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Revue de presse

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" Le meilleur site d'humour du web " - Guy Birenbaum (8.10.2007)
" Et dire que ce génie recherche un stage en presse écrite !"  - Guy Birenbaum (24.11.2007)
" Non, pas maintenant Myblack, j'ai la migraine" - Guy Birenbaum (21.12.2007)

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Jeudi 1 février 2007

 

C'est à ma grande surprise que je viens d'apprendre l'annonce de ma mort :

 

 

Ainsi disparaît l'un des plus talentueux numismates de sa génération. Après avoir échappé à plusieurs attentats - culinaires, comptables, esthétiques - Myblack n'a rien pu faire pour éviter la fourberie d'un destin farceur, dissimulé sous les traits d'un dessin implacable.

C'est l'ensemble des créateurs de ce Blog qui est en deuil. Déjà, les messages de tristesses affluent de toutes parts, de Raymond Bounaffou à Jean-Michel Lapoisse. Les larmes coulent dans l'évier, les meubles se découvrent orphelin et la télévision dérive, délaissée par sa boussole. Cet homme si mystérieux a marqué une époque viciée par l'avènement de la télé-réalité et la fin du club Dorothée. Le Blog de Myblack s'associe à ce décès et présente ses plus sincères condoléances à soi-même.

Comme l'usage l'exige - à répéter 20 fois de suite pour les dyslexiques qui lisent ces lignes - voici un résumé condensé d'une vie pleine de rebondissements peu mouvementés et d'anecdotes moyennement savoureuses :

 Nécrologie de Myblack

Ses origines

Myblack naît en Juin 1984 en plein France-Belgique, entre le 3ème et 4ème buts tricolore. D'abord très influencé par les textes de Guy Montagné, il se recentre à l'âge de six mois sur les écrits liturgiques de Coluche et de Pierre Desproges. Il passe les premières années de sa vie à documenter sur l'univers, collectant toute une somme d'informations sur la vie courante : il apprend à 1 an que le père noël est un imposteur, à 15 mois que la petite souris n'est qu'un concept et à 2 ans que Valéry Giscard d'Estaing n'a jamais existé. Ce n'est que vers 5 ans et demie qu'il se décide à marcher, pour faire plaisir à ses modestes parents qui l'élèvent tant bien que mal.

Son enfance

D'abord excellent élève - premier de la classe en CP, CE1 et CE2 -, il comprend progressivement l'inutilité du travail et choisit de mener une vie d'homme de l'ombre, entre le radiateur et les bavardages. La plupart de ses professeurs ignorent alors son visage, et le surnomme "vous, là-bas au fond, avec le pull rouge", pseudonyme qui le suivra jusqu'en 5ème.

Simultanément, il suit des études en "Histoire des coupes du monde de Football" (probablement conditionnées par sa naissance) tout en se moquant des bonnes soeurs qui pavoisent dans la cour de son école. Un jour, l'une d'entre-elles - Hélène - s'en plaint au directeur : violemment réprimandé, Myblack en gardera toute sa vie un profond méprit pour la religion et l'autorité.

 La funeste Soeur Hélène, heureusement décédée en Mai 2004 des suites d'une tumeur au cerveau.

Son parcours scolaire

Au collège, il découvre avec horreur les cours de physique et l'adolescence tumultueuse de ses camarades. Plongé dans un monde qu'il ne comprend pas, il est alors obligé pour survivre de dépecer une vingtaine d'élèves par années, généralement les filles trop maquillées ou les rebelles qui muent. Il se lie d'amitié avec un philosophe bouddhiste (dont l'enseignement consistait essentiellement à rester assis sous le préau en attendant la fin de la récré). Ensemble, ils comptent les feuilles ou évitent de marcher sur les lignes des carrelages, en ne sachant pas pourquoi.

L'année 1997 est décisive : il crucifie un prof de technologie puis devient un des fers de lance des collectionneurs de POG. Il rachète à prix d'or les pièces les plus recherchées, pour les revendre six fois leurs prix. Un réseau est alors constitué, des succursales aux quatre points cardinaux de la cour sont établies qui permettent à Myblack de devenir, l'espace de quelques mois, l'un des plus influents apparatchiks de son collège.

 La cour de son collège. Myblack y avait enterré deux professeurs de mathématique.

Au lycée, il tente un régime alimentaire équilibré mais l'abandonne rapidement, au bout d'une heure. Une période de sa vie teintée d'obscurité commence alors : les cours d'italien sont prétextes à des sempiternelles parties de morpion, ceux de mathématique à des mutilations intellectuels et le mardi 16 Février il loupe le bus, ce qui l'oblige à parcourir seul, dans un climat doux et tempéré, les 200 mètres qui le séparent du lycée. Contre toute attente, il abandonne la lutte gréco-romaine et choisit d'effectuer une terminale STT compta-gestion, en ne sachant pas pourquoi.

