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Revue de presse

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" Presque aussi hilarant que mes chroniques sur Rires et Chansons " - Guy Birenbaum (14.03.2008)

Commentaires

Prose élitiste

Sur Facebook, il est désormais possible de rejoindre le groupe "Lecteurs du Blog de Myblack".

Seuls seront admis les lecteurs suffisamment intelligents pour en comprendre l'utilité.


Mardi 26 février 2008

 

Avec toutes les conneries du couple Sarkozy et les bousculades américaines maintes et maintes fois ressassées dans les médias, on en a presque oublié le Darfour.
Si, vous savez, le Darfour, le joujou qui était à la mode en 2007.
La guerre civile du Darfour n’a pas encore été gazée, mais j’ai les mains pleines de ses cendres en lisant les journaux qui n’ont font ni l’écho, ni les coups.
 
Bon, je vous comprends un peu, aussi : s’ingérer chaque semaine les 200 000 morts du drame en est devenu rébarbatif. Moi-même je prends aujourd’hui plus de plaisir à lire de la natation synchronisée dans l’Equipe que de me replonger au Soudan. Déjà que la BD pâtissait de la redondance des cases – du sang, du sang, du sang, c’est lassant -, s’il faut en plus relire l’album en oubliant les nouveautés d’à-côtés, à quoi bon ?
D’autant plus que la Nouvelle Star a débuté depuis peu, avec un nouveau jury, des nouveaux candidats, des nouvelles gamelles si drôles et inventives que notre canapé en redemande, que la télécommande s’hypnotise devant la télé. Au Darfour, une fois le 40ème noir abattu, on zappe.
 
Ashley MacLaren, que j’ai eu le bonheur de croiser à Paris, rappelle le chiffre de « 2,5 millions de personnes déplacées de leur maison », approximativement le nombre de personnes qui regardaient Cauet l’après-midi sur TF1. « Les Etats unis ont reconnu ça comme génocide en 2004, poursuit-elle de son accent fort charmant, et la Chine mais également l'Egypte donnent de l'argent au gouvernement du Soudan ».
 
Bôôf.
Si encore le Soudan était en Bretagne, je dis pas. Mais là, l’Afrique… C’est loin, comparativement à ma vie pré-professionnelle et sentimentale. Comment voulez-vous intéresser un public dans le long terme avec aussi peu de stars ? J’en parlais récemment à Idriss Déby, qui tient un blog de 10 millions d’habitants, et qui a su, lui, trouver en Eric Breteau un excellent projecteur. Il manque un Daniel Cohn-Bendit au Darfour pour passionner le chaland, un Arthur pour captiver la ménagère.
L’ONU, la ménagère, ça ne lui parle pas.
Envoyez Arthur au Darfour.
Même s’il échoue, on aura pas tout perdu.
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par Myblack
Dimanche 24 février 2008
Josette Birenbaum  et Marcelle Askolovitch, retraitées dans le Calvados et lectrices assidues de TéléStar, sont les mères respectives des journalistes Guy Birenbaum et Claude Askolovitch. Elles ont accepté de commenter l’actualité autour d’une soupe aux poireaux. Myblack a recueilli leurs impressions et du bois supplémentaire pour la cheminée.
 
