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Revue de presse

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" Presque aussi hilarant que mes chroniques sur Rires et Chansons " - Guy Birenbaum (14.03.2008)

Commentaires

Prose élitiste

Sur Facebook, il est désormais possible de rejoindre le groupe "Lecteurs du Blog de Myblack".

Seuls seront admis les lecteurs suffisamment intelligents pour en comprendre l'utilité.


Lundi 21 avril 2008

Peu de gens savent que le Père Fouras a vendu des juifs aux Allemands, durant l’occupation. Olivier Minne est peu disert sur le sujet. La direction de France 2 est trop occupée à collaborer avec l’actuel gouvernement pour aborder la question. Reste les propos de La Boule, qui tournent en rond. (*)

 (*) En raison du lamentable jeu de mot précédent, nous vous autorisons à quitter l’article précipitamment par le lien suivant : une vidéo trouvée au débotté d’un con qui explose une chaise. Sans grand intérêt, pour être franc, mais bon. Les lecteurs qui n’ont pas été choqués par le trait d’esprit sur La Boule peuvent continuer le récit de cette notule, s’ils le désirent.

 

Le Père Fouras est indissociable des énigmes merdiques qu’il se plait à tartiner du haut de sa vigie. Lorsque je regarde Fort Boyard, je prévois toujours quatre télévisions en prévision des trois que je ne manquerai pas de défenestrer. Quelles sont les motivations de ce vieillard apode – à cause de la longueur de sa tunique, pas de ses mp3 – qui se complait depuis tant d’années à seriner des rébus au colza à des chanteurs de variétés ou des champions de natation ? Pas l’argent, non, il bosse pour le service public. Le sexe ? Non, impossible. Son sexe se pose bien des questions, mais sur son utilité, pas sur d’éventuelles charades. La gloire, alors ? La glaire, plutôt, vu son âge.

18 ans déjà qu'il croupit en haut du plongeoir en voyant sauter les occasions de s'en sortir. Ainsi, en 2000, il refuse la proposition du producteur des Destiny's Child, qui lui proposait de devenir l'une des nouvelles égéries du groupe. En 2003, il se lance dans la politique mais aucun électeur ne réussit à le rattraper. En 2007, il devient ambassadeur pour les chewing-gums Freedent : il ne faudra que trois jours à la marque pour se rendre compte de la supercherie (le Père Fouras est édenté depuis janvier 1962).


Prenons comme contexte un dîner entre le Père Fouras, La Boule, Passe-Muraille, Félindra, Passe-Temps, Passe-Partout, un tigre et un Maître du Temps. Le serveur s’étant fort à propos noyé dans sa soupe face à l’ADN des invités, que constate-t-on au moment de l’installation des hôtes par affinités ?

La détresse du Père Fouras ; une solitude d’ermite.

Félindra se coltine le tigre, La boule s’acoquine des nains (voir photo) et le Maître du Temps n’a même pas vu qu’il y avait un repas, ayant oublié d’enlever sa visière.

 

 

 
















René Lacoste, Jean Borotra, Henri Cochet et La Boule.

 

    

Le showbiz s’installe près de la vie réelle : dans les deux mondes les personnes âgés sont à l’écart, en bout de table, près de la corbeille.

Les histoires du Père Fouras n’ont personne à ennuyer. Il ne pose plus de questions : il se pose des questions.

On se régale de la mayo en collant sous la nappe les embonpoints verbaux du hère.

Il baragouine péniblement des anecdotes qu’on s’efforce à gommer. Il implore davantage de sauce, on lui donne du dédain, du pain, du Boursin.

Le Père Fouras, mais pas la Bohémienne en tout cas.

Il se voyait Drucker, recevant des politiques, des poètes, des Alexandre Jardin et autres Bernard-Henri Levy. Il n'est qu'une marotte de jeux télévisés qu'on accouple avec des sportifs aux grosses fesses.

Les nains lui lancent leur mépris. Pour une fois que ce ne sont pas eux, qu’on lance.


