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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /Oct /2006 19:59

Oui, je l’affirme sans honte (quoique…) : les deux premiers albums de Monsieur V.Delerm, pour ne pas le citer, m’avaient plutôt plu, à l’époque. Je traversais une phase de déception sentimentale et… Non, même pas, en fait, tout allait bien, j’allais parfaitement bien et, totalement maître de mes opinions, j’avais apprécié Delerm : ces chansons intimistes, à écouter à la bougie en lisant des lettres persanes, ces noms propres sortis de nulle part, de Fanny Ardant à Patrick Modiano, ces notes de piano nous plongeant immédiatement dans une atmosphère de manoir écossais du 17ème, je l’avoue, ce n’était pas toujours très gai, mais ça m’avait séduit - les chansons Evreux ou Anita Pettersen, notamment.

 

 Je m’attendais donc à un truc tout aussi chiant que ces précédentes œuvres, mais avec quelques envolées artistiques qui permettait d’en ressortir la beauté, un peu de sympathie.

  

Effectivement, c’est tout aussi chiant, mais sans les envolées lyriques qui permettent d’en ressortir la beauté, un peu de sympathie.

Déjà, le titre de l’album m’avait moyennement enthousiasmé : les Piqûres d’araignée. Quitte à prendre un truc qui gratte, les démangeaisons d’orties aurait été beaucoup plus pertinentes – j’ai d’ailleurs ressenti la même sensation, en écoutant l’album.

Ensuite, ça ne s’arrange pas : A Naples, il y a peu d’endroits pour s’asseoir, 29 Avril au 28 Mai, Les jambes de steffi Graf, une véritable mélopée de titres grotesques.

Bon, je suis mauvaise langue : Il y avait déjà des titres ridicules dans ses albums précédents, mais au moins les chansons possédaient un semblant d’intérêt. Or, ici, rien. Niet. Nada. Pire : les titres normaux (Avalanches, par exemple), sont plombés par une musique ou un refrain sorti tout droit des années 70, à base de carillon plus ou moins homogènes. 

 

 Le véritable problème de cet album de Delerm, c’est que les chansons d’amour sont aussi émouvantes que les chansons dites « humoristiques » : résultat, on se perd, on cherche désespérément un banc pour se reposer mais on reste debout, à atteindre le morceau agréable qui ne vient jamais.

Si : j’ai sauvé une chanson, la 5ème « Ambroise Paré », qui est assez jolie pour ceux qui aiment le piano. Le reste, offrez le à votre prof de math, avec un petit mot signifiant : « Je vous avais bien dit qu’un jour, je me vengerai ».

 

 Note : 6/20

 

Les chansons de Delerm auxquelles vous avez échappé : Le gateau à la poire du jeudi matin ; J'ai perdu la télécommande ; La moustache de Guy Marchand ; 3 heures moins le quart à Sergy-Pontoise

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Par Myblack
Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /Oct /2006 19:18

Hushpuppies - The Trap - 2005

J’avais récemment écouté sur MTV un morceau très remuant, de l’intro au refrain, un morceau au titre simpliste de « You’re gonna say Yeah ! » mais ô combien attachant : du rock pur, garage, tendance Beatles des débuts.

 D’ordinaire, c’est suffisant pour télécharger illico l’album complet. Pourtant, voulant en savoir plus sur ce groupe, j’ai commis le péché d’aller CARREMENT à la FNAC l’acheter – tellement emballé que j’étais. Admirable décision.

  Il est rare qu’un album contient plus de 3, 4 chansons prenantes, emballantes, qu’on écoute avec plaisir à la 12ème écoute quotidienne ; certains albums n’en contiennent aucune, d’autres un seul, généralement le single passé en boucle sur les ondes – et qui nous a d’ailleurs poussé à acheter le reste de l’album, bande de traîtres ! -, à vrai dire seuls certains classiques se permettent ce luxe (Ok Computer, First Impressions Of Earth, A rush of blood to the head, pour citer ceux qui me viennent immédiatement à l’esprit).

   

Avec The Trap, j’ai retrouvé la jouissance de ma découverte des Strokes, l’extase de l’écoute de mes premiers Dandy Warhols, en mieux : c’est facile d’aimer les Strokes, ça l’est encore plus d’adorer un groupe encore méconnu !

  You’re Gonna Say Yeah !, Pale Blue Eyes, Trap, 1975 sont d’autant de bravoures rock lancés de plein fouet à l’oreille, de celles qui saisissent dès la première écoute et qui vous condamnent à sauter seul comme un idiot dans votre misérable studio.

 Comptine, Marthelot’N’Clavencine, Bassautobahn ont des accents de Velvet des grands soirs, d’Heroin, de Venus in Furs, des ballades rythmées, avec des titres improbables comme je les aiment, à la Beatles.

 

 

 

 

   Finalement, le seul défaut de cet album, c'est qu'il semble trop impeccable. C'est comme avec les très jolies filles : tant de perfection, cela cache forcément quelque chose, une varice mystère ou une passion pour l’alpinisme. Rien au monde ne peut s’autoproclamer parfait ! – sauf la fille que je drague depuis deux semaines, bien évidemment. Pourtant, ceux qui aiment le rock sorti des entrailles, ceux qui ont aimé les Libertines et les Kill the Young, ceux-là ne trouveront rien à redire à The Trap.

   Les Hushpuppies n’en sont encore qu’a leurs balbutiements mais ils peuvent compter sur un fan, qui se déclare d’ors et déjà prêt à acheter TOUS leurs albums suivants, si mauvais soit-ils, si critiqués soit-ils, ne serait-ce que pour dire, dans 100 ans, sur leur lit d’hôpital, entre deux perfusions : « Chez moi, j’ai tout les albums des Hushpuppies ! »

 

   NOTE : 17/20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par Myblack
 
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