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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

Commentaires

Samedi 29 septembre 2007

 

Nous venons d’apprendre à l’instant la mort de Nikos Aliagas, la veuve poignet du cervelet nourrie par les gamètes de l’ignorance de la première chaîne. Il s’agit du premier décès marquant d’un Grec depuis celui de Platon, en -347 avant Jésus Christ.
 
Des millions de caniveaux ont immédiatement salué la mémoire d’un « parfait représentant de la télévision du même nom ». La réaction de la merde du trottoir se fait toujours attendre.
A l’annonce de sa disparition, ses spectatrices ont pleuré leur Apollon une bonne vingtaine de minutes. Puis elles ont zappé sur la deux.
 
Nikos Aliagas s’est d’abord fait connaître en se présentant journaliste sur les plateaux de Christine Bravo, voire photographe tant il véhiculait les clichés sur son pays d’origine.
Recruté par Etienne Mougeotte, il a poursuivi sa carrière d’imposteur en se présentant comme doué de compassion sur les plateaux de la Star Academy, où il appelait les légumes à voter pour des handicapés – à moins que ce ne soit l’inverse.
 
Son nom restera scotché a celui de l’émission phare, qu’il éclairait de mille feux en brûlant les icônes : ce révolutionnaire refusait ainsi d’inviter Oasis ou Lenny Kravitz, images subversives de la musique, pour donner sa chance à des plombiers polonais ou à des dessous de bras italiens. Michal et Mario ne le remercieront jamais assez.
 
Véritable icône de la Grèce - comme Magalie Vaé -, il oeuvrait brillamment auprès des candidates de l’émission au développement de la culture hellénique – sauf Magalie Vaé.
 
En 2005, Nikos Aliagas avait doublé un personnage de Bob l’Eponge, dans le film Bob L’Eponge. En contrepartie, lors de ses émissions sur TF1, c’est Bob L’Eponge qui doublait Nikos Aliagas.
 
Il avait été fait chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en mars 2007, avec pour mission de les ranger. Mais avec un vocabulaire aussi pauvre que le sien, il n’en a hélas retrouvé que 12 sur 26.
 
Nikos Aliagas était polyglotte, c'est-à-dire qu’il n’ouvrait la bouche que pour cirer les pompes. Outre l’odeur putride du cadavre, on sent encore celle du cirage sur sa langue. Et des organes génitaux d’Etienne Mougeotte.
 
Récemment, un stagiaire de LCI entretenait un blog culturel à son nom, fait d’articles des Inrocks rembourrés d’adjectifs. Les réactions des fans s’y faisaient malheureusement rares ; il est vrai qu’il faut savoir écrire pour bien commenter.
 
Il sera enterré jeudi prochain à 15 heures à Athènes (choix numéro 1), ou à Paris (choix numéro 2), ou à Cannes (choix numéro 3). Un spectateur tiré au sort pourra jouer avec la pelle (1 euro 36 la minute).
 
 
 
 
par Lucien-Charles Moutavia publié dans : Fosse commune
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Vendredi 28 septembre 2007

G--rard-crobard-petit.JPG Salut les pisseux, c’est moi, Gérard Crobard, le grand manitou du cinéma français. J’ai toujours considéré Jean Dujardin comme un gros con lourdingue qui fait prout sous la douche et Frédéric Beigbeder comme un puceau myope à pellicules prétentieuses ; mais je suis un professionnel et je vais néanmoins effectuer la critique de 99 francs sans partis pris déplacés, en me focalisant simplement sur l’affiche.


