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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

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Mardi 1 avril 2008

Après le succès de Mona Lisa et le trésor des Templiers et d’Autoportrait de Shrek à l’oreille coupée, c’est au tour du tableau de Géricault de faire l’objet d’une adaptation cinématographique. Le radeau de la méduse est ainsi disputé par cinq cinéastes, qui souhaitent tirer profit de la notoriété de la marque pour s’assurer de confortables lauriers. Tour d’horizon des candidats à la reprise :
 
 
1)     Le rideau de la méduse John Woo
 
L’histoire :
Lors d’un repas de famille rébarbatif au possible, l’une des convives aborde le délicat sujet des nouveaux rideaux de Simone, l’hôtesse de maison. La discussion dégénère rapidement.
 
Un extrait du film :
- « Alors comme ça tu considères la couleur de mon rideau un peu trop voyante ? »
- « Oui, Simone. Excuse-moi, mais le rouge fait tâche avec les meubles de la pièce. »
- « Tâche ? Tâche ?! Mais c’est toi la tâche, oui, Bernadette ! »
- « Garde ton calme, Simone, tu peux peut-être encore les échanger. Tu as gardé le ticket ? »
- « Le ticket ?! Mais va te faire foutre avec ton ticket, Bernadette ! Va te faire foutre ! »
- « Viens, François, on rentre. »
- « D’accord, chérie. »
 
2)     Le ragot de la méduse – Martin Scorsese
 
L’histoire :
Lors d’un repas de famille rébarbatif au possible, l’une des convives aborde le délicat sujet de l’homosexualité du fils de Simone, l’hôtesse de maison. La discussion dégénère rapidement.
 
Un extrait du film :
- « Alors comme ça tu considères la sexualité de mon fils un peu trop voyante ? »
- « Oui, Simone. Excuse-moi, mais ton fils fait tâche avec les hétérosexuels de la pièce. »
- « Tâche ? Tâche ?! Mais c’est toi la tâche, oui, Bernadette ! »
- « Garde ton calme, Simone, tu peux peut-être encore l’échanger. Tu as gardé le ticket ? »
- « Le ticket ?! Mais va te faire foutre avec ton ticket, Bernadette ! Va te faire foutre ! »
- « Viens, François, on rentre. »
 - « D’accord, chérie. »
 
 
3)     Le riz de veau de la méduse – Woody Allen
 
L’histoire :
Lors d’un repas de famille rébarbatif au possible, l’une des convives aborde le délicat sujet de la sauce du riz de veau de Simone, l’hôtesse de maison. La discussion dégénère rapidement.
 
Un extrait du film :
- « Alors comme ça tu considères la sauce de mon riz de veau un peu trop fade ? »
- « Oui, Simone. Excuse-moi, mais ta sauce fait tâche avec les autres ingrédients du plat »
- « Plat ? Plat ?! Mais c’est toi la plate, oui, Bernadette ! »
- « Garde ton calme, Simone, tu peux peut-être encore en préparer une autre. Tu veux de l’aide dans la cuisine ? »
- « De l’aide ?! Mais va te faire foutre avec ton aide, Bernadette ! Va te faire foutre ! »
- « Viens, François, on rentre. »
- « D’accord, chérie. »
 
 
4)     La radio de la méduse – Steven Spielberg
 
L’histoire :
Lors d’un repas de famille rébarbatif au possible, l’une des convives aborde le délicat sujet du cancer du mari de Simone, l’hôtesse de maison. La discussion dégénère rapidement.
 
Un extrait du film :
- « Alors comme ça tu considères le cancer de mon mari un peu trop fade ? »
- « Oui, Simone. Excuse-moi, mais son vulgaire cancer du pancréas fait tâche avec mon cancer du sein ! »
- « Vulgaire cancer du pancréas ?! Mais c’est toi la vulgaire, oui, Bernadette ! »
- « Garde ton calme, Simone, tu peux peut-être encore changer de mari. Tu veux t’inscrire sur Meetic ? »
- « Sur Meetic ?! Mais va te faire foutre avec ton Meetic, Bernadette ! Va te faire foutre ! »
- « Viens, François, on rentre. »
- « Comment ça, chérie, un cancer du sein ? »
 
 
 
5)     Le radin de la méduse – Mel Gibson
 
L’histoire :
Lors d’un repas au restaurant rébarbatif au possible, l’une des convives aborde le délicat sujet de l’addition. La discussion dégénère rapidement.
 
