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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

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Samedi 31 mars 2007

 

Angelo Hoekelet, la personne arrêtée par la police mardi à la gare du Nord, a livré sa version des faits au journal Le Monde. Son contrôle musclé a été l'élément déclencheur de six heures d'affrontements entre la police et des jeunes. Quelques extraits de sa déclaration :

"Ce jour vers 16h20, je me trouvais dans la gare du Nord. J'avais rendez-vous avec une personne qui m'attendait sur le quai de la ligne 5. (...) Un contrôleur RATP m'a demandé mon titre de transport. J'ai expliqué à cet individu que je venais de jeter mon ticket au sol et je lui ai proposé de retourner à l'endroit où j'avais jeté mon ticket pour le reprendre. Le contrôleur m'a alors demandé mes papiers. (...) Ce contrôleur m'a alors fait comprendre que de toute façon il me ramènerait de force, il m'a parlé avec un langage de cité. Je lui ai alors dit d'arrêter. (...) C'est alors que les autres contrôleurs RATP m'ont saisi au niveau des chevilles puis m'ont fait chuter au sol. Ils m'ont ensuite maintenu au sol jusqu'à l'arrivée des gendarmes. (...) Je me suis rendu compte qu'une foule importante s'était ameutée autour de nous. (...) Ensuite, j'étais dépassé par les événements et je les ai bombardé d'insultes.

Connaissant bien la gare du Nord pour m'y être perdu plusieurs fois, j'ai décidé d'y retourner. L'occasion de me faire une idée plus précise de la situation. Aucun agent ne m'a sauté dessus - dommage, j'aurais bien aimé faire la une des journaux -, so mon petit calepin orangé s'est dirigé vers l'un des protagonistes de l'affaire, le contrôleur du train qu'allait emprunter Angelo Hoekelet. Un témoignage bouleversant.

"J'étais en train de faire une grille Sudoku niveau master en attendant le départ quand j'ai entendu du bruit, vers 16h30. Inquiet, je me suis immédiatement rendu sur place, une fois ma grille terminée, aux alentours de 19h10. Il y avait plein de jeunes, de groupes d'acnéiques qui me bouchaient la vue. Mes sautillements ne m'ont pas permis d'en savoir plus. Les petiots m'obstruaient la vue. Du coup, je suis allé me refaire un second Sudoku."

Devant la gravité des évènements, je suis allé ensuite recueillir les impressions d'un membre central de l'affaire : le tourniquet du métro par lequel est passé Angelo Hoekelet. Un tourniquet de race blanche, installé dans la région parisienne depuis 1997, qui nous dépeint une vision radicalement différente :

"Bah je faisais mon job, routinier, enfin faut bien nourrir ses gosses quoi hein pi j'l'ai vu arriver, le gars. Congolais, hein, c'est ça ? Ouais. Bah bon noir, quoi. J'ai senti qu'il allait m'ignorer, et ça a pas manqué. Je l'attends toujours son ticket, moi, au gars ! Puis derrière mon dos ça commençait à grogner, mais manque de bol les usagers passaient tous chez Bernard, mon pote tourniquet. Moi j'ai rien vu, je suis resté immobile. Trop dégoûté, sérieux. Putain."

On n'en saura pas plus. Pour croiser les sources, pour étayer l'enquête, un 3ème intervenant s'est confié à mon charisme indéniable. Un participant qui, hélas, a subi de plein fouet les violences : la canette de bière envoyée par un jeune sur l'un des policiers.

Je bullais peinard, tu vois, quand tout mon coup l'un des ivrognes avec lesquels j'avais sympathisé m'a lancé sur les forces de l'ordre ! Youuuuouuu, je volais, sur le coup j'ai pas fait gaffe, l'illusion d'être Superman ou un Chateau Laffite 1964 me rendait ivre d'allégresse ! Puis je me suis scratché comme une merde sur la tête d'un moustachu avec une matraque, un chauve en plus, enfin j'te raconte pas la honte que je me suis tapé en rentrant à la maison avec ma femme "mais c'est pas vrai où que t'étais donc encore passé t'a vu l'heure qu'il est rahh mais tu vas la fermer pétasse oh mais tu me parles pas sur ce ton espèce d'enculé j'aurais du écouter ma mère fallait pas t'épouser mais allez ouais va plutôt sortir les poubelles fainiasse enfin bref."

Un peu déconcerté, j'ai tenté, dans un dernier élan journalistique, d'aller questionner une dernière personne. Bouleversée, elle m'a tenu des propos très dur.

"Je savais que cela finirait ainsi, m'a déclaré Françoise, la barrière métallique du magasin de téléphone portable qui s'est faite agresser par des jeunes. Dès qu'il y a du grabuge, des bandes de, excusez-moi l'expression, des bandes de voyou s'approchent et commencent à me prendre à partie. Ca ne pas manqué. Des jeunes, des arabes principalement. Toujours les mêmes. Je les revoie encore, barres de fer à la main, tentant d'élargir mon intimité je..."

En pleurs, je l'ai laissée partir. Fatigué, j'ai alors délaissé ce no man's land et son actualité. Sur le chemin du retour, pendant que je repensais à d'anciennes camarades de classe, j'ai croisé un vieux monsieur rabougri : Jean-Marie Le Pen. Devant la place restante sur mon calepin inquisiteur, je l'ai laissé s'exprimer, en guise de conclusion :

"Je regardais la télévision, voyez-vous, quand les chaînes d'info du câble ont commencé à relater les évènements, à montrer les vols, les agressions, la police, les cris, les heurts. De ma chaise, un paquet de BN à la main, j'ai tout vu. L'homme noir, Congolais, sans papiers. Les groupes de jeunes de banlieues. Cette violence. J'ai tout vu, et je savourais. Mes BN et la télé. Je savourais."

par Myblack publié dans : Actualité
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Vendredi 30 mars 2007

 

La nourriture chinoise est à l'image de ses habitants : petite et fourbe. On ne sait jamais si ce que l'on ingurgite est vivant ou seulement dans un coma profond, s'il s'agit de plantes, de testicules d'insectes, d'anus de poissons ou, pire, de véritables mets bridés. Pour autant, ce n'est pas vraiment le sujet de l'article d'aujourd'hui, puisque nous allons cibler notre attention sur le jeu de mot.

Le jeu de mot est cocasse. Il est burlesque, voire caustique. Il dilate les papilles et fait de nous des êtres puissants : qui n'a jamais ressenti cette sensation d'invulnérabilité quand, en pleine discussion apathique, le jeu de mot sort de notre bouche et glisse aux oreilles des auditeurs qui, subjugués, se gaussent et envient notre humour ? Hein, qui ? Marquez vos noms sur une feuille et faites la passer, je ramasse dans 10 minutes.

Si, historiquement, Jésus est le premier humoriste notoire (Pierre, tu es pierre, et enfin bref on savait déconner, à cette époque-là), il est curieux de constater l'absence total de gag entre le IIème et le XVIIIème siècle. Pénurie de talent ? Heureusement, la relève s'est relevée. De famille en famille, on se raconte désormais les exploits de ses chevaliers de l'humour qui, en pleine distribution de pâtes à la Carbonara, frappe la table d'un "l'occasion fait le lardon" éternel. Mais attention : n'est pas Laurent Ruquier qui veut - et heureusement, d'ailleurs, sinon le nombre de suicides en France attendrait des proportions vertigineuses. Le jeu de mot a ses codes, ses normes. Ses degrés. C'est ce que nous allons voir en sautant une ligne.

Degré 0 : On mange chez toi ou chez moi ?

Phrase banale, sans intérêt humoristique, neutre, déprimante. Emanant probablement d'une discussion entre comptables ou d'un repas post-colloque rébarbatif sur le terme "diffuser l'esprit d'entreprise". Le jeu de mot de degré 0 a comme particularité de ne pas en être un. Laissons-le moisir et continuons.

1er degré : On mange chez toi ou chinois ?

