Lundi 8 octobre 2007
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La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui 800 000 Français, probablement deux fois plus en vérité, plusieurs centaines de milliers ayant oublié de se
considérer comme atteints. Des personnes relativement âgées qui peuvent ainsi, grâce à cette maladie, regarder les rediffusions de Derrick sans jamais se lasser.
C’est dur, de n’avoir comme public que les vieux. Alzheimer, c’est un peu le Pascal Sevran des maladies, finalement. Pas très glorieux. On se plaint qu’avec
Alzheimer les personnes âgées tiennent des discours incompréhensibles et inintéressants. C’est faux : c’est aussi le cas des vieux qui ne l’ont pas.
Malgré ses handicaps et ses handicapés, Alzheimer se construit peu à peu une notoriété, pas encore au niveau du SIDA bien sûr, mais proche d’affections comme la
mucoviscidose (qui a honteusement profité du décès de Grégory Lemarchal pour remonter dans le classement) et de la tuberculose.
Mais Alzheimer n’a pas encore surpassé les difficultés médiatiques de ses symptômes pour se révéler au grand jour : outre un nom laborieux à écrire et à
prononcer, le manque criant d’enfants affectés empêchent toujours une réelle adhésion populaire des masses. Un vieux souffreteux ne sera jamais aussi sexy qu’un jeune européen emporté dans la
force de l’âge. Discrimination impitoyable, mais après tout, les vieux, c’est fait pour être malade, non ?
Les émissions à son sujet sont rares. Flavie Flament en parle peu. Quelquefois elle invite Aznavour, mais son Alzheimer est encore récent, peu vendeur. Du coup le
public n'accroche pas, ne vote pas. Que peuvent faire des neurologues à lunettes face à des sourires d'adolescents ? L’empathie des foules a son parti pris : tout le
monde n’a pas la chance d’être trisomique 21.
Le virus du SIDA, quant à lui, a la chance de toucher toutes les franges de la population, d’accéder à tous les niveaux de la pyramide d’âge et, surtout, de se
propager par le sexe. Alors qu’Alzheimer, au niveau du sexe, est plutôt frustré. Il ne sait même plus comment faire l’amour, Alzheimer.
Néanmoins, il peut compter sur des porte-parole efficaces, comme l’actrice à barbe Annie Girardot, dont la maladie lui permet judicieusement d’effacer les
nombreux navets cinématographiques qui revêtent sa carrière.
Avec l’augmentation de l’espérance de vie et les perfectionnements de la médecine, le nombre d’amnésiques ira crescendo. Nous risquons bientôt d’être submergés par
des gens bloqués devant les digicodes d’immeubles et incapables de supporter l’Equipe de France sans risquer de saluer par erreur un but de l’Ecosse ou de la Géorgie. Dès lors il s’agit,
maintenant, de leur donner une utilité.
En dîner, un malade d’Alzheimer remplacera avantageusement les crépitements de la télévision, par ses digressions originales et ses remarques étranges sur la
composition de la famille. En lançant quelques répliques savoureuses émanant d’un cerveau troublé (« Ah, c’est toi alors qui est homosexuel ? », « Ah, au fait,
votre grand-père était un soldat allemand »), le malade permettra un débat d’idées salvateur propice aux déballages de fonds.
Les fers à repasser, montres et télécommande retrouvés dans le frigo permettront un agencement branché vous faisant passer pour un défenseur de l’esthétique, toujours
à la pointe de la mode de la décoration intérieure.
La principale fonctionnalité des personnages âgés est d’offrir lors des anniversaires de l’argent de poche aux petits-enfants. Avec Alzheimer, il sera possible de
retourner à la caisse plusieurs fois par jour, les troubles de mémoire heurtant la rationalité du portefeuille du distributeur.
Lorsque votre petit chien chéri s’oubliera sur la moquette du salon, vous pourrez profiter du malade d’Alzheimer pour l’incriminer. C’est à peine s’il aboiera.
Et si jamais votre mère, heurtée par cette indécence, vous sermonne de vive voix, vous n’aurez qu’a lui avouer votre homosexualité : non seulement elle criera de
manière larmoyante en laissant de côté vos manœuvres, mais elle risque de s’en prendre au malheureux Alzheimer, hors d’elle, pour passer ses nerfs. Sauf si votre mère a Alzheimer,
évidemment.
Que faites-vous dans ma chambre ?
http://www.myspace.com/lesellesss
Y a pas à dire, j'ai vraiment des bons commentateurs
"incapables de supporter l’Equipe de France sans risquer de saluer par erreur un but de l’Ecosse ou de la Géorgie"
euh, si c'est une allusion au tapage médiatique rugbystique actuel, du coup, se serait plutôt un essai de l'Ecosse ou de la Georgie. Les buts c'est au foot. Alzheimer, quand tu nous tiens...
Vous avez le droit de vous sentir honteux.
C'était juste une question sur l'état de santé de google ?
Bonne nuit mon petit Jean-Pierre !
Eh oui!!.. la maladie a des avantages non négligeables.. Moi-même je me suis fait couper une jambe pour passer aux "caisses des handicapés" dans mon magasin Carrefour.
* prend l'attitude de la réponse classique et attendue * Oh, je ne sais pas. J'ai du oublier.
Et alors, ce n'est pas excuse ! Impossible n'est pas français, comme on dit !
D'ailleurs il est en partance pour le Mali.
Cet article sur l' Alzheimer est vraiment trop (Al)gore.
(je sais, c'est mauvais... Je me dégoûte moi même... )
Pouah...
Au fait.
1. On ne touche pas à Aznavour, pouacre de vous!!!!
2. J'adorais Derrick quand j'étais ptite. Les mercredis devaient être bien longs.
3. On peut constater que la publication de billet est inversement proportionnelle à sa vie sexuelle soit selon l'équation hellmanesque: (- de billet = (+2x)+ 33)
Traduction = - de billet = plus de X et + de frifri (threethree vous avez compris la blague? ah ah? non? Bon merde).
Bref, pour être plus concise, on ne vous voit plus en ce moment, vous avez pécho ou bien? J'attends une réponse claire et précise dans un billet de 5000 signes. Merci.
Au fait, pourquoi cette jeune femme dont je ne saisis le nom écrit-elle en orange... N'était-ce pas elle qui était fan d'Eiffel 65 pourtant ? N'abuse-t-elle pas un peu d'exiger l'éxecution de 5000 oiseaux blancs des lacs ?
J'imite mal l'amnésie, moi ? Ah bon ! Diantre... Mais l'incohérence alors, ça va ou bien ? Bon, vous oublierez alors que je me serai permis de vous dire que vous n'êtes pas non plus hyper crédibles vous autres en tant que malades neurologiques. Laule.
Kisses to your butcher's wife.
Ma vieille mamie a elle-même Alzeihmer, et si il y a eu une période pénible quand elle cherchait ses mots, elle est aujourd'hui beaucoup plus joyeuse et détendue qu'avant : maintenant, les mots qui manquent, elle les invente.
C'est particulièrement bloutant.
(ha, et mon papy a eu droit au "Mais Monsieur, sortez de ma chambre !")
C'est un grand pas dans la recherche concernant la maladie d'Alzheimer.