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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

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Mardi 27 février 2007

 

27 jours sans toucher à ce Blog : les retrouvailles ont été émouvantes, elles aussi. L'oeuvre maléfique de Whitman n'a pas été sans conséquence : licenciement de Jean-Michel Lapoisse, abus de paroles antireligieuses, dérapages verbaux, etc. Réjouissance : Judas a rejoint le royaume des... des... euh... merde, je peux pas dire le royaume des morts, Whitman est pas encore mort, mais simplement en prison... euh... le royaume des... traîtres ? Mouais. Bon, il s'est cassé, voilà le principal. Maintenant, une nouvelle ère s'annonce, suave et féconde.

Février. Le Blog de Myblack™ s'est solidement installé parmi les 400 premiers d'Over-blog (plus proche des 398ème que du 7ème, je ne vous le cache pas). Un signe fort, qui prouve que le créneau du blog numismate était porteur et pouvait rencontrer son public. Avec 4500 visiteurs ce mois-ci, le dynamisme est trouvé. Il s'agit de le faire fructifier pour conquérir le monde et ridiculiser ce chauve de Loïc Le Meur. Pour ce faire, plusieurs mesures ont été prises, en collaboration avec moi-même (je crois que je l'avais déjà faite, celle-là, mais tant pis je l'aime bien) :

- Réintégration de Jean-Michel Lapoisse au sein de la rédaction. Un article sera imminament publié sous peu bientôt, dans les prochains jours ça arrive voilà.

- Un changement de slogan. En effet, le slogan initial "Un blog déjà culte dans mon appartement" n'a plus vraiment lieu d'être, puisque ce blog est maintenant culte dans la plupart des appartements français. J'hésite à placer une référence sur la numismatique ou à le conserver, par respect de la tradition... Le "déjà" est déjà passé à la trappe, si j'ose dire, pour brusquer le mouvement... Si quelqu'un a une idée, qu'il me fasse signe.

- Une introduction en bourse. Afin de glaner de nouveaux fonds, l'introduction en bourse semble être, à court terme, la meilleure chose à faire, étant donné que le braquage de banque initialement prévu n'aura pas lieu (je ne possède pas de collant à mettre sur la tête).

- La seconde cérémonie des Myblack d'Or, qui se tiendra mi-Mars vers la fin (entre le 17 et le 24, à peu-près, voire un peu avant). Il est encore temps de déposer des commentaires dignes d'intérêt, si ce n'est pas déjà fait. Il est encore temps, donc.

- Un prochain article en rapport avec la numismatique. 70 % de mon lectorat ne lisant ses lignes que pour y déceler des odeurs numismates, il paraissait nécessaire de le satisfaire. Deux articles sur la manche et sur la journée d'un prof (conjointement élus lors d'un sondage fin janvier ici-même) sont également en contruction.

- Un projet marketing d'envergure, afin de populariser plus efficacement ce blog. J'hésite encore sur les modalités, mais sachez qu'Igor et Grichka Bogdanof sont sur le coup.

- Fin du jumelage avec Francfort, le maire de la ville m'ayant trahi. Sa collaboration avec Whitman lors de mon faux enterrement m'a profondément choqué, et il est hors de question de poursuivre les liens économico-numismates qui soudaient jadis nos deux contrées. Une autre ville sera probablement choisie.

- Un concept pour garnir l'anarchique partie de droite, au dessus de la "musique". Pour l'instant le flou demeure : l'avenir décidera pour moi.

L'achat d'une 3ème paire de chaussette. Le débat fut houleux entre les tenants de cette 3ème paires et les apôtres de l'acquisition d'une cinquième slip. Ce n'est qu'au prix d'une guerre civile ayant anéanti trois meubles et une cafetière que les socquettes remportèrent l'adhésion de l'appartement.

 

Voilà pour les principaux travaux d'aménagements. Bien entendu, les autres thèmes porteurs de ce blog sont tous intégralement conservés : Michel Sardou, article trop long, tentative de séduction de camarades de classes refusant des avances, haine des plaies du quotidien, rédaction d'article intégralement nu, asservissement à Raymond Bounaffou - le libérateur de la patrie -, jeux de mots sybarites, adjectifs mal employés et tutti quanti. (*)

 

(*) Ca pète de finir sur "tutti quanti", non ?

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Lundi 26 février 2007

Re.

 

Hey ! Enfin. Retour au bercail. Ce matin, en ouvrant les volets, la fenêtre m'a souri. Je me suis roulé dans les draps, embrassant les effluves d'euphories. Mon lit a couiné, de plaisir. Cette satanée imprimante, hiéroglyphe à encre, m'a imprimé "Je t'aime" en lettres capitales. La lampe de chevet, à force de trop marcher, a attrapé une ampoule : je lui ai changé, et la complice m'a illuminé de tout son bonheur. Le frigo chantait, nous étions enfin amants, comme avant : j'ai même pris de la salade, pour le remercier.

Merci à vous, aussi. Cette mort temporaire d'un mois n'a pas été de tout repos, contrairement à ce que l'on pourrait croire. En insultant, en rejetant aussi violemment ce gredin de Whitman, vous avez fait preuve de loyauté à mon égard. Vous avez permis sa chute, son déclin, l'ingérence de mon camarade Bounaffou, qui s'est senti obligé d'intervenir. Sans vous, je serais encore au rayon "cosmétique" de Monoprix, cherchant sans la moindre illusion une chance de m'en sortir. Sans vous, qui sait si je n'aurais pas voté Besancenot, par dépit, pour en finir définitivement ? Merci à Ink, merci à Leoetpris, merci à Lulla Paf, à Kolia, merci, merci à tout le monde !

A tout le monde sauf à Nico, dont le "Je serais bien allé cracher sur sa tombe, mais meme la fosse commune est trop bonne pour lui" m'a profondément déçu. Un commentaire acerbe, le jour de mon enterrement apocryphe en plus...La solidarité a ses limites, surtout pour Nico. Enfin merci à tous les autres !

