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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

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Lundi 30 avril 2007

barthez.jpg Agressé au volant de sa Porsche par des aficionados du FC Nantes ("un petit groupe de supporters ", d'après l'Equipe, "un énorme tas de gros con ", d'après moi), Fabien Barthez a décidé de quitter un navire en perdition. Il est actuellement en train de se ressourcer, chez lui, près des siens, loin de la tourmente jaune qui emporte les Nantais en Ligue 2.

Toujours selon le quotidien, "les individus l'ont immédiatement coincé et ont commencé à taper à coups de pied et de poing sur le capot, le toit et les portières. Fabien était avec quelqu'un de sa famille, il a eu très peur." Pour un type qui a côtoyé Ribéry dans les vestiaires de l'équipe de France, la performance n'est pas mince. Fin de carrière houleuse, donc, pour un gardien critiqué. Abusivement.

Certes, l'arrivée de Barthez n'a pas été sans heurts : incompréhension au sein de l'effectif, blessure diplomatique en pleine rencontre, protection parentale un peu trop voyante du président Roussillon et autres mésaventures à remplir les brèves.

Certes, l'arrivée de Barthez n'a pas amélioré le classement de sa formation : 3 victoires en 14 rencontres et 1,4 but encaissé par match.

Certes, Barthez dispose d'un salaire conséquent, certes, il agace, certes, il n'a pas de cheveux, mais cela fait-il de lui un bouc émissaire ?

Quitte à taper, mieux valait fesser les dirigeants nantais, dont l'impéritie flagrante et génétique en matière de gestion de club mériterait une pendaison par les testicules - dans l'hypothétique hypothèse qu'ils en possèdent.

Je ne cherche pas à protéger Barthez, mais il est dommageable de s'en prendre à un champion du monde quand on dispose sous la main d'Eric Cubilier.

Si Nantes est la plus mauvaise attaque du championnat, la responsabilité de Barthez est-t-elle engagée ?

Si débaucher des seconds couteaux des championnats suisse, uruguayen ou qatari est louable, d'un point de vue humanitaire, Barthez doit-il se charger de l'apprentissage du Français et du football de tous ces nouveaux arrivants ?

Si l'improbable défense centrale titularise Loïc Guillon - lent, faible de la tête, moche et probablement sarkozyste -, pourquoi chercher des poux dans la tête à Barthez, quand celui-ci doit déja allé chercher les ballons au fond de ses filets ?

Si le centre de formation, dépassé comme Christophe Moreau dans la montagne, n'est plus que l'ombre de lui-même, Barthez doit-il pour autant en payer les frais ? - environ 3 millions d'euros par an.

Si je suis célibataire et abuse, devant d'énièmes reportages sur Didier Drogba à Téléfoot, des cuisses de poulets à l'orientale vendues en sachet par paquet de six, pourquoi s'en prendre spécifiquement à l'ancien compagnon de Linda Evangelista ? - alors que Drogba n'est qu'à deux heures de Paris en Eurostar ?

Si l'accoutumance routinière de mon existence passée à flâner en dehors des cours de lycée m'oblige le plus souvent à exploiter un français solennel et pompeux pour masquer certaine de mes ingénuités, dois-je pour m'absoudre incriminer un ancien vendeur d'hamburger dont la tête ressemble à s'y confondre à un BigMac Giant sans sauce à emporter ?

Si j'ai publié cet article rédigé à la hâte juste avant d'aller manger dans le seul but de placer un titre jugé à l'origine drolatique, est-ce la faute, l'unique faute de Fabien Barthez ? Oui, c'est sa faute. Et pourtant, vais-je aller lui buriner la tronche ? Non. Non, car je sais me tenir. Non, car l'amour du football est au-dessus de la violence physique. Non, car il est trop simple de céder aux pulsions tentatrices de la vengeance pour un ou deux buts encaissés tout à fait évitables. L'être humain n'est pas un animal, merde ! L'être humain est réfléchi, l'être humain est intelligent, l'être humain vote ! Pour Royal et Sarkozy, certes, mais il vote. La violence ne résout rien, la violence ne fait qu'engendrer la violence, et il est regrettable que certains amateurs de foot ne l'ont pas encore compris.

Sur ce je me casse, y a mon Eurostar qui part bientôt.

par Myblack publié dans : Sport
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Lundi 30 avril 2007

 

Argrade

Place de marché belge où ne peut s'asseoir qu'une personne.

 

"Hier, je suis allé faire un tour à l'argrade, mais il y avait déjà quelqu'un, je suis resté debout."


Emile Zola, "Histoires chiantes de mon enfance", Edition Rendez-nous le chien.