Il profite de l'année 2002 pour devenir le meilleur joueur du monde sur Age of Empire 1 : sous les nicks de Hoho, de Gzdir ou de Cam_Myblack, il sème la terreur sur les écrans de ses ennemis et acquiert une renommée et un charisme analogue à celui d'Alain Delon quand il va au Japon. Il humilie 49 fois consécutivement Jean-Claude Darcheville en duel, écrase COY en moins de 8 minutes et, se faisait passer pour un anachorète newbie, il vient à bout du redoutable Nain_Pact.

La veille du bac, il décide de réviser 30 minutes, au cas où : il obtient le diplome avec mention assez bien (pour 0,01 point), puis décide de continuer la comptabilité, sans savoir pourquoi.

Le BTS de Comptabilité

Rare sont les témoins encore en vie se souvenant d'avoir croisé Myblack à cette période de sa vie. Fuyant les cours de comptabilité qu'il déteste, il aurait entrepris plusieurs voyages initiatiques devant, selon lui, "le mener jusqu'à la vérité". Est-il allé au Tibet rencontrer le lama, comme le prétendent certains ? S'est-il égaré en Amazonie pour tailler bavette à Raoni ? A-t-il visité les coins branchés du New Jersey, comme l'affirme Jean-Claude Darcheville - un des lecteurs de son blog ? Ou bien simplement s'est-il contenté de zoner autour des ruelles de sa maison, comme le pensent ces parents ? Nul ne le sait. Quoi qu'il en soit, après 8 mois d'errance, il effectue un come-back tonitruant dans la cour de son lycée, où personne ne le reconnaît. Déguisé en indien, il va voir la directrice et lui assène un direct du gauche, puis séquestre ses furtifs collègues de promotion avec divers outils de jardinages. Il hésite à s'engager dans les troupes télévisuelles de Laurent Ruquier mais, heureusement, la raison le rappelle à lui et Myblack s'inscrit alors en fac d'histoire, sans savoir pourquoi.

Les années Fac

Libéré du carcan comptable, il se remet à parler à un être humain, pour la première fois depuis deux ans et demie. Quelquefois, il mange au Flunch, et y oublie sa carte d'étudiant. Devant l'austérité des cours d'histoire médiévale et l'incompétence des secrétaires de l'université, il mène une vie partagée entre grasse matinée sur les bancs de l'amphi, sieste récupératrice en séance de TD et repos régénérateur chez lui. Il consacre sa deuxième année à l'étude des livres anciens de la bibliothèque, en partie parce qu'il a réperé une fille qui les empruntent. Après 8 mois de repérages et de phrases répétées dans sa tête, il se décide enfin à s'assoir à sa table : mais nous sommes alors en Juillet, et Myblack est seul dans la bibliothèque.

 Début Août, Myblack trouve un job de superhéros à mi-temps, lui permettant d'assouvir temporairement sa passion pour les légumes et les costumes ridicules.

 

Sa troisième année est entièrement consacrée à la mise en pratique des préceptes acquis :

- se promener dans le rayon fruits et légumes du supermarché voisin pour rigoler devant les ananas et les aubergines.

- rester assis sur un banc du parc jouxtant la fac pour y mater les passantes - en les notant sur 20.

- jouer à Pro Evolution Soccer 4.

Finalement, il obtient sa licence d'histoire, sans savoir pourquoi, puis, après avoir un tant hésité à devenir mascotte officiel du Clermont-Foot, il s'inscrit dans une école de bibliothécaires-documentalistes, sans savoir pourquoi.

La descente en enfer

Il débarque à Paris plein d'illusions désuètes, désireux d'y rencontrer l'amour, la gloire et Régis Laspalès. Il bivouaque dans un studio lilliputien, se préparant à ses futures études qu'il espère constructives et enrichissantes. Au bout d'une semaine, il comprend s'être trompé d'orientation.

Myblack poursuit néanmoins les cours pour tenter de séduire une camarade de classe qui refuse de céder à ses avances, tout en se perdant six fois dans le métro en moins d'un mois. Il entame alors ce blog en y pensant trouver paix de l'âme et contemplation : hélas, il est rapidement jalousé par les autres bloggeurs du web, qui décident à l'unisson de formenter un coup d'état. Le lundi 22 Janvier 2007, en rentrant d'une séance d'épilation nasale, il est sauvagement abattu par un agent du KGB tchadien. Une semaine après, il apprend sa mort en parcourant le blog de cet agent, et rédige son autohagiographie, laissant derrière lui boîtes de conserves, télécommande et manettes de jeux vidéos.

