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Revue de presse

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" Presque aussi hilarant que mes chroniques sur Rires et Chansons " - Guy Birenbaum (14.03.2008)

Commentaires

Prose élitiste

Sur Facebook, il est désormais possible de rejoindre le groupe "Lecteurs du Blog de Myblack".

Seuls seront admis les lecteurs suffisamment intelligents pour en comprendre l'utilité.


Jeudi 31 janvier 2008

j-rome-kerviel.JPG Cette photo de Jérôme Kerviel est une exclusivité du Blog de Myblack. Le trader de 31 ans, désormais mondialement connu pour avoir détourné 4,9 milliards d’euros à la Société Générale, s’est laissé prendre au piège de mon appareil numérique. Désireux de s’expliquer, la nouvelle star du web a accepté avec dévouement mon invitation opportuniste. Pour une interview choc, dans l’armoire de cet appartement.
 
 
« Alors Jérôme, comment ça va ? »
« Plutôt bien Myblack, plutôt bien ! La vie est belle, malgré l’agitation qui tourne autour de ma boîte aux lettres. »
« Comment passe-t-on de trader anonyme à vedette des médias ? »
« Oh, je n’ai aucun mérite. J’étais là au bon moment. Ce succès est avant tout la rencontre entre un homme et une banque qui cherchait un bouc émissaire. Si l’on ajoute à cela un scénario imprévisible, des dialogues percutants de la part du Président de la République et de son Premier Ministre, ainsi qu’une campagne publicitaire orchestrée de main de maître par la télévision et Internet, la gloire en devenait presque prévisible, lol ! »
« Lol. T’es carrément devenu un acteur de l’actualité. La ganache la plus bankable de 2008.»
« Tu sais, j’ai toujours été attiré par le milieu du cinéma. On a souvent dit que j’avais un air de Louis de Funès. J’espère maintenant marcher sur ses pas ! »
« Et le fait que Tom Cruise se déclare fier de te ressembler, tu prends ça pour un compliment ? »
« Bien sûr. Sa carrière patinait depuis quelques temps. J’espère, par effet papillon, le relancer. Et si au passage je pouvais lui piquer sa meuf, je me gênerai pas ! Ca doit pas être plus dur que de voler 5 milliards, lol ! »
« Selon un sondage paru jeudi, seulement 13% des Français te jugent comme le véritable responsable de l’affaire. Ca doit te faire plaisir, j’imagine ? »
« Mouillette. »
« En effet, c’est souvent un mot qui revient lorsqu’on s’exerce à ta description. »
« Ma descrtipion ? »
« Pardon ? »
« Putain de clavier. Non, excuse, je disais : ma description ? »
« Oui. Les infos circulent avec parcimonie sur toi. »
« Parcimonie, c’est comme le Vélib’, c’est ça ? Je connais pas trop Paris, en fait. Je réside mentalement à New York depuis maintenant six ans. »
« Tu es quelqu’un de plutôt discret, selon tes proches. D’intelligent, de bosseur. De serviable. Alors, Jérôme, qui es-tu, en réalité ? »
« Je suis loin de l’image du voleur que les raccourcis s’obstinent à me donner. J’ai longtemps souffert du regard des autres. Ma timidité m’a empêché de devenir journaliste, moi qui m’intéresse au monde de la politique et aime par-dessus tout décortiquer et analyser les enjeux de la société. J’ai effectivement un caractère assez renfermé ; cela vient probablement des coups de ceinturon paternels qui me glaçaient le sang, les soirs, durant mon adolescence. A l’époque, je n’avais personne à qui me confier, personne à qui révéler mes craintes. Pas vraiment d’amis. Rien n’a vraiment changé aujourd’hui, d’ailleurs. Finalement, cette notoriété qui me projette dans la lumière est, en quelque sorte, la récompense de toutes ces années de douleurs et de tremblements, de peurs et de pleurs, de détresses au son du noir. »
« C’était très émouvant, Jérôme. »
« C’est venu naturellement. »
« En tout cas merci, Jérôme, pour ces confidences. »
« De rien. Je vais y aller, ma mère est enceinte de Jean-Pierre Coffe. »
« Pas de problème. Au revoir et encore merci ! »
« Ouais ! Salut, Myblack ! »
« Salut ! Attends, tu veux aller boire un café ? Jérôme ? Merde il est par… Tiens mais où est mon portefeuille. Qu’est-ce que c’est que… Bordel de… Jérôme ? Jérôme, c’est toi qui a pris ma télévision ? Jérôme !?? »
 
 
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par Myblack
Mercredi 30 janvier 2008
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par Myblack
Lundi 28 janvier 2008
L’assemblée générale extraordinaire des 8 chroniqueurs et 0 salariés du Blog de Myblack réunie le 28 janvier 2008 dans un sachet de Frolic bœuf carotte, sous la présidence du ventre gargouillant et autoritaire de Myblack, a :
 
- décidé de repousser l’arrêt du Blog de Myblack, initialement prévu le 14 février 2008, au 1er juin de la même année, en raison du retour en force des commentaires de l’article Tournée annulée pour Grégory Lemarchal où fleurissent de nouveau, comme au bon vieux temps, les pseudos célébrant le IIIème Reich.
 
