. Gilles, lui, n'a aucun contrôle des mouvements de son hôte. Gilles et Ranu vont vite se rendre à l'évidence : ils n'ont rien en commun,
sauf ce corps qu'ils vont devoir partager. C'était déjà compliqué chacun de leur côté... alors maintenant, à deux dans la même personne... (Sources : Allociné.fr)
J’ai longtemps hésité entre les mots pour vous donner
envie d’aller voir cette comédie. Les superlatifs escaladaient les évidences, louant la connerie majestueuse d’une œuvre qu’on croirait américaine, pour être aussi drôle. Puis j’ai trouvé la
phrase parfaite pour convaincre votre indécision :
« Si Myblack avait voulu faire un film, il aurait
fait celui-là. »
Myblack ne prévoit pas de film avant ses 35 ans, mais
l’esprit est là.
Si le cinéma ne vous intéresse pas, mais que la recherche
d’un look parfait et propice aux rencontres séductrices vous anime, une seule adresse : Jean-Jacques Style, mon fournisseur officiel de
vêtement depuis bientôt 53 ans.
Considéré à ses débuts comme le fils spirituel de John Lennon et comme le neveu par alliance de David Gilmour, Mark Gherkin a depuis progressivement
dérivé vers la famille d’Emile et Images. Si son premier album avait su créer l’illusion d’un talent probablement téléchargé sur Emule, les suivants ont eu ce goût étrange des confitures rances
oubliées au fin fond de l’étagère. Houspillés par les fans des premiers jours, Mark Gherkin avait sombré dans les caniveaux de la Mersey ; on l’apercevait, quelquefois, remonter l’épaule et
faire des bulles, puis recouler aussitôt.
Bien décidé à creuser son trou sur le nuage du firmament, Mark
Gherkin nous revient avec un quatrième opus, détonante raclette conté/emmenthal aux senteurs de l’interdit. Sous l’égide du producteur des Chambermaid Limo (le groupe phare de la banlieue sud de
Détroit), le chanteur à la voix de stentor surprend et réussit son pari au nez et à la barbe des critiques.
L’album de l’immaturitése veut corrosif, un pavé strident dans la mare calme du landerneau musical. Le titre, sec et
précis, annonce le ton : Mark Gherkin revient à ses premières amours, ses poésies pré-pubères écrites en cours de math pour accélérer la pendule. « Je souhaitais revenir à l’essence même du rock’n’roll, au pétrole de la créativité et du laisser aller. Les gens sont là pour se divertir, pour brayer en se roulant
dans du vomi, pas pour rester les fesses sur une chaise à compter le nombre de rimes dans les chansons de Calogero », précise Mark dans le livret joint au disque, où l’on retrouve
également son répertoire téléphonique, la liste des 50 personnes qu’il souhaite faire disparaître et le menu enfant de l’Hippopotamus de Libourne.
Difficile de ne pas succomber à l’attrait de J’ai chié dans ton lit, le single vedette. Les paroles complices (« J’ai chié dans ton lit/C’est pas joli
joli/Mais ça aurait pu être pire/ Car j’ai pas pu m’retenir ») sont autant d’appels au secours et de révélations intimistes sur l’univers du musicien. Un retour aux sources salvateur
qui se ressent encore davantage à l’écoute des morceaux 2 et 3, Le prof est un connard et Ma bite fait six
mètres de long, provocatrice oraison funèbre en l’honneur de ses années lycées.
L’album de l’immaturitéest une réponse à l’exigence malséante des multinationales du disque. « Elles en demandent toujours plus aux chanteurs, affirme Mark Gherkin. Alors, pour marquer ma différence, j’ai décidé
d’en faire le moins possible ». Le challenge est dignement relevé au morceau numéro 4, intitulé Reniflage de nez. Simple enregistrement de
narines coulantes et de atchoum en continu, ces six minutes trente inattendues raflent notre émotion. L’influence de l’adolescence émerge par flots ; la bière des mélodies faciles coule dans
les gorges, pleines d’hamburgers. 72 jours à la suite devant Warcraft 3, criant de vérité, précède un déluge de guitares recouvertes de morves et de
chœurs ivres à l’héroïne : La tâche du derrière de mon slip. Une chanson à l’image de l’album : imparfaite, sentant la pisse, mais
finalement bien plus léchée que les icônes du genre. Et quand on dit « léchée », on n’invente rien : tout est dans les paroles.