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Le film semble se dérouler dans un supermarché de la région parisienne, à en juger par la géométrie du carrelage rappelant la ligne B du RER. Le personnage principal, un caddie à une roue, effectue ses courses hebdomadaires au rayon des acteurs bankables. Nous le devinons féminin :

 - Elle est venue seule, fragile et indépendante

- Elle occupe le devant de la scène, égoïste et fanfaronne

 - Elle s’est arrêtée au stand Dujardin, célibataire et coquine
 

Sans doute a-t-elle craqué sur le jeans court et les lunettes d’étudiant en latin du produit. Ce côté mystérieux qui attire les femmes autour d’un capuccino sans sucre et qui finit, inlassablement, par conquérir leur mont de Vénus. Les hommes à lunettes, outre une intelligence évidente, marient le charme sensuel des latins, la rigueur métaphysique des nordiques et l’énorme kiki des ivoiriens, aussi énorme que le nom en caractères gras de Brice de Nice auréolant le chariot à roulettes.

Autour du caddie des centaines, que dis-je, des milliers de Jean Dujardin en conserve. La bobine tournée vers le spectateur, ils font de l’ombre à l’interprétation de la poussette métallique. Choix logique, après tout : délaissant son caddie majeur pour diviniser la marchandise Dujardin, le réalisateur Jan Kounen conforte ainsi l’angle du film : le diktat de la publicité et de ses produits surfaits. Se voulant critique du milieu publicitaire et de ses attrape-mouches, 99 francs est finalement tombé dans le vide qu’il voulait dénoncer. L’acteur est à la mode : les salles de cinéma sont entrecoupées par son visage. Le loulou est devenu chouchou ; la crotte de nez a pris de l’assurance au point d’éclipser la lune de Jean Reno ou de Clavier, les vedettes de l’avant-siècle. Nous n’irons pas voir 99 francs, mais Jean Dujardin.
 
Lorsque je fais les courses, j’achète toujours une boîte de petits pois, généralement à l’étuvée. Bonduelle les propose extra-fins dans un excellent rapport qualité/prix ; la marque se prévaut même d’une sélection préalable (selon des critères de tendreté, de souplesse, de gravité, de circularité) à laquelle aucun être humain ne peut décemment résister plus de trois minutes. Facile d’accès, elle a su rester naturelle sans abuser de scènes érotiques avec Elisa Tovati. Le prix est raisonnable et permet plusieurs repas sans se ruiner : les différents formats s’adaptent aux différents heures du jour (matin, midi, goûter, soir) pour former, au rayon conserve, un alléchant présentoir tapissé d’émeraude. Il m’apporte les vitamines B dont j’ai besoin chaque jour pour coller les affiches du Front National sur les volets musulmans des voisins.
 

Ceux de chez D’Aucy n’appartiennent pas au même monde. La boîte est plus grosse, s’impose sans demander la permission. On se sent attaqué, agressé dans notre chair. Les légumes sont arrogants, travaillent pour Technikart. On aurait aimé plus de chaleur, plus d’introspection autour de nos états d’âmes de consommateurs. C’est cette marque, que j’achète. Je n’ai pas le choix, mon Auchan ne propose qu’elle. Bonduelle a oublié d’y faire sa promotion. Alors je parcoure les dalles macabres en pensant à cette rondeur que je ne retrouve pas chez sa concurrente. « Oui, j’achète des petits pois, et j’espère y trouver l’amour ! », vocifère-je à tue-tête devant ces D’Aucy froides et glacées, bravant le mépris des passantes inconscientes qui choisissent ces légumes bankable. Le manège dure depuis des années, lentement mon corps s’est déshydraté à force de le combattre stérilement. Ils m’épient – de maïs -, rigolent de mon malheur en salivant leurs injonctions. « Cosse toujours, tu m’intéresses ! », j’hurle comme un loup, en rampant sur la devanture des robes. Mais je ne suis qu’un mouton qu’on empêche de brouter à sa guise, enfermé entre des réductions sur les yaourts et des murs aussi grands que leur indifférence. « Mais où es-tu, toi que j’aime, ma divine promise ? », je m’égosille, en lançant sur des retraités podagres ces D’Aucy qui ne font qu’un avec Dujardin. Chacun de leurs pleurs me fige davantage devant mon désarroi, et je leur supplie le silence. « Taisez-vous, taisez-vous, taisez-vous, petits pois insolents », j’impose, je gémis, plus fort encore que les vieillards en sang, en multipliant les coups des pieds, les côtes fêlées et les braguettes désagrégées, puis je vais prendre de la margarine, du pain et de la moutarde, car il est déjà 18 heures 50 et je meurs de faim, avec toutes ces émotions.

