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2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

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Politique

Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 00:35

Par Raymond Bounaffou

 

On attendait un Sarko Show grandiloquent, avec paillettes argumentatives et convictions chorégraphiques, et nous n'avons pas été déçu : Nicolas Sarkozy a tenu la barre, deux heures durant, sur TF1. Naviguant en solitaire, il a profité de « J'ai une question à vous poser », nouvelle émission politique mettant face à face un candidat et 100 français soigneusement choisis par les Renseignements Généraux, pour faire valoir ses droits et son programme.

Nicolas Sarkozy, debout au parloir, costume sombre et cravate sans mickeys, a probablement gagné des points, hier soir. Le concept même de l'émission le favorisait : cet excellent orateur, maître de ses mots, ne pouvait qu'apprécier l'idée de présenter, points après points, questions après questions, les grands traits de son ambition présidentielle, sans réel opposant pour lui barrer la route. Oh, il y a bien eu cet étudiant tremblant aux cheveux défroqués, le taquinant sur son scooter, ou bien cet homme l'invectivant sur sa supposée homophobie, mais dans l'ensemble Sarkozy n'a guère été gêné.

« Après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, y aura-t-il d'autres lois antilibertaires, monsieur Sarkozy ? » lui demande un homme. On ne sera jamais la réponse, le ministre de l'intérieur l'éludant par une anecdote rurale sur les dangers de la cigarette, insistant sur le tabagisme passif ou sur les affres du cancer. Certes, certes... On a ainsi pu constater à plusieurs reprises que Nicolas Sarkozy, quand il ne souhaite pas entrer dans les arcanes d'une réponse, détourne l'attention en maniant l'anecdote, généralement sur la vie quotidienne des français. Parlons français, ce sont ce qu'ils sont. Il s'est par exemple lancé sur une dissertation sur l'amour et le désir (l'amour c'est pour la vie, mon bon monsieur, alors que le désir...), sur le souvenir d'une phrase prononcée par un gamin three years ago ou encore sur l'évocation zolacienne de la journée d'une femme qui enchaîne travail, heure de métro, enfant et courses. Au passage, parmi les - trop ? - nombreuses questions posées, aucune ne lorgnaient du côté des relations internationales : la joute restait franco-française.

Une jeune femme d'origine algérienne, 29 ans, l'interpelle, choquée par un des propos du ministre concernant « les moutons égorgés dans les appartements », il est vrai particulièrement déplacé. Hakim, 25 ans, a du mal à se sentir français : l'attitude des policiers est insultante, humiliante. Sarkozy se montre bienveillant : il promet « des sanctions ». Pour l'exemple ? Mais concernant le problème de la discrimination en général, que compte-t-il faire ? Mystère.

Qu'on aime ou pas Sarkozy, il faut reconnaître qu'il a le don de bien connaître la majorité des dossiers, de parler de la pluie ou du beau temps avec autant d'aisance qu'un coiffeur, de sauter du coq à l'âne sans glisser sur la barrière. On aurait bien aimé que PPDA le relance plus souvent, soit plus incisif : hélas, le moulin à poivre semblait rouillé. Du mal à s'affirmer, à exister. Plusieurs fois au cours du spectacle, il veut couper le candidat UMP, mais celui-ci ne l'entend pas de cette oreille et continue ses évangiles. Ce système de question/réponse est pernicieux : il permet au candidat de s'exprimer, mais sans adversité, ou bien une adversité que contrôle Sarkozy. Ses détracteurs ont la fâcheuse tendance d'hausser le ton, de paraître agressif, ce qui fait son jeu. Pour que chacun puisse interroger le ministre, impossible de créer un échange sur la durée : à trop vouloir parler de tout, on finit par parler de rien, par parler de ce que souhaite l'invité. Etait-ce le but ?  

 

Les cahiers de doléances se poursuivent : un autre homme n'a pas vu son fils depuis 2 ans ; il se lance et demande au ministre d'intervenir. « Je ne peux pas, c'est à la justice de décider ». Déception. Une viticultrice l'appelle. Jeu de séduction, stoppée par l'intervention d'un cow-boy, viticulteur lui aussi, mais beaucoup moins sexy. Un panéliste l'invite à prendre un verre après l'émission : Sarkonenbourg accepte, bon gré mal gré. Un calque de Vincent Delerm compare la France à une monarchie : « deux mandats, c'est trop », répond Nicolas. Peu après, un chauve, probablement ancien bassiste d'Iron Maiden, qui bafouille dans sa propre mélasse orale, suivi d'une blondinette de 20 ans, célibataire, dont la question m'a de ce fait échappé : pas grave, Sarkozy déroule, il fait le débat. Il est le débat.