- choisi de prononcer la fermeture du Blog de Myblack lorsque les commentaires de l’article Tournée annulée pour Grégory Lemarchal auront atteint la barre symbolique des 10 000 exemplaires, pour partir en beauté, la tête haute et un diplôme sous le bras.
 
- pris acte du communiqué de la vie sentimentale de Myblack, de retour après 23 ans d’errance, soulignant l’incompatibilité d’emploi du temps entre la mise à jour de son blog et la mise à jour de sa petite amie.
 
- décrété la fin de la boulimie de postage de Myblack en l’obligeant à ne Maurice pas pondre plus de 18 articles par mois, à l’instar de ce que font les blogueurs plus fainéants tels que Raph de Bon pour Ton poil – et ses 2000 visiteurs suisses par jour.
 
- pris en compte la faillite du groupe facebook Lecteurs du Blog de Myblack, où même Lulla Paf ne s’est pas inscrite.
 
- envisagé un moment de conclure un accord commercial avec Otto Le chauffeur de Buzz pour gagner encore davantage d’argents sales, avant de se rétracter sous l’effet des grognements d’un lectorat tout aussi sale.
 
- refusé tout projet de relecture et de correction des fautes d’orthographe dans les articles du Blog de Myblack, notamment en raison d’une scolarité déficiente et d’un apprentissage du français sur le tas, seul, en fac d’histoire, grâce au dictionnaire et aux éditos balzaciens de Christophe Barbier dans l’Express.
 
- profité d’un problème de vessie de Myblack pour déshabiller Corinne Coman, miss France 2003.
 
- procédé à une augmentation de capital d’un montant de deux euros prime d’émission comprise, par l’émission d’actions ordinaires nouvelles à souscrire et à libérer intégralement par compensation superfétatoire avec des créances liquides trois boules pistache-cassis-meringue et exigibles tous les jeudi soir à partir de 20 heures au Caveau de la république.
 
- offert à Nandou Guanaco la possibilité de choisir le thème d’un prochain article du Blog de Myblack, du moment que Myblack puisse y placer le mot atrabilaire. 
 
 
Toutes les résolutions soumises au vote des chroniqueurs et salariés du Blog de Myblack ont été approuvées à l’exception de la troisième résolution visant à autoriser Gérard Crobard à rédiger un article apologétique sur le viol (mais ce n’est assurément que partie remise).
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par Myblack
Samedi 26 janvier 2008

En journalisme, un bon titre de Une se doit d’être accrocheur et informatif. Parfois, il s’adonne à l’humour, ce qui lui fait généralement perdre sa touche informative.
Le Journal Aujourd’hui en France, édition nationale du Parisien, se prête assez peu à la gaudriole, dans ces titres de Une.

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Le numéro de vendredi nous aguichait le kiosque par des danseurs du ventre explosifs, de Jérôme Kerviel à Hier à Melbourne (à moins qu’il ne s’agisse de Jo-Wilfriend Tsonga, j’y connais rien en tennis). De quoi pousser les ménageurs (*) à se ruer sur l’encre.
 
 
(*) ménageur : masculin de ménagère ; un ménageur, une ménagère, des ménageurs - surtout s’ils sont Bretons.
 
 
A mon sens, ce journal est un bon journal. Un journal intelligent, juxtaposant avec – Ralph - finesse l’analyse didactique et le populisme du micro-trottoir (c’est vrai, après tout : pourquoi s’emmerder à écrire des conneries quand des gens interviewés dans la rue peuvent les dire à notre place ?)
« Le millionnaire touchait le RMI » m’a immédiatement interpellé. Intriguant, plutôt original, il donne envie d’en savoir plus. La curiosité sursaute. L’oxymore me séduit. Les titres construits à base d’oxymore sont assez fréquents, dans la presse. Je me souviens notamment d’un « Le coiffeur était chauve » dans Ouest-France, d’un « Le missionnaire pratiquait la sodomie » dans La Croix et même d’un « Le conducteur de tramway regardait Auto-moto en cachette », dans Tramway Hebdo. L’oxymore me fait bander. L’oxymore mais ne se rend pas. Je l’aime, ce gros con, avec son caractère de merde.
 
