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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /2008 20:08

Grand gagnant sur le terrain du 800 mètres jeu de mot de Pékin, le Français d’origine Galuchienne Théophile Moilepin a été contrôlé positif à l'érythropopeckïétine (EPO) par la Vermot Police.

 

Il avait remporté l’épreuve avec 6,3 zygomatiques d’avance sur son second Hell Man, qui a finalement hérité de la première place après déclassement.

 

Théophile Moilepin a été suspendu 2 ans de tout spectacle de Tex et encoure une peine de Jérôme Commandeur en cas de récidive.

 

Le classement final de l’épreuve :

 

1) Hell Man

pour "Son changement de sexe l'a laissé ex Zhang"

 

2) L'oncle Dick

pour "Zhang est trop pour moi."

 

3) Edith Piaf

pour : "A la course à pied mon Zhang n'a fait qu'un tour !"

















Une formidable revanche sur la vie pour Hell Man.

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- Par Myblack
Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /2008 00:03

De notre envoyé spécieux à Pékin, Jean-Michel Largué

 

Tout a une fin, comme dirait mon estomac. Les 13ème jeux paralympiques d’été se sont enfin terminés, alors que je regardais sur une chaîne câblé un résumé de la dernière journée de Ligue 2. La cérémonie de clôture fut grandiose, selon la presse autochtone et Charden, qui passait par là. Elle démarra par un grandiloquent lâché de paraplégiques britanniques, médaillés d’or en aviron, du haut d’un avion de chasse chinois. Ses athlètes au visage réjoui ont d’emblée illuminé la soirée. Seul le sport peut nous offrir des émotions comme celle-là, et seule une bourrasque aussi puissante que celle d’hier pouvait dévier la route des parachutés vers cet assemblage meurtrier de poteaux aussi télégraphiques qu’électrifiés. Electerrifiants, si j’ose m’exprimer ainsi. En même temps c’est pas vous qui allez m’en empêcher, hein.

La minute de silence improvisée a laissé place à un feu d’artifice allumé 40 minutes avant l’horaire officiel du programme par un autiste, sorti au 1er tour des 200 mètres haies – le même qui avait franchi la ligne d’arrivée les haies à la main, si, si. Les fauteuils du monde entier ont ensuite défilé de nouveau, accompagnés de leurs sportifs attitrés, durant plus de trois heures, sous une musique légère quoiqu’entrecoupée par le bruit irritant des pneus crissant sur la pluie. A l’entrée des invalides, pas de Napoléon mais simplement un tonnerre d’encouragements de la part des 50 000 spectateurs du stade olympique de Pékin, massés de force dans l’enceinte par la milice locale. A l’heure où je vous écris aujourd’hui, la plupart continuent même d’applaudir, en attente d’un changement de directives.

 

Encore une fois, la Chine a trusté les récompenses, avec pas moins de 29 médailles dorées sur 35 possibles. Comme a l’accoutumée, leurs sportifs ont brillé dans leurs disciplines historiques (ping-pong, tennis de table, sport de raquette avec un mini-filet), mais se sont élargis à la natation, à l’escrime et même au saut à la perche pour sourds. S’il ne faut ressortir qu’un seul nom de cette olympiade, c’est bien sûr celui de Zhang Hahn, vainqueur à lui seul de 28 médailles d’or. Je l’ai rencontré contre mon gré, plus par obligation professionnelle que par réel intérêt, dans le centre de détention olympique.

 

« Alors Zhang, racontez-nous votre histoire. »

« Et bien en fait, il y a encore de cela un mois, je… »

« Stop. Vous ne mettez pas suffisamment d’émotions dans vos propos. Ils ne vous ont pas appris ça, les policiers qui se sont chargés de votre éducation au cours de votre adolescence passée dans un gymnase désaffecté de Pékin ? »

« Je peux reprendre ? »

« Oui, et versez m’en une lichette, pendant que vous y êtes. »

« Je parlais de la discussion, pas du thé. »

« Ah, bien. Oui, reprenez. »

« Alors je disais donc, il y a encore de cela un mois, que j’étais une personne parfaitement normale. Je vendais des vêtements dans le centre de Canton pour une somme dérisoire dont l’insignifiance ne mérite même pas que l’on s’y attarde. »

« De Dijon. »

« Pardon ? »

« Ah, excusez-moi, je vous ai mal entendu, j’ai cru écouter ‘’moutarde’’, fausse alerte »

« Pas de problème, misérable vermisseaux occidental. »

« Une personne normale, donc ? »

« Oui. Valide. »

« Comme l’ancien entraîneur de Lille et du PSG ?»