A tout les autres sauf à L'oncle Dick, qui s'était permis un "je n'irais surement pas danser sur la tombe de Myblack car j'ai horreur de faire la queue" de très mauvais goût. L'homme-prune du Blog de Raymond Bounaffou a, peut-être par esprit rieur, dépassé les bornes. Son impertinence m'a fait mal, a brisé mon coeur encore fragile. Mais encore bravo aux restes des lecteurs !

Aux restes des lecteurs, en enlevant ce traître de Razkan, dont le "Je ne le regretterais pas" n'est absolument pas passé. Compagnon d'enfance, complice de repas de famille interminable, je l'imaginais partisan jusqu'à la mort. Cruelle erreur, une nouvelle fois. La félonie n'a pas de frontière, hélas. Heureusement, au coin du feu, les fidèles étaient là, au poste.

Les fidèles étaient là, hormis Banjo, qui avait déclaré ce même jour : "Vous pouvez crever la gueule ouverte. Mais non je déconne, fermez là si vous voulez.". Déception immense provenant d'un homme ô combien respectable, dessinateur forcené et patenté ; par chance, le soutien d'irréductibles admirateurs abaissent ma rancoeur.

Irréductible admirateur que n'était pas Coy, vu son "quel plaisir de rever de ta mort de temps a autres" vraiment surprenant venant d'un lecteur qui avait pu aller à Francfort grâce à un de mes concours. Amertume ? Jalousie ? L'ancien vassal a pris son indépendance. Heureusement qu'il me reste le dévoué Jean-Claude Darcheville, celui qui est là depuis le début, le soutien numismate.

Enfin dévoué est un bien grand mot puisque le retournage de veste s'est fait sentir, au détour d'un ".Oui vénérable Monsieur Whitman vous avez tout à fait raison". Que c'est-il donc passé dans la tête de Jean-Claude Darcheville ? Glissade dans la baignoire ? Problème de tuyauterie ? Volonté d'indépendance humoristique ? Qu'ai-je donc fait pour qu'il m'abandonne ainsi, pour le premier chauve moustachu venu ? Ne pouvait-il pas résister fièrement, comme les passants fraîchement arrivés sur ces terres ?

Passants récemment arrivés, comme l'est Jean Roucas, auteur d'un surprenant "Bonne chance docteur Whitman" un peu trop complaisant à mon goût. Sans doute espérait-il un pot de vin de Whitman, une caresse ou autre pour asséner de telles absurdités : la nature humaine est prêt à tout pour assouvir ses fins. La prostitution intellectuelle en fait partie. Heureusement qu'il me reste Flo, dont l'humour absurde ravive mon sourire.

Hélas, on n'est à l'abri de rien, étant donné ce "cependant laissons le temps au professeur Whitman dans la dure tache de reprise de ce blog qui est la sienne" fort suspicieux de sa part. Dommage, je le voyais comme un doigt de ma main, il s'est comporté comme une rognure d'ongle, sur ce coup-là. Ce militant de Raymond Bounaffou a rejoint le camp d'en face... Le premier ministre du Mouvement, Kolia, appréciera...

Il appréciera d'autant plus que lui aussi a changé d'âne. "J'espère que Whitman nous écrira de temps à autres de prison.", a-t-il écrit, récemment. Etrange. Sont-ils proches, ces deux-là ? A-t-il une quelconque relation avec mon décès ? Et si... Et si Kolia était chauve, lui aussi ?

 

Vous avez du po que j'sois pas rancunier, tiens.

   

 

 

 

 

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Samedi 24 février 2007

 

Incroyable dénouement, hier, lors du procès opposant le professeur Whitman à deux lectrices qui l'avaient accusé d'homicide volontaire à l'encontre de Myblack. Alors qu'on se prédestinait à un non-lieu (la soi-disant violation du traité d'Ipswich de 1983 brandie par Mr. Whitman n'ayant pas lieu d'être, puisque le traité n'existant pas), un incident totalement imprévue a ébouillanté l'audience jusque-là léthargique.

 

 "C'était renversant, déclare Maître Collard, l'avocat du Professeur Whitman -, accompagné de Rex, son beau-frère. Je m'apprêtais à sortir une enveloppe vide pour tenter de sauver la face de mon client en évoquant le droit international en vigueur sur l'île de Paques quand soudain il est arrivé, droit comme un i."

 "Je n'en reviens toujours pas, s'emeut Henri-Fabien Shewpps, poète maudit du Blog du Myblack. J'étais en train de pleurer en me lamentant sur mon condition d'artiste ratée quand soudain, profitant d'une vague de perplexité du public, il a surfé jusqu'au pied du juge, tel un Biarrot accompli."

Le soleil a envahi Francfort et le jour s'est levé, interloquant jurys, avocats, melons au porto et numismates présents. Il se dressait là, l'enfant du pays, celui qu'on croyait évaporé dans la chasse d'eau de la vie. Tenant fièrement une compote à la poire, il a crié la sentence qui, depuis, résonne indéfectiblement dans les conduits d'aération du tribunal : "Karaboutcha ! Karaboutcha ! Karaboutcha !"

Noyau du monde, il revenait de l'oubli, flamboyant chevalier exhortant l'inoubliable apophtegme : "Karaboutcha ! Karaboutcha ! Karaboutcha !" Parole mystique ? Parabole philosophique ? Cantique de l'au-delà ? "Karaboutcha !! Karaboutcha !!", criait son âme vengeresse. "Karaboutcha!!"

 "Je crois qu'en fait il avait marché sur une punaise. Mais l'illusion était parfaite : tout le monde pensait sincèrement qu'il avait reçu une révélation divine, ou quelque chose comme ça", assure Günter, célèbre sérial-killer allemand.

Et Myblack s'est assis. Par terre, comme avant lui Gandhi ou Jean Lassalle. 20 jours d'absence, sans nouvelles, 20 jours de lecteurs agonisant, réclamant son retour commentaire après commentaire. La salle attendait une explication. "Excusez-moi pour le retard, y avait des embouteillages", a-t-il d'abord déclamé, sous les vivats de la foule. "Quoi de neuf, à part ça ?", rajouta-t-il, alors que les pleurs submergeaient les visages heureux des admiratrices. Ink, Lulla Paf, Leoetpris, Gwen : l'émotion était trop forte, trop belle.