Pas autant que le palindrome, toutefois. Un palindrome est une phrase ou un mot qui peut être pris dans les deux sens, comme Bob, Laval ou Karine alla en Irak.
Bizarrement, s’il peut également être pris dans les deux sens, Homosexuel n’est pas un palindrome. Sauf s’il s’appelle Bob et qu’il habite Laval. Et qu’il ne couche pas avec Karine, bien évidemment – en même temps elle est en Irak, alors bon, ça risque d’être difficile.
 
On voit assez peu de palindrome en Une de journaux. Il est vrai que placer « Zeus a été à Suez » a perdu de sa facilité, depuis le décès de Mitterrand. Dans l’histoire de la presse, les trois devantures les plus sensationnelles sont, par ordre d’apparition à l’écran :
- Sacha Distel et le Général de Gaulle ne font qu’un (L’Aurore du 8 mars 1965)
- Karol Wojtyla est une femme (France Soir du 22 juin 1994)
- Myblack a trouvé une petite amie (VSD du 25 janvier 2008)
 
On voit aisément l’écueil de ces gros plans : la crédibilité.
Par chance, les journalistes ne sont plus crédibles depuis longtemps. Mais il y a des limites au foutage de gueule. A trop vouloir le scoop, on n’obtient que le scalp. Bien sûr, en visant maladroitement, on peut parfois tomber juste. Mais le journaliste n’a pas vocation à jeter des pierres dans l’eau en espérant l’éventuel ricochet de la vérité ; il doit vérifier ses sources, croiser ses informations, ne pas s’engager sans certitudes.
Par chance, je ne suis pas encore journaliste.
 
 
Je prévois donc, pour 2008, les Unes suivantes :
 
- Cécilia Sarkozy fait une fausse couche
- Jérôme Kerviel se donne la mort
- Françoise de Panafieu perd les municipales à Paris
- La France remporte l’Euro 2008
- Magalie Vaé devient caissière de supermarché
- Marion Cotillard remporte le César de la meilleure actrice
- Myblack arrête Le Blog de Myblack
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par Myblack
Vendredi 25 janvier 2008
Malgré d’innombrables recherches aussi innombrables que les Parisiennes du 6ème dépucelées avant leur 15 ans, je n’ai pu dégotter sur le net un aussi bon blog que le mien.
 
Le vestiaire est barbouillé d’habits, de megabits, de gigabits, de Roger Rabbit à la tronche de Kevin qui s’estiment suffisamment doués et pénétrants pour se permettre de poser à poil, en enlevant l’imper. Sous les manteaux et l’imper, je m’échine à la reconnaissance. Mais l’imper est manque, et y a que Kevin qui gagne.
 
Du coup, dans les quelques creux de la vague de mon existence, pour avoir un minimum de surf susceptible de satisfaire ma planche, je planche. J’écris.
 
J’écris, et personne ne m’entend. Les femmes demeurent sourdes à mes masturbations d’écrivaillons. Conséquence de ce silence (la masturbation rendant sourd) : je me retrouve seul chez moi, à poinçonner des titres à la con.
J’aimerais tant embrasser le succès. Au lieu de ça, je lèche mes lecteurs se caresser de ma plume. Je suis parfois trop bon.
Sauter des lignes entre les paragraphes me sature la chasteté. Où sont donc passées les Parisiennes du 6ème, celles dont la lecture quotidienne s’arrête à la couverture pour redémarrer sous les draps ?
 
Selon les dires du directeur de mon école, dans le coin. Elles sont là. On peut leur parler, les draguer, les séduire.
Mais selon ses dires, c’est dur. Et selon mes dires, ça dure. Et selon Médor, ce sont toutes des chiennes, les Parisiennes du 6ème. Elles aboient, et pas que du petit-lait.
 
Le 6ème est raffiné. Dans le 6ème, même les SDF sont riches. Le jardin du Luxembourg, ça possède quand même une autre gueule que les balcons de Clermont-Ferrand. Les filles du jardin aussi, remarquez, par rapport aux filles de Clermont-Ferrand. Et elles sont bien plus exigeantes. Entre les cafés, les promenades aux Champs-Elysées et les visites aux musées, on fatigue. Sortir avec une fille du 6ème, ça revient pratiquement plus cher que d’aller aux putes.
 