Un vieux con de coin de nappe. Ma conviction : le Père Fouras s’est perdu. Comme beaucoup de gérontes, il ne sait plus où il habite. Ses enfants l’ont mis à la porte, et il n’a trouvé comme refuge que ce vieux manoir flottant. Les jeunes de l’immeuble le respectent à peine. Confronté à cet univers hostile, où les soirées VIP remplacent le concierge, le Père Fouras n’est plus qu’une tour de pierre insensible aux sentiments. Alors il se console comme il peut, par ses énigmes. J’ai envie de chialer. Cons de jeunes.

Admirez donc ces merveilles, au lieu de vous moquer :

 

Enigme numéro 1

En Décembre, Yvain avait dix excellentes bouteilles de beaujolais de marque différente. Mais en juin, elles furent toutes périmées. Moralité ?

Réponse
 :

les divins dix vins d’Yvain d’hiver divers et variés devinrent dix vins avariés d’été.



Enigme numéro 2

 Trop tôt il est tartine, mais trop tard il est tourteau. Qui est-il ?

 Réponse : Patrick Bruel

  

Enigme numéro 3

Il en existe des violettes, dans les champs et les prés

On le mange en vinaigrette, et s’attrape par les pieds

Lorsqu’il gonfle il s’allume et ressemble à Valérie Damidot

Coincée sous le siège arrière de mon Alpha Roméo

Qui est-il ?

 Réponse : Patrick Bruel

 

 Enigme numéro 4

 

Mon premier est un livre d’Alexandre Dumas

Mon second marche à reculons sur le pont de l’Alma

Mon troisième est une préparation pharmaceutique

Mon quatrième est une bataille de Napoléon III

Qui est-il ?

 
Réponse : Patrick Bruel

 

 

Enigme numéro 5

 Je suis Patrick Bruel. Qui suis-je ?

 Réponse : Patrick Bruel.

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par Myblack
Samedi 19 avril 2008

Ils ont gagné : j’exècre le nord de la France, dans un rayon de 100 kilomètres autour de Bienvenue chez les Ch’tis.

 

La Ch’timania a fini par m’assommer. A l’origine, je n’avais rien contre les Picards et leurs dérivés. Je n’y faisais simplement pas attention, comme les merdes canines sur le trottoir.

Mais depuis que j’ai vu celle de Dany Boon, j’ai arrêté de marcher dans la propagande communautaire.

J’avais pourtant acheté mon ticket de cinéma avec la main gauche. Ca m’a guère porté bonheur.

La dernière fois qu’un pays du Tiers-monde avait autant fait parlé de lui, il crevait au Soudan. Les Ch’tis pourraient-ils apporter à l’Afrique un peu de leur patois ou de leur pathos à la carbonara ?

Depuis Attila, jamais une horde de « Hein ! » n’aura autant été dévastatrice : 18 millions d’entrées, dont 15 millions par les habitants du Pas-de-Calais. Normal : ils n’ont rien à foutre de la journée, ces chômeurs, faut bien qu’ils s’occupent.

 

Comment un film aussi prévisible qu’un juif dans un camp de concentration peut-il susciter tant d’éloges ?

Comment un camp de concentration filmé par un non-juif peut-il être aussi crédible dans l’horreur ?

Il faut vraiment avoir l’humour noyé dans la cuvette d’un WC pour trouver de la sympathie à cette œuvre de fin de banquet. D’aucuns poussent même le WC à comparer Kad Mérad à Bourvil. Et Dany Boon, c’est quoi dans ce cas ? Une salade de fruit ?

 

Le Nord, décharge où les mouettes soufflent dans l’éthylotest avant de décoller, dépose à chaque JT ses déchets humains dans mon écran. Toute cette empathie exagérée à l’extrême (droite, si l’on se fit aux résultats du FN dans la région) commence à puer. Le compassionnel déborde de la poubelle. Dans l’épreuve préambulaire des JO de Pékin de la peuplade honnie, les Chinois viennent d’être dépassés par l’ordure dans la course à l’or. Dur.

 

La fameuse banderole de la dernière finale de Coupe de la Ligue (Pédophiles, chômeurs, consanguins : Bienvenue chez les Ch’tis) a suscité un tollé de la part des principaux concernés. Il est vrai que cette affaire a vraiment causé beaucoup de tort aux pédophiles.