Un extrait du film :
- « Alors comme ça tu considères que c’est à mon mari de payer l’addition ? »
- « Oui, Simone. Excuse-moi, mais c’est nous qui avions payé l’autre fois, à l’Hippopotamus. Ton mari ne nous invite jamais, c’est à croire qu’il est radin. »
- «  Radin ? Radin ?! Mais c’est toi la radine, oui, Bernadette ! »
- « Garde ton calme, Simone, on peut peut-être t’avancer. Tu veux un ticket restau ?
- « De l’aide ?! Mais va te faire foutre avec ton ticket restau, Bernadette ! Va te faire foutre ! »
- « Viens, François, on rentre. »
- « La prochaine fois on ira dîner chez Simone, chérie. Ca causera pas autant de problème. »
 
 
par Gérard Crobard publié dans : Culture et Divertissement
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Vendredi 28 mars 2008

A quelle heure doit-on dire bonjour ou bonsoir ?

Chaque jour, la même rengaine dégaine : « 17 heures 24 et un douanier en face de moi, dois-je lui déclarer bonjour ou bonsoir ? » Poursuivre une journée de merde qui a déjà trop démarré ou en introduire une nouvelle qui n’a toujours pas enlevé ses bas ?

 

Etre poli me fatigue, surtout sans couverture.

Si on devait saluer uniquement ceux qui en possèdent l’intérêt, on irait au boulot les mains dans les poches. Et on bosserait au boulot les mains dans les poches. Et c’est d’ailleurs ce que je fais.

 

J’ai donc décidé de ne plus verser bonjour à quiconque. Ni bonsoir. Ainsi, je suis certain d’éviter l’impair, de me mettre en porte-à-faux vis-à-vis des règles de courtoisies horaires.

La première des politesses, c’est de savoir s’en abstenir.

 

Déjà deux mois que je quitte le bureau de mon stage vers 17 heures 42 sans en avertir mes collègues, dans une discrétion espionne, sans croiser les regards de main et les poignées d’oeils que je ne saurais habiller avec certitude d’un bonjour définitif ou d’un bonsoir introductif. J’aurais pu éventuellement glisser du « bonjouar » pour faire commercial, pour avoir le cul entre deux chaises, mais les stagiaires restent debout, dans cette entreprise.

 

Et oui : en presse, les économies se font partout, sur tous les dossiers.

 

Déjà deux mois que je fais le mort lorsque le Big Boss étire sa main courante vers la mienne incapable de choisir entre les deux extrémités, trop polie pour risquer l’outrecuidance. Les « Salut Maxime » du patron s’effiloche sous mon silence de plombier trop concentré sur ses tuyaux pour risquer la moindre fuite.

 

Le Big Boss est pourtant engageant : la preuve, il porte des lunettes. On a toujours envie d’apprécier les gens avec des lunettes. On ne peut pas les taper, il faut bien en faire quelque chose.

 

Nous avons pourtant mis les choses au poing, lui et moi : il arrête de me troubler l’intestin par ses simagrées, et je stopperai mes mises au poing sur sa gueule. Ma violence a scellé l’accord, ses trois jours d’infirmerie ont salé l’accord.

 

Je suis ravi qu’il a arrêté dorénavant de me parler en me voyant ; ce respect de ma politesse indécise est tout à son honneur, et me laisse présager un grand avenir au sein de la boite. En effet, la politesse est une règle essentielle du journalisme, qu’on soit grand, charismatique, puissant, tâcheron ou simplement grand, charismatique et puissant comme je le suis.

 

Maintenant que le bureau entier ne m’adresse plus la parole, je n’ai plus à me soucier des bonjour et des bonsoir qui envenimaient jadis mon travail, mon milieu de journée. La concentration à son maximum, j’exécute toutes les tâches qu’on me confie avec plaisir et assurance, sans perler au moindre quidam pénétrant dans la pièce.

Sans perler, ni parler.

 

Ah qu’il est bon d’écrire ses papiers sans risquer le claquage cervical ; qu’il est louable de s’asseoir devant l’imprimante en ne photocopiant plus la dentition hypocrite de ses micro- possesseurs ; qu’il est agréable d’évoluer dans un milieu pas encore corrompu par les sévices de la gentillesse.

Y a un temps pour tout. Si on voulait de la bonne humeur dans le travail, on n’irait pas au travail. Face à tant d’indifférence, je donne mon maximum, sans crainte de voir troublé mon impétueuse fertilité d’esclavagiste par les remugles imprévisibles des prévisibles en chemise d’à-côté.

