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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

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Vendredi 29 février 2008

Au loin gisent les montagnes lisboètes, hautes de 7500 mètres. Entre les poils et le fado, Raymond Bounaffou crapahute sa terre natale, au Portugal. « Oui bon ok le Portugal n’est pas vraiment ma terre natale, mais c’est toujours mieux que l’Auvergne, hein ? », concède l’ancien candidat aux présidentielles de 2007.
 
  
bounaffou.JPG Le 3ème homme de la cambrousse avait échoué comme une merde contre Sarkozy et Royal, à une marche de la finale. « J’aurais mieux fait de prendre l’escalator », rumine, plus de six mois après la déroute, l’ancien allié de Myblack. Onze heures. Raymond Bounaffou nous reçoit en slip, un livre de Lao-Tseu (Tao-te king) à la main. Exercice de méditation, séance de spiritualité, retour aux vraies valeurs ? « Non, c’est pour caler l’étagère qui est branlante », explique-t-il en gloussant tel l’adolescent puceau qu’il est, au fond, toujours resté – quoi qu’adolescent, c’est pas certain.
 
Ils nous ressert pour la 6ème fois de la soupe aux potirons ; nous acceptons poliment. Sur les murs se dévoilent les images d’un passé révolu : son discours grandiloquent à la salle des sports Jermaine Jackson de Châteauroux, son voyage gastrono-politique au Groenland, sa rencontre mouvementée avec PPD, en direct à la télévision, sa masturbation filmée à son insu sur le plateau d’On a tout à essayé.
 
 
bulletin-de-vote-bounaffou.JPG Le bulletin introduit sans vergogne par Myblack, le midi du 1er tour. Les tâches séminales ont été gommées pour les besoins de la reconstitution.
 
 
Bien loin des strass de la TV et de ses Valérie paillettes, Raymond Bounaffou profite du bon temps en compagnie de Lulu, un orque nippon qu’il héberge depuis deux mois. L’ancien touriste du Darfour vole désormais de ses propres ailes : devenu aviateur, comme Saint-Exupéry. « Et je m’y connais en mouton : j’ai quand même obtenu 16,6 % des voix ! ». La semaine dernière, il a survolé le journal Libération pendant trente minutes, sans y trouver la moindre piste d’atterrissage. « Y avait bien l’édito de Laurent Joffrin, mais c’était casse-gueule ». D'ailleurs, en parlant de ça, sa vie de député ne lui manque-t-elle pas ? « Pas autant que les nibards de ma sœur », affirme celui qui a tout abandonné pour s’installer ici, son blog en tête.
 
« Cette expérience de député c’était sympa, jusqu’au moment où je me suis aperçu que la meuf la plus baisable du lot était Valérie Pécresse. Qui n’est même pas députée ! » Pourtant, son œil se mouille. De ses hublots opaques on aperçoit la faille, l’indicible souvenir de la notoriété. Avec plus de 102 visiteurs répartis en 4 mois, le Blog de Raymond Bounaffou était jadis un chef-lieu de canton de l’humour. « Et quand on aime, on ne canton pas ! Ha, ha, ha Heerk Heeeerk », manque t-il de s’étrangler par la faute d’un os de perdrix, fort répandu dans la région. Car Raymond Bounaffou, revenu sain et sauf de l'agitation parisienne, possède désormais les codes de la capitale - en tout cas de celui de l'immeuble de l'appartement de Myblack, pour se loger. Il s'estime plus neutre que jamais, plus confiant, plus mature. Le mois dernier, il a acheté son premier vêtement sans sa mère. Un signe fort, à 35 ans passés.
 
Ressurgira-t-il pour les municipales ? Difficile à dire pour le moment, le planning des articles n’est bouclé que jusqu’au 4 mars. D’ici-là, tout peut arriver.
par Myblack publié dans : Politique
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Mercredi 27 février 2008
Une dizaine de gauchistes à guitare se sont entretenus le gosier durant la cérémonie des César, lundi, massacrant le répertoire d’Ingrind Betancourt. Parmi les bourreaux figuraient notamment Renaud et Romane Serda, qui ont tenu à faire un « Geste pour la liberté »
 
 
renaud_et_romane.jpg
C’était ce geste ou bien la tarte dans la gueule, mais Beigbeder avait déjà sniffé toute la farine.
 
