2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés.
C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.
Salut les clodos, c’est tonton Gérard
Crobard, roi des clics, des cliques, des clopes, des clebs, des claps et des claques. Ma faconde naturelle m’a conduit à sympathiser avec le réalisateur italien Giancarlo Vecchio, fraîchement
récompensé du Poulpe d’Or du festival du film de Florence.
D’ordinaire peu généreux en commentaires, Giancarlo Vecchio s’est confié à ma caméra entreprenante, revenant sur cet accessit qui lui ouvre désormais les portes du marché français.
Son film, intitulé « Henri IV, un destin brisé », renoue avec la splendeur du cinéma des années 60. Sur l’urne funéraire des Gillo Pontecorvo et Pier Paolo Pasolini, la
main de Giancarlo Vecchio mélange dorénavant le génie de la botte avec les cendres du passé.
Le jury transalpin, en décernant ses louanges à la France, nous prouve ainsi que la fameuse rivalité entre les deux pays navigue désormais dans l’histoire ancienne – même si,
putain, Materazzi, c’est vraiment un enculé.
Voici en avant-première le film de Giancarlo Vecchio, précédé de mon interview sans concession.
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