 L'inspecteur Derrick, qui avait mené l'enquête, s'arma de courage et monta à la barre. "Myblack n'a jamais été mort ! Il avait été enlevé par le professeur Whitman, puis emmené au rayon cosmétique d'un grand magasin. Il y errait depuis 20 jours, sans retrouver la sortie, lorsque je l'ai finalement retrouvé."

"Face à ces milliers de gels capillaires, de rouges à lèvres incompris, de crèmes dépilatoires, j'étais totalement perdu, désemparé. L'inconnu me faisait face, où que j'allais. Wow. Sans l'inspecteur Derrick, je ne m'en serais jamais sorti.", a déclaré Myblack, en mangeant une noix de coco à même la peau.

Le professeur Whitman a immédiatement reconnu les faits, en chialant comme un gosse. Il a demandé pardon, s'excusant de son comportement : "Myblack était si beau, si grand, si fort, si numismate, il détenait les clefs de la réussite et ma jalousie m'acculait au kidnapping. L'ivresse du contrôle de son blog m'a rendu fou, totalement désaxé. Je regrette, je regrette. Qu'ils aillent tous brûler en enfer, ces jeunes, qui ne m'ont jamais accepté ! Salauds de jeune !", s'est exclamé le sinistre moustachu. "L'enterrement de Myblack était bidon, oui, en effet. Pierre Bellemare, le croque-mort du coin, le maire de Francfort : corrompus, tous ! Tous ! Excuse-moi, Myblack ! Pardonne moi ! Je t'aime ! Je t'aime !", gémissait-il, pitoyablement, en loques.

Myblack lui a alors rappelé qu'il était chauve, ce qui a obligé madame le juge à condamner l'abscon scientifique à l'exécution publique (la peine de mort étant encore en vigueur pour les chauves, en Allemagne). Les applaudissement ont alors succédé aux "Lâchez-moi, bande de catholiques !" du Prof. Whitman (maintenant en prison) et partout dans le tribunal la joie d'avoir retrouvé l'être chère illuminait le prétoire. On a ensuite attaché un barde à un arbre (Francis Lalanne répétait un concert dans le coin) puis les sangliers sont arrivés, dodus comme un Américain, la cervoise a coulé à flot et l'album s'est refermé, page 47, libérant Myblack, ses lecteurs et les Daltons, qui s'étaient trompés de bande dessinés.

par Raymond Bounaffou publié dans : Actualité
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Vendredi 23 février 2007

 

Depuis Jeudi, la chasse aux 500 signatures est ouverte. Le Conseil Constitutionnel a envoyé ses petits formulaires aux 47 000 proies (parlementaires, maires, conseillers régionaux et généraux) habilitées à soutenir un candidat. La fin du safari est prévue pour le 16 Mars. Si les ténors sont déjà assurés de participer au premier tour des présidentielles, les petits candidats en bavent pour draguer les maires et obtenir subséquemment un premier remboursement des frais de campagne.

A 1 an des municipales, ceux-ci hésitent franchement à soutenir l'un des - trop - nombreux soldats prétendant à l'Elysée. Apparaître dans le Journal Officiel trônant à côté d'une Laguiller fait effectivement réfléchir. Si Le Pen affirme posséder entre 460 et 500 promesses, si Besancenot ou De Villiers devraient décrocher le gros lot, d'autres trappeurs aimeraient de ne pas passer à la trappe : José Bové, Corinne Lepage, Dupont-Aignan, pour ne citer que les plus médiatiques. Ainsi, pour cueillir les signatures manquantes, certains se lance dans le braconnage. La fraude, les astuces, les combines à Nanard.

Vous désirez être de la fête présidentielle et avoir un bulletin à votre nom qu'on jettera ensuite dans l'isoloir, oui, mais dont on prendra malgré tout le temps de déchirer ? Vous voulez être le Daniel Gluckstein de 2007 (un ringard qui avait recueilli 0,5% en 2002, mais qui du coup est resté à la postérité) ? Vous désirez disposer du même temps d'antenne, d'ici un mois, que Sarkozy ou Ségolène Royal, à cause des lois CSA sur l'équité du temps de parole ? Et vous savez pertinemment que vous n'obtiendrez jamais les 500 autographes à temps ? Alors suivez l'une de ces 5 méthodes, chers amis candidats :

1) Se faire passer pour Nicolas Sarkozy

Contactez l'inimitable imitateur Gérald Dahan et demandez-lui d'appeler un maire, en se faisant passer pour Nicolas Sarkozy. Le maire sera flatté d'être contacté par Horus en personne, et acceptera sans sourciller de vous donner sa voix. Bien entendu, quand vous recueillerez le précieux trophée, délaissez un instant vos penchants gauchistes et grimez vous en libéral convaincu, en prenant à partie les jeunes du village en question (même s'ils sont blancs, ce qui est souvent le cas dans les campagnes profondes).

 

2) Repérer les cibles faciles

Dans un troupeau, il y a toujours un animal boitillant, trottinant péniblement à l'arrière de la caravane, qui n'est la plupart du temps politiquement pas apparentée. Ces maires-là sont généralement très courtisés, mais après tout si même Besancenot y arrive, alors pourquoi pas vous ? Choisissez-en un moche et flattez son physique disgracieux : il sera content. Félicitez le look "fashion addict" de ce chauve moustachu, demandez avec entrain d'où provient l'immonde robe de cette élue ou multipliez les repas gastronomique bourratif avec une joie non-dissimulée : enfin bref soyez faux cul, hypocrite, politicien.

 

3) Faire comme si de rien n'était

"Comment ça, il me fallait 500 signatures?", vous répéterez à longueur du journée aux journalistes qui sonneront à votre porte. "Non, vraiment, je n'étais pas au courant", affirmerez-vous à PPDA, en vous incrustant dans son émission. "Et après tout, est-ce si important ?", rétorquerez-vous au Conseil Constitutionnel. "Mais lâchez-moi, tas de cons!", lancerez-vous aux policiers venus vous chercher à votre domicile, pour vous enfermer en cellule capitonnée.