Myblack : Selon un sondage TNS-Sofres dans La Croix paru à la mi-février, 93 % des Français regrettent la couverture trop importante de la vie privée du président de la république. Pourtant, les magazines qui font leur une sur Sarkozy se vendent davantage. N’est-ce pas contradictoire ? 
Josette : Oula-la-la mon bon monsieur, ce chiffre ne signifie rien ! Rien du tout. Comme lorsqu’on interroge les hommes sur la fidélité de leur couple : ce ne sont jamais les cocufiés qui répondent. Ou ceux qui disent regarder ARTE et qui, en réalité, sont devant TF1.
Marcelle : Tiens, en parlant de ça, c’est pas le père Robier qui a trompé sa femme, l’an passé ?
Josette : Pierre ? Oui, oui. Avec la Françoise. Bien mignonne, cette petite.
Marcelle : T’as des nouvelles de la mère Robier ? Parait-il qu’elle a montré sa trogne à la brocante, dimanche.
Josette : Oh, je sais pas trop, j’étais malade, dimanche. Une vilaine toux.
Myblack : Mais les médias ne sont-ils pas contents de trouver en Sarkozy un sujet vendeur ?
Marcelle : Si, sans doute. Même TéléStar en a parlé, du Sarko. Dites, vous l’avez vu, son fils ?
Josette : Le blondinet, là ? Bien mignon, ce petit. Comme son père.
Marcelle : Il a le teint tout pâle, je trouve. Un petit séjour à la campagne lui ferait le plus grand bien.
Josette : N’empêche qu’il est tout bien habillé et tout et tout.
Marcelle : Ah, ça, c’est sûr, il est bien habillé. Comme son père.
Josette : C’est vrai qu’il est bien habillé.
Marcelle : Mais il est tout pâle. C’est l’air de Paris, ça, avec leur pollution. Ici il serait bien, le Jean Sarkozy, c’est moi qui vous le dit, hein, ici y a pas de pollution.
Josette : Ca c’est sûr. Un petit peu de soupe de poireau, monsieur le journaliste ?
Myblack : Non merci. En traitant la politique par l’angle du people, ne s’enfonce-t-on pas davantage ?
Marcelle : Oh mais faut être moderne ! C’est fini, le temps où l’on se masturbait sous la table en guettant le retour des parents !
Josette : Hihihi, t’y vas fort !
Marcelle : Tiens, d’ailleurs, en parlant de ça, je t’ai dis que le petit Julien s’était fait prendre la main dans le sac par ses parents ? Enfin la main dans le slip, devrais-je plutôt dire…
Josette : Non ??! C’est vrai ? Racooonte !!
Marcelle : Et bien, pendant Michel Drucker, il a commencé à se tripoter en fixant le chien de bref, enfin je te fais pas de dessin.
Josette : C’est vrai que le petit Julien a toujours bien aimé les labradors. Bien mignon, ce Julien.
Myblack : Certes, mais les relations tendues entre le président et les médias vont-elles conduire le président à adopter un ton un peu moins voyant, un peu moins « Sarko » ?
Josette : Le pouvoir rejette la faute sur les médias, comme lorsque la boulangère fait trop cuire ses baguettes en accusant le four. C’est toujours la faute du four.
Marcelle : De quelle boulangère tu parles ? Madame Tibouchon ?
Josette : Evidemment, qui veux-tu que ce soit d’autre ?
Marcelle : Tu savais qu’elle s’était fait refaire les seins ?
Josette : Nooonn ?!
Marcelle : Siii !
Josette : Noon !!
Marcelle : Si-sii !! Les deux !
Myblack : Les salariés de France Télévision et de Radio France étaient le 13 février dernier en grève. Y a-t-il un clash entre le président et le service public ?
Josette : Ecoutez, monsieur le journaliste – un peu de soupe ? Non ? Bon - ,si vous regardez aujourd’hui le journal de 20 heures de France 2, il n’est plus le même qu’auparavant : David Pujadas est plus petit.
Marcelle : Il a toujours été très petit.
Josette : Oui, mais il est encore plus petit qu’avant. Bien qu’il soit mignon, Pujadas, il me rappelle mon fils.
Marcelle : Lequel ? Eric ?
Josette : Oui, Eric. Je n’ai qu’un fils, Marcelle.
Marcelle : Comment vas-t-il, au fait ?
Josette : Bien. Il est toujours informaticien. Sur internet, je sais pas quoi.
Marcelle : Ouh-là-là, Internet. Ils nous tueront tous, avec ce truc.
Josette : Ca ou mes hanches…
Marcelle : Quoi ? Qu’est-ce qu’elle ont, tes hanches ?
Josette : Le médecin, tu sais, le petit Victor, là, le jeune, bien mignon d’ailleurs, il m’a…
Myblack : Merci encore pour cet éclairage, Josette et Marcelle.
Josette : … conseillé de oh vous partez déjà ?
Marcelle : Un peu de soupe au poireau pour avoir chaud sur la route du retour, monsieur le journaliste ?
Myblack : Non merci. Je suis un journaliste indépendant.
Josette : Ouais, comme mon fils.
Marcelle : Hihihi arrête t’es bête, Josette, il est capable de l’écrire.
Myblack : Au revoir.
Josette : Ah, et en sortant, fermez bien la porte. Le chat pourra pas sortir quand c’est qu’il veut qu’il voudra sortir, sinon.
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par Myblack
Jeudi 21 février 2008

A Gizmif, les noirs sont étrangement nègres. J’entends par là qu’ils acceptent d’être considérés comme des déchets humains pour satisfaire les impératifs des autochtones blancs locaux. C’est avec ce genre de principe qu’un jour ils obtiendront la considération que mérite leur race, pense-je à haute voix, en caressant les fesses de cette prostituée camerounaise.
 
Un jour, alors que j’étais encore un jeunot de 33 ans ignorant tout des ramifications déboutonnées de l’autre sexe (celui de la voisine de préférence à celui du voisin), ma bouche s’était donnée rendez-vous avec la bave pour former une sorte de tajine au poulet, sans les tomates mais avec l’arôme adéquat, me souviens-je, en pleine fellation.
 
Je contemplais Estelle. Avec deux « elle », tant sa féminité paraissait éclatante. Le petit Gérard que j’incarnais à l’époque n’avait rien du Champollion élancé qui sévira bien plus tard dans les festivals de secondes zones – où les sous-entendus des ouvreuses sont loin d’être des hiéroglyphes. Je contemplais Estelle en développant le synopsis de ma vie sur son sourire, son pupitre où s’asseyaient mes mots.
J’avais sélectionné mon meilleur film, un road-movie déjanté à l’inspiration Sylvia Kristel.
C’était comme si je m’exprimais en version non sous-titrée.
Sublime mais impassible, Estelle dédaignait l’écran.
Elle baillait.
Mon film ennuyait la petite chatte.
Elle baillait.
Ronron pschitt, ronron pschitt.
Elle dormait.
La musique était trop forte, son désir trop mince.
Magique et absente, Estelle regrettait sa place, le monsieur de devant, les poils du derrière.
Elle semblait quitter la salle puis revenir, quitter la salle puis partir, un incessant va-et-vient qui supplantait le mien.
Cette spectatrice aux yeux d’ivresse.
Cette grosse pute d’Estelle.
 
Voyage au bout de l'ennui, un film de Borislav Alodemërh, sans Estelle mais avec une boîte de cassoulet beurrée.
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par Gérard Crobard
Mardi 19 février 2008

L’imposant complexe multisalles de Gizmif fourmille de blaps dont l’analogie avec Philippe Tesson surprennent même les moisissures de pop-corn ; je décide à juste titre de me tondre les cheveux, pour éviter la cohue à la queue (en Obravie, les chauves disposent en effet d’accès prioritaires pour tout ce qui concerne les loisirs et les services). *
 
 
*Par cette mesure, l’Etat achète la paix sociale en obtenant le soutien de la population chauve du territoire. Même si, comme l’a comptabilisé l’ONU, on ne compte qu’un seul loisir en Obravie et seulement trois services (le complexe multisalles et deux coiffeurs).
 