Tenez, rien qu’hier, je suis allé dîner avec une brune proprette, du genre qui baise-main pas au premier rendez-vous. Elle venait de son 4ème arrondissement avec une bouche qui vous fait oublier tout le reste – et croyez-moi, y avait du goulot.
Peu avant le repas, nous sommes allés voir un film. Une sombre merde, enfin le film n’avait guère d’importance j’y allais pour voir la brune, pas le film. Sans les filles, j’irais jamais au ciné, je crois. Pour vous dire à quel point je vais jamais au ciné.
 
J’avais ensuite décidé de l’inviter à manger, soit, Barack au bas mot, 30 euros. J’ai pris une salade suivie d’une escalope ; elle, une terrine avec des brochettes.
Elle mangeait si bien et parlait si fort qu’on se serait cru dans un film ; un film dont j’étais le figurant.
Elle n’a pas arrêté tout du long de mes coups de fourchettes de me bassiner sur ma beauté, mon charisme d’homme mature et libre, mes projets de vie, mes ambitions passées et futures, mes voyages en Egypte, au Mexique et dans la Creuse, mes cheveux, mon bras, mes mains, ses pieds sous la table qui me faisaient des miens et « Oui Myblack, c’est d'un homme comme toi dont j’ai besoin » putain, incroyable, ça m’a presque gâché mon masticage.
 
On devrait toujours dîner seul au restaurant, surtout en tête à tête.
 
Impossible de savourer la sauce, elle m’en remettait une couche. Entre trois de ses bavasseries, ma salade marquait la pose. La laitue allaitait mon repos de guerrier. Parfois, profitant d’une trêve de sa bouche, la mienne broyait la divine escalope.
Puis la cochonne reprenait ses assauts, ses mots doux faisandés puant le sexe sans amour. Mon goûter, par bonheur, me retenait à table. La tendresse de la viande effaçait la dureté de son langage. Son parfum annihilait celui, incolore, de ma bestiale voisine.
 
J’ai bien entendu refusé tout baiser de sa part, trop rancunier. Elle m’avait gâché mon dîner, je lui gâchais son dessert. Elle était pourtant disposée à la promenade, prête à l’aventure. A point pour l’addition.
Je suis parti, amer, la laissant à ses regrets.
 
Moralité de l’histoire : mieux vaut une escalope avec une salade qu'une escapade avec une salope.
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par Myblack
Mercredi 23 janvier 2008

Les restes du frigo enveniment les passions. Le tourbillon du lavabo n’ankylose plus les fausses couches des rancoeurs. Depuis lundi, l’orage gronde entre Myblack et Gérard Crobard, son chroniqueur cinéma. Au risque de semer, en plus des miettes de schisme, la discorde et de précipiter le précipice.
 
G--rard-crobard-petit-copie-1.JPG « Myblack n’assume pas son racisme. Myblack n’assume pas sa pédophilie sous-jacente. Myblack n’est qu’un lâche », invective Crobard, du bas du balcon.
 
La raison du grief ? L’article Zazie dans le métro et sa vidéo borderline finalement supprimée après une journée d’antenne. « Sous le joug lacrymal et orthodoxe d’une lectrice de gauche », précise le chroniqueur mondain qui n’a jamais caché, lui, ses opinions racistes, pédophiles, misanthropes et numismates.
 
Au sein de la rédaction, deux opinions divergent : les pro-Myblack (Myblack, Jean-Michel Lapoisse, Henri-Fabien Shewpps, Michel Sardou, Jean-Charles Moutavia, Jean-Michel Largué) et les pro-Crobard (Gérard Crobard).
Au sein des lecteurs, deux avis divergent : les lecteurs qui n’assument pas leur cynisme abject et intolérant et ceux qui se prénomment Gérard Crobard.
 
« Je me sens seul. Isolé. Solitaire. Putain, même les adjectifs pertinents m’ont abandonné, déplore ce fidèle admirateur du Maréchal Pétain. Je regrette l’époque où l’on pouvait insulter les pauvres sans froisser les missionnaires ; aujourd’hui, la moindre vidéo de petites filles à tétines gesticulantes pour vieux messieurs fripés dérange. Les lecteurs ont pris confiance, ils s’autorisent à parler, osent contredire, déposent des plaintes. Tout fout le camp ! »
 
La rupture va-t-elle conduire le Blog de Myblack à sa porte ?
Le chroniqueur Gérard Crobard, campé sur ses positions, n’entend pas démissionner.
Le despote Myblack, campé sur ses positions, n’entend pas Gérard Crobard qui n’entend pas démissionner, à cause des voisins qui font l’amour.
Quant au lecteur Bernard Campan, il n’entend pas les positions des voisins, à cause du ramdam causé par les deux zigotos de l’appartement. Alors, il joue du balai. Et emmerde Myblack.
 
