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2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

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La Kro-Nike de Gérard Crobard

Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 00:10

Salut bande de cons, c’est Gérard Crobard. Vous allez bien ? Pas la peine de répondre, je m’en fous, ce n’était qu’une formule de politesse. Ecoutez donc plutôt l’anecdote suivante au lieu d’essayer d’être sociable : elle est de très bon conseil.

 

 

Un Hébreu invité à mon anniversaire

Sans relâche reluquait une fort jolie paire

La soirée avait du charme, on lança du Bézu

Sur la raie de la dame, des promesses bien dodues

 

Une chenille se forma, et tout le monde fit la queue

Quand David se leva, c’est Raymonde qui s’émeut

« Puisse ce jeune homme s’accrocher à moi », pensa la grosse

Dont les cuisses rivalisaient sans peine avec le dernier roi d’Ecosse

 

Le juif, qu’on savait obsédé, profita de la chance

Raymonde, au mari décédé, tortilla de la panse

Son fils lui dit « méfiance » ; c’était mal la connaître

Bien en chair et en transe, elle voulait se faire mettre

 

Une personne intercalée n’aurait pas été de trop

Pour briser les mains au panier des deux tourtereaux

Au lieu de ça, on laissa s’agiter les hormones

De l’Hébreu en extase devant la beauté des formes

 

Balayées de la sorte, la queue, vite, se rompit

Les invités prirent la porte dès 20 heures, de dépit

Même la presse raconta que l’anniv fut un bide

Gâché par la rencontre de l’anus et la bite

 

 

Moralité : Il ne faut pas mettre la charnue avant l’Hébreu

 

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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 13:28
Devant un verre de whisky rempli à 50%, il y a trois sortes d'individus :
Ceux qui voient le verre à moitié plein.
Ceux qui voient le verre à moitié vide.
Ceux qui boivent les 50% restants et en commandent un autre.

Je figure indubitablement dans la 3ème et dernière catégorie.

Les gens qui me connaissent mal m'accolent une réputation d'alcoolique en disant «Ce mec-là, il boit depuis ses 15 ans, et il a jamais arrêté depuis.»
C'est faux : j'ai fait une pause du 25 mars 1999 au 3 avril 1999.

Les gens qui me connaissent bien m'accolent une réputation d'alcoolique en disant «Ce mec-là, il boit depuis ses 15 ans, et il a jamais arrêté depuis, sauf du 25 mars 1999 au 3 avril 1999.»
C'est vrai. Et c'est d'ailleurs à eux de payer leur tournée, j'ai plus un rond.

Cela serait réducteur de penser que je passe, avec tout mes amis, toutes mes journées au bar. Nous y passons également une bonne partie de la nuit. Les samedis, par contre, je suis plus sobre. Généralement, j'entame mon week-end par une dose de ricard au réveil. Ensuite, à 10H, en arrivant au comptoir, je lance un joyeux «Alors Bernard, calva ?». Et il me répond «Bien sûr ! Et avec un glaçon, comme d'hab ?» A midi je poursuis par une infusion de cognac, suivi à 14 heures d'une petite lichette de bourbon et, pour le goûter, d'une injection de Bordeaux. Pour finalement terminer par une perfusion tout court, à l'hôpital, où les infirmières ont définitivement plus de charme que Bernard, même bourré et en robe (les deux allant de pair).

Mais je suis un enfant de choeur en comparaison de Raoul. Raoul, il a grandi dans un placenta à 40 degrés. Il n'a jamais su si sa mère vivait réellement ou si elle faisait semblant. Quant à son père, il avait adopté la philosophie de Diogène. Enfin davantage le côté tonneau que le côté cynisme, pour être franc. J'ai voulu présenter Raoul à Myblack, pour lui montrer qu'on pouvait réussir tout en buvant (Raoul exerçant le métier d'oenologue.). La chose n'était pas gagnée d'avance : Myblack, sa philosophie concernant la boisson, pour reprendre ses termes, c'est «Je déteste l'alcool. Surtout chez les autres.» Il s'était sapé pour le rendez-vous plein de préjugés et d'eau de cologne, pour masquer ses préjugés. J'avais acheté pour l'occasion des litres de bières et des jeux de société, pour faire plus amples connaissances. Je trouvais que Raoul et Myblack, malgré leurs différences, avaient des choses en commun : leur taille (1m82 contre 1m83), le même nombre de dents et une écharpe violette. J'aurais bien aimé vous raconter la suite de la soirée mais, comme j'avais pris soin de tester personnellement la qualité des alcools proposés, je suis arrivé totalement défoncé et j'ai perdu tous souvenirs de la fête. Toutes mes excuses. Faites-moi penser de demander à Myblack s'il m'avait accompagné, finalement.
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 20:00

