Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

Commentaires

Jean-Michel Lapoisse

Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 00:05

jean-michel-lapoisse.JPG  Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : mon retour à la fac.

 

Hé oui ! Après avoir planché le dossier depuis près des 10 ans, j’ai conclu que le meilleur endroit pour trouver suffisamment de filles immatures et déboussolées capables de coucher avec moi, c’est l’université.

L’université, le dernier bastion de la drague bon marché (hors frais de scolarité), depuis l’avènement des Costa Croisières et des sites de rencontres. A 27 ans, il est temps pour moi de prendre ma vie sexuelle en main et de lécher lâcher ce bras gauche avec lequel j’ai partagé tant de choses depuis mes 14 ans.

 

Bon, ce changement n’est pas non plus un tremblement de terre : je vais déjà à la fac tous les jours depuis cinq ans. Sauf que je n’y rentre pas, me contentant seulement de traîner près de la sortie subtilement déguisé en adhérent de Greenpeace. Pour aborder les nanas, j’ai toujours eu le tract.

 

« Mon Jean-Michou, tu es certain de vraiment vouloir retourner à l’école ? », me disait ma douce maman en agitant mon pyjama bleu. « Il le faut, mère, si tu veux posséder un jour une descendance. » « Oui bien je préfèrerais posséder une machine à laver pour nettoyer tes caleçons sales,, alors si tu pouvais aller chercher un travail, plutôt, cela m’arrangerait. » Rah ! Qu’il est pénible de vivre encore chez sa maman ! Enfin il faut bien que quelqu’un m’aide pour m’habiller, après tout.

 

Restait encore à déterminer à quelle faculté m’inscrire. Mon ami Myblack fut ici d’un grand secours :

-        « Et la fac de lettres ? Y a pas mal de gonzesses, là-bas ! », lui demandais-je, hésitant.

-        « Oui mais elles sont pour la plupart frigides et le nez plongé dans les bouquins. »

-        « T’as vu ça où ? »

-        « Une étude américaine qui expliquait que plus de la moitié des femmes européennes encore célibataires à trente ans avaient fait des études de lettres. L’ambiance de compétition qui règne dans les amphis les pousse à se concentrer sur les études, négligeant ainsi le reste. »

-        « Ah… Et la fac de médecine ? Les infirmières, moi, ça m’excite ! »

-        "Jean-Michel, voyons… Le Parisien, dans son édition du 12 septembre, a retranscrit la vie de jeunes étudiantes en médecine croulant sous les livres et les cours à apprendre. Je te déconseille cette voie-là. Vraiment. »

-        « Et les langues, alors ? Il y aura des étrangères, c’est obligé ! »

-        « Jean-Mich, si un jour tu veux que l’on t’appelle « J’emmanche », il va rapidement falloir sortir de tes préjugés. Un reportage du JT de France 2, la semaine dernière, montrait la désertification de plus en plus accrue des facs de langues, la faute à l’hégémonie de plus en plus prégnante de l’anglais. Seules demeurent quelques polonaises aux seins distants et des alsaciennes porcines au sang teuton. »

-        « Vraiment peu teuton, effectivement. Et la fac d’histoire, alors, j’imagine que c’est pareil ? »

-        « Ah, non, la fac d’histoire tu peux y aller : ce sont toutes des cochonnes. »

-        « Ah bon ? T’as vu ça dans quelle émission ? »

-        « De mes propres yeux : j’ai une licence d’histoire. »

 

L’histoire ? Parfait ! J’ai toujours été un as en histoire ! Tenez, par exemple : vous savez dans quelle position se mettent les pommes de terre pour manger de la viande ? Hachis. Lol.

 

Etudiantes déboussolées, me voilà !

Par Myblack - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 11 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 00:00

De plus en plus de femmes s’éveillent sexuellement en lisant ce Blog et plus particulièrement les articles de Jean-Michel Lapoisse. Le chroniqueur Mon-chéri de ces dames – sa queue sent en effet la cerise, me confirment certaines – a acquis une renommée internationale jusqu’en Asie (ou se sont les cerises qui sentent les queues, à force de les accrocher aux bites pour désespérément gagner du galon centimétrique).