L’album de l’immaturité
Par Mark Gherkin
1) J’ai chié dans ton lit
2) Le prof est un connard
3) Ma bite fait six mètres de long
4) Reniflage de nez
5) Lol, c’est clair ^^
6) Demande lui de sortir avec moi car j’ose pas le faire tout seul
Bonjour, ici Henri-Fabien Shwepps, aussi déprimé qu’une bibliothèque creusoise, pour
vous narrer l’incroyable destin du Petit Bonhomme en mousse.
Le tube de Patrick Sébastien, sorti dans une relative
discrétion dans une date indéterminée introuvable sur Google, est plus qu’une simple chanson. Même ses critiques le reconnaissent : « ce n’est
pas une chanson. » C’est un remède contre la souffrance grimpé sur l’échelle internationale, une nouvelle manière de soulager les âmes désoeuvrées.
Avant de se lancer dans l’analyse proprement dite, un petit flashback en Dailymotion :
A une époque où le mal-être a contaminé les foyers de populations européens et américains, pour ne citer que les endroits les plus civilisés,
Le Petit Bonhomme en mousse a su apporter des solutions concrètes et efficientes à la morosité.
Un message intelligible mais profond, le plus bel anxiolytique contre la culture de masse, celle qui assomme.
N’en déplaise à la langue aristocrate de Carole Bouquet, pendue au sommet des balcons des pièces de théâtres raciniennes comme le sont les
saucissons dans l’arrière-cuisine, l’homme en a cure de la fanfaronnade intellectuelle.
La Callas, Juliette, Biolay, Frédéric Taddeï : tous ces lourdingues du cerveau qui, trop soigneux de jouer de la harpe, en oublient les
indispensables cacahuètes de la proximité.
Patrick Sébastien n’oublie jamais les cacahuètes.
La carrière du Petit Bonhomme en mousse a démarré au sud des Pays-Bas, à Dordrecht, fin 2002. Les
Néerlandais du coin, tiraillés entre la monotonie de leurs épouses – dont les seins se situent en dessous du niveau de leur mère – et le barouf résultant du meurtre du leader populiste Pim Fortuyn attendaient un moyen d’en finir quand débarqua, droit dans ses sabots, Patrick Sébastien.
Là, face à ses hommes procrées par des prostitués édentées, sans père ni espoir, il apporta sa lumière.
D’un seul clignement de paupière, le saltimbanque compris pourquoi Dieu l’avait envoyé ici, au milieu des tulipes, des moulins à vent et des
clichés ataviques.
Le petit bonhomme en mousse
Qui s'élance et rate le plongeoir
C'est comme la chanson douce
Que chantait ta maman le soir
La petite, petite marionnette
Qui s'étale et qui s'entête
C'est l'enfance qui revient
Le soir où tu as du chagrin
Un seul tour de chant lui aura suffi pour convaincre ses auditeurs de se jeter du haut des digues, dingues, donc. Le déclic. Des hordes de bataves plongeant dans l’eau, à la recherche de leurs
mères. Désordre de bâtards longeant les côtes, les boyaux et les os.
Auréolé par ce succès, Sébastien repartit de plus belle et inaugure une série de miracles. On ignore encore comment, mais, par sa chanson,
l’humoriste refleurit le parterre maussade du trop-sérieux français.
Le 15 septembre 2003, Lambert Wilson, lors de la première de son film Toi et moi sur un acacia,
entame « La petite, petite marionnette, qui s’élance et qui s’entête » à la foule circonspecte, rompant ainsi avec son image de rigoriste
du cinéma.
Le 29 mars 2004, peu après l’écoute imprévue de la chanson à la radio,
l’écrivain Michel Houellebecq pénètre par effraction dans la ville cosy de la Baronne Brandstetter et sodomise celle-ci avec une éponge, puis, juché sur le toit, lance des pastèques moisies sur
le crâne des passants.
Le 3 juin 2004, c’est au tour d’Etienne Mougeotte de briser son austérité légendaire ; une carte d’anniversaire musicale, sur l’air du
Petit Bonhomme en mousse, provoque un schisme inattendu au sein des locaux des TF1. Les pro-petit Bonhomme en mousse, dont les fers de lance se
prénomment Charles Villeneuve et Jean-Marc Sylvestre, s’opposent au reste de la rédaction. Les stigmates du combat ressurgissent aujourd’hui dans des livres incisifs contre la chaîne
Le 28 décembre 2004, la chorale des retraités de l’hospice du Puy-en-Velay, où traînent les savates gnomiques de Valéry Giscard-D’Estaing,
entonnent à l’unisson et sous les rires le 5ème couplet du tube en brûlant des jeunes qui volaient des pommes.