« Je ne comprend pas. »

« Le Bosniaque, là. Le méchant. »

« Je ne comprend pas. Est-ce donc ça, l’humour à la française ? »

« Oh, la ferme. »

« Je disais donc, avec une difficulté inattendue, que je vendais des vêtements dans le centre de Canton. »

« Et puis, un jour, tout a changé : vous avez acheté LHumanité et vous vous êtes rendu compte que les secrétaires de rédaction du journal faisaient très mal leur travail. »

« Non, pas du tout : un jour, j’ai été approché par le gouvernement chinois pour remporter l’or aux Jeux Paralympiques. »

« Alors que vous n’étiez pas paralympique ! »

« Pas du tout ! J’étais ralympique, à l’époque ! »

« Mais pourquoi avoir donc accepté de vous couper les deux bras, les deux jambes, une oreille, vos deux yeux, l’une de vos testicules et 2/3 de votre joue gauche pour devenir paralympique et ainsi correspondre aux normes de la compétition ? »

« Par amour du sport. »

« Allez, soyez-franc… »

« Mais je le suis ! »

« N’ayez pas peur de la censure…. »

« Non, non… »

« Ayez confiance… »

« Mais pourquoi vous prenez un air de Bruno Mégret en disant ça ? »

« Nous sommes en petit comité…. Lâchez-vous… C’est pour draguer la lanceuse de javelot sourde-muette, c’est ça ? »

« Non, c’est par amour du sport, je vous l’assure. »

« Bon, merci quand même, Zhang. Hé, avant de partir, je peux faire un jeu de mot sur votre prénom ? »

« Euh… Ouais, ouais, allez-y. »

« Hum… »

« Oui ? »

« Je cherche. C’est pas évident. »

 

 

Amis lecteurs, pouvez-vous aidez ce pauvre Jean-Michel a conclure son article ? Merci d’avance.
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- Par Jean-Michel Largué
Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /2008 00:00

«Au nord, y avait les corrompus», chantait le regretté Pierre Bachelet, qui venait d’accepter un énorme pot-de-vin de la part d’un entrepreneur de spectacle pour faire un tour à la salle des fêtes Ugo Tognazzi de Dunkerque. Hé bien à Paris aussi, puisque j’ai moi-même cédé à l’appât du gain, méphistophéliquement incarné par Come on Parky.

 

Ses géniteurs ont tout fait pour me séduire et me forcer à endosser les traits d’une potiche du Juste Prix : promesse de commentaires réguliers, pommades envoyées au tout-à-l’ego démesuré (il est vrai que le mien est presque deux fois plus vaste que celui du Teckel Enragé et de Johnny Heroe réunis, ce qui n’est pas un mince exploit), et un emballage de saucisses Knacki même pas ouvert – périmé, mais pas ouvert.

 

J’ai bien évidemment dis «oui» à leur contrat publicitaire, malgré le fait qu’ils représentent, en qualité de blog racé et marrant, un sérieux concurrent. Enfin disons un concurrent acceptable, faut pas trop déconner non plus.

 

En qualité d’Auvergnat raciste et marri, la corruption, le touche-pipi avec la malhonnêteté et la vénalité ne peuvent que frapper à ma porte et se voir ouvrir une confortable place sur le canapé du salon. Ce goût pour le péché vendu en gros date de mon enfance. Je m’en souviens comme si c’était hier : dans le ventre de ma mère, je lui réclamais 300 euros pour accepter de sortir de son ventre. Car faut pas croire, c’était bien équipé, là-dedans : chauffage et nourriture à volonté, climatisation de série, airbag de sécurité – ma mère a des gros seins -, conduite assistée et bibliothèque à portée d’ongles (elle me lisait Oui-oui, Astrapi et Karl Marx, le soir, dans son lit). 300 euros pour la libérer de mon poids : n'importe quelle femelle aurait accepté. Ma mère a refusé.