 

99 francs

De Jan Kounen
Avec un caddie, des petits pois d’Aucy et des cadavres de grabataires
Durée : la vie entière
 
Note : ananas-copie-2.jpg

 

par Gérard Crobard publié dans : Culture et Divertissement
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Jeudi 27 septembre 2007

Le Dictionnaire des mots inconnus peut dorénavant compter sur un renfort de choix en la personne d'Ystevinco, employé municipal dans l’usine de fabrique de croquette pour kangourou domestique de Rotterdam. A part ça l’objectif de l’ouvrage reste le même : divulguer au monde incrédule les mots inconnus de la langue française. C’est bon, j’ai tout dit.
 
 
 
 
 
 
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Alim’A’Hongl (1843-1912)
 
Dernier émir du Soubahw, territoire enclavé d’Asie Centrale, entre le Kirghizistan et le Tadjikistan. Selon les sources conservées intégralement à Bouzef, l’ancienne capitale de la province, Alim’A’Hongl aurait régné de 1873 à 1912. Représentant en ustensiles d’électroménagers, il aspirateur vers 24 ans à de plus nobles ambitions. Le Soubahw, miné par des luttes internes pour la conquête du pouvoir, connaît à l’époque d’énormes problèmes agricoles : les terres arides d’Asie Centrale s’avèrent incapables de subvenir aux besoins d’une population estimée à plus d’un million d’habitants.
Alim’A’Hongl profite alors du chaos et se présente comme le porte-parole de ce peuple opprimé, lui, le modeste commerçant.
Durant trois ans il parcourt le Soubahw, discute, tente de concilier les oppositions séculaires qui frappent son sol. Elaborant un programme basé sur une justice équitable et le participation de la noblesse soubhawate dans l’économie du pays, il acquiert une grande popularité auprès d’une partie de la population, principalement les pauvres. Rompant avec les méthodes politiques traditionnelles (usage de la force, coup d’état brutal, massacre en règle de la famille régnante par des mercenaires), il se fait l’apôtre du dialogue et de la non-violence, bien avant Gandhi. Surnommé « le sage des montagnes », il redistribue les bénéfices de ses quêtes aux paysans qui le soutiennent. Malheureusement, Alim’A’Hongl peine à imposer ses vues aux riches propriétaires fonciers. L’émir en place, Mohammed Moua’l’Sel, lui refuse même toute concertation. Sentant dans son dos le souffle rupestre des miséreux, Alim prend progressivement conscience de son aura et de la grandeur de son destin.
Le 16 mars 1873 il envahit, à l’aide de six cents hommes armés de haches et d’épées, le palais royal, décapite l’intégralité de la dynastie des l’Sel, viole plusieurs servantes puis prend le pouvoir suite à une alliance avec les nobles soubhawate qui l’obligent à rétablir l’esclavage paysannier.
Alim’A’Hongl, devenu dans la mythologie du bas peuple soubhawate « l’Enculé des montagnes », décédera en 1912 des suites d’une blessure mal cicatrisée à l’anus.

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Caixulo
 
Variante du jeu du mikado japonais. Le caixulo suit les mêmes règles que le mikado, mais la difficulté est davantage poussée. Le caixulo se joue sur une table en mousse et avec des rouleaux à pâtisseries en guise de baguettes. Le caixulo peut se jouer de deux à cinq personnes. La particularité du caixulo réside dans le rouleau rouge serpenté, qui vaut 50 points, mais qui est dur à retirer du tas de rouleaux, car il est en plomb. 
 
