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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

Commentaires

Mardi 31 juillet 2007

 


 La canicule les étale comme des mouches : Jeanne Moreau s’est à son tour éteinte, ce matin, à 79 ans. Son corps rongé par les ravages du passé a été retrouvé dans son appartement parisien par un cambrioleur, qui a immédiatement alerté la police.

"C'est pas passé près", s'est rassuré l'acteur Jean Rochefort, 77 ans.
 
La mort de Jeanne Moreau a immédiatement suscité une vive émotion de la part du président de la république. Celui-ci a déclaré « vouloir tout mettre en œuvre pour retrouver les responsables de cette disparition ». Trente bouteilles de vodka ont d’ores et déjà été arrêtées.
 
Jeanne Moreau était l’une des figures du cinéma français. Elle a notamment interprété Catherine, dans « Jules et Jim », et Julie Kohler, dans « La mariée était en noir », deux films de François Truffaut.
Se faisant plus discrète ces dernières années, elle avait retrouvé une seconde jeunesse par le biais de Laurent Gerra. L’imitateur, le doigt pointé et la voix rocailleuse, en avait fait une extraterrestre E.T de luxe. 
On se rappellera de son duo avec Vanessa Paradis lors du Festival de Cannes 1995, rediffusé 4920 fois depuis, dont 839 rien qu’aux Enfants de la Télé. 
Elle sera enterrée demain après-midi à Paris, à partir de 15h 30 (entrée gratuite pour les moins de 12 ans).
 

 
 
[Note de la rédaction : une regrettable erreur de manipulation commise par un stagiaire a provoqué la publication de cette nécrologie prévue, au plus tard, dans le courant de l’année 2008. Nous adressons toutes nos excuses à la famille de l’artiste ainsi qu’à Jeanne Moreau en personne dans l’hypothèse où, effectivement, elle serait encore en vie.]
par Le Blog de Myblack publié dans : Fosse commune
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Lundi 30 juillet 2007


C’est hier, en pleine vente de DVD de Grégory Lemarchal à la FNAC, que s’est éteint Michel Serrault. L’acteur français tirait sur ses 79 ans.
 
Et, bizarrement, cela ne nous fait pas rire.
 
Pourquoi lui, alors que Chimène Badi se porte divinement bien ?
Qu’a donc la grande faucheuse pour s’acharner sur un vieillard et laisser en paix Jean-Marc Morandini ?
A quoi bon frapper l’évidence, si c’est pour oublier Abd Al Malik, Grand Corps Malade et tout ce qui comporte un slam ?
Et Benjamin Castaldi ? Et les acteurs de Plus Belle la vie ? Et Faudel ? La jeunesse n’est pas une excuse, pour échapper au trépas.
 
Les cadavres sont des victimes. Comme les noirs, les arabes ou les blancs. Des victimes du racisme du deuil. En musique, une blanche vaut deux noires. Aux infos, environ deux cents.
 
L’iniquité devant la mort me rend perplexe. Michel Serrault aurait mérité de vivre 110 ans. Au bas mot, cinq Grégory Lemarchal. Oui. 5 barils de Serrault pour un tube de Lemarchal, la proportion paraît équitable.
 
Je doute que TF1 lui accorde une émission hommage. Je mets ma main au feu qu’aucun album posthume de chansons inédites de Michel Serrault ne sortira dans les bacs. Tout ça parce qu’il n’avait pas la mucoviscidose !
Autant nous étions préparé à la disparition du petit gémissant à la croix de bois – c’était prévu dans son contrat chez Universal -, autant celle du comédien nous a étonné. Une chose est sûre : si Grégory Lemarchal était mort de vieillesse, les photos des magazines people auraient été beaucoup moins nombreuses.
 
Karine Ferri utilisera-t-elle le décès de Michel Serrault pour rebondir professionnellement ?
Les cartes de dons d’organes vont-t-elles exploiter la disparition de l’acteur ?
Patrick Bruel chantera-t-il avant ou après l’oraison funèbre ?
La barre des 5000 commentaires sera-t-elle une nouvelle fois franchie ?
 
