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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 00:00

 

J’ai une tendance nauséabonde à puer de la gueule uniquement en période de récession de chewing-gums. Ma bouche doit n’apprécier qu’avec modération les fréquentes intrusions chlorophylliennes qui l’assaillent quotidiennement. Ma bouche me fait la gueule, essaye-t-elle de me dire alors que je m’évertue pourtant à la laisser fermée.

On dit parfois que je suis timide. C’est faux : mon haleine est simplement trop bavarde pour la laisser s’exprimer en paix. Je suis obligé de la tenir en respect, de peur de déclarer la guerre à mes interlocuteurs. 

Pardon : à mes interlocuteurs féminins, me dois-je de préciser. Mes interlocutrices, donc.

 

Dans 20 ans, le chewing-gum sera effacé des tablettes. Refouler du bec sera hype en 2030. Déjà, en Autriche, le Klerxoï bat des records de ventes - prière de vous adresser à Facebook pour saisir la référence -  et le parfum « Expiration de Philippe Dana après un couscous garbit » attire la convoitise insoumise des coutumières des galeries Lafayette. Même si ces dames, parfois, regrettent l’achat une fois le parfum porté aux lèvres.

 

Non car soyons franc : puer de la gueule entre mecs, cela ne pose aucun problème. Entre eux, les mecs font caca sans se donner la peine d’allumer le robinet, reniflent en s’essuyant avec le revers de la manche, ou vomissent de concert en plein milieu des albums.

Les femmes sont un peu plus capricieuses sur le sujet.

Les femmes font rarement caca sans user d’artifices, sans cuire un steak haché pour dissimuler l’activité.

 

Elles n’apprécient guère l’idée, la simple évocation de péter volontairement à une heure du matin au bruit du canon, juste pour le plaisir de réveiller son partenaire. Une coutume très répandue chez les mecs.

Les femmes hésitent généralement, enfin il me semble, à porter le même caleçon deux jours de suite. Le fait qu’elles préfèrent le string ou les culottes n’est pas l’unique explication.
Alors que les hommes vont aux toilettes en bandant, les femmes préfèrent y aller en bandes. A six, minimum. Tout le monde l'a constaté au lycée, ou en fac.
Il y a davantage de femmes dans les toilettes que dans les meeting du Parti Communiste. En même temps la comparaison fonctionne pour tout groupement d'humains supérieur à deux.
Les femmes sont des chieuses : lorsque ma copine veut faire ses besoins, elle est obligée d'appeler au moins trois de ses amies pour aller aux toilettes. Le fait que ses amies habitent dans le Calvados explique, en grande partie, l'odeur nauséabonde de notre appartement (il faut généralement deux heures pour rallier Paris au Calvados)


 

Pour en revenir au caca féminin, nous touchons là un sujet tabou. Que je déconseille fortement de toucher, en tout cas. Les grands écrivains français en parlent assez peu. Ainsi, Flaubert, dans Salammbô, évite-il soigneusement ne serait-ce qu’une frêle approche. Il est de notoriété public que Victor Hugo n’a jamais rien écrit sur la question, à l’instar d’Albert Camus, André Gide ou encore Balzac. Frédéric Beigbeder a par contre lourdement insisté sur le caca, en parallèle à d’autre substances, mais n’étant pas véritablement un grand écrivain français il ne rentre pas dans l’analyse. Ah, reste Emile Zola, chantre du naturaliste, qui dans L’Assommoir se laisse aller à quelques descriptions d’excréments humains.

Quant à Marcel Prout… No comment.

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Par Myblack
Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 00:00

Tous les samedi soir, les télécommandes de l’hexagone se tournent vers « Pour ou contre ? », le rendez-vous incontournable de Guy Dumin. De retour de Florence, où il passait ses vacances, le présentateur vedette remet le couvert en cette nouvelle saison télévisuelle avec quelques ajustements : la couleur de sa veste passe du bleu au bleu foncé, et l’assistante qui lui servait de potiche a été remplacée par une salade Périgourdine au foie gras.

 

Guy Dumin : « Bienvenue à tous pour ce 118ème numéro de « Pour ou Contre ?», le poil à gratter intellectuel du PAF. Je vous présente les quatre comparses qui m’accompagneront ce soir, en commençant comme le veut la coutume par le plus chauve. Alphonse de Saint-Charles, bonsoir. »

A de Saint-Charles : « Bonsoir. »

Guy Dumin : « Vous êtes officier sur le porte-avion français l’incoulable… »

A de Saint-Charles : « Non : l’incollable. Pas l’incoulable. »

Guy Dumin : « L’incollable ? Quel étrange surnom, pour un porte-avion. »

A de Saint-Charles : « Il faut dire qu’il a gagné trois fois Questions pour un Champion, fin 2001, c’est entièrement mérité. »

Guy Dumin : « Bien, bien. Mais revenons à vous, Alphonse. En 26 ans de carrière sur les mers du globe, vous avez probablement une multitude d’anecdotes à nous raconter, pas vrai ? »

A de Saint-Charles : « Oui, cela va de soit. Un jour, alors que je prenais un bain, j’ai constaté que je manquais de savon. Et bien j’ai pris du gel douche. »

Guy Dumin : « Tout simplement ahurissant. Mon second invité, vous l’avez sûrement reconnu, est mon vénéré confrère et ancien directeur de l’info de TF1, Robert Namias. »

Robert Namias : « Et je ne suis pas mousse ! Ha ha ! »

Guy Dumin : « Comment ça ? »

Robert Namias : « On parlait porte-avion, je m’appelle Namias… pas mousse… n’amasse pas mousse… Désolé, j’ignorais que l’humour était prohibé dans cette émission. »

Guy Dumin : « Il y a des gens pour ça, Robert, il y a des gens pour ça, Robert. Myblack, par exemple.