4) Séduire l'élu de son coeur

C'est la méthode choisie par Raymond Bounaffou, du Mouvement Neutre. Celui-ci a décidé de prostituer sa mère, encore désirable malgré ses 62 ans, et de l'envoyer un peu partout en France à la rencontre des élus de communes. Ses talents oratoires et son sens de la persuasion pourrait rapporter entre 200 et 250 parrainages au candidat numismate. Il hésite encore pour sa petite soeur : en effet, elle n'a que 13 ans, et ignore encore beaucoup des choses de la vie.

 

5) Truquer les élections

Cette méthode nécessite simplement un peu d'organisation. Il suffit, le soir du premier tour, de rajouter dans chaque bureau de vote un bulletin à votre nom. Bien entendu, cela implique une extrême collaboration de la part d'employés de mairie, que vous remercierez gracieusement en pot-de-vin. La France possédant 36 000 communes, prévoyez entre 15 000 et 25 000 corruptions, à hauteur de 10 000 euros par dessous de tables : il vous suffira de rembourser ces quelques milliards en piquant dans la caisse une fois que vous serez président.

par Raymond Bounaffou publié dans : Politique
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Mercredi 21 février 2007

 

- Maintenant que nous savons que Myblack n'étiez pas mort abattu par le KGB Tchadien, il...

- N'est.

- ... va falloir pardon ? Nez ?

- N'est. Que Myblack n'est pas mort. Vous avez dit "n'étiez pas mort". C'est incorrect.

- Non, non, j'ai dit "n'est pas mort". "Que Myblack n'est pas mort".

- Bon, de toute façon on s'en fout, ça n'a pas vraiment d'importance.

- Ecoute mec, je t'affirme que j'ai dit "N'est pas mort" ! Je suis pas gâteux, merde !

- Ok, Ok inspecteur. Donc alors ?

- Bien. Donc, il va falloir qu'on essayez de savoir ce qu'il s'est passé, une fois le retour de Myblack dans son appartement.

- Ouais.

- Ok. Ca marche.

- On fait comme ça.

- Voilà.

- C'est clair.

- Bon. Vous avez une idée de comment faire ?

- C'est vous l'inspecteur, Derrick. C'est votre série. C'est vous le héros.

- Rahh, toujours cette même rengaine ! Soyez moderne, mon vieux ! Changez de coupe de cheveux ! Be a winner ! Just do It !

- Ok... Et donc, pour Myblack, que fait-on ?

- J'ai un coup de fil important à passer, attendez.

- Ah ? Un homme haut placé qui pourrait nous renseigner sur cette mystérieuse soirée du 1er Février ? Le ministre de l'intérieur ? Jack Bauer ? Raymond Bounaffou ?

- Non, le livreur de Pizza Hut : il a oublié la sauce piquante, cet empoté.

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- Oh regardez, un zèbre !

- Oui, et donc il est venu, j'ai payé sa pizza, mais en oubliant la sauce piquante. Et depuis impossible de le joindre. Comment ? Le licencier ? Ecoutez, je ne sais pas, c'est votre employé après tout, cela ne me regarde pas oui virez moi ce connard.

- Cette ballade sur les quais nous a fait du bien, Derrick.

- J'ai les pieds en compote. Un conseil, vieux : ne chaussez jamais du 36 si vous faites du 41.

- Inspecteur, vous voyez ce truc, là-bas ?

- Le zèbre ?

- Non, l'autre truc.

- Votre doigt ?

- Non.

- Votre ongle ?

- Non, après le doigt.

- Le pigeon ?

- Non, pas ça.

- La poubelle ?

- Non plus.

- L'arbre ? Cet arbre ?

- Non.

- Cet arbre-là ?

- Non, ce n'est pas un arbre.

- L'immeuble ?

- Pas exactement.

- Dedans l'immeuble ?

- Pas tout à fait.

- La fenêtre fermée ?

- Non, pas la fenêtre fermée.

- Le toit de l'immeuble ?

- Non, plus bas.

- Le trottoir de l'immeuble ?

- Plus haut.

- Le balcon ?

- Non, à gauche.

- Le pot de fleurs du balcon ?

- Non, à gauche du balcon.

- Je vois pas.

- A gauche du balcon.

- Non, je ne vois pas. Je suis désolé.

- A gauche du balcon, inspecteur !!

- Ah, la fille qui exhibe sa poitrine ?

- Oui ! Putain ! CETTE FILLE ! A SA FENETRE !!

- Et bien ? Pensez-vous qu'elle a un lien quelconque avec l'enquête ? La disparition de Myblack ?

- Euh... Non, mais elle ne semble pas très farouche, on est deux, elle est nue, j'avais pensé que...

- Cette attitude est déplorable. Vous devriez avoir honte de représenter la police. Quelle indécence ! Pitoyable ! Un homme tel que vous ! Comment osez vo...

- Je ne dirais rien au sujet de votre moumoute.

- Très bien, allons z'y.

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 - Je suis vraiment désolée, inspecteur. J'ignorais que vos cheveux... Enfin... Ne se...

- La vie ne m'a pas gâté, jeune fille. Je suis allemand, j'aime la paella, j'ai des auréoles de sueurs sous ma chemise. Vous êtes jeune, vous êtes belle, je comprends qu'un homme tel que moi ne correspond pas à vos attentes.

- Ce n'est pas ça... Comprenez-moi... Je... Je...

- Oui ?

- Je suis centriste.

- Mon dieu.

- C'est affreux. Et c'est donc par dépit que vous vous exhibez sur les façades des immeubles ?

- Exactement.

- Quelle perspicacité, Derrick !

- Bon. C'est pas tout ça, mais en quoi cette femme peut-elle faire avancer l'enquête ?

- Parle ! Parle ! Tu vas parler, salope !!

- Que voulez-vous savoir ?

