Samedi 1 décembre 2007
Abandonnons un instant le séisme freluquet des Guadeloupéens pour se concentrer sur la catastrophe surnaturelle qui a touchée Myblack récemment : une critique d'un
lecteur mécontent.
Pour tenter de comprendre les raisons d'un tel camouflet, une rencontre, un face à face a été organisé autour de cet article, "Coeur à vendre". Un billet jugé également "médiocre" par le reste de la rédaction, désolidarisée de son manitou.
Dans l'obligation contractuelle de publier au moins trente machins par mois, Myblack, mettant à profit son indépendance éditoriale stalinienne, a pourtant décidé de passer à l’acte. En insérant les remarques et annotations du fameux lecteur dans le corps de "Coeur à vendre", en toute transparence, en rouge.
Pour tenter de comprendre les raisons d'un tel camouflet, une rencontre, un face à face a été organisé autour de cet article, "Coeur à vendre". Un billet jugé également "médiocre" par le reste de la rédaction, désolidarisée de son manitou.
Dans l'obligation contractuelle de publier au moins trente machins par mois, Myblack, mettant à profit son indépendance éditoriale stalinienne, a pourtant décidé de passer à l’acte. En insérant les remarques et annotations du fameux lecteur dans le corps de "Coeur à vendre", en toute transparence, en rouge.
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Je crois que la caissière m’aime bien. [introduction classique suscitant moyennement l’éveil]
Je prends son amour pour argent comptant. Et du coup, je le suis aussi. [jeu de mot facile probablement pompé sur un autre blog]
Ses sourires sont multiples [de combien ?] quand je lui rends visite. Même dépeigné, même fagoté, même sale et hirsute, [succession maladroite d’adjectifs peu transcendants] sa caisse m’enregistre [tentative de blague tombant à plat]. Toujours le mot attentionné,
le « bonjour » poli, quelque soit la note – que je paye toujours, gentleman. Elle sait où me trouver, connaît mes goûts les plus secrets, [préliminaire
d’une évocation de la sodomie ?] mes marques de beurres préférées ; lorsque je paye en liquide, cela semble l’exciter [gag correct, bien
qu’ultra-prévisible]. Tant mieux : je ne supporte pas les chèques, en amour. [abus de Laurent Ruquier]
Nous avions rendez-vous hier, enfin surtout moi. [et alors ?] J’avais de la monnaie à revendre, d’énormes quantités [combien exactement ? Problème apparent avec les mathématiques] de pièces de dix centimètres carré [doit-on rire ?]. Il faisait
matin, environ soleil moins le quart [et ça se dit littéraire ?], mon SDF préféré attendait posté près du banc de la longue rue menant à Attac. [phrase beaucoup trop longue]
Attac est un [comme le métal ?] supermarché spécialisé en tout : gaufres, rasoirs, sucres, chocolats. [et ta
sœur ?] Y a sûrement des légumes, aussi, mais j’ai pas encore eu l’occasion de vérifier. [Difficile à comprendre : il ne mange pas de légumes ? Ou
compare-t-il les clients à des légumes ? Problème évident de cohésion du récit] On y trouve également des caissières. Les caissières sont majoritairement jeunes, pour forcer à
acheter. [rien de neuf. C’était censé être une dénonciation de la société de consommation ?]
Mon SDF préféré est un SDF spécialisé dans les bancs [Tiens. C’est reparti] et les entrées de supermarchés [une blague avec
entrée/supermarché/nourritures était possible, dommage], ce qui est tactiquement bien pensé car après les courses les gens ont toujours des pièces qui ne servent à rien. Il présente
l’avantage d’être silencieux et souriant ; ainsi, je lui donne souvent un peu de flouze pour qu’il continue à l’être en me voyant. [Bordel mais on s’en branle !
On s’en branle !] Il est barbu mais pas négligé, c’est un SDF de luxe, qui mérite mieux que sa situation. Il est blanc, surtout. [+1]
Quant au banc, il n’a rien de spécial, c’est juste un banc. Qui est blanc, aussi. [du moment que c’est pas un banc boula]
Nous avions rendez-vous hier, comme tant d’autres. Ma caissière a beaucoup d’amoureux. [Ouais bah c’est une fille, quoi] Nous sommes généralement
six ou sept [indécision coupable révélant une faiblesse scénaristique et un affadissement général de la lecture] à l’attendre, avec nos paniers rouges à une
anse – assez laids au demeurant [comme ton père]. Notre queue [oui ?] frétille à chaque fois qu’elle dit
« suivant », et nous passons à l’acte, nous posons nos achats [Roger, un muscadet]. Ses collègues du magasin, qui sont beaucoup moins belles,
paraissent l’envier. [en parlant d’envier, il est tout sale le mien, y a des poils coincés dans le siphon]
Je connais même son nom : Emilie. C’est marqué sur sa veste blanche.