 
Disons le tout net : l’ambiance est beaucoup plus chaude que lors de mon passage à Cannes. La foule s’ingénue à trouver milles stratagèmes pour remplir la salle : certains se déguisent en Laurent Weil, d’autres sèment des cailloux de manière à perdre leurs compagnons de file. Quelques-uns, les plus maladroits, sont venus avec leur portefeuille : ils ignorent que le prix du billet équivaut à 503 années de salaires d’un cadre obravien.
 
pizza.jpg Sur cette vue aérienne du réceptacle, on peut apercevoir le fantastique tohu-bohu du complexe.
 
 
Je vais à la rencontre de ces cinéphiles passionnés ; après enquête, il s’agit en réalité de clodos dont le chauffage et les sièges de la salle trouvent grâce à leurs yeux – bien que la plupart n’en possèdent qu’un seul, suite à la vaccination massive de la tuberculose mis en place fin 2006 dans le pays (les médecins obraviens pensaient à l’époque qu’on soignait cette maladie en se crevant un œil).
 
Tous ces pouilleux m’exaspèrent. Je sors ma Mastercard et corrompt trois des gardes du cinéma pour m’infiltrer dans la pièce – ces gardes corrompus protégeaient l’accès nord, comme dans la chanson de Pierre Bachelet.
Le film d’aujourd’hui a pour scène l’Obravie.
Deux hommes.
La star locale Igor Zobradj.
Un autre.
Le froid.
L’agonisante vérité de l’humain verrouillé à sa vie comme la pile à la télécommande du salon.
 
Ca se rafraîchit, de Kevin Kresberg.
 
Bonne séance à tous.
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par Gérard Crobard
Dimanche 17 février 2008
gerard-crobard.JPG  Bonjour peuple d’asservis, je suis Gérard Crobard. Envoyé très spécial du Blog de Myblack en Obravie, ma mission est simple :  couvrir le 1er festival du très court-métrage de Gizmif. Hélas, le pull subtilisé à Magalie Vaé est trop petit pour l’endroit. Gizmif, lieu d’aisances et capitale du pays, profite de l’évènement pour accueillir, une semaine durant, les apparatchiks des caméras. Ici, Michel Denisot est un porte-plume de l'anonymat, et les pass de cette bonnasse de Daphné Roulier sont refusés avant même qu'elle ne dégaine. Si quelqu’un a compris le jeu de mot avec Magalie Vaé, prière de m’envoyer un mail de confirmation.
 
Pendant près d’une semaine, je vous montrerai les films projetés du haut des façades par les membres d’un jury essentiellement composé de paysans obraviens et anoures. Cette méthode de sélection, quoiqu’un peu fruste, nous évite la traditionnelle congestion de films qu’offre généralement ce genre de festival.
Sur 40 films projetés, seul trois ou quatre survivent ainsi au vol.
 
Gizmif-f-copie-1.JPG Logé au 5ème étage de l’hôtel Jar Jar Binks de Gizmif, je digère l’inactivité en admirant le paysage, ses îlots de fumée et les films qui deltaplanent.
 
 
Trois ou quatre grand maximum, dont One Night with my sausage, du Tchécoslovaque d’origine libanaise Marek Laznek, un ancien député européen. Une jolie histoire d’amour pour une œuvre qui plaira aux romantiques, charmant amuse-gueule de la compétition. 
 
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par Gérard Crobard
Samedi 16 février 2008

A l’occasion du 1er festival du très court-métrage de Gizmif, notre chroniqueur des salles obscures Gérard Crobard s’est rendu sur les lieux du drame, en Obravie.
 
Vous retrouvez prochainement les premiers très courts-métrages en compétition. D’ici là, profitez du voyage avec ce très mince folio sur ce pays inconnu.
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L’OBRAVIE
 
 
 
Pays d'Asie. Ex-République soviétique, indépendante depuis 1999.
PNB 2007 : 225ème/226
Superficie : 12 400 Km²
Capitale : Gizmif
Langues parlées : Obravien (42%), Tadjik (22%), Russe (19%), Roumain (5%), Esperanto (5%), Gabonais (4%), Français (3%)
Composition Ethnique : Tadjikistanais (32%), Ouzbek (26%), Gabonais (21%), Français (1%), Fromage à Raclette (18%), Matières Grasses (0%)
Religion : Socialiste à 84%
Monnaie : le zlougi
Espérance de vie : 46 ans
 

Géographie et climat :

L'Obravie est parsemée de nombreuses plaines, assez montagneuses, un peu ondulées, dont le sol très riche en terre et en boue ne laisse aucune chance à la survie de la flore. Le climat, considéré comme merdique, a toujours permis des rendements céréaliers minables et de très mauvaise qualité.
De janvier à décembre, l’Obravie est traversé par des violentes bourrasques détruisant les habitations du pays. Les autres mois, ça va. La nuit dure entre deux heures du matin et seize heures de l’après-midi. 
 
 
chier-dans-l-eau.jpg Le fleuve Sapiakoun est le fleuron de l’Obravie. Le soir, à l’heure du repas, de nombreux obraviens viennent y chier pour nourrir les poissons et les vingt-six espèces de tortues recensées.
 

Régime Politique :

Jadis région féodale soumise à l’empire russe, l’Obravie est indépendante depuis 1999. Les présidents obraviens sont élus pour 4 ans par tirage au sort parmi la population. On choisit pour chaque élection une jeune vierge qu'on bande avec un foulard sur les yeux. Elle est ensuite lancée dans la nature puis poursuivie par l’ensemble de la population. Le premier à la rattraper devient président de la république. Depuis 1999, le président de l’Obravie est un épouvantail à moineaux (très apprécié du peuple).
 
rats-g--ants.jpg En Obravie, les noirs sont emmenés dans des camps à dos de rats, sur lesquels des savants réalisent des expériences scientifiques. Les rats peuvent bien entendu regarder les expériences.