 

Quand j’entends mon confrère stagiaire balbutier un « bonsoir » douteux à 17 heures 36 sans savoir si un « bonjour » n’aurait pas été finalement plus approprié, je ris de lui. Et du patron qui, imbécile, lui répond « bonsoir », emporté par l’élan probablement bidonné du stagiaire.

Un stagiaire qui bidonne : encore un qui ne trouvera jamais de job.

par Myblack publié dans : Plaies de la vie quotidienne
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Mardi 25 mars 2008

Je crois que mon père me hait.
D’une haine si forte qu’elle réinvente le mot nausée et établit le nazisme comme dessin animé.
Tout ça parce que j’ai accidentellement roulé sur maman en empruntant sans rien dire sa nouvelle Volvo flambant neuve. Est-il dépité d’avoir dû la vendre pour payer l’opération de ma mère ? Ou parce que j’ai visé le bassin au lieu de la tête ? Quoiqu’il en soit, depuis cette matinée bleutée de perles de pluies, il me hait.
On a toujours eu des rapports délicats, lui et moi. Lorsque j’étais encore un indomptable spermatozoïde, il se montrait violent, grossier, à la limite du viol. Toujours à me tripoter, cet incestueux pédophile. S’il s’est calmé après ma naissance, il ne m’a jamais vraiment accordé sa confiance. Ce n’est qu’en fermant les rideaux que je pouvais batifoler, à l’aube de son sommeil de plomb jusqu’au crépuscule de ses envies urinaires. Trois fois rien, donc, mon père pissant tout le temps, infatigable gladiateur de sa verge, tous les jours, du lundi au samedi, veni, vendredi, vessie.
Ses ronflements sont si forts qu’on regrette parfois de ne pas habiter près d’Orly. Mais, à Roubaix, point d’avion couvrant le son, point de mur étouffant l’essaim, juste le froid et l’effroi que laissait entrer mon père, les fenêtres ouvertes et les traces de bleus près de mes genoux.
Il ne me battait pas vraiment . Il a très vite compris que ses ceinturons saturaient de me voir insensible, a très vite cerné mon manque absolu de volonté et ma redoutable force de je-m’en-foutiste. On ne prend pas plaisir à frapper un meuble. Me voir sourire en pleine punition engrossait sa haine, et j’aimais ça, voir mon père souffrir de ne pas me faire souffrir.
 
Pour être franc, je préfère largement maman.
Surtout depuis qu’elle est tétraplégique. Elle m’engueule beaucoup moins souvent. Son cerveau se plaint encore des restes de l’accident. Moi qui ai toujours aimé les légumes, avec elle, je suis servi. A volonté. Les rares fois où elle articule, c’est pour cracher des noyaux de cerises. Elle est rigolote, elle me fait rire. Elle a su garder intact cet attachant sens de l’humour qui la caractérisait, autrefois, quand les brûlures de fer à repasser avait encore un effet sur ses sens. Sa compagnie est douce, reposante. Je la laisse des après-midi entiers devant Pink TV, lorsque je m’absente, avec un verre d’eau et des croquettes. Je laisse la porte ouverte, ça permet aux clochards de lui rendre visite, de l’égayer. Faut la voir, elle est mignonne, on dirait une peluche – sauf qu’elle fait davantage de bruits rigolos qu’une vraie quand on lui appuie dessus.
Elle n’a plus ses membres et ça me chagrine : je suis forcé d’aller ouvrir, quand on sonne à la porte. Mais je me cotise : je lui ai fabriqué un pot où je conserve mes rognures d’ongles, au cas où je lui trouve un bras. J’ai toujours été prévoyant, comme garçon.
Quand je m’ennuie j’emprunte son fauteuil et je fais des courses sur le parking de Leclerc, avec des potes. Mais leurs caddies sont plus rapides, les veinards. Maman est toujours ravie de me voir revenir, là où je l’avais laissée, sur le lit – ou sur la moquette, vu que parfois elle essaye de quitter le lit. A croire qu’elle en oublie qu’elle est tétraplégique !
Heureusement, je ferme toujours à clé la chambre. Faudrait pas qu’elle se fasse écraser en sortant de la maison par un chauffard inconscient.
 