 

Le groupe facebook J’exècre Bienvenue chez les Ch’tis est un franc succès, puisqu’il ne compte pas moins de seize membres. Le tout sans bouche à oreille, s’il vous plait ! (Les bouches sont occupées à vomir ; les oreilles se doigtent pour ne pas entendre la franchouillardise ambiante).

 

Plus les billets se vendent, plus ma haine monte au box-office. Dans la rue, j’en viens à mordre les Ch’tis : dimanche, j’ai ainsi uriné sur Mimie Mathy, pour me soulager l’aversion. C’est vrai qu’elle est vachement Ch’tis, de près.

J’espère que nos amis américains qui subiront prochainement le film auront l’aversion sous-titrée. Histoire de bien comprendre que, comme dans n'importe quel point cardinal français, il n'y a pas que des gens biens dans le nord.

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par Myblack
Jeudi 17 avril 2008

Le candidat français pour le prochain concours de l’Eurovision, le 24 mai à Belgrade, sera Sébastien Tellier.

 

Les footeux champion du monde 98 avaient Vincent Candela et « I Will Survive ». Les rugbymen de 2007 ont Sébastien Chabal et « Divine ».


Un choix qui ne plaît guère à l'I-pod de Michel Gonnot, député UMP, qui déplore que l'artiste ne chante pas avec des paroles branchées sur la Marseillaise.  
Une réaction aussi stupide que d'imaginer Julien Clerc en train de donner son avis sur le Parti Socialiste ou qu'un Bernard Menez reconverti politicien.

 

J’aime bien « Divine ». Elle change des éternelles merdes de ces dernières saisons envoyées se fracasser contre le mur du jury européen. Texte en anglais, choeurs enlevés, arôme joyeux coulant le long du micro sans crainte d'être épongé par une rime en "o" : les conditions de la victoire sont réunies, enfin.

 

 

Dans un autre style, « L’amour et la Violence » a conquis mon coeur. Mais, moins rythmée que la précédente, elle aurait probablement eu davantage de difficultés à remporter ce prestigieux concours que 97% des froggies trouvent aujourd’hui ringard.

 

Pourtant, et même si j’apprécie vraiment Sébastien Tellier, je soutiens Hekto Bulnvic, le candidat macédonien.

 

 Hekto Bulnvic, alias "Le Faudel de Skopje"
 

 Le gouvernement local n’a pas réussi à récolter suffisamment d’argent pour tourner un clip, alors vous vous contenterez simplement des paroles traduites en français de « Lski Carole, Graläm Grälom »

 

 

" Lski Carole, Graläm Grälom" , d’Hekto Bulnvic.

 

Sa bordure de visage au teint revêche

Saborde dure des vices sages hautains

Quelle pimbêche !

 

Coulent sur mon cœur insensible les vertus qu’elle exploite

Roucoule et se fane dans les comptoirs de l’Ardèche

Comme ces femmes une fois conquises qu’on délèche

Quel exploit !

 

De loin tu ressemblais aux manteaux de Noémie Lenoir

De près aux oreilles décollées de Thierry Dusautoir

Oh, Carole, tu es loin de valoir

 

Une part de flan aux quetsches

Une part de flan aux quetsches

Avec une boule de glace

A la pêche, à la pêche, à la pêche

 

Une part de flan aux quetsches

Une part de flan aux quetsches

Avec une boule de glace

A la pêche, à la pêche, à la pêche

 

Des caresses de nones qui auraient la gorge sèche

Quitte à choisir, je préfère Georges Frêche

Dans le même moule que les poufs qu’on ébrèche

Une semoule à l’ancienne assortie de mains aux fèches

 

Sous mon toit l’air est pollué, la jetée sans Raquel Welch

Avec toi dans le RER D, je te laisse aux racailles, Wesh !

Et dire qu’à côté de tes pompes vibre en jupettes un collège

Carole, l’extase que tu me proposes, ce sont des mocassins beiges

 

Ne t’étonnes pas que je préfère

Une part de flan aux quetsches

Une part de flan aux quetsches

Avec une boule de glace

A la pêche, à la pêche, à la pêche

 

Ne t’étonnes pas que je préfère

Une part de flan aux quetsches

Une part de flan aux quetsches

Avec une boule de glace

A la pêche, à la pêche, à la pêche

A la pêche, à la pêche, à la pêche

A la pêche, à la pêche, à la pêche

A la pêche, à la pêche, à la pêche

Aux Tamouls.