J’attends de pied ferme les skyblogeurs pro-Serrault pour en parler.
 
par George-Alain Moustiquaire publié dans : Fosse commune
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Dimanche 29 juillet 2007


La vie de stagiaire est souvent plus proche de la mort. Surtout dans cet appart. Le proprio est rentré chez lui, en Auvergne, il m’a laissé les clés sur le digicode, j’ai plus qu’à sonner. Je pensais que j’allais pouvoir écrire trois, quatre, douze articles par jour : que nenni ! Des impératifs éditoriaux, comme quoi les lecteurs seraient trop cons pour s’enfiler cent lignes de bon français à la suite et tais-toi donc ça n’se fait pas de parler la bouche pleine, qu’il m’a dit, Gérard Crobard.

Je me suis déjà fait censurer une fois, et la critique rampe au plafond à chaque fois que je valide mes écrits sur ce Blog insipide.
J'ai tenté de provoquer l'espèce humaine mais elle se borne à Grégory Lemarchal. L'affaire Dreyfus a changé d'âme.
 
J’ai fait le ménage dans ce taudis, un vrai capharnaüm. Pas trop d’insectes, mais des rats. Je les ai fait rôtir par la fenêtre, hier, y avait de l’orage. A croire que son frigo n’est qu’une doublure lumière, à ce Myblack. Y a des miettes partout, aussi. Pas que des miettes, d’ailleurs : j’ai retrouvé un de ses potes sous le canapé. « J’attends le métro », qu’il m’a dit. Il semblait pas du coin, j’ai du l’aiguiller.
 
La décoration présente l’avantage d’être surprenante. C’est le seul. Ce poster géant des Top Boys nuit gravement à la santé de l’harmonie, il est vrai souillée par les montagnes russes de canettes de Coca-Cola vides transportant des acariens surfant sur des filets de poussières ; parfois tu vois une botte de paille circulaire traverser la pièce, comme dans les westerns, sauf que le spaghetti il est sous le canapé, quoi.
Y a davantage de choses perdues que de retrouvées, chez Myblack.
 
C’est tout à fait possible que je vole son blé et me casse en courant. Il l’a laissé dans un tiroir, le con. Il me semblait pourtant trop intelligent pour avoir confiance dans l’espèce humaine. Faut dire, sur ce plan-là, je m’en étais fait une image d’Epinal de la solitude, de ce type. Pas du tout. Il a plein de photos de gens, dans ces tiroirs, des filles en gros plan. Des copines de facs, sans doute. Ou de fuck. Faut voir.

Sur une des photos j'ai cru reconnaître Claire Vergnier, une amie à un pote mécano.
Claire Vergnier est brune : c’est mieux. Les brunes sont moins courtisées. Claire Vergnier a quelques boutons sur le front : c’est mieux. Ses seins sont invisibles, c’est dure à dire, mais ses seins sont invisibles : c’est mieux. La coiffure ne semble pas faire partie de ses loisirs : tant mieux, les filles mal coiffées – voire pas coiffées du tout – n’attirent pas les regards. Même son prénom est banal : Claire. C’est d’un commun. Je n’aurais jamais fait attention à elle, d’ailleurs, si j'étais pas obligé d'avoir des potes pour ne pas totalement déprimer. 
Plus je la regarde, plus je constate ces imperfections, et plus je constate que, finalement, elle est parfaite. Avec mes airs de losers et mon absence de charisme, le catalogue de mes choix féminins est réduit à la portion congrue. Claire Vergnier en fait partie ; cette fille doit encore être vierge, elle n’a jamais connue le grand amour – éventuellement une passade, pas plus, ce qui pourrait l’inciter à se laisser tenter. Elle ne regarde même pas les beaux garçons qui passent devant ses yeux : à quoi bon, doit-elle se dire, résignée ? Elle peut craquer sur n’importe qui, n’importe quel couillon fera l’affaire, du moment qu’il s’intéressera un peu à elle sans lorgner du côté des culs plus moelleux qui tapissent les rues. Même un raté désespéré, vaguement obsédé sur les bords, aux mœurs douteuses pourrait la faire succomber. 
Le premier type quelconque, plutôt moche et sans avenir qui s’intéressera à elle. 
Je veux être ce type ! 
Mais elle s'est barrée pour Madrid, et ne revient pas avant six mois. Dommage qu'elle n'ait pas choisi Paris, comme capitale.
 