Mon père est souvent en voyage, ce lâche.
Il ne pourra pas toujours compter sur moi pour maman.
Il dit que je suis un incapable, que je finirai seul. Comme une merde.
Effectivement, je suis un incapable, mais j’en connais beaucoup d’autres qui ne sont pas célibataires.
Il n’a jamais accepté mes petites amies.
Simplement un sourire, un bol de lait le matin, une tape virile dans le dos : j’attendais peu de sa part. Rien. Jamais. Never. Montluçon. Les entrées désireuses d’en sortir devaient subir, tout au long des repas avec mes ex, les admonitions de mon père, cruel et sournois, criminel et narquois, décibel et iroquois. Il bavait de mépris et secrétait des muqueuses, visqueux comme un rottweiler. Il les dévisageait tellement qu’elles devenaient hideuses, m’obligeant à rompre en plein dessert – ayant pour principe hygiénique de ne pas sortir avec des moches.
Les moches c'est fait pour rester dans le lit, pas pour se montrer. C’est comme les vieux t-shirts, tâchés, trop grand ou petit, hors de la mode et du temps que malgré tout on continue à s’enfiler. Pourtant j'en ramenais des cruches, des seaux, des puits d'incultures. Des canons, en plus. Obligé. Mais non, il les crochetait, leur demandait sans la moindre gêne de reposer le coffre à bijoux de maman dont elle ne sert pourtant plus.
Il était odieux, ils les traitaient comme des putes, alors que certaines n’étaient encore qu’étudiantes.
Un jour que j’exhibais une palourde aux cheveux noirs qu’on range communément dans la sous-famille des brunes de mer – parce qu’elle mouille à la moindre secousse vaguement romantique – papa a commencé à lui poser des questions dérangeantes, agressives, provocantes. Inqualifiables. « Et toi, tu penses quoi de l’état actuel du Modem ? Tu as vu la situation au Darfour ? J’ai beaucoup apprécié le dernier David Lynch, pas toi ? » La pauvre. La nature a horreur du vide. Mon père aussi, de nature.
Ma palourde a pleuré toute la nuit, pendant que nous faisions l’amour. Toute la nuit.
Maman est beaucoup plus docile, avec mes copines. Elle aime me voir aimé ; je le remarque à ses paupières, la rare chose qui bouge encore dans ce fauteuil. Nous dansons nus autour d’elle – mes copines sont généralement barges - et elle se tait, paraît m’approuver. Elle se tait, même quand je leur fais l’amour. Elle se tait et sourit, près du lit, clouée, l’air un peu absent. Et pleure. Toutes les nuits.
 
par Myblack publié dans : Plaies de la vie quotidienne
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Lundi 24 mars 2008

 

J’ai une petite bite. Je ne l’avais jamais remarqué avant de consulter les statistiques de mon Blog.

Mes visiteurs, sur le sujet, semblent bien plus calés que moi :

 

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Les photos de la plus petite bite du monde sont apparemment quelque part dans cet appartement, et impossible de savoir où : mes ex et leurs appareils photos ne donnent plus signe de vie.

Même si les progrès de la miniaturisation sont si rapides depuis le XXème siècle que les Japonais eux-mêmes ne mesurent plus qu’au grand maximum 1 mètre 55 – et au petit maximum 1 mètre 36 -, il n’existe pas à l’heure actuelle d’appareil photo au zoom zoom assez zang pour cadrer le nombre astronomique de clichés véhiculés par le net.

 

Quoiqu’il en soit, ma petite bite intrigue. Huit lecteurs la cherchent sur Google, assez étrangement d’ailleurs : ce n’est pas l’endroit qu’elle aime le plus visiter.

Elle préfère les lieux qui ne sont pas fréquentés par des centaines de millions de passants. Excusez-là, ma bite est timide.

 

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Comme si cela n’était pas suffisant, comme si la situation n’était déjà pas exagérément gênante, les inquisiteurs insistent et précisent le fond de leur pensée, si minuscule soit-elle : VRAIMENT PETITE BITE.

 

CA VA ! CA VA !

ON PEUT QUAND MEME FAIRE CONNAISSANCE AUTOUR D’UN CAFE, AVANT, NON ?

 

Est-ce que je me plains des petits seins de votre petite amie quand vous m’invitez manger une salade le jeudi soir, moi ? Non. Et pourtant, elles les montrent, elle. Enfin elles essayent.

J’ai beau cherché, je ne montre aucunement mon sexe dans les pages de ce Blog.

Je n’ai pourtant rien à cacher.

Mais bon, pour ce qu’il y a à cacher, de toute façon…

 

Près de ma bite, les lecteurs sont à l’affût des bretons nains qui éjaculent sur des gros seins de blo… Je déclame ici toutes mes excuses aux oreilles sensibles de mon public féminin, mais je n’avais aucunement prévu une telle plaidoirie de salacité sur cet article.

Ma bite présente ses plus plates excuses aux femmes qui l’ont rencontrée. Ses plus plates : je crois que le terme est le bon, après réflexion.

 

Après réflexion, les bretons nains doivent vouloir éjaculer sur des gros seins de blogueuses. Voila ce qui arrive quand on part en camping dans la forêt de Brocéliance, Lulla Paf : on ramène des microbes.

 

 

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Le nombre étonnant de visites que me rapporte ma petite bite m’encourage à lui décerner la légion d’honneur. Reste à trouver un endroit où l’accrocher.

C’est bizarre, d’ailleurs, que le mot « bite » soit aussi court. Et que « Ejaculation précoce » soit aussi long.

Presque aussi bizarre qu’un extraterrestre mauve.

 

Depuis quelque mois je propage sur ce Blog que mon lecteur Hell Man, alias Sylvain, est pourvu par dame nature d’un sexe de la taille de l’annuaire des sprinteurs de 100 mètres français médaillés d’or aux Jeux Olympiques depuis 1896.

 

Et si c’était lui, l’auteur de cette fréquentation érectile ?

 

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L’enquête poursuit son cours.

 

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Dimanche 23 mars 2008

 

Le prodigieux succès du jeu DS « Le programme d’Entraînement cérébral du docteur Kawashima » a prouvé qu’il était possible de gagner des millions de dollars en vendant pour 30 euros un défibrillateur de mémoire fabriqué à Hong-Kong par des enfants déscolarisés.

 

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Le docteur Kawashima, l’enfant caché de François Fillon et Billie Jean King

 

 

Adulé des mémés qui ne se lassent, bienfait d’Alzheimer oblige, jamais de la répétitivité du gameplay, ce simulacre d’intelligence artificielle rassure le frêle esquif qui sert de cerveau à tout ce qui possède deux jambes, deux bras et une télévision couleur branchée sans discontinuité sur TF1.

 

 

 

Inspiré par tant de réussite, le docteur Iganawako tourne le dos à son homologue nippon pour s’adresser, dans un poignant élan d’humanité, aux écartés de la foule complexée des neurones en passant par la Loire.

 

 

docteur-iganawako.jpg 

Le docteur Iganawako, l’enfant caché de Bruce Toussaint et Charlotte Gainsbourg

 

 

Les épreuves sensorielles pour hamsters aliénés laissent place à un ensemble de gadgets et « d’éléments plurifonctionnels de synthèse réanimatoire », comme l’indique généreusement le mode d’emploi de seize pages partiellement traduits dans la langue de Chimène Badi.

 

A qui s’adresse Le programme de non-entraînement cérébral du docteur Iganawako ? A tous ceux qui souhaitent régresser intellectuellement dans une optique de recherche de la simplicité et de retour aux valeurs les plus simples, aux valeurs encore pures de notre société.

 

Les études de marché préalables tablent sur plusieurs catégories d’acheteurs :

 

- Les Bac +5 employés de mairie désireux d’abaisser leur QI pour s’intégrer plus efficacement auprès de leurs collègues africains.

- Les invités de talk-shows de Direct 8 soucieux de niveler par le bas la radiographie de leur conversation

- Les époux de filles de facteur, pour ne pas perdre le fil des repas dominicaux.

- Les journalistes de Purepeople.com

- Les Parisiens perdus dans le Cantal et qui vont loger chez l’habitant l’espace d’un week-end boueux.

- Les surdoués de 4ème C ne souhaitant pas sauter de classe pour perdre de vue Cécile D, limitée mais ô combien enrichissante sur le plan de la personnalité physique.

- Myblack, lassé d’entendre ses conquêtes Internet déclamer des banalités sans pouvoir leur répondre avec suffisamment de morceaux de bêtises à l’intérieur.

 

 

 

Le docteur Iganawako, rompant avec la ligne éditoriale du docteur Kawashima, a su baliser son parcours initiatique par l’intermédiaire d’outils de navigation aisés d’utilisation et compréhensible par le commun des mortels.