   

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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Mardi 30 janvier 2007

 

Habillé en Kickers, pointure 22, couche-culotte en évidence, il a triomphé de 63 concurrents pour s'offrir le titre de champion du monde d'échec. Agé d'un an à peine, Raynard Pletzel  - c'est son nom - était clairement la grosse cote de ces championnats de Grenoble : il n'avait pour ainsi dire jamais entrevu un échiquier avant l'ouverture des hostilités, et ignorait tout des pièces, des règles, ce qui ne l'a pas empêché de s'imposer en finale contre le russe Alexandr Scherkov (surnommé "le grizzly du lac Baïkal).

 Après avoir profité en 32ème de finale de l'abandon par gastro-entérite du suisse Michel Vaunien ("le cygne du Lac Léman") et de la suspension pour dopage inopinée du Canadien Johnny Gregg ("la truite du Lac Majeur"), il n'a pas tremblé en 1/8ème contre l'épouvantail péruvien Izala Araes ("le caniche nain du Lac Titicaca"). Son jeu plein d'imprévu et de déplacement invraisemblable a eu raison du sud-américain affilié FO. Durant ce match, Raynard Pletzel a eu de l'audace, de l'audace, toujours de l'audace : ses déplacements latéraux de pions sur 7 cases et sa manière si cavalière d'avaler les cavaliers adverses ont montré à quel point il possédait un sens tactique novateur - ainsi qu'un estomac en béton.

En 1/4, opposé à l'Irlandais Mitchell Sardow ("le bouquetin du Connémara"), sa précocité, associée à une odeur nauséabonde émanant de sa Pampers, a mis à mal les nerfs de son adversaire. On a encore en mémoire l'évanouissement soudain du valeureux celte, qui ne s'attendait pas à une telle manoeuvre.

 La 1/2 finale constitua le point d'orgue de son parcours : quel retournement de situation quand, acculé en défense, ne lui restant qu'un roi et 2 pions, il eut un retour de biberon en plein sur l'échiquier : l'arbitre, en vertu du réglement, dû refaire la partie. Le français Bernadette-Sylvain Morvaron ("la coquille Saint-Jacques du marais poitevin"), ne supporta pas cette décision et insulta le corps arbitral : regrettable bourde, puisqu'il fut immédiatement disqualifié et extradé en Nouvelle-Zemble.

Puis vint la finale. Public en liesse, acquis à la cause du nourrisson édenté, banderoles de fan habillant le gymnase, Nelson Monfort. Tension à son comble, comme l'était le gradin dauphinois. Il ne pouvait pas l'emporter. Inexpérimenté, baveux, pleurnichard, Alexandr Scherkov allait l'écraser. C'était sans compter sur la valeur du jeu produit par Raynard Pletzel  qui, d'emblée, décida d'avancer un pion sur la reine adverse. Désorienté, le russe répliqua timidement, avant de voir surgir sur son visage tout le poids du talent de son jeune opposant : un seau en plastique pour faire des pâtées, plus précisément. Assomé, Scherkov perdit ses réflexes. Les assauts du bambin s'intensifiaient. Les senteurs de la victoire se firent plus forte, aussi fortes que celles de sa couche ; il se montrait imperturbable. Il ne lui fallut que 11 minutes pour remporter la bataille et s'adjuger un titre de champion du monde plus que mérité.

Avec ce succès, le sport entre dans une nouvelle ère : Chelsea aurait acheté pour 4 millions d'euros un bébé de 2 mois qui s'annonce déjà prometteur, et les Spurs de San Antonio s'apprête à drafter un spermatozoïde de Michael Jordan, annoncé comme "la futur grande star des années 2025".

 

par Myblack publié dans : Sport
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Lundi 29 janvier 2007

 

Jiglotte

Le Jiglotte est un petit insecte de la famille des scarabéoïdés, vivant dans l'Est du Mozambique. De couleur noire, il se nourrit exclusivement des blagues drôles de Laurent Ruquier. Le Jiglotte, selon les dernières estimations, aurait totalement disparu de la surface du globe.

 

Il ne faut pas le confondre avec l'Haroumu, ce petit oiseau des montagnes landaises qui survit en écoutant des chansons de Chimène Badi. Un oiseau fort laid, au demeurant.",

D'après Jules Pierteau, naturaliste sur Chérie FM.

