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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 00:20

« Druchon, c’est la dernière fois que vous arrivez en retard au bureau. Je me fous que vous ayez le sommeil profond et que vous ayez du mal à dormir, vous m’entendez ? Vous m’entendez, Druchon ?! Eh, oh, Druchon, vous m’entendez ? Réveillez-vous, Druchon, faut qu’on parle. »

   Salut, c’est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : les troubles du sommeil et ses conséquences dans le monde du travail.


 A vrai dire moi au début je voulais vous parler de la sodomie, un sujet qui me tient beaucoup plus à cœur que celui-là, mais Myblack m’a dit qu’on ne traitait pas ce genre de sujet sur son Blog, c’est indécent. C’est vrai que Myblack écrit rarement sur la sodomie. Faut dire qu’avec les mains occupées à tenir les fesses de Gérard Crobard, il peut guère écrire, aussi.


Bien. Tout le monde sait que l’immense majorité des rencontres se font au travail. C’est d’ailleurs l’unique raison qui pousse l’homme à aller bosser. Ca et gagner de l’argent pour se payer des putes, ok. Seulement voilà : par essence, l’homme est paresseux. Attention : pas fainéant. Paresseux. Ca n’a rien à voir. On dit que les Français sont fainéants : ceci est un cliché, un cliché éhonté et raciste. Je suis Français depuis six générations, monsieur, et je passe plusieurs minutes par semaine à écrire sur Le Blog de Myblack alors que je pourrais être en train de rigoler en coursant des girafes ou en train de voler des parcmètres comme tout le monde, du moins comme le premier négro ou roumain venu.


Non : la France n’est pas fainéante. Elle prend simplement son temps, et son café pour se réveiller.


Les études ont prouvé qu’on ne séduisait pas une femme avec une tête globuleuse de zombie et une haleine à faire fondre la banquise. Ou alors madame Gerbion des Ressources Humaines mais elle a pas baisé depuis six ans, c’est pas vraiment une référence. Pour plaire à vos camarades féminines de bureau, retenez toujours ceci : il faut mieux être con, insipide, laid et toujours à l’heure que beau, drôle, intelligent, mais systématiquement en retard. 


Partant de ce principe, voici mes 4 conseils pour vous aider à vous lever le matin sans énerver votre supérieur :


1) Pensez au nouvel article du blog de Myblack publié dans la nuit et que vous n’avez pas encore lu.
 

Tout est dit, je crois.

 

2) Mettre un gay dans son plumard

Ah ! La fameuse gaule du matin, celle qui n’hésite jamais à se lever. Celle qui rendit Jules César, homosexuel notoire, fou d’amour pour notre beau pays. Messieurs, pour donner de la vigueur à vos réveils, quoi de mieux que le souffle de cerf enrhumé d’un gay sur votre cou encore indemne de toute morsure ? La promiscuité troublante de ce phénomène à deux trous vous convaincra à coup sûr de quitter le lit en vous dirigeant à toute vapeur vers la douche salvatrice – à moins qu’un second homosexuel s’y cache, mais là, c’est votre problème.

 

3) Dormir debout

Se lever est trop compliqué ? Soit ! Dormez debout, donc ! Pour cela, procurez-vous chez l’épicier terroriste le plus proche une ficelle, des menottes, un ruban adhésif et le capitaine Merrill Stubing de la Croisière s’amuse. Lorsque le sommeil se fera sentir, munissez-vous d’une chaise et demandez à ce bon vieux Merrill de vous y attacher, bras et les jambes soudés. Tout doit y passer : ruban, menottes, ficelle. Ca y est, on ne bouge plus ? Très bien. Avalez la clé des menottes, demandez à Merrill d’ouvrir la fenêtre puis congédiez-le (il ronfle).

Quoiqu’il advienne de cette nuit, vous vous réveillerez debout, je vous l’assure. Ne reste plus qu’à crier suffisamment fort à la fenêtre pour que quelqu’un vienne vous libérer avant 8 heures du matin.

 

4) Dormir au bureau

Un hamac posé entre deux ordinateurs, un cousin rembourré de dossiers ronflants, un collègue dilettante qui, par son manque de sérieux, vous met dans de beaux draps : le lieu de travail regorge d’occasions de trouver le repos. En y dormant la nuit, votre patron ne pourra vous accuser de retards intempestifs ou d’absences matinales. Une solution d’ailleurs approuvée par 95% des salariés français, qui déclarent déjà « dormir au boulot. » La France, un modèle de professionnalisme.

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Par Jean-Michel Lapoisse
Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 00:00

Enfants, adultes et vieillards agonisants, préparez avec malice vos rires en attendant la monnaie ; le célèbre cirque Karpak est de retour, pour le bonheur des petits et des grands.