Le président peut choisir un premier ministre, s'il le veut, mais il n'est pas obligé. La tradition veut que si le président est d'un signe astrologique compris entre capricorne et sagittaire, il nomme un premier Ministre. Dans le cas contraire, non. Mais il n'est pas obligé de suivre la tradition.
Le premier Ministre n'a aucun pouvoir. Il ne sert à rien. Il peut néanmoins nommer un second Ministre, qu'on appelle 3ème ministre, qui ne sert à rien également.
L'assemblée nationale comprend les 16 millions d'obraviens qui ne sont pas président de la république, c'est-à-dire le reste de la population, excepté les anciens détenus, les malfrats, les étudiants, les jeunes, les personnes âgées, les noirs, les femmes, les pauvres, les pianistes, les personnes n'appartenant pas au parti majoritaire SPP, les personnes appartenant au parti majoritaire SPP qui ne sont pas des épouvantails à moineaux. L’assemblée nationale est actuellement composée de quatre obraviens.
 
Agriculture :
Après l'effondrement des autres secteurs productifs, l'agriculture a pris une importance capitale dans l'économie de l'Obravie, puisqu'elle en représente 98,6 % (les 1,4 % restants provenant de la vente de goyave). Les productions commerciales de vins et légumes sont pratiquement inexistantes, et de très mauvaise qualité de toute manière. Le revenu du commerce extérieure est estimé approximativement à 0 Zlougi (25 000 Zlougis = 1 Euro).
 
Culture :
Pays historiquement replié sur lui-même, l’Obravie ne déroge que très rarement à ce précepte. Le festival du très court-métrage de Gizmif n’existe que pour permettre à Igor Zobradj, star du cinéma local, de rafler quelques prix prestigieux.
 
2576-1-.jpg Kröj Bazzouf, le plus grand homme du monde, est de nationalité obravienne. Il pose ici à droite, aux côtés de sa femme Prastlawek (qui mesure 6 mètres 18)
 

Mines et Industries :
Depuis son indépendance, l'Obravie est scindée en deux. Une partie au nord, appelée "Obravie du Nord", et une autre au sud, appelée "Obravie de l'ouest". Or, les anciens sites industriels de production sont tous situés en Ouzbékistan. C'est pourquoi l’activité obravienne se réduit aujourd'hui au séchage de feuille et à la vente de cailloux. Et encore, le secteur du caillou a subi le choc brutal de la crise financière de 2005, qui a porté un coup sévère à son activité.
Durement touchée par la sécheresse, qui dure depuis 6 ans, la population migre vers les villes, en tentant d'éviter les quelques mines anti-personnelles enterrées ici ou là. La guerre civile a durement touché l'industrie et occupe les financements encore existants. De plus, la famine règne. Selon nos infos, 24 millions d'obraviens manqueraient de nourriture, chiffre d'autant plus inquiétant que l'Obravie ne compte que 16 millions d'habitants.

Économie et commerce extérieur :
La crise de 2005 a replongé l'Obravie dans le chaos. Depuis son indépendance, le pays n'a connu que 3 jours de répit (un lundi, un mardi, et un samedi matin, de 6 à 10 heures). Les exportations ont chuté de 2420 % en même temps d'ailleurs que les importations. Le taux de croissance annuel proche des 1,3% demeure largement tributaire des testaments des vieillards agonisants dans les ruelles maussades de la capitale. Au total, l'économie obravienne représente environ le prix d'une contravention pour excès de vitesse. Un comble, lorsqu’ici 73% des habitants ignorent que la roue a été inventée.
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par Gérard Crobard
Vendredi 15 février 2008

 
C’est par l’étourdissante victoire du norvégien Svetlanarine que les 18ème championnats du monde de la blague pas drôle se sont conclus, hier, dans l’indiscrétion générale des faubourgs de Brisbane (Australie). Organisé par le site du Galuchat, ils ont mis à l’œuvre, oh baby baby how was I supposed to know, deux semaines durant, les plus minables humoristes de la planète.
 
L’accession à la victoire fut aussi pentue que les jeux de mots approximatifs : le triomphe de Svetlanarine, modeste vendeur de hachis parmentier, n’en est que plus beau.
On pourrait ergoter des heures sur les conditions de son exploit (rappelons que les 64 participants devaient obligatoirement concourir en tuba et étaient jugés par un enfant de 5 ans atteint de leucémie), mais le parcours du scandinave fut l’un des moins médiocres de tous, selon la presse locale qui lui a généreusement consacré un encart de deux phrases dans son édition d'aujourd'hui.
 
Après avoir facilement écarté le letton Osjters avec la blague des belges et du chocolat (« Pourquoi les belges ont-ils des bras ? Hein ? Ben parce qu’ils ont du chocolat ! HAHAHA ! », Svetlanarine a enchaîné immédiatement sur celle du chameau recherchant une voiture (« Hé, hé, pff… attendez j’en ai une, c’est un chameau pff… un chameau qui recherche une voiture et lol, pff… sa voiture elle est cabossée ! », éliminant par la même occasion le croate Kajric, dont le père collectionne les recharges de Sagem MyX2 (cela a-t-il influencé le jury ? Nous ne le saurons hélas jamais).
 
Devenu, dès les 8ème de finale, l’incontestable favori du tournoi, Svetlanarine s’est quelque peu relâché avec l’histoire du rugbymen qui mange trop vite (« Alors c’est un joueur de rugby qui mange un cassoulet, et puis oh putain haha je suis déjà écroulé il se met à toussoter et à se sentir mal pff… et là le serveur lui demande, lol accroche toi, tu sais ce qu’il lui arrive, au rugbymen, non ? Bah il ovale de travers ! ». Un excès de suffisance, probablement, qui ne l’a toutefois pas contrarié dans sa course à la première place (la blague de son adversaire sur le gorille commandant un café ayant été jugée trop illicite).
Le reste des affrontements sentait vraiment le réchauffé : quelques rodomontades superflues, des quintuples monsieur et madame, des à-peu-près malheureux qui ont émaillé la scène le mardi, le mercredi et le vendredi (pas le jeudi, y avait piscine).
 