Le programme de non-entraînement cérébral du docteur Iganawako se compose d’un boîtier géant comprenant :

 

- Douze bouteilles de whisky

- Une invitation pour un dîner en tête à tête avec Cécile de Minibus

- Un exemplaire de Télé Stars

- Le menu de l’Hippopotamus expliqué par un serveur de Mac’Do.

- Un marteau

- Un clou

- Un ouvrir portugais qui saura s’en servir

- L’intégrale des chansons de Claude Brasseur

- Un mini-jeu à monter soi-même où il faudra, à l’aide d’un rouleau de scotch, garnir le mur le plus proche de photos d’habitants du Texas.

- Un livre sur Sparte écrit par un sandwich grec.

- Des places pour la finale des Championnat d’Europe de chaises musicales

- Un pot-pourri des commentaires de Géo sur le Blog de Myblack

- Un éxilir capable de transformer n'importe quel homme en femme

 

Courez à la FNAC avant qu’il ne soit trop tard.

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Vendredi 21 mars 2008

Henri-fabien-swhepps.JPG Salut, c’est Henri-Fabien Shweeps, le chroniqueur littéraire du Blog de Myblack. Ces dernières semaines passées au chevet de ma tante atteinte d’un cancer des testicules m’ont permis de me replonger dans des millions de bouquins insipides. Parmi eux se dégage avec hardiesse Le choix des desserts, de l’américain Jonathan B. Lachmiz.
 
Dans les rayons depuis 2004, l’œuvre met en jeu cinq hommes dînant dans un restaurant fréquenté de Brighton. L’intégralité de l’intrigue se déroule lors du choix des desserts, ce qui explique notamment le titre du livre – on sent là toute l’expérience de l’auteur. 393 des 411 pages s’imprègnent du dialogue animé entre les cinq différents protagonistes, dont la présentation succincte livrée en introduction nous fournit quelques clés de compréhension :
 
« - Stephen se satisfaisait très bien de sa condition de muet ; l’infirmité l’avait handicapé durant l’adolescence mais depuis il s’était accommodé de la situation avec l’aisance d’un buffle marchant dans un verre de Vittel. Il communiquait avec ses mains, ses ongles, son regard, faisant de ses mimiques une arme dont il aimait défier l’adversaire.
- Paul était dramaturge et avait organisé ce repas le lendemain de la première de sa pièce. D’un naturel exubérant, l’homme usait d’artifices oratoires pour embellir ses propos généralement creux et ternes, comme l’étaient la plupart des actes de ses compositions.
- Garçon peu original et ennuyeux, Oliver paraissait supporter toute la misère du monde sur ses épaules. Le fait qu’il soit sourd n’y était probablement pas étranger.
- Tommy portait une jaquette en velours noir qui avait appartenu autrefois à son père. Ce n’était pas la seule chose qu’il avait hérité de lui : Tommy souffrait de bégaiements intempestifs. L’empêchant d’accéder à la vie sociable épanouie dont il rêvait, son trouble l’avait progressivement rendu, au fil des ans, taciturne, d’un silence aussi sombre que la couleur de sa veste.
- Graham était subitement devenu aveugle à l’âge de 36 ans, sans qu’aucun de ses médecins n’en comprennent les raisons. Particulièrement capricieux, il vivait une existence maussade partagée entre les visites de sa mère et les promenades au bord de la Manche. »
 
 
Le choix des desserts pâtit de la faiblesse de son scénario et de la médiocrité des conversations. Longue énumération de répliques tombant à plat et de blablabla soporifiques et incompréhensibles, le livre semble avoir été écrit par un étron pantois atteint de congestion de l’imaginaire. La complexité des personnages n’ajoute rien à l’affaire, si ce n’est davantage de fumier dans le pot du bébé. Un remix des plus grandes heures de Catherine Angot comme unique paysage des lignes : voilà ce que nous propose Le choix des desserts.
Badauds, passez votre chemin : Jonathan B. Lachmiz l’a recouvert de merde.
 