 La semaine prochaine, ils seront quatre : Le Pen, De Villiers, Besancenot et Buffet. Rien d'autre à rajouter.

    

Par Raymond Bounaffou - Publié dans : Politique
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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /Jan /2007 18:33

 

Dans la famille "J'aurais mieux fait de la fermer", après le petit cousin Montebourg, je demande la mère : Ségolène Royal. La candide candidate socialiste vient une nouvelle fois de sortir une grosse connerie s'illustrer, par l'intermédiaire de l'imitateur Gérald Dahan. Rappelons que Dahan s'était déjà fait mousser en piégeant Domenech (se faisant passer pour Chirac) ou J-P Raffarin.

Ce coup-ci, Dahan, métamorphosé en premier ministre québécois Jean Charest, s'est tranquillement glissé jusqu'au téléphone de Ségolène Royal. Sans rien se douter, Mme Royal s'est alors confiée à l'oreille attentive de l'usurpateur, lui déclarant en substance "que les français ne seraient pas contre l'indépendance de la Corse". Puis, en bonne commère, elle a rajouté "Ne répétez pas ça, ça va encore faire un incident ce coup-là en France. C'est secret ça...», le tout dans une franche rigolade qui devrait effectivement bien amuser les éléphants du PS.

Est-ce Arthur qui écrit les textes de son spectacle ? A vrai dire je l'ignore, mais Ségolène Royal est vraiment impayable dans ce rôle de gaffeuse prête à saisir la moindre perche pour exploiter tout son potentiel humoristique !

Le Blog de Myblack aimerait tant se moquer d'autres candidats, de Sarkozy, de Bayrou, de Le Pen, mais on se nourrit avec ce que nous offre les puissants, et pour l'instant seul le frigo de Royal déborde de mets plus succulents à écouter les uns que les autres. 

Vous pouvez becter un extrait de cette nouvelle Ségolinade en cliquant ici. (mais attention à l'accent de la journaliste, il est assez violent).

Par Myblack - Publié dans : Politique
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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 00:00

 

 Ils étaient plus de 72, hier, à la salle des sports Jermaine Jackson de Châteauroux. Simples sympathisants, membres actifs, SDF venus chercher un peu de chaleur, journalistes s'étant trompés d'endroit : Raymond Bounaffou était attendu au tournant, et il n'a pas déçu. 

Ce meeting s'annonçait décisif pour le leader du Mouvement Neutre, candidat aux élections présidentielles de 2007. Venu présenter au cosmos impatient la nouvelle mouture de son programme, il a en profité pour gratifier le public d'un monologue poignant, symbole d'une démarche politique qu'il juge "sincère et numismate".

S'étant douché pour l'occasion, revêtu d'un shampoing à l'huile de jojoba qui a fait l'unanimité, Bounaffou a tout d'abord glissé sur son lacet avant, une fois en tribune, de remercier "les personnes qui se sont déplacées ce soir." Il a ensuite précisé "que ceux qui tenteront de toucher au buffet avant la fin de mon discours seront publiquement humiliés." La plupart des militants ont alors lâché leurs saucisses cocktails et sont retournés s'asseoir.

Malgré l'arrivée en sous-vêtements de Mickaël Youn - rapidement abattu par la sécurité -, Raymond Bounaffou n'a pas perdu son sang froid : commentant un récent sondage le créditant de 0,6 % d'intentions de vote, il a détourné l'attention en comparant Ségolène Royal "à une sorcière" et Nicolas Sarkozy "à un fils d'unijambiste", ce qui a beaucoup fait rire l'auditoire.

