Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

Commentaires

Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 00:00








Salut, c'est Henri-Fabien Shwepps, le chroniqueur littéraire du Blog de Myblack. Je pensais avoir été viré mais finalement j'ai reçu hier un appel de Myblack m'incitant grandement à écrire un article littéraire. (appel qui disait, en gros, «Henri-Fabien, je suis à la bourre, écris grandement un article littéraire sinon je te vire»). Voilà donc la présentation de mes trois livres de chevet actuels. J'en ai seulement lu deux en vérité, mais généralement un classement de ce type comporte au moins trois exemples, alors voilà.


La possibilité d'une île flottante
de Mickaël Belbègue


L'histoire : Une intrigante métaphore de 670 pages sur les interrogations existentialistes d'un homme plongé contre son gré dans un déterminisme contemporain à codes-barres.
Le résumé : Pierre, 38 ans, 98 kgs, trompe sa femme en se faisant sucer la bite par une caissière arabe de Monoprix. Son existence n'est qu'une longue suite stéréotypée d'actions pré-établies par une liste des courses monochromatique où les plats minceurs, les légumes et les yaourts allégés l'enclavent dans un  asservissement semi-féodal. Pour sortir de sa condition d'esclave du régime, il rejoint une secte à inspiration raëlienne qui le guidera vers l'acte ultime de la libération individuelle : l'achat d'une île flottante aux Smarties.

Un extrait du livre : «Le foutre de Pierre recouvrait maintenant le ventre d'Anita. Il aime lécher sa semence et savourer cet instant unique où, maître de ses pulsions, il se libère, enfin, de tous ses cadenas. Son doigt dans l'anus, il touille sa merde et en recouvre le front de sa partenaire. Dans la cuisine il partit chercher du Nutella. La porte du frigo était blanche, son teint pâle. Un Taillefine 0% coulait dans le fond. Les étages, vierges de toutes friandises, lui donnaient la gerbe. Rien d'autre que de la salade, du terne, du plat, ce plat qui lui faisait penser à Anita, cette salope aux seins périmés. «Dis, Pierre, tu viens ?» Il l'entendait. Il l'entendait, et maudissait l'existence de ce trou sans saveur, alors qu'à 100 mètres, dans la rue, chantaient les crèmes anglaises pleine de graisses.

______________________________________________________________

Lettres à mon plombier
De George Sand


L'histoire : La correspondance épistolaire entre un plombier et George Sand, récemment mis à jour par la famille de la célèbre écrivain.
Le résumé : George Sand a des problèmes de fuite. Dans un 19ème siècle encore très masochiste, elle décide pourtant d'écrire à son plombier, premier signe d'émergence d'un féminisme naissant. Vivre de sa plume sans marcher dans l'eau, tel sera le challenge d'une femme unique en son genre – et mouillée.

Un extrait du livre :
Cher Alphonse,

Serait-il poglouglougloussible de vous glouglou dépêcher ? Ici, les pièces sont glouglouglouremplis d'eau et cela fait maintenant six glouglousemaines que vous ne m'avez pas glougloudonné de vos nouvelles.

Amicalement, votre bienglouglouglouglouaimée Aurore.

_________________________________________________________________

Léo Tcheu : mes pensées
De Léo Tcheu


L'histoire : Léo Tcheu est un philosophe vendéen du début du 21ème siècle dont l'oeuvre n'a pas pour l'instant inspiré grand monde, hormis son pote Fabrice lorsqu'il est bourré.

Un extrait du livre : Difficile de dégager un extrait précis de ce bouquin qui est, en quelque sorte, un guide de vie. Les citations de Léo Tcheu offrent une fenêtre sur le monde à picorer intelligemment, dont voici, à mon sens, les plus pertinentes :


«Aimer, c'est frapper un peu. Malheureusement pour ma femme Chantal, je l'aime vraiment beaucoup»

«Le destin est devant notre porte, à moins que ce ne soit le livreur de Pizza.»

«Donner, c'est croire à l'impossible, c'est ce que je dis aux clochards qui me demandent du blé.»

«Les morts ne peuvent pas grandir, à moins de les étirer sadiquement avec des pinces à linge mais bon  après tu t'en fous partout c'est dégueulasse.»

«Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde mon cul et me met un doigt.»

«Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions, et notamment celles de Julien Lepers.»

Par Henri-Fabien Shwepps - Publié dans : Culture et Divertissement
Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Commentaires

Poil à l'averse.
Commentaire n°1 posté par Nico le 27/10/2008 à 00h21
Très réaliste ce Léo Tcheu. Où peut-on se procurer ses livres? (la réponse DTC sera accepté...)
Commentaire n°2 posté par Le Canard Libéré le 27/10/2008 à 18h54

A la bibliothèque François Mitterrand. Un exemplaire cale une table dans l'aile D

Réponse de Myblack le 27/10/2008 à 20h31
Rien de tel qu'un bon livre pour s'occuper quand on va faire la grosse commisssion !
Commentaire n°3 posté par scotch beatman le 27/10/2008 à 20h02
Et c'est tout sauf un chieur qui le dit
Réponse de Myblack le 27/10/2008 à 20h30
myblack steuplé vire ce soi-disant chroniqueur littéraire, il est vraiment trop mauvais
Commentaire n°4 posté par insanity jane le 28/10/2008 à 14h30
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés