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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

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Lundi 31 décembre 2007
Nous venons d’apprendre à l’instant la mort de Clara Morgane, l’ancienne Philippe Gildas en string du samedi minuit de Canal+. Il s’agit de la première pute à faire la une des journaux depuis les prostituées de Dominique Baudis. 
 
Les rubriques nécrologiques ont immédiatement salué la présence en leur sein « de la plus belle paire du cimetière, à égalité avec Lolo Ferrari. » La réaction de l’ex-époux alcoolique de Jane Birkin se fait toujours attendre.
 
Né sous X, la petite Clara Morgane, âgée alors de quelques secondes, apparaît aux yeux de sa maman entièrement à poil en criant bruyamment. Ses parents ignorent alors qu’elle en fera sa vie. A 12 ans elle découvre les appareils photos en posant pour une agence de mannequins. Elle s’entiche rapidement du petit oiseau qui en sort.
 
Après de brillantes études de médecine, elle décide de mettre en application ses connaissances sur le fonctionnement du corps humain : avec d’autres camarades de promo porno, elle remplit son CV (cunnilingus vital) en accumulant les expériences. Ses maîtres de stage sont alors déguisés en plombier ou en livreur de pizza.
Après ces divers attouchements sans conséquences sur le marché du travail, elle pénètre de plein pied dans la vie active en rejoignant la clinique de Fred Coppula, en 2002. Héroïque, elle opère les patients à main nue, dans un premier temps, puis les réanime après des extraordinaires séances de massage cardiaque dans des endroits ciblés. L’acupuncture au service de la chirurgie, en somme.
 
Devenue l’égérie du bistouri à la française, elle rejoint le prestigieux hôpital du docteur libanais John B. Root qui l’entraîne vers la départementale de la gloire internationale.
Sa retraite prise en 2002, elle monnaye ensuite ses talents en lançant une ligne de lingerie, une autobiographie, des parfums, des chocolats et une voiture qui aura un succès fou : la Clara Morgane Renault.
 
Vivant du mercantilisme de son nom, elle accède définitivement à la postérieurité en sortant en 2007 les singles J’aime et Sexy Girl, des chansons dont la musique repose sur son cul introduit en pochette.
 
Elle sera enterrée mercredi prochain à 14 heures à Paris sous la bienveillance du père Alain de La Morandais, l’un de ses plus grands admirateurs, qui lui gravera sur sa tombe l’épitaphe suivante : « The gode blesse you, surtout si on appuie trop. »
par Jean-Charles Moutavia publié dans : Fosse commune
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Samedi 29 décembre 2007

Le canard saute du plat pour heurter violemment ma fourchette. Macabre volatile transformé en un éclair en mannequin de crash-test, en canard à l’orage. La famille est recomposée autour du buffet, de la nappe à couverts. Pique-nique avec le beatnik, oncle Pierre, l’associable du comté – il déteste viscéralement le fromage au point de ne pas en manger.

Repas repu. A pu. Fin. Enfin presque. Mon secret digère mal le silence, l’omerta aux champignons.

Assez d’obliger ce genre de jeu de mot à faire grève. Il est grand tant que je me manifeste.

  

Moi : - « Papa, maman, j’ai à vous parler. »

 

Maman : - « Enfin ! Il a trouvé une copine ! »

 

Papa : - « Et merde, t’es homosexuel, c’est ça ? »

 

Moi : - « Non. »

 

Maman : - « Oh. »

 

Papa : - « Ah ? »

 

Moi : - « C’est une annonce vraiment difficile à faire… »

 

L’oncle Pierre : - « Il est candidat au Modem pour les municipales, putain, je le savais ! »

 

Papa : - « Impossible, je vote extrême droite et c’est une tradition dans la famille. »

 

Maman : - « Nous t’écoutons Maxime. »

 

Papa : - « Des problèmes d’argents ? »

 

Moi : - « Aucunement. Au contraire. Comment dire… »

 

Papa : - « Ne me dis pas que tu arrêtes encore une fois tes études… »

 

Moi : - « Pas du tout. »

 

Papa : - « Ouf. Bon ça va. A un moment j’ai eu peur. »

 

Maman : - « Tu as fait une tâche à l’un de tes t-shirts et tu n’oses me le dire ? »

 