« J’avais pensé lui offrir une collection de sacs poubelles pour Noël, mais après réflexion, je me demande si un bon caixulo… Oui, il sera ravi. Allons vite lui acheter çà ! » Bixente Lizarazu, Récital poétique des courses de midi, Collection Achète, Biarritz, 1997

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Goélao
 
 
Sorte de métaphore approximative et inexplicable prononcée par les sages indous lors des mariages arrangés, afin de faire comprendre, par l’utilisation d’une image incompréhensible et grotesque, l’absurdité des mariages arrangés.
 
« L’amour sans jalousie, c’est comme un polonais sans moustache. »
Goélo d’Awanracheti (Calcutta 534-Bombay 612)

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Myjaniole 
 
 
Petite cagette hermétique en osier contenant des rognures d’ongles. La fête de la myjaniole a lieu le 13 juin en Lozère et réunit 3 communautés de communes. La myjaniole est totalement inutile et personne n’est désireux d’en posséder une. Cependant, la myjaniole est intégrée au patrimoine local. Le musée de la myjaniole, à Saint Rognon sur Couenne, compte 347 sortes de myjanioles, dont la plus ancienne remonte au XII e siècle. 
 
« Et voici devant vous une myjaniole du XVII e siècle qui aurait appartenu à Sully, le conseiller du roi Henri IV. Lorsque Sully acheta cet objet cher à notre région, il voulu le montrer au roi. Henri IV vint lui rendre visite en 1610, en passant par la rue de la Ferronnerie, mais un nommé Ravaillac, après avoir perdu un pari stupide (tuer le roi s’il n’est pas capable de couver un œuf de canard), décide de tuer le bon roi Henri. » Pierre Bellemare, Les Incroyables Histoires de Pierre Bellemare, Editions Bellemare, Bellemare City, An 47 a.p P.B
 
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Puffozie 
 
Maladie provoquée par digestion de produits neurotoxiques présents dans les shampooings ou dans certaines barres chocolatées. La puffozie se caractérise au début par la coloration verdâtre du visage, des cheveux gras et fragiles, une forte fièvre et l’envie tenace de manger des figues sèches. Ensuite, la puffozie entame sa deuxième phase, plus dangereuse. L’individu est pris de convulsion, perd son équilibre et est en proie à une soif insoutenable. Enfin, la phase terminale, hélas incurable si la puffozie n’a pas été repérée dès les premiers signes, se caractérise par des malaises fréquents, des difficultés de prononciation. L’individu n’arrive plus à boire, est pris de maux de tête, ne contrôle plus ses jambes, et se prend pour une tourte aux oignons servant de raquette de tennis officielle à Léon Gambetta. 
 
«Le pire cas de puffozie que j’ai vu est le suivant : l’individu était vert, mangeait des figues sèches en courant de tous les côtés pour effectuer ‘‘un smash du revers’’,se grattait constamment les cheveux avec une main, tenait sa jambe boitillante avec l’autre main et criait quelque chose d’incompréhensible où l’on distinguait les mots « tourte, soif, Mac Enroe, et Saturne ». Le Docteur Léon Granbetta, Syndromes de puffozie et cas complexes de médecines aux fruits secs, Editions Tanboulgour, Moscou, 1983. 
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Rousbion
 
 
Journaliste sportif pensant que le sélectionneur de l’Equipe de France de Rugby est un œuf dur. 
 
- « Messieurs, tâchez de faire vite : la suite de l’entraînement est prévue dans une vingtaine de minutes. »
- « Monsieur Laporte ? »
- « Oui, allez-y. »
- « Florent Chouquette, Midi Olympique. Jugez-vous la formation Argentine comme une menace ? »
- « Tout à fait. Les Argentins fait maintenant partie du Top Ten, et il faut clairement s’en méfier. L’affrontement sera difficile, et c’est pourquoi nous mettons tout en œuvre pour exploiter ses quelques faiblesses. »
- « D’autres questions ? »
- « Oui, moi ! »
- « Nous vous écoutons. »
- « Sylvain Marpou, Recettes Mag. A combien estimez-vous votre temps de cuisson ? »
 