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John Ashword (1921-1994)

Homme politique américain, secrétaire de Richard Nixon en 1974 quand celui-ci a refermé la porte de ses cabinets (également appelée "affaire du Watergate"). Né en Arkansas en 1921, John Ashword voulu d'abord devenir cycliste, inspiré par les succès de Greg Lemond et de Lance Armstrong. Hélas, un tragique accident de la route lui fit perdre l'usage de sa narine gauche : il passa le reste de sa vie à renifler. Par défaut, il s'orienta vers la politique, et se fit apprécier par Kennedy, sans hélas pouvoir pécho Jacky. "Ce fut mon grand regret", avoua-t-il sur son lit de mort, après un dernier reniflage. John Ashword accompagna Henry Kissinger lors des Accords de Paris, qui mirent officiellement fin à la guerre du Vietnam en 1973.

 

"Après la cérémonie protocolaire, Kissinger avait demandé à John Ashword de faire le service, pour bien se faire voir auprès de Phan Dinh Khai, le représentant Vietnamien. Ashword reniflait toujours, mais avait réussi à dégoter quelques pièces de tissus abandonnées sur les tables. Hélas, il se trouva rapidement à court. L'anecdote historique relate que, en s'approchant de l'asiatique, petits fours à la main et gouttes gambandant sur les lèvres, Ashword prononça cette phrase à jamais éternelle : "Approche toi de moi que je te sers, viet".

 

"Bruits de couloir et anecdotes honteuses du XXème Siècle destinés à me faire gagner du blé : de Paul Doumer à Arnaud Montebourg", par Paul Wermus

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Krévete

Soldat Grec envoyé en première ligne lors des guerres médiques contre les Perses (Vème siècle avant J-C). Les krévetes étaient déguisés en petit pois, dans le but de faire diversion et de semer la panique chez les Perses, dont le petit pois était une divinité maléfique.

 

"Lors de la Bataille de Triesna en -482, les krévetes jouèrent un rôle considérable, puisqu'ils mirent à eux seuls en déroute les Perses, effrayés. Malheureusement, les krévetes furent capturés par des peuplades primitives de la région, puis mangés lors d'un gigantesque repas en l'honneur de Rhizottoh, divinité protectrice du coin."

"Les Légumes dans les batailles de l'Antiquité, Tome 6", de Nana Mouskouri

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Clamanfouche

Tranche de pain d’épice que les poilus se mettaient au dessus de la tête pour parer les tirs d’obus.

 

"Attention les gars ! Des obus ! On va encore s'en prendre plein les clamanfouches !"

 

Propos d'un soldats poilus pendant la guerre de 14-18 

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Hexomile

Philosophe et théoricien grec. Chantre de l'enseignement par la sagesse, il marqua profondément le VIème siècle grec par ses aphorismes qui mirent en lumière le mouvement perpétuel des choses et la nécessité d'une parfaite connaissance de soi. On lui doit notamment la fameuse phrase "Tu ne te baigneras pas deux fois dans le même fleuve, surtout si tu ne sais pas nager", ainsi que son célèbre "Ne prends jamais à parti autrui, tu risquerais de te faire casser la gueule". Retiré du monde en - 589 après un pet malencontreux en public, il passa la fin de sa vie à engrosser des louves et des biches.

 

 Hexomile, devant l'Agora (sculpture de -583)

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Ouabouda

Téléphone portable utilisé en Afrique, mis au point par l'ONU. L'utilisateur du ouabouda est ainsi tenu au courant de toutes guerres civiles, mouvement de population, cas de famines, d'élections locales truqués ou de zones géographiques pathogènes à proximité. Rapidement, les acheteurs de ouaboua, fatigués de toujours devoir chercher dans leur poche l'appareil, ont décidé de le coller sur l'oreille à l'aide d'un dispositif artisanal, pouvant aller d'un simple élastique au cordon ombilical d'un enfant mort-né. 

 

 Utilisateur d'un ouabouda.

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Tarbichouler

Verbe signifiant littéralement : "caresser un cul sans se faire repérer", utilisé pour la première fois par Voltaire dans sa pièce Andromaque, datée de 1667. Hermione déclame ainsi à Oreste :

Ah ! Fallait il en croire une amante insensée ?

Ne devais tu pas lire au fond de ma pensée ? 

Et n'as-tu pas remarqué dans mes emportements

Qu'au moment du repas, je t'avais tarbichoulé ?

Le verbe est principalement utilisé de nos jours dans le métro, aux heures de pointes, voire dans certaines manifestations ou groupements de foules inconsidérés.

 

 Cette photographie comporte plusieurs cas de personnes en train de tarbichouler.

par Myblack publié dans : Dictionnaire des Mots Inconnus
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Samedi 28 avril 2007

 

De nouvelles casseroles pour le fondement de Nicolas Sarkozy ! Selon l'enquête de Guillaume Kourëc, du quotidien Bilération, et Jean-Guy Direnbaum, du Calamar Enchaîné, le candidat de l'UMP est au centre de plusieurs scandales. Publiées demain dans l'hebdomadaire Marialle, ces révélations confirment tout le machiavélisme et la toxicité de monsieur Sarkozy.

D'après les journalistes, Nicolas Sarkozy serait impliqué dans l'Angolagate, au même titre que Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand. Le candidat aurait lui-même vendu des armes en Angola, déguisé en marchand, et aurait touché des commissions avoisinant la centaine de milliers d'euros.