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par Myblack
Mercredi 16 avril 2008

Nous roulions à l’arrière d’un taxi en pleine campagne vichyssoise, les serviettes encore en vente libre sur le torse, lorsqu’une pastille vint frapper la caboche cabossée de mon voisin de compteur.

 

- « Aïe », déclara sans plus attendre le Teckel Enragé.

- « Quoi ? », déclarai-je, bien conscient de mon rôle crucial dans l’avancement de ce dialogue.

- « Je crois que j’ai une idée », déclara de nouveau le Teckel Enragé, faute de verbe plus charismatique.

- « Aïe »

 

Le blogueur me proposa une interview doublée d’un portrait chinois ; je lui répondis que je préférais la faire ici. Il accepta non seulement la proposition mais, plus surprenant encore, le jeu de mot.  

 

La retranscription de cette interview, menée par la main d’orfèvre du Teckel Enragé – la droite, plus précisément, la gauche étant occupée à de plus basses besognes -, est disponible dans son intégralité sur le Blog du Teckel Enragé.

Ce qui est logique, puisqu’il s’agit de son interview. Enfin il me semble.

 

Ce n’était pas la première fois que je subis un flot ininterrompu de questions dans le but de me pousser à bout : durant l’hiver 54, la police m’avait cuisiné à feu brûlant, au sujet du corps d’une mineure retrouvée en lambeaux dans la rue. Malgré les claques, je n’avais pas livré le nom de mon complice, disparu en janvier 2007.

Cette fois-ci, j’ai craché le morceau. Pas une miette n’est restée entre les dents. Le Teckel Enragé a su se montrer persuasif. (*)

 

(*) J’avais dit une brune, au fait. Pas une blonde. Enfin merci quand même, vieux.

 

 

Voici quelques passages croustillants du dîner :

 

Le Teckel Enragé : Vous marierez-vous avec Lulla paf et Hell Man à t'il réellement un petit sexe ?

Myblack : Je vois que monsieur lit attentivement mon blog. je confirme, en effet, que Lulla Paf possède un petit sexe.

 

Le Teckel Enragé : Quel film polonais préférez vous ?

Myblack : Ce film de science fiction de 1938, quand des acteurs grimés en militaires envahissent Varsovie. Bon, bien sur, tout ceci est du cinéma et n'a jamais existé, mais on se prend au jeu tellement le réalisme vous saute à la gorge sur certaines scènes

 

 

Le Teckel Enragé : Qu'est ce qui vous pousse a faire ce blog ? l'appât du gain , la célébrité ?

Myblack : Le plaisir d'écrire, partir à la recherche de l'information, partager mes fulgurances artistiques avec mes lecteurs qui n'ont que mon modeste talent pour illuminer leur vie teintée de charbon. Tout cela venant bien après l'argent, la gloire et les femmes, bien entendu

 

 

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par Myblack
Lundi 14 avril 2008

Maintenant que le pétrole vaut 110 dollars, il est temps de retourner sa veste sur les flaques et de siffler la duchesse du baril :

 

Pétrole, mon amour.

Mon or noir

Mon espoir

Je carbure au désir

Total

Quand tes derricks se dévoilent

Se dresse mon os à moelle

Comme un bateau sous sa voile

Où je me promène à poil

A mazout.

 

En marquant la pause sur mes poèmes, j’en viens même à douter de l’existence de ces prétendues marées noires, que je n’ai personnellement jamais vues de mes yeux. J’attendrai que l’Auvergne soit touchée par l’une d’entres-elles pour me forger une opinion. Ici, nous n’avons que la potée pour briller ; la Bretagne possède Bernard Hinault, des phares et des crêpes à l’essence.

Les veinards : du pétrole. Presque autant que dans le Golfe, avec les trous noirs dans la mer en supplément désert.

« Ce n'est pas la catastrophe du siècle », lançait le 25 décembre 1999 Dominique Voynet, ministre de l’écologie au moment de la catastrophe de l’Erika. Elle avait entièrement raison :

- le tremblement de terre de 1906 à San Francisco a fait 3000 morts

- Les stigmates de Tchenobyl sont encore présents sur les mains du peuple ukrainien.