 "Ensemble, nous vaincrons peut être ! Je suis fin prêt à représenter tout ceux qui on en assez d'affronter sans relâche les plaies du quotidien, ces tartines beurrées qui tombent du mauvais côté, ces gens qui traversent au feu orange, ces digicodes cabalistiques que l'on fracassent à coup de chaussures pour rentrer ! Combattons l'incombattable ! Votez pour moi, même sans savoir pourquoi, mais votez ! Je suis l'homme qui séduira les français en cette année d'érection !", à-t-il clamé, en commettant un regrettable lapsus.

Ayant délaissé temporairement la scène à cause d'un imprévu urinaire, il a laissé la parole à son futur premier ministre Kolia, qui s'est alors lancé dans le récit de la blague de Toto qui va à la pêche. Devant l'abstinence prolongée du maître de cérémonie, les spectateurs, pour patienter, ont entonné l'hymne du parti (une version paillarde de "J'ai encore rêvé d'elle"). On a cru reconnaître Laurence Ferrari, dansant nue sur une table.

36 minutes plus tard, Raymond Bounaffou, remis d'une impromptue gastro, a enfin pu scander son programme passé sous chirurgie esthétique, dont l'intégralité est disponible sur son blog. Puis, après avoir rappelé que son parti se cherche actuellement un ministre de l'économie, il a entrepris une allocation vibrante et émouvante, malgré les multiples bégayements qui l'ont émaillée. Nous avons choisi de vous la retranscrire, en déclinant toutes responsabilités.

 

Numismates, numismates, numismates

C'est un grand soir pour notre parti et un grand soir pour moi. L'émotion me submerge et déjà je mouille, face au challenge qui se dresse devant mes coudes tremblants. Le Mouvement Neutre m'a fait confiance, sans savoir qui j'étais, par simple amour de la numismatique. Notre combat est maintenant lié à jamais, ce combat face aux plaies du quotidien et aux petits malheurs de la vie.

Je me souviens très bien des débuts. J'étais tout seul avec moi-même, bataillant fièrement au rayon yaourt de Carrefour pour débusquer une réduction qui n'est jamais venue : c'est à ce moment-là que ma vocation d'homme politique s'est éveillée. Je me souviens de ces stands de karting hors-de-prix qui étouffaient ma joie de vivre d'adolescent. Je me souviens de ces profs de mathématiques qui torturaient mon sourire juvénile avec des équations à six inconnues. Je me souviens de ces imprimantes sataniques qui refusaient de fonctionner, et que j'immolais par dépit.

Bientôt deux mois de campagne et jamais la situation n'a semblé aussi profitable. Ségolène Royal prouve chaque jour qu'elle n'est pas l'homme dont a besoin ce pays, Nicolas Sarkozy s'enfonce dans sa propagande et les oreilles de François Bayrou sont toujours aussi ridicules : une autoroute vers la victoire nous est offerte, et ses péages ne me font pas peur. Oui, je vous entends. Oui ! Oui, je vous entends ! Je vous entends beaucoup trop, arrêtez d'applaudir où je fais évacuer la salle ! Voilà. Merci. Pour l'instant, nous ne sommes crédités que de 0,06 % d'intentions de votes. Pour l'instant, les médias se refusent à nos avances libertines. Il est grand temps que cela change.

Je ne suis pas de ces politiciens qui courtisent sans l'avouer le premier chaland venu : moi, je l'avoue sans honte. A vouloir ratisser trop large, on se prend la râteau dans la gueule ! Pas de problème : je ne jardine pas ! Sortons du clivage gauche/droite, lie de la France, pour faire de la neutralité qui nous anime le moteur du changement qui, tels les blés poussant dans nos campagnes reculées, jaunes et oranges, la... le... merde, qu'est-ce que je disais, déjà ? Attendez, mon souffleur essaye de... Pardon ? La brouette ? Ma braguette est ouverte ? Que je poursuive ? Très bien. Maintenant ?

Numismates de tous horizons, j'ai les solutions à vos problèmes ! Pour résoudre le douloureux écueil du chômage, je suis prêt à financer de ma poche un millier d'emplois d'agent du savoir-vivre hypocrite. Ils seront chargés de répondre "Oui, très bien" à la question "Est-ce que ça va ?" ou de commenter le temps en cas de silence persistant. Cette mesure, que j'appellerai la "Pédale" (Proposition étatique d'accroissement de l'emploi), sera effective dès mon arrivée au pouvoir. Mes autres réformes seront toutes aussi pertinentes.