Second fait troublant : l'enquête confirme la vente, par Nicolas Sarkozy, de plusieurs millions d'actions d'entreprises spécialisées dans l'armement, l'immobilier et l'assurance. Des transactions inhabituelles survenues la veille du 11 septembre 2001 qui, selon Kourëc et Direnbaum, plongeraient Sarkozy en plein délit d'initié.

Troisième découverte : la fusion du réacteur nucléaire numéro 4 du réacteur de Tchernobyl, en 1986, serait due à Nicolas Sarkozy, en villégiature en Ukraine. Le présidentiable voulait ainsi, en provoquant la catastrophe, gêner Jacques Chirac, premier ministre de l'époque. Il aurait, à l'aide d'un pied-de-biche, provoqué une fissure ayant entraîné une irrépressible réaction en chaîne et aurait ensuite, en utilisant un soufflet à barbecue, permis la propagation du nuage radioactif jusqu'en France.

Mais ce n'est pas tout. Les journalistes ont déniché une photo compromettante réalisée le 22 novembre 1963 à Dallas. On y aperçoit Sarkozy, accoudé à une fenêtre, braquant un fusil sur le président John Fitzgerald Kennedy. S'il est encore trop tôt pour en faire un assassin, une interview de Jackie Kennedy enregistrée en mars 2007 l'incrimine fortement. "Oui, je reconnaîtrais entre mille cet air dangereux", a ainsi certifié la veuve.

La suite de l'investigation est formelle : l'invasion de la Pologne en 1939 a été menée par le seul Nicolas Sarkozy, et non par l'armée allemande. Les journalistes ont déterré - au sens propre du terme - des témoins de l'époque qui ont tous confirmé les dires de l'enquête. Autre preuve irréfutable : une moustache dessinée sur un portrait du candidat, rappelant à s'y méprendre celle d'un ancien Führer germanique.

Dernier scoop : la personne qui aurait livré Jésus aux grands prêtres de Jérusalem ne serait pas Judas, mais bel et bien Nicolas Sarkozy. L'hebdomadaire Marialle a retrouvé, conservés dans du sable datant du 1er siècle, des traces de pas de l'ancien ministre de l'intérieur menant tout droit à la résidence de Ponce Pilate, ami fidèle du candidat UMP (selon Jean-Guy Direnbaum).

   

Un travail de fond rondement mené, clarifiant enfin la véritable personnalité du candidat de droite, mais effectué "en toute objectivité et dans le but d'éclairer le vote des électeurs indécis", d'après les journalistes.

par Myblack publié dans : Actualité
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Jeudi 26 avril 2007

 

 

 Bonjour, ici Henri-Fabien Shwepps, votre dépressif préféré - et chroniqueur littéraire à ses heures perdues. Le sujet de cet article portera sur Philippe Risoli.

Immense poète et philosophe francais du XXème siècle, Philippe Risoli est pourtant mystérieusement ignoré, boudé par nos contemporains, qui ne voit en lui qu'un crétin enfanté par la télévision. L'ancien animateur du "Juste Prix" et du "Millionnaire" est aujourd'hui raillé, en partie à cause d'une chanson sortie en 2001 chez Polydor, au titre énigmatique de " Cuitas les Bananas ". 

Sous des aspects grotesques et risibles, cette chanson est en réalité porteuse d'un message fort, puissant. Philippe Risoli voulait, en l'enregistrant, faire basculer les mentalités, faire prendre conscience aux hommes de la vulnérabilité de leur vie. Afin d'étayer ses propos, je vais analyser méthodiquement les paroles de "Cuitas les Bananas". Pour les incultes du savoir, l'air de ce chef d'oeuvre est disponible sur la vidéo ci-jointe, chorégraphié par Michael Jackson.

  

Y'a des jours tu sais pas pourquoi

Ca devrait marcher, ca marche pas

L'artiste nous plonge immédiatement dans l'illogisme du quotidien, où chaque jour apporte son lot de perplexités interrogatives. Le message, d'emblée, est fort, concis, affûté : la vie est absurde, nos actes sans fondement, l'impossibilité de contrôler notre propre destin nous étouffe.

Y'a des nuits tu sais pas pourquoi

Tu devrais dormir mais, tu dors pas

Le contraste jour/nuit renforce cette sensation de perdition de l'âme. Afin de justifier ses propos, Philippe Risoli exhale l'exemple de la quête du sommeil, poursuite insomniaque symbole de la recherche du moi intérieur en hibernation. La virgule accolée au "mais" introduit la suspense, l'attente d'un futur incertain : "Tu devrais dormir", mais quoi ? Mais t'as pas envie ? Mais tu regardes un film ? Non : "Tu ne dors pas", tout simplement, prosaïquement ! Absence de justification, néant explicatif, comme pour mieux souligner que la vie, dans sa globalité, n'a aucune justification, aucune raison d'être.