Myblack : « Hello. »

Guy Dumin : « Myblack, on ne vous présente plus. »

Myblack : « C’est vrai, mais allez-y quand même, ça me fait toujours plaisir lorsqu’on s’intéresse à ma vie. »

Guy Dumin : « Né en 1984 d’un père charpentier et d’une mère catholique, vous vous destinez très tôt au métier de journaliste puisque dès 23 ans, et après onze changements d’orientation, vous démarrez votre premier stage dans la presse au sein de la rédaction du Joyeux Bordel, un canard satirique j’imagine. »

Myblack : « Pas du tout : un guide touristique sur la prostitution »

Guy Dumin : « Quoiqu’il en soit, votre présence en ces lieux se justifie totalement, en tout cas davantage que celle de Philippe Voufron, de la Sofres. Philippe, vous êtes généralement le type qu’on appelle lorsqu’il manque un cul à inviter. Ce soir, vous serez mon monsieur chiffre. »

Philippe Voufron : « Parfaitement. Et je vous en propose un dès maintenant : le 58. »

Guy Dumin : « Nous y reviendrons plus tard si vous le voulez bien, mais tout d’abord démarrons par cette nouvelle qui a fait les choucroutes de la presse cette semaine, je parle bien évidemm… »

Robert Namias : « Je crois qu’on dit les choux gras, Guy, et non les choucroutes. »

Guy Dumin : « Je sais, mais je parlais de la presse alsacienne, Robert.

Robert Namias : « Au temps pour moi. »

Guy Dumin : « Dans une interview exclusive accordée aux Dernières Nouvelles d’Alsace, la Miss France 2007 en titre s’est déclaré « contre la guerre. ». Une prise de position qu’il convient d’analyser avec précautions. Alphonse, vous qui êtes pour la guerre, quelle importance donnez-vous à cette déclaration ? »

A de Saint-Charles : « A vrai dire je ne suis pas pour la guerre, mais contre la guerre. »

Guy Dumin : « Mais enfin, vous bossez dans un porte-avion. »

A de Saint-Charles : « Ah, peut-être, mais ça ne veut rien dire. Vous savez, tous les employés du Quick ne disent pas adorer manger de la merde. »

Guy Dumin : « D’accord, mais admettez que ce propos de la Miss France est quand même surprenant, non ? « 

A de Saint-Charles : « Pas vraiment. C’est normal d’être contre la guerre. »

Guy Dumin : « Et vous Robert, cela vous choque-t-il ? »

Robert Namias : « Non. Je suis contre la guerre moi aussi. »

Guy Dumin : « Et vous, Myblack ? »

Myblack : « Moi itou. »

Philippe Voufron : « Comme presque 100% des Français, Guy. »

Guy Dumin : « Ah mais non, ça ne va pas du tout, ça. »

Robert Namias : « On pourrait peut-être évoquer un autre sujet d’actualité ? »

Guy Dumin : « Ouais mais non les stagiaires ont bossé sur des infographies, des cartes animées en 3D, y en a même un qui a perdu un bras en préparant un micro-trottoir dans un combat de coq. Non mais c’est pas grave, on trouver un arrangement. »

Philippe Voufron : « De toute manière cela se passe toujours comme ça, les 22 novembre. »

Guy Dumin : « Bon on qu’à dire, Alphonse, que vous êtes pour la guerre. »

A de Saint-Charles : « Ah non c’est pas possible. »

Guy Dumin : « Juste pour l’émission, allez… »

A de Saint-Charles : « En aucune façon. »

Myblack : « Allez… »

Guy Dumin : « Allez… »

A de Saint-Charles : « Non mais arrêtez, laissez-moi tranquille ! Je suis pacifiste, à la fin ! »

Myblack : « Les pacifistes, généralement, faut pas s’y fier. Je sais que vous êtes un gros sadique, en vérité. »

Guy Dumin : « Loin de moi l’idée d’orienter le débat, mais voici une vidéo d’Alphonse de Saint-Charles en train de mater sa mère par la serrure de la salle de bain, toute nue. »

A. de Saint Charles : « Mais enfin, j’avais treize ans ! »

Guy Dumin : « Peut-être, mais elle en avait trente-huit. »

A. de Saint Charles : « Feu ma maman était une dame très désirable, et ce même la veille de sa mort. »

Philippe Voufron : « Un jour, j’ai couché avec ma mère. »

Guy Dumin : « Je crois qu’on déborde légèrement du sujet, là. »

Myblack : « Non mais c’est intéressant. Avec votre mère, donc ? »

Philippe Voufron : « Disons qu’à la maison les rôles étaient inversés. Je formais un couple avec ma mère et nous emmenions mon père à l’école. »

Robert Namias : « Moi j’ai couché avec mon père. Pendant la guerre du Viêtnam. »

Guy Dumin : « Rappelons qu’à l’époque vous aviez 21 ans. »

Myblack : « Mais c’est horrible ! »

A. de Saint Charles : « Ca ne me choque pas vraiment. »

Philippe Voufron « Pendant la guerre des Malouines, j’ai aussi fait l’amour avec Miss France. »

Robert Namias : « Miss France 1982 ? »

Philippe Voufront : « Non. Miss France 2007. Elle avait trois ans. »

Guy Dumin : « Parfait, tout ceci est parfait, merci beaucoup messieurs et bienvenue à tous pour ce 118ème numéro de « Pour ou Contre ?», le poil à gratter intellectuel du PAF. Le thème d’aujourd’hui sera : Pour ou contre coucher en temps de guerre ? »

Myblack : « Je vais vous passer le téléphone de ma grand-mère. Les Allemands la surnommaient la Ligne Maginot, en 41. »

Guy Dumin : « Parce qu’elle était maigre ? »

Myblack : « Non. Révisez vos livres d’histoire. »

 

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Par Myblack
Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 18:00

jean-michel-lapoisse.JPG  Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : ma photo de classe.


