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2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /2007 00:00

 

   Amis cinéphiles, bonjour. Non, vous ne rêvez pas, c'est bien moi : Gérard Crobard, le spécialiste du 7ème art. Aujourd'hui, spécialement pour vous, je n'ai pas vu la dernière merde de Di Caprio : Blood Diamond.

 

 

Regardez moi ça : tous les stéréotypes du nauséeux cinéma américain regroupés dans une seule affiche :

- L'ancien noyé Leonardo Di Caprio, qui a délaissé ses partouzes avec Virginie Ledoyen pour courir le cachet.

- Djimon Hounsou, le black de service, qui, sous prétexte que l'action se déroule en Sierra Leone, interprète l'un de 3 rôles principaux.

- Jennifer Connelly, la petite cochonne standard, destinée à draguer dans les salles les adolescents et les obsédés sexuels.

Attardons nous d'abord sur la partie septentrionale de l'affiche : "Par le réalisateur du dernier Samouraï". La locution " Par le réalisateur" est un attrape-gogo classique. En insistant sur les derniers films du réalisateur, on évacue la qualité présent de l'oeuvre pour s'attarder sur les merveilles passés. Généralement annonciateur de sombre bouse, "Par le réalisateur" est ici affublé "du dernier Samouraï". Pour ceux qui ont le bonheur d'être décédé pendant la sortie de ce film boursouflé, je vous rappelle que Tom Cruise y jouait un niakoué homosexuel avec des cheveux longs (enfin d'après l'affiche du film, en tout cas). Est-ce alors une mise en garde de la part des producteurs de Blood Diamond, pour nous signaler que le réalisateur de leur production est un incompétent notoire ? J'en doute : ce n'est pas le genre des studios américains de prévenir de leurs propres attaques bactériologiques.

Que remarquons-nous ensuite ? Que Di Caprio s'est laissé poussé la barbe, sans doute pour justifier une éventuelle maturité artistique qui nous laisse pantois. Il semble regarder au loin. Qu'observe-t-il si consciencieusement ? Son chèque sur la table ? Kate Wintslet nue sur une banquette ? Un cinéma qui projette un film du grand Max Pécas ? Impossible à dire, l'affiche est mal cadrée. Pourtant, elle ne trompe pas : on sent bien que Di Caprio veut partir, il sait que Blood Diamon est décevant. Le fisc lui colle au cul : affres de l'artiste qui doit choisir entre le refus de toute élévation cinématographique (avec billets verts en contrepartie et sodomisation par Hollywood) ou bien la magnificence des salles obscures et des dialogues à plus de trois syllabes. Di Caprio a choisi son camp.

Au second plan un bâtiment brûle. On imagine les morts, les cadavres qui pendent aux branches, les méchants balafrés : du Hollywood classique, sans surprise, aussi palpitant que le cerveau de Clémentine Célarié. En parlant de gourdasse, la brune journaliste - elle a un appareil photo, on n'en déduit donc qu'elle est soit journaliste, soit employée à Voici ou Gala - semble fascinée par Di Caprio. A la lecture de l'affiche, on suppute sans peine les galipettes au bout d'une heure 20 en pleine jungle et les râles de plaisir : Leonardo est de profil, son oeil droit visualisant la femelle, donc il sous-entend une approbation, un intérêt. Pour ma part, je parie pour une rapide fellation.

Détail curieux : Jennifer Connelly semble avoir de petit seins, ce qui rompt avec les clichés habituels de l'US Army. Sans doute une erreur d'un stagiaire.

Le clone de Lilian Thuram a oublié ses lunettes, mais lui aussi s'est choisi un mur au loin à fixer. Sûrement jaloux - la fille l'ignore corps et âme -, il boude. A première vue, il n'a pas de bras : cela pourrait expliquer le fait qu'il ne porte pas d'appareil photo. Il me semble le moins suspect des trois : j'en parlerai à Jean-Jacques Annaud, il cherche un noir pour son prochain film.

J'ignore totalement le scénario, mais je subodore des cascades de cascades lamentables, des courses-poursuites interminables, des répliques profondes écrites à 2 heures du matin en se grattant avidement les parties génitales, bref, rien d'original. Même la date de sortie est douteuse : 31 Janvier. Ca faisait trop "snob", le 1er Février, c'est ça ?

 

Pour conclure, je citerais le sous-titre : Quel est le prix à payer ?. Pour ma part, pas plus de 30 centimes, même si à ce prix là un quart d'éclair au chocolat est tout aussi pertinent.

 

Blood Diamond

D'Edward Zwick

Avec un has-been, une pute et Lilian Thuram.

Durée : 2h22

Note :  

Par Gérard Crobard - Publié dans : Culture et Divertissement
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