 

Tu voudrais être éclaboussé par le soleil

mais t'as les boules, pas la frite

t'as les abeilles

Blotti dans l'ombre, l'homme a peur, il envisage une lueur qui ferait de lui un héros, un être d'exception ("Tu voudrais être éclaboussé par le soleil"). Hélas, la vacuité, les turpitudes de son existence le brime ("t'as les boules"), et il assiste, impuissant, à la dégénérescence de ses rêves d'enfants, de ses amours aspirés. Le terme "abeille" fait débat au sein de la communauté scientifique :

1) Philippe Risoli exprime t-il ici la condition d'esclave de la société apicole, où les abeilles ne sont que simples sujets soumis au bon vouloir de la reine, comme le sont les hommes soumis au bon vouloir des horaires de métro ou des injonctions de leur patron ?

2) Ou bien avait-il préalablement écrit " t'as le bourdon", et, constatant que ça ne rimait pas avec "soleil", il a ensuite habilement métamorphosé "bourdon" en "abeilles", sans se soucier que cela ne voulait rien dire ?

Pour ma part, je pense que Philippe Risoli est trop fin pour s'abaisser à ce genre de pratique, trop soucieux de choisir le terme idoine, surtout avant l'apothéose du refrain :

 

Elles sont cuitas, les bananas

Découpées en dos, les patatos

Cuitas, les bananas

Découpées en dos, les patatos

Magie du poète, qui lui seul sait trouver les mots justes pour ordonner à notre inconscient de prendre les choses en main, de basculer notre vie du bon côté, celle de l'exotisme ("les bananas") et de l'argent ("les patatos"). On pourrait rétorquer que ce message est hermétique, obscur, incompréhensible : Philippe Risoli, toujours soucieux de la métaphore subtile qui fait mouche, en a cure. Le troubadour des mots évoque les "patatos", qui sont "découpées en dos", mais il aurait aussi bien parler des "chemises de comptables", qui sont "à carreaux", ou bien du "dentifrice", qui est "à la menthe" : l'objectif est ici de montrer que rien n'a de sens, qu'à vouloir tout planifier, à vivre dans l'urgence et l'accoutumance, les hommes courent à leur perte.

 

Y a des jours où tu voudrais zapper

ou tomber en panne d'oreiller

Y'a des nuits où tu dynamites

tu sais même plus où tu habites

Second couplet. Risoli choisit d'entamer une nouvelle croisade : l'abjection du monde télévisuel ("zapper"), qui fait de nous des zombies, des larves. L'homme sait de quoi il parle : longtemps animateur sur TF1, il a appris à se méfier de cette jungle nocive, qui empoissonne nos cerveaux et nous conditionne. Ainsi, l'humain, pour échapper à sa réalité endoctrinée par la télécommande et les médias, se retrouve condamné à errer sans but, à consommer divers boissons, bars, substances (le verbe "dynamites" renvoyant ici à l'utilisation des drogues), le rendant aveugle de l'image qu'il dégage. Privé de ses sens, de ses repères, l'homme s'atrophie, se perd dans les dédales de son esprit, comme nous l'indique l'humaniste : "tu sais même plus où tu habites".

 

 

 T'as même pu le temps de laisser le temps au temps

Trop tard t'as le pétard

tête dans le sac, le gros cafard

Nous ne pouvons qu'être subjugué devant tant de puissance, d'harmonie littéraire. Ce "Laisser le temps au temps" qu'un Baudelaire n'aurait pas renié, message central de l'oeuvre Risolienne : profiter du temps présent avant qu'il ne nous rattrape. Mais il n'est pas dupe : ce siècle est sombre, sinistre ("tête dans le sac"), et la redoublement du mot "pétard" renvoie au "dynamites" qui le précède.

 

Elles sont cuitas, les bananas

Découpées en dos, les patatos

Cuitas, les bananas

Découpées en dos, les patatos

 

Le refrain, répété 4 fois, renforce le message véhiculé : la vie est absurde, chaque jour se répète, métro, boulot, dodo, les hommes s'enlisent dans leurs incertitudes en coupant des pommes de terres, mécanisme de l'oubli et fatalité du paraître. Les bananas, adeptes du taylorisme, sont une nouvelle fois cuitas. Les Patatos, machine à rogner le plaisir, se font redécoupées en dos. Risoli insiste, foudroie, lamine les certitudes. On reste émerveillé et la musique, lancinante, ajoute à la mélancolie du drame.

 

Y'a des jours tu sembles épanoui

Mais tu t'évapores dans la nuit

Y'a des jours ou tu cours toujours

Ces nuits ressemblent à des jours

 

On pourrait croire que Philippe Risoli n'a aucun talent, qu'il se contente d'aligner, de répéter maladroitement les mots, les "jours", les "nuits", les rimes minables, la syntaxe déficiente : c'est le cas. Mais là où le talent émerge, c'est que tout ceci est volontaire : en s'abaissant ainsi à de la poésie de CM1, Risoli regrette son enfance, quand l'insouciance et la joie n'était pas encore emprisonnés dans les bureaux, les immeubles en bétons. Risoli est nostalgique, nostalgique du temps qui passe, quand, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, il portait à ses lèvres une cuillerée de thé où il l'avait laissé s'amollir un morceau de madeleine.