Sous un soleil de plomb, la lourdeur de l’humour ne faiblissait pas au moment où Svetlanarine entamait son quart de finale par un imparable « C'est l'histoire d'un zèbre angoissé qui, putain mais où je vais trouver ça, moi, pff… pour stationner en toute légalité, s'achète un disque..... et là, attention, ça va être drôle… un disque... Pff… rayé... ». Passant sa demi-finale du samedi sans encombre (« Vous connaissez l’histoire de Pierre Noir ? Alors c’est l’histoire d’un mecque… Hahaha ! », il s’est finalement heurté le lendemain à l’adversité de l’italien Bergomio et de son humour grinçant « C’est un juif qui tombe dans un trou. Et il se fait mal. Lol. ».
 
Mais, talent inné des champions, le nordique a sorti le grand jeu au moment opportun. Là où ses fans l’attendaient, près du micro, sur l’estrade. La blague la moins drôle de l’année, au dernier essai : la marque des grands, assurément.
« C’est l’histoire de Olivier, wahaha oui ça par fort, Olivier à la place de Toto fallait déjà trouver mais attend, pff, c’est encore plus drôle après qui entre à la papeterie lol ouais je sais fallait y penser et il dit « bonjour monsieur je voudrais la listes des fournitures indiquées sur ce papier s’il vous plait » et l’autre con, pff… lui répond « voilà Olivier, cela fera 9 euros et 50 centimes », et Olivier lui réplique car on le lui la fait pas, à Olivier, il répond « J’ai un billet de 50 euros, je n’ai pas plus petit » pff… pas plus petit mais où va-t-il chercher tout ça non mais chut attends c’est pas fini » et le gars fait alors « Mais ce n'est pas grave, Olivier, je te rends 40 euros et 50 centimes », le truc énorme pfff… il sait même pas compter le mec wouaaaha… heu ?... 10+10+10… hem bon… et Toto rétorque « merci monsieur le papetier, au revoir », lol mais merde quoi papetier, ça existe pas ça, papetier, wouaahhaha j’m’pisse dessus papetier non mais n’importe quoi et le papetier répond « au revoir Olivier ». »
 
 
Silence pesant, indicible prémisse des lauriers ; les spectateurs décomposés, ne sachant dans quel sac plastique se cacher. Svetlanarine a rapidement capté l’intitulé de la situation, enregistré le visage grave du petit leucémique. Il avait gagné l’épreuve, au nez et à la barbe des éclats de rire.
L’an prochain il remettra son titre en jeu, sans se douter du challenge qui l’attend. Un challenge écussonné Myblack, le grand Myblack, l’étalon-or de l’hilarité (Clinton).
Seul obstacle : les blagues de Myblack sont toutes drôles.
Il a donc décidé de faire appel à ses lecteurs les plus médiocres pour lui glisser dans les esgourdes quatre ou cinq plaisanteries lamentables.
Ne le décevez pas.
 
 
 
 
Un livreur de pizzeria justifiant son honorable fonction dans mon appartement vient de m’avertir qu’une citation de Britney Spears s’est malencontreusement glissée dans mon introduction. Ayant déjà lancé les rotatives, je n’ai pu l’enlever à temps. Veuillez recevoir mes excuses les plus plates (au gratin) et accepter en contrepartie quelques grammes de C. Jérôme :
 
Tu n’as jamais dansé
Aussi bien que ce soir
Je regarde briller
Tes cheveux blonds dans le noir
Tu n’as jamais souri
Si tendrement, je crois
Tu es la plus jolie
Tu ne me regardes pas
Et tu danses avec lui
La tête sur son épaule
Tu fermes un peu les yeux
C’est ton plus mauvais rôle.
 
 
Je crois que j’ai craqué.
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par Myblack
Jeudi 14 février 2008
jean-michel-lapoisse.JPG Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : la Saint-Valentin.
 
Comme Noël ou le 11 septembre, la Saint-Valentin est une fête commerciale et ruineuse pour les bourses. Je ne l’ai personnellement jamais célébré – mes bourses étant rarement à la fête. Autrefois, l’amour se réduisait à une dot. Aujourd’hui, il ne se réduit plus qu’à une date. La réduction et l’amour font rarement bon ménage, si vous voulez mon avis.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  
 
Les surprises sont les rouages d’une relation, le sel du cavalier. « Bordel, mais tu m’emmerdes, grognasse, avec tes roses ! », j’ai coutume de dire à ma mère, dont l’amour embrasé qu’elle me porte l’assimile, à mon grand regret, avec les pratiques maternelles juives.
Les froufrous apportés par la Saint-Valentin enveniment le couple.
Le sexe doit être pratiqué sans chandeliers, car ça fait vraiment trop mal aux fesses.
Le problème de la lingerie, c’est qu’elle est souvent trop fine pour permettre de laisser entrer tout l’amour que je porte aux femmes.
Et, concernant les galipettes, je suis resté humble. Il y a cinquante positions pour faire l’amour. Ma position sur le sujet, c’est que je ne fais pas assez l’amour. Mais sinon, je milite pour la simplicité.
 
Coulée ininterrompue de tendresses exagérées et d’attentes excessives, la Saint-Valentin est néanmoins un excellent moyen pour se souvenir qu’on possède une copine.
 
Un peu comme le 8 mai, finalement, qui permet aux nazis de se rappeler au souvenir des Français.
 