Le Blog de Myblack, une dictature insuffisamment coercitive ? En le libérant des chaînes, son tenancier a décomplexé son public. Et réveillé sa liberté d’expression. Quitte à réduire celle de Myblack. Qui se fait emmerder à coup de balai.
 
Le mal gangrène même les contrées voisines. Sur le Nordenstar, où Myblack est rédacteur, l’article Dany Brillant chante le IIIème Reich a reçu, la semaine dernière, la visite des avocats de l’artiste :
 
Je fais partie de la Production de Mr Dany Brillant.
Je viens de lire sur votre site des propos intolérables, disant que
Mr Dany Brillant chantait des chansons du IIIème Reich.
A partir de cet envoi, nous vous laissons 7 jours pour enlever
vos saletés concernant Dany Brillant de votre site, et attendons,
sur ce même site des excuses.
Dans le cas ou vous ne prendriez pas en compte cette demande,
sachez que nos avocats prendront le relais, et ce ne sera pas la
même histoire.
Nous préférons que cela s'arrange à l'amiable.
Dans l'attente de ce retrait sous 7 jours, veuillez accepter nos sincères salutations.

David Chandler.

 

  
Le billet a depuis été retiré.
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par Myblack
Lundi 21 janvier 2008
Vous désirez faire connaître votre Blog ?
Malgré le militantisme de vos copains Fabrice et Patrice, commentateurs acharnés, il stationne engourdi dans l’ombre, ne dépassant pas les 100 visites mensuelles ?
Et, bien entendu, vous en avez assez ?
Assez de rouler sur des blogs comme le mien, meublés d’articles en simili, et qui pourtant dépassent fréquemment vos compteurs de vitesses ? « Je n’y arriverai jamais, vous mâchez à chaudes larmes,  je n’y arriverai jamais ».
 
C’est normal, c’est ce que pensent généralement les losers.
 
Par chance, l’égoïsme n’est pas l’un de mes défauts les plus paroxystiques.
Voici donc quelques conseils pour médiatiser votre blog, de manière simple, sans même utiliser de mots compliqués comme paroxystique.
 
 
1)     Soyez inventif dans votre intrusion
 
Combien de fois ai-je zappé les « super ton blog, passe donc sur le mien » qui m’étaient pourtant adressés ? Quand on rentre chez un inconnu, la moindre des délicatesses est de ne pas chier sur le canapé – ou alors en accusant le chien ou l’adolescent du coin, éventuellement. Se démarquer, proprement, poliment, est indispensable.
 
La ligne de démarcation entre les méritoires résistants de l’originalité et les collabos du régime des gros lourds doit être franchie avec tact. Et tactique.
Je préconise ainsi l’acrostiche : c’est ni tâche, ni pastiche. Et fastoche.
 
Monsieur le talentueux blogueur, j’adore votre site
Y passer me ravit, votre aisance m’excite
Bravo pour ses moments de grâces que vous m’accordez
La prose est si virtuose que je n’oserai l’aborder
Allez, je me lance, et tant pis si j’échoue :
Ca vous tente un dîner ? Je possède un marsouin
Klaxonner à ma porte, sa cuisson est à 

Point
 
Oublier l’heure en y restant, les minutes seront secondes
Rares sont ceux qui réprouvent mes volutes fécondes
Galant homme je vous laisse, au plaisir de mon monde
 
 
2)     Martyriser les blogs populaires
 
La publicité dans les commentaires attire souvent la curiosité humaine, la même qui achète Closer sans savoir pourquoi. Mais elle n’est utile qu’à bon escient, bien déployée sur la table : inutile de noyer Le Blog de Jean-Michel Apathie par vos urls impérieux, les lecteur de celui-ci se contentant de s’insulter sans même lire les arguments inverses.
De plus, la publicité dans les commentaires agace ceux qui la subissent. Elle est jugée indécente, abusive, presque illicite.
Quitte à violer la loi, autant la faire jouir, non ?
 
Les blogueurs populaires ont aussi leurs codes d’accès. Les mêmes que le vôtre, le nom de leur chien ou de leur épouse – les deux sont généralement différents. Par exemple, le code d’accès du blog de Jean-Michel Apathie est « Martine », du nom de son chien.
Une fois les commandes de son intimité empoignées par vos mains d’internautes, il sera simple de référencer votre site. Subtilement, bien sûr, pour qu’il ne remarque pas l’emprunt !
Le procédé peut ainsi donner cela :

le-blog-d-apathie.JPG
 
 
3)     Faites confiance en votre talent
 
Non je plaisante, cette stratégie ne fonctionne absolument pas.
 