 
« Qu’est-ce que la liberté ? » « C’est une colombe en cage et qui continue malgré tout à chanter », ont crachoté Renaud et sa housse blonde, en reprenant dans la pièce de la pâte de guimauve – avec toute cette niaiserie dans la bouche, la formulation exacte de la citation se trouve être en réalité « Ché une colom en cach et qui ontinu agré tout à chanter ».
Rappelons tout de même que pour torturer leurs otages, les FARC leur font écouter des disques de Romane Serda.
 
Depuis qu’il a commencé à virer fleur bleue, Renaud a rompu avec la musique. Disons qu’il a toujours viré fleur bleue, sauf qu’auparavant il baisait des stars de la télé ou des miss météo en latex. C’était plus rock, plus classe, plus « jeunz », quoi.
Coucher avec une jeune, qu’est-ce que ça peut rendre con, putain.

Quand Renaud chante, j'ai maintenant l'impression d'écouter une branlette de Bernard-Henri Lévy. Ca donne vraiment envie de devenir sourd.
 
Le problème de ces gens qui s’engagent de droite à gauche – enfin surtout à gauche, il faut bien l’avouer, la droite ayant toujours eu un peu de dédain pour les engagements – c’est qu’ils en perdent toute crédibilité. Ecologie, droits de la femme, antimilitarisme, Betancourt, on commence à connaître le refrain, avec Renaud. Curieusement, on ne l’a pas entendu vociférer sur les dangers de l’alcool au volant. Probablement parce qu’il n’a pas le permis.
 
« Qu’est-ce que la liberté ? » fut un sujet du bac de philosophie en 1980. A l’époque, les conneries s’écrivaient sur Marche à l’Ombre en buvant du pinard. Aujourd’hui, Renaud marche à l’eau claire en dégueulant des conneries.
Je préférai Renaud bourré, déprimé, en substances divers et variés, s’enfilant des caissons à n’en savoir que faire, si ce n’est de jolies ritournelles ; son bonheur l’a rendu triste. Prévisible. Il a loupé le coche. Puissent ces derniers albums être réellement les derniers.
par Myblack publié dans : Culture et Divertissement
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Mardi 26 février 2008

 

Avec toutes les conneries du couple Sarkozy et les bousculades américaines maintes et maintes fois ressassées dans les médias, on en a presque oublié le Darfour.
Si, vous savez, le Darfour, le joujou qui était à la mode en 2007.
La guerre civile du Darfour n’a pas encore été gazée, mais j’ai les mains pleines de ses cendres en lisant les journaux qui n’ont font ni l’écho, ni les coups.
 
Bon, je vous comprends un peu, aussi : s’ingérer chaque semaine les 200 000 morts du drame en est devenu rébarbatif. Moi-même je prends aujourd’hui plus de plaisir à lire de la natation synchronisée dans l’Equipe que de me replonger au Soudan. Déjà que la BD pâtissait de la redondance des cases – du sang, du sang, du sang, c’est lassant -, s’il faut en plus relire l’album en oubliant les nouveautés d’à-côtés, à quoi bon ?
D’autant plus que la Nouvelle Star a débuté depuis peu, avec un nouveau jury, des nouveaux candidats, des nouvelles gamelles si drôles et inventives que notre canapé en redemande, que la télécommande s’hypnotise devant la télé. Au Darfour, une fois le 40ème noir abattu, on zappe.
 
Ashley MacLaren, que j’ai eu le bonheur de croiser à Paris, rappelle le chiffre de « 2,5 millions de personnes déplacées de leur maison », approximativement le nombre de personnes qui regardaient Cauet l’après-midi sur TF1. « Les Etats unis ont reconnu ça comme génocide en 2004, poursuit-elle de son accent fort charmant, et la Chine mais également l'Egypte donnent de l'argent au gouvernement du Soudan ».
 