J’ai abaissé mon offre à 250, en ajoutant comme clause contractuelle un accouchement vers juillet, de manière à éviter que mes futurs cadeaux ne fassent doublon avec ceux de Noël. 250 euros pour maigrir et retrouver une vie sexuelle épanouie avec mon père : n'importe quelle femme normalement constituée aurait accepté, même si mon père, à l'époque, portait des moustaches. Mais ma mère a encore refusé.

Après des mois de négociations, je lui ai soumis une proposition à 210 euros, qu’elle a également refusée. C’est finalement après bien des palabres que nous sommes tombés d’accord sur un montant de 180 euros, et elle a alors enfin pu mettre bas, alors que j’approchais de mes 17 ans.

 

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- Par Myblack
Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /2008 00:02

 


Edward A.Hodson n’a jamais couché avec Madonna. Pourtant, chaque soir, il passe sa main dans sa petite culotte, en hume la texture, caresse les idéogrammes qui l’habillent avec la même émotion que la première fois. La main d’Edward n’est pas bien grande, poilue à son milieu et couronnée d’ongles rongés. Pourtant, la petite culotte de Madonna lui obéit au doigt et à l’œil – car Edward aime la regarder, lorsqu’il la tripote.

 

Quand Madonna lui a donné sa petite culotte, sa vie a changé du jour au lendemain. Il s’est découvert une âme. Une identité. Coucher avec une star planétaire, même par procuration, le rend heureux et fier. 

Le lancer de Madonna est resté célèbre, mais d’autres, plus secrets, méritent le détour. Nous vous présentons les trois principaux :

 

 

 

Numéro 1 

 

Trente minutes déjà qu’Iggy Pop extermine l’ennui, à Détroit. Le Michigan, d’ordinaire simplement entouré par les Grands Lacs, se borde maintenant de passion, de folie. Dix, vingt minutes qu’il braille et embraye les morceaux. Ca y est, un cap est franchi : il déboutonne son jeans puis, les globes oculaires révulsés, le lance près de son batteur attitré ; Eric Donwlon ne s’en émeut guère : il a l’habitude des frasques adolescentes de son partenaire. Mais, ce soir-là, Iggy Pop est particulièrement excité. Serait-ce le carpaccio qu’il a englouti peu de temps avant dans une brasserie, pour à peine cinq dollars ? Ou tout simplement la chaleur, suffocante, provocatrice, qui le pousse à agir de la sorte ? Les spectateurs du premier rang n’ont pas le temps d’y réfléchir : aveuglés par une lumière intense, ils voient arriver devant eux le sexe du chanteur, délaissé de son corps, projectile à deux versants d’un rockeur devenu eunuque. « C’est comme si j’avais vu la vierge », déclara après coup Denis Williams, 31 ans, qui reçu l’engin en pleine poire. Il n’avait, lui, le modeste instituteur de Brendwood, jamais vu son idole d’aussi près.

Depuis, chaque matin, au moment du petit-déjeuner, quand les enfants de Denis Williams se réveillent et franchissent le salon à destination de la cuisine, ils aperçoivent, empaillé au-dessus de l’entrée, la bite d’Iggy Pop qui leur sourit.

 

 

Numéro 2 :

 