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Siniphare

Adjectif désignant toute personne possédant la faculté de se transformer en porte-savon.

"On dénombre entre 600 et 800 siniphares sur Terre, la plupart dans la banlieue Sud de Chicago, pour des raisons que la communauté scientifique ignore. Le siniphrare est un être comme les autres. Bien sûr, oui, il peut se transformer en porte-savon, mais, à moins de vouloir épater la galerie lors d'un repas, il ne s'en sert jamais. Fait amusant : bon nombre de siniphares ont épousé des clopodophares (qui possèdent quant à eux la faculté de pouvoir se transformer en gel douche)."

Tiré du livre d'Eric-Françoise Naclaou : "Moustachus, Christine Bravo et autres anomalies humaines". 

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Dallus (363-411) 

Romain d'origine malgache né en Phénicie, Dallus fait ses études au collège Alaric II de Rome. Il y suit un enseignement théologique standard, entrecoupé de cours de technologie. Avec 10,6 de moyenne et comme appréciation générale "Peut mieux faire", il s'oriente vers un BTS de comptabilité gestion. A l'age de 19 ans, et constatant qu'a 2 semaines des épreuves il n'a encore rien révisé, il décide de devenir ermite. Sa carrière est lancée. Il passe alors 6 ans dans une grotte lugubre, à se nourrir de fougères, de figues et de chauve-souris. Le soir, il écoute du Gilbert Bécaud en se masturbant puis, progressivement, se met à peindre des os de poulets.

Il envisage de déprimer mais, par chance, il est accepté pour un stage de 4 semaines à Rome, chez des moines bénédictins. En trichant lors des partiels, il devient prêtre à 25 ans, tout en continuant d'écouter Gilbert Bécaud, ce qui ne manque pas d'agacer ses collègues de promotion. Quelques jours plus tard, en se rendant aux thermes, il se fait renverser par un yack. 

Il ressuscite la semaine suivante en affirmant, pendant son séjour dans l'au-delà, avoir aperçu Dieu. Il erre alors de village en village, multipliant les imitations de Raymond Barre et les tours de ventriloquie : il devient rapidement une icône de la chrétienté. L'église se cherchant un nouveau pape adjoint, Dallus s'inscrit et corrompt les membres du jury en leur offrant des images Panini : il accède ainsi au poste de sous-directeur de la religion catholique.

Nommé pape en 594 - ou en 857, selon les sources -, il mène une farouche bataille contre les hérétiques, tout en écoutant du Gilbert Bécaud. Il n'hésite pas à révolutionner les canons de l'Eglise en couchant avec des bonnes soeurs ou en jouant de l'argent au poker. On lui doit également l'invention du papier calque. Mais, faisant face aux hordes de contrôleurs des impôts venus du Moyen-Orient, soumis à de graves pressions politiques, il s'exile à Dunkerque en 606, où il est assassiné 4 ans plus tard par des végétariens castelroussins.

 Dallus en 439, gravure de la basilique Saint-Pierre. Il traversait à cette époque une terrible crise de spiritualité - et d'identité capillaire.

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Brutane

Sorte de grands panier en osier servant à transporter d'autres paniers en osier, plus petits.

 

L'autre jour au marché,
Je suis allé m'acheter
Des paniers en osiers.
Mais je n'ai pu les transporter
Mon brutane, j'avais oublié


Stéphane Mallarmé, "Confession au diable", Poésie de 1901.

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Erbok

Pilule contraceptive utilisée en Chine de 1972 à 1978 dont l'effet perdure pendant 5 ans. Mise en vente par le gouvernement communiste chinois qui menait à l'époque de drastiques politiques natalistes, elle avait comme effet secondaire de donner la diarrhée - également pendant une durée de 5 ans. Les statistiques de cette période étant soit brûlées, soit interdite d'accès, il est difficile de vérifier si l'erbok a réellement eut un rôle décisif dans la baisse de la natalité. Par contre, les travaux de divers scientifiques anglais ont démontré une hausse de 6000 % de la production de papiers hygiéniques et une augmentation de 30 000 % du nombre de toilettes publiques dans les grandes villes chinoises.

  Selon le Canard Enchaîné, Michèle-alliot Marie consommerait fréquemment de l'erbok.

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Farigoter

Action de se convertir à une religion qui n'existe pas.

"Il farigote depuis qu'il s'est converti à un pressoir à olives, mais il ne faut pas oublier le caractère magique de la foi qui envoûte nos sens", Monseigneur Gaillot, 2002, répondant à Marc-Olivier Fogiel, à propos de Clovis Cornillac (qui bavardait avec Pierre Richard).