Prenons un passant lambda possédant 5 petites amies en même temps.
 
m-civiofvvvvvvvvvvvvvv.JPG Myblack, un passant lambda possédant 5 petites amies en même temps.
 
La Saint-Valentin, pour ce passant lambda possédant 5 petites amies en même temps, c’est l’horreur. Satisfaire chacune de ses conquêtes en une seule journée : Hercule en sourirait !
 
- Il y a Solange, une copine de classe qui a succombé à son talent littéraire.
- Il y a Noémie, une lycéenne de 17 ans qui a succombé à son charisme arrivé à masturbation maturation.
- Il y a Emilie, une Bretonne du site de rencontres Icipourbaiser.com, qui a succombé à sa webcam.
- Il y a Julie, une parisienne timide qui a succombé a son humour.
- Il y a Zoé, qui a succombé tout court en le voyant – gentleman, Myblack a payer les frais d’enterrements.
- Il y a enfin Cécile, la fille de Guy Birenbaum.
 
 
 
Ce passant lambda possédant 5 petites amies en même temps va devoir s’organiser, et bien. Son challenge : combattre l’horreur pour jouer avec l’horaire.
 
La question est donc la suivante : comment passer au moins deux heures avec chaque petite amie sans se faire cafter ?
En sachant que :
 
a)     Myblack doit impérativement se coucher avant 2 heures du matin car il a cours le lendemain
b)     Emilie n’est disponible que de 16 à 20 heures
c)     L’appartement de Myblack ne peut accueillir qu’une seule fille en même temps (davantage en raison d’un risque de jalousie évidente qu’un problème de place)
d)     A midi, Myblack doit écrire un article pour son blog
e)     Julie, qui avait invité Myblack à prendre un café dans le 4ème arrondissement à 17 heures, commandera également un chocolat.
f)      Solange a pris deux kilos dernièrement et refusera d’avaler quoi que ce soit – ce qui risque grandement de contrarier Myblack.
g)     Guy Birenbaum tentera d’inviter Myblack au restaurant, le soir.
h)     Le seul cours de la journée, de 9 heures à 11 heures, ne peut être séché en raison d’un reportage sur la prostitution estudiantine
i)      Myblack, comme à l’accoutumée depuis deux semaines, ira visiter Manuela, une étudiante prostituée interviewée pour les besoins de son reportage.
j)      Myblack envisage de profiter de la Saint-Valentin pour larguer Emilie.
k)     Au Nigéria, plusieurs enfants mourront de faim dans l’après-midi – par chance, Myblack s’en contrefout
l)      Noémie doit passer chez le coiffeur vers 14 heures pour faire une surprise à son compagnon, qui lui répète depuis trop longtemps « Y a beaucoup de choses qui me déplaisent en toi, et ta coiffure en fait partie ».
m)   Zoé ne ressuscitera pas aujourd’hui.
n)     Myblack doit obtenir au moins 3 rapports sexuels sur les 5 filles rencontrées.
o)     Cécile envisage de dire à Myblack qu’elle est enceinte pour tester sa réaction et son amour envers elle.
p)     Le pied droit de Myblack marchera en plein sur une merde à 15 heures 14.
q)     (a+b²)=6
r)      Pour Noémie, Myblack hésite entre un bijou en pacotille à six euros cinquante et le Kamasutra illustré par Philippe Geluck.
s)     Il est parfaitement possible d’aller visiter l’une des petites amies peu avant minuit, du moment que Myblack se relave auparavant et rachète des préservatifs.
t)      Myblack a oublié qu’il sortait avec une 6ème fille qui lui rendra visite vers 18h30
 
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par Myblack
Lundi 11 février 2008

 

Englué dans l’indécision de votre destin, vous hésitez encore sur la teneur de votre prochain métier. Vos cours de faculté retardent l’heure du choix. Impuissant, vous errez sans solution, sans but ni objectif.
Ce test vous permettra d’éclairer la lanterne encore sombre de votre carrière professionnelle. Faites-le consciencieusement, puis reportez-vous à l’analyse des résultats.
 
 
1) Premier cours de TD. Le professeur demande aux étudiants d’expliquer, chacun leur tour, les raisons qui les ont poussées à s’inscrire dans cette filière. Votre tour arrive.
 
a) Vous fondez en larme.
b) Vous rigolez bruyamment puis sortez de la salle en claquant violement la porte.
c) Vous faites diversion en demandant au professeur s’il aime son métier ; il fond en larmes.
d) Vous répondez en toute franchise que vous n’en savez rien, mais qu’avec l’excellent travail de Valérie Pécresse tout pourrait rapidement s’arranger.
e) Timide et rougi par la honte, vous baragouinez péniblement deux ou trois arguments pleins de sincérités que personne ne comprend, hélas.
 
2) Afin de réaliser des exposés sur l’art byzantin, cinq groupes de quatre étudiants doivent être constitués.
 
a) Vous n’avez strictement rien à foutre de l’art byzantin et décidez de vous mettre avec Thomas, qui a des beaux yeux, en espérant qu’il apprécie l’art byzantin.
b) Vous subtilisez les lunettes du premier de la classe en proposant de les lui rendre seulement s’il vous intègre dans son groupe.
c) Vous allez dans la pièce d’à côté pour tracer un tableau sur Excel afin de savoir, statistiques en main, lequel des cinq groupes semble le plus propice à obtenir la moyenne.
d) Vous promettez à vos trois futurs partenaires de réaliser 90% du travail, pour qu’ils acceptent de rejoindre le groupe de un que vous venez de créer.
e) Vous invitez gentiment l’élément perturbateur du TD à rejoindre votre groupe, afin qu’il vous rende vos lunettes.
 
