Peu de gens savent que le Père Fouras a vendu des juifs aux Allemands, durant l’occupation. Olivier Minne est peu disert sur le sujet. La direction de France 2 est trop occupée à collaborer avec l’actuel gouvernement pour aborder la question. Reste les propos de La Boule, qui tournent en rond. (*)
(*) En raison du lamentable jeu de mot précédent, nous vous autorisons à quitter l’article précipitamment par le lien suivant : une vidéo trouvée au débotté d’un con qui explose une chaise. Sans grand intérêt, pour être franc, mais bon. Les lecteurs qui n’ont pas été choqués par le trait d’esprit sur La Boule peuvent continuer le récit de cette notule, s’ils le désirent.
Le Père Fouras est indissociable des énigmes merdiques qu’il se plait à tartiner du haut de sa vigie. Lorsque je regarde Fort Boyard, je prévois toujours quatre télévisions en prévision des trois que je ne manquerai pas de défenestrer. Quelles sont les motivations de ce vieillard apode – à cause de la longueur de sa tunique, pas de ses mp3 – qui se complait depuis tant d’années à seriner des rébus au colza à des chanteurs de variétés ou des champions de natation ? Pas l’argent, non, il bosse pour le service public. Le sexe ? Non, impossible. Son sexe se pose bien des questions, mais sur son utilité, pas sur d’éventuelles charades. La gloire, alors ? La glaire, plutôt, vu son âge.
18 ans déjà qu'il croupit en haut du plongeoir en voyant sauter les occasions de s'en sortir. Ainsi, en 2000, il refuse la proposition du
producteur des Destiny's Child, qui lui proposait de devenir l'une des nouvelles égéries du groupe. En 2003, il se lance dans la politique mais aucun électeur ne réussit à le rattraper. En 2007,
il devient ambassadeur pour les chewing-gums Freedent : il ne faudra que trois jours à la marque pour se rendre compte de la supercherie (le Père Fouras est édenté depuis janvier 1962).
Prenons comme contexte un dîner entre le Père Fouras, La Boule, Passe-Muraille, Félindra, Passe-Temps, Passe-Partout, un tigre et un Maître du Temps. Le serveur s’étant fort à
propos noyé dans sa soupe face à l’ADN des invités, que constate-t-on au moment de l’installation des hôtes par affinités ?
La détresse du Père Fouras ; une solitude d’ermite.
Félindra se coltine le tigre, La boule s’acoquine des nains (voir photo) et le Maître du Temps n’a même pas vu qu’il y avait un repas, ayant oublié d’enlever sa visière.
René Lacoste, Jean Borotra, Henri Cochet et La Boule.
Le showbiz s’installe près de la vie réelle : dans les deux mondes les personnes âgés sont à l’écart, en bout de table, près de la corbeille.
Les histoires du Père Fouras n’ont personne à ennuyer. Il ne pose plus de questions : il se pose des questions.
On se régale de la mayo en collant sous la nappe les embonpoints verbaux du hère.
Il baragouine péniblement des anecdotes qu’on s’efforce à gommer. Il implore davantage de sauce, on lui donne du dédain, du pain, du Boursin.
Le Père Fouras, mais pas la Bohémienne en tout cas.
Il se voyait Drucker, recevant des politiques, des poètes, des Alexandre Jardin et autres Bernard-Henri Levy. Il n'est qu'une marotte de jeux télévisés qu'on accouple avec des sportifs aux
grosses fesses.
Les nains lui lancent leur mépris. Pour une fois que ce ne sont pas eux, qu’on lance.
Un vieux con de coin de nappe. Ma conviction : le Père Fouras s’est perdu. Comme beaucoup de gérontes, il ne sait plus où il habite. Ses
enfants l’ont mis à la porte, et il n’a trouvé comme refuge que ce vieux manoir flottant. Les jeunes de l’immeuble le respectent à peine. Confronté à cet univers hostile, où les soirées VIP
remplacent le concierge, le Père Fouras n’est plus qu’une tour de pierre insensible aux sentiments. Alors il se console comme il peut, par ses énigmes. J’ai envie de chialer. Cons de
jeunes.
Admirez donc ces merveilles, au lieu de vous moquer :
Enigme numéro 1
En Décembre, Yvain avait dix excellentes bouteilles de beaujolais de marque différente. Mais en juin, elles furent toutes périmées.
Moralité ?
Réponse :
les divins dix vins d’Yvain d’hiver divers et variés devinrent dix vins avariés d’été.
Enigme numéro 2
Trop tôt il est tartine, mais trop tard il est tourteau. Qui est-il ?
Réponse : Patrick Bruel
Enigme numéro 3
Il en existe des violettes, dans les champs et les prés
On le mange en vinaigrette, et s’attrape par les pieds
Lorsqu’il gonfle il s’allume et ressemble à Valérie Damidot
Coincée sous le siège arrière de mon Alpha Roméo
Qui est-il ?
Réponse : Patrick Bruel
Enigme numéro 4
Mon premier est un livre d’Alexandre Dumas
Mon second marche à reculons sur le pont de l’Alma
Mon troisième est une préparation pharmaceutique
Mon quatrième est une bataille de Napoléon III
Qui est-il ?
Réponse :
Patrick Bruel
Enigme numéro 5
Je suis Patrick Bruel. Qui suis-je ?
Réponse : Patrick Bruel.

Hekto Bulnvic,
alias "Le Faudel de Skopje"


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