Bôôf.
Si encore le Soudan était en Bretagne, je dis pas. Mais là, l’Afrique… C’est loin, comparativement à ma vie pré-professionnelle et sentimentale. Comment voulez-vous intéresser un public dans le long terme avec aussi peu de stars ? J’en parlais récemment à Idriss Déby, qui tient un blog de 10 millions d’habitants, et qui a su, lui, trouver en Eric Breteau un excellent projecteur. Il manque un Daniel Cohn-Bendit au Darfour pour passionner le chaland, un Arthur pour captiver la ménagère.
L’ONU, la ménagère, ça ne lui parle pas.
Envoyez Arthur au Darfour.
Même s’il échoue, on aura pas tout perdu.
par Myblack publié dans : Actualité
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Dimanche 24 février 2008
Josette Birenbaum  et Marcelle Askolovitch, retraitées dans le Calvados et lectrices assidues de TéléStar, sont les mères respectives des journalistes Guy Birenbaum et Claude Askolovitch. Elles ont accepté de commenter l’actualité autour d’une soupe aux poireaux. Myblack a recueilli leurs impressions et du bois supplémentaire pour la cheminée.
 
Myblack : Selon un sondage TNS-Sofres dans La Croix paru à la mi-février, 93 % des Français regrettent la couverture trop importante de la vie privée du président de la république. Pourtant, les magazines qui font leur une sur Sarkozy se vendent davantage. N’est-ce pas contradictoire ? 
Josette : Oula-la-la mon bon monsieur, ce chiffre ne signifie rien ! Rien du tout. Comme lorsqu’on interroge les hommes sur la fidélité de leur couple : ce ne sont jamais les cocufiés qui répondent. Ou ceux qui disent regarder ARTE et qui, en réalité, sont devant TF1.
Marcelle : Tiens, en parlant de ça, c’est pas le père Robier qui a trompé sa femme, l’an passé ?
Josette : Pierre ? Oui, oui. Avec la Françoise. Bien mignonne, cette petite.
Marcelle : T’as des nouvelles de la mère Robier ? Parait-il qu’elle a montré sa trogne à la brocante, dimanche.
Josette : Oh, je sais pas trop, j’étais malade, dimanche. Une vilaine toux.
Myblack : Mais les médias ne sont-ils pas contents de trouver en Sarkozy un sujet vendeur ?
Marcelle : Si, sans doute. Même TéléStar en a parlé, du Sarko. Dites, vous l’avez vu, son fils ?
Josette : Le blondinet, là ? Bien mignon, ce petit. Comme son père.
Marcelle : Il a le teint tout pâle, je trouve. Un petit séjour à la campagne lui ferait le plus grand bien.
Josette : N’empêche qu’il est tout bien habillé et tout et tout.
Marcelle : Ah, ça, c’est sûr, il est bien habillé. Comme son père.
Josette : C’est vrai qu’il est bien habillé.
Marcelle : Mais il est tout pâle. C’est l’air de Paris, ça, avec leur pollution. Ici il serait bien, le Jean Sarkozy, c’est moi qui vous le dit, hein, ici y a pas de pollution.
Josette : Ca c’est sûr. Un petit peu de soupe de poireau, monsieur le journaliste ?
Myblack : Non merci. En traitant la politique par l’angle du people, ne s’enfonce-t-on pas davantage ?
Marcelle : Oh mais faut être moderne ! C’est fini, le temps où l’on se masturbait sous la table en guettant le retour des parents !
Josette : Hihihi, t’y vas fort !
Marcelle : Tiens, d’ailleurs, en parlant de ça, je t’ai dis que le petit Julien s’était fait prendre la main dans le sac par ses parents ? Enfin la main dans le slip, devrais-je plutôt dire…
Josette : Non ??! C’est vrai ? Racooonte !!
Marcelle : Et bien, pendant Michel Drucker, il a commencé à se tripoter en fixant le chien de bref, enfin je te fais pas de dessin.
Josette : C’est vrai que le petit Julien a toujours bien aimé les labradors. Bien mignon, ce Julien.
Myblack : Certes, mais les relations tendues entre le président et les médias vont-elles conduire le président à adopter un ton un peu moins voyant, un peu moins « Sarko » ?
Josette : Le pouvoir rejette la faute sur les médias, comme lorsque la boulangère fait trop cuire ses baguettes en accusant le four. C’est toujours la faute du four.
Marcelle : De quelle boulangère tu parles ? Madame Tibouchon ?
Josette : Evidemment, qui veux-tu que ce soit d’autre ?
Marcelle : Tu savais qu’elle s’était fait refaire les seins ?
Josette : Nooonn ?!
Marcelle : Siii !
Josette : Noon !!
Marcelle : Si-sii !! Les deux !
Myblack : Les salariés de France Télévision et de Radio France étaient le 13 février dernier en grève. Y a-t-il un clash entre le président et le service public ?
Josette : Ecoutez, monsieur le journaliste – un peu de soupe ? Non ? Bon - ,si vous regardez aujourd’hui le journal de 20 heures de France 2, il n’est plus le même qu’auparavant : David Pujadas est plus petit.
Marcelle : Il a toujours été très petit.
Josette : Oui, mais il est encore plus petit qu’avant. Bien qu’il soit mignon, Pujadas, il me rappelle mon fils.
Marcelle : Lequel ? Eric ?
Josette : Oui, Eric. Je n’ai qu’un fils, Marcelle.
Marcelle : Comment vas-t-il, au fait ?
Josette : Bien. Il est toujours informaticien. Sur internet, je sais pas quoi.
Marcelle : Ouh-là-là, Internet. Ils nous tueront tous, avec ce truc.
Josette : Ca ou mes hanches…
Marcelle : Quoi ? Qu’est-ce qu’elle ont, tes hanches ?
Josette : Le médecin, tu sais, le petit Victor, là, le jeune, bien mignon d’ailleurs, il m’a…
Myblack : Merci encore pour cet éclairage, Josette et Marcelle.
Josette : … conseillé de oh vous partez déjà ?
Marcelle : Un peu de soupe au poireau pour avoir chaud sur la route du retour, monsieur le journaliste ?
Myblack : Non merci. Je suis un journaliste indépendant.
Josette : Ouais, comme mon fils.
Marcelle : Hihihi arrête t’es bête, Josette, il est capable de l’écrire.
Myblack : Au revoir.
Josette : Ah, et en sortant, fermez bien la porte. Le chat pourra pas sortir quand c’est qu’il veut qu’il voudra sortir, sinon.
par Myblack publié dans : Politique
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Jeudi 21 février 2008