Parole d’un Rousbion peu avant le match d’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby.
par Myblack publié dans : Dictionnaire des Mots Inconnus
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Mercredi 26 septembre 2007

Ca commence vraiment à me gonfler d’écrire sans contrepartie.
Si encore ma prose entraînait les femmes qui l’admire à se jeter sur ma plume avide de reconnaissance à tout bout de rues, de ronds-points et de panneau d’interdiction de stationner par le simple besoin de me féliciter pour ses quelques traces de génies que j’insémine plusieurs fois par semaine sur Internet et sans jamais la moindre panne créative, passe encore.
Mais si l’unique gratitude mesure 1 mètre 84 – soit ma taille -, s’habille comme un manche – comme je m’habille le plus souvent – et vit perclus dans un appartement mal chauffé – comme l’est le mien -, je me demande si l’onanisme de mon égocentrisme mérite tant d’efforts et 17 articles par mois.
Et après on s’étonne qu’Einstein écrive pour Closer, pour le simple besoin de la reconnaissance du ventre et du nombre de lecteurs qui gargouillent à l’intérieur.
Bordel, c’est quand même pas compliqué de poser des affiches en pleine faculté pour avertir, qu’égarée dans l’emberlificotée pelote du web, existe une presqu’île de bonheur !
Qu’ai-je donc fait pour susciter tant d’indifférence ?
Chaque jour que dieu fait, ce clown invisible, je contrepets en musique, harmonisant le tout par des filets de rires sucrés. Suis-je maudit ?
Suis-je voué éternellement au dédain douteux d’en bas des doux dadais dodus ?
 
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Je vois bien que je gêne. Les bombes ont toujours mis du temps avant d’éclater. De Funès n’est devenu star qu’à 50 ans. La rage a infecté des milliers d’enfants avant que Pasteur ne la vaccine. Et Jean-Pascal Lacoste mourra sans même son étoile sur Broadway.
 
Mon cerveau c’est l’espace Schengen : les idées circulent librement. Trop librement : les étrangers s’immiscent, et empêchent le soutien des masses xénophobes.
Il me manque une Cécile de Minibus ou une caravane publicitaire du Tour de France pour me faire connaître. J’ai bien Lulla Paf, mais contrairement au pin’s parlant de Cauet elle refuse de montrer ses seins. Si ce n’est en privé.
 
1ere étape de la fusée menant au ciment de Broadway : la publicité.
Depuis quelques jours vous avez pu vomir sur différents affichages de 35 mètres sur 12 discrètement dissimulés sous les coins de tables. Sachez qu’ils me rapportent environ 4 centimes par jour, soit environ 1 euros 20 par mois. Sachant que je compte prolonger ce Blog jusqu’à mes quarante-six ans, que chaque article supplémentaire me rapporte un centime de plus, que je dois reverser chaque semestre cinq centimes à Over-Blog, calculez :
 
- Le nombre d’haricots blancs dans le récipient ci-dessous :

haricot-blanc.jpg
 
- Le siècle exact, à trois près, où Jean-Marie Le Pen abandonnera la direction du Front National
- Le nombre total de râteaux que je me suis pris en 2005.
- Le pourcentage de fautes d'orthographes dans les mots du quotidien 20 Minutes.
- La longueur des poils de genoux d'Hell Man.
- Le QI du string de Britney Spears
Le nombre total de publicités qui seront prochainement en page d’accueil du Blog de Myblack, à quatre cents près.
par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Lundi 24 septembre 2007

