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Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /2006 07:05

C'est cette semaine qu'ont été révélé les 15 candidats au Ballon de Plomb 2006, trophée crée par le magazine "Les Cahiers du Football". La liste des précédants lauréats fait froid dans le dos : Francis Llacer (2003), Fabrice Fiorèse (2004), Benoît Pedretti (2005).
Du Lundi 20 au Jeudi 30 Novembre, vous pourrez élire celui qui mérite le titre de plus mauvais, agaçant, ridicule footballeur de l'année écoulée. Doit également être pris en compte au moment de cliquer fébrilement sur le nom du joueur ses qualités footballistiques intrasèques, ses choix de carrières et sa mentalité. Les 15 étalons rêvent tous de franchir la ligne d'arrivée en premier, et ne doutons pas que la lutte sera farouche comme dans un jour de solde au rayon lingerie.
Mais trêve de mots inutiles, voici - enfin - les nominés :
 

 Mourad Meghni

Parti à 16 ans fuguer à Bologne, Mourad Meghni n'a jamais réussi à s'émanciper. La bolognaise n'a pas pris et son prêt dans le doux l'an passé fut sombre, très sombre : 16 matchs, pas de buts, à peine deux roulettes - et encore, au babyfoot -, Meghni a confirmé les non-espoirs portés sur la génération Le Tallec-Sinama-pongolle, attirée trop tôt vers les sirènes bancaires de l'étranger. Un joueur énigmatique, au talent douteux, à la mentalité incertaine, un excellent candidat, donc.

 + : Il a remplacé dans la liste des 15 Philippe Brunel, ce qui montre des qualités évidentes de victoire.

 - : il est encore jeune : laissons lui le temps de montrer vraiment ce qu'il ne sait pas faire.

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    John Carew 

John Carew, incandescent mélange entre le cyborg et le poteau télégraphique, était franchement le seul lyonnais susceptible d'être désigné, malgré des stats tout à fait honorables s'il était parisien : 12 réalisations en 36 matchs. Mais voilà : annoncé comme une star internationale, acheté 8 millions d'euros en Turquie, il avait tant survolé le début de saison dernière - trophée des champions remember - qu'on attendait plus de lui. Incapable de servir de point d'appui correct, son jeu s'est progressivement mué en omelette norvégienne indigeste. Finalement, il n'a pu faire mieux que Nilmar et les gones ont une nouvelle chaviré en ¼ de la C1. Maintenant, il se retrouve 4ème attaquant du club, derrière Fred, Benzema et Loïc Rémy, à égalité avec Bernard Lacombe.

 + : Il joue à Lyon, donc forcément on a envie de voter pour lui, juste pour emmerder Aulas

 - : En cas de victoire, Aulas est capable de se plaindre à la presse de la cabale organisée par Les Cahiers du Football et de traduire le magazine en justice.

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      Grégory Vignal

 Grégory Vignal mériterait un Ballon de Plomb d'honneur rien que pour ses choix de carrière : Montpellier et son centre de formation érodé ; Liverpool et son effectif pléthorique ; Bastia et ses tacles par derrière ; Rennes et... enfin, Rennes, quoi ; L'espagnol de Barcelone et son Luis Fernandez ; les Glasgow rangers et ses joueurs aux pieds carrés et enfin Portsmouth, club qui selon plusieurs scientifiques reconnus « n'a jamais existé ». Cette année il a rejoint Lens, un club sérieux - disons normal, plutôt : malheureusement Vignal continue de nous gratifier d'absences de marquage en pleine surface, de courses latérales infondées et de gestes techniques encore jamais étudiés au microscope. Une chèvre, une vraie, une.

 + : Enfin récompenser le centre de formation de Montpellier pour l'ensemble de son oeuvre destructrice. 

 - : Il serait capable de monnayer sa récompense par un 17ème départ à l'étranger. 

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 Bernard Mendy

 Moi, je l'aime bien, Bernard. Déjà c'est attachant, comme prénom, Bernard, vous trouvez pas ? Qui voudrait d'un ballon de Plomb se prénommant Bernard ? Et puis, est-ce de sa faute s'il y a autant de mauvais latéral droit en France ? On a beau dire ce qu'on voudra, il possède d'impressionnantes qualités de vitesses, de percussion, de rapidité et va vachement vite, au 100 mètres, pour un défenseur. Et puis, ces retournés acrobatiques en pleine surface pour dégager les ballons chauds alors que le premier Cris venu se contenterait d'une relance propre et sereine, ça a de la gueule, merde ! Malgré tout, Mendy a de grandes chances de finir sur le podium : populaire, connu, il s'agit de sa dernière chance de victoire avant son transfert au mercato d'hiver à Charlton.

 

   + : Parisien et arrière droit, il cristallisera probablement les votes des indécis et des arrières gauches.

 

 - : J'ai toujours dans ma chambre ce poster où il sodomise Roberto Carlos, en plein France-Brésil, l'espace d'une dizaine de secondes. Alors, un doute subsiste : et s'il était vraiment bon, finalement ?