Moi, je connais personne à Paris. Sur mon CV y a marqué Paris, mais en fait je suis de Roubaix, comme les pavés. Ca va bien que j'ai appris par coeur les stations de métro en 5ème, sinon j'étais dans la merde. C’est à cause de ma sœur, qui m’a inscrite dans mon dos, bref, je m’ennuie. Du coup ça me change pas de Roubaix, vu que je m’y ennuyais aussi. Et que je ne connais personne là-bas non plus. C’est peut-être pas plus mal, finalement, de découvrir Paris en ramant en solitaire.
On n’est jamais déçu par les autres, quand on est seul.
 
Raymond Bounaffou est passé me voir, il avait oublié une éponge dans l’imprimante. On n’a pas trop parlé, il devait filer à l’Assemblée Nationale ensuite, il tient un journal intime faut pas qu’il s’arrête dès la seconde page comme toutes ces petites putes de 14 ans qui alignent deux mots pour se croire intelligente et se doigtent dès qu'elles ajoutent un adverbe de plus de deux syllabes. Bien qu'elles, au moins, ne se font pas censurer leurs pages ni critiquer par leurs supérieures.

Bon faut que je vous laisse, Gérard est de retour des toilettes.
 
par George-Alain Moustiquaire publié dans : Restes du frigo
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Dimanche 29 juillet 2007

 

Le cadavre inerte ruisselait de putréfaction un peu partout dans la bâtisse abandonnée, celle de Pépin Bitoulon, le très bref chroniqueur du Blog de Myblack. Retrouvé par un livreur de pizza qui s’était trompé d’adresse, son corps a été confié à la gendarmerie locale. L’enquête, dirigée par la brigade criminelle d’Arcachon, suit actuellement son cours, comme on dit dans les milieux autorisés lorsque les journalistes ont été incapables de soutirer la moindre information aux autorités compétentes mais néanmoins taciturnes.
Par chance je ne suis pas journaliste et j’ai donc été soutirer quelques renseignements au sergent-chef Brownies, 12 années d’anciennetés dont 4 bissextiles. 
policier.jpg Le sergent-chef Brownies
 
- Sergent, racontez-nous donc ce qu’il s’est passé. 
- Je circulais tranquillement en fouillant mes poches quand je l’ai aperçu, gisant au milieu de nulle part. Il n’intéressait personne, laissé à l’abandon par le mépris des gens et l’arrogance de la foule pressée de s’asseoir. 
- Vraiment ?
- Quelle scène d’angoisse ! Cette odeur insupportable qui vous délite les narines, cette lumière outrancière qui noie vos sens, brrrr...
- Oulà.
- Malgré l’expérience, on n’est toujours surpris, décontenancé face à ce genre de situation.
- Tout à fait. Ca devait être affreux.
- Affreux ! Doux euphémisme ! Ce que j’ai enduré, je ne le souhaite à personne, monsieur le journaliste. Personne !
- Oui.
- J’ai donc avancé dans la solitude la plus totale, et tendu mon bras engourdi par la crainte et le regard des autres.
- Des autres ? Vous étiez plusieurs ?
- Bien sûr ! Nous étions des dizaines !!
- Des dizaines !
- Oui ! Des dizaines !
- Ce n’est pas un peu beaucoup, pour une seule affaire ?
- Vous savez, le réfectoire était bondé. Le baba au rhum menait la vie dure, on l’ignorait. Il faut dire qu’il y avait des tartes aux poires et un muffin au chocolat, pas facile d’exister dans ces conditions.
- Le baba au rhum ?
- Vous l’auriez vu, décomposé, il me faisait de la peine, et…
- Quel rapport avec Pépin Bitoulon ?
- Pépin Bi… Ah, oui. Pépin Bitoulon. Excusez, je pensais naïvement que… Un léger quiproquo apparemment, je… Ca n’a pas été filmé, au moins ?
- Oh, non.
- Très bien.
- Ca arrive.
- Oui, cette histoire de baba m’a tellement marqué que j’ai tendance à raviver inconsciemment son souvenir à la moindre occasion.
- Pas de problème. Et donc, pour Pépin Bitoulon ?
- Et bien écoutez, je circulais tranquillement en fouillant mes poches quand je l’ai aperçu, gisant au milieu de…
- Le baba au rhum ?
- De quoi ?
- Vous me parlez encore du baba au rhum, là.
- Non, du tout.
- Ok, pardon.
- Quand je l’ai aperçu, gisant au milieu de nulle part, laissé à l’abandon par le mépris des gens et...
- Vous êtes flic ?
- Bien sûr.
- Vous avez votre carte de flic ?
- Bien sûr.
- D’accord.
- Je n’aime guère ce genre de suspicion.
- Disons que les policiers sont rarement en boxer, pendant les heures de boulot.
- Les policiers sont rarement tout court, pendant les heures de boulot.
- Vous avez suivi l'affaire, au moins ?
- Evidemment ! Je ne serais pas là, sinon.
- Bah je sais pas, vous me parlez de baba au rhum alors qu'un décès vient d'avoir lieu, j'en viens logiquement à douter de votre compétence.
- Tout ça parce que je suis en boxer ?
Possible que ça rentre en compte. Bon, écoutez, parlez-moi donc de Pépin Bitoulon, je vous en prie !
- Et bien je venais de finir mon baba au rhum quand soudain un collègue est rentr...
- Mais c'est pas vrai, putain, à la fin ! Je vais vous le carrer au cul, votre baba ! Vous me les brisez, merde ! Vous avez que ça à la bouche, c'est pas vrai ! Un de nos chroniqueurs vient de clamser et tout ce qui vous préoccupe c'est votre repas de midi ! Si la connerie était une fête foraine, elle vous filerait des tours de manèges illimités !
- Ouais oh dites donc ! Calmos ! On n'est pas en Slovaquie, ici ! D'abord, au lieu de monter sur vos grands chevaux, montrez moi votre carte de presse, tiens !
 