Trente minutes déjà qu’Edith Piaf extermine l’ennui, à Beauvais. L’Oise, d’ordinaire simplement entourée par l’A1 et l’A16, se borde maintenant de passion, de folie. Dix, vingt minutes qu’elle braille et embraye les morceaux. Ca y est, un cap est franchi : elle retire sa robe puis, les globes oculaires révulsés, la lance près de son batteur attitré ; Jean-Firmin Clotard ne s’en émeut guère : il a l’habitude des frasques adolescentes de sa partenaire. Mais, ce soir-là, Edith Piaf est particulièrement excitée. Serait-ce le carpaccio qu’elle a englouti peu de temps avant dans une brasserie, pour à peine cinq-cents anciens francs ? Ou tout simplement la chaleur, suffocante, provocatrice, qui la pousse à agir de la sorte ? Les spectateurs du premier rang n’ont pas le temps d’y réfléchir : aveuglés par une lumière intense, ils voient arriver devant eux le sexe de la chanteuse, délaissé de son corps, projectile à deux versants d’un oiseau qui a perdu sa queue. « C’est comme si j’avais vu la vierge », déclara après coup Marcellin Ribouchou, 31 ans, qui reçu l’engin en pleine poire. Il n’avait, lui, le modeste instituteur de Noyon, jamais vu son idole d’aussi près.

Depuis, chaque matin, au moment du petit-déjeuner, quand les arrières-petits-enfants de Marcellin Ribouchou se réveillent et franchissent le salon à destination de la cuisine, ils aperçoivent, au-dessus de l’entrée, la bite d’Edith Piaf qui leur sourit.

 

Numéro 3 :

 

Trente minutes déjà que Miss Dominique extermine l’ennui, debout sur sa pile de petits pois en boîtes, au supermarché de Brifouille. La salle de concert, d’ordinaire simplement entourée par les voitures garées sur le parking, se borde maintenant de passion, de folie. Dix, vingt minutes qu’elle braille et embraye les morceaux. Ca y est, un cap est franchi : elle retire son costume de saucisse sèche puis, les globes oculaires révulsés, le lance près de son batteur ; l’intermittent du spectacle ne s’en émeut guère : il dort. Mais, ce soir-là, Miss Dominique est particulièrement excitée. Serait-ce le carpaccio, le sanglier, le cassoulet, la fondue et la farandole des desserts qu’elle a englouti peu de temps avant dans une brasserie, pour à peine 75 euros ? Ou tout simplement la chaleur, suffocante, provocatrice, qui la pousse à agir de la sorte ? Les spectateurs du premier rang n’ont pas le temps d’y réfléchir : aveuglés par une lumière intense, ils voient arriver devant eux la chanteuse, projectile cataclysmique d’un horizon désormais bouché.

Le bilan fera état de 204 morts, étouffés ou tout simplement écrasés.

 

 

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- Par Myblack
Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /2008 00:00

C’est avec un plaisir non simulé - il aurait fallu que je sois une femme pour cela – que je vous présente un article de Johnny Heroe. Ne soyez pas méchant avec avec lui, sinon il risque de vous imiter.

 

Panorama de la littérature francophone contemporaine :

 







Guillaume Musso 

Nous partageons un goût commun pour l’économie (si on en croit sa biographie, il serait prof de S.E.S.), même si l’économie verbale n’est pas sa qualité première. Auteur prolifique puisqu’il a accouché (ou déféqué, c’est selon) de six opus en sept ans. Autant dire que le flux de sa diarrhée verbale n’en finit pas de submerger les étalages de nos libraires. Son dernier étron, à la forme allongée et à la consistance molle, finement appelé « Je viens te chercher » (à quand « Je passe te prendre après le boulot » ou « Démerde toi pour prendre le bus, j’ai piscine » ?) est actuellement classé meilleure vente du mois d’août. La trame est primaire (un mec qui vit plusieurs fois la même journée, vu sous le leitmotiv éculé « carpe diem », la vie est trop courte etc.), le style indigent, et le roman coûte 20€. Idéal pour votre belle-mère, mais ça fait cher pour un tas de la même matière fécale que vous produisez chaque matin.