Hier, soirée télé avec Jean-Michel Lapoisse. Au menu : chips, poulet, soda. En dessert : les femmes. Et Jean-Michel avait visiblement faim. « Tu vois, Gérard, s’exclamait-il, les femmes sont comme des glaces. Il y en a parfum vanille, et d’autres parfum chocolat. Les vanilles sont douces, sensibles, secrètes, mélancoliques et distantes. Les chocolats sont rebelles, bavardes, coquines, fondantes et inquiétantes. Pour trouver la glace idéale, il faut donc mélanger la vanille et le chocolat sans dénaturer le goût. »


Je l’ai regardé longuement, peu convaincu. Pour moi, les femmes sont simplement casse-couilles, qu’elles soient vanille, chocolat, fraise, pamplemousse ou rhum-raisin. Avec elles, je Mister Freeze l’incompréhension. Tout au long de ma vie, je n’ai rencontré que des glaces amères, des reines de la tâche, des glaces dégoulinantes de bêtise et d’idiotie. Pour moi les femmes sont des espaces de froideurs insensibles à la chaleur humaine. des glaces qu’on lèche sans passion pour passer le temps en attendant mieux. Et celle qui me fera changer d’avis n’est pas en cornet.

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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 00:00

Les postes de télévision français ont vibré devant la médaille d’or de lutte gréco-romaine remportée par un agent de la RATP. Pas moi. Perso, j’aurais préféré qu’il arrête de faire grève, au lieu de nous bassiner avec son sport aussi en toc qu’antique. Surtout que sortir d’un wagon de métro aux heures de pointe, c’est pire que la lutte Gréco-romaine, je trouve.

 

Si le sport fut le grand gagnant des JO, avec les exploits de Usain "100 000" Bolt et Phelps, j’ai ressenti comme un malaise, parfois, en voyant, lisant, vomissant les à côté de la compétition. Ces jeunes Chinois nourris au grain, choisis par leur Fédération à l’âge de 8,9 ans à l’aide de tests scientifiques puis envoyés dans de sports dont ils ignoraient l’existence la veille, n’ont pas conscience de leur malheur. Les journalistes chinois doivent respecter à la lettre les consignes de leur gouvernement, qui leur impose une liste de 21 sujets à éviter, allant des problèmes de sécurité alimentaire dans le pays au débat sur la liberté d’accès du web.

L’Equipe du 14 août nous apprenait qu’un journaliste anglais répondant au nom de John Ray et son cameraman avaient été brutalisés par la police puis traînés de force jusqu’à un restaurant. Lors de la cérémonie, la jolie chinoise (Lin Miaoke) qui chantait le faisait en play-back, celle qui devait initialement se montrer au monde (Yang Peiyi) ayant été jugé « trop moche » par les autorités du coin. Et, comme si cela ne suffisait pas, la censure a même imprégné ce Blog, puisque j’ai personnellement reçu des menaces nocives de la part du pays du milieu, m’incitant à cesser sur-le-champ ma libre-pensée humoristique.

 

Puisque dorénavant les JO sont clos, je peux recaser tous ces jeux de mots passés sous silence :

 

 

1)

On ne dit pas : Assis sur le sabre, l’épée dans l’eau, l’ice-cream m’a fait fleuret l’indigestion

Mais : Ils feraient mieux de se baigner au lieu de jouer aux mousquetaires comme des gamins 

2)

On ne dit pas : Ping-Pong

Mais : Il y a deux chinois finalistes en tennis de table, dont l'un s'appelle Pong.

 

3)

On ne dit pas : J’ai chopé une vilaine angine.

Mais : J’ai fait l’amour avec une gymnaste particulièrement moche qui m’a filé des maladies.

 

4)

On ne dit pas : Sabre comme un chameau

Mais : L’escrimeur Algérien a remporté une médaille

 

5) Depuis sa victoire sur le 100 mètres, Alain Bernard crawl sous les propositions de contrats publicitaires

 

6)

On ne dit pas : L’approximativement n’a rapporté aucune médaille, environ, à Pékin.

Mais : L’aviron n’a rapporté aucune médaille, à-peu-près, du moins dans ces eaux-là.

 

7)

On ne dit pas : Les Chinois ont la niaque.

Mais : Les Niakoués ont la Chine.

 

8)

On ne dit pas : Les judokas français sont nuls en ippons.

Mais : Ils feraient mieux de jouer à la pétanque au lieu d'essayer d'apprendre maladroitement le japonais. 

9)

On ne dit pas : En Ukraine, un sot à la Porsche a écrasé six enfants en roulant sur un trottoir

Mais : Sans vouloir dénoncer, je pense que c’est Serguei Bubka qui a fait le coup.

 

10)

On ne dit pas : Les Chinois ne sont pas doués sur les courts de tennis

Mais : Les Asiatiques ont un petit sexe

 

11)

On ne dit pas : Le 4x100 mètres des USA a laissé tomber le témoin

Mais : De toute façon, ça fait longtemps que la justice américaine ne s’embarrasse pas de ce genre de détail pour condamner des innocents

 

12)

On ne dit pas : J’adore le jambon Fleury Michon

Mais : Les seins des fleurettistes féminines me sont très sympathiques.