Le 7 mars 2005, enfin, c’est le père de Patrick Sébastien qui décide d’assassiner son fils à coup de tromblon ; hélas, l’arme à la main et
emporté par sa fougue, il glisse du haut des escaliers, ratant les marches et s’étalant sur le sol comme des Sénégalais à Verdun. « Le vieux bonhomme
n’était pas en mousse, lui » diront plus tard les pompiers en ramassant les morceaux, et citant le morceau.
David absent des terrains, c'est Daniel Trezeguet qui s'y colle. Le lointain cousin de l'attaquant turinois reprend de volée la chanson de feu
Daniel Bal "populaire " Avoine. Si les 23 bleus de l'équipe de France n'écouteront pas le morceau - ils préférent jouer Le Rohff -, nul doute que Raymond Domenech appréciera la
dernière réalisation artistique de l'Argentin.
Si les années 60 furent celles de la Pop, si les années 70 resteront éternellement marquées par le Disco, si les
années 80 sont, en France, un tremblement de terre musical dont les retombées n’en finissent toujours pas tomber – Cindy, si tu nous regardes - et si, enfin, les années 90 ont donné au rock un
nouvel élan, force est de constater l’irritante longueur de cette phrase introductive qui se conclura finalement par la question suivante : « et
les années 2000 alors, connard ? »
Les années 2000 souffrent. Leur bilan de santé est alarmant : malgré l’émergence de groupes éclatants tels que Kasabian ou The
Hushpuppies, les chevilles sont molles, le coude est bancal et le nouvel album de Calogero est prévu pour 2009. L’hexagone vibre
pour Yannick Noah, pour vous dire l’état du cadavre. Toujours plus soucieux de satisfaire son électorat en écrivant des articles
sans la moindre véracité, les enquêteurs du Blog de Myblack sont partis à la recherche des vedettes disparues
« La plupart sont en effet disparues, en mer, en avion, à Limoges, confirme les
journalistes. Mais certains vivent encore et ne demandent qu’un coup de pouce pour rejaillir tels les cheveux blonds de Marie-madeleine sur le devant de
la Cène. »
Après un jeu de mot aussi puissant, difficile de continuer le préambule de cet article. L’humour s’incline et laisse place aux
révélations : oui, nous les avons retrouvés.
Yannick – Ces
soirées-là
Le chanteur aux lèvres envoûtantes voulait viser haut : il se contenta finalement de la seconde tour du World Trade Center. Au pilotage
de l’un des appareils, le musulman fraîchement converti est directement responsable de la disparition de plus de 800 innocents, sous le pseudonyme d’Ali Al Mouaba’teck. Sa famille sera
prochainement exécutée au Texas, en guise de représailles. Yannick, par contre, est depuis brocanteur en Armorique.
Larusso – Tu m’oublieras
Rarement chanson aura été aussi prophétique : Larusso a bel et bien
été oubliée, depuis son tube fracassant. Si son petit copain de l’époque persiste à crier au complot politique et clame à tout va que la chanteuse a été transformée en viande hachée puis servie
en garniture lors du réveillon de l’an 2000 à l’Elysée, un film troublant tourné en 2001 conduit à une autre piste : Larusso officierait désormais comme rond-point du côté de
Brive-La-Gaillarde.
Sandy
Valentino
Sandy Valentino, comme tant d’autres, a entrepris l’analyse linéaire de Manureva. La chanson d’Alain Chamfort était censée lui révéler le secret de la
jeunesse éternelle et de l’immortalité artistique. L’échec, survenu au bout de cinq longues années d’exégèse, confirma la fin de la carrière de la chanteuse et l’apparition de ses premières
rides. Sandy Valentino est depuis retourné dans son village natal où elle dégrafe avec une habilité étonnante les soutiens-gorge des femelles labrador.
Allan Theo – Emmène moi
Ce sympathique playboy popularisé par Jacques Martin a su rebondir
malgré dix ans de traversée de désert ; on l’a ainsi entraperçu dans une vidéo de Jean-Yves Lafesse déguisé en pot de miel. Des historiens contemporains affirment également qu’Allan Theo
aurait épousé dans le plus grand secret sa propre tondeuse à gazon, avant de saccager Rome en 410. La tondeuse à gazon nie toute participation à l’incident.