- Le France-Bulgarie de 1993 a signé la fin de carrière tricolore de David Ginola

- Mon exposé loupé de novembre 2004 sur l’Empereur Auguste m’a obligé à bosser plus que prévu les partiels de géographie.

 

Alors vos gueules les mouettes, hein.

La Bretagne a eu l’Erika. La FNAC a Princess Erika. Ne comptez pas sur moi pour vous dire laquelle de ces deux catastrophes je considère la plus grave.

 

  Le corps mourant des cormorans provoque en moi autant d'émoi qu'un film de Samuel Le Bihan

 

 

 

Les armateurs grecs sont des amateurs : pourquoi choisir la Bretagne ou l’Espagne pour polluer entièrement une région quand le Pas-de-Calais a naturellement effectué la moitié du chemin ? Là-bas, ce ne sont pas les pétroliers qui s’échouent sur les baraques à Ch’tis : ce sont les camions d’Amstel.

Certains dimanches à Paris ressemblent à des dimanches en Province. C’est d’un triste. Dire qu’il suffirait simplement d’une marée noire pour leur redonner un peu de couleur. Les pigeons feraient d’excellentes mouettes, les arabes d’excellentes algues, les vieux immobiles dans les squares de sublimissimes rochers. Les gens en profiteraient pour nettoyer la crasse de certains immeubles tout en blablatant sur la mondialisation, la protection de la couche d’ozone et la gangrène qui corrompt la société.

A Paris, on n’a pas encore de pétrole, mais des idéaux.

Je conçois cependant parfaitement que des personnes bien intentionnées n’escomptent pas voir affluer des litres de semences dans certains coins de Paris – je pense notamment au Marais, qui a d’autres catastrophes naturelles à nettoyer avant de songer au pétrole.

 

Ainsi, dans le IVème arrondissement de la capitale, plusieurs militants écologistes encouragent les bateaux-mouches à déverser dans le lit de la Seine des clodos souillés (à hauteur d’un SDF par tonnes de déchets déversés par l’Erika en décembre 1999). L’insalubrité du fleuve parisien est devenue, au cours des années, proverbiale, alors que les pétroliers qui la traversent se montrent plutôt rares. Ces écologistes partent de cette constatation pour mettre en avant le rôle de l’humain dans la dégradation de la Seine. Leur association entend ainsi démontrer « que l’homme peut se révéler aussi dangereux pour la nature que le pétrole, si ce n’est plus ». Un message symbolique que Jean-Baptiste Meuchon, leur responsable, conclut par « Et si en même temps cela permet de se débarrasser des clochards qui polluent nos rues, c’est que du positif… »

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par Myblack
Dimanche 13 avril 2008

Après l’extraordinaire première mouture de Secret Story, 15 nouveaux candidats mystérieux s’apprêtent à se ridiculiser devant la France entière en mai prochain.

 

Les infos filtrent avec parcimonie sur ce Secret Story 2 où l’on annonce une maison dissimulée dans la première, du caca dans les steaks-frites et un animateur citant Schopenhauer lors des prime times – ou bien du Carlos, selon l’inspiration.

 

 

----------------- attention ceci est un encadré ------------------------------------------

 

Yoann Kelervent, producteur de l’émission, a accepté de jouer au chat et à la souris avec mes questions.

 

Myblack : Monsieur Kelervent, sous quel signe sera placé cette nouvelle saison ?

YK : Aucun, il n’y aura pas d’animaux parmi les candidats. Ne croyez pas ce qu’écrivent les journalistes de Télé 7 jours, qui ont parlé d’un phacochère nain épicier à Dreux. Nous l’avons finalement écarté, il ne collait pas avec la médiocrité des autres participants.

Myblack : Les initiales de votre émission sont « SS ». Est-ce seulement un hasard ?

YK : Tout à fait. Et de toute manière NSDAP était beaucoup trop long comme sigle.

Myblack : Pouvez-vous nous citer l’un des anciens candidats du programme ?

YK : Je suis déjà incapable de me souvenir du nom de ce jeu, comment voulez-vous que je me souvienne d’un des candidats disparus ?

