Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

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Restes du frigo

Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 20:06

Peu de gens savent que le Père Fouras a vendu des juifs aux Allemands, durant l’occupation. Olivier Minne est peu disert sur le sujet. La direction de France 2 est trop occupée à collaborer avec l’actuel gouvernement pour aborder la question. Reste les propos de La Boule, qui tournent en rond. (*)

 (*) En raison du lamentable jeu de mot précédent, nous vous autorisons à quitter l’article précipitamment par le lien suivant : une vidéo trouvée au débotté d’un con qui explose une chaise. Sans grand intérêt, pour être franc, mais bon. Les lecteurs qui n’ont pas été choqués par le trait d’esprit sur La Boule peuvent continuer le récit de cette notule, s’ils le désirent.

 

Le Père Fouras est indissociable des énigmes merdiques qu’il se plait à tartiner du haut de sa vigie. Lorsque je regarde Fort Boyard, je prévois toujours quatre télévisions en prévision des trois que je ne manquerai pas de défenestrer. Quelles sont les motivations de ce vieillard apode – à cause de la longueur de sa tunique, pas de ses mp3 – qui se complait depuis tant d’années à seriner des rébus au colza à des chanteurs de variétés ou des champions de natation ? Pas l’argent, non, il bosse pour le service public. Le sexe ? Non, impossible. Son sexe se pose bien des questions, mais sur son utilité, pas sur d’éventuelles charades. La gloire, alors ? La glaire, plutôt, vu son âge.

18 ans déjà qu'il croupit en haut du plongeoir en voyant sauter les occasions de s'en sortir. Ainsi, en 2000, il refuse la proposition du producteur des Destiny's Child, qui lui proposait de devenir l'une des nouvelles égéries du groupe. En 2003, il se lance dans la politique mais aucun électeur ne réussit à le rattraper. En 2007, il devient ambassadeur pour les chewing-gums Freedent : il ne faudra que trois jours à la marque pour se rendre compte de la supercherie (le Père Fouras est édenté depuis janvier 1962).


Prenons comme contexte un dîner entre le Père Fouras, La Boule, Passe-Muraille, Félindra, Passe-Temps, Passe-Partout, un tigre et un Maître du Temps. Le serveur s’étant fort à propos noyé dans sa soupe face à l’ADN des invités, que constate-t-on au moment de l’installation des hôtes par affinités ?

La détresse du Père Fouras ; une solitude d’ermite.

Félindra se coltine le tigre, La boule s’acoquine des nains (voir photo) et le Maître du Temps n’a même pas vu qu’il y avait un repas, ayant oublié d’enlever sa visière.

 

 

 
















René Lacoste, Jean Borotra, Henri Cochet et La Boule.

 

    

Le showbiz s’installe près de la vie réelle : dans les deux mondes les personnes âgés sont à l’écart, en bout de table, près de la corbeille.

Les histoires du Père Fouras n’ont personne à ennuyer. Il ne pose plus de questions : il se pose des questions.

On se régale de la mayo en collant sous la nappe les embonpoints verbaux du hère.

Il baragouine péniblement des anecdotes qu’on s’efforce à gommer. Il implore davantage de sauce, on lui donne du dédain, du pain, du Boursin.

Le Père Fouras, mais pas la Bohémienne en tout cas.

Il se voyait Drucker, recevant des politiques, des poètes, des Alexandre Jardin et autres Bernard-Henri Levy. Il n'est qu'une marotte de jeux télévisés qu'on accouple avec des sportifs aux grosses fesses.

Les nains lui lancent leur mépris. Pour une fois que ce ne sont pas eux, qu’on lance.


Un vieux con de coin de nappe. Ma conviction : le Père Fouras s’est perdu. Comme beaucoup de gérontes, il ne sait plus où il habite. Ses enfants l’ont mis à la porte, et il n’a trouvé comme refuge que ce vieux manoir flottant. Les jeunes de l’immeuble le respectent à peine. Confronté à cet univers hostile, où les soirées VIP remplacent le concierge, le Père Fouras n’est plus qu’une tour de pierre insensible aux sentiments. Alors il se console comme il peut, par ses énigmes. J’ai envie de chialer. Cons de jeunes.