Moi : - « Non. Euh… Bon ben en fait, euh… »

 

Papa : - « Quoi ? »

 

Moi : - « Je… je… »

 

Maman : - « Oui ?? »

 

Papa : - « QUOI ?? »

 

Moi : - « Je… je suis blogueur. »

 

Maman : - « Oh mon dieu. »

 

Papa : - « Blogueur ? Comment ça, blogueur ? »

 

Moi : - « Je tiens un blog, sur internet. »

 

Papa : - « Un blog ? »

 

Maman : - « Oh mon dieu. »

 

Papa : - « Un blog ? Comment ça, un blog ? »

 

L’oncle Pierre : - « Ah oui ? Un blog ? »

 

Maman : - « Oh mon dieu. »

 

Moi : - « Oui, un blog. Où j’écris un peu ce qui me passe par la tête. Le soir, par exemple. »

 

Papa : - « Putain mais je rêve ! »

 

Moi : - « Ca me prend pas beaucoup de temps, mais vu que j’aime bien écrire, cela me per…»

 

Papa : - « Putain de merde ! Un blog ! »

 

Maman : - « Calme moi, chéri, calme toi… »

 

Papa : - « Mais c’est pas vrai Bôôôôrdèèèl !! C’est pas VRAI !!! MON FILS EST BLOGUEUR ! »

 

Moi : - « J’ai longtemps hésité avant de vous l’ann… »

 

Papa : - « ALORS ON LUI PAYE UN LOYER A BOULOGNE-BILLANCOURT ET TOUT CE QUE TROUVE A FAIRE CE CON, C’EST DE FAIRE JOUJOU SUR UN BLOG !! »

 

Maman : - « Ton cœur, chéri, pense à ton cœur ! »

 

Moi : - « Je fais pas joujou. C’est pas comme ça… Enfin c’est amateur mais… »

 

Papa : - « Je me doute bien que c’est amateur ! Manquerait plus que tu sois payé pour ces conneries ! »

 

Moi : - « Ben dernièrement j’ai gagné un peu d’argent grâce à la pub, de euh j’ai même rencontrer Guy Birenbaum !! »

 

Papa : - « GUY qui ? »

 

Moi : - « Birenbaum. »

 

Papa : - « Connais pas. »

 

Moi : - « Tu sais genre il foutait la merde sur RTL ou Canal +, durant les présidentielles. »

 

Papa : - « Mais qu’est-ce que j’en ai à foutre de Guy Bibendum, là ! Putain mais il paye ton loyer, ce type ? »

 

Moi : - « Non, mais il… »

 

Papa : - « Mais rien du tout ! Il va se faire foutre, c’est tout ! Fils indigne ! Blôôôgueur ! Mon fils est blogueur ! »

 

L’oncle Pierre : - « C’est vraiment honteux. Dire qu’il aurait pu devenir comptable, comme son père, un métier sérieux. »

 

Papa : - « Et il date de quand, ce blog ? »

 

Moi : - « Plus d’un an. »

 

Papa : - « Et c’est seulement maintenant que tu nous le dis ? »

 

Moi : - « Je savais que cela ne te plairait pas. »

 

Papa : - « Noooon ? Sans déconner ?! Et il s’appelle comment ?»

 

Moi : - « Myblack. »

 

Papa : - « C’est français, ça ? »

 

Moi : - « C’est oui, enfin, euh, oui. »

 

Papa : - « Et il fait quoi dans la vie, ce blog ? »

 

Moi : - « De l’humour, essentiellement. »

 

Papa : - « L’inverse m’aurait étonné ! Du journalisme, aussi, non ? Des dossiers sur l’Iran ou la Bourse ? »

 

Moi : - « Pas trop.»