- Parlez nous donc plus en détail de ce baba au rhum.



par George-Alain Moustiquaire publié dans : Fosse commune
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Vendredi 27 juillet 2007


La polémique donne un formidable coup de pub au nouveau roman de Mazarine Pingeot, mettant en scène une mère emprisonnée tentant d'expliquer à son mari pourquoi elle a tué leur enfant et l'a planqué dans le congélateur.
Le cimetière des poupées fait ainsi irrémédiablement penser à l'affaire des époux Courjault, dont le mari avait découvert, près du bac à glacon, le corps de ses deux bébés, soigneusement rangés par sa femme Véronique. Une pétition circule pour interdire la sortie du livre avant la fin de l'instruction, prévue l'année prochaine.
Dommage.
Tout cela ne serait jamais arrivé si Véronique Courjault avait conservé ses gamins à la cave, comme tout le monde.
Jouer avec la mémoire des morts, même petits, est ridicule. On m'a toujours appris qu'il ne fallait pas jouer avec la nourriture. 
Mais voilà, on aime bien jouer avec les bébés. C'est marrant un bébé. Ca bouge, ça crie, ça court partout. Un peu moins au congélo, je vous l'accorde. 
Et pourquoi au congélo, au fait ? 
C'est moins cher qu'une baby-sitter, ok. Mais un bébé représente grosso modo la taille d'un paquet de six glaces Gervais. Pourquoi ne pas plutôt supprimer la salade que personne ne mange pour coincer les bébés à la place ? 
En poussant un peu et en enlevant le pot de moutarde, ça passe tranquille.
On critique, on critique, mais c'est facile de critiquer quand on a jamais goûté.
Est-ce la faute de Véronique si son mari a des goûts difficiles ? 
On ne lui a peut-être pas appris à cuisiner. Faut-il pour autant condamner une personne pour incapacité culinaire ?
Elle n'avait qu'à écouter les conseils de Cyril Lignac. Comme tout le monde.


Séance de rattrapage :


 Sorbet de bébés congelés à l'ananas arrosée de sauce framboise

Pour 4 personnes
Temps de préparation : 45 minutes

Ingrédients :
- huit boules de sorbet à l'ananas
- sauce framboise
- une tranche d'orange
- des copeaux de chocolat
- deux bébés

Préparation :