A Gizmif, les noirs sont étrangement nègres. J’entends par là qu’ils acceptent d’être considérés comme des déchets humains pour satisfaire les impératifs des autochtones blancs locaux. C’est avec ce genre de principe qu’un jour ils obtiendront la considération que mérite leur race, pense-je à haute voix, en caressant les fesses de cette prostituée camerounaise.
 
Un jour, alors que j’étais encore un jeunot de 33 ans ignorant tout des ramifications déboutonnées de l’autre sexe (celui de la voisine de préférence à celui du voisin), ma bouche s’était donnée rendez-vous avec la bave pour former une sorte de tajine au poulet, sans les tomates mais avec l’arôme adéquat, me souviens-je, en pleine fellation.
 
Je contemplais Estelle. Avec deux « elle », tant sa féminité paraissait éclatante. Le petit Gérard que j’incarnais à l’époque n’avait rien du Champollion élancé qui sévira bien plus tard dans les festivals de secondes zones – où les sous-entendus des ouvreuses sont loin d’être des hiéroglyphes. Je contemplais Estelle en développant le synopsis de ma vie sur son sourire, son pupitre où s’asseyaient mes mots.
J’avais sélectionné mon meilleur film, un road-movie déjanté à l’inspiration Sylvia Kristel.
C’était comme si je m’exprimais en version non sous-titrée.
Sublime mais impassible, Estelle dédaignait l’écran.
Elle baillait.
Mon film ennuyait la petite chatte.
Elle baillait.
Ronron pschitt, ronron pschitt.
Elle dormait.
La musique était trop forte, son désir trop mince.
Magique et absente, Estelle regrettait sa place, le monsieur de devant, les poils du derrière.
Elle semblait quitter la salle puis revenir, quitter la salle puis partir, un incessant va-et-vient qui supplantait le mien.
Cette spectatrice aux yeux d’ivresse.
Cette grosse pute d’Estelle.
 