- Comment expliquer les deux buts de Thuram lors de France-Croatie, en 98 ? Pratiquement les deux seuls de sa carrière, et il les plante en demi-finale de la coupe du monde ! C'est fort, ça ! Ca m'a toujours intrigué, ce truc ! Mais comment a-t-il fait ??? Répondez-moi !!

- Un état de grâce inexplicable, une magie de l'instant, l'élan de la victoire, l'esprit de revanche de Thuram, défenseur batailleur, qui ne renonce jamais. Ce jour-là, un souffle éolien avait envahi le Stade de France. Rien ne pouvait stopper la marche en avant des hommes de Jacquet. Rien, sauf Slaven Bilic, bourreau de Laurent Blanc, le privant de la finale et offrant à Leboeuf, cet incapable, le France-Brésil d'Anthologie.

- Hé ben.

- Impressionnant.

- Au niveau de la culture footballistique, Myblack m'a tout appris. Il fut mon mentor.

- Vous le connaissiez donc ?

- Depuis longtemps. Il venait chez papa pendant les vacances, se ressourcer. Un homme formidable, ce Myblack.

- Je ne vous le fait pas dire.

- Ah, ça, il était le plus grand d'entre nous tous.

- Peut-être voulez-vous parler à mon père ? ...

- Et ce charisme... Ce charisme !

- Comment vouliez-vous lui résister ?

- ... Non ? Il pourrait vous mieux vous renseigner, je pense.

- Je l'ai jalousé dès la première minute.

- Quand il me parlait corn-flakes, c'était comme si l'univers arrêtait son expansion.

- Je crois que papa fait un bowling. Vous le trouverez sûrement là-bas.

- Sa blague des belges qui font du ski résonne encore en moi comme un écho d'enchantement.

- Il était le père, le frère et la soeur que nous n'avions plus.

- Même ses gâteaux secs sentaient bon le bonheur.

- Bon, allez, moi je me casse. Vous m'avez soulée.

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- C'est bon, j'ai retrouvé mon slip, il était derrière la quille numéro 6.

- Derrick, bordel, revenez !

- Ouais attendIUHUAO saloperie de rhumatismes ! J'arrive ! Quoi ?

- J'ai r...

- Quoi ?? Qu'y a-t-il ??

- ..encont...

- QQUOI??? RENCONTREZ QUI ?? TELL ME WHAT !!

- Mais laissez moi finir ma phrase, merde !

- Excusez-moi, j'ai surjoué mon personnage. Cela ne se reproduira plus.

- J'ai rencontré le père de la jeune fille.

- Quelle jeune fille ?

- Celle de la photo précédente.

- Ah ok. Et donc ?

- C'est Bernard Montiel.

- Bernard Montiel ? Myblack passait chez vacances chez Bernard Montiel ?

- Apparemment.

- Wow. Je comprends qu'il n'en ait jamais parlé à personne... Bernard Montiel... la honte...

- En tout cas, celui-ci m'a parlé d'un autre type avec une écharpe autour du cou.

- Un socialiste, donc.

- Oui, un socialiste. Un socialiste qui a des infos à nous passer.

- Bordel, mais qui a fait le scénario de cette enquête ? Ils ont tous un truc à nous passer ou quoi ? C'est le 5ème intervenant qui soit-disant à des révélations capitales à nous faire, ça commence vraiment à me ca...

- Calmez-vous, Derrick, votre coeur.

- ...sser les couilles et merde je l'ai dit.

- C'est malin. On va être interdit de diffusion par France 3, avec ce gros mot.

- Oh, c'est juste une expression familière. C'est pas comme si j'aurais dit "bite".

- Vous l'avez dit.

- Et merde.

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- Et donc, selon vous, Myblack n'est pas mort ?

- Ah c'est déjà à moi ?

- Bah c'est vous le socialiste, non ?

- Oui, oui. Non mais d'accord, ok, c'est parti.

- Je refais ma réplique ?

- Oui.

Et donc, selon vous, Myblack n'est pas mort ?

- Je l'affirme haut et fort : il ne l'est pas ! Une fois rentré chez lui, il a surfé sur le net pendant 5 heures, comme d'habitude, puis est parti se coucher. Seulement, le lendemain matin, il n'était plus dans son lit.

- Plus dans son lit ?

- Plus dans son lit.

- Plus dans son lit. Hum...

- Oui, plus dans son lit.

- C'est bon, on a compris, je crois. Mais comment le savez-vous ?

- Je l'espionnais.

- Comment ??

- Oui. Je l'espionnais. Je m'étais caché dans une de ses canettes vides : parmi le gigantesque monticule, j'étais invisible. Je voulais découvrir son secret, le secret de son humour.

- Comme je vous comprends... Et alors ?

- Et alors, donc, il n'est pas mort, mais...

- Non mais on s'en fout de ça ! Le secret de son humour, c'est quoi ???

- Ah, bah aucune idée. Mes recherches ont toutes été vaines.

- Et merde. Bon, tant pis. Alors, comme ça, le lendemain, il s'était volatilisé ?

- Oui. J'ai tout notifié sur cette feuille. Tenez. Euh, pour la tâche, c'est du nutella, j'ai pas réussi à la faire disparaître.

- Même avec Le Chat Machine ?

- Le nouveau Le Chat Machine ? Avec les agents désincrustants ?

- Ouais. Avec les agents désinscrustants. Ceux qui sont planqués. Les agents secrets désincrustants, quoi.

- Pas mal.

- Merci. J'ai déjà fait mieux.

- Prenez cette feuille, et suivez les inscriptions.

- Qui êtes-vous pour me parler sur ce ton ?

- Pardon ? Je ne parlais sur aucun ton, vraiment je suis confus, je...

- Je déconnais. Allez, file la moi ta feuille, qu'on s'en finisse, j'en ai marre de montrer du doigt sans aucune raison.

- Attention ! Voilà Bernard Montiel !!

- Hein ? Ou ça ?

- Là ! Merde !

- Putain de bordel de mer...

- Il vient de me voler la feuille !

- Ordure ! Reviens-ici !

- Rattrapez-le !!!

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- Rends toi, Montiel, tu es fait comme un rat !