 
 




Marc Lévy

La légende veut qu’il ait commencé par écrire pour son fils. Et rien que ça, ça aurait pu faire l’objet d’une nouvelle campagne antinataliste en Chine ; mais en France on manque de mains pour l’applaudir. Un vocabulaire de cinq cent mots, des intrigues digne d’une mauvaise parodie de téléfilm estampillé TF1, un phrasé d’éducateur pour trisomique mal entendant : ce type là ferait passer Maurice Druon pour Balzac et Charles Bukowski pour Baudelaire. Prolifique comme Musso (sept bouquins en huit ans et des millions d’arbres abattus pour rien), il sévit (comme le barbier) également dans la chanson, puisqu’il a écrit des textes pour Jenifer, Johnny Hallyday et  feu Grégory Lemarchal (!). De quoi plaire à la ménagère de moins de cinquante ans, ou aux tamouls de France donc. Son dernier méfait s’appelle « Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites »… il pourrait s’épancher sur la question pendant dix mille pages, tant Marc Lévy, en plus d’être juif, illustre à merveille ce que « vacuité » signifie.

 

 



Amélie Nothomb 


Elle est tellement moche qu’on ne peut décemment la plaindre d’être une mauvaise romancière. Avec les recueils de blagues et Jean-Claude Van Damme, elle est certainement ce que la Belgique a produit de pire. Issue d’une famille bourgeoise, elle est parvenue moyennant l’argent dûment gagné par son paternel et quelques fellations prodiguées ici où là, à être publiée chez Gallimard. On dirait que je suis mauvaise langue (pas elle visiblement), si Wikipédia ne confirmait pas : « Amélie Nothomb retourne au Japon pour y travailler comme interprète (elle maîtrise le japonais, du moins oralement) ». Exemple type de l’écrivain surestimé, adulé par les critiques libidineux et les pédants voulant se donner un semblant de culture. D’elle on ne retiendra que sa sale gueule et son goût assumé pour les fruits pourris. Amélie Nothomb, rest in peace.

 

 







Michel Houellebecq 

Son père était guide de haute montagne, sa mère anesthésiste. Plutôt que de viser les sommets à l’instar du paternel, le petit Michel opte pour la profession de sa maman, et aime dès son plus jeune âge à endormir ses patients/lecteurs. Et Dieu sait qu’il en faut de la patience pour supporter son emphase, et son style ampoulé que n’aurait pas renié Edison. Universellement connu (en France) pour son roman « Les particules élémentaires », qui n’ont d’ailleurs d’élémentaires que le nom, il est redouté des critiques qui le maudissent à chaque livraison du brouet littéraire pseudo philosophique qui lui tient lieu d’œuvre. Un tel génie arrive avec le même à-propos que les réalisateurs de la « Nouvelle vague » face au public français soixante-huitard avide de la finesse d’esprit des Charlots et autres Max Pécas. Houellebecq méprise ceux qui ne le comprennent pas, ainsi que les 0,01% de l’humanité restant. On lui en saura gré, du jour où il se décidera à  arrêter d’écrire. On a les intellectuels qu’on mérite ; mais personne ne mérite Michel Houellebecq, personne.

 







Frédéric Beigbeder 

Facilement reconnaissable d’une endive au jambon grâce à ses pulls à col roulé, mais c’est tout. En fait de littérature, une endive ferait mieux, dans le sens ou celle-ci, hardiment posée sur un étalage de supermarché ne prétend pas être une courge. Beigbeder lui se prétend écrivain, mais se confond facilement avec les courges qui jouxtent ses savoureux opus sur les étals des supermarchés. Oui, n’ayons pas peur de le dire, Beigbeder est un écrivain de supermarché, et 99 francs, son œuvre phare, chiffre à merveille son talent. Beigbeder a les deux pieds dans le système qu’il dénonce avec la sincérité poignante du chirurgien allemand encerclé à Stalingrad et en mal de viande qui annonce au prisonnier soviétique qu’il va falloir lui amputer la jambe. Et étant donné la montée en flèche du prix du gramme de coke, notre ami Fred a intérêt à refourguer quelques bouquins pour satisfaire ses funestes appétits. Un écrivain de sous-préfecture, voire de chef lieu de canton.

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- Par Johnny Heroe
Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /2008 17:25

Je m’apprêtais à rédiger le bilan écrit de mon stage dans l’une des rédactions satellites du Figaro mais, à part qu’Eric Zemmour porte des chemises vertes et fait vachement bien le gars concentré sur son bureau, j’ai pas vraiment grand chose à dire.

Les joies de la pige se précisent, je commence à piger.