 

D’attractions avant en féeries cosmopolites, le spectacle sera invité du 13 au 28 juillet 2008, dans le 3ème arrondissement de Paris, dans l’angle gauche de la rue Guimbert. Le chapiteau rouge et blanc s’enorgueillit même de portes automatiques et sonores, accessibles aux lurons de tout âges.

 

Ce ne sont pas cinq, ni sept, mais seize numéros différents qui s’accordent de concert pour célébrer, dans un élan bourdonneur,  le retour de ces artistes venus du soleil.

 

Réunies par la magie d’Abdallah El Sanoui, le grand illusionniste marocain aux yeux bruns, les amazones feront défiler devant vos nez ébahis toute une myriade d’objets rivalisant d’adresse.

 

Toute la journée, des jongleurs de légumes aux doigts agiles circulent sous le chapiteau à seulement quelques centimètres d’un public conquis et reconnaissant.

 

A travers les réductions, l’on aperçoit les bizarreries exotiques, le clown à la blouse blanche qui amuse les nombreuses galeries du cirque par sa joie de vivre et son application professionnelle.

 

L’humour est constant dans ses rayons lumineux et éclairés par les néons des ménages, où la redondance des mimiques n’entame en rien la qualité des interprétations.

 

Un petit panier ricaneur, à portée de doigts infinitésimale, s’offre aux visiteurs pour accompagner leurs pas dans cette odyssée multicolore où les lentilles sont à moitié prix jusqu’au 31/08/08.

 

Le Cirque Karpak est ouvert du lundi au samedi de 9 heures à 20 heures, et le dimanche de 9 heures à midi. Venez nombreux.

 

 

 





Le Cirque Karpak

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Par Myblack
Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 13:28
Devant un verre de whisky rempli à 50%, il y a trois sortes d'individus :
Ceux qui voient le verre à moitié plein.
Ceux qui voient le verre à moitié vide.
Ceux qui boivent les 50% restants et en commandent un autre.

Je figure indubitablement dans la 3ème et dernière catégorie.

Les gens qui me connaissent mal m'accolent une réputation d'alcoolique en disant «Ce mec-là, il boit depuis ses 15 ans, et il a jamais arrêté depuis.»
C'est faux : j'ai fait une pause du 25 mars 1999 au 3 avril 1999.

Les gens qui me connaissent bien m'accolent une réputation d'alcoolique en disant «Ce mec-là, il boit depuis ses 15 ans, et il a jamais arrêté depuis, sauf du 25 mars 1999 au 3 avril 1999.»
C'est vrai. Et c'est d'ailleurs à eux de payer leur tournée, j'ai plus un rond.

Cela serait réducteur de penser que je passe, avec tout mes amis, toutes mes journées au bar. Nous y passons également une bonne partie de la nuit. Les samedis, par contre, je suis plus sobre. Généralement, j'entame mon week-end par une dose de ricard au réveil. Ensuite, à 10H, en arrivant au comptoir, je lance un joyeux «Alors Bernard, calva ?». Et il me répond «Bien sûr ! Et avec un glaçon, comme d'hab ?» A midi je poursuis par une infusion de cognac, suivi à 14 heures d'une petite lichette de bourbon et, pour le goûter, d'une injection de Bordeaux. Pour finalement terminer par une perfusion tout court, à l'hôpital, où les infirmières ont définitivement plus de charme que Bernard, même bourré et en robe (les deux allant de pair).

Mais je suis un enfant de choeur en comparaison de Raoul. Raoul, il a grandi dans un placenta à 40 degrés. Il n'a jamais su si sa mère vivait réellement ou si elle faisait semblant. Quant à son père, il avait adopté la philosophie de Diogène. Enfin davantage le côté tonneau que le côté cynisme, pour être franc. J'ai voulu présenter Raoul à Myblack, pour lui montrer qu'on pouvait réussir tout en buvant (Raoul exerçant le métier d'oenologue.). La chose n'était pas gagnée d'avance : Myblack, sa philosophie concernant la boisson, pour reprendre ses termes, c'est «Je déteste l'alcool. Surtout chez les autres.» Il s'était sapé pour le rendez-vous plein de préjugés et d'eau de cologne, pour masquer ses préjugés. J'avais acheté pour l'occasion des litres de bières et des jeux de société, pour faire plus amples connaissances. Je trouvais que Raoul et Myblack, malgré leurs différences, avaient des choses en commun : leur taille (1m82 contre 1m83), le même nombre de dents et une écharpe violette. J'aurais bien aimé vous raconter la suite de la soirée mais, comme j'avais pris soin de tester personnellement la qualité des alcools proposés, je suis arrivé totalement défoncé et j'ai perdu tous souvenirs de la fête. Toutes mes excuses. Faites-moi penser de demander à Myblack s'il m'avait accompagné, finalement.
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Par Gérard Crobard
Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 15:28