Admirez donc ces merveilles, au lieu de vous moquer :

 

Enigme numéro 1

En Décembre, Yvain avait dix excellentes bouteilles de beaujolais de marque différente. Mais en juin, elles furent toutes périmées. Moralité ?

Réponse
 :

les divins dix vins d’Yvain d’hiver divers et variés devinrent dix vins avariés d’été.



Enigme numéro 2

 Trop tôt il est tartine, mais trop tard il est tourteau. Qui est-il ?

 Réponse : Patrick Bruel

  

Enigme numéro 3

Il en existe des violettes, dans les champs et les prés

On le mange en vinaigrette, et s’attrape par les pieds

Lorsqu’il gonfle il s’allume et ressemble à Valérie Damidot

Coincée sous le siège arrière de mon Alpha Roméo

Qui est-il ?

 Réponse : Patrick Bruel

 

 Enigme numéro 4

 

Mon premier est un livre d’Alexandre Dumas

Mon second marche à reculons sur le pont de l’Alma

Mon troisième est une préparation pharmaceutique

Mon quatrième est une bataille de Napoléon III

Qui est-il ?

 
Réponse : Patrick Bruel

 

 

Enigme numéro 5

 Je suis Patrick Bruel. Qui suis-je ?

 Réponse : Patrick Bruel.

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 00:00

Nous roulions à l’arrière d’un taxi en pleine campagne vichyssoise, les serviettes encore en vente libre sur le torse, lorsqu’une pastille vint frapper la caboche cabossée de mon voisin de compteur.

 

- « Aïe », déclara sans plus attendre le Teckel Enragé.

- « Quoi ? », déclarai-je, bien conscient de mon rôle crucial dans l’avancement de ce dialogue.

- « Je crois que j’ai une idée », déclara de nouveau le Teckel Enragé, faute de verbe plus charismatique.

- « Aïe »

 

Le blogueur me proposa une interview doublée d’un portrait chinois ; je lui répondis que je préférais la faire ici. Il accepta non seulement la proposition mais, plus surprenant encore, le jeu de mot.  

 

La retranscription de cette interview, menée par la main d’orfèvre du Teckel Enragé – la droite, plus précisément, la gauche étant occupée à de plus basses besognes -, est disponible dans son intégralité sur le Blog du Teckel Enragé.

Ce qui est logique, puisqu’il s’agit de son interview. Enfin il me semble.

 

Ce n’était pas la première fois que je subis un flot ininterrompu de questions dans le but de me pousser à bout : durant l’hiver 54, la police m’avait cuisiné à feu brûlant, au sujet du corps d’une mineure retrouvée en lambeaux dans la rue. Malgré les claques, je n’avais pas livré le nom de mon complice, disparu en janvier 2007.

Cette fois-ci, j’ai craché le morceau. Pas une miette n’est restée entre les dents. Le Teckel Enragé a su se montrer persuasif. (*)

 

(*) J’avais dit une brune, au fait. Pas une blonde. Enfin merci quand même, vieux.

 

 

Voici quelques passages croustillants du dîner :

 

Le Teckel Enragé : Vous marierez-vous avec Lulla paf et Hell Man à t'il réellement un petit sexe ?

Myblack : Je vois que monsieur lit attentivement mon blog. je confirme, en effet, que Lulla Paf possède un petit sexe.

 

Le Teckel Enragé : Quel film polonais préférez vous ?

Myblack : Ce film de science fiction de 1938, quand des acteurs grimés en militaires envahissent Varsovie. Bon, bien sur, tout ceci est du cinéma et n'a jamais existé, mais on se prend au jeu tellement le réalisme vous saute à la gorge sur certaines scènes

 

 

Le Teckel Enragé : Qu'est ce qui vous pousse a faire ce blog ? l'appât du gain , la célébrité ?