Mettez dans un grand bol les boules de sorbet à l'ananas.
Sortez les bébés du congélo et découpez avec soin la langue, les doigts et les yeux, que vous servirez en apéritif, accompagnés d'Apéricubes.
Avec une fourchette, transpercer énergiquement la peau laiteuse des bébés en vue de l'arrivée de la sauce framboise (et aussi pour s'amuser).
Déposez les boules de sorbet dans les endroits laissés vacants, en s'assurant de bien répartir la glace sur toute la surface du corps.
Vérifiez à travers les volets que les voisins ne vous regardent pas.
Répandez les copeaux de chocolat afin de boucher les narines et l'anus, pour transcender le goût du fruit.
Versez les oranges pelées sur le cadavre des bébés de façon à ce que chaque bébé possède le même nombre de pelures d'oranges, pour garantir la symbiose décorative du dessert.
Arrosez avec la sauce framboise en poussant des rires sataniques.
Servez le tout.

Bon appétit !

par George-Alain Moustiquaire publié dans : Actualité
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Jeudi 26 juillet 2007


La nouvelle vient de tomber, de glisser comme une merde sur  mon répondeur : Myblack est condamné par la vindicte impopulaire à effectuer  30 jours de bagne au Crédit Agricole,  suite à ses malversations récentes. Une peine qui lui en colle une grande, lui, l'artiste effrayé par les chiffres, les dossiers administratifs assassins des gens d'en bas et le regard torve des ordinateurs de bureau.
L'impossiblité de surfer sur internet entre deux hochements de tête à agent de maîtrise risque de raviver sa misanthropie et de le confiner aux remarques pour ménagères. Les stagiaires à froufrous seront-elles réceptives aux blagues sur les noirs ?
Faudra-t-il faire semblant de rire quand les autres rieront ?

Tout la monde n'a pas la chance d'avoir des parents communistes dont les relations haut placées permettent un travail au calme, entre deux secrétaires brunes à lunettes à la chevelure d'amazone éblouies par les graciles rayons de l'astre solaire. Non, Myblack devra se contenter d'une vieille de 55 balais - et usés, les poils de balais, en plus. Sans lunettes. Coiffure androgyne. Un désastre solaire, un vrai.

Il y avait pourtant tellement d'autres occasions à concrétiser, à saisir. Les jobs d'été ne manquent pas. Principalement l'été. Pour financer vos prochaines études que vous sécherez joyeusement dans les bars-tabacs, l'argent se fait rare. Surtout depuis que vos amis vous demandent de la monnaie pour continuer à les fréquenter.
Les places d'orthodontistes, très rémunératrices, ne partent jamais à la mer. Il faut trouver autre chose.
L'opportunité de participer à Secret Story ou à Koh Lanta volatisée, les bons plans se planquent dans les chambres et jouent à la Playstation en regardant Thierry Adam du Tour de France faire "Allez Thomas ! Allez ! Quel panache oh-là-là quel panache ! Ah on me signale que la voiture-balai est dopée".

Vous ne tiendrez jamais un mois sous perfusion de Thierry Adam. Le cerveau de Thierry Adam lui-même a laissé tomber. Le cerveau de Thierry Adam prend ses RTT 365 jours par an, plus branleur que le plus branleur des stagiaires. 
Soyez malin. Bossez malin.
C'est en bas que ça s'passe.


vendange.jpg Les vendanges du père Kloupard

Régis Kloupard tient une modeste propriété viticole de 730 hectares dans l'Hérault. Toujours au petit coin soin, il vous fera profiter des charmes de son métier, n'hésitant jamais à vous remotiver en cas de légère baisse de moral. Le travail, parfois contraignant, associe perfection physique et rugosité mentale. Réveil à l'aube, pour descendre les 1200 mètres séparant la résidence de la propriété avant midi (le père Kloupard ne disposant d'aucun moyen de locomotion), rapide collation de 8 raisins par salariés, puis coupe et cueillette des vignes sous la bénédiction d'un soleil de plomb et des insectes rampants. Comptez entre 40 et 60 allers-retours pédestres, selon la taille des paniers. Retour à 22 heures du soir à la maison, où Régis Kloupard vous attendra dans son canapé devant la télévision, puis vous demandera de faire la cuisine, voire, si besoin est, le ménage. 
Si vous êtes une fille, il tentera d'abuser de vous.