Myblack : Secret Story.

YK : Ah, oui. C’était le candidat italien ça, non ?

Myblack : Non. Vous confondez avec Raimondo de Nice People. Secret Story, c’est le nom de votre émission.

YK : Ah oui. D’où Secret Story 2. Je n’avais pas fait le rapprochement.

Myblack : La télévision fourmille d’émissions de télé-réalité. Laquelle vous semble la plus proche de la votre ?

YK : Pékin Express.

Myblack : Le côté exotique, le côté mystérieux ?

YK : Le côté truqué, surtout.

Myblack : Pourquoi ne trouve-t-on pas de fromage blanc distribué gratuitement dans le métro ?

YK : Hé attendez, on avait décidé de ne pas faire référence aux secrets des candidats au cours de cette interview ! C’était prévu ainsi !

Myblack : Cette question entrait seulement dans le quota des 5% d’humour absurde de ce Blog. Pourquoi ? L’un des candidats distribue des journaux gratuits dans le métro ?

YK : Non. L’un des candidats est un fromage blanc.

Myblack : Et les autres ?
YB : Les autres ne sont pas des fromages blancs.
Myblack : Non mais quelles sont leurs particularités ?
YB : Ils sont tous suffisamment cons pour participer à une émission comme la nôtre.
Myblack : Vous ne pouvez rien nous dire, c'est ça ?
YB : Tout à fait, si ce n'est que parmi les candidats, on retrouvera un ancien ministre de l'éducation nationale du Béarn, un acteur mort de Plus Belle la Vie et un prince ostrogoth.

-------------------------- fin de l’encadré ----------------------------------------------

 

 

Plus d’un mois après le lancement de la course au curé, le Blog de Myblack est en mesure de vous confirmer la participation de Gérard Crobard à Secret Story 2.

 

Toujours en quête de candidats haut en couleur, TF1 recherchait depuis l’hiver un homme de la trempe de Gérard, capable, en moins de deux minutes, de heurter par ces péroraisons discriminatoires les communautés musulmanes, catholiques et homosexuelles.

 

Daniel G, le casteur qui l’a trouvé, nous apprend que « la production souhaitait insérer dans sa prochaine émission des candidats racistes, haineux, impies, alcooliques et pédophiles, pour renforcer l’audience jugée passable de la première saison ». Avec Gérard Crobard, c’est une sorte de couteau suisse du vice qui s’inscrira dans la longue lignée des candidats de télé-réalité inénarrables. « Au-delà de l’aventure humaine, assure le cinéphile, c’est avant tout une question d’argent ».

 

Gérard Crobard, qui a arrêté la pédophilie depuis maintenant trois ans et demie, a promis de tout mettre en œuvre pour mettre à jour son CV dans ce domaine et ainsi justifier la confiance placée en lui par TF1.

 

« N’est-ce pas là une occasion unique de communiquer sur cette vocation attrapée à l’âge de 35 ans lors d’un week-end chez les Ch'tis ? », se pourlèche déjà Gérard Crobard, annoncé comme le grand favori de l’émission.

 

On lui souhaite bien entendu bonne chance. Et aussi bonne chance à Quentin, 12 ans, prochain candidat lui aussi de Secret Story 2.

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par Myblack
Vendredi 11 avril 2008

Frelozo

 Western uruguayen où les cow-boys sont des femmes invitées à une réunion tupperware.

Duel au soleil à Burrington Hill, sorti en 1987, est le plus célèbre frelozo de l’histoire du cinéma. Encore à l’affiche dans plusieurs salles sud-américaines, il exhibe fièrement 437 millions de dollars de recettes cumulées. Mettant en scène six dames de la petite bourgeoisie de Montevideo, le western plonge l’auditoire dans une ambiance grave et écrasante, accentuées par les coups fracassants de l’horloge du salon. Une poursuite continue entre la psychologie et le marketing, une critique à peine déguisée de la rhétorique post-besancenoïenne. L’utilisation du micro-onde par le shérif, tout aussi à l’aise avec le lave-vaisselle, donne à Duel au soleil à Burrington Hill des allures d’apocalypse. Le final haletant, rythmé par le tic-tac insoutenable de la boîte hermétique bleue (25 euros pièce), estomaque le spectateur peu coutumier à autant de violence.