Lou Bega – Mambo No. 5
Le 21 février 2003 Lou Bega se heurte la tête sur le rebord droit de sa
fenêtre. Assommé et en état d’évanouissement, il effectue plusieurs tonneaux et ne s’arrête que près du trottoir de la rue d’en face. Toujours inconscient, son corps tombe par mégarde dans la
bouche d’égout et suit le courant pour finalement être repêché par des contrebandiers chinois de Macao. Lou Bega est aujourd’hui toujours leur prisonnier et travaille à leur compte dans les mines
de sel d’Urumqi.
Hanson – Mmbop
Les
illustres frères Hanson ont profité des dividendes de leur réussite pour fonder une société polygame utopique reposant sur le commerce de bouchons d’évier en inox. La communauté, avoisinant les
750 membres, fonctionnait parfaitement jusqu’au jour où Isaac s’est autoproclamé chef tutélaire. La révolte menée par Zacharie et Taylor, rixe violente aux statistiques meurtrières (CNN a parlé
de 450 morts), a marqué la fin de l’aventure des Hanson et transformé leur micro-état en ville fantôme.
Poetic lovers
Les Poetic lovers, au sommet de la gloire, se sont soudainement pris
d’affection pour une méduse méditerranéenne nommée Frida. Abandonnant la création musicale et les partitions langoureuses pour l’invertébré, ils se sont progressivement adaptés à son existence au
point d’en oublier la leur. Les Poetic lovers naviguent actuellement à 1300 mètres de profondeur au large des côtes de Guinée ; on peut toutefois les apercevoir l’été près de Nice, où leurs
tentacules urticantes sont généralement très remarquées par les baigneurs.
Tonton David
Tonton David a tenté tant bien que mal de suivre sa route, en remixant des anciens tubes du Club Dorothée. Sans succès. Devant l’inertie de
sa carrière, il s’est alors inscrit sur différents chats sous le pseudonyme de « Theouf306 ». Il s’y est refait un public plutôt juvénile (7-12 ans) qui vient très souvent le voir à la
maison d’arrêt de Strasbourg. Sa peine prend fin en 2021.
Menelik
Après son désastreux duo avec Jenifer de la Star’Ac, Menelik a été contraint de fuir le pays sous la pression des indépendantistes tibétains
d’Armentières. Le rappeur a rejoint la Madrasa de Tabriz en 2003, dont il assure les cours de brossage de dentifrice en alternance avec Gérard Shivardi. Les deux hommes ont d’ailleurs tissé une
belle amitié, puisque on les a récemment entraperçus bras dessus bras dessous aux Chérie FM Music Awards 2006, où ils avaient été engagés pour curer les dents des invités.
Ce qui différencie l’homme de l’animal, ce n’est pas tant la conscience, mais plutôt l’inconscience.
Grégory Basso, alias Greg le millionnaire, est un animal totalement inconscient.
Non content de tirer avantage de son physique pour vivre au-delà du réel du commun des mortels, il en profite pour épingler l’opportunisme au
mur de sa compromission. Je n’ai compris que la moitié de la phrase précédente, mais c’est toujours une moitié que Grégory Basso n’aura pas.
L’autre moitié que possède Grégory Basso : Baila Lo.
J’ai toujours du mal à savoir si les personnes qui trempent leur biscuit dans ce genre de vagin putrescent sont véritablement cons ou bien
irrésistiblement cyniques. S’ils approuvent la supercherie en se léchant les bourses à la banque ou s’ils estiment mériter une place sur les bancs de la FNAC, entre Lorie et la poiscaille.
Mais quelqu’un qui a prouvé qu’on pouvait se passer d’Evelyne Leclerc pour trouver sa femme à la télévision ne peut décemment être bête,
non.
Comme disait moi-même en me promenant sur les trottoirs nocturnes de Paris : « on peut tout faire par amour. Même l’acheter. »
Grégory Basso n’est vraiment pas le genre à aller aux putes ; mieux : il leur donne un emploi viable, en les invitant à danser dans ses slips clips. Qui pourra dire après ça qu’il se prostitue ?
Comme il m’est impossible d’émettre un jugement objectif sur la chanson ensoleillée de ce gregario de la musique, et comme les membres de son fan-club me semblent un tantinet aveuglés par le sperme des boîtes à partouzes
qu’elles fréquentent comme université, je préfère me tourner vers des individus neutres et propres.
Baila Lo de Grégory Basso sera-t-il le tube de l’Eté ? Les experts du Blog
de Myblack répondent :
Albert Einstein: « Je relativiserais les critiques en louant l’ingéniosité quasi-métaphysique du morceau et le caractère hautement
ondulatoire des corps en interaction. De sacrés atomes coiffés de bonnet C. J’ai cherché les photons, en vain, puis les vrais thons, toujours en vain. Alors je me suis rabattu sur les bombes
atomiques, en bon scientifique. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu : mon caleçon a littéralement explosé.»
