Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /Sep /2007 00:55

 



guy-moquette.jpg Influencé par la lecture de la lettre de Guy Môquet dans les vestiaires de France-Argentine, le conseil d'administration des magasins Saint-Maclou a décidé de lire à ses employés la lettre de Guy Moquette.

La marque connaît en effet un effondrement de son chiffre d'affaires (-16% en 2006) et se doit de remotiver ses salariés. L'augmentation de leur rémunération n'a apporté aucune satisfaction et, face, à l'enlisement général, Saint-Maclou passera mercredi au plan B.
La lecture s'effectuera à 8 heures, dans toutes les enseignes du groupe. Le chef des ventes montera sur une estrade puis commencera le récit émouvant de Guy Moquette, le jeune ouvrier communiste accidentellement recouvert de papiers peints le 22 octobre 1941 par des soldats allemands. 

Les vendeurs se laisseront-ils submerger par l'émotion ou parviendront-ils à trouver les ressources nécessaires pour améliorer leurs chiffres annuels ? Réponse en 2008.


La lettre de Guy Moquette :


Mes petits clients chéris,
mon responsable adoré,
mon sol stratifié aimé,

Je veux mourir ! Ce que je vous demande, vous, en particulier la dame à ma gauche avec la veste à carreaux, c’est d’être courageuse et de m'acheter ce carrelage en céramique émaillé (seulement 22,90 € le m²). Je le suis, un vendeur compétent, et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurai voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean, bloqué au rayon des tapis d'Orient. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant aux soldes véritables je ne peux les faire, hélas !
J’espère que toutes mes affaires vous seront renvoyées, surtout que les frais de port sont gratuits. Elles pourront servir à Serge, lui qui a tant besoin d'une moquette anti-glisse en fibres naturelles.
A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines dans ma décision de lâcher mes études d'informaticien pour devenir simple commercial, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée (celle recouverte d'un sublime revêtement en bambou verni). Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme et, si possible, le vendeur numéro 1 de son magasin.
17 ans et demi ! Ma carrière a été courte !
Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous, au moment même où sortent quatre nouveaux coloris de rideaux.
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage que les 15% de ristournes accordées. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur.
Courage !
Votre Guy qui vous aime.

Dernières pensées : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir à la tâche pour satisfaire la clientèle !"

 

Par Myblack - Publié dans : Actualité
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 02:24
Initialement Raymond Bounaffou aurait dû écrire, aujourd’hui sur ce Blog, un article sur l’absentéisme à l’école. Ayant longuement étudié le dossier tout au long de sa jeunesse, il voulait mettre cette expérience au service des lecteurs. Le sujet le passionnait, lui collait tellement à la peau qu’il ne se lavait plus, de peur de l’endommager. Mais voilà : le fainéant a séché l’indispensable mise en page de l’article. On ne se refait pas.
 
Du coup j’ai dû me coltiner cette notule sur la rentrée universitaire. Pour beaucoup d’entre vous elle n’est qu’un prolongement des vacances, le parasol en moins. Les cours de monsieur Bouchard en plus. « Je veux pas y aller, j’veux pas y aller ! », gémit-il à sa femme, le matin du jour fétidique. « Ils vont encore se moquer de moi ! ». Possible. Les étudiants sont généralement sur les nerfs et agressifs, lors de la rentrée. Quand ils y vont.
Il est pourtant essentiel d’aller à l’université. Votre avenir en dépend. L’université vous donne les clés pour lutter dans le monde professionnel et vous offre tout un bataillon de culture générale indispensable pour la suite de votre carrière putain faut vraiment que j’arrête de prendre mes lecteurs pour des cons.
 