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 Mohammed Kallon

 Je ne comprends pas très bien la sélection de Mohammed Kallon au sein des 15. OK, c'est un mercenaire, mais pourquoi récompenser celui-là en particulier ? Il met son talent individuel au service de ses stats personnelles, qui ne sont pas fameuses, et ce au détriment du collectif, plombant ainsi tout le travail de ses coéquipiers pourtant mieux placés que lui, OK, je veux bien, mais il n'est pas le seul, non ? Et partir de Monaco pour s'exiler à Al Ittihad, en Arabie Saoudite, pour le plaisir des gazons pétrolifères, est-ce vraiment une erreur ? L'arabie Saoudite est-elle réellement différente de Monaco, d'un point de vue financier et d'engouement pour le foot ? Hein ? Oublions donc la candidature Kallon, comme nous avons déjà oublié son passage en France.

 

  + : Permettre aux Cahiers du Football d'écrire en une de leur magazine : « Mohammed Kallon de Plomb 2006 ».

 - : Un talent individuel supérieur à la moyenne.

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 Camel Meriem 

 Camel Meriem est un joueur talentueux, sauf quand il est blessé ou dépressif, c'est-à-dire qu'il est talentueux trois fois par an : généralement avant Noël (les cadeaux approchent), après Noël (les cadeaux sont encore frais), et la semaine de son anniversaire. Bombarbé comme Zidane du pauvre après l'euro 2004, il n'a satisfait personne. Le problème de Camel, c'est qu'il n'est pas suffisamment rapide pour être milieu offensif sur un côté et pas suffisamment costaud et hargneux pour être milieu axial : résultat, il est milieu de nulle part, poste bâtard, hybride, incohérent. Faut pas s'étonner qu'il soit dépressif, après ça.

 

   + : Offrir à la génération dorée sochalienne des Ljuboja, Pedretti et Frau une distinction allégorique de leurs carrières respectives.

  - : Inutile de s'acharner sur un joueur qui ne mérite pas ça.

  ___________________________________________________________________________    Damien Grégorini

 Impérial successeur de Lionel Letizi, Grégorini a repris ce qui faisait la force de son mentor : l'arrêt sans les mains, consistant à vouloir capter les tirs de 20 mètres et les ballons aériens avec la cuisse, le cuir chevelu ou tout autre surface du corps incongrue. Bouc émissaire du public Nicois depuis 2 ans, il a fait une saison 2005/2006 si ébouriffante qu'elle a permis au jeune Hugo Lloris de percer en L1. Greg - seul point commun avec Coupet : le diminutif de son prénom - cire maintenant le banc de touche niçois en s'inspirant des dernières années d'un autre de ses maîtres à penser footballistique : Bruno Valencony.

    + : Il joue à Nice, petit club provincial, donc il reste méconnu de toute une partie de l'hexagone.

  - : Il n'a pas été aidé en défense, l'an dernier, avec Samy Traoré, Abardonado et Cédric Varrault. Et si tout n'était pas entièrement de sa faute ?

 ___________________________________________________________________________  Olivier Kapo

 Olivier narcisse Kapo de son vrai nom - qui a dit narcissique ? - s'est cru trop vite arrivé en passant directement de la cave ajaïste au 4ème étage turinois : résultat, après une saison 2004 transparente à la Juventus, il s'est retrouvé prêté à l'AS Monaco en tant « qu'international prometteur », où il est rapidement devenu « ex-international prometteur ». Après l'intermède du rocher, la Juve, pourtant reléguée, l'a prêté à Levante jouer aux dominos avec Dehu, où il fait admirer son nouveau statut « d'ex-prometteur. »

 

  + : Même son ancien entraîneur Didier Deschamps n'a pas voulu de lui en D2 italienne.

 - : Le foot est déjà suffisamment triste à Monaco pour ne pas leur rajouter un trophée, même posthume.

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 Stéphane Dalmat

 Enfin : nous rentrons dans le lourd, le dossier à charge éléphantesque, le fils spirituel de Xavier Gravelaine, j'ai nommé Stéphane Dalmat. Jugez plutôt : 27 ans, déjà 9 clubs, dont pas des moindres (Santander, Toulouse, Tottenham, 3 clubs réputés pour leur non-sens aigu des transferts). Des promesses en veux-tu en voilà jamais tenues, un passage à l'Inter Milan qui restera comme l'une des grandes énigmes du football avec les 7 sélections de Lilian Laslandes en EDF, Stéphane Dalmat a tout du PARFAIT ballon de Plomb. Le seul défaut qu'on pourrait trouver à cette candidature, c'est son début de saison girondin : 5 petits matchs, mais plutôt convaincants, qui heureusement ne suffisent pas à oublier son lourd casier judiciaire digne des plus grands Al Capone du XXème siècle.

 

  + : L'entité Stéphane Dalmat, ce qu'elle représente, un concept du ballon de Plomb à lui tout seul.

 - : Un début de saison à Bordeaux qui laisse néanmoins planer un doute sur l'existence d'un faux Stéphane Dalmat conçu par ordinateur dans le but de relancer la carrière du véritable.