Par exemple, sachez que je suis pour l'expulsion définitive de notre territoire des toilettes sans-papiers, ceux qui nous obligent à gaspiller un mouchoir où un quotidien d'information.

Concernant la politique étrangère, je suis farouchement opposé à l'entrée du Québec au sein de l'Union Européenne. Je serais inflexible sur ce point : la libre circulation des chanteurs et humoristes québécois ne doit pas s'exercer au mépris du respect des droits de l'homme et de ses tympans.

Les dentistes, les profs de math, les secrétaires d'université, les contrôleurs du métro, les rappeurs, les directeurs des ressources humaines et les vendeurs de porte à portes seront obligés de subir sans réagir les brimades des honnêtes citoyens.

Pour relancer la croissance, je prône l'augmentation des charges pesants sur les salariés qui se font prendre en flagrant délit de surf internet sur des sites pornographiques. Quand aux autres, ils seront exonérés de charges.

Je trouve également qu'on ne paye pas assez d'impôts inutiles. Aussi, je suis favorable à la mise en place d'un impôt Anne Roumanoff sur les blagues qui ne font rire personne, d'un impôt Gilbert Montagné sur les rames de papiers millimétrés et d'une taxe Joseph Staline sur le port de la moustache. Le ministre de l'économie qui sommeille en vous peut dors et déjà en proposer de nouveaux, sur notre site de campagne.

À propos de la délinquance, je suis opposé au port de la casquette à l'envers, signe extérieure de provocation, ainsi que des jeans descendus trop bas, qui sont une offense à la vue et à la décence. Il va bien entendu de soit que tout jeune voulant devenir comptable ou prof de sport sera emprisonné, selon un principe de précaution.

Au sujet de l'environnement, sachez que je m'en fous complètement, vu que de toute manière on sera tous mort d'ici 60 ans. Et ce n'est pas un vulgaire présentateur télé qui va me faire changer d'avis.

Pour conclure, je souhaiterai avoir une pensée pour un homme qui nous a quitté dernièrement. Soucieux de son prochain, il n'hésitai pas à aider les plus pauvres techniquement, en les titularisant. Malgré un physique de plus en plus défaillant, des pulls qui ne lui allaient pas, sa bonté d'âme ne l'a jamais quitté tout au long d'une carrière hélas trop courte à la tête du PSG. Paix à ton âme, Guy Lacombe.

Voilà. Vous pouvez maintenant toucher au buffet.

Liberté, égalité, surgelés !

 

Par Myblack - Publié dans : Politique
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 00:00

 
Le Blog de Myblack apprécie tout particulièrement l'humour, mais parfois, dans ce domaine-là, faut pas trop déconner non plus :
 
 
 
 
Le bon mot d'Arnaud Montebourde n'est en soit pas si désastreux, intrinsèquement : il aurait fait rire aux larmes le public de Laurent Ruquier et pourrait parfaitement faire figure d'élément moteur de bande-annonce d'un spectacle de Pierre Palmade. Non, ce qui ne va pas, c'est l'écueil classique réservé aux humoristes en mauvaises herbes : le contexte.

C'est important, le contexte, en humour.
Ainsi, à la table d'une réunion de jeunes néo-nazis, on évitera toute blague tendancieuse à l'égard de Bruno Gollnisch ou des déviations sexuelles du Führer, qui risquerait de faire mauvais effet. Lors d'un dîner d'affaires, on omettra de faire remarquer au sous-directeur qu'il ressemble à un ananas avarié à cause de sa coiffure, même "pour détendre l'atmosphère". Dans une classe de BTS-Comptabilité-gestion, on proscrira tout humour - car, comme dit le proverbe : "quand un élève en comptabilité se met à rire, c'est qu'il s'est trompé d'orientation".
 
Ici, Montebourg est invité par Michel Denisot. Autour de la table, pléthore de chroniqueurs hilarants, telle Arianne Massenet, dont le rire rappelle parfois à l'explorateur anglais en ballade sur le lac Tanganyika le gémissement plaintif du gnou qui a marché sur une punaise traînant par terre. Entouré d'un public conditionné à la fête, ne dissociant plus si leurs battements de mains correspondent à des félicitations ou bien à des troubles obsessionnels compulsifs, Arnaud Montebourg s'est probablement laissé grisé par l'audimat et a tenté un brin d'esprit, une petite facétie, à ce qu'on appelle dans le jargon de l'humour "une grosse connerie". ZE craquage, quoi.
 
" Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon". Voilà une phrase qui n'aurait pas dépareillé en congrès de l'UMP ! Voilà une citation qui aurait plu, dans le cadre intimiste d'une chambre d'hôtel, au banquier venu se relaxer après une journée stressante entre les mains de sa maîtresse non-officielle numéro 4 ! Mais hululer fièrement une attaque, fuse-t-elle médiocre, en plein show télévisuel, voilà qui est particulièrement stupide, de la part du porte-parole de Ségolène Royal ! Quitte à faire le pitre, il aurait mieux fallu improviser une imitation d'Alain Madelin, voire un concours de jonglage de brownies avec la députée UMP Nadine Moreno (présente sur le plateau), ce qui aurait détendu tout le monde sans provoquer le moindre scandale - sauf de la part d'Alain Madelin ou des brownies, mais passons.
 
Que Montebourg laisse les confettis et les langues de belle-mère à André Santini, et qu'il se concentre plutôt sur son job. L'humour est une chose trop sérieuse pour être confié à des amateurs, comme disait presque Clemenceau. Evidemment, le temps venu, il pourra toujours participer aux Grosses Têtes ou faire des caméras cachées pour France 3, mais pas maintenant - quoiqu' il peut éventuellement mettre à profit ce mois de repos forcé en se documentant sur l'oeuvre de Guy Montagné.
 
Pour l'instant, donc, je conseille à Arnaud Montebourg, spécialiste des déclarations tape-à-l'oeil et maladroites - il avait jadis comparé Francois Hollande à "un Flamby" -, d'engager un porte-parole affilié à l'humour. Celui-ci deviendrait "le porte-parole en conseil humoristique du porte-parole de Ségolène Royal". Et si ce porte-parole humoristique possède un programme politique quelconque, qu'il en parle à la candidate socialiste, histoire de faire d'une pierre deux coups. Pendant cette fameuse émission, nul doute qu'il aurait soufflé à Nono le naufragé un correctif, une meilleur chute à sa blague, du genre :
 
- Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son vocabulaire.
- Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son prénom.
- Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est qu'elle ne lit pas le Blog de Myblack.
- Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est qu'elle aime le tuning.
- Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, poil au museau.
 
Et soyons certain qu'il aurait sans doute gardé, comme version définitive :
 
- " Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut : c'est moi."
 
 
Par Myblack - Publié dans : Politique
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 00:05

 

Une semaine après le périple chinois de Ségolène Royal, notre candidat officiel aux présidentielles de 2007 Raymond Bounaffou est de retour du Groenland, où il vient de passer 5 jours. Il s'agit de son second voyage à l'étranger après celui effectué à Mulhouse, le 3 Janvier dernier.

Raymond Bounaffou, président du Mouvement Neutre, souhaite ainsi relayer à l'échelle internationale son programme et ses idées phares, tels que la fin des religions, l'interdiction du chou de Bruxelles dans les cantines et l'abolition de la question "Est-ce que ça va?", jugée hypocrite.

Accompagné d'un homme déguisé en pépin de pastèque, Raymond Bounaffou a visité cet immense territoire autonome rattaché au Danemark, comptant un peu plus de 55 000 habitants, dont 636 numismates.

 

Après une escale à Narsarsuaq, il s'est arrêté dans la capitale, Nuuk (ou Godthab), située au Sud-ouest de l'île, puis a tenté de se rendre à Qaanaaq, dans l'extrême Nord-Ouest, car il "trouvait le nom de la ville marrante". Hélas, le blizzard est tombé sans prévenir, obligeant son traîneau à naviguer dans le flou le plus total : ce n'est que deux jours plus tard, profitant de la clémence du temps, qu'il retrouva son chemin et pu s'arrêter à Ammassalik (petite bourgade de l'est réputée pour ses maisons closes ouvertes 24h/24h).