 

Le sexe est ce qui relie les hommes et les femmes – et aussi les animaux, Hell Man, et aussi les animaux, rassurez-vous je ne vous ai pas oublié. Jean-Michel Lapoisse facilite simplement le transport, à la manière d’une autoroute. Même si au niveau de l’humour, il emprunte plutôt les trottoirs et les péages qui vont avec.

 

C’est bien simple : comme déclarait feu Alain Peyrefitte sur l’autel de sa mort, en 1999, « quand Jean-Michel Lapoisse tremblera, la pine s’éveillera. »

 

Encore mal remis de ce jeu de mot déplorable, Jean-Michel Lapoisse n’a pu tâter du terrain pour réaliser l’un des billets dont il a le secret. N’est pas faux-monnayeur qui veut. Par contre, il a tenu à répondre aux mails que des lecteurs lui ont envoyés. Que graisse lui soit rendu, et vite, il pèse à l’heure actuelle 68 kilos, soit dix kilos de plus que son poids de forme.

 

 

Cher Jean-Michel,

 

Ma vie est devenue un enfer depuis que mon compagnon a osé me demander en mariage. Des litres d’insultes ont été postés dans ma boîte aux lettres, des lettres d’incultes ont été déversées sur mon compte. J’ai reçu plusieurs coups de fil aussi téléphonés que les passes de Florent Malouda, de la part d’individus à la voix rauque abusant d’audacieuses comparaisons entre ma personne et un animal porcin de sexe féminin. Mon compagnon a depuis manqué de perdre son job et il me néglige de plus en plus (les poils de ses oreilles flirtent maintenant avec les 17 centimètres). Plusieurs hommes virils en shorts lui ont manifesté un plus profond soutien, et je m’inquiète des visites quotidienne à la maison d’un vieux monsieur à moitié sénile qui se dit « dirigeant de la plus haute instance du football français. » Je crois que mon compagnon me trompe. Je suis perdu. Je ne l’aime plus. Je ne vibre plus comme avant, quand il me faisait rire par ses bons mots et rêver par ses histoires à dormir debout. Comment lui annoncer, qu’outre l’Euro 2008, il a également été éliminé de notre vie de couple ?

 

Ma Réponse : Couchez avec Thierry Roland ou demandez à Pierre Menes de vous envoyez un SMS : votre compagnon arrêtera immédiatement de vous sélectionner.

 

 

Cher Jean-Michel,

 

Je oh oui mmm je comment oui oui viens oui que mmm oh oui c’est bon mmm oui oui oui viens viens viens c’est bon oh oui putain c’est bon que dois-je mmm oh oui mmm faire ?

 

 

Ma Réponse : Arrêtez de simuler et réécrivez moi une lettre avec de meilleures intentions.

 

_________________________________________________________________________

 

Cher Jean-Michel,

 

J’ai reçu ce message sur mon mail :

 

Une Valentine pour le charmant jeune homme qui a commenté le Jour de la Saint Valentin l'article de Jean-Michel Lapoisse. Dans le Train de Gare de Lyon à 17h47 à destination de Mouscron ... Ton commentaire plein d'esprit surmonté de flatterie à attirée mon attention. Le pseudonyme 'BOBGROKIKI" apposé sur ton IP a aiguisé mon intérêt ... Des petits regards furtifs et discrets se sont échangés  tous le mois d'avril jusqu'à ce que tu recommentes de nouveau début mai ... Je crois au destin qui m'a fait te rencontrer et le provoque aujourd'hui en espérant te revoir très bientôt dans les commentaires sur le prochain billet d'Henri-Fabien Swchepps ou sur le Corail C485B à destination de Quimper.

Belledutrain@hotmail.com

Que dois-je faire pour me débarrasser de cette sangsue ?

 

 

 

Ma réponse : Utilise un Vélib’ pour te déplacer

 

 

 

Cher Jean-Michel,

 

Ce week-end, je suis allé dans un club libertin avec mon père, juste pour découvrir les lieux. Alors qu’il commençait à me déshabiller, nous sommes tombés sur ma grand-mère qui entrelaçait mon chien. Celui-ci portait le soutien-gorge de maman, pointure 95, et frétillait de la queue, signe d’un contentement certain. Lorsque le curé de notre paroisse est arrivé, il lui a vigoureusement léché les parties, puis a commencé une sorte d’auto-fellation comme seule la race canine est amène de réaliser. Mon chien a ensuite initié mon père à la chose, je dois dire avec succès. Je vous avoue que je suis un peu sous le choc de cette soirée, et, après re-visionnage des ébats en DVD – ma prof de français ayant tout filmé -, je n’ai qu’une seule question à vous poser :

 

Que dois-je faire ?