Le Blog de Myblack n’ignore rien de votre penchant pour la flemmardise et souhaite vous aider à démarrer du bon pied. Non à l’abstinence, même scolaire ! Notre site se doit d’être un exemple pour la jeunesse, malgré le cursus mouvementé de certains de ses rédacteurs – la plupart d’entre eux ignore quelle formation ils suivent actuellement.
Ah, qu’elle est belle, la première heure de la rentrée, aussi longue que les deux mois de congés qui la précède. Hey ! bonjour, petite table gribouillée de hiéroglyphes, comme on se retrouve ! Oh, te revoilà, admirable porte de la salle 204 ! Où es-tu allé pendant l’été ? Ce superbe amphithéâtre parfumé par les odeurs de transpirations et les échantillons gratuits de parfums à l’abricot, que demander de plus ?
Finalement, la rentrée n’est qu’une corrida où le taureau s’appelle monsieur Bouchard. Les centaines de toreros n’osent tout d’abord regarder la bête dans les yeux, comprimés par la pression. Mais une fois l’anxiété évacuée, le spectacle se passe sans encombre.
 
Selon un rapport paru cet été, les universités françaises sont dépassées. Par les Américains. Remarquez c’est facile pour eux, ils roulent en 4&4. On ne peut être qu’à la traîne. Comment réformer la fac ? Comment lutter contre l’absentéisme ? Aucune idée. Je sèche, une fois de plus.
Oui, la vie à la fac n’est pas toujours rose. Plutôt morose. Au début on ne connaît personne, on se demande s’il faut parler avec ce manteau noir qui dévisage votre poitrine sous prétexte qu’il appartient à votre groupe de travaux dirigés. Et puis on craque. Mais ça passe vite. Chacun doit prendre sur soi, en plus du poids indécent du sac à dos.
La vision effroyable des nouveaux élèves dont il faudra feindre l’amitié pour tenter de ne pas être seul lors des groupes de travaux dirigés : voilà un challenge palpitant ! La société est broutée par les moutons : évitons, par simple esprit de contradiction, d’agir en brebis galeuse. Eviter la fréquentation des salles de classe vous rendra rapidement infréquentable. Les gens n’aiment guère les fugitifs. Voulez-vous vraiment retrouver votre photo d’identité dans les toilettes aux côtés des numéros de téléphone irrévérencieux ?
 
Ne soyez pas le bourreau qui tranchera la tête du lymphatique système universitaire français. De toute manière l’hydre repoussera.
Nous ne vous demandons pas d’être parfait, brillant et appliqué ; ça serait comme demander à l’extrême gauche d’être réaliste. Non, nous espérons simplement un pointage régulier à l’usine, un petit bonjour hypocrite aux voisins de tables voire, soyons fou, un exposé rédigé sans Wikipedia.
Faire semblant de baisser la tête lors des interrogations orales n’est guère fatiguant. La relever pour admirer le mur lors des exposés non plus.
A défaut d’être assidu dans l’effort, contentez-vous d’être assis : l’acte de présence est plus que symbolique. La rentrée sociable arrive sous peu : comment organiser efficacement les prochaines grèves, si vous ignorez tout de la topographie des lieux ?
Comment donner un sens aux secrétaires d’universités si personne ne se plaint de leur incompétence ?
Comment s’insurger de la négligence du corps professoral si on l’évite ?
Comment manifester couché sur le sol de la fac si on lévite ?
Est-il possible de savourer l’absence d’un cours quand on ne sait pas de quoi il parle ?
Allez à la fac, on vous offre des cafés si vous êtes jolie.
Allez à la fac, les émissions intéressantes à la télévision ne commencent pas avant 18 heures.
Allez à la fac, on y lit aussi le Blog de Myblack.  
 
 
 
   
Par Myblack - Publié dans : Actualité
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 01:11

 

Nous célébrons aujourd’hui la 6ème saison des attentats du 11 septembre 2001, date marquant le début de la 3ème guerre mondiale qui verra, rappelons-le, la victoire hégémonique de l’islam sur le bloc occidental en 2012.
 