 

Papa : - « Et tes lecteurs sont au courant ? »

 

Moi : - « Bien sûr. Je n’ai aucun tabou à afficher ma vie de blogueur au grand jour. »

 

Papa : - « Putain mais je rêve, je rêve. Je rêve. Et vous vous êtes connus comment ? »

 

Moi : - « J’errais sans but sur le web lorsqu’il est venu vers moi, sur Overblog. »

 

Papa : - « Vous vous voyez souvent ? »

 

Moi : - « Trois à quatre articles par semaine. »

 

Papa : - « Bordel ! Ca va ! Tu prends ton pied en plus ! Monsieur se fait plaisir ! Et il a quelle situation, ce blog ? »

 

Moi : - « C’est un blog de bonne famille, environ 500 visites par jour. Dont Guy Birenbaum. »

 

Papa : - « Oh ça va, arrête avec ce type ! Moi une fois j’ai vu La Boule de Fort Boyard à Carrefour en train de dédicacer des melons, c’est pas pour ça que j’en parle sans arrêt ! »

 

Maman : - « Tu veux te confier à maman, mon poussin, à propos de ce blog ? »

 

Moi : - « Non non, ça va très bien. »

 

Papa : - « Il va très bien ! Monsieur va très bien ! On est sauvé ! Sôôové ! Monsieur est pote avec Guy Birenbaum alors tu comprends, il va TRES TRES BIEN ! »

 

Moi : - « Bon, je vais sortir de table, moi. Plus très faim. »

 

Grand-mère : - « Racaille ! Tu devrais avoir honte ! »

 

Patrick Sébastien : - « Ah elle est belle, la France ! Elle est belle ! »

 

Un couteau à fromage : - « Et ça possède le droit de vote, ça ! Et ben ! »

 

Papa : - « UN BLOGUEUR. PUTAIN, MAIS T’AURAIS PAS PU M’ANNONCER TON HOMOSEXUALITE, COMME TOUT LE MONDE ? »

 

Moi : - « Dans un prochain article, peut-être. »

 

Papa : - « Mais c’est qu’il me nargue, en plus, le petit con ! »

 

Maman : - « Bon hum euh. Qui veux du café ? »

 

Guy Birenbaum : - « Moi. Avec deux sucres, si c’est possible. »

 

 

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Vendredi 28 décembre 2007

 

Deux chercheurs macédoniens viennent de publier un article qui risque de faire du bruit. Selon eux, la France serait le pays européen possédant le plus fort taux de GCSC. La somme de leurs travaux, menés depuis 1999, regroupe graphiques, interviews des plus grands spécialistes de la question, extraits inédits du "Droit de Savoir" sous-titrés en serbe et analyses détaillées, le tout en 129 pages. Selon eux, la France arriverait loin devant la Suisse et l'Italie, détenant à elle seule 39% des GCSC européens, un record.

Si ce genre d'allégations se prête aisément à l'exagération, la somme d'arguments collectés par les chercheurs est un coup dur pour ceux qui soutenaient un arrêt de l'épidémie. A commencer par Steevy Boulay, qui n'a pas mâché ses mots : "il s'agit d'un ramassis de foutaises totalement ubuesques, si j'ose m'exprimer ainsi, et ces gens-là n'ont visiblement rien de mieux à faire que d'ennuyer les honnêtes citoyens. Ils feraient mieux de séparer le Bougrain-Dubourg du livret A". Il est vrai que l'ancien lofteur est directement cité en exemple dans les travaux des scientifiques balkaniques.

Sur cette carte, on remarque que les zones les plus touchées par les GCSC sont le Bassin parisien et le sud de la France, de sa bordure occidentale à sa bordure orientale. "Il est amusant de constater que la Corse a toujours présenté des cas élevés de GCSC, et ce depuis la nuit des temps. Rare sont les habitants qui lui échappent, d'après les dernières statistiques de 2006", nous explique Gérard Gerpon, médecin spécialisé domicilié à Rennes.

Si les premiers cas de GCSC sont apparus en France dès 1927, l'épidémie a littéralement explosé ces derniers années. Selon Jean-Marcelin Touillard, anthropologue dans le Loiret, "la multiplication de la télé-réalité est le principal facteur expliquant cette recrudescence. Enfin entre autres.".

Les cas de GCSC (Gros Cons Scientifiquements Certifiés) se présentent sous une multitude de symptômes, et il est difficile de sortir du lot quelques exemples réellement pertinents - Steevy Boulay excepté. Disons, par simplification scientifique, que le GCSC est majoritairement blanc, ou noir, ou d'origine arabe, voire asiatique, qu'il est essentiellement âgé entre 14 et 85 ans, que ses revenus mensuels tournent autour d'une fourchette avoisinant les 3000 euros (à 3000 euros près) - même si bon nombre de GCSC dépassent allégrement ce chiffre -, et que s'il n'est pas en couple, il est généralement célibataire. La plupart regarderaient Automoto, mais pas tous. Au premier tour des présidentielles, ils ont voté pour l'un des 12 candidats (sauf quelques cas d'abstentions). Si beaucoup admirent Yannick Noah, certains se reportent plutôt sur le rock et ses variantes les plus lointaines (punk, pop, jazz, techno, rap, musique classique). La plupart lisent actuellement ce blog et s'apprêtent à y poser un commentaire dénonçant la relative facilité du billet qui sent bon la fin de l'année et le foutage de gueule. Et ils auront raison.

