Partager l'article ! Euro 2012 : malheur au gagnant: Michel Platini, président du FC Europe Football Club, va prochainement devoir prendre deux impo ...
Michel Platini, président du FC Europe Football Club, va prochainement devoir prendre deux importantes décisions :
- Perdre du poids avant l'été, car la brioche, en maillot de bain, discrédite totalement l'instance UEFA.
- Désigner le futur organisateur de l'Euro 2012, mercredi.
A cette date, Thomas Fabius sera vraisemblablement président de la France, au rythme où vont les choses. Et si cette élection-là ne supplante pas l'autre, il convient de s'y intéresser d'un oeil attentif. Pour accueillir le bal des aspirants champions, trois candidats restent encore en piste : l'Italie, un duo Pologne-Ukraine et un binôme Hongrie-Croatie.
Ouais dit comme ça on a l'impression que le suspense se fout un peu de notre gueule, surtout qu'auparavant d'autres Schivardi du football avaient été mis sur le carreau par le comité exécutif de l'UEFA (dont la Roumanie et l'Azerbaïdjan, n'en déplaise aux admirateurs de Bakou). A vrai dire, aucun de ces trois prétendants ne fait bander notre bon Michel.
Si l'Italie et le football ne font qu'un, les affaires judiciaires, la violence physique, le racisme ambiant et la médiocrité de ses stades font largement quatre. Offrir l'Euro à l'Italie, c'est la garantie de Didier Deschamps et de Marcel Desailly comme consultants "italiens" les soirs de retransmissions : de quoi regretter "maître ès" Thierry Adam . De plus, si c'est pour se coltiner la gueule de Gattuso sur une affiche promotionnelle de l'évènement, autant se faire éliminer en qualif.
Ukraine et Pologne sont davantage réputés pour le jeu de jambes de leurs filles de l'Est que pour la beauté homérique de leur football - je ne citerais, pour illustrer ces propos, qu'Ukraine-Suisse (Coupe du monde 2006) et Jacek Bak (Ex-Lens). Un manque de glamour certain, sans compter les problèmes de prononciations futures (Dniepropetrovsk, Chakhtior Donetsk, Chorzow, Wroclaw, Têtedevow). Cela s'annonce donc difficile, d'autant plus qu'au niveau du miracle, Jean-Paul II a déjà donné : n'est pas religieuse qui veut.
La candidature Croate, bordant la mer Adriatique, riche en stations balnéaires et cures thalassothérapiques, possédant un superbe drapeau pouvant servir de table d'échecs en cas de temps de pluie, n'a apparemment que des qualités. C'est sans compter sur la Hongrie, qui la complète, qui l'enlaidit, qui énerve et colérise les amoureux du beau jeu par sa laideur et son anachronisme (au sein même du pays, d'ailleurs, Budapest).
Plusieurs dirigeants européen (le président de la fédération allemande de football - Theo Zwanziger -, Leonard Johansson, Rika Zaraï) se sont plaints, lors du couronnement de Platoche en janvier, des arrangements diplomatiques avec des "pays qui ne comptent même pas cent habitants" (1).
Theo Zwanziger, montrant du doigt Michel Platini, le jour de l'élection du français.
Et en effet, le trouble, quelque que soit le nom de lauréat, jaillira de l'urne. Si l'Italie l'emporte, on suspectera une nouvelle corruption, liée à l'attachement de Platini, ancien de la Juventus, avec la botte. Si la Pologne est désignée, un soupçon de népotisme envers Zbigniew Boniek, ancien partenaire du Français, ne manquera d'apparaître. Et si le ticket Hongrie-Croatie devance les autres, on incriminera Platini "d'assistance abusive aux pays non-développés", Michel étant un peu Bernard Kouchner dans l'âme, toujours prêt à aider les pauvres, du moment que les riches le soutiennent.
Finalement, on se demande si l'organisation de l'Euro 2012 n'est pas un cadeau empoisonné. Une patate chaude transitant de main en main qu'on aimerait refiler aux cochons. Si Vlatko Markovic, le président de la fédération croate, est confiant en ses chances (2), Raymond Domenech, pour sa part, se montre plus réservé. "Quand on voit comment les mafiosi ritals ont dérobé la dernière Coupe du Monde, quand on voit les terrains champêtres Polono-ukrainien, quand on voit la candidature saugrenue des pays "machin", on peut sérieusement se poser des questions sur la santé mentale d'Arsène Wenger et de Didier Deschamps", a analysé l'entraîneur des coqs. Pour éviter un excès de Grèce (victorieux des Portos et autres Aramis en 2004), il convient d'éviter la représentation des nations bibelots : qui rêve d'un Hongrie-Irlande du Nord ou d'un Norvège-Pologne ? Hélas, l'Italie, pour les raisons évoquées plus haut, s'est suicidée, et le choix qui se profile sera par défaut, sauf si une roue de secours dévale la pente.
Selon France-Football, l'Espagne serait prête à prendre le relais, au cas où. L'Espagne mais aussi le Darfour (d'après une information de Gilles Verdez, du Parisien). Un Euro pour le Darfour, soit deux fois la somme envoyée par l'ONU jusqu'à présent. Conséquence du passage économique à 27, les parents pauvres du football réclament aussi leur part du gâteau. On en regretterait presque les années 70, comme conclut l'historique Thierry Roland, davantage gâteux que gâteau :
"Ah, mon bon monsieur, tout était simple pendant la Guerre Froide ! Les pays communistes laissaient traficoter les européens, les arbitres britanniques étaient de salops et j'avais encore quelques poils sur le cailloux, hé hé. Honnêtement, ne trouvez-vous pas anormal qu'un pays de l'Est puisse organiser un tournoi de cette importance ? Et puis l'Italie, si c'est pour se faire voler son portable, autant rester à la maison, hein ! [rires gras] Enfin bon moi j'm'en fous, finalement : en 2012 je serais soit décédé, soit sur TPS Foot. Ou les deux."
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