La fac d’histoire est incontestablement la meilleure chose qui me soit arrivée dans la vie, avec la mort de mon père. Les journées passent super vite au contact de tous les amis de mon groupe de TD, qui, comme moi, sont là uniquement pour draguer les étudiantes.

Manque de bol : dans notre option «Onagre et autres armes de siège dans le bas-empire ostrogoth », les filles sont plutôt rares. Pour être tout à fait franc, la classe ne se compose que de garçons, la plupart encore puceaux.

   

 



















1) A l’extrême gauche, je vous présente Jean-Louis. Le premier jour, il a immédiatement imposé sa marque sur le groupe, ne cessant de nous proposer de multiples exercices, devoirs et autres dissertations imbuvables. Se comportant comme un véritable tortionnaire, il lui a fallu plus d’un mois pour daigner nous autoriser à lui parler et comprendre qu’un gant de crin n’est guère pratique pour écrire au tableau. Il nous a également fallu plus d’un mois pour comprendre que, malgré son âge plutôt avancé, il n’était pas le professeur de la classe, mais simplement un multiple redoublant autoritaire. Puni par le véritable instituteur, il boude désormais dans les coins des photos.



2) A en juger par son physique passe-partout, son style vestimentaire suranné, ses fines lunettes de spécialistes de Windows 2000 et son goût étrange pour les mots croisés, on pourrait croire que Jean-Edmond ne paye pas de mine et, qu’à la récrée, les autres élèves de la classe lui crachent dessus. C’est effectivement le cas, ce qui ne l’empêche pas de récolter, du moins pour le moment, les meilleures notes de la classe (avec un 3.75/20 lors d’un examen sur la reproduction du canon à bombarde).

3) Jean-Tristan nous a été présenté par un journaliste du magazine Entrevue comme le fils de Michel Houellebecq et de Christine Angot. Le fait qu’il soit le seul d’entre-nous à savoir écrire son prénom sans ratures tendrait à corroborer la rumeur. J’aime bien Jean-Tristan, car il trouve toujours de supers excuses pour sécher les cours ! Déjà moi avec mes «je me suis fait une ampoule en changeant un pied» et mes «le bus est arrivé en retard et, même si j’habite à deux minutes de la fac et que je préfère marcher, ça m’a troublé» je fais fort, alors lui, c’est le pompon ! Lorsqu’il est revenu en cours après trois semaines d’absences, il a ainsi carrément déclaré, à l’instit, ouais ouais je vous le donne en mille, un truc dont je me souviens plus trop enfin bref, de toute façon c’était guère important.

5) Tout homme normalement constitué ne peut que détester Jean-André, le play-boy de la classe, actuellement en couple avec un stabilo bleu de race masculine. Jean-André est donc gay, enfin bon avec un nom pareil aussi… lol… jean… la honte quand j’y pense. Jean-André est par contre un mec riche, et ce n’est pas la moindre de ses qualités vu qu’il cuisine aussi très bien les moules. Il est riche et on en profite un peu, à toujours vouloir lui soutirer du blé, et lui se montre particulièrement généreux : il n’arrête pas de nous envoyer des «merci» et plein de sourires, en rajoutant «que la vrai richesse, elle vient du Caire». Merde. Si on me l’avait dis plus tôt, je serais né en Egypte, alors. Sur la photo il ferme les yeux parce qu’il est ébloui à la fois par le flash et par mon charisme – c’est moi qui tiens l’appareil -, mais aussi parce qu’il est aveugle. Ca doit jouer.

6) Jean Casimir-Perrier est un super pote même s’il soule un peu avec sa fascination orgueilleuse pour la IIIème République. Oh, ca va, on commence à le savoir que t’as été président de la république, ça sert à rien de se vanter ! Est-ce que je me la pète, moi, avec mon apparition dans un remake de la comédie musicale Les 10 commandements, dans ma chambre, avec des chaises, des chips et un ours en peluche dans le rôle de Kamel Ouali, l’arabe sauvé du zoo de la Star’AC ? Que dire d’autres sur Jean à part le fait qu’il lorgne sur Olivia, la fille de la bibliothèque toujours habillée en vert ? Pas grand-chose, et c’est dommage car à mon avis Olivia elle va jamais accepter de sortir avec lui pour au moins deux raisons, voir quatre : la première, c’est que j’ai oublié ma gomme hier dans l’amphi et que bon, ok, ça n’a rien à voir, mais la seconde que c’est Olivia elle a pris le micro en amphi pour dire que «je sortirai jamais avec un gars en noir et blanc, et toc !» Ouais bon enfin si tout le monde se mettaient autant de maquillage sur la tronche que toi pour masquer tes aspérités, ben crois-moi, les marchands de maquillage, ils seraient millionnaires. Ah, ils le sont déjà ?



7) Tiens, voilà Jean-Pull. On l’appelle Jean-Pull mais c’est pas son vrai nom, hein, lol, vous méprenez-pas, c’est juste qu’il est timide et qu’il parle pas beaucoup, et que vu qu’il porte un pull ben on l’a baptisé ainsi, pour se moquer un peu de lui. En vrai il s’appelle Jean-Chandail. 