Les chats sont gris, la nuit porte conseil

Mais t'es bancal, drapeau rouge

T'as les abeilles


L'apothéose est vibrante, émouvante comme une jupe fendue. Le mélange embrasé entre l'expression "la nuit porte conseil" et "la nuit, les chats sont gris" est si improbable, si majestueuse qu'elle laisse le lecteur ébahi, incapable de faire la part des choses : dans quel chemin détourné Philippe Risoli veut-il nous amener ? Oui, toute tentative est vaine, bancale : qu'elle est la portée de "drapeau rouge" ? Un rapport quelconque avec la tauromachie, la lutte entre l'homme, isolé dans l'arène au yeux de tous, bataillant face au taureau ? Et ces abeilles, éternelles, qui surgissent du diable vauvert, alors qu'on les croyaient éteintes, disparues, réminiscence d'un passé glorieux, de colonnes doriques où s'élançaient les javelots, tels des phares dans la nuits, des appels au secours, un appel au secours que Philippe Risoli, par une simple chanson, des simples mots, une sincérité jamais désavouée a su nous transmettre, à moi, à vous, aux enfants qui naissent, chaque minutes, des deux hémisphères, aux femmes nubiennes des magies d'orient, surmontées de tapis à molettes une souris verte, qui courrait dans l'herbe et je me transforme en mousse chantilly ça y est, enfin, le raz de marée ensevelit mon corps et je oh bonjour madame la marquise, que me vaut cet honneur il a neigé sur Yesterday ah je vous y prends, de sauter par dessus la barrière! et on tourne les serviettes, tourne les... [Note de la rédaction : nous sommes malheureusement désolé, mais Henri-Fabien Shwepps est dans l'incapacité de conclure son analyse. Il tourne actuellement dans l'appartement, une chaussette dans la bouche. Toutes nos excuses.]

 

par Henri-Fabien Shwepps publié dans : Culture et Divertissement
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Mardi 24 avril 2007

 

 

C'était un beau roman, c'était une belle histoire, c'était une romance d'hier qui se termine en eau de boudin. Raymond Bounaffou a été battu, dimanche, et l'homme est laminé. C'est officiel : il arrête son blog de campagne. Il ignore quel sens donner à sa vie : animateur sur la TNT, commentateur de match de hockey ou doubleur de séries TV anglo-saxonnes ? Il ne m'a pas encore donné la réponse, et se mure dans un silence pesant, au bas mot, 82 kilos.

Probablement arrêtera-t-il la politique. Un tout jeune retraité de l'isoloir maintenant isolé, qui a néanmoins, tout au long de 4 mois de cérémonie avec le peuple, acquis une renommée certaine. Bounaffou a été idolâtré et mérite bien son entrée dans un gigantesque Larousse, à la rubrique noms propres, en majuscules d'imprimerie. Alors, malgré notre peine, partons à la découverte de la vie de notre ancien mentor, pour tenter d'y percevoir des raisons d'espérer.

 

Biographie de Raymond Bounaffou

Enfances et études

Issu d'une famille auvergnate, Raymond Bounaffou s'initie rapidement à la politique : dès la crèche, il mène une rébellion anti-compote de carottes et réclame sans coup férir des milk-shake à la vanille. Très influencé par l'athéisme de son père, mais marqué par l'homosexualité de sa mère, il fait des études un bienheureux échappatoire. A cette époque Bounaffou est, comme on l'appelle communément, un fayot. Fils unique, sans ami, il voit dans les cours de grammaire un compagnon d'infortune. Il rentre en 6ème en 1982 et fait la connaissance de Jojo Brantouillard. Cette rencontre le marque à jamais : Jojo, grand gaillard, fait de Raymond Bounaffou le bouc émissaire de la salle. Il lui casse ses lunettes, lui baisse son jogging en cours de gymnastique et lui envoie des bouts de gommes en classe de sciences-physiques.  

Pour échapper à cette situation, il s'engage dans l'armée argentine et, intégré au bataillon du sergent Lopechardo, mène ses premiers meetings. En plein conflit des Malouines, il prononce "Si la guerre est le vice de l'homme, la paix est l'écrou des lâches". Il est porté aux nues par ses camarades d'infanterie qui, le lendemain, se font tous massacrer par l'armée britannique. Bounaffou parvient néanmoins à rentrer en France sans dommages, en brasse papillon.