- Vous l'avez pas trouvé bidon, cette course-poursuite ?

- N'essaye pas de me distraire, je suis un professionnel : j'ai vu tous les films de Belmondo.

- Non mais on a rien vu. Le coup où j'arrive pour voler la feuille, en toute fin, uniquement pour...

- Chut... Tu perds ton temps.

- En plus, je m'en contrefous de cette feuille, moi. J'passais juste dans l'coin.

- Bon sang mais tais toi...

- Non parce que si c'est pour se faire buter à cause d'une feuille à carreaux, ça vaut vraiment pas le coup. Moi j'dis ça, j'dis rien, hein, après tout vous...

- BORDEL MAIS TU VA LA FERMER, TA GRANDE GUEULE ? ALLEZ, PRENDS TOI CA, VERMINE CAPITALISTE !

[Pan ! Pan !]

- Que Vidéo Gag ait ton âme.

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  - Et finalement, après moult péripéties, les indications écrites sur cette feuille m'ont amené à vous. Passionnant, n'est-ce pas ?

- Non.

- Ah. Et donc, cette cassette va me dire le secret de la mystérieuse disparition de Myblack ? Me dévoiler où il se trouve actuellement, si jamais il est encore vivant ?

- Ouais. Enfin j'crois.

- Vous croyez ? Comment ça, vous croyez ?

- Disons que je pense avoir effacé les preuves, l'autre jour, en voulant enregistrer un film avec Clara Morgane. Alors par moment ça saute, les images sont pas nettes, mais bon vous verrez, hein.

- En tout cas merci, frérot.

- C'est con, fallait me le dire que tu cherchais des renseignements sur cette affaire. Je te l'aurais donné, moi, cette cassette. Ca nous aurait épargné deux articles et des litres de dialogues incohérents.

- Ouais. J'ai pas osé, en fait. Bon, on se voit demain, chez mémé. @+

- Bye ^^

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- Après visionnage de la vidéo, j'ai enfin pu boucler cette enquête. Ma première réussie en 36 ans de carrière. Je serais à Francfort dans deux jours, pour le procès du Professeur Whitman. Je compte bien y révéler à la foule incrédule le produit de mon labeur : la vérité n'a pas de prix, moins mes honoraires, évidemment.

Tremble, Whitman, j'arrive.

par Raymond Bounaffou publié dans : Restes du frigo
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Mardi 20 février 2007

 

Raymond Bounaffou était hier soir à "J'ai une question à vous poser", l'émission de PPD, qui recevait Ségolène Royal. Le président du Mouvement Neutre a, selon les termes du service d'ordre, "foutu sa merde".

Pensant être invité, Bounaffou s'était présenté dès 18 heures sur le plateau, puis a commencé à coller des affiches sur le visage de Patrick Poivre d'Arvor. Le journaliste lui a calmement demandé de s'asseoir dans le public, afin d'y regarder la prestation de la candidature socialiste. Déçu, Bounaffou est parti dans les toilettes pisser à côté de la cuvette, par rumination. Puis, il a tenté de s'incruster dans le local maquillage de la 1ère dame du PS, histoire de la chatouiller gratuitement. Malheureusement, il s'est trompé d'étage et a atterri en plein enregistrement d"A Prendre ou à Laisser" - dont il a remporté les 500 000 euros, par inadvertance, en les volant dans le coffre-fort.

A 21 heures, l'émission a commencé : Raymond Bounaffou, finalement installé dans un fauteuil de la 7ème rangée, a brusquement coupé la parole au premier intervenant, un chauve. "De quel droit ce chauve ose-t-il intervenir ??", s'est écrié le leader neutre, en pelotant une pièce de monnaie. "Qu'il laisse les honnêtes citoyens tranquille ! Et je suis sûr qu'il est prof de math !", a-t-il enchéri. "Exact, je suis prof de math, mais comment le...", a tenté d'expliquer le malheureux chauve, avant de voir Bounaffou se jeter sur lui, coups de poings en avant. PPD, en professionnel, a rapidement rétabli la situation en lançant un reportage sans le moindre intérêt tourné par un apprenti journaliste.

Peu après, un handicapé s'est mis à pleurer, touché par les paroles de la brune aux cheveux longs. "Il bluff, a hurlé Bounaffou, il bluff"! Madame Royal s'est approchée de l'invalide, alors que Bounaffou gueulait : "Marianne, à la limite... Présidente, non!". En touchant l'épaule du gémissant, un éclair de lumière a jailli du sol : incroyablement, l'handicapé a retrouvé l'usage de ses jambes. "Je marche ! Je marche", disait-il. Le public, en larmes, applaudissait : Soubirou est retournée s'asseoir, sourire aux lèvres, alors que Bounaffou faisait des claquements de dents avec sa bouche, pour détourner l'attention.

Au bout d'une dizaine de questions toutes aussi fadasses les unes que les autres, Raymond Bounaffou a empoigné avec vigueur un micro volubile qui campait sur un accoudoir : "Je vous entends parler d'économie, d'éducation, de culture, d'emploi, mais pas un mot sur le sujet qui intéresse le plus les français. Omerta politique ? Sujet tabou ? Madame Royal, je ne suis pas un homme de compromis. Alors, haut et fort, je vous pose cette question : etes-vous numismate ?" Silence dans le public. La Ségolène lui a demandé de reposer sa question, de la préciser. "Souhaitez-vous faire de la France un pays numismate ? LE pays numismate de référence ??? En êtes-vous capable, madame Royal ?? En êtes-vous capable??", s'est-il emporté, bondissant hors de son siège, en lançant des graines de tournesol. "Répondez-moi !!! Répond-moi, bourgeoise !! Bourgeoise !!", a répété Bounaffou, avant d'être interpellé en direct par le service de sécurité de TF1.

