Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

Commentaires

Fosse commune

Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 02:45

Hé ho ?

Y a quelqu'un ?

Depuis que Bashung est arrivé, c'est devenu l'enfer ici. Ils m'ont demandé de lui laisser ma place de parking tombale. Je suis désormais garé entre Sheila et Alain Poher, avec vue sur la croissance pile en face. Quelqu'un m'entend ?

Par Myblack - Publié dans : Fosse commune
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /2008 00:01

Nous venons d’apprendre à l’instant la mort du Blog de Myblack, après plus de deux ans de bons et loyaux sévices. Il s’agit du quatrième abandon de Myblack après son BTS de comptabilité, ses études de bibliothécaire-documentaliste et sa virginité - dans cet ordre.

 

Son suicide, départ d’une nouvelle vie littéraire, met un terme à plusieurs semaines de lassitude. De septembre 2006 à décembre 2008, il aura obtenu 17 000 commentaires, 856 000 visites, 2,3 millions de pages vues

 
Il sera enterré mercredi prochain à 14 heures à bord du TER Paris-Clermont avec une amende de quarante euros : iconoclaste jusqu‘à la mort, son cadavre n’aura en effet pas acheté de billet de train.




Merci à Lounna, Hell Man, Nico, Lulla Paf, Edith Piaf, Gérard Crobard, Fred, Scotch beatman, Jean-Claude Darcheville, Jean-Michel Lapoisse, Henri-Fabien Shewpps, Nandou Guanaco, Nawak, Max, Le Teckel Enragé, Johnny Heroe et Grégory Lemarchal.

Par Myblack - Publié dans : Fosse commune
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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /2008 00:33




Nous venons d’apprendre à l’instant la mort de Casimir, l’ancien despote communiste décoloré au lavage des années 70. Il s’agit du premier décès marquant d’une peluche à la voix de cartoon depuis celui de Raymond Barre, en août 2007.

 

C’est sous les traits d’un dinosaure orange que Casimir endoctrina des millions d’enfants français de 1974 à 1982. Sous le masque de la sympathie et d’une gentillesse exacerbée se cachaient en réalité les travers des plus grands tyrans du XXème siècle.



 

 

1)    
Les yeux fous et exorbités d’Amin Dada, le massacreur ougandais. Un regard terrifiant directement sorti des limbes, où hurlent et raisonnent encore les cadavres d’enfants. Autoproclamé président à vie de l’ORTF, Casimir partageait en outre avec Amin Dada un certain embonpoint – l’abus de petits blancs, probablement, les Africains étant tous plus ou moins cannibales.

 


2)    
La main innocente d’Adolf Hitler, l’annihilateur du chômage des années 30. Gérard Crobard me signale que la Shoah, à l’instar de Casimir, n’a en réalité jamais existé et représentait en quelque sorte une sorte de dessin animé pour les très jeunes enfants allemands de l’époque. Nous lui laissons là l’entière responsabilité de ces propos.



 

3) Le sticker rouge renvoie, mais faut-il vraiment le préciser, à Staline. Bien que situé à l’ouest, il tend à dominer le reste du personnage



 

4) La tâche de Mao sur le personnage, non seulement prouve l’internationalité de Casimir (héros en Europe, Afrique et en Asie), mais me procure une immense joie malgré l’échec de n’avoir pu placer le mot « moutarde » dans cette phrase.


 

5) Le caractère asexué de Vincent Mac Doom, le boucher des podiums et maître planétaire de la connerie humaine. Cette absence d’organe génital, généralement peu répandue chez les dictateurs, a longtemps protégé Casimir des soupçons de pédophilie à l’encontre de son public infantile.


 

 

Casimir sera enterré mercredi prochain à 15 heures en compagnie de la dépouille de Danielle Gilbert, autre monstre n’ayant pas survécu aux années 80.

Par Jean-Charles Moutavia - Publié dans : Fosse commune
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /2008 00:21

 










Nous venons d’apprendre à l’instant la mort d’Albert de Monaco, le dictateur du pauvre des riches de la principauté. Il s’agit du premier décès marquant d’un clown depuis celui d’Achille Zavata, en 1993.