 

Formation politique

En 1990, à 20 ans, il fonde dans sa chambre le Mouvement Neutre, malgré l'opposition de Boulotte, sa peluche en forme de dindon. Rapidement, la notoriété du parti explose et monte à deux adhérents, après la rencontre, dans une boîte échangiste de Brive-la-Gaillarde, de l'Oncle Dick, un pruneau d'un mètre 90. Son idéologie contestataire s'aiguise : atterré par la nonchalance de la société, Bounaffou prêche le djihad contre tout ceux qui entravent la bonne marche de la vie. Lors d'un stage au Crédit Agricole, il se rebelle contre une imprimante récalcitrante. La même année, il achète un pot de confiture de pomme Andros qui, malgré ses efforts, reste indéfectiblement fermé : son combat contre les objets impossible à ouvrir prend forme.

Fin septembre, ses parents décèdent lors d'une course de pousse-pousse. Pour survivre, Bounaffou enchaîne les petits boulots : nain de fort boyard, vendeur de sandwich SCNF, doublure de Mimi Mathy. Avec l'argent collecté, il s'offre un dépucelage avec une prostituée congolaise, qui restera marquée à vie par l'anatomie du voyageur (selon la biographie officielle de la jeune femme, éditée chez Plon). Bounaffou monte à Paris et s'inscrit au cours Florent : s'il est l'un des meilleurs en mime d'asperge, son bégaiement l'empêche d'apparaître dans les dramaturgies raciniennes.

En 1995, Bounaffou se présente, au nom du Mouvement Neutre, pour les élections municipales de Caracas (Venezuela). Ne parlant pas un mot d'espagnol, il mène une campagne basée sur la suppression du port de la moustache et la remplacement du pétrole par l'Orangina, jugé meilleur pour le goût. A la foule de moustachus vénézuéliens assistant à son seul et unique meeting de la campagne, il lance "Ich bin ein maquereau au vin blanc" qui ne recueille pas le succès escompté. Il termine 746ème et bon dernier, avec 0,00001% des suffrages. Quelque peu abattu, il est sollicité en rentrant par un maire sans étiquette d'un petit village de l'Allier. Après moult hésitations, il pactise avec cet homme, qui lui apprend les rouages de la politique. Son gourou le forme et l'initie aux poignets de mains baveuses, à la propagande, au sens du show et de l'à-peu-près.

 

L'idole de Villeneuve-sur-Allier

Germain Pouillard, son mentor, est réélu maire  de Villeneuve-sur-Allier (473 habitants) en 1997. Ces deux-là forment un couple complice : Bounaffou prend en charge plusieurs gros dossiers. Ainsi, il s'occupe de tourne-crayonner les mines du maire, puis de les mettre à la poubelle. Il exerce cette fonction pendant 3 mois. "C'était comme si le taille-crayon et lui ne faisait qu'un", dira Ernest Mouchard, un élu local.

Pourtant, en 1999, Germain Pouillard doit quitter son poste. Suspecté d'insulte à contractuelles et de détournement de capuchon de stabylo, il est démis de ses fonctions puis pendu par le verdict populaire. Raymond Bounaffou succède alors à son formateur, après un émouvant hommage : "Ce sont souvent les meilleurs qui partent les premiers, saluons-le pour avoir dérogé à la règle". Sa première mesure est d'importer de Suède plusieurs jeunes adolescentes, pour égayer la bourgade : il séduit ainsi les hommes du village - mais se met à dos leurs femmes. Bounaffou, en juin 2000, se révolte contre l'implantation d'une centrale nucléaire aux environs de Villeneuve-sur-Allier : il entame alors une grève de la faim, qu'il stoppe après trois jours, aux abois. Néanmoins, le préfet accepte de délocaliser la centrale en Ex-Yougoslavie.

Fin 2001, à quelques mois des législatives, des critiques injustes s'abattent. "Il passerait davantage de temps au babyfoot qu'à la mairie", déplorent ses détracteurs. Bounaffou dément et réaffirme son amour de la politique : "La politique, c'est comme le cul d'une femme : une fois qu'on est dedans, on ne veut plus jamais en ressortir". Il est finalement réélu à une large majorité de 68 % devant le candidat PS.

Son second mandat est celui de l'émergence : émergence démographique pour le village, qui dépasse alors les 1100 habitants, attirés par la bonhomie du personnage, émergence culturelle, puisqu'un musée Alain Chamfort est construit en plein milieu de la cité (une trentaine de maison sont ainsi rasées, un lundi, entre 3 et 6 heures du matin, profitant du sommeil de leurs propriétaires), émergence économique, enfin, Bounaffou se jumelant avec Kwouza, mégalopole polonaise de 200 000 habitants. "La Pologne est une nation d'avenir et le restera pendant longtemps", se justifie-t-il à La Montagne, le journal du coin.

Pour résoudre le problème de l'emploi, il ouvre une mine à charbon où il fait travailler les enfants en bas âge et les vieillards. Et cela fonctionne : le nombre de chômeurs chute - ainsi que le nombre d'habitants. Bounaffou se fend d'un "Le chômage, ce sont surtout les gens sans emploi que cela préoccupe, vous savez", qui passe dans le zapping de Canal+. Le 29 Mai 2005, lors du référendum de ratification du traité européen, il oublie d'aller voter après une soirée trop arrosée : ne sachant sur quelle position danser, ses électeurs décident d'aller se recoucher. Le taux de participation du village est le plus bas de France : 2%.