Ayant repris ses esprits, il fut autorisé à regagner l'assemblée une vingtaine de minutes plus tard. Hélas, la voix de crécelle de sa rivale aux présidentielles le mettait hors de ses gongs. Sur la question du SMIC à 1500 euros, au moment où elle commença à répondre, Raymond Bounaffou se met à rire à gorges déployées, sans entraîner la moindre réaction. Sur le financement de son programme, Ségolène Royal a tenté d'éluder la question. Peine perdue, puisque Bounaffou l'a invectivé d'un surprenant "Ridicule ! Vous n'êtes qu'une comptable", qui a troublé les spectateurs. "Calmez-vous, bon sang, a crié le journaliste dégarni, calmez-vous !! Mais qui êtes-vous, bordel ?? Qu'on sorte du plateau ce connard !" Des militants du Mouvement Neutre (Nico, Jean-Claude Darcheville, Flo) se sont alors rués sur PPD et sur Ségolène Royal, traînée par les cheveux dans un coin obscur par l'Oncle Dick, et Kolia, le futur premier ministre, a pris le contrôle de la réalisation : les caméramans, judicieusement bâillonnés et attachés, se sont joint au mouvement.

" Bonsoir à tous, amis numismates!", a clamé Bounaffou, alors que les gens tentaient vainement d'échapper à la bagarre entre le service d'ordre et les militants du parti. Jean-Claude Darcheville, malgré plusieurs bras de fer remportés avec brio, dut s'incliner face à une charge héroïque de dix-sept vigiles. L'handicapée qui avait été touché par Ségolène Royal a commencé par mouliner les bras : il s'est immédiatement fait casser la gueule. La publicité a alors retenti, sonnant le glas du discours Bounaffesque et de l'émission. L'armée de terre, tanks en bandoulières, a mit un terme aux combats, vers 22 heures 37, sans retrouver la trace de Ségolène Royal - si ce n'est une petite culotte rose.

Raymond Bounaffou, actuellement en garde à vue, sera libéré d'ici deux jours.

par Le Mouvement Neutre publié dans : Politique
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Dimanche 18 février 2007

 

 Numismates, numismates, numismates,

A l'heure où ce blog traverse une crise sans précédent, tenaillé par la critique des lecteurs et l'intransigeance du Professeur Whitman, je me devais d'intervenir, moi, Raymond Bounaffou.

La mort de Myblack m'a profondément attristé, mais également surpris : pourquoi partir si tôt, alors qu'il était en train de séduire une camarade de classe ? Pourquoi quitter ce monde absurde, lui qui aimait tant l'absurde ? Pourquoi fuir son appartement quand des lasagnes restaient encore dans son frigo ? Tout cela est incompréhensible, et c'est pour ça que j'ai engagé un homme de confiance pour mener l'enquête sur la disparition de notre gourou.

Le Professeur Whitman ignore tout de cette investigation et de cet article. Il est actuellement à Francfort pour son procès l'opposant à deux lectrices, ce qui permet cette ingérence destinée à éclaircir les zones d'ombres qui noircissent la vérité. Mon homme de confiance est un as. Son expérience dans le domaine des crimes non-élucidés nous sera, je l'espère, d'un grand secours. Je lui laisse la place, en espérant que le Professeur Whitman ne remarque rien.

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 -Bonjour madame. Veuillez nous laissez-nous entrer, nous sommes de la police.

- Montrez-moi votre papier... Hé mais attendez, il s'agit d'un coupon de réduction pour des pâtes aux oeufs ! En quoi cela vous autorise-t-il à pénétrer chez moi ?

- Merde, j'ai pas pris la bonne carte, inspecteur.

- Si c'est pour me vendre des encyclopédies ou des bouquins de Laurent Ruquier, cassez-vous ! Ou j'appelle les flics !

- Ecoutez Madame, nous voudrions interroger votre fille, au sujet de la mort de Myblack... Selon des sources françaises, elle aurait côtoyé Myblack peu avant sa disparition brutale. Cela serait-il possible de la rencontrer ?

- Elle mange de l'herbe dans le jardin. Vous pouvez aller lui parler, si vous n'avez rien de mieux à faire. Mais... votre visage ne m'est pas indifférent... Et cette cravate... Vous ne seriez-pas...

- Si, c'est bien moi, le seul, l'extraordinaire, l'uniqu...

- Thierry Beccaro, de Motus !! Mais que faites-vous là ? Oh, si vous saviez, j'ai tout vos disques, monsieur Beccaro, je... 

- Au revoir madame, merci de votre coopération.

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- Alors comme ça, vous connaissiez Myblack ?

- J'étais l'une de ces camarades de classes, effectivement.

- Vous étiez très intime, tous les deux ?

- Disons qu'il tentait de me séduire depuis maintenant 4 mois et que, malgré un charme évident, je refusais de céder à ses avances. Quand j'y repense... quelle erreur !

- Et ce sinistre jour de 1er Février, quand Myblack a disparu, avait-il tenté une approche ?

- Oh, comme tous les jours. Il m'avait proposé un concours de brouette. Vous savez, on attrape l'autre par les jambes qui doit faire la brouette avec ses mains.

- Oui, je vois...

- J'ai prétexté un cours de yoga, il a insisté deux fois, et après trois autre refus il a finalement lâché prise. On s'est alors dit au revoir, puis il est parti de l'école dans le mutisme le plus total, en ne parlant à personne, évitant le moindre regard.

- Et ça ne vous a pas inquiété ?

- Oh non, il se comporte toujours ainsi.

- D'accord. Si vous voulez de l'aide pour franchir cet escalier... Je vois que vous êtes en chaise roulante...

- Ne vous en faites pas pour moi, je ne suis pas handicapée, c'est juste un "genre" que je me donne pour trouver des places de parkings.

- Très bien. Et sinon, vous êtes célibataire ?

- Pardon ?

- Je demandais si vous étiez célibataire.

- En quoi cela vous regarde-t-il ?

- Euh... je... c'est pour l'enquête. Ouais. Pour l'enquête.

- Je ne coucherais pas avec vous, si c'est ça que vous voulez savoir.

- Elles disent toujours ça au début, et ensuite, une fois que le charme agit, une fois que la sensualité s'installe, une fois que je déboutonne ma...

- Inutile d'insister, je serais inflexible.