Parmi les plus illustres acteurs de frelozo, on peut citer Carla Branson, Jana Wayno ou encore Antonael Queen.

   

Assémandre 

 Petite salamandre au nez allongé, proche de la Salamandra maculosa. Dotée d’une petite queue fine et d’un dos courbé, elle se nourrit essentiellement de cloportes et de limaces. L’assémandre mesure environ 76 mètres et vit principalement cachée dans les marais et dans les milieux humides tempérés. On peut en trouver dans le Marais Poitevin, en Camargue ou dans le rayon camembert des grands supermarchés, excepté Auchan.

 « C’est le printemps. L’eau descend lentement des hautes montagnes et alimente les gracieux cours d’eau. Rien de tel pour l’assémandre, toute heureuse de se dégourdir un peu les pattes et de manger un peu. La voici qui choisit un morceau de choix, un camembert de campagne Président, élu produit de l’année 2004 ». Commentaire d’André Dussolier dans le documentaire L’Assémandre de Carrefour, Productions La Cinquième, Honk Kong, 1997.

 

 

Méfiance… Une assémandre se cache sûrement derrière ce fromage, à moins qu’il ne s’agisse de Patrick Fiori

 

   

 

Hésiolatisme

 Volonté incoercible de s’asseoir à côté d’une personne du sexe opposé pour essayer d’engager la conversation, de lui demander l’heure, le cours de la semaine dernière ou la capitale de la Guinée-équatoriale.

 « Je me souviens de ces cours d’Histoire humides, lorsque mon corps longiligne et grinçant, frappé de craintes, s’écrasait sur cette chaise sans autre ambition que la blondeur incandescente de ma voisine de droite. Elle passait la main au-dessous de la table ; je revois encore mon sexe tapageur s’avancer vers son pouce, encastré dans l’intérieur cuir de mon jeans acheté par maman. Ah, Chantal, Ah, Chantal, pourquoi étais-tu si distante, refusant, malgré tes sempiternels va-et-vient, de me prêter ton stylo bille vert auquel je tenais tant, dont le capuchon mordillé par tes lèvres fracassait l’élan éolien de mon regard ? C’est alors que pizza aux lardons. », Mémoire de Jean-Michel Lapoisse, éditions Au numismate averti, 2006.

   _______________________________________________________________________

 Walwhem

 Ersatz d’équerre longue de 650 millions de kilomètres carrés fabriquée par la NASA en 1959 pour calculer la distance entre la Terre et Jupiter.

Le Walwhem nécessitant plus de 400 millions de scientifiques et 150 millions de grues pour être productif, il n’a réellement jamais été employé.

 

 Dastana 40, astéroïde de 900 kilomètres en provenance de Jupiter qui détruira la Terre le mois prochain – comment ça, vous n’étiez pas au courant ?

 

 

 

 Sallamon

 Un sallamon est un article écrit par Myblack mais, pour diverses raisons, pas terminé.

Le sallamon ne comporte généralement pas de chute, porte la plupart du temps sur un aliment et met souvent en scène des personnages auxquels le publics a du mal à s’identifier.

Un exemple de sallamon :

 - Je sais pas ce que j’ai, docteur, mais j’ai mal au ventre à chaque fois que je mange des Chocapic.

- Vraiment ? Sans doute est-ce une allergie au chocolat.

- Impossible, je déteste le chocolat.

- Justement.

- Comment ça ?

- Le chocolat avalé provoque en vous une sorte d’indisposition mentale dont les effets se répercutent dans votre estomac.

- C’est impossible, puisque que je n’en avale pas.

- Mais puisque vous me dites que vous mangez des Chocapic ?!

- A vrai dire je mange le jouet des Chocapic.

- Le jouet des Chocapic ?

- Vous savez, ils mettent un jouet, à l’intérieur des Chocapic.

- Ah, oui, bien sûr.

- Voilà.

- Et donc vous avez mal au ventre à chaque fois que vous le mangez ?

- Parfaitement.

- Quand ça ?

- Chaque matin.

- Vous dévorez des Chocapic tous les matins ?