Le retour du Canard Libéré m'enchante : il m'offre un quatrième blog à visiter pendant mes heures de boulot. Plus que 6 490 et je pourrais tournoyer sur le web toute une journée sans lever le pouce. J'apprécie ce site, et j'avoue même m'en être inspiré pour baptiser mon site. Le Blog du Myblack est bien évidemment un hommage au fameux Blog de foie gras de Canard, mais également une référence musicale au Max d'Hervé Cristiani qui, comme mon confrère, est libre. J'ignore pourquoi je parle de ça mais, dans tout les cas, leur dernier article proposait 10 bonnes raisons de porter des Converse. Il m'a moyennement intéressé vu que je ne porte pas de Converse au pied, mais des barquettes de roquefort Société. Voici donc 10 bonnes raisons de m'imiter :



- L'odeur du fromage macéré masque aisément celle de vos panards

- Imiter le look d'un star est un excellent moyen de devenir populaire et de se faire des meufs, du moins si elles aiment le roquefort

- Doper les ventes des producteurs de fromages auvergnats, forts sympathiques,  tout en provoquant la chute des confectionneurs de chaussures, dont l'un des représentants du syndicat possède une fille qui n'a pas voulu m'embrasser sur la bouche en 4ème.

- Une Barquette c'est comme une basket, mais avec une lettre de différence et 80 euros en moins.

- Plus besoin d'appeler votre mère pour faire ses lacets !

- Joindre l'utile à l'agréable face aux chômeurs : au lieu de simplement avoir mal en se prenant votre pied au cul, ils auront certes toujours mal mais pourront se consoler en grignotant les traces de semelles.

- Il est extrêmement difficile de tartiner une tranche de Converse sur du pain, même en insistant.

- Faire découvrir aux petits enfants chinois, indonésiens, indiens ou laotiens le charme gustatif du fromage, entre deux coups de fouet

- Joindre l'utile à l'agréable face aux
petits enfants chinois, indonésiens, indiens ou laotiens, lors de vos voyages en Chine, Inde, Indonésie ou au Laos, en leur permettant de grignoter eux aussi des traces de semelles.

- Merci de m'aider pour la 10ème.

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Par Myblack
Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 00:00








Salut, c'est Henri-Fabien Shwepps, le chroniqueur littéraire du Blog de Myblack. Je pensais avoir été viré mais finalement j'ai reçu hier un appel de Myblack m'incitant grandement à écrire un article littéraire. (appel qui disait, en gros, «Henri-Fabien, je suis à la bourre, écris grandement un article littéraire sinon je te vire»). Voilà donc la présentation de mes trois livres de chevet actuels. J'en ai seulement lu deux en vérité, mais généralement un classement de ce type comporte au moins trois exemples, alors voilà.


La possibilité d'une île flottante
de Mickaël Belbègue


L'histoire : Une intrigante métaphore de 670 pages sur les interrogations existentialistes d'un homme plongé contre son gré dans un déterminisme contemporain à codes-barres.
Le résumé : Pierre, 38 ans, 98 kgs, trompe sa femme en se faisant sucer la bite par une caissière arabe de Monoprix. Son existence n'est qu'une longue suite stéréotypée d'actions pré-établies par une liste des courses monochromatique où les plats minceurs, les légumes et les yaourts allégés l'enclavent dans un  asservissement semi-féodal. Pour sortir de sa condition d'esclave du régime, il rejoint une secte à inspiration raëlienne qui le guidera vers l'acte ultime de la libération individuelle : l'achat d'une île flottante aux Smarties.

Un extrait du livre : «Le foutre de Pierre recouvrait maintenant le ventre d'Anita. Il aime lécher sa semence et savourer cet instant unique où, maître de ses pulsions, il se libère, enfin, de tous ses cadenas. Son doigt dans l'anus, il touille sa merde et en recouvre le front de sa partenaire. Dans la cuisine il partit chercher du Nutella. La porte du frigo était blanche, son teint pâle. Un Taillefine 0% coulait dans le fond. Les étages, vierges de toutes friandises, lui donnaient la gerbe. Rien d'autre que de la salade, du terne, du plat, ce plat qui lui faisait penser à Anita, cette salope aux seins périmés. «Dis, Pierre, tu viens ?» Il l'entendait. Il l'entendait, et maudissait l'existence de ce trou sans saveur, alors qu'à 100 mètres, dans la rue, chantaient les crèmes anglaises pleine de graisses.