Utilisée dans un sketch des Inconnus, elle présente un jeu de mot standard de niveau 1 facilement compréhensible par le commun des mortels, et même par les catégories intellectuelles les plus sous-développées de nos régions (adolescents à gel coiffant, campeurs, Steevy Boulay). L'effort est louable, bien que prévisible. Apanage de Ruquier, il doit être distillé, distribué avec soin. N'en abusez pas, sinon gare à l'indigestion et aux "bon, allez, et si on se remettait au boulot, plutôt, au lieu de dire des conneries, hein ?".

2ème degré : On mange chez toi ou japonais ?

Le jeu de mot à 2ème degré nécessite davantage de concentration pour être savouré à sa juste valeur : ici, le terme "japonais" est censé remplacer "chez moi", ce qui oblige de posséder un certain bagage comique hermétique pour la plupart des humains. L'amateur qui d'emblée saisira la chaîne alimentaire japonais/chinois/chez moi deviendra votre fan ad vitam eternam. Inutile de tenter ce genre d'approche drolatique avec une directrice d'école ou un délégué de classe, il ne comprendrait pas.

3ème degré : On mange chez moi ou asiatique ?

La complexification du jeu de mot initial s'intensifie : les localisations géographiques se troublent, la concordance avec le "On mange chez toi ou chez moi" de départ n'a plus vraiment lieu d'être. Le sujet se doit de posséder de solides références géographiques, en plus d'un esprit tourné vers le rire. Le 3ème degré fonctionne mieux dans un groupe, où quelques esprits éclairés pourront illuminer les autres, plus lents. Comme on dit dans l'humour : l'union fait la farce.

4ème degré : On mange à la maison ou finlandais ?

Nous atteignons ici des niveaux que la plupart des êtres humains n'ont jamais côtoyés : le jeu de mot de 4ème degré est très, très difficile à appréhender. A réserver entre amis intimes, soudés par de nombreux jeux de mots minables de 1er ou second degré qui seuls peuvent apprécier cette montée au 4ème. Les adorateurs de Guy Montagné et de l'Almanach Vermot auront même du mal à saisir la nuance (!), donc soyez sobre. Très sobre, autant que le dromadaire.

5 ème degré : On mange à la cafèt ou à emporter ?

Le 5ème degré est très peu employé. A vrai dire, le dernier a en avoir utilisé un en public est le comte de Glasgow, en 1785, lors du mariage de sa fille. Devant l'incompréhension et le silence qui en a résulté, la cérémonie avait été annulée. A manier avec une extrême précaution, des gants en béton, voire à ne pas manier du tout, si ce n'est le soir, avant de s'endormir, seul.

Les degrés suivants ne sont pour ainsi dire jamais utilisés :

6ème degré : On mange savoyard ou bien chez ta mère ?

6ème degré à variable Skyrock : On mange savoyard ou bien chez ta mère, cette grosse pute ?

8ème degré : On mange chez le fils de l'oncle de mon beau-frère ou bien burkinabo-hongrois ?

11 ème degré : On mange chez toi ou chez moi, yau-de-pôele ?

17ème degré : On mange pas, j'ai pas trop faim pour l'instant.

25 ème degré : Je vais commencer un régime, plutôt.

49ème degré : ça me donne la gerbe, tous ces nems.

89ème degré : Ca te dirait de faire l'amour, plutôt, au lieu de toujours vouloir bouffer ?

280ème degré : J'ai un pote qui vend des oranges, il pourra nous en prêter, à moins que tu ne préfères aller voir au musée l'exposition sur l'art urbain chinois?

1385ème degré : Accroche toi au pinceau, j'enlève l'échelle pendant qu'on mange des surgelés à la maison.

19748ème degré : Cours de Français. Toto dit à la maîtresse : "maîtresse, savez-vous que les boules de Noël ont du poil?" La maîtresse, outrée, ne réponds pas et continue la leçon. Mais Toto insiste : "maîtresse, maîtresse, est-ce que vous étiez au courant que les boules de Noël ont du poil?" L'institutrice, contrainte, s'adresse alors en direction du jeune elève : "ben non, voyons! Y a pas de poil sur les boules de Noël!". Et là Toto se retourne en direction de son copain de classe Noël et crie très fort : "Hé! Noël! Tu manges chez toi ou chinois ?"

 

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Jeudi 29 mars 2007

 

Mémorandum : L'Inspecteur Derrick a été engagé pour retrouver Myblack, le créateur de ce Blog, annoncé comme mort depuis trois semaines. Le Professeur Whitman, celui qui l'a remplacé, est l'un des suspects.

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 -Bonjour madame. Veuillez nous laissez-nous entrer, nous sommes de la police.

- Montrez-moi votre papier... Hé mais attendez, il s'agit d'un coupon de réduction pour des pâtes aux oeufs ! En quoi cela vous autorise-t-il à pénétrer chez moi ?

- Merde, j'ai pas pris la bonne carte, inspecteur.

- Si c'est pour me vendre des encyclopédies ou des bouquins de Laurent Ruquier, cassez-vous ! Ou j'appelle les flics !

- Ecoutez Madame, nous voudrions interroger votre fille, au sujet de la mort de Myblack... Selon des sources françaises, elle aurait côtoyé Myblack peu avant sa disparition brutale. Cela serait-il possible de la rencontrer ?

- Elle mange de l'herbe dans le jardin. Vous pouvez aller lui parler, si vous n'avez rien de mieux à faire. Mais... votre visage ne m'est pas indifférent... Et cette cravate... Vous ne seriez-pas...

- Si, c'est bien moi, le seul, l'extraordinaire, l'uniqu...

- Thierry Beccaro, de Motus !! Mais que faites-vous là ? Oh, si vous saviez, j'ai tout vos disques, monsieur Beccaro, je... 

- Au revoir madame, merci de votre coopération.

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- Alors comme ça, vous connaissiez Myblack ?

- J'étais l'une de ces camarades de classes, effectivement.

- Vous étiez très intime, tous les deux ?

- Disons qu'il tentait de me séduire depuis maintenant 4 mois et que, malgré un charme évident, je refusais de céder à ses avances. Quand j'y repense... quelle erreur !

- Et ce sinistre jour de 1er Février, quand Myblack a disparu, avait-il tenté une approche ?

- Oh, comme tous les jours. Il m'avait proposé un concours de brouette. Vous savez, on attrape l'autre par les jambes qui doit faire la brouette avec ses mains.

- Oui, je vois...

- J'ai prétexté un cours de yoga, il a insisté deux fois, et après trois autre refus il a finalement lâché prise. On s'est alors dit au revoir, puis il est parti de l'école dans le mutisme le plus total, en ne parlant à personne, évitant le moindre regard.

- Et ça ne vous a pas inquiété ?

- Oh non, il se comporte toujours ainsi.

- D'accord. Si vous voulez de l'aide pour franchir cet escalier... Je vois que vous êtes en chaise roulante...

- Ne vous en faites pas pour moi, je ne suis pas handicapée, c'est juste un "genre" que je me donne pour trouver des places de parkings.

- Très bien. Et sinon, vous êtes célibataire ?

- Pardon ?

- Je demandais si vous étiez célibataire.

- En quoi cela vous regarde-t-il ?

- Euh... je... c'est pour l'enquête. Ouais. Pour l'enquête.

- Je ne coucherais pas avec vous, si c'est ça que vous voulez savoir.

- Elles disent toujours ça au début, et ensuite, une fois que le charme agit, une fois que la sensualité s'installe, une fois que je déboutonne ma...

- Inutile d'insister, je serais inflexible.

- Soit. Pas de problème. Mais que faisiez-vous dans la nuit du 26 Septembre 1994 au 14 Décembre 2002 ?

- Dans la... Euh... Je ne sais plus trop, à vrai dire...

- Veuillez immédiatement me suivre en poste. Vous êtes en état d'arrestation, mademoiselle.

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- C'est troublant, inspecteur, vous paraissez plus jeune que sur la photo précédente.

- Vraiment ? Sans doute un effet de lumière.

- Magie du direct...

- Cela provient sûrement de ces pilules que je prends contre le mal de mer.