8) A l’extrême droite, ben c’est Jean-Marie. Et oui, en effet, il milite au Front National. En même temps vu la façon dont il tient ses bras sur la photo, ca ne m’étonne pas vraiment.

9) Jean-Golgoth est l’instit, facilement reconnaissable à sa barbe gauchiste. C’est un prof super sympa, qui vient en cours en vélo. On peut d’ailleurs remarquer sur la photo qu’il porte autour de son cou son antivol. On est jamais trop prudent. Il est sévère mais juste, c'est-à-dire qu’il met des cartons à la tête du client juste pour bien montrer qu’il a autre chose à foutre que de passer ses soirées à corriger ses copies. Il aime le cinéma et tout ce qui est capillaire, sauf le film «On achève bien les cheveux». Cette vanne n’est pas de moi, je l’ai piquée à Jean-Pull.

10) Zidane ! Le numéro 10 ! Jean-Zizou ! J’aime bien Jean-Zizou, même si lui il m’aime pas trop. Enfin ce n’est qu’un pressentiment, il ne me l’a jamais dit, trop occupé à me faire des croche-pieds dans les escaliers. Jean-Zizou est quelqu’un de très cynique. Il a même le permis pour le faire et roule en Renault cynique. Il confirme ma théorie que les lunettes rendent les gens cyniques, avec un regard différent, plus acide que les voyants, et que si t’enlèves leurs lunettes non seulement ils sont plus cyniques du tout – enfin ça reste à prouver – et que si tu leur fais un croche-pied dans les escaliers, ben ils font pas gaffe et se pètent la gueule – ca, c’est prouvé.

11) Jean-Sylvie est le second homosexuel de la classe, ce qui fait un pourcentage de 37% vu que j’ai toujours été mauvais en mathématiques. C’est lui qui a insisté pour avoir un numéro tout rose. Dis comme ça cela fait un peu cliché mais oubliez-pas qu’il s’agit d’une photo de classe, les mecs, alors les clichés, voilà quoi. Je ne sais pas trop quoi rajouter à propos de Jean-Sylvie, je ne lui ai jamais vraiment parlé, ce ne sont pas des gens comme nous.


12) Une fois, Jean-Aristide a embrassé une fille sur la bouche, et rien que pour cela c’est le big boss de la promo qu’on vénère tous. Paraît que la dite-fille était morte et qu’il s’agissait d’une mouette mais ça ne change absolument rien pour moi. Jean-Aristide porte des blousons sensass, bien que je ne sois pas certain que cela s’écrit avec deux s. C’est pas pour rien qu’il a été élu délégué à une très large majorité un jour où il était le seul à ne pas avoir séché la séance de TD. 



13) Le truc marrant avec Jean-Gaufre, c’est qu’on pourrait croire qu’il s’est placé sur la photo totalement au hasard et ben au fait non : il avait acheté aux Halles un pull avec le chiffre 13 dessus et il voulait simplement être raccord. Je crois que c’est réussi. Jean-Gaufre, en fait c’est Richard Anconina qui passe sa licence d’histoire mais chut, il veut pas que Public le sache. C’est un mec plutôt sobre, par rapport à nous. Vous le verrez jamais sortir le soir après le boulot la bite à la main en train de faire l’after, non, jamais. Il préfère faire l’acteur, ce con.

 


 
 

Ah on me dit que j’ai oublié le 4). C’est pas grave, personne fait attention à lui de toute manière dans la classe.

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Par Jean-Michel Lapoisse
Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 00:00

Un jeudi, à Vienne, environ 90 ans avant François Feldman. Dans la cheminée crépitent des pages de l’annuaire déchirées en lambeaux. On se sert un verre, pour précipiter la nuit. Le fauteuil est lourd, il s’éteint à petit feu, guidé par le parfait immobilisme de son prestigieux occupant.

-         « Chéri, t’es allé sortir les poubelles ? »
-         « Ouais, bien sûr. »
-         « Ah ouais ? »
-         « Ouais ouais. »
-         « Te fous pas de moi, Sigmund, elles sont encore dans la cuisine. »
-         « T’as dû rêver. »
-         « Sigmund, je suis pas folle, arrête de me mentir. T’es pas allé les descendre ! »
-         « Ouais non tu dois rêver, laisse moi tranquille, là. »
-         « Je rêve pas putain, elles sont là, devant mes yeux ! »
-         « Ecoute, en vérité j’ignore si je suis bien allé descendre les poubelles. Mais ce dont je suis certain, c’est que l’interprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de l'inconscient dans la vie psychique, et que la porte d’entrée près de la cuisine est la voie royale qui mène au jardin. »

Cette introduction à l’authenticité historiquement invérifiable est le prétexte à un article sur les poubelles, un sujet passionnant au cœur de la vie de millions de Français. Enfin plutôt « était le prétexte », car un facétieux plaisantin a vidé hier soir le contenu de mes fichiers Word, m’obligeant à écrire en toute hâte une notule de remplacement : l’interprétation des rêves.

Puisque je n’y connais absolument rien en interprétation des rêves, j’ai convié le spécialiste mondial et recordwomen chronométrique de la discipline Sigmund Freud à participer à l’article. « Il est malheureusement mort depuis 1939 », m’a certifié sa famille lors d’un entretien téléphonique. « C’est pas grave, même mort, il est plus crédible que tous mes chroniqueurs réunis », j’insistais, avant de baisser pavillon face au coût exorbitant du rapatriement de son cercueil jusqu’à Paris.

Qui allait donc bien pouvoir analyser les onirismes complexes(és ?) de mes patients ? La réponse surgit de l’annuaire, une nouvelle fois.