 
4)     Flatter l’auditoire
 
Attirer un lecteur, c’est comme séduire une femme : il n’est pas nécessaire de forcément penser tout ce qu’on dit. Il n’est pas nécessaire de penser tout court, d’ailleurs. En s’invitant sur un site dont le cœur est à prendre, prenez soin d’adapter votre langage : une flatterie sur ses goûts musicaux – que vous abhorrez -, une caresse sur sa verve – que vous trouvez flasque et périmée -, un compliment sur ses performances – alors que vous avez simulé la lecture tout du long.
N’oubliez jamais qu’un blogueur flatté est un blogueur heureux. Et un blogueur heureux, comme une femme après l’extase, commente.
 
 
5)     Devancez les Buzz en les créant vous-mêmes
 
Mes relations textuelles avaient triplé depuis ma légère prise de bec avec la mémoire de Grégory Lemarchal. Le buzz provoqué par les skyblogs de ses fans m’avait tellement interloqué que je n’avais rien prémédité, pour une fois.
Par contre, en dérobant dans les poubelles de l’appartement de Luca Marin les photos de Laure Manaudou nues, j’ai totalement prémédité les 800 euros de publicités obtenus en décembre dernier.
 
Mais, puisque vous n’avez pas ma carrure, il en va autrement pour vous.
Au lieu d’attendre le buzz, invitez-le à dîner. Annoncez que vous allez assassiner le président de la république, puis passer à l’acte. Claironnez un entartage de Christophe Willem, en préparant déjà la crème. Prétendez la publication imminente d’une preuve de l’homosexualité de Lord Kossity, et allez lui rendre visite la nuit tombée, votre preuve à la main.
 
 
Ou sinon rédigez un article de méthodologie publicitaire pour Blog en n’oubliant pas de choisir un titre comportant les mots « Pub » et « Blog ».
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par Myblack
Dimanche 20 janvier 2008
De plus en plus d’enfants prennent le métro. Et certains chantent, comme le prouve ce fragment de trajet enregistré par mes soins :

 

[Fragment de trajet enregistré par mes soins où une gamine de 9 ans danse sur du Bob Sinclar dans le métro avec des gestes équivoques, supprimé pour faire plaisir à Lulla Paf]

 

Jeu (qui du coup perd de son sens): Que déclare la vieille dame blonde à cette gamine ?

 

a)     Moi aussi, quand j’étais jeune, j’écoutais de la musique de dégénéré… Ah, ce Maurice Chevalier… Il m’aura fait tourner la tête !

b)     Surtout ne te retourne pas, je crois que nous sommes filmés par Myblack

c)     Mademoiselle Shakira, pouvez-vous me signer un autographe sur cette feuille ? Depuis le temps que je voulais vous rencontrer !

d)     Si tu croises Jean-Luc Lahaye, n’oublie pas de lui reparler de ma pension alimentaire

e)     C’est à cause de gens comme toi, fillette, que j’ai voté Sarkozy.

 

 

Attention, je vais être réactionnaire :

Je trouve qu’on ne devrait pas laisser traîner les gamines de 9 ans
Même en plein métro. Même si leur propriétaire se trouve à distance. Même dans les vidéos, apparemment.

Surtout les gamines de 9 ans avec un cul comme ça.

 

Sur l’instant, j’ai réussi à me contrôler. Car il faisait bien trop jour. Mais il suffit de repasser la scène sous l’angle obscène et assombri de la caméra pédophile, vers 22 heures, pour crypter l’écran.

Que vont penser les touristes étrangers en villégiature dans le Paris souterrain ? Qu'au lieu des rats, ce sont les enfants qui le rongent ? Que la Thaïlande a déménagé dans le 5ème ? 
Nous nous étions progressivement accoutumés, non sans difficultés, aux nécessiteux souffrant en silence, déposant leur CV sur les banquettes avant de le ramasser, impavides. Le Français moyen ne souffrait même plus des acrobates de l'accordéon - Léon, Riton, Gaston -, des réciteurs de poèmes agricoles - Nicole, Anatole, Pot de colle - et autres misérables conséquences du destin. 
Tous ces pauvres trop laids pour réussir dans l'existence dont on avait finalement accepté la promiscuité, le temps d'un voyage en métro.
Mais voilà que tout change, que l'horloge se déglingue : après les moches, les mioches !

 

La pauvreté n’excuse pas tout. Même quand les regards qui l’observent sans broncher sont cryptés.