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Lettres à mon plombier
De George Sand


L'histoire : La correspondance épistolaire entre un plombier et George Sand, récemment mis à jour par la famille de la célèbre écrivain.
Le résumé : George Sand a des problèmes de fuite. Dans un 19ème siècle encore très masochiste, elle décide pourtant d'écrire à son plombier, premier signe d'émergence d'un féminisme naissant. Vivre de sa plume sans marcher dans l'eau, tel sera le challenge d'une femme unique en son genre – et mouillée.

Un extrait du livre :
Cher Alphonse,

Serait-il poglouglougloussible de vous glouglou dépêcher ? Ici, les pièces sont glouglouglouremplis d'eau et cela fait maintenant six glouglousemaines que vous ne m'avez pas glougloudonné de vos nouvelles.

Amicalement, votre bienglouglouglouglouaimée Aurore.

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Léo Tcheu : mes pensées
De Léo Tcheu


L'histoire : Léo Tcheu est un philosophe vendéen du début du 21ème siècle dont l'oeuvre n'a pas pour l'instant inspiré grand monde, hormis son pote Fabrice lorsqu'il est bourré.

Un extrait du livre : Difficile de dégager un extrait précis de ce bouquin qui est, en quelque sorte, un guide de vie. Les citations de Léo Tcheu offrent une fenêtre sur le monde à picorer intelligemment, dont voici, à mon sens, les plus pertinentes :


«Aimer, c'est frapper un peu. Malheureusement pour ma femme Chantal, je l'aime vraiment beaucoup»

«Le destin est devant notre porte, à moins que ce ne soit le livreur de Pizza.»

«Donner, c'est croire à l'impossible, c'est ce que je dis aux clochards qui me demandent du blé.»

«Les morts ne peuvent pas grandir, à moins de les étirer sadiquement avec des pinces à linge mais bon  après tu t'en fous partout c'est dégueulasse.»

«Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde mon cul et me met un doigt.»

«Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions, et notamment celles de Julien Lepers.»

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Par Henri-Fabien Shwepps
Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 11:35

J'ignore si les murs ont des oreilles, mais ce dont je suis certain, c'est que la chambre de ma mère est recouverte de cérumen. Mon père étant aussi doué en papiers-peints qu'en bricolage, nous mangeons tous les jours debout à midi près de morceaux de chaises en décomposition. Du moins lorsque je mangeais encore avec mes parents.

L'avantage de vivre en couple avec une personne du sexe opposée, c'est que personne te demande en plein dîner «alors, ça en est où avec ta nouvelle copine ?» Ou alors la personne avec laquelle tu vis en couple est vraiment open, mais ce n'est pas mon cas. Je vais pas vous faire la blague du «chez moi on se partage les tâches : ma femme prépare la bouffe et moi, je la mange», mais elle correspond parfaitement à la réalité.

D’ailleurs, je rédige cette note succincte en attendant que son omelette cuise, et pour patienter, je chante, à défaut de l’aider.

Il est bientôt midi si vous êtes abonné à ma newsletter et que vous consultez souvent vos mails, alors je vous propose de deviner le titre de ma chanson par une charade approximative.

Bon appétit à tous.

 


Mon premier est ce qui voile la lumière
Mon second est la coiffure de tintin
Mon troisième est ce qu'on met dans la bouche des enfants
Mon quatrième vit dans un igloo.

Mon tout correspond aux premières paroles d’une chanson française célèbre.

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Par Myblack
Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 01:05

jean-michel-lapoisse.JPG  Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : le tableau des petites annonces.

 

Je commence à m’habituer au rythme de la fac : je n’y suis allé que trois fois depuis septembre. Ainsi, pour me tenir informé des dernières nouvelles, je fréquente à chacun de mes retours le tableau des petites annonces, gigantesque peinture où s’entremêlent les cours par correspondance, les fautes de français et les vieux morceaux de scotchs dépéris.

 

J’y publie fréquemment sous diverses identités, probablement influencé par le succès de mon ami blogueur Myblack. J’encourage chacun de vous à m’imiter, pour garnir un peu plus ce haut-lieu de la culture universitaire.

 

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Nous rappelons aux étudiants qu’il est interdit de dissimuler des anacondas dans le bureau du responsable du département d’histoire de l’université.

L’enterrement aura lieu demain après-midi.
                                                                                                                     Signé : le concierge

 

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Vends billet d’entrée pour la soirée étudiante de jeudi dernier.

Me contacter au 0675457329.

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L’étudiant qui a enfermé un gorille mâle adulte de 8 ans dans les toilettes des filles est prié de se rendre immédiatement dans mon bureau.