 

Rebondissant sur le post ventru du Blog de Lounna – beaucoup moins ventrue que son site -, je vous livre mes opinions concernant divers sujets de sociétés qui nous mettent plus ou moins tabous.

 

Comme Lounna, je suis pour la peine de mort et la peine à perpétuité, mais uniquement pour ceux qui sont favorables au retour de la peine de mort, cette archaïque punition définitive digne de Cro-Magnon. Si après en avoir subi les foudres ils sont prêts à changer d’avis, cela constituerait pour moi une éclatante victoire personnelle.

 

La castration chimique des violeurs et des pédophiles : non ! Autant les mettre devant Midi Les zouzous ou les obliger à regarder Direct 8, ils souffriront davantage. Par contre je suis favorable à la castration électorale de François Bayrou et au retour de celui-ci en école primaire : à force de jouer tout seul dans son coin et d’embêter les grandes personnes, il est déjà acclimaté.

 

Je n'ai moi non plus jamais regardé Secret story et l'Ile de la tentation. Regarder les copains jouer à la télé alors que toi tu as été recalé du casting, c’est trop larmoyant. Et moi aussi je ne passe jamais devant un SDF sans lui donner un petit quelque chose. Généralement ca tourne autour de «Tiens, prend ça fainéant ! », accompagné d’une grande tarte dans la gueule. Plus généreux que moi, tu meurs. C’est d’ailleurs ce qui arrive à la plupart des clodos qui me croisent.

 

Je cauchemarde en regardant les infos, surtout ceux de Jean-Pierre Pernaut. Et je pratique moi aussi l’amour sans amour, mais uniquement avec Eric Zemmour. Je vous ai dit que je faisais vachement bien le gars concentré sous son bureau ?

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- Par Myblack
Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /2008 00:00

Les postes de télévision français ont vibré devant la médaille d’or de lutte gréco-romaine remportée par un agent de la RATP. Pas moi. Perso, j’aurais préféré qu’il arrête de faire grève, au lieu de nous bassiner avec son sport aussi en toc qu’antique. Surtout que sortir d’un wagon de métro aux heures de pointe, c’est pire que la lutte Gréco-romaine, je trouve.

 

Si le sport fut le grand gagnant des JO, avec les exploits de Usain "100 000" Bolt et Phelps, j’ai ressenti comme un malaise, parfois, en voyant, lisant, vomissant les à côté de la compétition. Ces jeunes Chinois nourris au grain, choisis par leur Fédération à l’âge de 8,9 ans à l’aide de tests scientifiques puis envoyés dans de sports dont ils ignoraient l’existence la veille, n’ont pas conscience de leur malheur. Les journalistes chinois doivent respecter à la lettre les consignes de leur gouvernement, qui leur impose une liste de 21 sujets à éviter, allant des problèmes de sécurité alimentaire dans le pays au débat sur la liberté d’accès du web.

L’Equipe du 14 août nous apprenait qu’un journaliste anglais répondant au nom de John Ray et son cameraman avaient été brutalisés par la police puis traînés de force jusqu’à un restaurant. Lors de la cérémonie, la jolie chinoise (Lin Miaoke) qui chantait le faisait en play-back, celle qui devait initialement se montrer au monde (Yang Peiyi) ayant été jugé « trop moche » par les autorités du coin. Et, comme si cela ne suffisait pas, la censure a même imprégné ce Blog, puisque j’ai personnellement reçu des menaces nocives de la part du pays du milieu, m’incitant à cesser sur-le-champ ma libre-pensée humoristique.

 

Puisque dorénavant les JO sont clos, je peux recaser tous ces jeux de mots passés sous silence :

 

 

1)

On ne dit pas : Assis sur le sabre, l’épée dans l’eau, l’ice-cream m’a fait fleuret l’indigestion

Mais : Ils feraient mieux de se baigner au lieu de jouer aux mousquetaires comme des gamins 

2)

On ne dit pas : Ping-Pong

Mais : Il y a deux chinois finalistes en tennis de table, dont l'un s'appelle Pong.

 

3)

On ne dit pas : J’ai chopé une vilaine angine.