Voyage au bout de l'ennui, un film de Borislav Alodemërh, sans Estelle mais avec une boîte de cassoulet beurrée.
par Gérard Crobard publié dans : Culture et Divertissement
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Mardi 19 février 2008

L’imposant complexe multisalles de Gizmif fourmille de blaps dont l’analogie avec Philippe Tesson surprennent même les moisissures de pop-corn ; je décide à juste titre de me tondre les cheveux, pour éviter la cohue à la queue (en Obravie, les chauves disposent en effet d’accès prioritaires pour tout ce qui concerne les loisirs et les services). *
 
 
*Par cette mesure, l’Etat achète la paix sociale en obtenant le soutien de la population chauve du territoire. Même si, comme l’a comptabilisé l’ONU, on ne compte qu’un seul loisir en Obravie et seulement trois services (le complexe multisalles et deux coiffeurs).
 
 
Disons le tout net : l’ambiance est beaucoup plus chaude que lors de mon passage à Cannes. La foule s’ingénue à trouver milles stratagèmes pour remplir la salle : certains se déguisent en Laurent Weil, d’autres sèment des cailloux de manière à perdre leurs compagnons de file. Quelques-uns, les plus maladroits, sont venus avec leur portefeuille : ils ignorent que le prix du billet équivaut à 503 années de salaires d’un cadre obravien.
 
pizza.jpg Sur cette vue aérienne du réceptacle, on peut apercevoir le fantastique tohu-bohu du complexe.
 
 
Je vais à la rencontre de ces cinéphiles passionnés ; après enquête, il s’agit en réalité de clodos dont le chauffage et les sièges de la salle trouvent grâce à leurs yeux – bien que la plupart n’en possèdent qu’un seul, suite à la vaccination massive de la tuberculose mis en place fin 2006 dans le pays (les médecins obraviens pensaient à l’époque qu’on soignait cette maladie en se crevant un œil).
 
Tous ces pouilleux m’exaspèrent. Je sors ma Mastercard et corrompt trois des gardes du cinéma pour m’infiltrer dans la pièce – ces gardes corrompus protégeaient l’accès nord, comme dans la chanson de Pierre Bachelet.
Le film d’aujourd’hui a pour scène l’Obravie.
Deux hommes.
La star locale Igor Zobradj.
Un autre.
Le froid.
L’agonisante vérité de l’humain verrouillé à sa vie comme la pile à la télécommande du salon.
 
Ca se rafraîchit, de Kevin Kresberg.
 
Bonne séance à tous.
par Gérard Crobard publié dans : Culture et Divertissement
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Dimanche 17 février 2008
gerard-crobard.JPG  Bonjour peuple d’asservis, je suis Gérard Crobard. Envoyé très spécial du Blog de Myblack en Obravie, ma mission est simple :  couvrir le 1er festival du très court-métrage de Gizmif. Hélas, le pull subtilisé à Magalie Vaé est trop petit pour l’endroit. Gizmif, lieu d’aisances et capitale du pays, profite de l’évènement pour accueillir, une semaine durant, les apparatchiks des caméras. Ici, Michel Denisot est un porte-plume de l'anonymat, et les pass de cette bonnasse de Daphné Roulier sont refusés avant même qu'elle ne dégaine. Si quelqu’un a compris le jeu de mot avec Magalie Vaé, prière de m’envoyer un mail de confirmation.
 
Pendant près d’une semaine, je vous montrerai les films projetés du haut des façades par les membres d’un jury essentiellement composé de paysans obraviens et anoures. Cette méthode de sélection, quoiqu’un peu fruste, nous évite la traditionnelle congestion de films qu’offre généralement ce genre de festival.
Sur 40 films projetés, seul trois ou quatre survivent ainsi au vol.
 
Gizmif-f-copie-1.JPG Logé au 5ème étage de l’hôtel Jar Jar Binks de Gizmif, je digère l’inactivité en admirant le paysage, ses îlots de fumée et les films qui deltaplanent.
 
 
Trois ou quatre grand maximum, dont One Night with my sausage, du Tchécoslovaque d’origine libanaise Marek Laznek, un ancien député européen. Une jolie histoire d’amour pour une œuvre qui plaira aux romantiques, charmant amuse-gueule de la compétition. 
 
par Gérard Crobard publié dans : Culture et Divertissement
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