 Les rêves de nos cobayes :

 
Gérard Crobard, chroniqueur du Blog de Myblack : « Je marche dans Paris sur le cou d’une girafe. A un croisement, j’intercepte un bébé nonchalamment posé près d’une fenêtre : il possède une moustache et, sur son front, est gravée la déclaration d’indépendance des Etats-Unis. Sur le ciel, à l’instar de la chauve-souris de Batman, apparaît sous la forme d’une ombre le derrière de Julien Doré. Il m’aspire alors, moi et l’enfant, et je me réveille généralement là. »



 
Teckel Enragé, bloggueur : « Je suis une rock star célébrée dans tout l’Auvergne et je fais l’amour avec les plus belles femmes de Clermont-Ferrand. Elles défilent dans ma chambre habillées en courgette et réalisent mes fantasmes les moins assouvis. Soudain, ma mère arrive complètement nue, le corps trempé de Nutella, et je me réveille en sursaut. »


Jean-Michel Lapoisse, célibataire : « Cours d’histoire de fac, portant sur les soulèvements populaires dans l’Europe de la fin du Moyen Age. On nous a imposé une femme comme prof, ce qui est rare. Sur les 29 enseignants qui dépriment dans ma fac, seuls 6 ont du rouge à lèvres. Perso, j’en ai connu 3, avant celle-ci : une grosse vieille, une moche qui essayait d’être comique pour faire passer l’inanité de ses cours et la prof de géo avec les beaux seins. Cette femme-là, j’en avais entendu parler avant : elle n’est pas méchante, mais totalement incompétente. Un mois que les élèves la supportent en complétant ses paroles sur des bouquins. Aujourd’hui, y a plus de monde que d’habitude : il faut s’entretuer pour trouver une place convenable, pas trop près du prof, quoi, et comme j’ai laissé les autres s’entretuer pour la rangée où bivouaquent les rares gens que je connais, je n’ai pas à chercher d’excuses pour fuir leur austérité scolaire. Je me suis donc assis tout en haut, comme un resquilleur du bus, près d’une fille blonde et d’un groupe de 4 étudiants, qu’on appelle les Dalton. Les Dalton, dans l’échelle de popularité de l’amphi, sont entre Déborah et Florent, le mec qui s’habille uniquement avec le maillot du PSG. On les appelle les Dalton parce qu’ils sont 4 et qu’un d’entre eux est vraiment petit : les autres sont de même taille, mais ça suffit pour être accablé d’un surnom qui vous poursuit pendant 3 ans.  Comme prévu le cours est merdique : une crise hussite a éclaté en 1420 en Bohême – ce qui a poussé Joe à fredonner du Aznavour, ce qui a beaucoup fait rire William -, des papes se sont succédés – Averell a sorti que certains papes étaient moins importants que d’autres, qu’ils étaient uniquement là pour assurer la sécurité des habitants, que c’était en fait des « Sous-papes de sécurité », et ça a fait se bidonner Jack et Joe, car William n’a pas compris -, que le Duc de Bourgogne rêvait de réunifier la Lotharingie – Jack a aussitôt demandé à Joe si c’était pas une maladie de l’oreille, la Lotharingie, et Joe, réactif, a répondu que si, que William l’avait eu, et que soit on en mourrait, soit on en restait con à vie, et c’était bien répondu même si c’était pas de lui, cette blague, mais de Mac-Mahon, je crois -, que la ville de Gand, en Belgique, s’est révoltée à plusieurs reprises contre les riches – mais là bizarrement personne a balancé le moindre jeu de mot -, et plein d’autres trucs inutiles que mêmes les filles risquent de ne pas apprendre. Dans leur groupe, contrairement à celui que je forme avec mes camarades, il ne semblait pas y avoir de chef : William tenait simplement un rôle de bonne pâte consentante. Ca me changeait de l’omnipotence de Fred. C’était un groupe vraiment différent du notre, sans doute à cause de l’absence totale de filles : les membres pouvaient s’y lâcher sans crainte. C’est ce qu’ils faisaient, d’ailleurs : les Dalton tournaient à plein régime, et même la blondasse à ma gauche s’est mise à rire de leurs conneries, ce qui m’a immédiatement fait tomber amoureux et, comme j’avais des lentilles, j’ai réussi à lui parler, à la faire rire aussi, ce qui était parfait : ma réussite sociale ne reposant que sur l’humour, ma seule chance de séduire une fille est de la faire rire, puisque physiquement je suis largué, même si j’ai ôté mes lunettes pour gagner en séduction. D’ailleurs, mes blagues fonctionnent mieux que quand j’avais mes lunettes, et pourtant je n’ai pas l’impression d’être plus drôle qu’avant, et en plus elle était très sympa, cette blonde, pour une blonde, pas du tout prétentieuse et tout, non, c’était bien, ce cours ; sans mes lunettes, j’ai tenté plein de choses que je n’avais jamais essayé auparavant, du genre demander son prénom sans l’imaginer cinquante fois dans ma tête, du genre regarder sur sa feuille, la taquiner un peu sur son écriture de fille, du genre les choses que feraient Fred et c’était super, ce cours. J’hasardais même des jeux de mots sur le cours qui plaisaient aux Dalton, surtout à Joe. Mon attention oscillait entre la blonde et leur humour, et, peu à peu, je devenais complice, allié. Malheureusement, les Dalton ont commencé à déraper, incités par l’aisance du dernier rang. Ils ont commencé à être très lourd, à réagir au moindre mot, à envoyer des morceaux de gommes et c’était même plus drôle, et ça a rendu la blonde un peu crispée, si crispée qu’elle n’a plus rien dit du tout. Ca a rendu l’amphi entier crispé, même, tellement que la larve qui servait de prof leur a demandé de se taire, et Joe, William, Jack et Averell lui ont répondu que c’était pas eux, et la prof a dit que si, et qu’ils ont fait que non, que ça devait venir d’à côté, et l’amphi entier s’est alors rendu compte qu’à côté des Dalton y avait un nouveau mec, que ce nouveau mec c’était moi, et que ce nouveau mec, c’était Rantaplan. »