- Tout s'explique. Et alors cet interrogatoire avec l'invalide, ca a donné quoi ?

- Que dalle. Elle a refusé de céder à mes avances. Si tu veux mon avis, elle est frigide.

- Mais concernant l'enquête ? Elle a t-elle évoqué le nom d'éventuels complices ?

- J'en sais rien, elle arrêtait pas de crier. Impossible de la faire taire. Et elle mord, en plus !

- Bon sang... Nous sommes coincé...

- Non, t'en fais pas. On n'a qu'à attendre la prochaine photo, on verra bien ce qu'il se passe ensuite.

- Pas con ! Bravo Derrick !

- Aucun mérite : j'ai lu le scénario avant de venir.

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- Alors comme ça, vous êtes numismate ?

- Pardon ? Non, non, mais attendez où suis-je ? Que fais-je dans un commissariat ?

- Ne changez pas de sujet ! Nous savons que vous connaissiez Myblack ! Ne niez pas !

- Myblack ? LE Myblack ? Celui qui illuminait mes jours à chacun de ses mots, celui qui séduisait mes zygomatiques à coup de bons mots soigneusement préparés avec amour ? Celui qui me rendait fou d'allégresse ?

- Je crois qu'il bluff, Derrick.

- Possible. Quand l'avez-vous vu croisé pour la dernière fois ?

- Au rayon fromage de chez Monoprix. Il tâtait un Saint-Nectare en sifflotant du Michel Jonasz.

- Sûrement une phrase codée...

- Du Michel Jonasz... Je cherche la contrepètrie mais...

- Pardon ?

Tant pis, nous allons devoir vous abattre d'une balle en pleine tête.

- Ah ah ! Je m'en fous, ce n'est qu'un article de blog ! Vous ne me tuerez jamais !

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- Dire qu'il se pensait invincible... Quel con !

- Heure du décès : 15 heures 72. Au 4ème top, il sera l'heure d'aller goûter.

- Alors toubib, quelle heure est-il ?

- Je viens de le dire.

- Non mais j'ai sauté une réplique, en fait, j'aurais du la dire avant.

- Ah. C'est fâcheux. De quoi cet homme est-il décédé ?

- Difficile à dire.

- Oui, très difficile. D'ailleurs nous ne le diront pas, c'est vraiment trop difficile.

- D'après ce trou en plein milieu du crâne, il semble avoir été transpercé par quelque chose... Hum... Une spatule à raclette, je dirais... Quoique, la largeur de l'orifice est trop faible...

- Peut-être avait-il simplement de la migraine.

- Ouais.

- Cela m'étonnerait beaucoup, j'aurais retrouvé un sachet de Doliprane dans sa poche de veste. J'espère que sa mort n'a pas de rapport avec celle de Myblack ?

- Si ! Mais comment savez-vous ça ! C'est incroyable ! Quelle coïncidence, justement nous...

- Moi aussi j'ai lu le scénario. Je suis un figurant destiné à faire avancer l'enquête.

- Ah, parfait. Et donc ?

- Je connais un homme qui a assisté au meurtre de Myblack. Il saura vous en dire davantage, j'ai oublié la fin de ma réplique.

- Lamentable... Même Clovis Cornillac aurait fait mieux...

- Vous êtes odieux !

- Allons-y, Derrick, les lecteurs commençent à s'impatienter.

- A la menthe.

- Quoi ?

- Non, oubliez. C'était de l'impro.

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- Dansez-vous le cha-cha-cha ?

- Non, mon père est osthéopate.

- Désolé, je l'ignorais.

- Moi aussi, je vient seulement de l'apprendre.

- Qu'il est osthéopate ?

- Non, que j'ai un père.

- Derrick, et si on lui parlait de Myblack ?

- De Myblack ? Ah oui, de Myblack. Bonne idée. Selon une source fiable que nous connaissons à peine, vous auriez assisté au meurtre de Myblack. Est-ce véridique ?

- Ah non, pas du tout.

- Vraiment ? Ce n'est pas le cas ?

- Hein ? Ah, si, si pardon. Oui, j'ai tout vu, ce soir-là.

- Mais vous venez de nous dire que vous n'aviez pas assisté au meurtre...

- Non mais c'est le mot véridique que j'avais pas compris, en fait, c'était pour ça.

- Très bien. Et alors, qu'avez-vous donc vu ce soir-là ?

-  Rien.

- Non mais allez sérieux.

- Rien.

- Ecoutez, si c'est parce que je ressemble à Thierry Beccaro que vous vous foutez de moi, c'est vraiment pas très sympa. Je mérite le respect, comme tout être humain.

- Il ne s'est rien passé, ce soir-là. Myblack n'a pas été abattu, contrairement à ce qu'affirme le dessin funeste. Il se promenait près du mur, en baissant la tête, dans son style si caractéristique, mais aucun agent du KGB ne l'a assassiné. Il est simplement remonté dans sa résidence, comme tous les autres soirs, tu vois. Genre no problem les gars me voilà. It's ok. Je suis vivant, tranquille, quoi. Genre O-bla-di O-bla-da. La-la-la personne ne m'a tué, tout va bien, bloup-bloup je...

- Vous avez conscience que vous êtes particulièrement lourd ?

- Oui, je sais. Et j'en ai honte.

- Cette sincérité me touche... Souhaitez-vous m'épouser ?

- On va y aller, inspecteur, il se fait tard. Je vous avais prévenu de ne pas reprendre un second cocktail à la noix de coco, pourtant.

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- Maintenant que nous savons que Myblack n'étiez pas mort abattu par le KGB Tchadien, il...

- N'est.

- ... va falloir pardon ? Nez ?

- N'est. Que Myblack n'est pas mort. Vous avez dit "n'étiez pas mort". C'est incorrect.

- Non, non, j'ai dit "n'est pas mort". "Que Myblack n'est pas mort".

- Bon, de toute façon on s'en fout, ça n'a pas vraiment d'importance.

- Ecoute mec, je t'affirme que j'ai dit "N'est pas mort" ! Je suis pas gâteux, merde !

- Ok, Ok inspecteur. Donc alors ?

- Bien. Donc, il va falloir qu'on essayez de savoir ce qu'il s'est passé, une fois le retour de Myblack dans son appartement.

- Ouais.

- Ok. Ca marche.

- On fait comme ça.

- Voilà.

- C'est clair.

- Bon. Vous avez une idée de comment faire ?

- C'est vous l'inspecteur, Derrick. C'est votre série. C'est vous le héros.

- Rahh, toujours cette même rengaine ! Soyez moderne, mon vieux ! Changez de coupe de cheveux ! Be a winner ! Just do It !

- Ok... Et donc, pour Myblack, que fait-on ?

- J'ai un coup de fil important à passer, attendez.

- Ah ? Un homme haut placé qui pourrait nous renseigner sur cette mystérieuse soirée du 1er Février ? Le ministre de l'intérieur ? Jack Bauer ? Raymond Bounaffou ?

- Non, le livreur de Pizza Hut : il a oublié la sauce piquante, cet empoté.

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- Oh regardez, un zèbre !

- Oui, et donc il est venu, j'ai payé sa pizza, mais en oubliant la sauce piquante. Et depuis impossible de le joindre. Comment ? Le licencier ? Ecoutez, je ne sais pas, c'est votre employé après tout, cela ne me regarde pas oui virez moi ce connard.

- Cette ballade sur les quais nous a fait du bien, Derrick.

- J'ai les pieds en compote. Un conseil, vieux : ne chaussez jamais du 36 si vous faites du 41.

- Inspecteur, vous voyez ce truc, là-bas ?

- Le zèbre ?

- Non, l'autre truc.

- Votre doigt ?

- Non.

- Votre ongle ?

- Non, après le doigt.

- Le pigeon ?

- Non, pas ça.

- La poubelle ?

- Non plus.

- L'arbre ? Cet arbre ?

- Non.

- Cet arbre-là ?

- Non, ce n'est pas un arbre.

- L'immeuble ?

- Pas exactement.

- Dedans l'immeuble ?

- Pas tout à fait.