- Soit. Pas de problème. Mais que faisiez-vous dans la nuit du 26 Septembre 1994 au 14 Décembre 2002 ?

- Dans la... Euh... Je ne sais plus trop, à vrai dire...

- Veuillez immédiatement me suivre en poste. Vous êtes en état d'arrestation, mademoiselle.

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- C'est troublant, inspecteur, vous paraissez plus jeune que sur la photo précédente.

- Vraiment ? Sans doute un effet de lumière.

- Magie du direct...

- Cela provient sûrement de ces pilules que je prends contre le mal de mer.

- Tout s'explique. Et alors cet interrogatoire avec l'invalide, ca a donné quoi ?

- Que dalle. Elle a refusé de céder à mes avances. Si tu veux mon avis, elle est frigide.

- Mais concernant l'enquête ? Elle a t-elle évoqué le nom d'éventuels complices ?

- J'en sais rien, elle arrêtait pas de crier. Impossible de la faire taire. Et elle mord, en plus !

- Bon sang... Nous sommes coincé...

- Non, t'en fais pas. On n'a qu'à attendre la prochaine photo, on verra bien ce qu'il se passe ensuite.

- Pas con ! Bravo Derrick !

- Aucun mérite : j'ai lu le scénario avant de venir.

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- Alors comme ça, vous êtes numismate ?

- Pardon ? Non, non, mais attendez où suis-je ? Que fais-je dans un commissariat ?

- Ne changez pas de sujet ! Nous savons que vous connaissiez Myblack ! Ne niez pas !

- Myblack ? LE Myblack ? Celui qui illuminait mes jours à chacun de ses mots, celui qui séduisait mes zygomatiques à coup de bons mots soigneusement préparés avec amour ? Celui qui me rendait fou d'allégresse ?

- Je crois qu'il bluff, Derrick.

- Possible. Quand l'avez-vous vu croisé pour la dernière fois ?

- Au rayon fromage de chez Monoprix. Il tâtait un Saint-Nectare en sifflotant du Michel Jonasz.

- Sûrement une phrase codée...

- Du Michel Jonasz... Je cherche la contrepètrie mais...

- Pardon ?

Tant pis, nous allons devoir vous abattre d'une balle en pleine tête.

- Ah ah ! Je m'en fous, ce n'est qu'un article de blog ! Vous ne me tuerez jamais !

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- Dire qu'il se pensait invincible... Quel con !

- Heure du décès : 15 heures 72. Au 4ème top, il sera l'heure d'aller goûter.

- Alors toubib, quelle heure est-il ?

- Je viens de le dire.

- Non mais j'ai sauté une réplique, en fait, j'aurais du la dire avant.

- Ah. C'est fâcheux. De quoi cet homme est-il décédé ?

- Difficile à dire.

- Oui, très difficile. D'ailleurs nous ne le diront pas, c'est vraiment trop difficile.

- D'après ce trou en plein milieu du crâne, il semble avoir été transpercé par quelque chose... Hum... Une spatule à raclette, je dirais... Quoique, la largeur de l'orifice est trop faible...

- Peut-être avait-il simplement de la migraine.

- Ouais.

- Cela m'étonnerait beaucoup, j'aurais retrouvé un sachet de Doliprane dans sa poche de veste. J'espère que sa mort n'a pas de rapport avec celle de Myblack ?

- Si ! Mais comment savez-vous ça ! C'est incroyable ! Quelle coïncidence, justement nous...

- Moi aussi j'ai lu le scénario. Je suis un figurant destiné à faire avancer l'enquête.

- Ah, parfait. Et donc ?

- Je connais un homme qui a assisté au meurtre de Myblack. Il saura vous en dire davantage, j'ai oublié la fin de ma réplique.

- Lamentable... Même Clovis Cornillac aurait fait mieux...

- Vous êtes odieux !

- Allons-y, Derrick, les lecteurs commençent à s'impatienter.

- A la menthe.

- Quoi ?

- Non, oubliez. C'était de l'impro.

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- Dansez-vous le cha-cha-cha ?

- Non, mon père est osthéopate.

- Désolé, je l'ignorais.

- Moi aussi, je vient seulement de l'apprendre.

- Qu'il est osthéopate ?

- Non, que j'ai un père.

- Derrick, et si on lui parlait de Myblack ?

- De Myblack ? Ah oui, de Myblack. Bonne idée. Selon une source fiable que nous connaissons à peine, vous auriez assisté au meurtre de Myblack. Est-ce véridique ?

- Ah non, pas du tout.

- Vraiment ? Ce n'est pas le cas ?

- Hein ? Ah, si, si pardon. Oui, j'ai tout vu, ce soir-là.

- Mais vous venez de nous dire que vous n'aviez pas assisté au meurtre...

- Non mais c'est le mot véridique que j'avais pas compris, en fait, c'était pour ça.

- Très bien. Et alors, qu'avez-vous donc vu ce soir-là ?

-  Rien.

- Non mais allez sérieux.

- Rien.

- Ecoutez, si c'est parce que je ressemble à Thierry Beccaro que vous vous foutez de moi, c'est vraiment pas très sympa. Je mérite le respect, comme tout être humain.

- Il ne s'est rien passé, ce soir-là. Myblack n'a pas été abattu, contrairement à ce qu'affirme le dessin funeste. Il se promenait près du mur, en baissant la tête, dans son style si caractéristique, mais aucun agent du KGB ne l'a assassiné. Il est simplement remonté dans sa résidence, comme tous les autres soirs, tu vois. Genre no problem les gars me voilà. It's ok. Je suis vivant, tranquille, quoi. Genre O-bla-di O-bla-da. La-la-la personne ne m'a tué, tout va bien, bloup-bloup je...

- Vous avez conscience que vous êtes particulièrement lourd ?

- Oui, je sais. Et j'en ai honte.

- Cette sincérité me touche... Souhaitez-vous m'épouser ?

- On va y aller, inspecteur, il se fait tard. Je vous avais prévenu de ne pas reprendre un second cocktail à la noix de coco, pourtant.

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( A suivre )

par Raymond Bounaffou publié dans : Restes du frigo
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