                                                                                                         
Signé : le doyen de la faculté

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Gunthër, savant fou autrichio-moldave, recherche étudiant motivé et en parfait état de marche (18-20 ans) afin de mener sur celui-ci plusieurs expériences scientifiques à base d’organes de bovidés. Frais d’enterrement pris en charge. Si intéressé, prière de me contacter au 0616061984 en parlant très fort car problème d’audition.


 
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La personne qui, hier devant l’entrée nord de la fac, a accidentellement poignardé mon fils de 7 ans car, je cite, « il bloquait le passage »,  est prié de venir me voir le plus rapidement possible salle 303. J’ai retrouvé son portefeuille.


 

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Les étudiants qui m’ont envoyé des photos compromettantes des différents professeurs de l’établissement en compagnie d’hippopotames sont priés de venir me voir le plus rapidement possible. Leurs conditions de négociations ont été acceptées.

                                                                                                           
 
Signé : le doyen de la faculté.


 

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Je vends la page 58 du livre d’Edmond Lévy : « La Grèce au 5ème Siècle, de Clisthène à Socrate. », édité au Seuil.

Si intéressé, prière de me contacter au 0478214891

 

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Nous rappelons aux étudiants de première et seconde année d’histoire qu’il est strictement interdit de séquestrer des professeurs de géographie à l’aide d’outil de jardinage, d’ustensiles de bureau et de rallonge électrique, même sous prétexte d’amusement. Que cela ne se reproduise plus.
                                                                                                  
     Signé : le doyen de la faculté.

 


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Les différentes alarmes incendies qui se sont déclenchés vendredi dernier l’ont été à cause d’un jeune étudiant de première année d’histoire, qui s’est retrouvé coincé dans les toilettes fermées à clef alors que la cigarette qu’il venait de fumer avait pris feu. Fort heureusement, les toilettes n’ont pas été trop endommagés. L’enterrement aura lieu demain après-midi.

                                                                                                          
                                                                                                      
   Signé : le doyen de la faculté.


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Une contamination bactériologique à l’oxyde de plutonium aura lieu jeudi prochain de 10 heures à 12 heures Amphi 3, pendant le cours d’histoire moderne des secondes années d’histoire, afin de sensibiliser l’opinion sur les conditions de travail déplorables des étudiants de la faculté. Merci de votre compréhension



 
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Etudiante en première année d’histoire, je suis actuellement coincée dans les toilettes fermés à clefs en compagnie d’un gorille mâle. Je demande de l’aide. Rapidement.

Merci.


 

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En raison de décisions échappant à notre volonté, les partiels d’histoire de première et seconde année, initialement prévus du 7 au 12 janvier, ont été avancés du 13 au 17 octobre.

Malheureusement, la personne qui était chargée de transmettre l’information est décédée entre-temps. Elle a immédiatement été renvoyée. La faculté adresse ses excuses aux étudiants d’histoire qui ont ainsi involontairement loupé les partiels d’histoire. Ils ont tous été gratifiés d’un 0 éliminatoire.

Merci de votre compréhension

 
                                          Signé : le doyen de la faculté

 

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Vends vieille dame, 78 ans.

Prière de me contacter au 0686899404

 

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Je cherche.

Prière de me contacter au 0643873849.

 

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VENDS LIVRES D’HISTOIRES

L’expansion de la gaule sous Pompée, de Tom Rehck, collection Franc-tireur, 1969

Le Luxembourg au 12ème siècle : un sujet captivant et inutile, de Robert Fossier

La Méditerranée médiévale aux Etats-Unis de 1830 à 1900, de Jean-Pierre Bulot.

La Monarchie française de 1981 à 1995, édition Achète.

Histoire du fromage blanc de l’antiquité à nos jours, Tome 3 (800 pages)

Tintin et les Picaros, de Jean-Jacques Becker

 

Tel : 0687537201

 

 

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Je cherche une personne susceptible de me prêter sa voiture quelques instants afin d’y cacher le cadavre d’une ancienne amie. Besoin clé du coffre. Par avance, merci beaucoup.

Contactez-moi discrètement au 0483671839.

 


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En voulant me garer sur la place du parking B12 de la faculté avec mon Audi A4, j’ai malencontreusement écrasé un étudiant d’histoire en lui roulant dessus. Au cri qu’il a poussé, cela devait être un jeune homme, mais je suis maintenant dans l’incapacité d’y vérifier.

Puis-je tout de même utiliser la place de parking ?

Merci de me répondre au 0653871291, si possible avant 16 heures car j’ai un rendez-vous après.

 

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Nous avons retrouvé ce matin salle 327 un étudiant ligoté, bâillonné, pieds et mains liées, un ananas habilement coincé dans une partie australe de son anatomie.

Il souhaiterait revoir son agresseur.