3) 8 heures 20. Les étudiants sont assis dans la classe et attendent Monsieur Taylor, le professeur d’anglais, en retard. La classe meugle et certains envisagent de partir.
 
a) Vous poursuivez malgré tout cette conversation enrichissante avec Thomas sur le nombre croissant d’amphibiens dans le sud de la Catalogne.
b) Vous vous êtes déjà enfui il y a de cela 15 minutes, en premier de cordée, par la fenêtre.
c) En regardant la pluie tomber dehors, vous commencez à disséquer sur les motifs du retard de monsieur Taylor, schéma au tableau à l’appui.
d) Vous tentez de convaincre vos camarades de l’attendre, en bloquant la sortie avec votre sac pesant 28 kilos.
e) Vous profitez de cette pause imprévue pour faire à l’avance l’exercice sur les verbes irréguliers.
 
4) Installé dans le métro, vous écoutez le dernier Christophe Maé sur votre iPod. Soudain, un SDF à la peau blanche pénètre dans le wagon et commence un laïus sur la nécessité de lui donner de l’argent.
 
a) Absorbée par la musique et le derrière de Thomas, posté juste devant vous, vous n’avez pas aperçu l’arrivée du SDF.
b) Vous insultez le SDF en le traitant de fainéant et de noir, par réflexe.
c) Vous l’interviewez sur son parcours professionnel en insistant bien pour qu’il vous livre quelques noms de personnes à jeter en pâture.
d) Vous levant du siège, vous démarrez une tirade ardente sur l’indécence d’une société trop individualiste pour s‘occuper des nécessiteux, en incriminant Nicolas Sarkozy, la plupart des occupants de l’endroit et votre mère, jointe au téléphone ; puis vous sortez du wagon en bousculant par mégarde le SDF.
e) Emu par sa complainte et au bord des larmes, vous lui filez votre argent de la semaine, votre iPod et votre voisin de banquette.
 
5) Au supermarché, alors que l’ambiance monochrome des fins de soirées grisâtres commence sérieusement à vous assommer, une mémé vous double à la caisse.
 
a) Vous gloussez maladroitement et prenez le magazine télé sur le présentoir, pour patienter.
b) Vous l’abattez d’une balle en pleine tête.
c) Vous commentez tout haut l’action de manière à ce que les 65 autres clients dévisagent la vieille femme, pour la rendre mal à l’aise.
d) Vous en profitez pour voler en toute discrétion les pommes de son cabas.
e) Vous vous excusez
 
6) Ce qui vous séduit, dans le travail :
 
a) C’est Thomas, surtout quand il est assis devant votre rangée d’amphi.
b) C’est lorsque qu’il s’arrête
c) C’est de relever les fautes de français et les approximations syntaxiques des enseignants.
d) C’est cette chance indicible de côtoyer tous ces étudiants qui ne réussiront pas dans la vie, eux.
e) C’est le plaisir de lever la main en cours pour donner la bonne réponse, ce qui arrive 72 fois par jour.
 
7) Seriez-vous prêt, le mois prochain, à déboursez 10 euros pour lire le Blog de Myblack en format papier ?
 
a) Bien sûr, si Thomas s’occupe de la future rubrique sur le Sexe.
b) Bien sûr, si j’arrive à le revendre 20 euros.
c) Bien sûr, si cela peut me permettre de me rendre compte de l’incroyable médiocrité de ce blog.
d) Bien sûr, si cela peut me rendre populaire.
e) Bien sûr, s’il s’agit d’une option pouvant rapporter des points en fin d’année.
 
8) Quels souvenirs conservez-vous de vos années lycées ?
 
a) Tous ces garçons avec lesquels vous n’avez pu couché.
b) Aucun, vous les avez tous oubliés dans l’alcool.
c) Cette note de 19 en sport contrebalançant idéalement vos 3 en français, vos 5 en math et vos 4 en biologie.
d) Aucun, vous êtes directement passé du collège à l’université.
e) Une énorme cicatrice ventrale fort peu esthétique causée par un camarade, pendant une récrée.
 
9) Lors de votre anniversaire, votre ami et son groupe de jazz mettent le garage sans dessus dessous. Les 35 invités sont déchaînés. Votre ami vous invite alors à rejoindre son quatuor l’espace de quelques secondes.
 
a) Vous refusez, pour ne pas laisser le soin à Julie de danser avec Thomas quand vous serez sur la scène.
b) Vous bousillez l’ambiance en chantant « Le petit bonhomme en mousse » deux heures durant.
c) Vous acceptez, tout en émettant préalablement quelques critiques sur la justesse des voix et la qualité des paroles.
d) Tout heureux de l’opportunité, vous assommez votre ami à l’aide d’un couvercle de poubelle et prenez possession de son groupe, en débaptisant son style musical.
e) Cette situation n’a jamais pu arriver : vous n’avez pas d’ami.
 
10) Laquelle de ces citations vous colle le plus à la peau ?
 
a) « Oh oui, c’est sûr, tu as tout à fait raison Thomas, tout à fait raison. »
b) « Merde, y avait cours c’matin. »
c) « Honnêtement, mon petit Jean-Mimi, ne croyez-vous pas qu’il aurait fallu autre chose qu’un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance ? »
d) « Je vous ai compris. »
e) « La bibliothèque fermera ses portes à partir de 18 heures, les lundi, mardi, jeudi et vendredi. »
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Analyse des Résultats :
 
Vous avez une majorité de réponse a)
Vous êtes probablement une fille. Futile et rêveuse, vous persistez dans une post-adolescence incompatible avec la réalité du monde professionnel. Il est encore trop tôt pour déterminer le métier vous correspondant le mieux. Par contre une chose est sûre : laissez tomber Thomas et concentrez-vous sur des hommes plus à votre portée, tel l’auteur de ce test.
 
