Vendredi 12 octobre 2007
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Les cliquetis de couloirs se font l’écho d’une scission au sein du couple Sarkozy. La Tribune de Genève titrait jeudi 11 octobre sur la fugue de Cécilia sur les bords du lac Léman.
Les journaux français, au taquet, attendent un tocsin venu d’en haut pour défricher la nouvelle. Claude Géant, secrétaire général de L’Elysée, « a fait chercher dans les annales quels
sont les présidents français ou étrangers qui ont divorcé » en cours de mandat, rapporte le Canard Enchaîné.
La nouvelle élue du président a longtemps été peinte au visage de Carole Bouquet ou de Rachida Dati, copine de la première dame. Parisienne, bobo, à fort caractère, pleine de verbe
et d’entrain, la nouvelle conquête de Sarkozy serait en réalité Bertrand Delanoë.
Main dans la main, les amoureux se
dévoilent enfin au grand jour
Selon plusieurs radios, le maire de Paris aurait rencontré notre chef d’Etat peu après la rencontre France-Argentine de rugby, à Saint-Denis, dans un bar intimiste du
6ème arrondissement. Echanges secrets enrobés de parfum, connivence réciproque entre politiciens séducteurs : le courant est passé rapidement, électrisant une rencontre
fondatrice. Après s’être épanché ces derniers mois sur l’épaule des élections présidentielles de 2012, Bertrand a trouvé refuge près de celles du beau Nicolas. Son rêve élyséen se concrétise plus
vite que prévu, au nez et à la barbe de Ségolène Royal – surtout à la barbe, d’ailleurs.
« En m’unifiant avec le président de la république, j’espère épouser le destin de la France », a déclaré sur Direct 9 le shérif de la capitale. « Je
n’ai jamais été aussi gai que maintenant », a-t-il poursuivi, les étoiles dans les yeux. Le bonheur du socialiste ferait presque taire les critiques de son propre camp qui expliquent le
rapprochement des deux hommes par une détresse sexuelle liée au départ de Cécilia.
Une complicité dépassant
les clivages politiques
Dans le parc de la droite, les canards se griment en ronchons. Les membres du gouvernement Fillon s’estiment trahis. « Il s’agit là d’un coup de massue », pleure
Roselyne Bachelot, visiblement déçue. « Rarement un ministre d’ouverture n’aura aussi bien porté son nom », résume le Secrétaire d’Etat Roger Karoutchi, plein d’aigreur.
Stratégie politique ou fusion charnelle sincère ? L’usure du temps risque d’accentuer les virages menant aux prochaines présidentielles ; le couple résistera-t-il aux
petites phrases qui ne manqueront pas d’arriver ? Face aux nombreuses interrogations, Koko (le surnom donnée à Nicolas par Bertrand) botte en touche : « l’important, c’est
d’aimer, et ne rien demander ». Mouais. D’Obispo, « La prétention de rien » nous semblait beaucoup plus approprié.
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