Juin 2006 : Bounaffou en a assez de la vie intrépidante de l'Allier. Il décide de retourner à Paris, avec comme seul bagage de solides convictions et une boîte de Miel Pops à demi-entamée. Au bois de Boulogne, il rencontre par hasard Myblack, avec qui il sympathise immédiatement.

 

L'élection présidentielle de 2007

 

Le 2 décembre 2006, Raymond Bounaffou devient le candidat officiel du Blog de Myblack pour les présidentielles. A cette occasion, il crée un blog et nomme un premier ministre, après des primaires échevelées : Kolia lui prête allégeance en agrafant un buste du candidat sur son site.

Sa campagne est enchevêtrée : tantôt moribond, tantôt primesautier, il peine à se démarquer. En janvier, il n'est d'ailleurs crédité que de 0,2 % des intentions de votes. Plusieurs évènements viennent à sa rescousse : c'est d'abord un voyage au Groeland qui le fait connaître, puis une partie d'échec avec Jean-Pierre Coffe, où il déclare "Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, des larmes et un égouttoir à salade !". Puis, Le 20 février, il saborde une émission télévisée avec Ségolène Royal. Arrêté, puis relâché, il apparaît comme un Mandela du pauvre aux yeux de l'opinion. Progressivement, ses prises de positions tranchées surprennent, interpellent, séduisent. Son comité de soutien dépasse les 50 signataires. Il grimpe à 1% dans les sondages. Invité à RTL, il déclare "c'est toujours un plaisir de parler politique avec des journalistes de talent. Et d'ailleurs, où sont-ils ?". On se surprend à l'apprécier. Myblack, son ami, lui donne quelques coups de pouces en relatant certaines de ses avaries qui touchent le petit peuple : enlevé par les milices soudanaises du Darfour, Bounaffou voit sa côte de sympathie considérablement augmenter à son retour.

Le 14 Avril, il avoisine les 8% d'amour. Le 18, il s'approche de la barre des 13% mais échoue le 22 au soir sur le barre des 16,64 %. Drame internationale : il doit laisser sa place à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, et prend une retraite (définitive ?). Juste avant de partir, à la foule en larme, il prononce "qu'un poulet au Tex-mex abreuve nos sillons". 20 ans de politique résumés en une si laconique sentence : bravo, Raymond. Et à bientôt.

par Myblack publié dans : Actualité
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Dimanche 22 avril 2007

 

La France vient de louper le coche en éliminant Raymond Bounaffou de la présidence de la république. La société post-2007 ne sera donc pas numismate, et c'est avec regret que Raymond Bounaffou, le malheureux perdant, s'est adressé à ses supporters, accoudé à un pupitre en bois taillé dans la roche :

 "J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conséquences en me retirant de l'élection présidentielle 2007," a courageusement déclaré le candidat neutre, provoquant l'ire de ses sympathisants qui ne s'attendaient pas à cette nouvelle choc.

 

Le jugement implacable du verdict n'a offert qu'un maigre 16,64% au leader du Mouvement Neutre, bien loin des 95 % pressenti par les sondages - effectués sur un échantillon de 12 membres du Mouvement Neutre, il est vrai. Pourtant, on y croyait. Les partisans d'un monde sans imprimantes et sans vieux à la caisse espéraient cette révolution qui, déplorons-le ensemble, n'arrivera jamais. Le monde clôt ses paupières, la poussière d'en face gouvernera l'hexagone pendant 5 ans. C'est une page qui se tourne pour Bounaffou, lui qui, pourtant, ne sait lire qu'à moitié.

 Au QG de campagne, à l'annonce de la branlée, les coeurs s'essoufflaient et les cheveux grisonnants perdaient de leur éclat. Oui, la défaite est triste quand elle est injuste. La France a commis une erreur, et, par delà les mers, les autres nations de la terre se joignent à notre peine pour communier ce chagrin. Les titres des journaux sont sans appel : "Un 11 Septembre-bis" (Le Monde), "Un coup de Trafalgar" (Le Parisien), "Andreï Tchmil remporte Paris-Tours" (Vélo Magazine), "Jean-Paul Belmondo terrassé par le choléra" (France-Dimanche).

Pays de cons, comme disait l'autre, incapable de saisir la balle au bond, laissant s'échapper le sauveur qui ne demandait qu'à exercer son job. Bounaffou est amer, la pilule de ce scrutin a du mal à passer, elle qui aurait pu, aurait du enfanter le nouveau Kennedy. Il fait la gueule. Il envisage d'arrêter son blog, le dépité, et j'espère qu'il ne commettra pas l'acte ultime de mettre fin à ses jours en mélangeant fromage de brebis et saucisse de Morteau - même si cette mort aurait, je l'avoue, de la classe. Bounaffou restera dans l'histoire non pas comme un vainqueur, mais comme un loser : la définition le rattrape une nouvelle fois, lui qui n'a jamais été gâté par l'existence, cette salope. Chienne de vie, putain. Chienne de vie.