Vous avez une majorité de réponse b)
Vous finirez chômeur ou en prison. Refusant tout effort et incapable de faire preuve de la moindre sociabilité, votre seule porte de sortie est pour le moment bouchée. D’un antisémitisme latent et capable du pire comme de l’effroyable, vous ferez mieux d’aller directement vous dénoncer au commissariat le plus proche, pour gagner du temps.
 
Vous avez une majorité de réponse c)
Vous êtes fait pour le journalisme sportif. Toujours soucieux de vilipender vos semblables, vos prises de positions éhontées n’ont pour unique but que de susciter une polémique aussi stérile que le jeu du PSG. Et, de toute manière, vous n’êtes doué pour rien d’autres.
 
Vous avez une majorité de réponse d)
Visez l’univers de la politique. Opportuniste mais attentif aux autres, vous démontrez un sens certain de la manipulation (vos parents pourraient en témoigner). Les tâches d’arrogances négligemment logées sur vos tee-shirts s’ajoutent à l’éclat de votre CV, que quelques pots-de-vin discrets à destination de l’association Tempo pourraient illuminer encore davantage.
 
Vous avez une majorité de réponse e)
Replié sur vous-même et incapable de communiquer vers le monde extérieur, les métiers de comptable et de bibliothécaire vous attendent, sagement. Bosseur et appliqué, les autres vous considèrent comme quelqu’un de « gentil », du moins lorsqu’ils prennent la peine de vous considérer. Bonne chance à votre carrière et fermez la porte en sortant.
 
Vous avez une majorité de réponse f) 
Recommencez le test, il y a visiblement eu une erreur.
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par Myblack
Dimanche 10 février 2008
 
 
Je porte des chaussettes, comme beaucoup d’entre vous. Au pied, comme beaucoup d’entre vous - enfin ceux qui possèdent des pieds, en tout cas. Mes chaussettes sont noires, et je m’en porte plutôt bien.
 
Mes chaussettes sont noires parce que… parce que… parce que je suis un mec, et que ça évite de les laver plus d’une fois par mois. J’ai des tendances au racisme, comme beaucoup d’entre vous – enfin ceux qui possèdent des noirs près de leur appart, en tout cas. Si mes chaussettes étaient blanches, mes panards sentiraient l’apartheid. Et l’appart se sentirait mal. En salissant du noir sans vraiment m’en rendre compte, je fais ça en silence : c’est mon côté européen qui parle.
 
Mes caleçons n’ont pas vraiment un côté européen. Ils ont un côté qui gratte, par contre. Qui dérange. Un côté américain, quoi. Noir. Comme beaucoup d’Américains – du moins ceux qui jouent au basket. Mes caleçons sont noirs, parce que… parce que… parce que je ne vais pas l’expliquer, tout le monde a compris – du moins ceux qui possèdent un anus.
 
Mes caleçons sont noirs et, forcément, ils sont un peu tristes, d’être noirs. Comme tous les noirs. Qui, comme la plupart de mes caleçons, sont dans la merde.
 
Bon, j’exagère un peu : j’ai également des slips. Qui sont asiatiques. Je crois que j’en ai déjà trop dit.
 
Bon, je noircis volontairement la situation de mes caleçons (c’est bien une métaphore) : certains sont propres. Propre à la consommation, vu que j’en utilise une dizaine par semaine. Certains apprécient le noir : ce sont des caleçons d’extrême gauche. L’avantage du noir, c’est qu’il va avec tout. Même avec l’extrême gauche, c’est pour vous dire la prouesse.
 
A vrai dire, je ne me promène jamais sans mon noir, à proximité de dague. Le noir se porte bien. Il sait rester discret. Il parle peu et, lorsqu’il s’y essaye, le fait mal, baragouine avec un accent encore plus ridicule que le circonflexe. Ca me donne une excuse pour ne pas le comprendre.

Le noir est pratique, le soir, par exemple, pour se camoufler. Non pas à cause de sa peau qui se confondrait avec l’absence de jour, non. Au contraire, même : assez souvent, après le crépuscule, quand je me fais attaquer dans la rue par des jeunes, c’est le noir qui prend. Il me sert de bouclier, en somme. En plus pratique, vu qu’il se déplace tout seul. Du moins avant qu’il ne se fasse casser la gueule.

Y a certains coins de Paris où j'évite de me promener en noir. Si je veux rentrer dans une boîte de nuit, par exemple. Ou quand je veux être crédible pour interviewer un ministre. Ou quand je veux être crédible tout court, même.
Je rencontre fréquemment des noirs oubliés sur des bancs, comme des vieux impers. Ils sont là, un peu... 
comment dire... 
Noirs... 
Non : pauvres, plutôt. Enfin c'est des synonymes, mais....
comment dire... 
Ils manquent de classe, voilà. Leur goût vestimentaire est assez douteux : ils pourraient au moins mettre une cravate, pour faire la manche. On est à Paris, merde ! Après on s'étonne qu'ils ne trouvent pas de travail !
Mes amis noirs – bien évidemment ceci est une invention, je n’ai pas d’amis noirs, soyons sérieux – portent du noir. Avant ils portaient des pierres mais ils trouvaient ça salissant, la roche. Ca ressemble à des pellicules, en plus fatiguant.
 
J’ai des amis qui sont arabes, également. Ils sont davantage arabes que mes amis. Je veux dire qu’on remarque plus leur couleur de peau que mon amitié. Je les invite parfois en soirées, lorsque je fais une tâche sur ma chemise. Mes arabes me servent de paravent, ils dissimulent la tâche. Bon du coup les invités ne viennent pas me parler, mais on ne peut pas avoir le beur et l’argent du beur. En même temps avec l’argent qu’il a, le beur…
 
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