Myblack : Le plaisir d'écrire, partir à la recherche de l'information, partager mes fulgurances artistiques avec mes lecteurs qui n'ont que mon modeste talent pour illuminer leur vie teintée de charbon. Tout cela venant bien après l'argent, la gloire et les femmes, bien entendu

 

 

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 00:00

Maintenant que le pétrole vaut 110 dollars, il est temps de retourner sa veste sur les flaques et de siffler la duchesse du baril :

 

Pétrole, mon amour.

Mon or noir

Mon espoir

Je carbure au désir

Total

Quand tes derricks se dévoilent

Se dresse mon os à moelle

Comme un bateau sous sa voile

Où je me promène à poil

A mazout.

 

En marquant la pause sur mes poèmes, j’en viens même à douter de l’existence de ces prétendues marées noires, que je n’ai personnellement jamais vues de mes yeux. J’attendrai que l’Auvergne soit touchée par l’une d’entres-elles pour me forger une opinion. Ici, nous n’avons que la potée pour briller ; la Bretagne possède Bernard Hinault, des phares et des crêpes à l’essence.

Les veinards : du pétrole. Presque autant que dans le Golfe, avec les trous noirs dans la mer en supplément désert.

« Ce n'est pas la catastrophe du siècle », lançait le 25 décembre 1999 Dominique Voynet, ministre de l’écologie au moment de la catastrophe de l’Erika. Elle avait entièrement raison :

- le tremblement de terre de 1906 à San Francisco a fait 3000 morts

- Les stigmates de Tchenobyl sont encore présents sur les mains du peuple ukrainien.

- Le France-Bulgarie de 1993 a signé la fin de carrière tricolore de David Ginola

- Mon exposé loupé de novembre 2004 sur l’Empereur Auguste m’a obligé à bosser plus que prévu les partiels de géographie.

 

Alors vos gueules les mouettes, hein.

La Bretagne a eu l’Erika. La FNAC a Princess Erika. Ne comptez pas sur moi pour vous dire laquelle de ces deux catastrophes je considère la plus grave.

 

  Le corps mourant des cormorans provoque en moi autant d'émoi qu'un film de Samuel Le Bihan

 

 

 

Les armateurs grecs sont des amateurs : pourquoi choisir la Bretagne ou l’Espagne pour polluer entièrement une région quand le Pas-de-Calais a naturellement effectué la moitié du chemin ? Là-bas, ce ne sont pas les pétroliers qui s’échouent sur les baraques à Ch’tis : ce sont les camions d’Amstel.

Certains dimanches à Paris ressemblent à des dimanches en Province. C’est d’un triste. Dire qu’il suffirait simplement d’une marée noire pour leur redonner un peu de couleur. Les pigeons feraient d’excellentes mouettes, les arabes d’excellentes algues, les vieux immobiles dans les squares de sublimissimes rochers. Les gens en profiteraient pour nettoyer la crasse de certains immeubles tout en blablatant sur la mondialisation, la protection de la couche d’ozone et la gangrène qui corrompt la société.

A Paris, on n’a pas encore de pétrole, mais des idéaux.

Je conçois cependant parfaitement que des personnes bien intentionnées n’escomptent pas voir affluer des litres de semences dans certains coins de Paris – je pense notamment au Marais, qui a d’autres catastrophes naturelles à nettoyer avant de songer au pétrole.

 

Ainsi, dans le IVème arrondissement de la capitale, plusieurs militants écologistes encouragent les bateaux-mouches à déverser dans le lit de la Seine des clodos souillés (à hauteur d’un SDF par tonnes de déchets déversés par l’Erika en décembre 1999). L’insalubrité du fleuve parisien est devenue, au cours des années, proverbiale, alors que les pétroliers qui la traversent se montrent plutôt rares. Ces écologistes partent de cette constatation pour mettre en avant le rôle de l’humain dans la dégradation de la Seine. Leur association entend ainsi démontrer « que l’homme peut se révéler aussi dangereux pour la nature que le pétrole, si ce n’est plus ». Un message symbolique que Jean-Baptiste Meuchon, leur responsable, conclut par « Et si en même temps cela permet de se débarrasser des clochards qui polluent nos rues, c’est que du positif… »

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 10:39

Lecteurs, lecteuses,

 

J’ai quinze jours pour convaincre Benoît Raphaël, ici présent, de m’offrir un stage sur Le Post.fr

 

Quinze jours où la médiocrité ambiante devra être rangée au placard avec tout ceux qui n’ont pas encore avoué la chose, tous ceux qui refuseront de se plier à l’éloge citoyenne, à mon éloge.