Elle s’absente le jeudi [et moi le mercredi j’ai ping-pong]: j’en profite pour prendre les choses humiliantes, comme les rouleaux de papiers
hygiéniques ou le pâté en croûte [ou la lecture de ce blog]. La dernière fois que je lui ai offert [bon c’est pas tout ça mais je vais devant
la téloche, moi] du pâté en croûte, à notre 73ème rendez-vous, elle n’avait pas semblé emballée. Depuis, je fais attention : j’achète régulièrement des couches pour bébé
(car ça les attendrit, les bébés) ou des boîtes de ravioli par dizaines (pour bien montrer à ma belle que je suis célibataire). Souvent, parmi mes achats, [il a toujours
pas fini ?] je glisse un paquet de chocolat. Les femmes aiment ça, le chocolat. Ou des fleurs, quand ils en vendent à l’entrée, parfois. [bon bah t’as envie
de baiser, quoi, dis le clairement au lieu de tourner autour du pot]
Parfois elle semble distante, se contente de danser du code-barres sans m’adresser un regard. Elle ne veut probablement pas complexer ses autres clients, qui n’ont pas ma
chance.
Je crois que j’ai un ticket avec elle. 37 euros. [Tu ferais mieux d'aller au bois de Boulogne, en plus t'es à côté]

Ces évènements se sont
déroulés le 21 novembre, en France.
Ces évènements se sont
déroulés le 21 novembre, en France.
« C’est arrivé tout à l’heure,
un voisin vient de m’avertir. Je… Bon sang, Jack, je suis déboussolée ! »
« Bon, récapitulons : j’entre à
l’intérieur de cette pâtisserie et je fais exploser le comptoir, ainsi que la vendeuse. »
Apparemment, ce n’était pas une vendeuse, mais un vendeur.
Encore un qui ne gonflera plus le trou de la Sécu. Parmi les éclats de verres brisés et les baguettes décomposées, je recherche mon fameux brownie.
« Ouais Tony ? De quoi ? Tu peux pas me parler
là ? T’es occupé avec Clémence oui de quoi ? Tu l’interroges ? Comment va-t-elle ? Pardon ? Tu sens que ça viens ? Comment ça ? Comme une reine, tu dis ?
Bon, d’accord, je vais te laisser. Salut Tony ! ». Je reconnais bien là le grand professionnel, prêt à tout pour noyer le poisson.
« Ce mec porte un bonnet. Hum…
Sûrement un préfet… »
« Je…. dites à ma femme… dites à ma femme que je
crois aux chances du Modem pour les prochaines municipales… »
« Plus un geste ! Je suis un méchant, et vous le
gentil ! Et je tiens une autre gentille ! »
« Nooon ! L’autre cabinet ! L’autre !!
Pas celui-là ! Nooooooooooon ! »
Ces évènements se sont déroulés le
21 novembre, en France.
« Boum ! » Je sors précipitamment
des chiottes, alerté par le bruit. Palsambleu ! La cafetière vient de me rendre l’âme. Une erreur de dysfonctionnement du fil dentaire, probablement. Décidément… Sabotages, explosions… Ne
manquent plus que les Allemands pour que la fête soit complète.
L’insecte s’en prend maintenant à ma lampe, au
plafond. Subjugué par sa prestance, j’hésite à tout foutre en l’air et arrêter ce métier débile. Le doute fait place à la certitude et l’envie de tout plaquer s’imprègne en moi.
Certains usagers, lassés de patienter vainement, mettent
fin à leurs jours.
« Que personne ne bouge ! Filez-moi immédiatement un capuccino avec deux sucres ! DEUX sucres j’ai dit, DEUX ! »
« Pas de doute, c’est bien lui. »
« Ne prenez pas peur, je ne suis pas
Michaël Youn. Je suis simplement un être à la recherche d’un pilote d’hélicoptère. Y a-t-il quelqu’un dans cette gare qui sache piloter un hélicoptère ? Allo ? Non, je ne suis pas
chanteur de Partenaire particulier non plus, monsieur, laissez-moi tranquille ! »
Jean-Michel Lapoisse, en slip (mars 2004).
Quelque part dans le tas.
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