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 Blaise Kouassi

 Voter Blaise Kouassi, c'est revenir à l'essence même du ballon de plomb : récompenser le gros mauvais, le Francis Llacer qui sommeille en nous, et ce au détriment d'un prétendu bon joueur qui n'a jamais confirmé. Car avec Blaise, l'équation est simple, dès le départ : pas de malentendu sur de prétendues qualités, un sens éventuel de l'anticipation ou une finesse technique insoupçonnée, non. On sait tous depuis bien longtemps que le Guingampo-troyen s'est trompé de tatami, que ses ippons, ses machettes circulaires sur les attaquants adverses sont là pour perdurer la tradition du défenseur central moustachu rugueux. Un classique, un podiumisable en puissance.

 

  + : Le digne successeur de Francis Llacer.

 - : ASEC Abidjan, Guingamp, Troyes... Niveau érotisme, on a fait mieux.

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 Bruno Cheyrou

 Ah, Bruno Cheyrou. Rien qu'à l'évocation de son patronyme, on hume déjà l'odeur du 0-0. Ses 26 apparitions girondines de l'an passé n'ont pas suffit à enrayer une lente mais sereine marche vers une nomination au Ballon de Plomb qui lui tendait les bras depuis longtemps. Les supporters rennais ont déjà pu admirer tout ce qui faisait le charme de ce milieu de terrain mi-offensif, mi-défenseur, mi-nable : des fautes inutiles, un sens aigu du but (4 ces 5 dernières saisons), un charisme proche du gratin dauphinois, des choix de carrière inconsidérés (pensait-il vraiment jouer à Liverpool alors, qu'historiquement, aucun Bruno ne s'y était jamais imposé ?). Un candidat redoutable.

 + : Il joue à Rennes, aéroport parfait pour tout Ballon de Plomb potentiel qui se respecte.

 - : Il ne faut pas le confondre avec son frère, Benoît Cheyrou, élément essentiel de l'AJ Auxerre.

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 Carlos Henrique.

 Rien qu'au nom, on sentait l'embrouille, l'erreur de casting. Un gars qui s'appelle Charles-Henri et qui joue au football, il fallait vraiment être incrédule pour l'imaginer talentueux. 18 participations au sein de l'imperméable manteau défensif girondins de l'an dernier, pourtant : étrange, comme si le destin ne voulait pas s'acharner sur cet anonyme brésilien de plus. Car, hormis quelques fanatiques supporters bordelais, qui souhaite le voir triompher ?

 + : C'est incontestablement un des moins doués de la liste, d'un point vue football.

 - : Même sa mère ne le connaît pas.

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 Frédéric Dehu

 Certes, son enterrement en grande classe dans le bas de tableau du championnat espagnol, à Levante, est un signe qui ne trompe pas : l'ancien défenseur bleu (5 sélections) a vécu.  Mais sa carrière somme toute honorable (rappelons qu'il a passé 1 an à Barcelone), sa fin de saison dernière à l'eauhaimeuh respectable (par rapport à ce que font actuellement Civelli ou César) aurait dû lui faire éviter une nomination un peu facile. Méfiance, tout de même : ancien parisien et marseillais, Dehu pourrait par conséquence obtenir bon nombre de voix. Ne commettez pas cet erreur.

 + : Ses 18 minutes 20 au 100 mètres ; sa coupe de cheveux fantasmagorique

 - : Ca ferait beaucoup, deux marseillais Ballon de Plomb consécutifs, non ?

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 Steve Marlet

 Que les choses soient clair : je n'ai jamais apprécié Steve Marlet, ni vraiment détesté Steve Marlet. Je n'ai pas d'avis sur Steve Marlet. Il a fait son job - 7 buts en 23 sélections quand même ! -, une fin de carrière dégradée (Wolfsburg, Lorient), mais pourquoi faire gagner Marlet alors que des Dalmat, des Kouassi, des Vignal rôdent dans les parages en exhibant un palmarès largement plus prestigieux ? Peut-t-on lui reprocher son transfert faramineux à Fulham pour 15 millions d'euros, soit le budget triannuel de la fédération de Hockey sur Gazon ? Evidemment pas ! Dire qu'on a omis « La Légende » pour Marlet... Y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond, dans l'foot.

 

 

  + : Le vote idéal pour tous les français qui supportent Wolfsburg, Fulham et Lorient, soit 2 personnes.

 - : Stéphane Dalmat est également candidat

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 Christian Gimenez

 Arrivé en provenance du championnat helvétique où il plantait magistralement sa vingtaine de buts par saison, l'argentin Gimenez s'est magistralement planté, l'année dernière, à Marseille. 29 matchs, 1 buts, des stats à faire frémir n'importe quel supporter messin pourtant habitué à pire. Son duo magique avec Mendoza résonne encore dans les cauchemars de Jean Fernandez, pourtant habitué à pire. Mais bon : dès la fin du scrutin, tout le monde l'aura déjà oublié, ce... merde, comment s'appelle-t-il, déjà ?

 + : Un petit air de serial killer qui pourrait lui apporter les bulletins des votants les plus lâches.

 - : Il marque avec le Hertha Berlin, son nouveau club

 

Par Myblack - Publié dans : Sport
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