 

 

 

 

 

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Mouchouare

Organe reproducteur femelle du décapsuleur.

 La sexualité chez le décapsuleur, un sujet encore tabou.

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Trubaliou

Grand miroir pour moche, qui ne reflète aucune image et qui justement permet de ne pas se voir. Un trubaliou est souvent un large rectangle de bois, mais il peut être aussi un miroir normal, si la personne qui le regarde est aveugle.

 

"Dans certaines plaines de la Suisse Romane, le Trubaliou est utilisé pour effrayer les animaux des alentours. Les habitants collent une image de la tête de Luc Besson sur le Trubaliou, provoquant ainsi la fuite des loups, sangliers ou des communistes"

Selon Henri-Chantal Calamou, prof de socio à la Sorbonne.

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Xiop

Danse folklorique uruguayenne, mélangeant la polka et le tango, tout en passant par la beuverie. Il faut être deux, se tenir par la moustache et crier "nuggets de poulet" toutes les 30 secondes. Cette danse ne regroupe que des femmes.

"Elles dansaient parfaitement le Xiop, quoique, cela manquait de grâce."

Tiré de "L'Uruguay, ma patrie", d'Eryl Bryton

 

par Myblack publié dans : Dictionnaire des Mots Inconnus
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Samedi 27 janvier 2007

 

No way to say shoehorn, le dernier album des Gumnha's Banana, est sorti ce matin dans l'effervescence absolue. Le groupe de rock australien dirigé de main de maître par Andrew Screwdriver comble ainsi l'attente de ses fans, qui guettaient depuis 2 ans leur grand retour.

Gumhna's Banana est un groupe de rock australien influencé par Nirvana et Metallica dont l'originalité réside sur l'absence totale de son, d'instruments et de chants dans les morceaux qu'ils composent. Basée sur le non-dit rythmique et le silence symphonique, la musique de Gumnha's Banana est un savant dosage d'éllipse mélodique et de suggestion auditive. Leurs concerts géants de 5 heures sans le moindre bruit ni murmure font de Gumnha's Banana l'un des groupes de rock les plus affluents d'Océanie, quoique difficile d'accès.

No way to say shoehorn renoue avec la grande tradition du groupe, à savoir le double album de 15 titres de 18 minutes chacun. L'opus s'ouvre sur un non-solo de basse suivi d'une absence de refrain qui n'est pas sans rappeller certains voyages en ascenseur en compagnie d'étrangers taciturnes. Vient ensuite Little ballad with a penguin, lancinante composition plein de charme et de calme, puis My father was a sponge, morceau plus rock, plus remuant, bien que totalement silencieux. Avec All i wanna do is leek, single phare de l'album, les Gumnha's Banana espère toucher un plus large public : la voix atone d'Andrew Screwdriver y fait merveille, et les choeurs totalement imperceptibles adjoignent à l'ensemble un sentiment de grâce, de maîtrise technique ; gageons que le succès sera au rendez-vous.

Si vous avez apprécié ces 4 premières chansons, le reste de l'album ne sera que plaisir et volupté - le reste de l'album étant parfaitement identique aux 4 premières chansons. L'avantage de No way to say shoehorn, par rapport à ses concurrents, c'est qu'il peut s'écouter simultanément avec les autres disques du groupe, se surposer à la justesse des accords manquants et à la sobriété des paroles. On annonce déjà plus de 80 000 exemplaires achetés - selon prévisions -, dont 70 000 par des sourds.

Note : 17/20

 

Les titres de l'album :

1: She does a poop

2: Little ballad with a penguin

3: My father was a sponge

4: All i wanna do is leek

5: Sex, drugs and Nelson Monfort

6: No way to say shoehorn

7: I just called to say gratin dauphinois

8: The man who sold Yvan le Bolloch

9: I can't stand the accountant

10: Just kill the clown

11: Do you do you Saint-Tropez ? (feat. Michel Galabru)

12: We aren't the 2B3

13: I need Laure Manadou's boobz

14: Oh my god, you're so wheelbarrow !