  

es journalistes sportifs monégasques de la Pravda locale ont immédiatement publié la nécrologie du « plus grand sportif français de tous les temps». La réaction du classement de l’épreuve de bobsleigh des JO de 1988  se fait toujours attendre. 

Le 19 novembre 2005, à la mort de son père, Albert II accède au trône. Puis il tire la chasse. A l’époque, le prince se contentait de Rainier. Aujourd’hui, il a verbalisé son nom au point de le rendre répressif : en août 2007, un blogueur monégasque, pour l’avoir affublé d’un nez rouge, a été poursuivi pour « offense au chef de l'Etat ». 

Monaco a toujours eu une excellente tradition d’accueil, notamment des stars. D’ailleurs l’autre soir, dans le hall de l’hôtel Alexandra, j’ai vu Monte-Carlos Santana et descendre Shakira.
Cette tradition d’accueil de l’étranger a connu son acmé durant la seconde guerre mondiale, grâce au germanophile Louis II. Aujourd’hui, toujours par coutume, les étrangers ne payent pas d’impôts. Ainsi, ils ne risquent pas de taxer Monaco de raciste.

La différence entre Kadhafi et Albert, c’est qu’en Libye les pistes de bobsleigh sont utilisées pur faire circuler le pétrole. 

Albert possède plusieurs enfants illégitimes, dont un avec une togolaise. Une Togolaise : une noir, quoi. Tout sauf Bénin, à Monaco.

Outre les odyssées sentimentales des princesses, le sport participe à la célébrité de la ville. Dans le stade de l’AS Monaco, ce sont les joueurs qui appellent les spectateurs par leur prénom, et non l’inverse. Il y a aussi de la Formule 1 à Monaco, même si la très grande majorité des hôtels sont plutôt 4 étoiles. 

Albert de Monaco sera enterré mercredi prochain à 15 heures à Monaco. Si sa garde rapprochée découvre l'existence de cet article, le Blog de Myblack devrait le suivre dans la tombe quelques heures plus tard.

 

Par Lucien-Charles Moutavia - Publié dans : Fosse commune
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 13:25

Le chanteur Carlos vient de mourir à 64 ans des suites d’un cancer, et non dans une suite après un concert, vient de nous apprendre ce matin l’AFP. 
Désassorti de l’humain moyen tel qu’on le représente dans les pages de la Redoute – celles qui ne sont pas collées, en tout cas -, Carlos a incontestablement marqué son époque. Et influencé l’homme dans sa découverte de lui-même, de ses désirs et de ses expectatives.
 
« Tirelipimpon sur le Chihuahua » chantait-il à la foule admiratrice, en 1991, à Montréal, lors d’un colloque sur L’Approche linguistique du jugement analytique. Depuis cette date, le discours n’a pas changé : Carlos et l’essence universelle de l’homme ne font qu’un. Son autopsie nous permet d’en savoir davantage sur la complexité du personnage et de ses arcanes.
 
Textes, blagues, boyaux, chemises : les caractéristiques communes semblent se regrouper autour du mythe, semblent faire ressortir une définition. Or, dans Carlos, la possibilité d’une essence immuable et perceptible se dessine avec difficulté. Le réduire à ses propriétés biologiques reviendrait à apparenter l’homme aux animaux que l'on définit eux aussi par ces mêmes propriétés. Comme l’humain et le 9 par rapport au 3, l’entité Carlos est multiple.
 
b--b---carlos.jpg  Elle est enfantine, espiègle, pouponne.
Elle renvoie à l’enfance, aux coussins péteurs dans le landau, à ces madeleines qu’on buvait chez Tante Léonie, le soir, et qui nous rendaient les vicissitudes de la vie indifférentes, les désastre inoffensifs, la brièveté de l’existence illusoire, de la même façon qu'opèrent l'amour et les baisers de Rosalie Rosalie-oh, Rosalie Rosalie-ah.
Inconsciemment, l’homme est immature. Dans le couple, il endosse l’habit de protecteur ; pourtant, au fond de lui, tout ce qu’il recherche, c’est une layette. Chez la femme, c’est la fonction de mère qui l’intéresse. Téter les seins maternels, retourner à l’ovule originel par tous les moyens, jouer du hochet comme un signe de ralliement : telles sont les quelques quêtes (à prononcer vite pour rire un bon coup) de l’homme.
De là à considérer que, si la vérité sort de la bouche des enfants, c’est qu’en tout homme réside un pédophile, c’est un pas que nous ne… ah ben si, que nous franchirons.
 