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Mercredi 26 décembre 2007

Cher Myblack,
 
Je t’écris d’Egypte où je passe actuellement des vacances avec une amie. Tout va bien. Elle prend son rôle très au sérieux. J’ai vraiment bien fait de suivre tes conseils pour Eurodisney : ça marche à tous les coups, avec les nanas. Elle ne se doute de rien pour Rachida et moi.
 
L’Egypte c’est sympa, on dirait le corps de Cécilia. Ce désert entrecoupé de pyramides, les grains de sables dans les fesses. Ca me change de son balai dans le cul.
 
Avec Carla, nous avons visité Louxor. J’adore. Tous ces étrangers, ça me rappelle Paris. Ce matin, j'ai amené ma reine à la vallée des Rois. Bizarrement, y avait pas Mitterrand. Par contre Jean-Pierre Chevènement était là. Le sphinx de la politique française, qu’on l’appelle à l’UMP – une vraie énigme, ce type.
Tu sais comment est Carla : toujours à s’émerveiller de tout. Je lui ai acheté un cocotier en plastique, avec la neige qui tombe quand on retourne la boule. Elle était si comblée ! La même tête que Brice lorsqu’il raccompagne un Roumain à l’aéroport.

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Il a quand même fallu attendre que j’accède à l’Elysée pour avoir du succès avec les femmes. C’est fou ! Le pouvoir, elles aiment bien ça, j’ai l’impression. Presque autant que moi. Au MacDo, l’autre jour, comme elle était fière de me piquer des frites, la Bruni ! Ce sont des signes qui ne trompent pas.
 
Ces derniers temps on a pas trop eu le temps de se voir, toi et moi, à cause de ce calendrier démentiel. J’espère que tu m’en veux pas trop ? De toute manière, si tu veux avoir de mes nouvelles, t’as simplement à allumer la télévision : c’est moins cher que le téléphone et t’en apprendras davantage.
 
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Jeudi, moi et Carla, on ira probablement à Charm el-Cheikh, une station balnéaire. Chirac aimait plonger dans la foule, moi je me contenterai de l’eau : c’est moins salissant. Vincent Bolloré m’a donné sa crème bronzante, celle qui fait disparaître les bourrelets. Une recette qu’il tient de Lagardère.
 
Promis, dès que j’arrête de courir partout pour maquiller l’inertie de mes réformes, on se fait une bouffe. T’as prévu quelque chose fin 2010 ?


 
                                           Nicolas Sarkozy, le mercredi 26 décembre 2007
par Myblack publié dans : Politique
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Mardi 25 décembre 2007
J’ai un problème avec les blondes.
Elles passent leur temps à allumer tous les mecs ; tous les mecs, sauf moi. Ca me donne des désirs de vengeance. Des désirs d’incendie.
Quelquefois, j’ai envie de les fumer.
C’est prouvé : les blondes prennent feu facilement. 
La texture de leur robe, de certains de leurs vêtements de coton aisément inflammables sont des sources de dangers évidents. De plus, lors des orages, la longueur de leurs cheveux qui traînent jusqu’au sol favorisent les électrocutions. Les blondes n’ont pas inventé le paratonnerre, on le sait tous. On peut fumer les blondes, c’est prouvé scientifiquement.
 
blonde-on-blonde.jpg Voici une photo de blonde. Ca ne se voit pas du premier coup d’œil, mais comme j’ai tapé « blonde » sur google le doute n’est pas permis.
 