- La fenêtre fermée ?

- Non, pas la fenêtre fermée.

- Le toit de l'immeuble ?

- Non, plus bas.

- Le trottoir de l'immeuble ?

- Plus haut.

- Le balcon ?

- Non, à gauche.

- Le pot de fleurs du balcon ?

- Non, à gauche du balcon.

- Je vois pas.

- A gauche du balcon.

- Non, je ne vois pas. Je suis désolé.

- A gauche du balcon, inspecteur !!

- Ah, la fille qui exhibe sa poitrine ?

- Oui ! Putain ! CETTE FILLE ! A SA FENETRE !!

- Et bien ? Pensez-vous qu'elle a un lien quelconque avec l'enquête ? La disparition de Myblack ?

- Euh... Non, mais elle ne semble pas très farouche, on est deux, elle est nue, j'avais pensé que...

- Cette attitude est déplorable. Vous devriez avoir honte de représenter la police. Quelle indécence ! Pitoyable ! Un homme tel que vous ! Comment osez vo...

- Je ne dirais rien au sujet de votre moumoute.

- Très bien, allons z'y.

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 - Je suis vraiment désolée, inspecteur. J'ignorais que vos cheveux... Enfin... Ne se...

- La vie ne m'a pas gâté, jeune fille. Je suis allemand, j'aime la paella, j'ai des auréoles de sueurs sous ma chemise. Vous êtes jeune, vous êtes belle, je comprends qu'un homme tel que moi ne correspond pas à vos attentes.

- Ce n'est pas ça... Comprenez-moi... Je... Je...

- Oui ?

- Je suis centriste.

- Mon dieu.

- C'est affreux. Et c'est donc par dépit que vous vous exhibez sur les façades des immeubles ?

- Exactement.

- Quelle perspicacité, Derrick !

- Bon. C'est pas tout ça, mais en quoi cette femme peut-elle faire avancer l'enquête ?

- Parle ! Parle ! Tu vas parler, salope !!

- Que voulez-vous savoir ?

- Comment expliquer les deux buts de Thuram lors de France-Croatie, en 98 ? Pratiquement les deux seuls de sa carrière, et il les plante en demi-finale de la coupe du monde ! C'est fort, ça ! Ca m'a toujours intrigué, ce truc ! Mais comment a-t-il fait ??? Répondez-moi !!

- Un état de grâce inexplicable, une magie de l'instant, l'élan de la victoire, l'esprit de revanche de Thuram, défenseur batailleur, qui ne renonce jamais. Ce jour-là, un souffle éolien avait envahi le Stade de France. Rien ne pouvait stopper la marche en avant des hommes de Jacquet. Rien, sauf Slaven Bilic, bourreau de Laurent Blanc, le privant de la finale et offrant à Leboeuf, cet incapable, le France-Brésil d'Anthologie.

- Hé ben.

- Impressionnant.

- Au niveau de la culture footballistique, Myblack m'a tout appris. Il fut mon mentor.

- Vous le connaissiez donc ?

- Depuis longtemps. Il venait chez papa pendant les vacances, se ressourcer. Un homme formidable, ce Myblack.

- Je ne vous le fait pas dire.

- Ah, ça, il était le plus grand d'entre nous tous.

- Peut-être voulez-vous parler à mon père ? ...

- Et ce charisme... Ce charisme !

- Comment vouliez-vous lui résister ?

- ... Non ? Il pourrait vous mieux vous renseigner, je pense.

- Je l'ai jalousé dès la première minute.

- Quand il me parlait corn-flakes, c'était comme si l'univers arrêtait son expansion.

- Je crois que papa fait un bowling. Vous le trouverez sûrement là-bas.

- Sa blague des belges qui font du ski résonne encore en moi comme un écho d'enchantement.

- Il était le père, le frère et la soeur que nous n'avions plus.

- Même ses gâteaux secs sentaient bon le bonheur.

- Bon, allez, moi je me casse. Vous m'avez soulée.

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- C'est bon, j'ai retrouvé mon slip, il était derrière la quille numéro 6.

- Derrick, bordel, revenez !

- Ouais attendIUHUAO saloperie de rhumatismes ! J'arrive ! Quoi ?

- J'ai r...

- Quoi ?? Qu'y a-t-il ??

- ..encont...

- QQUOI??? RENCONTREZ QUI ?? TELL ME WHAT !!

- Mais laissez moi finir ma phrase, merde !

- Excusez-moi, j'ai surjoué mon personnage. Cela ne se reproduira plus.

- J'ai rencontré le père de la jeune fille.

- Quelle jeune fille ?

- Celle de la photo précédente.

- Ah ok. Et donc ?

- C'est Bernard Montiel.

- Bernard Montiel ? Myblack passait chez vacances chez Bernard Montiel ?

- Apparemment.

- Wow. Je comprends qu'il n'en ait jamais parlé à personne... Bernard Montiel... la honte...

- En tout cas, celui-ci m'a parlé d'un autre type avec une écharpe autour du cou.

- Un socialiste, donc.

- Oui, un socialiste. Un socialiste qui a des infos à nous passer.

- Bordel, mais qui a fait le scénario de cette enquête ? Ils ont tous un truc à nous passer ou quoi ? C'est le 5ème intervenant qui soit-disant à des révélations capitales à nous faire, ça commence vraiment à me ca...

- Calmez-vous, Derrick, votre coeur.

- ...sser les couilles et merde je l'ai dit.

- C'est malin. On va être interdit de diffusion par France 3, avec ce gros mot.

- Oh, c'est juste une expression familière. C'est pas comme si j'aurais dit "bite".

- Vous l'avez dit.

- Et merde.

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- Et donc, selon vous, Myblack n'est pas mort ?

- Ah c'est déjà à moi ?

- Bah c'est vous le socialiste, non ?

- Oui, oui. Non mais d'accord, ok, c'est parti.

- Je refais ma réplique ?

- Oui.

Et donc, selon vous, Myblack n'est pas mort ?

- Je l'affirme haut et fort : il ne l'est pas ! Une fois rentré chez lui, il a surfé sur le net pendant 5 heures, comme d'habitude, puis est parti se coucher. Seulement, le lendemain matin, il n'était plus dans son lit.

- Plus dans son lit ?

- Plus dans son lit.

- Plus dans son lit. Hum...

- Oui, plus dans son lit.

- C'est bon, on a compris, je crois. Mais comment le savez-vous ?

- Je l'espionnais.

- Comment ??

- Oui. Je l'espionnais. Je m'étais caché dans une de ses canettes vides : parmi le gigantesque monticule, j'étais invisible. Je voulais découvrir son secret, le secret de son humour.

- Comme je vous comprends... Et alors ?

- Et alors, donc, il n'est pas mort, mais...

- Non mais on s'en fout de ça ! Le secret de son humour, c'est quoi ???

- Ah, bah aucune idée. Mes recherches ont toutes été vaines.

- Et merde. Bon, tant pis. Alors, comme ça, le lendemain, il s'était volatilisé ?

- Oui. J'ai tout notifié sur cette feuille. Tenez. Euh, pour la tâche, c'est du nutella, j'ai pas réussi à la faire disparaître.

- Même avec Le Chat Machine ?

- Le nouveau Le Chat Machine ? Avec les agents désincrustants ?

- Ouais. Avec les agents désinscrustants. Ceux qui sont planqués. Les agents secrets désincrustants, quoi.

- Pas mal.

- Merci. J'ai déjà fait mieux.

- Prenez cette feuille, et suivez les inscriptions.

- Qui êtes-vous pour me parler sur ce ton ?

- Pardon ? Je ne parlais sur aucun ton, vraiment je suis confus, je...

- Je déconnais. Allez, file la moi ta feuille, qu'on s'en finisse, j'en ai marre de montrer du doigt sans aucune raison.

- Attention ! Voilà Bernard Montiel !!

- Hein ? Ou ça ?

- Là ! Merde !

- Putain de bordel de mer...

- Il vient de me voler la feuille !

- Ordure ! Reviens-ici !

- Rattrapez-le !!!