Que vous soyez supporters du PSG ou non, rejoignez le camp de l’éloge.

Pour les autres, le con des loges a perdu sa veste. Aidez-le, il est capable d’appeler Robert Menard pour boycotter mon impertinence à inspiration Groucho-marxiste.

 

Benoît Raphaël doit me fournir une réponse consécutive à notre entretien du stage du 3/04 de 17h14 à 17h43 entre le 19/04 et le 24/04 de midi à 18 heures, y avait également une histoire de racine carrée dans l’affaire mais que j’ai paumée. J’avais contacté ce personnage à la barbe fleurie dans l’espoir d’être reçu par un ola aussi décadente que les décolletés de Jackie Sardou ; hélas, Jackie Sardou n’avait pas été convoquée, cette après-midi là.

 

Le moment fut d’ailleurs étrange : il a passé l’entretien à visiter mon blog. Je ne savais que dire, si ce n’est un « faut pas avoir peur des articles un peu racistes, je campe un chroniqueur ciné raciste et les lecteurs savent qu’il s’agit d’humour. » J’espère qu’il a vraiment cru un tel discours.

 

Cet homme charmant sait déjà tout le bien que je pense de lui ; par contre, il ignore tout le bien que vous pensez de moi.

 

Je vous serais donc infiniment gré de me passer ces quinze prochains jours un peu de pommade dans les parties les plus secrètes de mon blog, celles dont la plupart d'entre vous n’ont jamais encore eu accès. Je parle de l’option « commentaire », vicelardes. Merci d’éviter les insultes à Grégory Lemarchal un peu trop appuyées et de citer Kant, Hemingway et Lio de temps à autre.

 

Guy Birenbaum, si tu lis mon blog dans ce laps de temps, n’hésite pas à passer quelques coups de fils décisifs. C’est typiquement le genre de geste dont je me souviendrais lorsque je serais célèbre et que tu chercheras, à ton tour, dans dix ans, un piston compatissant pour t’accorder quelques bouts de pain.

  
                                                                         
                                                                          L’Auvergnat.

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 13:09

 

J’ai une petite bite. Je ne l’avais jamais remarqué avant de consulter les statistiques de mon Blog.

Mes visiteurs, sur le sujet, semblent bien plus calés que moi :

 

petite-bite-copie-1.JPG

 

Les photos de la plus petite bite du monde sont apparemment quelque part dans cet appartement, et impossible de savoir où : mes ex et leurs appareils photos ne donnent plus signe de vie.

Même si les progrès de la miniaturisation sont si rapides depuis le XXème siècle que les Japonais eux-mêmes ne mesurent plus qu’au grand maximum 1 mètre 55 – et au petit maximum 1 mètre 36 -, il n’existe pas à l’heure actuelle d’appareil photo au zoom zoom assez zang pour cadrer le nombre astronomique de clichés véhiculés par le net.

 

Quoiqu’il en soit, ma petite bite intrigue. Huit lecteurs la cherchent sur Google, assez étrangement d’ailleurs : ce n’est pas l’endroit qu’elle aime le plus visiter.

Elle préfère les lieux qui ne sont pas fréquentés par des centaines de millions de passants. Excusez-là, ma bite est timide.

 

  clara-morgane-bite-copie-1.JPG

 

 

Comme si cela n’était pas suffisant, comme si la situation n’était déjà pas exagérément gênante, les inquisiteurs insistent et précisent le fond de leur pensée, si minuscule soit-elle : VRAIMENT PETITE BITE.

 

CA VA ! CA VA !

ON PEUT QUAND MEME FAIRE CONNAISSANCE AUTOUR D’UN CAFE, AVANT, NON ?