 
La morale populaire m’ordonne pourtant de les laisser tranquille. Les apparences sont trompeuses, je n’ai rien d'un monstre. Après tout, les blondes sont des gens comme tout le monde. Feu ma grand-mère, qui n’était pourtant pas blonde, me répétait souvent : « Julien (elle m’appelait Julien, car elle perdait un peu la tête, enfin bref), Julien, les blondes méritent le respect. L’humain mérite le respect, qu’il soit blond, brun, roux ou humoriste au Jamel Comedy Club. Les blondes n’ont pas à être fumées », me disait-elle, avant d'allumer son cigare cubain.
Et je suis d’accord avec ma grand-mère.
 
Les blondes n’ont pas être brûlées, incendiées, calcinées. Eventuellement, si on a des humeurs pyromanes, on peut brûler autre chose. On peut brûler un feu orange ! Ca n’embête personne, un feu orange. C’est fait pour être brûlé, sinon le feu passerait directement du vert au rouge. On peut brûler des étapes, aussi. C’est ce que font la plupart des garçons, d’ailleurs, lorsqu’ils rencontrent une blonde. On peut brûler des juifs, aussi, mais seulement s’ils ne sont pas blonds.
 
Dans l’histoire, tous ceux qui ont essayé de fumer des blondes ont très mal fini. Prenez Jeanne D’Arc. Elle est morte brûlée vive en 1431, lors d’un procès odieux conduit par Monseigneur Cauchon, évêque de Beauvais. Drame de la vie, conséquence de cette fin tragique, aujourd’hui Beauvais n’est plus qu’une ville fantôme coincée en pleine Picardie, dans le froid et l’ennui. Chaque jour, en contemplant leur soupe au lard et le brouillard qui couvre leur télévision maussade, les Beauvaisiens regrettent d’avoir fumé Jeanne d’Arc.
 
Marilyn Monroe, pareil ! Elle n’est pas de Beauvais, mais, depuis les années 60 sa disparition est sous les feux de la rampe. On l’oublie trop souvent, mais Marylin Monroe, qui était blonde, a été brûlée vive. Enfumée. A Rouen. C’est mon grand-père qui disait ça. Je l’ai toujours cru et je le crois toujours. Fallait-il fumer Marilyn Monroe ? Non, bien sûr, non !
 
Et James Blonde, alors ? James Blonde, tout ceux qui ont osé l’attaquer, qu’ils soient russes, soviétiques, d’Europe de l’Est, ont tous fini abattu avant le générique. TOUS. A part dans où a moment y a un russe qui s’échappe dans la jungle juste avant que l’usine de produits chimiques explose et James Blonde qui se bat déjà avec une soixante de types le laisse s’enfuir. Mais les autres ont tous mal fini ! TOUS !
 
On peut fumer autre chose. On peut fumer des blondes, mais des cigarettes. Des cigarettes blondes. Ca existe. Ca existe ! Les cigarettes blondes ne demandent qu’à être fumées. C’est leur raison de vivre, de mourir, d’être incinérées.
 
On n’est pas obligé de les fumer, les blondes. On peut les boire. La bière blonde est très bonne. On peut les regarder, les blondes. On peut les haïr, les détester, les maudire, les envier,  les jalouser, les répugner, les bousculer, les frapper, les torturer, mais pas les fumer. Non, pas les fumer.
 
Car fumer coûte cher. La France est en déficit. De blondes, notamment. Nous ne sommes pas en Suède, je le rappelle, les blondes ne courent pas les rues. C’est pas aussi banal qu’une brune. Eventuellement, fumer des brunes, pourquoi pas. Moi, ça ne me dérange pas. Pour lutter contre ceux qui souhaitent fumer les blondes, le gouvernement français a pris des mesures.
Selon les mesures du gouvernement, les blondes font en moyenne 1 mètre 65. Vous avez déjà essayé de fumer une blonde ? Même une petite ? D’1 mètre 60 ? Un mètre 60 ! Vous imaginez la taille du briquet ?!
 
De toute façon, il est interdit de fumer dans les lieux publics depuis février 2007. En janvier 2008, il sera interdit de fumer dans les cafés, les hôtels, les restaurants et les discothèques. Or, où trouvent-on les rares blondes qui subsistent, noyées sous leur maquillage ? Dans les cafés, dans les restaurants. Mais surtout dans les discothèques.
Et oui : dans les discothèques.
On ne pourra bientôt plus fumer de blondes en discothèques. L’endroit où elles se terrent tous. A partir de là, le débat est vain, comme la loi.
 