   

L’interprétation de nos spécialistes :

   Fred (attaquant brésilien de Lyon)

 - Gérard Crobard / « Voilà un rêve totalement désorienté, tourné vers l’offensif. Il faut que Gérard conserve certaines bases crédibles, sinon il s’expose à de graves désillusions. Il a fait un bon début de rêve avec de l’intensité mais sans pour autant être efficace dans la concrétisation : il aurait dû interagir avec la girafe, lui parler, jouer au yam’s avec elle, et pas simplement grimper sur son cou. Ensuite, il subi le reste du rêve sans jamais imposer un autre schéma imaginatif, ce qui est très surprenant quant on connaît son goût pour les gestes techniques et la cocaïne. Néanmoins, à en juger par le slip de l’enfant, il a mouillé le maillot, et ça c’est un point positif. »

 - Teckel Enragé / « L’important pour lui est de prendre les filles l’une après les autres, d’enfiler les préservatifs sans calculer et de tout donner, car la soirée est encore loin d’être terminée. Le Teckel est attendu à la tournante mais il espère marquer beaucoup de buts pour ensuite partir vers un championnat plus relevé, comme Paris, Macao ou la Thaïlande. Mais attention tout de même à cette attirance douteuse pour les barres transversales de ses potos. »

- Jean-Michel Lapoisse / « Désolé, j’ai séché l’entraînement, c’était trop fatiguant. Demandez l’analyse à un autre joueur. »

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 Fred (doublette d’Omar)

  
 - Gérard Crobard / « ouais pas mal pas mal hé bah tu sais quoi ? Je pense que la girafe, de lui, elle en a plein le cou. Hé hé hé ! »

 - Teckel Enragé  / « Apparemment il aime bien le sexe, le clébard, là. Attends me dis rien : il lui a fait la position du lévrier, non ? Hé hé hé ! »

 - Jean-Michel Lapoisse / « Hé ben, pffiou, j’ai pas tout lu, mais ce que je peux déjà affirmer, c’est que Lapoisse, il a pas de chance ! Hé hé hé ! »

 _______________________________________________________________________

   Fraude (alias Jérôme Kerviel)

 - Gérard Crobard / « Je ne peux rien dire tant que l’enquête suit son cours. »

 - Teckel Enragé / « Je soupçonne fortement ce mec d’avoir truqué son rêve plat et banal pour y augmenter son stock-option de jeunes filles à poil et y multiplier les prises de positions bien dissimulées, du genre inconnues jusque dans le Kamasutra. Par contre il a l’air de s’y connaître autant en bourse que moi.

 - Jean-Michel Lapoisse / « Plutôt aller en prison que d’analyser un rêve pareil ! »

 
 

Merci quand même d’avoir fait le déplacement.

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Par Myblack
Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 00:00

 

Raoul Merdillon
 
Compositeur français né en 1954 à Paris, réputé pour ses concertos routiers

 
La carrière de musicien de Raoul Merdillon démarra vraiment le jour où il a obtenu son permis de conduire, en juin 1973.
Son père, poissonnier, et sa mère, professeur d'anglais, lui lèguent le gêne du gueulard, qu’il fera sien très vite. Il connaît ses premières initiations à la musique lors de parties d'auto-tamponneuse dans les foires de la capitale, l'été, où, déjà, son sens aigu de la répartie fait mouche. "Raoul Merdillon ne s'est jamais laissé mené à la baguette", dira de lui un jour Georges Auric.
Raoul Merdillon est un grand amateur de piano, de violon mais surtout de klaxon, qu'il maitrise à la perfection.
En 1976, dans un embouteillage monstre, il compose son 1er opéra intitulé "Hé, pousse toi de là, enculé !" L'oeuvre s'inspire de son adolescence parisienne et de ses premiers amours entre les bras de péripatéticienne toutes plues ampoulées les unes que les autre (comprendre ici ampoulé non pas au sens de ''prétentieuses et sans intérêt'', mais au sens "d'accompagnées d'ampoule".)
Anticonformisme et à contre courant de l'influence berlinoise, Raoul Merdillon explose au grand jour en 1977, quand il compose "Mais allez salope, rentre à la maison au lieu d'emmerder tout le monde !". Descendant de votture en pleine représentation pour soulager sa colère musicale auprès de la malheureuse intéressée, il suscite les éloges d'un public totalement acquis à sa musique. Plusieurs autres pièces suivront, notamment "Putain de bordel de merde tu vas la pousser ta caisse, du con !", "Des gars comme toi, ça devrait être interdit sur les routes, fumier!" ou encore le célèbre "Dis donc toi, pouffiase, c'est pas parce que t'as de sacrés airbags qu'il faut qu'tu crois qu'tu peux conduire!", repris par les plus grands compositeurs japonais.

La carrière de Raoul Merdillon sera hélas interrompue dès 1981, quand il déclama, à quelques centimètres d'un car de la gendarmerie "Oh, les poulets, si vous avancez pas, y a pas que les plumes que vous aurez dans l'cul !" Son permis retiré, il décida alors de se consacrer à sa seconde passion : la radio. Raoul Merdillon est aujourd'hui l'un des animateurs vedettes de l'émission de RMC "Les grosses gueules".