 

Alyson, 13 ans.

 

 

Ma réponse : donne-moi le MSN de ton chien, j’aimerais vraiment faire sa connaissance.

 

 

 

Cher Jean-Michel,

 

Il est paraît-il des terres brûlées donnant plus de blé qu'un meilleur avril.

Bien, pourquoi pas. Mais alors où sont-elles ? Mon GPS ne fonctionne plus, vous êtes mon unique secours. Merci de m'aider au plus vite, elle est en train de faire ses valises.

 

Myblack, 24 ans.

 

 

Ma réponse : Faites vous péter le caisson, creusez la terre puis couvrez votre corps d’or et de lumière. Si vous n’en avez plus, de la mayonnaise fera parfaitement l’affaire.

 

Par Myblack & Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 00:04

Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : les escaliers

Les escaliers et, par extenso, les fesses des filles.

Visionner, d’un air détaché, la croupe des échappées des marches pour simple plaisir oculaire est d’une butorderie sans égal. Indigne d’un gentleman.

Un gentleman ne regarde pas les fesses des filles.

Il ne regarde ni les yeux des filles de son regard pénétrant (il faut au moins avoir été présenté pour cela), ni les mains des filles (à moins de vouloir les prendre dans la gueule), et encore moins les seins des filles (sauf à vouloir les prendre dans la gueule). Un gentleman ne regarde pas les filles, il attend qu’on le regarde pour entreprendre et communiquer avec la gent adverse (ou la gente adverse, dans l’hypothèse où la dame possède une voiture).

Un gentleman ne regarde pas les fesses des filles, il est bien trop occupé à réfléchir à ce qu’il doit faire pour conserver son statut de gentleman.

Le gentleman ne baise pas, mais était-ce besoin de le rappeler après cette accumulation de lignes ?

   

 

 


Voilà.
Vous avez été pris sur le fait. Les mains dans le sac.
Les yeux sous le nombril.
Et, bien sûr, cette jeune fille s’est retournée, vous laissant tout benêt M.
Pas de panique, Jean-Michel Lapoisse est là. 

Voici mes 8 excuses imparables pour sauver la mise, et récupérer vos jetons tremblotants :
 

- « Je ne matais pas vos fesses, je vérifiais la longueur de mes lacets » 


 
- « Je ne matais pas vos fesses, je suis enrhumé et je voulais simplement m’assurer que mon nez coulait toujours »


 
- « Je ne matais pas vos fesses, enfin du moins pas seulement, le reste de votre corps m’attirant tout autant » 


 
- « Je ne matais pas vos fesses, c’est ma timidité et ma modestie qui m’empêche de regarder droit devant moi » 
 

 
- « Je ne matais pas vos fesses, ma mère est vigneronne.» 

 - « Je ne matais pas vos fesses, j’étais en train de voler votre alliance pour l’attacher à un pigeon qui partira dès demain pour l’Antarctique » 


 
- « Je ne matais pas vos fesses, j’admirais non sans fierté la taille de ma bite. » 


 
 
- « Je ne matais pas vos fesses, je repensais à l’hilarant article d’hier du Blog de Myblack » 

Par Jean-michel lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 01:01

 

Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : l’indisposition du premier rencard.

 

Si la logique ne tenait qu’à moi, on débuterait directement le jeu de la séduction par le second rendez-vous. Le premier rencard étant généralement un long échange de silences liftés et de sujets de discussions éculés où la moindre erreur est passible de la peine de morgue ; avec certaines filles à fleur de peau,  on a vite fait de passer du premier rencard au premier brancard.

 

Pour éviter de rencontrer l’échec et les salles d’opérations, j’ai pris l’habitude de multiplier mes chances en mettant tous les pions de mon côté. Mon coup de maître ? Le cadeau.