De nombreuses cités se sont fait écho à l’avance des commémorations en tirant, un peu partout sur leurs murs, des feux d’artifices dithyrambiques. Pour preuve, depuis de nombreux mois l’Irak est en flamme, la Palestine éclate et le brasier iranien attend encore l’étincelle qui la fera exploser Israël.
En Amérique, les tuyaux de pompiers paradent au rythme des fanfares de l’Oncle Sam, arrosant fiévreusement le patriotisme de toute une nation. Par contre, les pompiers de la Nièvre s’en foutent un peu : ils ont le chat de madame Simeon à récupérer, ce con s’est coincé en haut d’un arbre.
 
1ère émission de télé-réalité à échelle planétaire, les attentats du 11 septembre 2001 ont été crées par Robert Murdoch, président de la FOX, avec l’aide des équipes techniques d’Al Qaida et des caméramans du monde entier. L’île de Manhattan, spacieux studio, avait été préférée à l’époque aux étroites ruelles de Broadway. La dramaturgie de l’émission, totalement en direct, et le réalisme des effets spéciaux continuent à berner, six ans après, les téléspectateurs.
Pendant qu’à Secret Story les triplés témoignaient de l’indigence de la jeunesse française en exhibant la connerie à tour de bras, les Twin Towers, elles, faisaient preuve de dignité, gracieusement couchées sur le sol. Fulgurante prouesse technique, les attentats du 11 septembre 2001 ont été suivis, dès le lancement du programme, par plusieurs centaines de millions d’incrédules, un chiffre sans commune mesure avec le Grand Bluff de Patrick Sébastien.
Le jeu d’acteur du président George Bush, feignant d’ignorer les péripéties de la première en pleine école élémentaire, avait jadis impressionné les observateurs. « Il aurait parfaitement pu être l’un des héros de l’émission, tant son machiavélisme et son idiotie simulée me font penser à Philippe de Koh Lanta 4», atteste Jean-Marc Morandini, le proviseur des médias.
 
L’élimination du premier joueur dès le début de la retransmission – le pilote de l’avion prétendument écrasé sur le Pentagone – a suscité l’enthousiasme d’un public nécessiteux de trouver des boucs émissaires et ravi de soutenir ses idoles.
Les cris poignants des enfants carbonisés et leurs parents désespérément coincés dans les marches d’escaliers en désolation ont indéniablement constitué d’excellents vecteurs d’audimat, bien que la plupart des marches d’escaliers étaient en réalité des comédiennes.
Les figurants se jetant des gratte-ciels et s’écrasant comme du hachis sur le sol étaient par contre réels, mais non prévus dans le script. Pimentant les images, ils furent, à leur façon, les Loana et Jean-Edouard du show.
On aurait pu sauver les occupants, mais les producteurs n’avaient rien laissé au hasard : ventilateurs géants pour propager le feu, assistants stagiaires bloquant les issues de secours, tout a été pensé, à l’époque, pour accroître l’indiscrétion voyeuriste des spectateurs.
Quant aux pompiers volontaires pour périr sous les flammes de la gloire andywarholienne, leur mémoire subsiste toujours, à 20h50, en bandant déroulant, lors de chaque anniversaire.
 
 
world-trade.JPG   Ca a quand même une autre gueule que la tronche de Tatiana, non ? 
 
 
 
Si pour l’instant le vainqueur du jeu tait son nom, nul doute qu’il sortira bientôt d’une des tanières afghanes où il s’abrite : les tentatives déplorables des candidats américains pour le débusquer à coups de tanks n’ont eu pour effet que d’irriter les auditeurs, particulièrement ceux d’Orient.
Le célèbre concurrent saoudien peut compter sur le relais d’Al-Jazeera pour accroître son soutien et influencer les foules, condition impérative pour remporter l’épreuve des votes.
 
Que nous réserve la 6ème saison ? Les pronostics délient leur langue : Télé 7 jours annonce « un embrassement meurtrier en Syrie très capteur sur les 15-24 ans » et « une attaque dans le métro parisien pour attirer l’attention du public français, qui s’est progressivement détaché du jeu ». Les magazines du Golfe prévoient quant à eux « un djihad publicitaire à fort potentiel médiatique sur tout le bassin méditerranéen », voire l’apparition d’un nouveau candidat, plus jeune, plus roquet, plus télégénique. En Afghanistan, un jeu concours sur la nationalité du prochain otage exécuté vient même d’être lancé ; un passage cagoulé sur toutes les chaînes du globe à gagner.
 