geisha-carlos.jpg  L’entité Carlos est femme, aussi.
Carlos est geisha, gai, gay : un côté bas résille, à l’heure où même les homosexuels peuvent accoucher. L’homme n’est pas seulement un tas de chairs noircies par les rires gras. Il est émotif quand l’anecdote de Philippe Bouvard concerne un CSP-. Il pleure quand la blague de la bite qui poursuit un cul a été vraiment bien racontée par Sim. Il se maquille avant de passer sur scène, déguisé en infirmières pour un sketch avec Guy Montagné. Il s’applique, consciencieux et professionnel. Car comme la femme, l’entité Carlos a peur du bide.
 
 
carlos-flic-copie-1.jpg  Elle est flic.
Sévère, mais juste. Sévère de contacts, lors de l’apéro, juste avant de verbaliser le jeune qui préfère rire de Gad Elmaleh ou de Florence Foresti. L’autre face de Carlos, c’est le tas policier. La pile, c’est à ranger dans les cartons, par ordre chronologique. Il a été prouvé comme indubitable la destructuration subsémiotique de cette certitude. En cela, Carlos est Sartre. Et en cela, Sartre est donc flic. Et, par conséquence, les flics habitent tous au Mans.
 
carlos-m--chant.jpg  Elle est violente.
Primaire. Secondaire, si on pousse l’étude de l’artiste un peu plus loin que le CM2. Carlos a été gravé à l’image de l’homme : brut et brute. Façonné à la Pierre Douglas, le roi des chansonniers français, mais marqué à jamais par les spasmes de la vie. Pour illustrer cette violence, quoi de mieux qu’une blague de Carlos ? « C’est un homme qui entre dans une pharmacie et demande au pharmacien de lui donner du Viagra. Le pharmacien le regarde et lui fait : vous avez une prescription du médecin ? » Et l’autre répond : « Non, mais j’ai une photo de ma femme ! »
 
 
5 choses que l’on ne savait pas sur Carlos
 
- Le vrai prénom de Carlos est Yvan-Chrysostome. Ceci expliquant finalement beaucoup de choses.
 
- Carlos a étudié la kinésithérapie à l’École française d’Orthopédie et de Masso-kinésithérapie
 
- Carlos était drôle. C’est juste qu’il était trop pudique pour que cela se voit vraiment.
 
- Carlos votait à droite.
 
- Carlos était schizophrène, comme le prouve ce dialogue MSN entre Carlos et son second-lui :

carlos-msn-1.JPG

carlos-MSN-2.JPG
Par Myblack - Publié dans : Fosse commune
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Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /2007 00:08
Nous venons d’apprendre à l’instant la mort de Clara Morgane, l’ancienne Philippe Gildas en string du samedi minuit de Canal+. Il s’agit de la première pute à faire la une des journaux depuis les prostituées de Dominique Baudis. 
 
Les rubriques nécrologiques ont immédiatement salué la présence en leur sein « de la plus belle paire du cimetière, à égalité avec Lolo Ferrari. » La réaction de l’ex-époux alcoolique de Jane Birkin se fait toujours attendre.
 
Né sous X, la petite Clara Morgane, âgée alors de quelques secondes, apparaît aux yeux de sa maman entièrement à poil en criant bruyamment. Ses parents ignorent alors qu’elle en fera sa vie. A 12 ans elle découvre les appareils photos en posant pour une agence de mannequins. Elle s’entiche rapidement du petit oiseau qui en sort.
 
Après de brillantes études de médecine, elle décide de mettre en application ses connaissances sur le fonctionnement du corps humain : avec d’autres camarades de promo porno, elle remplit son CV (cunnilingus vital) en accumulant les expériences. Ses maîtres de stage sont alors déguisés en plombier ou en livreur de pizza.
Après ces divers attouchements sans conséquences sur le marché du travail, elle pénètre de plein pied dans la vie active en rejoignant la clinique de Fred Coppula, en 2002. Héroïque, elle opère les patients à main nue, dans un premier temps, puis les réanime après des extraordinaires séances de massage cardiaque dans des endroits ciblés. L’acupuncture au service de la chirurgie, en somme.
 