15: Hot cacao (reprise)

16: Titre non communiqué

17: Everybody is saltcellar

18: Saturday in a park with Didier Barbelivien

19: Oh-Ha-Oh, Saddam Hussein, listen my song for you

20: God Save Clovis Cornillac

21: Mushroom's omelet (1ère partie)

22: Mushroom's omelet (2ème partie)

23: Mushroom's omelet (3ème partie)

24: Mushroom's omelet (5ème partie)

25: Sunday Bloody Sunday (piqué à U2 sans leur accord)

26: She prefer the love in sea (titre traduit par Michel Drucker)

27: Me and R. Bounaffou

28: All i wanna do is leek (radio version)

29: All i wanna do is leek (Bob Sinclar remix)

30: All i wanna do is leek (Anne Sinclair remix)

par Myblack publié dans : Culture et Divertissement
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Vendredi 26 janvier 2007

 

Dans la famille "J'aurais mieux fait de la fermer", après le petit cousin Montebourg, je demande la mère : Ségolène Royal. La candide candidate socialiste vient une nouvelle fois de sortir une grosse connerie s'illustrer, par l'intermédiaire de l'imitateur Gérald Dahan. Rappelons que Dahan s'était déjà fait mousser en piégeant Domenech (se faisant passer pour Chirac) ou J-P Raffarin.

Ce coup-ci, Dahan, métamorphosé en premier ministre québécois Jean Charest, s'est tranquillement glissé jusqu'au téléphone de Ségolène Royal. Sans rien se douter, Mme Royal s'est alors confiée à l'oreille attentive de l'usurpateur, lui déclarant en substance "que les français ne seraient pas contre l'indépendance de la Corse". Puis, en bonne commère, elle a rajouté "Ne répétez pas ça, ça va encore faire un incident ce coup-là en France. C'est secret ça...», le tout dans une franche rigolade qui devrait effectivement bien amuser les éléphants du PS.

Est-ce Arthur qui écrit les textes de son spectacle ? A vrai dire je l'ignore, mais Ségolène Royal est vraiment impayable dans ce rôle de gaffeuse prête à saisir la moindre perche pour exploiter tout son potentiel humoristique !

Le Blog de Myblack aimerait tant se moquer d'autres candidats, de Sarkozy, de Bayrou, de Le Pen, mais on se nourrit avec ce que nous offre les puissants, et pour l'instant seul le frigo de Royal déborde de mets plus succulents à écouter les uns que les autres. 

Vous pouvez becter un extrait de cette nouvelle Ségolinade en cliquant ici. (mais attention à l'accent de la journaliste, il est assez violent).

par Myblack publié dans : Politique
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Jeudi 25 janvier 2007

 

 Ils étaient plus de 72, hier, à la salle des sports Jermaine Jackson de Châteauroux. Simples sympathisants, membres actifs, SDF venus chercher un peu de chaleur, journalistes s'étant trompés d'endroit : Raymond Bounaffou était attendu au tournant, et il n'a pas déçu. 

Ce meeting s'annonçait décisif pour le leader du Mouvement Neutre, candidat aux élections présidentielles de 2007. Venu présenter au cosmos impatient la nouvelle mouture de son programme, il a en profité pour gratifier le public d'un monologue poignant, symbole d'une démarche politique qu'il juge "sincère et numismate".

S'étant douché pour l'occasion, revêtu d'un shampoing à l'huile de jojoba qui a fait l'unanimité, Bounaffou a tout d'abord glissé sur son lacet avant, une fois en tribune, de remercier "les personnes qui se sont déplacées ce soir." Il a ensuite précisé "que ceux qui tenteront de toucher au buffet avant la fin de mon discours seront publiquement humiliés." La plupart des militants ont alors lâché leurs saucisses cocktails et sont retournés s'asseoir.

Malgré l'arrivée en sous-vêtements de Mickaël Youn - rapidement abattu par la sécurité -, Raymond Bounaffou n'a pas perdu son sang froid : commentant un récent sondage le créditant de 0,6 % d'intentions de vote, il a détourné l'attention en comparant Ségolène Royal "à une sorcière" et Nicolas Sarkozy "à un fils d'unijambiste", ce qui a beaucoup fait rire l'auditoire.

 "Ensemble, nous vaincrons peut être ! Je suis fin prêt à représenter tout ceux qui on en assez d'affronter sans relâche les plaies du quotidien, ces tartines beurrées qui tombent du mauvais côté, ces gens qui traversent au feu orange, ces digicodes cabalistiques que l'on fracassent à coup de chaussures pour rentrer ! Combattons l'incombattable ! Votez pour moi, même sans savoir pourquoi, mais votez ! Je suis l'homme qui séduira les français en cette année d'érection !", à-t-il clamé, en commettant un regrettable lapsus.

Ayant délaissé temporairement la scène à cause d'un imprévu urinaire, il a laissé la parole à son futur premier ministre Kolia, qui s'est alors lancé dans le récit de la blague de Toto qui va à la pêche. Devant l'abstinence prolongée du maître de cérémonie, les spectateurs, pour patienter, ont entonné l'hymne du parti (une version paillarde de "J'ai encore rêvé d'elle"). On a cru reconnaître Laurence Ferrari, dansant nue sur une table.