Il ne faut pas les fumer les blondes, car les blondes sont des femmes avant tout. Des êtres fragiles, qui n’ont pas à vocation d’être fumées comme le cigare ou le saumon. Les femmes ne sont pas des saumons. Elles ne remontent pas les rivières à la recherche d’un coin où se reproduire pour finalement se faire dévorer à deux cents mètres de Beauvais par un ours à moitié ivrogne garé en double file, NON ! Les blondes ne sont pas des saumons.
Jean Ferrat, qui voulait fumer des blondes, chantait « la flamme est l’avenir de l’homme ». Il avait tord : l’avenir de l’homme, c’est la blonde.
par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Dimanche 23 décembre 2007

J’ai finalement accepté l’invitation de Guy Birenbaum, éditeur et journaliste, qui souhaitait me rencontrer depuis fort longtemps. Vendredi matin, ma main ferme et inébranlable a donc serré la sienne. Secoué par la poigne, il chantait « Allo ma main, bobo. » La mienne ne chantait pas, elle riait à mes blagues introductives.
 
« C’est bizarre, je vous imaginais davantage charismatique, pour un mec qui a fait de la télé. »
 
Des kilomètres de couloirs plus au moins fréquentés laissaient passer nos blancs respectifs ; on se trouvait en pleine maison d’édition, à court de papier. Je le semblais ému. Il me montra son poste de travail, logé dans un bureau édénique, même si ce jour-là il portait des Reebok. Sur les murs une palanquée de coupures de presse où trône sa pomme, surlignée en golden. Dans les coins des personnes de couleur, ivoire. Guy me propose un siège, je réponds gentiment que j’en possède déjà trois à la maison. J’emprunte le sien ; désappointé, il s’assoit sur le rebord de la fenêtre.
 
« Depuis le temps que je voulais vous voir, Myblack ! »
« Je sais, ils disent tous ça. Il vient ce café ? »
« Quel café ? »
« Celui que vous avez oublié de m’offrir en arrivant. »
« Bien sûr ! Où avais-je la tête ?! »
 
Profitant de l’absence, je m’isole près de ses tiroirs. Des milliers de contacts, un réseau professionnel bien plus vaste que le web. Je note le téléphone d’Albert Algoud, car son nom me fait rire. Le ménage a été effectué, guère de poussières sinon sur ses écrits. Sur ses écrits, guerre de poussières.
 
« Re ! Voilà votre café. »
« Merci. Dites, qui sont ces personnes de couleur dans votre bureau ? »
« Mes nègres »
 
Il saisit un crachoir de dessous une pile de manuscrits refusés puis dégobille le Figaro de la veille.
 
« Des pigistes ? »
« Non, des Burundais. »
« Mais ils savent écrire ? »
« Non, mais pourquoi me demandez-vous ça, en tant que blogueur ? »
 
Guy Birenbaum est une sorte de belluaire pénétré de fêlures ; sous sa carapace perce la fragilité de l’artiste, du sage, du timide qui s’agite avec tempête pour masquer la vérité. Il connaît ce monde, ses arcanes, ses Ariane et Dorothée. Son strass et son stress. Il a compris le secondaire du net, son bluff, sa puissance. Une folle envie de l’embrasser me pourchasse, mais je n’ose me faire rattraper.
 
« Alors donc, vous êtes étudiant en journalisme ? »
« Voilà, c’est ma couverture, effectivement. »
« Bien. Dommage que les SDF ne soient pas journalistes, alors, ils auraient moins froid ! Hahaha ! »
 
C’était évident qu’il craquerait un jour ou l’autre, qu’il essayerait d’être aussi drôle que le maître. C’est humain, après tout, de vouloir ressembler à ses modèles. « Non mais la couverture, les SDF, s’ils étaient journalistes enfin vous voyez ? » Je ne lui en veux point. Il s’excuse et me promet dorénavant d’arrêter l’humour, que c’est à moi de m’en charger. J’acquiesce.
Un moustachu rentre dans la pièce : « Guy, alors, elles viennent ces photocopies ? »
Il s’absente puis revient, puis nous discutons de tout et de rien, boulot, femmes, Edouard Herriot. Il m’informe qu’il est prêt à écrire pour le Blog de Myblack. « Pourquoi pas ? », fais-je poliment, pour ne pas le vexer. « Et si vous vantiez mes mérites sur Europe 1, plutôt ? ». Emballé par l’idée, il me promet de passer à l’acte le 23 ou 24 janvier prochain. S’en suit un long laïus sur le cul à Manaudou, que j’écoute avec attention. Un autre café. Des numéros, des sourires, des regards. Un geste, furtif, que j’interprète à confusion. Emoustillée, elle se lève. Lui aussi, enfin peu après.
 