-----------------------------------------------------------

- Rends toi, Montiel, tu es fait comme un rat !

- Vous l'avez pas trouvé bidon, cette course-poursuite ?

- N'essaye pas de me distraire, je suis un professionnel : j'ai vu tous les films de Belmondo.

- Non mais on a rien vu. Le coup où j'arrive pour voler la feuille, en toute fin, uniquement pour...

- Chut... Tu perds ton temps.

- En plus, je m'en contrefous de cette feuille, moi. J'passais juste dans l'coin.

- Bon sang mais tais toi...

- Non parce que si c'est pour se faire buter à cause d'une feuille à carreaux, ça vaut vraiment pas le coup. Moi j'dis ça, j'dis rien, hein, après tout vous...

- BORDEL MAIS TU VA LA FERMER, TA GRANDE GUEULE ? ALLEZ, PRENDS TOI CA, VERMINE CAPITALISTE !

[Pan ! Pan !]

- Que Vidéo Gag ait ton âme.

----------------------------------------

  - Et finalement, après moult péripéties, les indications écrites sur cette feuille m'ont amené à vous. Passionnant, n'est-ce pas ?

- Non.

- Ah. Et donc, cette cassette va me dire le secret de la mystérieuse disparition de Myblack ? Me dévoiler où il se trouve actuellement, si jamais il est encore vivant ?

- Ouais. Enfin j'crois.

- Vous croyez ? Comment ça, vous croyez ?

- Disons que je pense avoir effacé les preuves, l'autre jour, en voulant enregistrer un film avec Clara Morgane. Alors par moment ça saute, les images sont pas nettes, mais bon vous verrez, hein.

- En tout cas merci, frérot.

- C'est con, fallait me le dire que tu cherchais des renseignements sur cette affaire. Je te l'aurais donné, moi, cette cassette. Ca nous aurait épargné deux articles et des litres de dialogues incohérents.

- Ouais. J'ai pas osé, en fait. Bon, on se voit demain, chez mémé. @+

- Bye ^^

-----------------------------------------

- Après visionnage de la vidéo, j'ai enfin pu boucler cette enquête. Ma première réussie en 36 ans de carrière. Je serais à Francfort dans deux jours, pour le procès du Professeur Whitman. Je compte bien y révéler à la foule incrédule le produit de mon labeur : la vérité n'a pas de prix, moins mes honoraires, évidemment.

Tremble, Whitman, j'arrive.

 

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Mardi 27 mars 2007

 

Un concert d'étoiles. Si hier, pendant la cérémonie des Myblack d'Or, 13 trophées ont été distribués, c'est bien le ton général, l'esprit qui a séduit. Une centaine de personne dans l'appartement du créateur de ce blog, bien plus que prévu, un public de premier choix. Selon médiamétrie, 196 millions de chinois aurait suivi l'émission, preuve de son succès - remercions d'ailleurs les frères Bogdanoff pour avoir détourné le satellite chinois de diffusion numérique Xiamen Star.

La soirée à débuté par les mots du maître de cérémonie, le truculent Michel Sardou :

 "Salut. Merci à tous d'être venu. Ca fait plaisir. Que la fête commence. Wow."

 

C'est tout d'abord Ben Affleck qui est venu remettre le premier Myblack d'Or du meilleur jeu de mot. Choix délicat. "Cela s'annonce very complicated, je excuse moi le français, pas trop jus d'orange", a commenté l'acteur américain, au moment d'ouvrir la fameuse enveloppe. "Chez moi, from States, en remettant ce prix, je avoir le sentiment de well... comment dites-vous déjà ? Oh yes : écumoire à coquilettes ! " Tout le monde l'a alors applaudit, bien conscient de l'enjeu. Le public retenait son souffle, si puissament que quatre personnes se sont asphyxiés. "And the winner is... Myblack !!", a-t-on entendu dans la salle.

"C'est un immense honneur pour moi de remporter ce Myblack d'Or du meilleur jeu de mot., a prononcé le tenant du panthéon. Même si j'étais le seul participant de la catégorie, je tiens à féliciter mes valeureux non-adversaires. Ainsi, c'est donc "Moi perso les blagues sur les défunts, ça me fait flipper" qui m'a permis de l'emporter. J'avoue en être fier, même si mon récent "personnellement j'aime beaucoup les bouquetins, mais ces derniers temps j'ai moins de temps à consacrer à la lecture" me plaisait tout autant. Bon, vous m'excusez, je dois aller séduire des filles par msn. Bonne soirée à tous !"

 

Succédant à Ben Affleck, Gilbert Montagné a remis le Myblack d'Or de la révélation la plus surprenante. Enfin, devait remettre, le malheureux chanteur s'étant hélas égaré dans les coulisses de l'immeuble, sans se soucier des marches d'escaliers. Après le deuil protocolaire, la soirée a repris de plus belle : les frères Bogdanoff ont remis à Ink son Myblack d'Or, pour sa révélation datant de quelques semaines déjà ("j'ai le frère aîné de Bernard Montiel comme collègue dans un de mes deux collèges, il est prof d'espagnol!). Amplement mérité. C'est Michel Sardou qui s'est coltiné le 3ème Myblack d'Or, récompensant notre fidèle lecteur Banjo pour l'ensemble de son oeuvre. Un Myblack d'Or du lecteur le plus aigri par la vie obtenu sans coup férir, jugez plutôt :

- "Vous avez plus de commentaires dans un seul article que moi en un mois de labeur. Je vous hais. Un jour, je vous ferais mourir une deuxième fois et cette petite tapette nécrophile nommée Derrick n'y pourra rien. Et inutile d'appeler Batman à la rescousse, il besogne copieusement Robin."

- "Vous pouvez crever la gueule ouverte. Mais non je déconne, fermez là si vous voulez."

- "Y en a marre des gens qui avalent. Alors pour la première fois sur ce blog, je vais laisser un commentaire acerbe pour être un marge de cette blogosphère de merde pourrie jusqu'à la moelle. Pour tout vous dire, je balance que votre blog est à l'image de votre paillasson, c'est à dire rugueux, petit et plein de merdes."

Un lauréat probablement pour l'éternité, tant il semble difficile de faire pire. Tout allez bien donc, et c'est précisement en plein arc-en-ciel que le troublion humoristique de l'émission, un certain L. Ruquier, lanca sa première ogive : "Ah, Banjo... Quel talent... Ca se voit que vous connaissez la musique !" On fit comme si de rien n'était, et Arthuro Brachetti, l'inimitable transformiste italien, apparu sur la piste, garni d'une enveloppe pré-timbré de format A3 contenant le nom du vainqueur du Myblack d'Or de la meilleur annecdote pour se la péter dans les dîners mondains. Après un petit numéro où, tour à tour zorro, tour à tour endive, tour à tour essieu de semi-remorque, Arthuro Brachetti a fait prévaloir son art, la resplendissante Lulla Paf, dans sa robe entièrement nue, est monté sur scène aggriper son prix. Raymond Bounaffou ne put se lever de sa chaise pour venir la saluer, tellement il était ému. Félicitions donc après-coup Lulla Paf, pour son anecdote portant sur l'explication du prénom de la directrice de Paker Lewis, Musso. "C'est facile de s'en souvenir, puisque les ingénieux créateurs de Parker Lewis rêvaient de rentrer dans la postérité en réussissant enfin à faire apprendre quelque chose de l'histoire aux petits branleurs de 10 à 15 ans. Ils ont donc appellé la méchante proviseuse à la gestion totalitaire "Musso" comme Mussolini !" Il suffisait d'y penser.

 

 

 L'oncle Dick, l' homme prune du Blog de Raymond Bounaffou, récemment licencié par son mentor, s'est chargé du Myblack d'Or du commentaire qui aurait pu dégénérer. Un nouveau triomphe pour Lulla Paf. A peine assis, elle est remontée sur l'estrade, saisissant vigoureusement le spectre phallique que tenait l'Oncle de sa main ferme. Inutile de dire que la moitié du public était en érection.

