Lundi 24 septembre 2007
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Accusant entre 20 et 30 millions d’euros de perte, la chaîne d’information I-Télé approche-t-elle du crépuscule ? Tiraillée par une audience
médiocre et le flou entourant ses salariés (plusieurs départs se murmurent), son avenir s’écrit en crypté. Canal + en a assez de couvrir les pertes de son bébé un peu trop dissipé en classe. L’an
dernier, le proviseur Bertrand Méheut regrettait « trop de bavardage » en son sein. Les résultats de sa copine BFM TV, sage et studieuse, pousse maintenant les journalistes
d’I-Télé au redoublement, voire au changement d’école.
M’enfin changer d’école c’est bien beau, mais s’agit d’en dégoter une autre, ensuite, hein. Si c’est pour se retrouver en banlieue entouré de 25
maghrébins avec des ceintures de dynamites autour de la taille, sans façon.
La télévision fonctionne de la même manière : le plus dur n’est pas d’y pénétrer, mais de le faire avec un préservatif. Sinon, ensuite, gare aux
gamins dans le biberon de Choc TV ou de NRJ12. Ah, combien de prometteurs animateurs au firmament de la gloire qui ont vu ce ciel s’écrouler sur leur tête ? Laurent Mariotte, de ta crypte
funeste, m’entends-tu ?
Nous avions neuf ans, ma mère et moi, lorsque papa nous amenait devant l’écran magique. L’électricité n’avait pas été encore inventée, ce qui ne nous
empêchait pourtant pas de savourer la suavité des images. Elle avait encore une âme et savait parler sans cracher ses glaires, à l’époque. Souvent elle sautait, et on devait lui taper dessus pour
la faire refonctionner. On contemplait ses boutons en changeant son habillage, en se tripotant le membre lors des veillées hivernales. Oh, elle se redondait, répétait inlassablement les mêmes
conneries, la vieille, mais fallait la comprendre aussi : c’était ma mère, et j’étais encore plus turbulent aujourd’hui.
19 heures 20, ici, et le câble est toujours accablant. Tant de programmes vains, tellement de rap, d’interviews creuses comme le Limousin, de meules de
moulins qui s’éteignent dès midi trente lorsque s’installent à la table les invités de Direct 8 : cruelle réalité de la télévision du pauvre, de ses programmes sans sucres et de ses salières
minimum.
La gaufre chantilly d’I-Télé (celle qui donne envie d’acheter le reste) s’appelle Thomas Hugues. Là par exemple j’aurais pu partir sur des pérégrinations
verbales et des jeux de mots sur les indiens, les apaches et les sioux à deux francs, mais j’ai finalement décidé de vous montrer une vidéo accablante sur le futur du journaliste.
Si Thomas Hugues part, où rebondira-t-il ?
Sur les chaînes confidentielles du câble ? Le Blog de Myblack n’ose l’imaginer.
Enfin si, il ose, hélas, il ose tout, le Blog de Myblack, c’est bien ça le problème.
Thomas Hugues, si tu nous regardes : ne visionne pas la vidéo ci-dessous :
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