Reste-t-il encore des volontaires pour s'affaler devant le Tour de France ? Si quelques associables casaniers ou autres retraités impotents persistent à noyer
leur solitude devant la grande attraction du mois de juillet, le vélo semble, lui, maintenant bancal. Accusant de sérieuses pertes humaines (70% des troupes), le spectacle s’est dépecé de son sel
– la selle subsistant encore, péniblement. Qui allons-nous bien pouvoir admirer maintenant que les machines à produire de l’émotion sont absentes ? La lutte contre le dopage n'aura été en
définitive qu'un frein au rêve, elle a abaissé la magie au rang de Sylvain Mirouf. Car finalement, si tout le monde est dopé, tout le monde part sur un pied d’égalité, non ?
Il va donc falloir faire avec, cette année. Heureusement, de nouveaux favoris émergent, profitant de la glorieuse incertitude du sport et des contrôles inopinés à 4 heures du matin.
« Kazakhstan qu’y a de la vie, y
a de l’espoir », assène Vinokourov à son équipe Astana, homonyme de la capitale kazake. Ayant établi des contacts avec plusieurs puissances occidentales (Klöden, Salvodelli)
intéressées par les flots de pétrole prévus en cas de succès final, Astana a constitué un bloc post-communiste autour de son leader. On retrouve ainsi la moitié de la population locale et une
forte majorité russe autour de la tsar du groupe, qui devrait profiter des vacances de Basso pour s'emparer du maillot jaune.
L’éternel espoir n’a plus ses jambes de 20 ans, il est loin le temps ou Gérard Holtz exhortait le public à chacune de ses interventions sur Antenne 2.
Plus sobre mais toujours efficace dans la chevelure à pois rouges, Gégé a su convaincre ses sponsors (l’entreprise d’électroménager Bilalian & Coe) de lui confier les pleins pouvoirs.
« L’avant tour », suivi du « direct », puis des « marches du tour », pour conclure en beauté avec « Vélo club » : un programme drastique aussi
éreintant que le record de l’heure de Merckx en 72 à Mexico. Par chance, il se dope. Comme Merckx.
Nouveau venu dans
le peloton, le docteur Bouchard est l’ancien lieutenant du docteur Fuentes (dit Fuentes le chimique, l'ex-dopeur officiel de la Juventus de Turin et du petit monde cycliste depuis 20
ans). Excellent grimpeur dans le plus pur style de l’école espagnole, le docteur Bouchard est également un redoutable puncheur et un attaquant hors pair. Au service de la plupart des formations
de l’épreuve, il tentera de rythmer la course comme aux plus belles heures de Richard Virenque. Un coureur populaire dans le milieu, bien que discret – la modestie du champion, assurément.PLUS : Un réseau d’amitié déjà étendu dans le peloton, qui n’hésite à jamais à lui accorder des bons de sorties pour filer à l’anglaise avant l’arrivée de la justice.
MOINS : Le docteur Bouchard va devoir s’habituer à l’absence de ces meilleurs coéquipiers : Lance Armstrong, Ivan Basso, Floyd Landis et Jan Ullrich.
On voit mal qui, aujourd’hui, peut rivaliser avec
l’OL. En reconstruction, l’équipe emmenée par Juninho peut compter sur le soutien de son sponsor numéro 1 (les laxatifs JM-Aulas) pour conserver son titre acquis l’an dernier dès le prologue. A
cause d’une incurie persistante en dehors des frontières hexagonales, l’OL concentre ses objectifs sur le Tour. La roue tourne ? Non : la routine.PLUS : Le départ de Gérard Houllier et son coaching de courses mollasson.
Bien que désavantagé par
ses petits pieds ingrats, Nicolas Sarkozy est un cycliste accompli. Sa préparation musclée en rase campagne présidentielle depuis le début de l’année devrait lui permettre de réaliser un
excellent mois de juillet. Son style caractéristique (passage en force, présence dans toutes les échappées) et sa notoriété dans les médias assurent à la fouine - le blaireau est déjà pris
– une place sur le podium. Mais résistera-t-il aux futures grèves dispersées sur sa route ?

Bonjour à tous, ici
Henri-Fabien Shwepps, le remplaçant culturel de l'esprit de ce blog pendant ses vacances. Un peu désabusé par la vie et l'existence professionnelle, j'avoue avoir été désarmé par la dernière
commande de Myblack. Un article sur le Tour de France, moi, le Verlaine post-1968 ! Des rimes sur la voiture-balai, c'était ce qu'il voulait. Je me suis péniblement acquitté du TIGE (Travail
d'Intérêt Général Emmerdant), par la seule envie de mon talent.
Régis Plumeau
George-Alain Moustiquaire
François Barbecue
Un Melon
Maryline, 26 ans
Nicolas, 24 ans
Tatiana, 25 ans
Xavier, 29 ans
Maxime, 21 ans
Marjorie, Cyrielle et Johanna, 23 ans
Nadège, 20 ans
Fred, 38 ans
Ophélie, 23 ans
Julien, 26 ans
Erwan, 19 ans
Laly, 26 ans
Gabriel, 25 ans

Commentaires