 

Les femmes sont des êtres primitifs, ne réagissant qu’aux muscles, qu’aux rires, qu’à l’esprit, qu’à l’argent et qu’aux chatouilles sur le ventre. Contrairement à nous, les hommes, beaucoup moins sensibles aux guilis-guilis qu’elles. Pour ceux qui, comme moi, ne peuvent épater la galerie par leur physique, leur humour, leur esprit, la délicatesse de leurs doigts grimpants, il ne reste que l’arbitraire pouvoir de l’apparat, bref, le flouze, le pognon, les bijoux sur la table et sans la famille autour, s’il vous plait.

 

Néanmoins, les femmes apprécient généralement assez peu de recevoir, au débottée, une vulgaire liasse de billet de 100 euros sans paquet-cadeau autour, sans ruban décoratif à la mode. J’en connais même qui préfèrent le ruban décoratif à la liasse. D’autres préfèrent la laisse à la liasse, mais je traiterai ce point dans mon prochain article sur le sadomasochisme canin.

Le sexe faible est davantage épris par les grandes marques d’attention à moins de trois euros que par les petites bagues en émeraudes, croyez-moi. Couvrez-là donc de cadeaux lors de votre première rencontre, elle se sentira ainsi obligé de payer votre bière. Bière dont le prix est très souvent supérieur à trois euros ! On y gagne.

 

Mais plutôt que des conseils rebattus sur l’ivresse des colliers – que je traiterai plutôt dans mon prochain article sur le sadomasochisme canin -, je vous livre ma petite sélection de présents originaux pour séduire instantanément une femme :

 

 

 














La boîte de préservatifs

 

 

Ne soyons pas dupe : les femmes sont autant obsédées par le sexe que les hommes. C’est juste que, contrairement à nous, elles n’ont pas besoin de le montrer (ceci est une image : très peu de femmes montrent leur sexe, comme ça, dans la rue, hormis ma mère). En arrivant avec une boîte de préservatifs dès l’entame, vous montrerez à votre belle que vous partagez ce goût pour la dépravation.

 













Une robe


 

Quoi de plus divin qu’une robe pour habiller l’amour que vous portez à votre belle ? Un cadeau toujours d’actualité, 60 ans après Cendrillon et seulement dix après Monica Lewinsky.  Mon conseil : enfilez-là tranquillement– la robe, pas Monica – avant de monter dans le métro ou la voiture, et non à quelques pas du lieu de rendez-vous, en toute hâte.

 

 






Orlando Bloom


 

Les femmes ont le maquillage pour effacer la maussaderie de leur physique ; les hommes ont Orlando Bloom. Cet acteur américain au sourire ravageur apportera un surplus notable de physique masculin à la table, une pincée de charisme qui rejaillira inévitablement sur vous. Attention : ne commettez pas l’erreur grossière d’apporter Orlando, le frère de Dalida, au lieu d’Orlando Bloom.

 

 

Un sarcasme gentillet

 

Une femme qui rit est à moitié dans votre lit – et dieu sait qu’on peut en faire, des choses, avec seulement une moitié de femmes dans un lit. Titillez donc votre partenaire à la fin du rendez-vous, juste avant de porter l’estocade baveuse du bout des lèvres, en lui susurrant délicatement dans le creux de l’oreille : « On m’avait dit que tu étais aussi moche que stupide ; et c’est vrai que même mon cochon d'inde est plus intelligent que toi. » Effet garanti.

Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 20 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 00:19









 




Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur :
les femmes à lunettes.



Par femmes à lunettes, j’entends. J’entends assez bien, mais je les vois mal. Elles non plus. Par femmes à lunettes, j’entends femmes myopes, voire aveugles.

Je suis contre les nanas qui mettent des lunettes fines et discrètes pour exacerber leur féminité : les lorgnons doivent se porter épais, imposants, louches si possible. Défigurants, laids. A la Marguerite Dumas, d’un air signifiant : « mais combien sont-elles derrière ces verres ? »

Face à la problématique des verres à moitié pleins ou à moitié vides, je préconise de ne pas faire les choses à moitié : j’opte pour le double vitrage, le recouvrement en ardoises.

 

 







Ayez toujours à l’esprit qu’une taupe modèle qui vous regarde sans ses montures a toutes les chances de vous prendre pour le bon cheval.

 

  
Jouons franc-jeu : les belles filles ne m’intéressent pas. Ce côté « je peux faire l’amour simplement en désignant quelqu’un dans la rue » m’insupporte. Vous ne trouvez pas ça prétentieux, vous, les gens heureux ? Les femmes à lunettes sont souvent tristes. Elles cachent derrière leurs hublots mal lavés par le mousse l’amertume des fins d’automne. C’est attirant, les filles en difficultés.