- Non. Le jouet des Chocapic.

- Comment faites-vous pour avoir suffisamment de jouet ?

- J’achète sept boîtes par semaine.

- En plus de celles qui vous reste ?

- Celles qui me reste ?

- Oui. Si vous achetez sept boîtes par semaine, elles doivent s’accumuler dans la cuisine. Surtout avec tous ces Chocapic encore à l’intérieur.

- Ah mais je les range, une fois le jouet avalé. Seul le jouet m’intéresse.

- Nature ou avec un peu de lait ?

- Nature. Enfin j’enlève l’emballage plastique, quand même, je ne suis pas fou.

- Oui. Vous n’êtes pas fou.

- Oui.

- Vous n’êtes pas fou. Bon.

- Quoi, docteur ?

- Au risque de vous contrarier, le jouet des Chocapic n’est pas fait pour être consommé.

- Oh, je le sais très bien.

- Mais pourquoi vous le mangez, alors ?

- Parce que je n’aime pas les Chocapic. Du coup, je mange le jouet.

- Mais il n’est pas comestible, le jouet !

- Oui. Mais quand on a faim, on ne fait pas toujours très attention. On n’avale n’importe quoi.

- Mais une question me taraude : pourquoi acheter des Chocapic, si vous n’aimez pas le goût des Chocapic ?

- Ah. A cause du chien.

- Quel chien ?

- Le chien. Des Chocapic. Sur la boîte.

- Et bien ?

- Il me donne faim. Sa truffe est rouge comme les fraises, et j’adore les fraises. Sa langue est pendante, son œil balaye le bol avec amour. Sa cuillère est majestueuse, elle donne envie de dévorer le paquet entier. Lorsque je vois ce toutou, je ne peux m’empêcher d’avoir faim !

 -Ce n’est pas une raison. Il vous donne faim, soit, mais les Chocapic sont là pour être engloutis. Pas le jouet.

-  Pourquoi ils le mettent dans le paquet, alors ?

- Pour jouer avec.

- Mais c’est idiot, vu que je joue déjà avec les Chocapic !

- Vous jouez avec les Chocapic ?

- Ben oui, vu que je mange le jouet.

- Comment ça, vous jouez avec les Chocapic ?

- Il y en a tellement, cela ouvre des possibilités d’histoire presque infinies, chaque Chocapic pouvant camper un personnage, un pays, un coureur cycliste, un soldat. Par exemple.

- Oui. Par exemple.

- Oui.

- Par exemple.

- Et pourquoi vous ne jouez pas avec le jouet ?

- Parce que je le mange. On ne joue pas avec la nourriture.

- Le jouet n’est pas une nourriture. C’est un jouet.

- Ben non, puisque je le mange.

- Pour votre santé, je vous conseille vivement de jouer avec le jouet, et non avec les Chocapic.

- Vous êtes débile : comment je fais, moi, pour camper des personnages, des pays, des soldats, avec un seul jouet par paquet ?

- Ah, oui. Je suis débile.

- Réfléchissez un peu, avant de parler.

- Et pourquoi ne pas jouer avec des vrais soldats, sans s’occuper des Chocapic ni du jouet des Chocapic ?

- A cause du chien. Quand je le joue avec les Chocapic il sert de montagne, de frontière. Du coup il me donne faim.

- Et bien, ne jouez pas avec les Chocapic ! Jouez avec des soldats !

- Mais on ne petit-déjeune pas avec des soldats !

- Mangez le chien et laissez le jouet tranquille, alors.

- Docteur, le chien ne se mange pas. C’est un chien sur une boîte.

- Mais le jouet aussi ne se mange pas ! Et vous le mangez, pourtant !

- Ben oui, vu qu’y a les Chocapic ! Je vais pas manger les Chocapic, vu que je joue avec.

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par Myblack
Mercredi 9 avril 2008

  

Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : le kebab

Dans l’amour la chose la plus dure est généralement la séduction. Surtout chez ceux qui ont des problèmes d’érection.

Se montrer homme pour cacher nos besoins animaux et ne pas effrayer la bête. Mettre un peu de distance pour conserver une part de mystère au frigo, un parfum sur le divan, du divin dans le regard. La séduction doit être lente mais participat