 

Est-ce que je me plains des petits seins de votre petite amie quand vous m’invitez manger une salade le jeudi soir, moi ? Non. Et pourtant, elles les montrent, elle. Enfin elles essayent.

J’ai beau cherché, je ne montre aucunement mon sexe dans les pages de ce Blog.

Je n’ai pourtant rien à cacher.

Mais bon, pour ce qu’il y a à cacher, de toute façon…

 

Près de ma bite, les lecteurs sont à l’affût des bretons nains qui éjaculent sur des gros seins de blo… Je déclame ici toutes mes excuses aux oreilles sensibles de mon public féminin, mais je n’avais aucunement prévu une telle plaidoirie de salacité sur cet article.

Ma bite présente ses plus plates excuses aux femmes qui l’ont rencontrée. Ses plus plates : je crois que le terme est le bon, après réflexion.

 

Après réflexion, les bretons nains doivent vouloir éjaculer sur des gros seins de blogueuses. Voila ce qui arrive quand on part en camping dans la forêt de Brocéliance, Lulla Paf : on ramène des microbes.

 

 

  ET-mauve-copie-4.JPG

 

Le nombre étonnant de visites que me rapporte ma petite bite m’encourage à lui décerner la légion d’honneur. Reste à trouver un endroit où l’accrocher.

C’est bizarre, d’ailleurs, que le mot « bite » soit aussi court. Et que « Ejaculation précoce » soit aussi long.

Presque aussi bizarre qu’un extraterrestre mauve.

 

Depuis quelque mois je propage sur ce Blog que mon lecteur Hell Man, alias Sylvain, est pourvu par dame nature d’un sexe de la taille de l’annuaire des sprinteurs de 100 mètres français médaillés d’or aux Jeux Olympiques depuis 1896.

 

Et si c’était lui, l’auteur de cette fréquentation érectile ?

 

  hell-man-sexe-copie-1.JPG

 

L’enquête poursuit son cours.

 

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /Mars /2008 00:14

 

Le prodigieux succès du jeu DS « Le programme d’Entraînement cérébral du docteur Kawashima » a prouvé qu’il était possible de gagner des millions de dollars en vendant pour 30 euros un défibrillateur de mémoire fabriqué à Hong-Kong par des enfants déscolarisés.

 

quoi-de-neuf-doc.JPG  

Le docteur Kawashima, l’enfant caché de François Fillon et Billie Jean King

 

 

Adulé des mémés qui ne se lassent, bienfait d’Alzheimer oblige, jamais de la répétitivité du gameplay, ce simulacre d’intelligence artificielle rassure le frêle esquif qui sert de cerveau à tout ce qui possède deux jambes, deux bras et une télévision couleur branchée sans discontinuité sur TF1.

 

 

 

Inspiré par tant de réussite, le docteur Iganawako tourne le dos à son homologue nippon pour s’adresser, dans un poignant élan d’humanité, aux écartés de la foule complexée des neurones en passant par la Loire.

 

 

docteur-iganawako.jpg  

Le docteur Iganawako, l’enfant caché de Bruce Toussaint et Charlotte Gainsbourg

 

 

Les épreuves sensorielles pour hamsters aliénés laissent place à un ensemble de gadgets et « d’éléments plurifonctionnels de synthèse réanimatoire », comme l’indique généreusement le mode d’emploi de seize pages partiellement traduits dans la langue de Chimène Badi.

 

A qui s’adresse Le programme de non-entraînement cérébral du docteur Iganawako ? A tous ceux qui souhaitent régresser intellectuellement dans une optique de recherche de la simplicité et de retour aux valeurs les plus simples, aux valeurs encore pures de notre société.

 

Les études de marché préalables tablent sur plusieurs catégories d’acheteurs :

 

- Les Bac +5 employés de mairie désireux d’abaisser leur QI pour s’intégrer plus efficacement auprès de leurs collègues africains.

- Les invités de talk-shows de Direct 8 soucieux de niveler par le bas la radiographie de leur conversation

- Les époux de filles de facteur, pour ne pas perdre le fil des repas dominicaux.