Par Myblack - Publié dans : Actualité
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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 11:19

Hector Salmenier a entamé lundi sa 42ème rentrée scolaire de terminale ES consécutive, un record en la matière. Agé de 59 ans, il s’est confié au Blog de Myblack juste devant les grilles du lycée dont il est désormais le doyen – à égalité toutefois avec Bernard Favoux, le proviseur.
 
« Au début les élèves sont persuadés que je suis le professeur d’anglais ou un type de ce genre. Puis, voyant que je n’en glande pas une, comme eux quoi, ils se font à l’idée. Oh, évidemment, la suspicion rôde : il y en a toujours un pour imaginer que je suis un espion envoyé par l’administration, une sorte de mouchard. Mais je sais m’y prendre avec ces gamins, alors tout s’arrange assez vite. Les bienfaits de l’expérience, comme on dit ! »
 
Longtemps confiné dans un rôle de perturbateur, Hector Salmenier n’a pas été gâté par le destin. Plusieurs fois il loupa son examen de fin d’année pour quelques points ou une feuille de pompe mal orthographiée. Souffrant d’allergies respiratoires, sa tendance à constamment tomber malade en juin l’empêche de disposer de toutes ses forces aux moments les plus éprouvants. Au fil des décennies le doute s’est progressivement installé, faisant d’Hector l’homme le plus célèbre de l’établissement. Et qui entend bien se faire respecter : « l’autre jour la prof de math m’a engueulé parce que j’avais oublié mon exo à la maison. Je me suis pas laissé faire ! Elle me doit le respect, la petite : j’ai quand même 22 ans de plus qu’elle ! »
 
Hector Salmenier a vécu le temps honnie de l’éducation à la dure : évoluer maintenant au sein de professeurs tous plus indolents les uns que les autres le réjouit. On aurait pu le croire à l’écart, dépassé par la jeunesse insouciante de ses compagnons. Il n’en est rien : toujours le premier à se moquer des moches ou des obèses, il n’en rate pas une ! Hector est comme ça : un cinquantenaire à l’esprit débridée qui aime la fête, les jeux vidéos et la télévision. Au détour d’un vol de portable il s’approche de nous : « dire qu’à mon époque on jouait aux billes ! Quels ringards ! Les gamins d’aujourd’hui sont vachement moins coincés, et ça me plait ! ». Sourire aux lèvres, téléphone dans la poche.
 
Pour obtenir son baccalauréat Hector Salmenier peut compter sur l’aide de sa fille, élève de Seconde dans le même lycée. Beaucoup plus consciencieuse que lui, elle souffre de l’attitude de son papa, qui drague constamment ses copines en cours de recrée.
On le dit colérique, bordélique. Il est simplement naturel, libre comme l’air, comme tous les adolescents de son âge. « Moi l’autorité, je lui chie dessus. Les études ne servent à rien, les profs sont des connards, c’est clair. Me dites pas que l’histoire de France c’est utile, dans la vie ! La prise de la Bastille de 1512, ça m’a jamais empêché de dormir ! Pas vrai les gars ?!», confie Hector, en pleine séance de tag dans les toilettes avec trois autres étudiants.
 
Y a-t-il des avantages à être l’aîné ? « Les potes sont impressionnés dans les douches, après les cours de sport, quand je leur raconte mes coucheries. La plupart sont puceaux, je les fais rêver lorsque j’évoque mes ébats avec leurs mamans d’il y a 40 ans, quand elles étaient encore lycéennes. Ils ne regardent plus leurs mères de la même manière, grâce à moi, lol ! », plaisante Hector, entre deux cours. Le baroudeur est apprécié. Ses amis sont nombreux, ravi de compter un tel sage dans leur rang. Le voilà qui crache du haut de l’escalier sur monsieur Thibaud, le prof de Français. Plus tard, on le surprend à toucher les fesses de la meilleure de la classe, imité par plusieurs amis. Imperturbable.
 