  

Vous avez des fantasmes étranges myblackounet, mais je saurais m'y plier (je vais y perdre tout  mon eye liner, mais vous le valez bien).

Commentaire n° 13 posté par: Lulla Paf(site web) le 08/03/2007 - 23:54:02
Oui, bonne idée ça : pliez-vous.
réponse de: Myblack (site web) le 08/03/2007 - 23:57:40

Les rôles sont inversés, c'est moi qui vous ai tendu la perche. 

Commentaire n° 14 posté par: Lulla Paf(site web) le 08/03/2007 - 23:59:05

Atmosphère torride à souhait, donc, pour un trophée légitime. Bravo à Myblack de n'avoir justement pas saisi cette perche qui aurait inciter la plate-forme Over Blog à déplacer ce blog en catégorie "adultes". Après un intermède musical de Michel Sardou, puis un second intermède pour permettre aux spectateurs qui s'étaient enfuis de regagner leur place, le Myblack d'Or de la surenchère gratuite a été descerné. Une nouvelle fois, la grande gagnante s'intitula Lulla Paf. Elle regrimpa sur la scène, bien que le public commençait à se lasser et soupconnait quelques corruptions buccales. Loin s'en faut :

 

Qui tombera dans la surrenchère gratuite et facile du commentaire à une seule lettre ?

réponse de: Myblack (site web) le 07/01/2007 - 20:42:25

!
Commentaire n° 6 posté par: Lulla Paf(site web) le 07/01/2007 - 21:41:16

Oui, j'adore les défis.
Commentaire n° 7 posté par: Lulla Paf(site web) le 07/01/2007 - 21:42:48

Un mystérieux point d'exclamation, suffisant pour conquérir le prix. Quelques applaudissements peu nourri, qui obligèrent Laurent Ruquier à tenter un "Ah, cette Lulla Paf... Une drôle d'oiseau ! " absolument pathétique et l'atmosphère se vicia subitement, d'autant plus après les "C'est truqué ! Remboursé !" d'une vingtaine de spectateurs. Myblack revint à la rescousse de sa cérémonie, et proposa de distribuer le Myblack d'Or de la lectrice la plus sexy. Bronca générale, délits de fuite, mouvements d'humeur : les verres volaient, les canettes voltigeaient et Lulla Paf restait stoïque, attendant sagement sa 4ème récompense de la soirée. Myblack créa alors la surprise : "Le Myblack d'Or de la lectrice la plus sexy sera cette année un prix collectif. Bravo donc à Gwen, Lulla Paf, Ink, Leoetpris, Caipirinha et Howareyouthecat !" Même si le public n'était pas dupe, les pépiements des admiratrices redonnaient un peu d'entrain à la soirée - malgré la bouderie de Lulla Paf.  

 Notre chroniqueur littéraire (et poète à ses heures) Henri-Fabien Shewpps s'est vu confier la douloureuse tâche de remettre trois Myblack d'Or, et pas des moindres :

- Myblack d'Or du commentaire le plus merdique. Victoire de Lau. Sa réaction suite à l'article de notre spécialiste cinéma Gérard Crobard démontre un indéniable savoir-faire. Il faut dire que les réactions suscitées par cet article sont généralement du même acabit, et seul Gérard Crobard sait à se point remettre de l'huile sur le feu sans le moindre scrupule. Des commentaires à revisiter.

C DU GRAND NIMPORTE KOI!!!FACILE DE CRITIKER KEN ON A PA VU LE FILM!!POUR SON INFORMATION TOUTE C DEDUCTIONS SONT FAUSSES!!EH VLAN!!ET DICAPRIO FAIT UNE PRESTATION REMARKABLE AINSI K C LES 2 OTRES ACTEURS PRINCIPAUX !!LA PROCHAINE FOI TOURNE 7 FOI LA LANGUE DS TA BOUCHE AVANT DE PARLER!!TE RESSUSITER?? PK FAIRE?

Commentaire n° 9 posté par: lau(site web) le 24/02/2007 - 00:18:16
Vous avez du po que j'ai pas le temps de faire une critique de vos fautes d'ortographes, sinon croyez-moi vous aurez gagné d'avance l'Oscar du commentaire le plus pathétiquement illisible, mon gros.
réponse de: Gérard Crobard (site web) le 27/02/2007 - 15:04:17
 

- Myblack d'Or du lecteur le plus numismate. Flo, membre du Mouvement Neutre, pour :

Voila qui démontre une fois de plus que Raymond Bounaffou est le moteur de la campagne présidentielle. C'est lui qui amène le débat sur de vrais sujets comme l'éducation numismate, la numismatique européenne, ou encore la dette numismate ces memes sujets qui sont ensuite repris par les autres candidats et aménagés à leur propre sauce de petit comptable mesquin. Meme José Bové essaye de s'inspirer de notre vénéré candidat en esssayant d aller en prison. Espérons que les français ne soient pas dupes et sachent reconnaitre le seul et unique candidat valide de cette élection.

Hasseloffment votre
Commentaire n° 4 posté par: Flo le 20/02/2007 - 16:17:05

 

- Myblack d'Or du meilleur second rôle dans un article. Banjo, pour son apparition dans La confiance en soi :

"Mon manque de confiance en moi a longtemps constitué un handicap : combien de petites culottes ai-je pu laissé passer à cause d'elle ? Heureusement, grâce aux conseils de Jean-Michel Lapoisse, je suis devenu un autre homme, plus hardi. Les initiatives sont miennes. Je n'hésite plus à faire l'amour aux femmes, même si elles ne sont pas d'accord. Rien ne peut stopper ma témérité, sinon les forces de l'ordre. Dès que je sortirai de prison, d'ici 10 ans, je cesserai à jamais les têtes à têtes nocturnes avec les toilettes !"

Henri-Fabien, en artiste maudit, profita de l'élan pour déclarer un poème de sa composition : "Oh, petite fleur, tu pétales dans la choucroute... Et je m'approche brutalement, comme un chien dans un champ de jonquilles... Marguerite de mon coeur, faudra-t-il que je te broute ?... Pistil fallut que l'amour me fasse éviter tes épines... Pour que tout doucement tu t'approches de ma Et c'est à ce moment que les frères Bogdanof ont remis le Myblack d'Or du meilleur lecteur cireur de banc.

    Petit rectificatif: le soutient de Germain Chabichou, le chrétien anti-démocrate antisémite antiseptique antidepresseur anti-toux s'appelle en fait Jamy Gourmaud (et non Jamy Gourmand), et officie sur france 3 dans l'émission "C'est pas sorcier". Le prochain thème abordé dans ce programme didactique sera "la dissolution de l'africain dans l'acide sulfurique", un thème qui saura, espèrons-le, captiver les plus petits et les plus grands. Notre ami Myblack devrait cesser de chasser l'information sur les terres maudites que sont "google city" et "wikipédialand", sans quoi il finira empalé, ou bien rédacteur en chef du 20h de France 2 (voire du 13h de TF1, mais n'envisageons pas le pire)...
Numismatement, votre cireur du banc le plus prometteur...
Commentaire n° 3 posté par: Yohan Gourcuff le 14/03/2007 - 11:29:28

Premier titre de la carrière de Yohan Gourcuff, on en espère d'autres, dit-il sans conviction. Laurent Ruquier se réanima et proposa un "Ah, ce Yohan Gourcuff... Quel superbe saucisson briochée !" qui laissa le public dans l'embarras. Judicieusement, vint le tour du Myblack d'Or de l'insulte la plus gratuite.  Son gagnant fut le Professeur Whitman, pour son "Vous n'êtes qu'une soupière, Nico". Heureusement, le Professeur Whitman est aujourd'hui en prison à cause de cette indécente déclaration - et aussi pour avoir tenté de m'assasiner.