J’aime beaucoup les filles en difficultés.
Celles qui se débattent à l’arrière du peloton qu’on pelote à moitié du bout des membres, comme des chatons asthmatiques venant d’être balancés contre un mur.

Celles aux membres atrophiés parce qu’il fallait bien se ronger autre chose que les ongles pour supporter l’angoisse d’être seul.

Celles qui crient à l’aide ou qui sont trop timides pour oser le crier, justement.

Les roues de secours, les fins de séries, les momies tombées du camion car l’exigence physique roulait trop vite. Je ne demande pas la lune. Simplement un satellite. Les planètes plus gracieuses, Mars et Vénus, ne me séduisent pas ; prenez-les, beaux garçons, décrochez leurs orbites. La mienne préfère la faiblesse brinquebalante des corps en détresse, des meufs en déficit, des visages au prétérit.


Croque ma pomme, douce Aphrodite
Incarnation vivante de l’affreuse élite
Laisse moi toucher ton zénith,
Devenir ton parasite,
Comme ceux des filles insolites atteintes de gastrite,
Admirable maladie, les désirs qu’elle suscite
Plébiscitent en moi les envies illicites
Entre deux de vos symptômes, mes penchants cohabitent


Après je voulais écrire « Me penchant vers ma bite », mais j’ai pas réussi à l’amener correctement.

 Mais le message reste identique : les femmes à lunettes sont ma musique. Surtout les aveugles. Parmi toutes les misères à boucles d’oreilles, elles sont mes favorites.

Les filles aveugles sont les seules à ne pas me trouver moche. Elles sont les seules à ne pas me trouver tout court, d’ailleurs. Les filles aveugles préfèrent s’attarder sur la beauté extérieure. Ca ne m’arrange pas non plus, mais c’est toujours ça de gagné sur la beauté intérieure.

Voilà, l’introduction de l’article touche à sa fin, place à la problématique : comment séduire une femmes à lunettes ?


Pardon ? En 20 lignes ? Comment ça, plus de place ? Ah. C’est vous le patron, Myblack. Que j’arrête avec mes rimes ? Bon. Ok.

J’ignore totalement comment séduire une femme à lunettes. Sinon je ne serais pas là, je serais avec une femme à lunettes. Je me rends compte finalement que mon job ici-bas ne sert à rien, que je suis un chroniqueur de pacotille, un imposteur authentique, un ok je ferme ma gueule.

Le Blog de Myblack compte 29% de lectrices, dont 4% à lunettes.

Il les a longtemps ignorées, privilégiant une police minuscule et des sujets peu porteurs comme la religion, le Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ou les melons. Myblack souhaite se rattraper, en créant le premier article entièrement accessible aux femmes à lunettes.

Par extension, le premier article du Blog de Myblack entièrement accessible aux aveugles. Un projet aussi audacieux que d’essayer de se laver sans souiller le rouleau de papier toilettes situé près de la douche. Un projet sonore, donc, nécessitant plusieurs mois de croquis et des années de figurants, enfin c’était du moins l’idée de départ.

Finalement, budget limité aidant, Myblack s’est résolu à une entreprise moins téméraire, moins ruineuse, mais tout aussi accessible aux femmes à lunettes. Un article traitant d’un modeste paysan espagnol qui arpente les routes américaines à la recherche de sa bien-aimée. Une fresque picaresque où amour, passion et aventure se carrefourent, du verbe carrefourer, qui n’existe pas, en effet. Contrairement à l’article pour myope que voilà :

 

IL ETAIT UNE FOIS DANS UN PANINI AUX MERGUEZ UN HOMME QUI (A SUIVRE AU PROCHAIN EPISODE S'IL NOUS RESTE DE LA PLACE )

Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 15 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 20:05

  

Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : le kebab

Dans l’amour la chose la plus dure est généralement la séduction. Surtout chez ceux qui ont des problèmes d’érection.