Mais : J’ai fait l’amour avec une gymnaste particulièrement moche qui m’a filé des maladies.

 

4)

On ne dit pas : Sabre comme un chameau

Mais : L’escrimeur Algérien a remporté une médaille

 

5) Depuis sa victoire sur le 100 mètres, Alain Bernard crawl sous les propositions de contrats publicitaires

 

6)

On ne dit pas : L’approximativement n’a rapporté aucune médaille, environ, à Pékin.

Mais : L’aviron n’a rapporté aucune médaille, à-peu-près, du moins dans ces eaux-là.

 

7)

On ne dit pas : Les Chinois ont la niaque.

Mais : Les Niakoués ont la Chine.

 

8)

On ne dit pas : Les judokas français sont nuls en ippons.

Mais : Ils feraient mieux de jouer à la pétanque au lieu d'essayer d'apprendre maladroitement le japonais. 

9)

On ne dit pas : En Ukraine, un sot à la Porsche a écrasé six enfants en roulant sur un trottoir

Mais : Sans vouloir dénoncer, je pense que c’est Serguei Bubka qui a fait le coup.

 

10)

On ne dit pas : Les Chinois ne sont pas doués sur les courts de tennis

Mais : Les Asiatiques ont un petit sexe

 

11)

On ne dit pas : Le 4x100 mètres des USA a laissé tomber le témoin

Mais : De toute façon, ça fait longtemps que la justice américaine ne s’embarrasse pas de ce genre de détail pour condamner des innocents

 

12)

On ne dit pas : J’adore le jambon Fleury Michon

Mais : Les seins des fleurettistes féminines me sont très sympathiques.

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- Par Gérard Crobard
Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /2008 00:02

En revenant de mes vacances dans la capitale de l’Italie avec la famille d’un ami, j’ai ressenti le besoin de coucher sur papier nos tribulations de plagistes.

Mais vous me connaissez : quand les uns marchent le long de la ligne, Gérard Crobard, lui, préfère la sniffer.

C’est ainsi que j’ai finalement composé un poème en guise de résumé :

 

 

Du beau monde dans l’arrière-train

 

A Saint-Lazare au mois d’août avec mon ami Francis

Je mangeais la croute près du ventre de son fils

« Ta maman est craquante », je lui dis, plein d’entrain

Observant les bacchantes des contrôleurs du train

 

Les gaillards la mataient, regardaient ses lolos

100 euros qu’ils en voulaient à son ticket de métro.

Cons postés près des rails, agités de la pine

Composté un jeudi, mon billet était clean

 

Le départ pour Rome approchait sous peu

En montant dans le wagon, même le chauffeur nous collait

Tous les hommes à képi jouaient à la queue-leu-leu

1000 euros que l’un deux désirait l’enculer

 

Le compartiment à huit places fut très vite bondé

La jolie maman fut gênée quand ils se mirent à bander

En moins de cinq secondes tout le wagon braillait

« Ta maman est toute nue », je lui dis, déshabillé

Les contrôleurs étaient dessus, et moi sans pardessus

Place avant, place arrière, ils n’étaient pas déçus.

Si Francis et son fils n’étaient pas emballés

Ils nous ont quand même offert –20% sur l’aller

Et le retour tout compris quand nous sommes arrivés

 

 

Moralité : Tous les cheminots aiment ta reum
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- Par Gérard Crobard
Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /2008 00:00

« Une odeur de cramé ». Alors qu’elle se dirigeait paisiblement vers le coffre de sa voiture les bras chargés de sacs de courses, Noémie Gouado, une esthéticienne marseillaise de 23 ans, a senti que quelque chose ne tournait pas rond. Sur le parking de Carrefour s’étaient garés les vautours. La jeune femme, inquiète, fit deux pas vers l’avant, direction l’Audi bleue, cible des rapaces. A l’intérieur, ce fut l’horreur : un cadavre grillé par le soleil, à l’abandon, comme un vieux yaourt au muesli qu’on aurait oublié au fond du frigo.