 Cette défaite est, dans un certain sens, aussi la mienne. Jadis élu sur ce blog, Raymond Bounaffou et moi étions soudé comme pas deux. Notre condition de célibataire nous avait renforcé, rapproché. Je ne serais donc jamais "première dame de France" et me retrouve donc condamné à blogger sur le web pour moins de 500 lecteurs journaliers jusqu'à la fin de mes jours en imaginant des concepts diaboliques à la lueur d'une ampoule achetée 2 euros 30 dans un sordide supermarché de banlieue un mercredi après-midi en pleine séance de l'assemblée.

Fais chier.

 

par Myblack publié dans : Politique
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Samedi 21 avril 2007

 

Demain soir, deux gros candidats vont repartir pour un tour : le deuxième. Ce jubilant binôme va connaître sa composition en même temps que des millions de téléspectateurs. La pression se fait ressentir chez les rédactions. PPDA a ainsi, selon des sources que je ne divulguerais évidemment pas, frappé sa mère à coup d'antivol de scooter, par excès de stress. TF1 joue gros : depuis l'échec de son poulain Balladur en 1995, le chaîne a tout misé sur l'avènement de Sarkozy pour conforter sa grille de programmation ultralibérale.

 Accouplé de la toujours fraîche Claire Chazal (déodorant Narta oblige), le journaliste-guignol le plus célèbre de France a prévu d'annoncer la nouvelle en cravate rose, comme le prouve cette photo. Tiendra-t-il parole ? Ce sera le principal enjeu de la soirée (avec le nom de deux lauréats, je vous l'accorde).

Sur France 2, David Pujadas mènera le bal, du haut de son mètre 56 ah ok on a dit pas le physique, ok, il mènera rien du tout, donc, probablement accompagné d'un quota féminin qui, malheureusement pour elle, ne pourra rivaliser avec la blonde d'en face.

 De la meuf aussi sur M6, puisque Nathalie Renoux officiera, avec, en seconde partie de soirée, Marco Fogiel. Les deux finalistes de la Nouvelle Star de la politique émergeront lors d'une spéciale "présidentielle" impliquant la plupart des locataires de la chaîne : Mac Lesggy se chargera de déclamer avec sa précision légendaire les scores exactes de chacun des candidats (à la virgule près), Valérie Damidot (reine de la déco d'intérieur) ira relooker le siège de campagne du malheureux 3ème et Thierry Roland se livrera au petit jeu de l'analyse technico-tactique, en prenant soin d'incriminer l'arbitre de la rencontre (probablement François Bayrou).

 

 Cuisine TV ne sera pas en reste, puisque la chaîne culinaire invitera plusieurs représentants de chacun des candidats : un soufflé pour Bayrou, une quiche aux champignons pour Royal, un maquereau pour Le Pen et un plat de nouille pour les autres. Seul Sarkozy sera là en chair et en os, vu qu'il tournera sur les différents plateaux à raison de 14 par minutes - ah, omniprésence médiatique, quand tu nous tiens !

 Sur Canal J, le débonnaire Casimir annoncera à 21 heures tapantes les résultats. Rappelons que l'animal s'était fait viré de la chaîne parlementaire après avoir ouvertement déclaré "qu'il voterait Le Pen, dinosaure de la politique". Pour équilibrer la balance, Titeuf (représentant l'extrême gauche) interviewera Gérard Schivardi, invité de l'émission, le seul candidat présent sur un des plateaux-télé de ce soir ! (les autres chaînes ignorant, à juste titre, l'identité de ce monsieur).

 delperier.jpg La sobriété légendaire d'Alexandre Devoise animera sur Choc TV un spécial "trash présidentielles 2007", sur les grands moments de la campagne : les petites phrases racistes de Le Pen, la vidéo hard-core entre Nicolas Sarkozy et sa porte-parole Rachida Dati, des photos en gros plan de l'herpès d'Olivier Besancenot, la collection de bijoux gothiques d'Arlette et l'ours en peluche de Frédéric Nihous (criblé de balles). De l'émotion en veux-tu en voilà.

 

 Les hautes pointures de l'analyse politique exerceront leur bagout sur FillesTV, en talons et en jupes fushia. Déborah prévoit ainsi "que ouais Sarko il peut gagner, enfin sauf si Bayrou le devance. Pour ma part, je vote Royal ! Elle est pour les pauvres et vous avez vu son trench coat rose ? Un président bien habillé, ca fait toute la différence, à l'ONU !" Claude Askolovitch en frémit déjà.

 Enfin, sur Pink TV, Steevy Boulay devait donner sa vision des résultats en direct, jugements à l'appui, prévisions sur le second tour et auto-dissertation sur le taux d'abstention. Finalement, après avoir bien réfléchi, la chaîne a programmé un film de cul.

 

par Myblack publié dans : Actualité
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