Hector n’a plus de cheveux, son bide l’handicape à la course, il écoute les Bee Gees mais pourtant il leur ressemble. Il est comme eux. Un gros con qui fout la merde, avec 42 ans de plus.
 
Par Myblack - Publié dans : Actualité
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Dimanche 5 août 2007 7 05 /08 /Août /2007 00:54
Comment subsister dignement lorsqu’on est pauvre ? Trois possibilités :
-        Epouser une riche héritière de l’Est. Non, une héritière, pas une fille de l’Est. Oui je sais, c’est plus difficile à trouver.
-        Décrocher la timbale du Tacotac TV, disponible dans les bars-tabacs, où se regroupent généralement les pauvres. On peut éventuellement décrocher la timbale tout court, mais il faudra payer de quoi la remplir.
-        Avoir de l’uranium dans son jardin.
 
Si le Niger ne diffuse aucune émission de la Française des Jeux, elle a néanmoins récupéré le jackpot d’Areva, fleuron de l’industrie hexagonale. Les mines d’uraniums de cet imposant pays africain assurent un tiers de l’approvisionnement de notre groupe nucléaire et donc, par conséquent, s’incorporent à nos centrales EDF.
Message aux racistes : à chaque fois que vous pressez le bouton de l’interrupteur, c’est comme si vous donniez un peu d’eau à un noir. Pensez-y, à la prochaine exécution à la chaise électrique.
Car le Niger est pauvre. Il est Africain, c’est une bonne excuse. Cancre de l’indice du développement humain, selon l’ONU. 5ème producteur mondial d’uranium, il ne peut compter que sur lui pour nourrir sa population. « Putain, heureusement qu’on a de l’uranium, les gars, pas vrai ? Les gars ? Les gars ? » demande le fermier nigérien à ses camarades anémiques. Les indigents locaux ne se trompent pas : la nuit tombée, le bol à la main, ils se précipitent dans les mines et l’ingurgitent. A force d’en bouffer, ils sont devenus phosphorescents.
Vous voulez remplacer le phare de votre bagnole qui est pété ? Attachez un Nigérien sur le capot, c’est moins cher.
 
Pour tenter de mettre fin à la polémique impliquant Areva dans ce pays – le groupe est accusé de soutenir la rébellion touareg -, la France a envoyé Jean-Marie Bockel, secrétaire d’état à la coopération et à la Francophonie. Cécilia Sarkozy s’est décommandée, elle a coiffeur. Tant pis pour les Nigériens, ils n’avaient qu’à être condamnés à mort ou être infirmières. Ca leur apprendra.
 
Comme Kenza Farah, le nucléaire est à la mode. Il a su brandir la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour cheminer sur les podiums, et augmenter ses tarifs : son kilo pèse actuellement 57 dollars. Comme Kenza Farah.
Le charbon est actuellement plus proche de Dave : à force de tirer dessus, il est épuisé. Ou inopérant.  
 
Du coup, et on n’en revient aux filles de l’Est, l’uranium a tendance à se prostituer. Comme Kenza Farah. Pardon : comme la musique de Kenza Farah. Par bonheur l’uranium n’écoute pas Skyrock, il est simplement radioactif ; c’est beaucoup moins grave.
Les Chinois, les Canadiens, les Australiens roucoulent sous sa jupe – surtout les Chinois, à cause de leur petite taille. Le président Mamadou Tandja demande ainsi à Areva plus d’argent pour exploiter ses mines réjouies. Sans la moindre mansuétude. Sans le moindre geste commercial. Impitoyable ! La France va devoir payer ! Nous allons devoir payer !
Marre de donner le fric que je n’ai pas !
J’aurais eu du cran j’aurais gueulé davantage, mais c’est difficile de gueuler sur un Africain, on est vite taxé de raciste.
Remarquez que si je me tais, on sera taxé quand même.
Faudra pas s’étonner qu’il devienne enrichi, cet uranium, avec tout l’argent qu’on lui file.
Puisque c’est comme ça, j’inaugure les économies d’énergies en éteignant mon ordinateur. Ca tombe bien, j’avais terminé.
Par Un blanc de poulet froid qui a profité de l'absence de George-Alain pour poster - Publié dans : Actualité
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Vendredi 27 juillet 2007 5 27 /07 /Juil /2007 00:00