 

Noémie Gouado a alors saisi un galet et a brisé la vitre, puis a réussi à ouvrir la porte. Les secours ne furent pas long à arriver, mais ils vinrent trop tard : la mort était palpable, ragoutante. Sur le siège avant, près d’un volant bouillonnant, le corps déshydraté avait transformé le supermarché en cimetière. « C’est tragique, ont déclaré les secours en constatant le décès, aux alentours de 15 heures, . Ce n’est pas la première fois qu’une telle catastrophe survint depuis le début de l’été, sous 40 degrés. Nous avons affaire à un inconscient. »

 

L’inconscient, justement, parlons-en. En revenant à la voiture, vers 15 heures 20, comme si de rien n’était, il fit preuve d’une étonnante sérénité. L'assassin avaient les joues roses et l'allure assurée, à quatre pattes, véritable animal à sang froid. Détaché, la casquette solidement campée sur le crâne, il s’est contenté de bredouiller quelques phrases sans accents d’excuses. «Papa a l’air d’avoir chaud» répéta-t-il, «Papa a l’air d’avoir chaud.» L’euphémisme sort de la bouche des enfants. Le nourrisson, qui avait abandonné son père en plein soleil pour aller s’acheter des Lego, a bien tenté d’expliquer aux gendarmes les raisons de son geste, mais il a rapidement eu envie de faire caca. Selon une source bien placée, l’individu s’appellerait Nicolas. Agé de 2 ans et demi, il étudierait – avec difficultés – le sommeil en Maternelle et serait amoureux de sa maîtresse. Peu docile et plein de vie, il aurait été aperçu la veille, selon des voisins, en train de massacrer des rosiers dans le jardin familial à l'aide d'un objet circulaire blanc à tâches noires. En attendant des informations supplémentaires, l’enquête suit son cours.

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- Par Myblack
Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /2008 00:00

Ca m’énerve profondément, cette focalisation toute européenne sur les 150 morts du crash aérien survenu mercredi à Madrid alors que l’Afrique peut crever corps et âme sans susciter le moindre battement d’ailes.

Ainsi, qui est au courant parmi vous, bande de racistes, de la disparition de Levy Mwanawasa, président de la Zambie ? Personne.

Ah, ça, pour s’émouvoir sur nos confrères espagnols, y a du monde, mais dès qu’il s’agit de pleurer la disparition d’un noir, c’est le tunnel. Vous êtes vraiment tout sauf des zambiens.

Je reconnais à votre décharge le caractère peu enivrant de ce pays d’Afrique australe. Le seul intérêt de la Zambie réside dans ses autochtones femelles nymphomanes incapable de se tenir correctement à la vue des touristes blancs. Je suis encore sous le choc de la facilité qu’ont les explorateurs européens à séduire ces jeunes filles chaudes comme la braise, en maillot de bain dégarni, le long des rives de ce grand pays. Se baigner là-bas devient un délice, et une seule phrase suffit à déplacer ces naïades du lit des fleuves au votre: «alors, les filles, Zambèze ?»

Terminons sur un nouveau coucou rapide à la catastrophe ibérique, en atterrissant sur le site de LCI. Embarqués dans un article racoleur et cynique, vous pourrez remarquer, à votre droite, un couple sauvé de justesse à cause d’un retard, et à votre gauche, un certain Rafael, qui doit la vie à un surbooking bienvenu. Ces anecdotes me rappellent celle de ce jeune étudiant américain qui avait réchappé du 11 septembre car il ne s’était pas réveillé le matin du drame. Bon, le fait qu’il était de Dallas et devait se rendre non pas dans les tours du Wall Trade Center mais dans sa fac a certainement joué dans sa survie, je vous l’accorde.

Plus loin de nous, n’oublions pas ce Japonais épargné d’Hiroshima grâce à sa tante, qui l’avait supplié de rester un peu plus à la maison pour jouer au mikado, regarder le Juste Prix et dormir. Il s’appelait Karuho Ishio, avait 23 ans, et c’était un con puisqu’il n’avait rien trouvé de mieux que de décéder pile poil une semaine après le bombardement, en glissant dans la salle de bains sur la savonnette de sa tante.

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- Par Myblack
 
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