Se montrer homme pour cacher nos besoins animaux et ne pas effrayer la bête. Mettre un peu de distance pour conserver une part de mystère au frigo, un parfum sur le divan, du divin dans le regard. La séduction doit être lente mais participative, comme dans le cerveau de Ségolène Royal. Elle doit jongler entre la montée du désir et l’indécence, l’un des cinq, celui que vous préférez, à choisir dans un premier temps entre la vue et l’odorat – commencer par le toucher étant généralement mal vu, alors que se contenter de la vue étant plutôt bien senti.

Si, en apercevant une fille, l’odeur se fait majeur, il vaut mieux regarder ses copines. Sauf si elles sont mineures : le Bienvenue chez les Ch’tis à ses limites.

C’est pourquoi j’emmène toujours mes premiers rendez-vous au kebab.

Un sale, si possible.

Une salle, près du fond.

Des moisissures de discussions entre les dents des vendeurs, et des milliers de fesses molles encore moites sur les chaises : dans un tel endroit, les défauts physiques deviennent secondaires, à la sauce piquante. Entourez n’importe quel moche de moustachus musulmans, il deviendra sexy. Excepté Benoît XVI, peut-être.

 Il faut être deux, pour séduire. La partie en dysfonctionnent  m’appartient toujours. J’ai besoin d’être en confiance pour mettre une couche de glamour sur mes lèvres. Les kebabs me mettent en confiance. Les plats sont à mon image, ici : ragoûtants d’extérieur, mais ô combien savoureux dans l’intimité. Ici, le coma éthylique de ma vie se mue idyllique, et les filles avalent mes coups de fourchettes en se concentrant sur moi et non sur la beauté du décor.

A force de promener mes conquêtes naissantes dans leur boui-boui, les vendeurs m’accordent des ristournes sur le prix. Quand la fille est vraiment moche, j’obtiens parfois -30%. La pitié a du bon, parfois.

 Mon dernier rencard au kebab a été concluant. Enfin je crois : elle ne s’est pas moquée de ma façon de tenir la fourchette. C’était une fille charmante, avec ce genre de prénom qu’on oublie en traversant la rue. Sa bouche faisait des vagues, on se croyait à Biarritz. D’ailleurs elle avait la voix de Félicien.

N’empêche : elle semblait me trouver quelque chose. Elle n’a pas su me dire quoi, mais elle semblait réellement. Remarque je la comprends : même si je ne paye pas de mine, j’ai une sorte de charisme voilé, un peu comme les émissions d’Alexandre Devoise. Nous avons orienté la discussion sur la cuisine orientale, la musique orientale, les pays orientaux, ses voyages en Orient. C’était très orientée, comme discussion. Elle semblait particulièrement bien connaître l’endroit puisqu’elle a appelé le patron par son prénom. A défaut du sien, j’ai au moins retenu celui du patron.

Elle portait sur ses épaules des cheveux Keranove qui projetaient sur mes lunettes une buée de sauvetage, une buée qui m’aidait à retrouver mes esprits. J’étais si imprégné d’elle que, parfois, quand je l’entendais revenir des toilettes, je lui ouvrais la porte. Une certaine forme de réserve se reflétait sur sa peau, preuve d’une timidité touchante. Ou alors c’était la buée de mes lunettes qui me jouait des tours.

J’ignore si la reverrai, mais j’ai conservé la note du dîner qu’elle a tenu à payer. Sa note. Montant de la ristourne : 60 %

Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 25 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 00:00
jean-michel-lapoisse.JPG  Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : la Saint-Valentin.
 
Comme Noël ou le 11 septembre, la Saint-Valentin est une fête commerciale et ruineuse pour les bourses. Je ne l’ai personnellement jamais célébré – mes bourses étant rarement à la fête. Autrefois, l’amour se réduisait à une dot. Aujourd’hui, il ne se réduit plus qu’à une date. La réduction et l’amour font rarement bon ménage, si vous voulez mon avis.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  
 
Les surprises sont les rouages d’une relation, le sel du cavalier. « Bordel, mais tu m’emmerdes, grognasse, avec tes roses ! », j’ai coutume de dire à ma mère, dont l’amour embrasé qu’elle me porte l’assimile, à mon grand regret, avec les pratiques maternelles juives.
Les froufrous apportés par la Saint-Valentin enveniment le couple.
Le sexe doit être pratiqué sans chandeliers, car ça fait vraiment trop mal aux fesses.
Le problème de la lingerie, c’est qu’elle est souvent trop fine pour permettre de laisser entrer tout l’amour que je porte aux femmes.
Et, concernant les galipettes, je suis resté humble. Il y a cinquante positions pour faire l’amour. Ma position sur le sujet, c’est que je ne fais pas assez l’amour. Mais sinon, je milite pour la simplicité.
 