« Bien. Ecoutez, je dois y aller, Myblack. Ce fut un plaisir de vous rencontrer, mais je dois y aller, j’ai un billet pour CaravaneHebdo à terminer. Et que cela ne sortent pas de ce bureau, surtout. »
« De toute manière ils sont attachés, vos nègres. »
« Je parlais de ma blague de tout à l’heure, sur les SDF. »
« Ah, oui. Très bien. Evidemment. » 
 « A une prochaine fois, j'espère, Myblack ! » 
 « Si j'ai besoin de vous pour un piston, ouais, bien entendu ! Bye » 
 « Bisous !» 


Epilogue :
 
guy-bibirendaum.jpg « Ah, si seulement je possédais ne serait-ce qu’un millième du talent de Myblack… Je pourrais avoir un blog qui marche… »
par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Vendredi 21 décembre 2007
Manaudou plonge mais sa notoriété augmente ; depuis plusieurs jours la sirène retentit dans les médias, le net, les machines à café. 

Chercher ses photos est devenu le sport à la mode, bien loin devant la natation.

Le Blog de Myblack a tiré profit de l’affaire en devançant dès dimanche le buzz, grâce à un contact de Tallende (Google Map). J’ai vu les photos. Les avocats de la championne se promènent par-delà les sites pour les bannir. Quoi de plus normal ? Elles sont indignes.
Elles sont indignes mais, comme tout le monde, je suis allé les voir lorsqu’elles étaient encore accessibles facilement.
J’ai vu les photos, alors j’ai souhaité ne pas en parler, de façon biaisée. 
En commentaire de mon article sur la question, des obsédés dispersent leur MSN de manière libertine, aussi dénudé que lesdites images. 
Je le confesse : j’ai utilisé le cul pour vendre. Enfin pour acheter, plutôt.
 
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Lundi 17 décembre
, 1776 visiteurs ont tapoté Google pour dénicher cet article, soit 1300 de plus qu’à l’accoutumée. Une augmentation de 285% du nombre de visiteurs uniques. La publicité m’octroie 1 euros par jour. Ce jour-ci, le nombre avoisine les 3. 
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Les statistiques bandent. Rien d’anormal pour l’instant, j’ai déjà obtenu des scores identiques lors de l’affaire Grégory Lemarchal. C’est mardi que l’étonnement grimpe au rideau.
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Mardi 18 décembre
. De 1776, la fréquentation passe à 70 107. Les recherches Google (« Photos de Manaudou », « Manaudou nue », « Sexe Manaudou ») pointent vers moi, tétons dressés ; j’apparais dans le premier volet des moteurs de recherche. Je récolte 120 euros de publicités, pour 79 de Blog Rank.
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Mercredi 19 décembre.
Avec 224 143 visiteurs uniques, mes revenus de droits d’auteur frisent les 400 euros. Décoiffants. Je suis 5ème sur Google sur la recherche « Laure Manaudou nue ». Sans savoir pourquoi, mon Blog Rank tombe à 72. Un chiffre difficilement compréhensible, puisque le Blog Rank est en partie calculé avec le nombre de visiteurs uniques. Avec 80 de Blog Rank, j’aurais touché 50 euros de plus. 
 
Jeudi 20 décembre, le chiffre redescend à 34758, soit le code de mon digicode à quelque chose près. En ce milieu de semaine, les provenances des visites depuis lundi sont les suivantes :
-        34889 pour « Laure Manaudou nue »
-        15372 pour « Manaudou nue »
-        5232 pour « Laure Manaudou »
-        5060 pour « Laure Manaudou photos. »
 
 
Il est vendredi, le site de Manaudou est « en cours de modifications » et j’attends l’agitation retomber. Le sexe fait acheter, pour ceux qui n’étaient pas encore au courant. Ca tombe bien, c’est Noël.
par Myblack publié dans : Restes du frigo
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