 

Moi-même, je lui aurais bien filé 10 euros pour qu’elle s’achète un disque de Jacques Brel, si j’avais eu 10 euros. Mais j’avais 20 euros – comme quoi, trop d’argent nuit à la pauvreté. Surtout le jour.

Un disque de Jacques Brel, ou de Zazie, ou d’Obispo. Mais pas de Bob Sinclar, de grâce !

 

bob-sinclar.jpg  A cause de Christophe Le Friant, alias Bob Sinclar, les enfants tortillent des fesses près de mecs en imperméable trop occupés à être pédophile pour en avoir à eux - des enfants, pas des imperméables.

Par la faute de The Mighty Bop, alias Bob Sinclar, les pauvres exhibent leur indigence en public au lieu de la retenir planquée derrière des cartons, comme tout pauvre respectueux des riches le ferait.

Reminiscence Quartet, alias Bob Sinclar, ne reverse aucun de ses royalties à Emmaüs, ou alors il communique très mal sur le sujet - ou alors en contrepartie il renverse des pauvres, ce qui ne m'étonnerait guère.

Sans honte, Chris the French kiss, alias Bob Sinclar, est indirectement responsable de la déchéance morale de la société française et de ses – petites – compatriotes à jupettes calllipyges non rémunérées.

 

 

Tiens. Je commence à piger pourquoi il a autant de pseudonyme à la con, ce mec. C’est pour éviter les flics. Le ridicule ne tue pas ; les flics, si.

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par Myblack
Samedi 19 janvier 2008
S’il est impossible de se faire échanger Nicolas Sarkozy, acheté à 53% en mai dernier, les soldes poursuivrent leur hégémonie. Ainsi, le gouvernement n’échappe pas aux bonnes affaires et aux ristournes commerciales. 
 
soldes.jpg- 10 % sur l’objectif de Brice Hortefeux
 
Entre 23 000 et 24 000 expulsions d’immigrés en situation irrégulière, alors que la demande tablait sur 25 000 : l’objectif de Brice Hortefeux n’a pas été atteint. Il faut dire que l’étranger se vend mal, actuellement. Contrairement aux jeans, personne n’en veut – et ne parlons pas des étrangers délavés ! Des centaines de caisses d’invendus sur le marché du travail et de la régularisation sont déjà reparties dans leur usine d’origine, en Afrique ou en Europe de l’Est. Revers de la délocalisation et de ses produits bon marché.
 
soldes-magasin.jpg- 60 % sur les tribunaux
 
Rachida Dati, favorite du roi et reine des soldes, vous propose – 60 % sur les tribunaux. Avec sa carte « VISA réforme judiciaire », ce ne sont plus les mégères au foyer qui grommelleront aux queues, mais simplement les avocats. « Rachida Dati, le contrat de confiance », peut-on admirer à foison dans les vitrines de luxe. Suffisamment pour faire des folies ? A vous de juger.
 
fillon.jpg- 15 % sur François Fillon
 
« J'avance de façon méthodique et maîtrisée », a déclaré mardi le premier ministre, lors de ses vœux à la presse. Un peu comme dans une file d’attente, en somme. Le François Fillon est en solde depuis son entrée en fonction. Achetez-en avant qu’il ne disparaisse davantage ! Depuis plusieurs mois, son temps de parole est en promotion, aux côtés des chemises, des cravates et des pulls en flanelles. Un ministre accessoire, quoi.
 
rabais.jpg- 30 % sur les voyages à l’étranger
 
Plus besoin de partir à l’étranger pour les membres du gouvernement : Nicolas Sarkozy s’en charge ! Bernard Kouchner, réduit à sa portion congrue, fait maintenant office de bagage – et dieu sait qu’il prétend en posséder, cet infatigable globe-trotter ! 30 % de réduction pour l’étranger qui ne seront  pas de trop pour infléchir la tendance et convaincre le président, au plus près de ses sous, d’emmener avec lui son ministre des Affaires étrangères.
 
 
 
Signalons également que le Parti Socialiste casse les prix, rue de Solférino : - 25 % sur la crédibilité de ses dirigeants, - 45 % sur l’avenir politique de Laurent Fabius et, offre à ne pas manquer, - 80 % sur le Parti Communiste (un produit dérivé – et à la dérive – à consommer avant le 26 avril 1981).
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par Myblack
Jeudi 17 janvier 2008

Le chanteur Carlos vient de mourir à 64 ans des suites d’un cancer, et non dans une suite après un concert, vient de nous apprendre ce matin l’AFP. 
Désassorti de l’humain moyen tel qu’on le représente dans les pages de la Redoute – celles qui ne sont pas collées, en tout cas -, Carlos a incontestablement marqué son époque. Et influencé l’homme dans sa découverte de lui-même, de ses désirs et de ses expectatives.
 