Salaire : 0,05 centimes la tonne de grappe


skinhead.jpg Intérimaire pour l'IFSP (Institut Français des Sondages Percutants)
 

L'IFSP profite de l'été pour former des jeunes gens aux charmes du micro-trottoir. Spécialisé dans les sondages d'opinions percutants, travaillant pour VSD, CHOC TV ou TF1, l'IFSP ose poser les vraies questions aux vraies personnes. Enquête sur la racisme des supporters de football auprès des Boulogne Boys du PSG, sondage sur l'homosexualité inavouée des rappeurs auprès des principaux intéressés, ce job d'été vous en fera voir de toutes les douleurs. Une excellente initiation à l'humain.

Salaire : 130 euros par micro-trottoir (frais d'hospitalisations non-compris).

 
prof.jpg Laborantin pour le professeur Shüljz
Pas un étudiant ne s'est plaint de son séjour chez le professeur Shüljz : pour preuve, aucun n'y est jamais revenu. Si les premiers jours sont réservés aux traditionnels tests de médicaments et accouplements avec des rats, la suite est pleine de surprises : les innombrables expériences scientifiques donnent lieu à des vrombissants orages au dessus du château pendant plusieurs semaines, et les conditions d'hébergement (un puit rempli de ronces, dans la cour) ne laissent personne indifférents. On appréciera l'hospitalité de Zbordn, un nain borgne unijambiste ne parlant que le danois.

Salaire : difficile de se prononcer, la vie n'ayant pas de prix.
 
colonies.jpg La colonie de vacances "Du dernier espoir"
"Garder les enfants des autres, c'est toujours mieux que d'en avoir", me confiait encore hier mon père au téléphone. La colonie de vacances "Du dernier espoir" accueille les chérubins des parents dépressifs, trop pauvres pour s'en occuper ou tout simplement trop lâches pour avoir eu l'intelligence d'avorter. Un dernier espoir, ou un dernier soupir, selon le désir parental. Au programme : ballades en forêts sans cailloux de reconnaissance, 1 2 3 soleil près de falaises escarpées, dressage d'ours à main nue. BAFA obligatoire - ou, à défaut, permis de chasse.

Salaire : 400 euros la semaine
  

miss-france.jpg Domestique pour le comité Miss France

Rejoignez Geneviève de Fontenay sur les routes de Navarro et de Navarre au service de sa prestigieuse maison. Servir Miss France, ses dauphines, nettoyez les couches de la dame au chapeau, préparer et faire la cuisine, le ménage, le repassage : si, de prime abord, les réjouissances semblent absentes, les contreparties sont en réalité nombreuses. Une trentaine de jeunes femmes conditionnées à la servilité rien que pour vous : à côté, le Club Med vote De Villiers. Un job d'été ? Non ! Un zob d'été.

Salaire : Geneviève laisse souvent traîner son portefeuille sur sa table basse : profitez-en. 

par George-Alain Moustiquaire publié dans : Restes du frigo
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Mercredi 25 juillet 2007


Un peu déçu par les derniers agissements de son stagiaire, Myblack a décidé de lui adjoindre un bâton dans les pattes en la personne de Pépin Bitoulon.

pepin-bit.jpg Agé de 41 ans, Pépin Bitoulon a longtemps été éditorialiste au Télégramme de Brest, puis à la Missive de Cherbourg, avant de rallier La lettre recommandée d'Arcachon, fin 2003. Réputé dans tout le Languedoc pour ses critiques acerbes de la société et ses jugements à l'emporte-pièce sans le moindre recul, il fait partie de la nouvelle génération de journalistes dépassés par internet et incapable de réussir sans piston. 
On se souvient de lui pour son article sur "Les bienfaits de la pédophilie chez l'éducation des bourgeois", récompensé du prix Fouteur de Merde 1997 par la profession.
Il a signé hier soir un CDI et accède ainsi au rang de titulaire du Blog de Myblack.


Il décortiquera l'actualité sous forme de brèves, afin de remplir la case laissée vacante par la chaîne-hifi. Désireux de rester en province, il ne logera pas dans l'appartement de Myblack - contrairement aux 5 autres membres de la rédaction. S'il pâtit actuellement du manque d'humour criant de son article de présentation, consécutif à la légère déprime de George-Alain Moustiquaire, nous espérons un regain de forme oh et puis de toute façon je vous emmerde, tas de cons, allez tous vous faire enculer.

par George-Alain Moustiquaire publié dans : Restes du frigo
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