36 minutes plus tard, Raymond Bounaffou, remis d'une impromptue gastro, a enfin pu scander son programme passé sous chirurgie esthétique, dont l'intégralité est disponible sur son blog. Puis, après avoir rappelé que son parti se cherche actuellement un ministre de l'économie, il a entrepris une allocation vibrante et émouvante, malgré les multiples bégayements qui l'ont émaillée. Nous avons choisi de vous la retranscrire, en déclinant toutes responsabilités.

 

Numismates, numismates, numismates

C'est un grand soir pour notre parti et un grand soir pour moi. L'émotion me submerge et déjà je mouille, face au challenge qui se dresse devant mes coudes tremblants. Le Mouvement Neutre m'a fait confiance, sans savoir qui j'étais, par simple amour de la numismatique. Notre combat est maintenant lié à jamais, ce combat face aux plaies du quotidien et aux petits malheurs de la vie.

Je me souviens très bien des débuts. J'étais tout seul avec moi-même, bataillant fièrement au rayon yaourt de Carrefour pour débusquer une réduction qui n'est jamais venue : c'est à ce moment-là que ma vocation d'homme politique s'est éveillée. Je me souviens de ces stands de karting hors-de-prix qui étouffaient ma joie de vivre d'adolescent. Je me souviens de ces profs de mathématiques qui torturaient mon sourire juvénile avec des équations à six inconnues. Je me souviens de ces imprimantes sataniques qui refusaient de fonctionner, et que j'immolais par dépit.

Bientôt deux mois de campagne et jamais la situation n'a semblé aussi profitable. Ségolène Royal prouve chaque jour qu'elle n'est pas l'homme dont a besoin ce pays, Nicolas Sarkozy s'enfonce dans sa propagande et les oreilles de François Bayrou sont toujours aussi ridicules : une autoroute vers la victoire nous est offerte, et ses péages ne me font pas peur. Oui, je vous entends. Oui ! Oui, je vous entends ! Je vous entends beaucoup trop, arrêtez d'applaudir où je fais évacuer la salle ! Voilà. Merci. Pour l'instant, nous ne sommes crédités que de 0,06 % d'intentions de votes. Pour l'instant, les médias se refusent à nos avances libertines. Il est grand temps que cela change.

Je ne suis pas de ces politiciens qui courtisent sans l'avouer le premier chaland venu : moi, je l'avoue sans honte. A vouloir ratisser trop large, on se prend la râteau dans la gueule ! Pas de problème : je ne jardine pas ! Sortons du clivage gauche/droite, lie de la France, pour faire de la neutralité qui nous anime le moteur du changement qui, tels les blés poussant dans nos campagnes reculées, jaunes et oranges, la... le... merde, qu'est-ce que je disais, déjà ? Attendez, mon souffleur essaye de... Pardon ? La brouette ? Ma braguette est ouverte ? Que je poursuive ? Très bien. Maintenant ?

Numismates de tous horizons, j'ai les solutions à vos problèmes ! Pour résoudre le douloureux écueil du chômage, je suis prêt à financer de ma poche un millier d'emplois d'agent du savoir-vivre hypocrite. Ils seront chargés de répondre "Oui, très bien" à la question "Est-ce que ça va ?" ou de commenter le temps en cas de silence persistant. Cette mesure, que j'appellerai la "Pédale" (Proposition étatique d'accroissement de l'emploi), sera effective dès mon arrivée au pouvoir. Mes autres réformes seront toutes aussi pertinentes.

Par exemple, sachez que je suis pour l'expulsion définitive de notre territoire des toilettes sans-papiers, ceux qui nous obligent à gaspiller un mouchoir où un quotidien d'information.

Concernant la politique étrangère, je suis farouchement opposé à l'entrée du Québec au sein de l'Union Européenne. Je serais inflexible sur ce point : la libre circulation des chanteurs et humoristes québécois ne doit pas s'exercer au mépris du respect des droits de l'homme et de ses tympans.

Les dentistes, les profs de math, les secrétaires d'université, les contrôleurs du métro, les rappeurs, les directeurs des ressources humaines et les vendeurs de porte à portes seront obligés de subir sans réagir les brimades des honnêtes citoyens.

Pour relancer la croissance, je prône l'augmentation des charges pesants sur les salariés qui se font prendre en flagrant délit de surf internet sur des sites pornographiques. Quand aux autres, ils seront exonérés de charges.