Prière de le contactez au 0457362894

 

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Hier, une partie de Monopoly entre étudiant, à laquelle j’ai participé, à dégénéré. Un des participants, qui était tombé sur mon hôtel rue de la Paix, n’a pas voulu payer les 120 000 Francs qu’il me devait. Devant mon insistance, un de ses amis m’a frappé au visage et, pour riposter, je lui ai lancé une bouteille de whisky à moitié pleine. Par malchance, un autre participant a été touché et la cigarette qu’il fumait est tombée sur le canapé, mettant le feu à celui-ci. Cédant à la panique, 3 candidats du jeu ont été brûlés vif, n’ayant pas eu le temps de sortir de l’appartement.

Ainsi, je cherche 3 personnes aimant les jeux de société pour une partie qui aura lieu mardi soir à partir de 20 heures.

Me contactez au 04673928393. Merci.

 

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Le professeur étant absent, le cours d’historiographie des secondes années d’histoire sera remplacé par un match de volley-ball.

Merci de votre compréhension.

 

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Recherche dinde pour noël. Les étudiantes intéressées sont priés de me contacter au 0467328562 en disant "glou-glou"

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Par Jean-Michel Lapoisse
Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 00:02


Sœur Emmanuelle s’en est allée et avec son soutif son lot de secrets indélébiles. Bien loin de l’image angélique que les médias se complaisent à délivrer, la vie de la vieille femme fut en réalité une ode au démon, comme en témoigne les photos suivantes :

 

Dans sa prime jeunesse, Sœur Emmanuelle a parcouru l’Afrique du Sud pour aider l’orphelin et, accessoirement, faire fortune. Entre les mines de diamants, les bijoux à l’air libre et la vente d’organes, elle fit preuve d'une débauche d'énergie digne d'Attila.

  

« C’est bien ma fille. Maintenant tu vois cette émeraude cachée au fond de cette nappe de pétrole ? Je te fais un gros bisou sur la joue si tu me la récupères. Tu as deux minutes. »

 

 

Habitué du radiateur au lycée, elle quitta l'école dès la troisième après avoir blasphémé en cours sur la non-existence divine des cours d'algèbres. S'en suivi deux ans d'école buissonnière, et six mois passé dans une grotte à se nourrir de baies. Un jour, telle Bernadette, Soeur Emmanuelle eut une apparition : dans une publicité pour du jambon, comme figurante.
Amatrice de sensations extrêmes, Sœur Emmanuelle appréciait particulièrement la moto. Beaucoup de gens l’ignorent, mais elle participa de 1974 à 1978 au Paris-Dakar. Son bilan : une cinquième place de l’épreuve en 1977 et soixante-deux enfants écrasés.

   « Allo Papa Tango Charlie, this is Emmanuel Sister. Je suis entre Bamako et M’Boussamele et une tribu d’indigènes à la peau noire me course en Hummer. J’ai besoin d’aide. Je répète : God, i need help. »

 



Toujours à la recherche de la lumière, Sœur Emmanuelle s’orienta vers le cinéma au début des années 80. Du jambon, elle passa à la pornographie, et se risqua même à montrer son pouce en page centrale du Pelerin Magazine. Recalée du casting de Pulp Fiction, elle fut en balance jusqu’au dernier moment avec Sharon Stone pour Basic Instinct en 1992.

 

 « Je les croise suffisamment mes jambes, ou en plus de ça faut que je te fasse une pipe ? » Sœur Emmanuelle à Paul Verhoeven, lors du casting de Basic Instinct.

 

L’âge aidant, Sœur Emmanuelle fut de plus en plus attirée par la gloire, bien consciente que son salut et une béatification passeraient par une plus grande médiatisation, ou alors à une participation à la Star'Ac mais à l'époque Nikos n'existait pas encore. Elle décida donc en 1998 de former les Spice Believer, censés concurrencer à l’époque les Spice Girls. Formé de l’Abbé Pierre, du fils de l’Abbé Coichard et de la mère de la chanteuse Elsa, le groupe se sépara en 2000.

 

 

« Reprenez-tous en chœur : I'm on the highway to hell, Highway to hell,I'm on the highway to hell, Highway to hell ! J’en vois deux qui ne chantent pas au fond ! Eviscérez-les ! »

 


Flambeuse et allumeuse, Sœur Emmanuelle dépensait allégrement l’argent des Chiffonniers du Caire au poker. Le vice du jeu la poussait à vendre son âme au diable ( la mafia russe, nldr) pour financer ses parties et éponger ses dettes.

   « Seigneur, faites en sorte qu’un As de cœur apparaisse sur la dernière carte, ou alors éventuellement un full aux Roi par les 8, Amen. »

 

 

Morte d’une overdose le 20 octobre 2008, Sœur Emmanuelle avait 99 ans.