Gérard Crobard: « Pour un peu nous avons échappé aux nègres ondoyant autour de la piscine en se touchant les bijoux de famille. Nous tenons là une colonie
de valeurs viciées par l’argent et le bikini. On médit beaucoup du IIIème Reich et des exactions commises par le gouvernement birman, mais j’entends peu les intellectuels critiquer la nocivité
destructrice du bikini, cet objet exaltant le culte du cul et les desseins du sein. Tant que personne ne m’aura prouvé qu’Hitler portait de bikini, je refuse de considérer cet homme comme
dangereux. »
Pifou : « Glop ! glop ! »
Julien Lepers: « Je suis top un ancien candidat de la télé-réalité qui s’est révélé en compagnie de jeunes filles plus ou moins farouches qui ensuite pour
éviter l’anonymat a passé ses soirées dans des endroits sordides en compagnie de jeunes filles plus ou moins farouches et qui désormais pour conserver un semblant de notoriété a tourné un clip
sordide en compagnie de jeunes filles plus ou moins farouches je suis je suis je suis ? »
Myblack: « La bouse de Grégory Basso ne sera pas le tube de l’été, contrairement à Not the One de Callisto, une chanson d’une jeune interprète bulgaro-réunionnaise à télécharger légalement ici. (la chanson, pas
l’interprète) *
* Pour télécharger – illégalement – l’interprète, veuillez me contacter en privé.
Ce ne sont pas moins de 550 jeunes de 14 à 17 ans qui ont été décapités, hier, à New-York, à l’occasion de la première de The Room of Corpses. Dans une ambiance festive et décontractée, embellie par la présence de plusieurs stars du cinéma tels que Meg Ryan ou Cindy Saunder, le
spectacle s’en est donné à cœur joie : de mémoire d’esthètes du film d’horreur, assurément la plus belle cérémonie de la décennie.
Choisis parmi plus de 18 000 candidats au terme d’un casting éprouvant, les 550 adolescents sacrifiés lors de cette
projection ont remercié les producteurs pour ce moment de gloire unique. « J’attendais The Room of Corpses depuis quatre ans. Quand j’ai su qu’ils
cherchaient des fans prêts à mourir pour marquer sa sortie, je n’ai pas hésité une seule seconde », a déclaré Thomas Johnberg, 16 ans, de l’Illinois. « Vous vous rendez compte ! Le plus grand film d’horreur du siècle et j’y participe, moi, un modeste lycéen de Toronto ! », s’est enthousiasmé
Brad, peu avant sa décapitation. « Quand mes parents vont savoir ça ! J’espère qu’ils appelleront les voisins, à l’enterrement : ça va les
moucher, ces ringards ! », a-t-il conclu, quelques secondes avant l’arrivée de la lame. Le bonheur de ses jeunes, élevés depuis l’enfance dans l’univers si particulier de la
violence, a véritablement redonné du baume au cœur à l’Amérique toute entière.
Le scénario de The Room of Corpses, bien que simpliste – l’histoire d’un homme décapitant des adolescents enfermés dans
une chambre à coucher -, a tiré parti d’un buzz monstre pour attirer des fans toujours plus exigeants. Les forums spécialisés d’Internet et plusieurs vidéos promotionnelles diffusées sur
Youtube.com ont considérablement aidé à sa notoriété, que le concours imaginé par les producteurs du film n’a fait qu’amplifier.
Après le succès de la première de Nuit maudite à San
Francisco, en avril, où 300 adulateurs s’étaient jetés dans une bassine d’acide sulfurique pour aider à la publicité du film, le pogrom juvénile de The Room of Corpses fait déjà de l’œuvre un futur leader du box-office. Le réalisateur Nelson Rawnghan confirme : « Nous sommes dans un monde où il faut choquer pour se faire entendre. Il y a tellement de daubes dans le milieu du cinéma que ce genre de démonstration est désormais
indispensable pour se démarquer des autres.Et j’annonce même que ce massacre sera dans les bonus du
DVD du film, à paraître d’ici 6 mois. Disponible aux sourds et aux malentendants, il durera 38, oui, j’ai bien dis 38 minutes! » Mais
Nelson Rawnghan ne compte pas en rester là. Des murmures prétendent qu’il serait déjà à la recherche de 40 mères enceintes pour les égorger en direct sur MTV Pulse, pour la sortie de Kill the Mum 3, prévue en février.
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