- Les journalistes de Purepeople.com

- Les Parisiens perdus dans le Cantal et qui vont loger chez l’habitant l’espace d’un week-end boueux.

- Les surdoués de 4ème C ne souhaitant pas sauter de classe pour perdre de vue Cécile D, limitée mais ô combien enrichissante sur le plan de la personnalité physique.

- Myblack, lassé d’entendre ses conquêtes Internet déclamer des banalités sans pouvoir leur répondre avec suffisamment de morceaux de bêtises à l’intérieur.

 

 

 

Le docteur Iganawako, rompant avec la ligne éditoriale du docteur Kawashima, a su baliser son parcours initiatique par l’intermédiaire d’outils de navigation aisés d’utilisation et compréhensible par le commun des mortels.

Le programme de non-entraînement cérébral du docteur Iganawako se compose d’un boîtier géant comprenant :

 

- Douze bouteilles de whisky

- Une invitation pour un dîner en tête à tête avec Cécile de Minibus

- Un exemplaire de Télé Stars

- Le menu de l’Hippopotamus expliqué par un serveur de Mac’Do.

- Un marteau

- Un clou

- Un ouvrir portugais qui saura s’en servir

- L’intégrale des chansons de Claude Brasseur

- Un mini-jeu à monter soi-même où il faudra, à l’aide d’un rouleau de scotch, garnir le mur le plus proche de photos d’habitants du Texas.

- Un livre sur Sparte écrit par un sandwich grec.

- Des places pour la finale des Championnat d’Europe de chaises musicales

- Un pot-pourri des commentaires de Géo sur le Blog de Myblack

- Un éxilir capable de transformer n'importe quel homme en femme

 

Courez à la FNAC avant qu’il ne soit trop tard.

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 00:29

 
C’est par l’étourdissante victoire du norvégien Svetlanarine que les 18ème championnats du monde de la blague pas drôle se sont conclus, hier, dans l’indiscrétion générale des faubourgs de Brisbane (Australie). Organisé par le site du Galuchat, ils ont mis à l’œuvre, oh baby baby how was I supposed to know, deux semaines durant, les plus minables humoristes de la planète.
 
L’accession à la victoire fut aussi pentue que les jeux de mots approximatifs : le triomphe de Svetlanarine, modeste vendeur de hachis parmentier, n’en est que plus beau.
On pourrait ergoter des heures sur les conditions de son exploit (rappelons que les 64 participants devaient obligatoirement concourir en tuba et étaient jugés par un enfant de 5 ans atteint de leucémie), mais le parcours du scandinave fut l’un des moins médiocres de tous, selon la presse locale qui lui a généreusement consacré un encart de deux phrases dans son édition d'aujourd'hui.
 
Après avoir facilement écarté le letton Osjters avec la blague des belges et du chocolat (« Pourquoi les belges ont-ils des bras ? Hein ? Ben parce qu’ils ont du chocolat ! HAHAHA ! », Svetlanarine a enchaîné immédiatement sur celle du chameau recherchant une voiture (« Hé, hé, pff… attendez j’en ai une, c’est un chameau pff… un chameau qui recherche une voiture et lol, pff… sa voiture elle est cabossée ! », éliminant par la même occasion le croate Kajric, dont le père collectionne les recharges de Sagem MyX2 (cela a-t-il influencé le jury ? Nous ne le saurons hélas jamais).
 
Devenu, dès les 8ème de finale, l’incontestable favori du tournoi, Svetlanarine s’est quelque peu relâché avec l’histoire du rugbymen qui mange trop vite (« Alors c’est un joueur de rugby qui mange un cassoulet, et puis oh putain haha je suis déjà écroulé il se met à toussoter et à se sentir mal pff… et là le serveur lui demande, lol accroche toi, tu sais ce qu’il lui arrive, au rugbymen, non ? Bah il ovale de travers ! ». Un excès de suffisance, probablement, qui ne l’a toutefois pas contrarié dans sa course à la première place (la blague de son adversaire sur le gorille commandant un café ayant été jugée trop illicite).
Le reste des affrontements sentait vraiment le réchauffé : quelques rodomontades superflues, des quintuples monsieur et madame, des à-peu-près malheureux qui ont émaillé la scène le mardi, le mercredi et le vendredi (pas le jeudi, y avait piscine).
 