  

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Par Myblack
Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 00:00

Laisser s’exprimer les politiques sur des terrains qu’ils ne maîtrisent pas, et notamment lorsqu’il s’agit de sport, est un acte presque plus dangereux que de siffler la Marseillaise. Entendre une femme qui ne connaît le football que par le prisme de Jacques Chirac meugler « tout match où la Marseillaise sera sifflée sera dorénavant arrêté » sans faire preuve d’indignations mérite au mieux un carton rouge, au pire un combat de catch dans la boue avec cette femme. Arrêter un match à cause de 3000 cons pour ne pas blesser l'honneur d'autres cons, c'est risquer d'envoyer à l'abattoir 70 000 spectateurs pris au piège de l'affolement général.

 

J’ai assisté, avec Myblack, à ce match. Les places n'étaient pas chères, la tentation de siffler la Marseillaise d’applaudir les Bleus trop étouffante pour la réprimer. Ma tribune parlait franco-tunisien à 80%, et n’a pas sifflé la Marseillaise.

Ailleurs, certains ont allumé des fumigènes, ont effectué des bras d’honneurs, ont sifflé l’équipe adverse et les symboles de l’équipe adverse comme le veut l’adage d’un match de foot. S’en indigner relève de l’hypocrisie la plus totale : les Algériens l’ont fait, les Marocains l’ont fait, les Tunisiens le feront. Comme l’ont fait les supporters Italiens lorsque la France a joué en Italie, ou les supporters israéliens lorsque la France a joué en Israël. S'il fallait éviter les sifflets, il fallait jouer la Tunisie en Bourgogne, affronter le Luxembourg ou faire du curling. Et encore, le curling peut se révéler très violent, selon l'endroit où l'on met le balai.

 

Fallait-il vraiment faire de cet évènement une cause nationale, alors qu’il s’agit simplement d’un acte de fanfaronnade, d’un jeu, d’une connerie à faire ? Personnellement, j’ai plus de compassion pour de pauvres hères déboussolés sifflant une chanson militaire que pour des jeunes dansant sur de la tecktonik, et les symboles nationales, depuis Evelyne Thomas, je vis sans et vous renvoie à cet avis particulièrement éclairant à mon sens : Joe Dassin et crème aux marrons.

 

Les chroniqueurs de ce Blog ont bien évidemment eu écho de l’affaire, et se sont empressés, comme tout un chacun, de donner leur avis de spécialistes. Voici leurs propositions pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise :

 

 

Changer les paroles de la Marseillaise

Par Henri-Fabien Shewpps

 

Quoi de plus anxiogène que la Marseillaise, cet hymne belliqueux chanté par des bidasses en manque de sexe pour se donner du courage avant de sauter sur des bombes ? Après les incidents similaires qui ont émaillés les rencontres Suisse-Turquie en 2005, Sepp Blatter, président de la FIFA, avait émis l’hypothèse de supprimer les hymnes des stades. Plus conciliant, je propose d’en changer les paroles pour atténuer leur nocivité. J’ai même déjà déposé ce remix baigné d’amour à la SACEM :

 

Cho Ka Ka O
Cho chocolat
Si tu me donnes des noix de coco

J’entendrais mugir ces féroces soldats
Moi je te donne mes ananas
Ils viennent jusque dans vos bras ra-ra
Cho cho cho chocolat


Intervenir en amont

Par Gérard Crobard

 

Il est intolérable qu’un symbole national tricolore soit souillé dans un pays étranger (la Seine-Saint-Denis), comme constaté mardi soir. Mais plutôt que de jouer la vierge effarouchée qui se plaint des regards des hommes en se promenant dans la rue avec une minijupe, pourquoi ne pas agir en amont ? « Mieux vaut prévenir que guérir », me disait un ami médecin qui exerce sa profession en possession de faux diplômes. L’idée, soufflée par Bernard Laporte, consistant à faire jouer ce type de match à l’abri des peuplades hostiles, à Chamonix, Caen ou Brive-la-Gaillarde, est séduisante sur le papier mais trop coûteuse pour être appliquée : assainir les marécages recouvrant ces coins reculés de notre pays pour construire des stades de 30 000 places risque de provoquer le courroux des fermiers et fermières vivant là-bas.

Moi, je propose d’adopter les mesures suivantes :

-        Interdire l’entrée au stade aux personnes de couleur

-        Interdire l’entrée au stade aux personnes susceptibles d’avoir une opinion contraire à celle de la vox populi.

-        Interdire l’entrée du stade aux personnes de moins de douze ans, qui sont dans l’incapacité d’enculer l’arbitre, comme le veut la tradition.