De retour à Nuuk, Raymond Bounaffou s'est longtemps entretenu avec le président Groenlandais, un inuit de 57 ans sentant la sardine. Celui-ci lui a présenté la ville, lui montrant les pubs, les cabanes en rondins et les vendeurs de poisson à la sauvette constituant le charme de la cité. Après lui avoir proposé de s'initier à l'art de la pêche, Raymond Bounaffou a refusé, rappelant aux habitants présents "qu'il était là pour glaner des électeurs, pas pour pêcher de la morue". Il a également rajouté "que cette visite lui avait été dicté par son directeur de campagne, et qu'il aurait préféré rester chez lui plutôt que de se les cailler avec des ploucs", fin de citation.

Profitant de l'excitation du public, notre bien-aimé candidat pour 2007 s'est alors lancé dans un vibrant plaidoyer contre les personnes âgées qui doublent les gens à la caisse des supermarchés, autre thème central de sa campagne, en rappelant à tous les inuits présents "que les personnes âgées qui retardent les autres sous prétexte de réduction dépassant à peine les 10 centimes mériteraient une crucifixion immédiate." On ignore encore les retombées d'une telle déclaration.

Visitant un entrepôt de dépeçage de phoque à mains nues, Raymond Bounaffou, voyant à quel point les employés mettaient du coeur à l'ouvrage, s'est dit particulièrement "gliboutionné" d'assister à l'une des principales activités économiques du pays. Un journaliste local lui alors demandé ce qu'il entendait par "gliboutionné", et Raymond Bounaffou lui a alors précisé : "qu'il n'en savait foutrement rien, mais que ça faisait style, comme mot".

Près d'une usine désaffecté servant d'hangar à crevettes , le leader du Mouvement Neutre a tenu à signaler qu'il était prêt, avec l'accord du Blog de Myblack, à acheter quelques glaçons - pour "harmoniser les verres de whisky servis dans l'appartement" -, ainsi que des eskimaus, pour "agrémenter les repas de desserts délectables". 4 habitants se sont portés volontaires.

Avant de partir définitivement, Raymond Bounaffou a poussé le président inuit dans un trou dans la glace, pour "rigoler un bon coup avant de se dire au revoir". Celui-ci est décédé 3 heures plus tard d'hypothermie.

Actuellement en villégiature dans ce blog, Raymond Bounaffou y goûte un repos mérité (ainsi qu'un biscuit à la canelle), en comptant les prochaines recrues du Mouvement Neutre qui ne manqueront pas d'arriver.

 

Par Myblack - Publié dans : Politique
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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /Jan /2007 00:09

 

 

Comme tous les ans l'effervescence a gagné Vaduz : le minuscule état alpin choisit actuellement son président. Comme le veut la coutume locale, 6 personnes choisies au sort dans la rue vont être conviées à une galette dont le vainqueur brandira fièrement la fève présidentielle, symbole de son autorité pour les 4 prochains trimestres.

   Les sextuplés de cette année sont fin prêt à relever le challenge frangipané : un plombier, un vendeur de voitures, un testeur de matelas, une dame-pipi, un cultivateur d'orange et un étudiant en histoire (absent de la photo, puisque ne s'étant pas réveillé). Au Liechtenstein, n'importe qui peut devenir président, ou roi, ou dictateur : en effet, une autre coutume locale permet au chef suprême de faire absolument ce qu'il souhaite, après s'être néanmoins préalablement regardé dans la glace. Ce système politique unique dans le monde tend aujourd'hui à être repris par plusieurs nations, comme par exemple les USA - qui envisagent de remplacer la galette par un hamburger.

Cette tradition a été instituée par Flaboutus 1er, roi du micro-état de 1128 à 1133, un soir de détresse sentimentale. Les textes anciens racontent, qu'après avoir aperçu son épouse dans les bras d'un prince prussien, Flaboutus 1er devint fou, s'enferma dans sa chambre et se soulagea sur les murs, sans raison aucune, puis qu'il saisit une épée pour trancher la tête de son rival. Celui-ci proposa plutôt de jouer le trône aux dominos : Flaboutus remporta la bataille et remplaça les dominos (jugés comme maléfiques au Liechtenstein) par une galette.

   Flaboutus 1er, dit "l'iguane", en raison de son anatomie princière.