Devenue l’égérie du bistouri à la française, elle rejoint le prestigieux hôpital du docteur libanais John B. Root qui l’entraîne vers la départementale de la gloire internationale.
Sa retraite prise en 2002, elle monnaye ensuite ses talents en lançant une ligne de lingerie, une autobiographie, des parfums, des chocolats et une voiture qui aura un succès fou : la Clara Morgane Renault.
 
Vivant du mercantilisme de son nom, elle accède définitivement à la postérieurité en sortant en 2007 les singles J’aime et Sexy Girl, des chansons dont la musique repose sur son cul introduit en pochette.
 
Elle sera enterrée mercredi prochain à 14 heures à Paris sous la bienveillance du père Alain de La Morandais, l’un de ses plus grands admirateurs, qui lui gravera sur sa tombe l’épitaphe suivante : « The gode blesse you, surtout si on appuie trop. »
Par Jean-Charles Moutavia - Publié dans : Fosse commune
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /2007 00:00

 

dubosc.jpg

 



Nous venons d’apprendre à l’instant la mort de Franck Dubosc, le VRP humoriste des soirées VIP pour l’écume des adolescents légumes. Il s’agit du premier décès marquant d’un vacancier temporaire du microcosme cinématographique depuis le suicide du scénario des films CampingIznogoud et Disco.
 
Pierre Desproges a immédiatement salué la mémoire « du comique préféré des cons aimant les blagues avec des bites et des couilles ». La réaction des testicules de Michael Youn se fait toujours attendre.
 
Après une enfance heureuse où sa timidité l’empêche de devenir une star, Franck Dubosc se met à faire l’andouille en faculté d’anglais. Ses plaisanteries à répétition sur les fesses suscitent déjà l’admiration des cuvettes du troisième étage et des bars à rouges à lèvres qu’il écume. Ses professeurs se montrent plus réservés.
 
Il tourne à partir de 1984 plusieurs téléfilms de série Z avec des filles couchant avec des garçons. Il joue surtout le rôle des garçons. Franck Dubosc écume les castings et s’en vante à chaque mariage dont il est l’invité, applaudis par les choux à crèmes et le public en smoking tâché. Son talent d’acteur se montre plus réservé.
 
Ce bel homme aux yeux bleus participe ensuite aux ventes de cassettes du juif Elie Semoun. Leur collaboration se déroule sans heurts, prouvant ainsi au public qu’un bel homme aux yeux bleus et un juif peuvent faire bon ménage (même si sur la question Dieudonné se montre plus réservé. Surtout en ce qui concerne les juifs).
 
Recruté par Laurent Ruquier, Franck Dubosc devient le maillon fort d’ « On a tout Essayé », éclipsant les sketchs staliniens de Gérard Miller et les attaques cérébrales de Claude Sarraute. Cultivant son image de romantique frimeur en forniquant avec toutes les émissions indigentes du PAF, il se montre plus réservé dès qu’il s’agit d’écumer les bouillons de la culture.
Ses textes engagés sur la drague et les célibataires font alors un ravage chez les beaufs qui l’acclament dans les DVD qu’il écume, même si le rapport qualité/prix se montre plus réservé.
 
Malgré une certaine tendance à se répéter, son univers de vomi boueux coincé dans les moustaches incite plusieurs réalisateurs de la même substance à lui faire confiance, tel Fabien Ontonniente.
 
Propulsé tête d’affiche dans Camping, sa composition de célibataire beauf un peu crétin écumant les bars à rouges à lèvres en fait le célibataire beauf un peu crétin écumant les bars à rouges à lèvres le plus doué de sa génération.
 
Il sera enterré mercredi prochain à 15 heures sur le plateau d’Arthur, entre deux casseroles des Enfants de la Télé qu’il se mettra au cul déguisé en pingouin. Pour assister aux funérailles, prière de réserver.
 
Par Jean-Charles Moutavia - Publié dans : Fosse commune
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