Laurent Ruquier ayant été matraqué par deux membres du service de sécurité psychique, c'est le stand-upeur Tomer Sisley qui a pris le relai. Il a raconté sa vie, ses déboires avec la cafetière, ses rêves d'enfants, sa vie sexuelle, sous un ton enjoué et complice. Son corps est actuellement en état de décomposition du côté de Cherbourg. Sentant bien que l'émission péréclitait, Myblack a offert généreusement deux Myblack d'Or d'honneur, l'un à l'Inspecteur Derrick (pour avoir ressucité Myblack - pour ceux qui n'auraient pas suivi, et bien tant pis pour vous, c'est beaucoup trop long à expliquer) et à Nico, lecteur numismate, dont la publicité faite par ses soins sur ce site me rapporte quelques visites journalières.

 Bernard et sa célèbre coupe psychédélique a été tiré au sort pour offrir le Myblack d'Or la plus traîtrise la plus passée inaperçue. Un long feuilleton, dont l'acteur principal aura été notre antidéluvien lecteur Jean-Claude Darcheville. Rappel des faits :

1) Myblack disparaît. Le monde entier s'endeuillit. L'ignoble Professeur Whitman prend le relais, se faisant rapidement détester par l'humanité, dont JC Darcheville, qui déclare "Whitman, tu n'es qu'un vieux salopard. Je te pendrais! "

2) Alors que le despotisme du professeur commence à provoquer des mécontents, JC Darcheville qui s'émeut d'un petit "Oui vénérable Monsieur Whitman, vous avez tout à fait raison."

3) La lutte s'intensifie, les critiques envers Whitman fusent à l'unisson. Seul JC Darcheville persiste. "Première remarque censée, professeur," répond-t-il à un "Je vous déteste. Saleté d'étudiants" de Whitman. Sans doute pense-t-il, à ce moment-là, que Myblack est réellement décédé. Il tente donc de copiner avec le nouveau patron des lieux.

4) Le Professeur Whitman est finalement convaincu d'avoir tenté de mettre fin aux jours de Myblack. Derrick le condamne à la prison, JC Darcheville tente désespérement un "Whitman ordure, la justice a triophé comme je l'avais prédit !"

5) Myblack revient dans l'allégresse générale. JC Darcheville y va de son "je tiens à dire que je n'ai jamais douté de votre retour parmi vous, Myblack. J'ai juste fait semblant d'aimer le professeur Whitman afin qu'il me confie ses secrets les plus intimes pour les dévoiler au grand jour". On attend toujours ses fameux secrets.

Jean-Claude Darcheville, tout de bleu vêtu, a gravi la moquette. Il semblait heureux, le gredin. Il se moquait bien des sifflets accusateurs, des raffales de mitrailettes. Empoignant le micro, il prononca ce discours qui résonne encore dans nos têtes : "Les truites d'espagne sont un véritable fléau pour le monde musulman." Lâche, calculateur, collabo, mais tellement numismate, le Jean-Claude. Et puis il est arrivé.

 "Bonsoir à vous, ami numismate !", a hurlé Raymond Bounaffou, qui en moins de trois mois a acquis une renommée internationale à l'échelle de ce blog. "Je vais maintenant remettre le Myblack d'Or du meilleur commentaire, et c'est un immense honneur pour moi.", a-t-il poursuivi. Myblack avait beau agiter une pancarte "ABREGE, ON EST A LA BOURRE", le leader neutre n'en avait cure. "Et je me souviens, quand je buvais le thé chez ma tante Léonie, le parfum de ses douces madeleines qui, l'espace d'un...", solliloquait-il, bravant l'apoplexie du public. "C'est un Belge, un canard et une montre suisse qui sont dans un avion. Le Belge dit à..." enchaînait-il inlassablement. Finalement, après 14 heures de débat solitaire, il déchira l'enveloppe, dont le bruit strident réveilla tout ceux s'étant endormis dans l'appartement - 99 % des gens, quoi-, puis prononça la fin de son laîus. "Et le Myblack d'Or du meilleur commentaire est attribué à... Max !

Putain! C'est vraiment la loose! A peine avais-je enfin découvert dans le désert aride blogotesque une oasis à même d'apaiser ma soif inextinguible de connaissances et d'oursons monozygotes ambidextres qu'un salopard vient tout foutre en l'air.
Malgré ton aversion bien compréhensible pour les bonnes soeurs moustachues fans de Michel Drucker, ne pourrais-tu pas envisager une résurrection? Même une petite résurrection... Discrète quoi.
D'après mon voisin de palier chercheur en parapsychologie quantique de l'université de Limoge section pétanque télékinésique, Mr Raymond Pignard de la Motte, la mort ne serait pas un processus irréversible.
Il est décédé la semaine dernière, mais avant de partir il a pris mon numéro.


P.S: y te reste quoi exactement comme boîtes de conserves? Parce que y me faudrait des salsifis coréens et j'ai oublié de passer à la superette.

Commentaire n° 6 posté par: Max(site web) le 01/02/2007 - 22:11:27

En récompensont Max, Myblack salue le grand écrivain qui ose poster sur mes murs. Sa juxtaposition de "monozygotes ambidextres" et de "pétanque télékinésique" a marqué des points, mais c'est surtout la stratégie qui a primée. En effet, Myblack espère ainsi que Max se gargarisa de cette victoire sur son blog, en faisant par la même occasion du pub pour le sien : diabolique plan.

Quant au Myblack d'Or du lecteur le plus lèche-cul, devant le flot de salives déversées ces derniers jours pour tenter d'obtenir ce précieux sésame, il n'a finalement pas été distribué. La rédaction de ce blog n'a pu départager ceux qui rampaient de plein gré, farouches admirateurs (Kolia, Lulla Paf), ou ceux qui jouait le jeu de la séduction factice (une trentaine de personnes). Et c'est après un dernier Myblack d'Or de l'article le plus long, accordé à cet article, que cette phrase se termina

par Myblack publié dans : Culture et Divertissement
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Lundi 26 mars 2007

 

La France vient de mettre en ligne ses archives officielles concernant les OVNI. Le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), qui a validé le projet, a subi l'assaut de plusieurs centaines beaucoup oh la la ppffiou de curieux. "Il s'agit d'une première mondiale", selon Jacques Patenet, un mec qui se donne des airs supérieures en s'incrustant dans des introductions d'articles.

Depuis les années 50, 1600 rencontres du 3ème type ont été recensées. Les ufologues patentés se sont émus de cette nouvelle, à l'instar de nos compères les Bogdanoff, fidèles lecteurs de ce Blog :

 - "Hé oui Grichka, tout petit que nous sommes dans l'infini immense de la galaxie, pourquoi ne pas imaginer que, par délà les nébuleuses à fragmentation tourbillonaire, vivent, perclus dans des galaxies...

- Igor, t'aurais pas vu mon caleçon ?

- ... lointaines et désertiques, des ton caleçon ?

- J'ai cherché dans la tente de camping, impossible de mettre la main dessus.

- Je suis en direct du Blog de Myblack, Grichka, c'est pas le moment.

- Bon, je vais t'emprunter le tien, alors.

- Non !

- Comment ça, non ?

- C'est personnel, un caleçon !

- Ouais oh ça va, hein, y a pas mort d'homme.

- C'est juste pour aujourd'hui, le temps que...

- Mais va te faire foutre, toi et ton caleçon !! Je suis à l'antenne, là !

- Ok ! Sympa !! Connard !!

- Rectum d'amphibien !

- Fragment de météorite !

- Chiure de scolopendres !

- Trou noir !

- Scientifique bulgare !

- Mac Lesggy !

- Jérome Bonaldi !

- Jamy Gourmaud !

- Slip d'Yvan Attal !

 

Laissons les scientifiques débattre et attardons-nous plutôt sur les plus belles pièces de ses archives mises à nues :

 Cet amas de lumière a été observé en janvier 1974, à bord du Concorde, lors d'une mission scientifique ayant pour but de filmer l'éclipse solaire à haute altitude. Une masse spongiforme brillante qui, en temps de pluie et d'alcoolisme, ressemble effectivement à une soucoupe volante.