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Jelk

 


Mollusque céphalopode à coquille interne qui émet des sons dissonants offrant une désagréable impression de déjà-vu à l’écoute.

 

« Chérie, chérie, c’est incroyable : il y a le chanteur Raphaël qui donne un concert sur le plage de Cabourg ! Viens vite ! »

« Je crois qu’il s’agit plutôt d’un jelk »

« Tu en es certaine » ? 

« Absolument. »

« Zut… Moi qui voulais m’amuser un peu… »

« Ce n’est pas grave. Tu veux aller danser le jelk ? »

 

Martine Aubry a la plage, recueil, éditions Le Bourdon tacheté, 2006

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Moverdj

Lame de patin à glace macédonienne

Traversant en plein hiver les lacs gelés de la Grèce antique, Philippe II ramait : ses troupes glissaient sur la glace comme de vulgaires boules de flipper et perdaient beaucoup d’influx à défier la chute. C’est à cette période qu’est né le moverdj, qui contribua grandement à la conquête de la Grèce par la Macédoine. Cette lame de patin constituée d’os de gibbon fait depuis des siècles la fierté de ce petit pays d’Europe, qui lors des JO 1912, par l’intermédiaire du patineur Oleg Floresnki, remporta la médaille de bronze du saut à la perche. A l’époque le saut à la perche se déroulait sur la glace, par un temps réglementaire de –6 degrés maximum. Floresnki, élevé dans une modeste famille de morses, n’eut aucun mal à se distinguer.

Depuis, au patinage artistique, les athlètes macédoniens échouent lamentablement lors des qualifications, et sont précédés d’une réputation peu flatteuse de «fouteur de merde», dixit Jacques Rogge, président du CIO.

Il faut dire que le moverdj est trois fois plus tranchant que le diamant, et possède dès lors une étonnante facilité à découper la glace en petit glaçons et trous de diverses tailles, fort peu goûtés des autres patineurs européens et mondiaux.

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Musée de la flanelle de Tours

 Le musée de la flanelle de Tours est le bébé du politicien Edmond Chalanzon (1926-1998). Ouvert en 1985, il s’enorgueillit d’une bonne centaines de collections. En 1996, il abritait pas moins de 230 000 pièces d’étoffes, la plupart entreposées au sous-sol. Le 1er étage regroupe des tableaux et sculptures liés à la flanelle, achetés par le maire Chalanzon grâce aux surplus d’impôts de ses années de mandat (1977-1995). Le second étage, parsemé d’écrans de télés géants et de banquettes chauffées, retrace l’histoire de la flanelle, des origines à nos jours. Son inauguration, relayé par les principaux médias français, fit la fierté des Tourangeaux qui, pourtant, ne s’y déplacèrent qu’avec parcimonie : durant dix ans, le nombre de visites annuelles n’a jamais dépassé les trente. En 1993, toujours à l’initiative de Chalanzon, le Musée de la flanelle de Tours fut transformé en sex-chop. Depuis, les visites, comme les préservatifs tourangeaux, ne désemplissent pas.

 

 

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Par Myblack
Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 00:00

C’est dans le cadre confidentiel de l’Opéra Garnier qu’a été présentée la première saison des Hommes au foyer désespérés, la version française masculinisée des quatre vamps d’ABC. Si l’intrigue reste identique – les tribulations insupportables d’une rue acide – les personnages ont gagné en poils et en testostérones. Quatre acteurs succèdent ainsi à celles qui tiennent en haleine la France sur Canal+ et M6 depuis maintenant trois ans, peut-être plus, ou peut-être moins, j’ai la flemme de vérifier et de toute manière cet article est écrit pendant ma pause déjeuner alors si ça vous plait pas venez-donc bosser à ma place au lieu de l’ouvrir, saletés.


 

Attention : les paragraphes qui vont suivre dévoilent des éléments de l’intrigue.

 

Thierry Hatchette, 48 ans, est atteint depuis ses 7 ans d'une sclérose en plaque. Exploité par un voisin plombier comme homme à tout faire (jardinage, coiffeur, cuisinier, nettoyeur de vitres, conteur d’histoires pour aider à s’endormir), il perd au bout du troisième épisode Laurent Palaret, son unique ami, écrasé par un orque. Ce drame le fait progressivement sombrer du mauvais côté de la route et c’est par miracle qu’il réchappe à l’ecstasy en étant kidnappé par un toiletteur hindou qui le rapatrie à Bombay où Thierry confectionna des chaussures durant cinq épisodes martyrisés par les lames lancinantes des coups de fouet à répétition.


 

André Bandekamp, 46 ans, voit sa vie confisquée par un mariage arrangé et des enfants qui l’exècrent. Se sacrifiant corps et âme pour le bien de sa famille, il n’a comme seule perspective d’avenir la mort, qu’il attend en séchant ses larmes pour ne pas faire mauvaise impression. Trompé par sa femme avec le chien du voisin, André se venge en sortant avec une bibliothécaire sourde rencontrée sur Meetic. Hélas, celle-ci lui refile le virus du Sida et l’assène en justice pour harcèlement sexuel. Dépité, André se prostitue pour trouver de quoi payer un avocat et tombe par malheur sur Michael Moore. Le début des véritables ennuis.