« Tirelipimpon sur le Chihuahua » chantait-il à la foule admiratrice, en 1991, à Montréal, lors d’un colloque sur L’Approche linguistique du jugement analytique. Depuis cette date, le discours n’a pas changé : Carlos et l’essence universelle de l’homme ne font qu’un. Son autopsie nous permet d’en savoir davantage sur la complexité du personnage et de ses arcanes.
 
Textes, blagues, boyaux, chemises : les caractéristiques communes semblent se regrouper autour du mythe, semblent faire ressortir une définition. Or, dans Carlos, la possibilité d’une essence immuable et perceptible se dessine avec difficulté. Le réduire à ses propriétés biologiques reviendrait à apparenter l’homme aux animaux que l'on définit eux aussi par ces mêmes propriétés. Comme l’humain et le 9 par rapport au 3, l’entité Carlos est multiple.
 
b--b---carlos.jpg Elle est enfantine, espiègle, pouponne.
Elle renvoie à l’enfance, aux coussins péteurs dans le landau, à ces madeleines qu’on buvait chez Tante Léonie, le soir, et qui nous rendaient les vicissitudes de la vie indifférentes, les désastre inoffensifs, la brièveté de l’existence illusoire, de la même façon qu'opèrent l'amour et les baisers de Rosalie Rosalie-oh, Rosalie Rosalie-ah.
Inconsciemment, l’homme est immature. Dans le couple, il endosse l’habit de protecteur ; pourtant, au fond de lui, tout ce qu’il recherche, c’est une layette. Chez la femme, c’est la fonction de mère qui l’intéresse. Téter les seins maternels, retourner à l’ovule originel par tous les moyens, jouer du hochet comme un signe de ralliement : telles sont les quelques quêtes (à prononcer vite pour rire un bon coup) de l’homme.
De là à considérer que, si la vérité sort de la bouche des enfants, c’est qu’en tout homme réside un pédophile, c’est un pas que nous ne… ah ben si, que nous franchirons.
 
geisha-carlos.jpg L’entité Carlos est femme, aussi.
Carlos est geisha, gai, gay : un côté bas résille, à l’heure où même les homosexuels peuvent accoucher. L’homme n’est pas seulement un tas de chairs noircies par les rires gras. Il est émotif quand l’anecdote de Philippe Bouvard concerne un CSP-. Il pleure quand la blague de la bite qui poursuit un cul a été vraiment bien racontée par Sim. Il se maquille avant de passer sur scène, déguisé en infirmières pour un sketch avec Guy Montagné. Il s’applique, consciencieux et professionnel. Car comme la femme, l’entité Carlos a peur du bide.
 
 
carlos-flic-copie-1.jpg Elle est flic.
Sévère, mais juste. Sévère de contacts, lors de l’apéro, juste avant de verbaliser le jeune qui préfère rire de Gad Elmaleh ou de Florence Foresti. L’autre face de Carlos, c’est le tas policier. La pile, c’est à ranger dans les cartons, par ordre chronologique. Il a été prouvé comme indubitable la destructuration subsémiotique de cette certitude. En cela, Carlos est Sartre. Et en cela, Sartre est donc flic. Et, par conséquence, les flics habitent tous au Mans.
 
carlos-m--chant.jpg Elle est violente.
Primaire. Secondaire, si on pousse l’étude de l’artiste un peu plus loin que le CM2. Carlos a été gravé à l’image de l’homme : brut et brute. Façonné à la Pierre Douglas, le roi des chansonniers français, mais marqué à jamais par les spasmes de la vie. Pour illustrer cette violence, quoi de mieux qu’une blague de Carlos ? « C’est un homme qui entre dans une pharmacie et demande au pharmacien de lui donner du Viagra. Le pharmacien le regarde et lui fait : vous avez une prescription du médecin ? » Et l’autre répond : « Non, mais j’ai une photo de ma femme ! »
 
 
5 choses que l’on ne savait pas sur Carlos
 
- Le vrai prénom de Carlos est Yvan-Chrysostome. Ceci expliquant finalement beaucoup de choses.
 
- Carlos a étudié la kinésithérapie à l’École française d’Orthopédie et de Masso-kinésithérapie
 
- Carlos était drôle. C’est juste qu’il était trop pudique pour que cela se voit vraiment.
 
- Carlos votait à droite.
 
- Carlos était schizophrène, comme le prouve ce dialogue MSN entre Carlos et son second-lui :

carlos-msn-1.JPG

carlos-MSN-2.JPG
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par Myblack
 
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