Coulée ininterrompue de tendresses exagérées et d’attentes excessives, la Saint-Valentin est néanmoins un excellent moyen pour se souvenir qu’on possède une copine.
 
Un peu comme le 8 mai, finalement, qui permet aux nazis de se rappeler au souvenir des Français.
 
Prenons un passant lambda possédant 5 petites amies en même temps.
 
m-civiofvvvvvvvvvvvvvv.JPG  Myblack, un passant lambda possédant 5 petites amies en même temps.
 
La Saint-Valentin, pour ce passant lambda possédant 5 petites amies en même temps, c’est l’horreur. Satisfaire chacune de ses conquêtes en une seule journée : Hercule en sourirait !
 
- Il y a Solange, une copine de classe qui a succombé à son talent littéraire.
- Il y a Noémie, une lycéenne de 17 ans qui a succombé à son charisme arrivé à masturbation maturation.
- Il y a Emilie, une Bretonne du site de rencontres Icipourbaiser.com, qui a succombé à sa webcam.
- Il y a Julie, une parisienne timide qui a succombé a son humour.
- Il y a Zoé, qui a succombé tout court en le voyant – gentleman, Myblack a payer les frais d’enterrements.
- Il y a enfin Cécile, la fille de Guy Birenbaum.
 
 
 
Ce passant lambda possédant 5 petites amies en même temps va devoir s’organiser, et bien. Son challenge : combattre l’horreur pour jouer avec l’horaire.
 
La question est donc la suivante : comment passer au moins deux heures avec chaque petite amie sans se faire cafter ?
En sachant que :
 
a)     Myblack doit impérativement se coucher avant 2 heures du matin car il a cours le lendemain
b)     Emilie n’est disponible que de 16 à 20 heures
c)     L’appartement de Myblack ne peut accueillir qu’une seule fille en même temps (davantage en raison d’un risque de jalousie évidente qu’un problème de place)
d)     A midi, Myblack doit écrire un article pour son blog
e)     Julie, qui avait invité Myblack à prendre un café dans le 4ème arrondissement à 17 heures, commandera également un chocolat.
f)      Solange a pris deux kilos dernièrement et refusera d’avaler quoi que ce soit – ce qui risque grandement de contrarier Myblack.
g)     Guy Birenbaum tentera d’inviter Myblack au restaurant, le soir.
h)     Le seul cours de la journée, de 9 heures à 11 heures, ne peut être séché en raison d’un reportage sur la prostitution estudiantine
i)      Myblack, comme à l’accoutumée depuis deux semaines, ira visiter Manuela, une étudiante prostituée interviewée pour les besoins de son reportage.
j)      Myblack envisage de profiter de la Saint-Valentin pour larguer Emilie.
k)     Au Nigéria, plusieurs enfants mourront de faim dans l’après-midi – par chance, Myblack s’en contrefout
l)      Noémie doit passer chez le coiffeur vers 14 heures pour faire une surprise à son compagnon, qui lui répète depuis trop longtemps « Y a beaucoup de choses qui me déplaisent en toi, et ta coiffure en fait partie ».
m)   Zoé ne ressuscitera pas aujourd’hui.
n)     Myblack doit obtenir au moins 3 rapports sexuels sur les 5 filles rencontrées.
o)     Cécile envisage de dire à Myblack qu’elle est enceinte pour tester sa réaction et son amour envers elle.
p)     Le pied droit de Myblack marchera en plein sur une merde à 15 heures 14.
q)     (a+b²)=6
r)      Pour Noémie, Myblack hésite entre un bijou en pacotille à six euros cinquante et le Kamasutra illustré par Philippe Geluck.
s)     Il est parfaitement possible d’aller visiter l’une des petites amies peu avant minuit, du moment que Myblack se relave auparavant et rachète des préservatifs.
t)      Myblack a oublié qu’il sortait avec une 6ème fille qui lui rendra visite vers 18h30
 
Par Myblack - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 12 commentaires - Ecrire un commentaire
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés