Vendredi 2 novembre 2007
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(*) : pet : animal domestique [english]
Mon père est un porc, vit à la maison l’été et passe certains de ses après-midi dans le jardin au milieu des légumes. Ca n’en fait pas pour autant un animal
domestique, le porc n’étant pas considéré comme domestique.
Pour le remplacer pendant ses longs séjours professionnels ma truie s’est prévue un chien. Plus résistant et moins cher que l’amant (de toute façon ma mère n’a pas le
physique pour supporter deux compagnons à la maison). Un petit chien qui a peur des étrangers et des biscuits pour pauvres, qui couine quand on lui marche dessus et ne rebondit pas sur le sol
quand on le jette du 3ème : un chien de bourge, en quelque somme.
Ma mère s’est payée un chien de bourge.
Les chiens de pauvres rapportent les baballes. Les chiens de bourges, c’est plutôt les emmerdes. Ils se contentent de dormir et de chier sur le parquet. Je sais pas
si vous avez déjà vu des crottes de chiens nantis, mais ça ressemble à des Ferrero Rocher. C’est mon père qui me la dit. Ca mange vraiment n’importe quoi, les cochons.
Je suis favorable aux animaux domestiques, du moment que je ne m’en occupe pas. Je suis d’ailleurs favorable à beaucoup de choses, du moment que je n’ai pas à
interagir avec. Je suis par exemple favorable aux dons du sang, du moment qu’on ne s’en prend pas au mien. Favorable à la sauvegarde de l’environnement, du moment qu’on ne m’oblige pas à coller
mes chewing-gums ailleurs que sous les sièges de bus.
L’animal domestique sait très bien qui est le maître, qui commande ici. Il ne ressent pas ce besoin moderniste de se rebeller de sa condition d’esclave, un peu comme
l’ouvrier (sauf si cet ouvrier est syndicalisé : dans ce cas-là, il se regroupe en meute et aboie).
Preuve de sa supériorité, l’animal domestique a cette qualité que ne possède pas l’homme : il est reconnaissant.
Quoiqu’il arrive, il sera content de revoir son maître.
Si jamais le patron s’absente en ne laissant à l’ouvrier syndicalisé que quelques croquettes et une feuille de salaire toute fripée, l’ouvrier le lui en voudra
éternellement. Le chien, jamais. Vous aurez beau lui foutre un coup de pied au cul en partant, il vous aimera et aura toutou-blié à votre retour. Comme l’homme, le chien n’a pas besoin de sucre
pour remuer sa queue : c’est instinctif. Sauf chez l’ouvrier syndiqué, qui ne bande que lors des manifs.
Actuellement, la mode s’acoquine avec les NAC, les nouveaux animaux de compagnie : mygale, lézard, tortue, reblochon et autres reptiles avenants.
Mais Le Blog de Myblack est trop intelligent pour céder à la mode.
Le Blog de Myblack vous évitera donc une dissertation sur les NAC, les chiens bourgeois et les chattes de gouttières, pour s’intéresser à l’animal de compagnie par
excellence, celui qui surpasse tous les autres : la femme.
A suivre demain : La femme, le meilleur ami de l’homme
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