6 candidats pour une misérable relique : gageons que le gagnant sera digne de la tâche impartie, à savoir refaire du Liechtenstein le majestueux empire qu'il fut du 16 Mars 1884 au 21 Mars 1884. A l'heure actuelle, entourée de montagnes repoussantes, non-épilées, sans accès maritime ni rock-stars célèbres, ce petit pays d'Europe centrale n'a rien pour plaire, sinon un nom compliqué que les profs de français les plus sadiques adorent glisser dans leurs dictées fétides.

 Chaque bouchée de l'élection sera intégralement retransmise à la TNL (télévision nationale Liechtensteinoise), commentée par le chroniqueur officiel du royaume : Stefan Bernz.

Les 35 000 habitants espèrent éviter l'hécatombe de 2004, quand, après avoir constatés que la galette ne contenait malencontreusement aucune fève, les candidats s'étaient violemment tabassés sur la gueule, acte ayant conduit à une guerre civile démographiquement handicapante (avant cette date, la population du pays atteignait les 18,3 millions d'âmes).

   Encore une fois, c'est un clochard habillé pour l'occasion qui délimitera les frontières de la galette, de manière à ce qu'aucun des présidentiables ne se sentent floués par le jeu démocratique. Il est bien entendu interdit de simuler une rencontre avec la fève en se tenant grossièrement la bouche, ou de s'asseoir à la table avec une dent déchaussée, ressemblant vaguement de loin au Graal de plastique.

Le Oüinneurh (surnom donné au lauréat par la population) rejoindra ainsi la longue liste des souverains prestigieux tapissant les murs mouillés du palais royal :

 Glandu III, victorieux en 1993. Son règne fut marqué par la victoire du pays contre le Luxembourg (3 à 1) et l'augmentation du nombre de fromages dans les pizzas 4 fromages (rebaptisées depuis pizzas 19 fromages).

 Pince à épiler VII, dit "le bien-aimé". Il passa l'année 1705 à jouer à la Game Boy, déléguant le pouvoir à ses concitoyens. Une année marquée par un exode massif des roux en Suisse-Autriche.

 Moustache de Guy Marchand V, élu en 1976, qui déclara immédiatement la guerre à l'URSS. Son armée entraînée de 16 valeureux combattants Liechtensteinois fut massacrée par une vieille dame leur jetant des cailloux.

 Caleçon usagé de Patrick Bosso XVI, reine de l'an 1256 après J-C. Un règne festif, chaleureux, enjoué, numismate, quoique troublé par une chute de météorite qui anéantit 97% de la population. Caleçon usagé de Patrick Bosso XVI est l'une des rares reines n'ayant pas été brûlé vive par sorcellerie pendant son mandat - ce qui fut fait dès 1257.

 Brouette phosphorescente appartenant à Mireille Mathieu XI, choisi en 1934, qui changea le temps de son règne le nom du pays en Blédinaland, et obligea les membres de son gouvernement à porter des couches - entraînant son assassinat le 19 Septembre.

   Bouchon de bouteille de Coca retrouvé derrière le canapé XXVII, dit "le con", qui tenta pitoyablement de naturaliser Madonna en 1988 en lui offrant 60% des ressources de l'état, ce qu'elle refusa (après avoir néanmoins accepté le chèque). Il mourut en plein 1000 bornes, après s'être vu infligé quatre cartes "crevaison" consécutivement.

 Et comment ne pas citer Reste de saucisses-lentilles en promotion se prenant pour Alain Delon II, qui fut destitué puis décapité après avoir fait construire en lieu et place du palais présidentiel une gigantesque carotte azicuale aux frais  de la population ?

 

Souhaitons que le futur souverain saura se démarquer de ses prédécesseurs en adoptant un nom susceptible de se faire adopter par le peuple (comme l'exige une autre coutume locale). On annonce déjà un possible futur "excrément de Britney Spears IV" ou un "Disque rayé de Yannick Noah LXXVI".

 

 

Par Myblack - Publié dans : Politique
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 14:04

 

 

Notre candidat pour les élections présidentielles de 2007, Raymond Bounaffou, me fait savoir qu'il recherche activement un futur premier ministre. Des primaires seront organisées d'ici une dizaine de jours sur son blog, primaires où seront soumis aux votes tous ceux qui auront soumis leur candidature à ce poste prestigieux.

Le message est passé.

Par Myblack - Publié dans : Politique
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