Je trouve également qu'on ne paye pas assez d'impôts inutiles. Aussi, je suis favorable à la mise en place d'un impôt Anne Roumanoff sur les blagues qui ne font rire personne, d'un impôt Gilbert Montagné sur les rames de papiers millimétrés et d'une taxe Joseph Staline sur le port de la moustache. Le ministre de l'économie qui sommeille en vous peut dors et déjà en proposer de nouveaux, sur notre site de campagne.

À propos de la délinquance, je suis opposé au port de la casquette à l'envers, signe extérieure de provocation, ainsi que des jeans descendus trop bas, qui sont une offense à la vue et à la décence. Il va bien entendu de soit que tout jeune voulant devenir comptable ou prof de sport sera emprisonné, selon un principe de précaution.

Au sujet de l'environnement, sachez que je m'en fous complètement, vu que de toute manière on sera tous mort d'ici 60 ans. Et ce n'est pas un vulgaire présentateur télé qui va me faire changer d'avis.

Pour conclure, je souhaiterai avoir une pensée pour un homme qui nous a quitté dernièrement. Soucieux de son prochain, il n'hésitai pas à aider les plus pauvres techniquement, en les titularisant. Malgré un physique de plus en plus défaillant, des pulls qui ne lui allaient pas, sa bonté d'âme ne l'a jamais quitté tout au long d'une carrière hélas trop courte à la tête du PSG. Paix à ton âme, Guy Lacombe.

Voilà. Vous pouvez maintenant toucher au buffet.

Liberté, égalité, surgelés !

 

par Myblack publié dans : Politique
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Mercredi 24 janvier 2007

 

Le temple semblait éteint. Semblait, seulement. En vérité, son contenu grouillait d'agitations, de précipitations : les pieds fracassaient son sol, ajoutant à la désolation de l'édifice l'angoisse inhérente à tout violeurs, tout étrangers. J'étais l'étranger. Je le sentais bien. Mes phrases s'écrasaient dès leur envol, les autochtones percevaient ma peur.

Les huttes se succédaient les unes aux autres, et on y rentrait, et on y sortait, et on y rentrait, et parfois l'on n'y sortait plus et cela m'effrayait. La population était essentiellement féminine, bien que panachée par des mâles serviles et dominés, traînés dans les grottes par le bras, par soumission. La mixité des couleurs donnait à ce capharnaüm des allures de laxatifs.

Après bien des remous, je suis rentré. Ma mission le réclamait. J'ai été envoyé ici par le gouvernement, pour une transaction très "spéciale". C'est le lot de tout ceux qui ont choisi de servir leur pays, de gré ou de force. Les concessions s'effacent devant l'intérêt supérieur de la nation.

De chemises en chemises je chemine, j'erre, j'élimine de ma vue les vendeurs d'amulettes qui s'arment de persuasions marketings pour me corrompre : ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont blancs, ils s'enferrent dans leurs mensonges.

Mes bottes sanglotent devant le délétère spectacle qui s'offrent à elles : clameurs, feulements des individus guerroyant les rabais, les étiquettes, les petites culottes philosophales. Les réductions indécentes se soldent par des bousculements, des combats de poules, des coups de pieds dans la grande surface. Armé d'un simple billet de 20 euros, piètre machette, la fuite paraît la ruse la plus appropriée à l'endroit : pourtant, l'ardeur latente de ma chair préconise l'attaque, et j'avance, je progresse dans l'obscurité la plus totale. Les lueurs du magasin, flashy, compliquent sérieusement ma quête mais, inflexible, j'avance, je progresse, certain de réussir. Partout on bouge, guidé par une force immuable, vers les cintres, les jupes en promo ; je me fais le plus discret possible, près du radiateur, au fond de la lutte. Mais, hélas, la terreur me courtise et me touche en plein coeur : je rampe, l'humus infeste mes poumons, l'affolement ambiant me crie "fuit", "fuit", mais je persiste de nouveau, bravant cette armée efféminée.

Des indigènes nubiles se déploient et je les brave, ils se dérobent dans les cabines et ma force s'accapare l'espace. Mes doigts saisissent alors le magot tant recherché puis m'ordonne d'aller vers une caisse où un homme de l'ombre m'attend, patibulairement. La jungle s'éloigne, l'argent s'approche de sa valise de métal et nous concluons l'échange, sans violence. Entre professionnels. Satisfaits d'avoir évité le bain de sang qui aurait tâché nos âmes.

Puis, vu que ma femme m'attendait, je suis sorti de chez C&A, ce caleçon à la main.

 

 

par Myblack publié dans : Restes du frigo
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