Sous un soleil de plomb, la lourdeur de l’humour ne faiblissait pas au moment où Svetlanarine entamait son quart de finale par un imparable « C'est l'histoire d'un zèbre angoissé qui, putain mais où je vais trouver ça, moi, pff… pour stationner en toute légalité, s'achète un disque..... et là, attention, ça va être drôle… un disque... Pff… rayé... ». Passant sa demi-finale du samedi sans encombre (« Vous connaissez l’histoire de Pierre Noir ? Alors c’est l’histoire d’un mecque… Hahaha ! », il s’est finalement heurté le lendemain à l’adversité de l’italien Bergomio et de son humour grinçant « C’est un juif qui tombe dans un trou. Et il se fait mal. Lol. ».
 
Mais, talent inné des champions, le nordique a sorti le grand jeu au moment opportun. Là où ses fans l’attendaient, près du micro, sur l’estrade. La blague la moins drôle de l’année, au dernier essai : la marque des grands, assurément.
« C’est l’histoire de Olivier, wahaha oui ça par fort, Olivier à la place de Toto fallait déjà trouver mais attend, pff, c’est encore plus drôle après qui entre à la papeterie lol ouais je sais fallait y penser et il dit « bonjour monsieur je voudrais la listes des fournitures indiquées sur ce papier s’il vous plait » et l’autre con, pff… lui répond « voilà Olivier, cela fera 9 euros et 50 centimes », et Olivier lui réplique car on le lui la fait pas, à Olivier, il répond « J’ai un billet de 50 euros, je n’ai pas plus petit » pff… pas plus petit mais où va-t-il chercher tout ça non mais chut attends c’est pas fini » et le gars fait alors « Mais ce n'est pas grave, Olivier, je te rends 40 euros et 50 centimes », le truc énorme pfff… il sait même pas compter le mec wouaaaha… heu ?... 10+10+10… hem bon… et Toto rétorque « merci monsieur le papetier, au revoir », lol mais merde quoi papetier, ça existe pas ça, papetier, wouaahhaha j’m’pisse dessus papetier non mais n’importe quoi et le papetier répond « au revoir Olivier ». »
 
 
Silence pesant, indicible prémisse des lauriers ; les spectateurs décomposés, ne sachant dans quel sac plastique se cacher. Svetlanarine a rapidement capté l’intitulé de la situation, enregistré le visage grave du petit leucémique. Il avait gagné l’épreuve, au nez et à la barbe des éclats de rire.
L’an prochain il remettra son titre en jeu, sans se douter du challenge qui l’attend. Un challenge écussonné Myblack, le grand Myblack, l’étalon-or de l’hilarité (Clinton).
Seul obstacle : les blagues de Myblack sont toutes drôles.
Il a donc décidé de faire appel à ses lecteurs les plus médiocres pour lui glisser dans les esgourdes quatre ou cinq plaisanteries lamentables.
Ne le décevez pas.
 
 
 
 
Un livreur de pizzeria justifiant son honorable fonction dans mon appartement vient de m’avertir qu’une citation de Britney Spears s’est malencontreusement glissée dans mon introduction. Ayant déjà lancé les rotatives, je n’ai pu l’enlever à temps. Veuillez recevoir mes excuses les plus plates (au gratin) et accepter en contrepartie quelques grammes de C. Jérôme :
 
Tu n’as jamais dansé
Aussi bien que ce soir
Je regarde briller
Tes cheveux blonds dans le noir
Tu n’as jamais souri
Si tendrement, je crois
Tu es la plus jolie
Tu ne me regardes pas
Et tu danses avec lui
La tête sur son épaule
Tu fermes un peu les yeux
C’est ton plus mauvais rôle.
 
 
Je crois que j’ai craqué.
Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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