Accusant entre 20 et 30 millions d’euros de perte, la chaîne d’information I-Télé approche-t-elle du crépuscule ? Tiraillée par une audience médiocre et le flou entourant ses salariés (plusieurs départs se murmurent), son avenir s’écrit en crypté. Canal + en a assez de couvrir les pertes de son bébé un peu trop dissipé en classe. L’an dernier, le proviseur Bertrand Méheut regrettait « trop de bavardage » en son sein. Les résultats de sa copine BFM TV, sage et studieuse, pousse maintenant les journalistes d’I-Télé au redoublement, voire au changement d’école.
M’enfin changer d’école c’est bien beau, mais s’agit d’en dégoter une autre, ensuite, hein. Si c’est pour se retrouver en banlieue entouré de 25 maghrébins avec des ceintures de dynamites autour de la taille, sans façon.
La télévision fonctionne de la même manière : le plus dur n’est pas d’y pénétrer, mais de le faire avec un préservatif. Sinon, ensuite, gare aux gamins dans le biberon de Choc TV ou de NRJ12. Ah, combien de prometteurs animateurs au firmament de la gloire qui ont vu ce ciel s’écrouler sur leur tête ? Laurent Mariotte, de ta crypte funeste, m’entends-tu ?
 
Nous avions neuf ans, ma mère et moi, lorsque papa nous amenait devant l’écran magique. L’électricité n’avait pas été encore inventée, ce qui ne nous empêchait pourtant pas de savourer la suavité des images. Elle avait encore une âme et savait parler sans cracher ses glaires, à l’époque. Souvent elle sautait, et on devait lui taper dessus pour la faire refonctionner. On contemplait ses boutons en changeant son habillage, en se tripotant le membre lors des veillées hivernales. Oh, elle se redondait, répétait inlassablement les mêmes conneries, la vieille, mais fallait la comprendre aussi : c’était ma mère, et j’étais encore plus turbulent aujourd’hui.
 
19 heures 20, ici, et le câble est toujours accablant. Tant de programmes vains, tellement de rap, d’interviews creuses comme le Limousin, de meules de moulins qui s’éteignent dès midi trente lorsque s’installent à la table les invités de Direct 8 : cruelle réalité de la télévision du pauvre, de ses programmes sans sucres et de ses salières minimum.
 
La gaufre chantilly d’I-Télé (celle qui donne envie d’acheter le reste) s’appelle Thomas Hugues. Là par exemple j’aurais pu partir sur des pérégrinations verbales et des jeux de mots sur les indiens, les apaches et les sioux à deux francs, mais j’ai finalement décidé de vous montrer une vidéo accablante sur le futur du journaliste.
Si Thomas Hugues part, où rebondira-t-il ?
Sur les chaînes confidentielles du câble ? Le Blog de Myblack n’ose l’imaginer.
Enfin si, il ose, hélas, il ose tout, le Blog de Myblack, c’est bien ça le problème.
Thomas Hugues, si tu nous regardes : ne visionne pas la vidéo ci-dessous :


par Myblack publié dans : Actualité
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Dimanche 23 septembre 2007


mime-marceau.jpg Le mime Marcel Marceau est décédé hier soir à 84 ans.


En sa mémoire le Blog de Myblack observera une vie de silence.

par Myblack publié dans : Fosse commune
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Samedi 22 septembre 2007

Il reste trois mois à Brice Hortefeux pour atteindre le chiffre des 25 000 expulsions pour 2007, fixé par Nicolas Sarkozy. Trois mois c’est court, même avec autant d’étrangers sur le territoire. Les difficultés sont en effet nombreuses : dans le lot on en trouve qui sont en réalité Français, des qui possèdent leurs papiers, des qui sont ministre de la justice. Après avoir demandé aux préfets leur participation active pour s’acquitter de la mission et pris un peu d’assurance au fil des semaines, Brice déniaise (rien à voir avec l’autre Brice).