 
Extrait de Le choix des desserts, page 204 :
 
- ….
- Pardon Stephen, que dis-tu ?
- Je crois qu’il souhaite commander un café liégeois.
- … !
- A moins qu’il ne s’agisse d’un muffins aux myrtilles ?
- D’un quoi ?
- D’un muffins aux myrtilles.
- Pardon ?? Des moufles de Séville ?
- D’un muffins aux myrtilles !
- Lai-lai-laisssss-e tom-tom-tom-bé, i-i-il est sou-souououou-rd.
- Non, ce n’est pas Zeus qui l’avait proclamée ! Ce n’est pas la Justice, assise aux côtés des dieux infernaux ; non, ce ne sont pas là les lois qu’ils ont jamais fixées aux mini-éclairs à la vanille !
- …
- Excusez-moi, mais où sommes-nous ?
- Au restaurant, Graham.
- Vous auriez pu m’avertir ! Et quand arrivent les entrées ?
- Nous en sommes au dessert !
- Saumon Fumé ? Non, je veux un sorbet à la mangue !
- I-i-i-ils font pa-pa-pa-papapapapapapa dede-de-de sorbet à la-la-à-la à la mangue !
- Taisez vous, bordel ! Nous en sommes au dessert, Graham !
- … ?
- Comment ça ?
- … ?
- Je-je-je compren-prend a-aaaaaa-bsollululu-lument que-que-que-que…
- Etre ou ne pas être un savarin aux fraises, telle est la question !
- Qui a le menu ? A qui appartient cette jambe ?
- C’est la mienne.
- Pardon ? Ou ça, un camion-benne ?
- Oliver, la ferme !
- Vents, soufflez à crever vos joues, vents, faites rage ! Et vous, tornades et cataractes, jaillissez ! Jusqu’à noyer nos pamplemousses au four et leurs coqs !
- Cé-cééééééé pa-pa-pa-pa-papapa faux.
par Henri-Fabien Shweeps publié dans : Culture et Divertissement
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Mardi 18 mars 2008
 
Il paraît que Lucie de la Star Ac' 7 a une tumeur au cerveau.
 
Les brèves d'Internet en sont pleines, depuis le second tour des municipales : "Une tumeur pour Lucie de la Star Ac 7" ; "Lucie de la Star Ac' 7 bientôt opérée d'une tumeur" ; "Elle perd la Star Ac'7 mais gagne une tumeur".
 
Lundi, j'assouvissais nonchalamment ma soif de culture sur le site du journal 20 minutes quand Lucie de la Star Ac'7 m'annonça, personnellement, à mes yeux innocents, sa tumeur au cerveau.
Je ne lui avais pourtant pas demandé de ses nouvelles.
Pour être franc, j'ignorais qu'elle pouvait avoir des nouvelles.
J'ai donc été très heureux d'apprendre qu'elle avait participé à la Star Ac' 7. Heureux, et surpris, car je pensais que l’émission s’était donnée la mort l’année dernière, trop frêle non pas artistiquement – de ce point de vue là, elle est mort-née – mais financièrement, avec les échecs de Magalie Vaé et Cyrille Cinélu. Et bien en fait non, elle vivote encore.
 
L'Oncle Dick, toujours prompt à soulager sa peine sur les épaules de MSN, me confiait lui aussi sa surprise : "Y a bien qu'une tumeur qui peut être maligne, à la Star Ac’ ». Je l'ai bien sûr sermonné, lui expliquant que cela ne se faisait pas de dire ce genre de chose sans vérifier ses sources - il n'est écrit nul part dans les médias la nature de cette tumeur.
 
Montés sur les argonautes de la fréquentation, la presse Online la joue compatissante et souhaite à la chanteuse le succès de son opération. Une opération chiffrée à plusieurs dizaines de milliers de visiteurs par jour.
 
Je souhaite moi aussi à Lucie Azard un bon rétablissement, mes meilleurs voeux, un joyeux Noël et tout ce qui me permettra de faire pisser avant l'extinction des feux l’autocensure dans le jardin (cet article étant bien évidemment censuré, ma carrière refusant dorénavant toute prises de positions défiant la morale).
 
Je convie donc tous les lecteurs à aller sur le Punchingblog du vilain Johnny Heroe. Tous les lecteurs, donc Rémy – qui, sous ses airs juvéniles, n’a pourtant rien d’une pucelle.
 
 
Rémy, 9 ans, atteint de liosandrostrophie (une maladie si rare qu'elle ne figure pas sur Google) a acheté hier un encart de pub dans Le Parisien : "Rémy, atteint de liosandrostrophie, n'a pas participé à la Star Ac'7".
Comme si on ne le savait pas déjà.
Quel con, ce Rémy.
Qu’il aille donc danser le jerk sur TF1, au lieu de faire son malin.
par Myblack publié dans : Actualité
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