La polémique donne un formidable coup de pub au nouveau roman de Mazarine Pingeot, mettant en scène une mère emprisonnée tentant d'expliquer à son mari pourquoi elle a tué leur enfant et l'a planqué dans le congélateur.
Le cimetière des poupées fait ainsi irrémédiablement penser à l'affaire des époux Courjault, dont le mari avait découvert, près du bac à glacon, le corps de ses deux bébés, soigneusement rangés par sa femme Véronique. Une pétition circule pour interdire la sortie du livre avant la fin de l'instruction, prévue l'année prochaine.
Dommage.
Tout cela ne serait jamais arrivé si Véronique Courjault avait conservé ses gamins à la cave, comme tout le monde.
Jouer avec la mémoire des morts, même petits, est ridicule. On m'a toujours appris qu'il ne fallait pas jouer avec la nourriture. 
Mais voilà, on aime bien jouer avec les bébés. C'est marrant un bébé. Ca bouge, ça crie, ça court partout. Un peu moins au congélo, je vous l'accorde. 
Et pourquoi au congélo, au fait ? 
C'est moins cher qu'une baby-sitter, ok. Mais un bébé représente grosso modo la taille d'un paquet de six glaces Gervais. Pourquoi ne pas plutôt supprimer la salade que personne ne mange pour coincer les bébés à la place ? 
En poussant un peu et en enlevant le pot de moutarde, ça passe tranquille.
On critique, on critique, mais c'est facile de critiquer quand on a jamais goûté.
Est-ce la faute de Véronique si son mari a des goûts difficiles ? 
On ne lui a peut-être pas appris à cuisiner. Faut-il pour autant condamner une personne pour incapacité culinaire ?
Elle n'avait qu'à écouter les conseils de Cyril Lignac. Comme tout le monde.


Séance de rattrapage :


 Sorbet de bébés congelés à l'ananas arrosée de sauce framboise

Pour 4 personnes
Temps de préparation : 45 minutes

Ingrédients :
- huit boules de sorbet à l'ananas
- sauce framboise
- une tranche d'orange
- des copeaux de chocolat
- deux bébés

Préparation :

Mettez dans un grand bol les boules de sorbet à l'ananas.
Sortez les bébés du congélo et découpez avec soin la langue, les doigts et les yeux, que vous servirez en apéritif, accompagnés d'Apéricubes.
Avec une fourchette, transpercer énergiquement la peau laiteuse des bébés en vue de l'arrivée de la sauce framboise (et aussi pour s'amuser).
Déposez les boules de sorbet dans les endroits laissés vacants, en s'assurant de bien répartir la glace sur toute la surface du corps.
Vérifiez à travers les volets que les voisins ne vous regardent pas.
Répandez les copeaux de chocolat afin de boucher les narines et l'anus, pour transcender le goût du fruit.
Versez les oranges pelées sur le cadavre des bébés de façon à ce que chaque bébé possède le même nombre de pelures d'oranges, pour garantir la symbiose décorative du dessert.
Arrosez avec la sauce framboise en poussant des rires sataniques.
Servez le tout.

Bon appétit !

Par George-Alain Moustiquaire - Publié dans : Actualité
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 08:12



                            Courgette.

 

 

 

                                                                                                          Harry Potter and The Deathly Hallows, JK Rowling, 2007

Par Henri-Fabien Shwepps - Publié dans : Actualité
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