laxatif-copie-1.jpg Brice Hortefeux, le ministre qui vous pousse à bout


 
A l’Assemblée le ton monte et les sardines s’échauffent : l’amendement visant à instaurer des tests ADN pour les candidats au regroupement familial a suscité la défiance de Martin Hirsch. Du côté de la gauche on se contente de faire la gauche : critiquer sans rien proposer autour.
Hé oui : le Parti Socialiste reste étrangement muet sur la question de la régularisation de la santé ethnique de la France. Le Modem [placez ici votre jeu de mot au choix], et l’extrême gauche est bien trop occupée à nettoyer la dépouille de Guy Môquet – en même temps, à force d’être trimballée partout, ça n’a rien de vraiment surprenant. Ne reste finalement que Raymond Bounaffou, le député du Mouvement Neutre, pour s’assurer du respect des objectifs. 

bounaffou-copie-1.JPG « La question n’est pas de savoir s’il y a trop d’étrangers en France ou pas. La question c’est : y a-t-il trop de Français en France ? Je considère que oui. Mais difficile de virer tous ces cons d’un seul coup ; je suis plutôt partisan d’une émigration choisie, contrôlée par mes soins. Puisqu’il faut bien commencer par quelqu’un, commençons par les gens de couleur : ça choquera moins, ils ont l’habitude. Et nous sommes plus nombreux qu’eux, du moins pour l’instant, alors profitons en. Oh, oui, bien sûr, j’aurais pu choisir les végétariens, mais j’en compte trois parmi mes adhérents : l’erreur stratégique serait grossière.
Par contre, bizarrement, pas le moindre noir, ni gris, ni bleu parmi mes soutiens politiques du Mouvement Neutre. Ont-ils mal interprété mes récents propos sur les bienfaits démographiques de la famine en Afrique ou sur la trop grande proportion d’arabes dans l’Equipe de Football d’Algérie ? Difficile à dire.
Qui suis-je pour parler aussi ouvertement ? Ni de droite, ni de gauche, simplement un patriote. Un dé de jambon patriote. Amis, suivez donc en chantant mes 8 conseils pour raffermir notre vieux pays boursouflé par l’idiotie des autres : 

- Dénoncez à la préfecture toute personne qui ne vous a pas déjà dénoncé, pour prendre les devants.
- Se méfier particulièrement des femmes qui refusent de vous dire bonjour dans la rue. Se méfier de toutes les femmes, donc.
- Les noirs ne sont pas tous des dangers publics ; certains sont simplement ramoneurs ou humoristes au Jamel Comedy Public. 
- Pour savoir si un asiatique est digne de rester dans nos villages, trempez-le dans une cuve d’eau bouillante durant six heures. S’il n’en ressort pas, c’est la preuve qu’il ne fait vraiment aucun effort pour s’intégrer. S’il en ressort, consommez-le avec de la sauce au soja avant qu’il ne refroidisse.
- Refusez de montrer vos papiers à quiconque, afin de pas être assimilé à un étranger – qui ont cette fâcheuse tendance à montrer leurs papiers à tout bout de champ. Si ce quiconque est un policier et que vous conduisez votre voiture sans permis de conduire, roulez-lui dessus seulement s’il semble posséder davantage de points communs avec Tunis qu’avec Chalon sur Saône. 
- Si l’un de vos amis est noir, par exemple, faites lui gentiment comprendre que cela vous indispose : il n’est peut-être lui-même pas au courant de la chose. 
- Soyez respectueux des cultes autochtones (Ramadan, Yom Kippour, GayPride) en observant une période d’accalmie dans votre traque à l’homme. Une dizaine de minutes semble parfaitement approprié, de manière à ce que les hères puissent plier bagages sans oublier par mégarde leurs enfants/personnes âgées (dont il toujours délicat de se débarrasser soi-même).
- Un minorité visible doit savoir parler notre langue. Le test de maîtrise du français de Brice Hortefeux manque de fermeté. Demandez plutôt à l’étranger de vous traduire un skyblog quelconque d’une adolescente quelconque entre 13 et 18 ans. S’il n’y arrive pas, c’est la preuve que son français n’est pas au niveau. S’il y arrive, c’est qu’il n’est pas normal et qu’il doit donc être renvoyé chez lui en camisole de force.
 
par Myblack publié dans : Politique
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