-        Interdire l’entrée du stade aux personnes de plus de soixante-dix ans, qui sont eux aussi dans l’incapacité d’enculer l’arbitre, comme le veut la tradition, même avec du viagra (en tout cas chez mon père cela ne fonctionne pas)

-        Interdire l’entrée du stade à toute personne susceptible de filmer un débordement de tribunes

-        Interdire l’entrée du stade à toute personne susceptible de faire état d’un débordement de tribunes

-        Interdire l’entrée du stade à toute personne qui a déjà bu, une fois dans sa vie, de l’alcool

-        Interdire l’entrée du stade à Francis Lalanne.

 

 

 

Avantage de cette mesure : des matchs de foot dans des enceintes vides, loin des caméras, des journalistes, avec des résultats non relayés qui, progressivement, entraîneront ce sport de cons dans l’anonymat.

 

 

Un faux problème

Par Myblack

 

Huer ou ne pas huer, là n’est pas la question. D’ailleurs ce n’est pas la Marseillaise qui a été huée, mais la personne qui la chantait au Stade de France ce soir-là, c'est-à-dire Lââm.

Tout ce brouhaha pour une tenante de karaoké, je dis stop ! Si on ne peut même plus exprimer ses goûts musicaux dans un stade, où va-t-on, hein, je vous le demande, à part dans ton cul ?

 

 

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Par Jean-Michel Largué
Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 00:00

De Jean-Louis Grandjean et Gérard Chautard sur une musique de Sylvie Vartan, Poluche, l’histoire d’un mec, est sorti aujourd'hui dans toutes les salles de ciné. Ce biopic d’une heure trente-cinq, fort d’un budget de vingt millions d’euros, est annoncé comme le premier blockbuster de l’automne.

 

Des hordes de cinéphiles avertis se sont rués dans les Pathé de campagne, et aussi dans ceux des villes, même si c’est moins drôle. «On attendait énormément de ce film», lançait la semaine dernière dans Ouest-France le gars qui présentait une émission, là, avant, qu’on regardait pas trop ok mais de cinéma, si, le brun, là, bon enfin tout sauf un charlot, quoi, le type.

 

Magnifié par l’interprétation émouvante d’un José Garcia plus [insérez ici l’adjectif éculé de votre choix] que jamais, Poluche, l’histoire d’un mec retrace l’existence d’un homme à la vie tumultueuse, traversée par le rire, les doutes, les pleurs et les odeurs, celle du plus grand éboueur français de tous les temps.

 

«Poluche, c’est l’histoire d’un mec… qui ramasse les poubelles » résume sans détour un José Garcia qui aura perdu 4000 mots de vocabulaire pour endosser un rôle ô combien exigeant. Dès l’intro du film la première réplique tout en sobriété donne le ton : «L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. C’est pourquoi, moi, René Poluche, 56 ans, célibataire, sans enfants, moustachu et gros, protecteur de la veuve et du Sopalin, je parcourrai monts et décharges pour accomplir cette noble tâche qui m’a été incombée ! Michel, démarre et touuuuurne à gauche, c’est déjà 11h28 bordel !! »



 




Des scènes à couper le souffle, et d'autres moins, comme celle-là.



« Ordure », s’étaient insurgés les politiciens de tout bord, à l’aube des années 80, lorsque René Poluche menaça d’entamer, avec l’aide de ses confrères, une grève nationale qui aurait paralysé la France plus de trois semaines, la rendant aussi insalubre que l’anus de Marion Cotillard au petit matin. Son mariage avec Thierry Le Furoncle, alias le plus grand podologue de l’histoire, avait connu un écho retentissant dans au moins six communes de la Creuse.

 

Poluche, l’histoire d’un mec retrace la merveilleuse épopée d’un agent de la propreté urbaine au service des autres, tout d’abord révélé dans les bas-fonds du café de la gare, puis éclos près des poubelles de l’Olympia, un soir d’octobre 1982 plongé dans les déjections et les bouteilles en fin de règne. L’acmé de sa carrière prendra place aux Restos du Cœur, avec lesquels il acceptera de collaborer pour fournir la nourriture manquante.



 


Les connaisseurs savoureront la bande-son signée Sylvie Vartan (en photo) : "Ce soir je sors les poubelles pour aller danser, hé hé hé, danser, hé, bordel, Michel, tourne à gauche, à gauche j'ai dit !". A noter également un morceau de NTM intitulé "Dans ma benne, benne, benne"



Renversé par un camion-poubelle un vendredi de RTT, Poluche restera à jamais dans le cœur de millions de clochards purulents de l’hexagone. Nul doute qu’ils seront les premiers à se précipiter autour des accoudoirs, en fans éternels de l’artiste. Prévoir donc, en plus du billet d’entrée, quelques pièces de monnaie.


 

 

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Par Gérard Crobard
 
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