 D'abord pris pour un canard, cet objet métallique serait en fait une soucoupe volante. On reste circonspect devant la médiocrité des formes et la faiblesse architecturale du bibelot. 39% des scientifiques verraient plutôt un truquage de CM2, 26% une cloche à fromage volante posée sur un dessous de plat, 15% un chapeau mérovingien ayant appartenu à Claude Gensac, 12% François Bayrou et le reste ne sont pas scientifiques, mais collectionneurs de boutons de manchettes turcs (sondage IPSOS pour But! Saint-Etienne).

 Jeanne Moreau, au réveil, avant maquillage.

 Point blanc lumineux dans l'espace. Plusieurs scientifiques affirment qu'il s'agirait d'un vaisseau spatial. Norbert Quiquempois, fermier dans le Gers, pencherait plutôt sur un grain de maïs. La réalité est tout autre : ce n'est simplement qu'une tâche de blanco sur le télescope Hubble (expliquant le mystérieux point blanc).  

 Engin de type inconnu, probablement d'origine plutonienne.

 Extra-terrestre repéré plusieurs fois par semaines au cours de l'année 2003, à intervalles réguliers, vers 19h-20h et le vendredi à partir de 21 heures. Il viendrait d'une galaxie dévasté (La "Pologne"), et aurait cherché à se réfugier sur terre pour mener une existence décente. Il semble aujourd'hui être retourné sur sa planète d'origine.

Moi qui suis allé dans cette exposition consacré aux arcanes de la population éventuelle de l'univers, je me suis fait quelques relations - pas sur le plan sexuel, hélas -, dont Nelson Monfort, récemment invité chez Stéphane Bern pour évoquer, dans son émission racoleuses de seconde partie de soirée, cette phrase commence à s'appesantir, un phénomène inexpliqué qu'il aurait vu de ses propres yeux à lui (en même temps il aurait eu du mal à utiliser les yeux d'un autre, hein, hé-hé ok c'était pas marrant). Le blog de Myblack l'a interrogé sur ce fameux "phénomène inexpliqué".

" J'étais exceptionnellement en train de commenter un match de football, to comment a soccer match, when Bernard Mendy, un joueur du PSG, a commencé par remonter le terrain sans glisser sur son lacet - without casser la gueule in the gazon. Puis, après une passe réussie à Bonaventure Kalou, celui-ci s'est décidé à jouer collectif - not lîîîîke a portouguaiche - et à passer la balle à Jérome Rothen. Sans se blesser (!), Rothen a alors décoché un centre sur la tête d'Edouard Cissé, the master of onanism, qui a, well it's incredible, marqué le bûût ! It was so unbelievable.

 Raoul Degleton, moulàgaufrier, se souvient lui aussi d'un évènement inexplicable : "Bon bah j'étais tranquillement en train d'escamoter un feu rouge au volant de ma Peugeot quand j'ai été alerté par un bruit étrange, genre une alarme tu vois. Et là j'ai vu un homme en habit de gendarme. Vu qu'j'avais pas ma ceinture et le permis de mon frère bon bah j'l'a sentais pas. J'hésitais à lui rouler dessus puis à fuir, mais à ma grande surprise il a été très courtois, le gars, agréable, pas violent pour un sous. Ce policier m'a simplement mis en garde pour la prochaine fois, sans me donner la moindre amende ! Le truc de fou. Sûrement un extra-terrestre."

 Kolia, bloggeur éphèbe, nous raconte sa rencontre avec l'eden galactique . "Je regardais les étoiles avec mon télescope, relié à une caméra quand je l'ai vue. Une étoile, ou une comète. Elle était si belle, si brillante, incandescente. L'envie d'explorer mon sol me gonflait le coeur. Planter mon drapeau sur son cratère. Venait-elle d'une autre planète ? Enfin ! Je n'étais plus seul dans l'univers, me suis-je dit, en apercevant cette fille sur ce balcon."

En tout cas, si les extra-terrestres existent, qu'ils n'hésitent pas à se manifester : ça me fera toujours un commentaire en plus.

par Myblack publié dans : Actualité
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Dimanche 25 mars 2007

 

Le Salon du Livre avait décidé d'installer ses couvertures près du feu parisien : j'avais un peu froid dans mon appart', alors j'y ai posé mes pantoufles. Les plus grandes stars avaient apporté les leurs, tels Bernard Thevenet, Catherine Laborde, Sophie Thalman et Nolwen Leroy. Pour les provinciaux (wolala les ringards...), le Salon du Livre est un peu le Salon de l'Agriculture. La différence avec le Salon de l'Agriculture, c'est que là-bas Nolwen ne fait pas que brouter : elle dédicace. Du coup, les gens achètent son livre. Car pour pouvoir se faire dédicacer par Nolwen, il faut acheter son livre.

Du coup, je suis pas allé me faire dédicacer par Nolwen. Y avait plein de gens sensass, en vérité, du genre Roger Hanin, mais fallait acheter. Le Salon était trop grand, on se serait cru chez Stéphane Bern. Du coup, je me suis contenté d'admirer les bobines de peoples. Hervé Villard caressait les jeunes enfants venus exhiber leur admiration subite, l'écrivaine Claire Castillon se faisait filmer les seins au téléphone portable, le Christ promotionnait sa bible et Doc Gynéco fumait les pages de son panégyrique à Sarkozy. Quant à Giscard, pour un mort, il se portait plutôt bien.

Je sortais du stand des éditions PUF quand Alexandre Astier, le créateur de la série Kaamelott, a commencé à montrer sa queue. Du coup, les gens sont arrivés.

 Le Roi Arthur de M6 a rédigé la préface d'un livre d'histoire sur le Moyen Age. Cela aurait pu me tenter sans cette queue géante, cette chenille humaine sans l'âme de Bézu pour l'animer. Du coup, je me suis posté sur une chaise pas loin, mes petons agonisant. Je réfléchissais sur la vacuité de l'existence en contemplant les culs en stationnements, à l'aise, comme une Saint-Jacques sans sa coquille. Et un type est arrivé : "Bonjour." Assez peu charismatique, entre le pot au feu et l'ouvrier, touffu sur le côté et en jeans. Sans doute voulait-il mon siège, pensais-je sur l'instant, et je m'apprêtais à le lui céder lâchement quand pas du tout. "Pourriez-vous me signer cette feuille ?", a-t-il demandé. Et merde : j'étais tombé sur un mendiant. Et bien non, en fait. Il m'avait reconnu. Il avait reconnu Myblack. Du coup, j'ai signé, pas peu fier. Il s'est barré, aux anges, et j'ai commencé à remater les fesses mais brièvement : un deuxième type m'a pris à partie. Il avait imprimé un de mes récents articles. Puis une femme, la trentaine, a ouvert devant moi son téléphone portable et a lancé www.myblack.org. J'ai été obligé d'immortaliser son écran de mon encre, sans la moindre métaphore déplacée.

Rapidement, une centaine de personnes ont commencé à faire la queue en spirale autour de ma chaise et, devant l'impossibilité de fuir, j'ai distribué les couronnes de fleurs. J'ai du signer 35 ordinateurs portables, 210 tapis de souris, 1070 feuilles d'imprimantes, un yacht, des cornichons, de la moutarde, des rognons, 500 grammes de beurre, 300 litres de lait, deux posters de Maria Careh, un café l'addition. Les photos avaient flashé sur moi. Même Alexandre Astier s'était intégré à la file. Nolwen Leroy rampait pour essayer d'attirer mon attention, Claire Castillon se touchait écrivainement la poitrine, Doc Gyneco fumait les pages de mon recueil des meilleurs jeux de mots et le Christ, même le Christ, ce saltimbanque, cet artiste du cabaret à Sébastien, multipliait les efforts pour recueillir un sourire de mon visage. Quand à Giscard, pour un mort, il se portait toujours bien, et comme il était auvergnat de coeur je l'ai laissé passer. A la fin ils m'ont tous applaudit, même après mes bras d'honneurs vers Pierre Mondy.

Du coup, c'était assez sympa, ce Salon du Livre.

 

par Myblack publié dans : Actualité
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Vendredi 23 mars 2007

 

 Bonjour, ici Gérard Crobard, le spécialiste cinéma du Blog de Myblack. Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler des sorties en salles de