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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 00:02

En revenant de mes vacances dans la capitale de l’Italie avec la famille d’un ami, j’ai ressenti le besoin de coucher sur papier nos tribulations de plagistes.

Mais vous me connaissez : quand les uns marchent le long de la ligne, Gérard Crobard, lui, préfère la sniffer.

C’est ainsi que j’ai finalement composé un poème en guise de résumé :

 

 

Du beau monde dans l’arrière-train

 

A Saint-Lazare au mois d’août avec mon ami Francis

Je mangeais la croute près du ventre de son fils

« Ta maman est craquante », je lui dis, plein d’entrain

Observant les bacchantes des contrôleurs du train

 

Les gaillards la mataient, regardaient ses lolos

100 euros qu’ils en voulaient à son ticket de métro.

Cons postés près des rails, agités de la pine

Composté un jeudi, mon billet était clean

 

Le départ pour Rome approchait sous peu

En montant dans le wagon, même le chauffeur nous collait

Tous les hommes à képi jouaient à la queue-leu-leu

1000 euros que l’un deux désirait l’enculer

 

Le compartiment à huit places fut très vite bondé

La jolie maman fut gênée quand ils se mirent à bander

En moins de cinq secondes tout le wagon braillait

« Ta maman est toute nue », je lui dis, déshabillé

Les contrôleurs étaient dessus, et moi sans pardessus

Place avant, place arrière, ils n’étaient pas déçus.

Si Francis et son fils n’étaient pas emballés

Ils nous ont quand même offert –20% sur l’aller

Et le retour tout compris quand nous sommes arrivés

 

 

Moralité : Tous les cheminots aiment ta reum
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Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 00:00

Ah, quel délice d’admirer ces jeunes gymnastes de 15 ans entraînées depuis qu’elles ont l’âge de marcher à se fracturer – éventuellement – la colonne vertébrale sur des poutres.

Pour deux chinoises qui ne chutent pas, combien tombent, silencieuses ?

 

Un sport à placer au même niveau que la natation synchronisée, où deux incultes adolescentes à touffes rasées miment de l’opéra en maillot. Le public est conquis, chose d’autant plus admirable qu’aucunes ne possèdent encore de nichons.

 

Mais rien ne peut égaler la classe ultime de ses athlètes chevalins surmontés de cinquantenaires peignés comme des balais-brosses, multipliant les sauts d’obstacles et les pas cadencés sur de la musique de chambre pour le simple régal d’obtenir, si un podium est au bout, un morceau de sucre volé au self du village olympique. Bravo à toi, Whitni Star : du haut de tes neufs ans et de tes sabots, tu as dignement représenté la France. Te voilà écartée de l’équarisseur pendant au moins quatre ans.

 

Autant d’épreuves reines qui ont pris la place du golf, de la pétanque ou du rugby, sports ô combien méprisants interdits de cité à Pékin : le Comité National Olympique dispose en effet d'un quota de discipline à ne pas dépcaasser, et ne peut donc pas contenter tout le monde.
On l'a échappé belle : on aurait eu l'air fin avec des nanas de 38 kilos engluées dans une mêlée fermée, des nageuse suant l’eau ne sachant pointer ou tirer et des chevaux incapables de réaliser un birdie.

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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /Juil /2008 10:02

« Ceux qui m’aiment prendront le train », disait Cédric Klapisch. Putain, si seulement tous ceux qui me détestent pouvaient ne pas prendre le mien, je transpirerais beaucoup moins dans les wagons. Même les juifs qui roulaient vers les fours crématoires d’Auschwitz avaient moins chaud.

Est-ce la peur d’être visité par les hommes à képis, moi qui ne révise jamais suffisamment pour réussir le contrôle des billets ? Ou bien les épaules dénudées des passagères qui attisent ma sueur ? Et ma sueur ? Elle bat le beurre, et je crains qu’il ne tourne.

Les occupantes du train sont loin d’être aussi réservées que les places qu’elles occupent : à chaque fois que je dévisage discrètement leurs visages pendant dix à quinze minutes, elles ne peuvent s’empêcher d’accoupler leurs yeux avec les miens. Mais le plus embarrassant dans tout ça, ce sont les compartiments à 8 voyageurs où le moindre pet prend des résonnances de fanfare. Huit corps humains sillonnés de gouttelettes et transpirant le malaise lorsqu’un des passagers déclare « ça dérange quelqu’un si j’enlève également mes chaussettes ? » Tout ceci est fort gênant, convenons-en.

 

D’ailleurs, j’en profite pour passer un message : la personne qui aurait retrouvé mon slip dans le train Corail 3303 du 13 juillet dernier est priée de me le rapporter au plus vite ; j’y avais laissé ma carte 26-59 ans et le contrôleur arrive.

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