 

Jean-Gabriel Solo, 41 ans, est criblé de dettes consécutives à un passé de joueur flambant. Pour rembourser son dû, il participe à plusieurs expériences scientifiques fortement rémunérées et ingurgite sur commandes les médicaments. Au bout de six mois, il peut s’acheter un camping-car mais tombe enceinte d’un lémurien antisémite. D’autre part, Jean-Gabriel apprend que six de ses tantes viennent vivre à la maison sans raison aucune. Il doit alors emménager dans la salle de bain mais se heurte, au milieu du cinquième épisode, au rebord du tiroir à pharmacie. Devenu amnésique, Jean-Gabriel perd progressivement la raison pour atterrir dans un asile psychiatrique où il perd un oeil à la suite d'une chute malencontreuse dans la chambre de Jonas, le fakir hindou, qui avait laissé traîner sa planche à clou. Atteint de gravissimes troubles du comportement, il se prend peu à peu pour une chaise électrique, ce qui rend perplexe les médecins de l’établissement. Jean-Gabriel décède peu de temps après manipulant une éponge, alors qu’il faisait la vaisselle.


 

Ludovic Scavon, 46 ans, a la même tête que Bertrand Renard des Chiffres et des Lettres.

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Par Henri-Fabien Shewpps
Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 00:00

« Non chérie, je t’assure, c’est pour le boulot ! » N’importe quelle femme se serait contentée de l’excuse, mais pas celle de Myblack, particulièrement énervée hier en apercevant son doux sigisbée fumant le cigare dans la même pièce que six adorables jeunes filles de l’est.

-        « Le cigare à moustache, ouais ! »

-        « Mais enfin mon cœur, c’est du cinéma ! Un casting pour mon premier film pornographique ! »

-        « Encore une nouvelle lubie, ouais ! »

-        « Non : je veux réussir dans le X ! »

-        « Hé bien tu feras ton trou dans le milieu plus tard ! J’ai tes slips à nettoyer, moi ! »

-        « Ah… ok… Euh… Tiens, si tu pouvais prendre ces draps, également, je… »


 

Myblack est fier de vous présenter en grande pompe son premier film pornographique qui fera date dans l’histoire du cinéma, à défaut de rentrer dans les annales (nous sommes en effet en rupture de lubrifiant, help ! )



 
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Par Gérard Crobard
Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 00:00

 

 

Alexandre, pour une fois, s’était lâché à quelques confidences sur sa vie et son histoire amoureuse avec le nouveau pompier de la ville, un type plutôt brun et bien tourné. Firmin connaissait ce sapeur. En civil, il le trouvait gandin et arrogant. Etre pompier, disait-il, c’est vivre du malheur des autres en attendant les flammes pour s’embraser. Enfin Firmin ne disait pas tout à fait cela, mais c’était plus joli en le disant ainsi.

Firmin est un gentil garçon mais, comme tous les gens dont la description commence en ces termes, n’est ni beau, ni drôle, ni particulièrement intéressant, ni particulièrement pompier. Firmin était l’extrême opposé d’un pompier. Autant le pompier était vaillant, volontaire, envoûtant et sculpté, autant Firmin adorait Winnie l’Ourson. Sa grotte fourmillait de pots de miel en pâte à modeler ; sa bibliothèque lisait Walt Disney sur trois étages, le quatrième étant réservé à Maupassant, pour faire genre. Sur son lit à une place, un sourire s’affichait sur une peluche jaune au regard béant. Au centre de son dressing pendaient quatre gilets rouges, copies conforme de celui de Winnie. Il partageait avec lui une gémellité intrigante, et même, selon les dires des moutons de Lazenet, village situé à quelques bêlements de son appartement, une dangerosité certaine. Winnie donnait à croire aux gosses qu'une vie pleine d'oisiveté et de luxure avec la nature était possible sans cotiser à la sécurité sociale. A 46 ans, Firmin n’était plus un gosse, mais appliquait la recette sans modération, quitte à s’engrosser aux dépends des autres. Claudine était l’une de ces autres.

 

Firmin avait faim, de midi à minuit, et n'aurait refusé pour rien au monde cette nouvelle invitation chez un parasite aussi doué pour l’art de la table. Claudine savait recevoir : des louanges drapés dans de la soie, simples remerciements de convives au comble de la satisfaction. Au sommet des accessits : sa tarte aux prunes. Sur son lit à deux places, un sourire s’affichait régulièrement à la lueur de la veilleuse, au crépuscule de la soirée, quand la digestion plongeait dans le sommeil. Le club des cinq se réunissait deux à trois fois par mois. Alexandre en était la tête d’affiche. Il jouissait d’une réputation d’acteur de premier plan à l’échelle du village : lorsque Lionel Jospin était venu en campagne, en 2002, c’est ce bon vieux Alex qui avait ainsi décroché, au terme de castings éprouvants, la lourde tâche de faire coucou derrière la caméra de France Télévisions.

Benoit, lui, jouissait. Avec Véronique, dont les talents d’actrices ne sont plus à prouver, particulièrement au lit. Mais aussi avec Sylvie, 38 ans, dont la carrière d’héroïne littéraire s’arrêta net le jour où Claudine décida de ne pas l’inviter à sa table. En tant que frère du feu mari de l'amphitryon, Firmin s'asseyait à sa droite, près de l'horrible dessin représentant Henri IV orné de dreadlocks. Une composition de son petit-neveu, passionné d’Histoire.

- « Tiens, Firmin, passe moi le pain, s’il te plaît. »

Firmin n’appréciait Benoît qu’avec parcimonie. Il trouvait son couple hypocrite, et Véronique particulièrement laide depuis que cette dernière lui avait servi un dîner loupé, en avril. Firmin se souvient très bien de cette soirée-là : tout du long il avait senti comme une odeur de souffre entre les invités, une animosité larvée prête à bondir à la moindre anicroche. En réalité, c’était le gigot de Véro qui brûlait.

« - J’espère que tout va bien », demanda Claudine, faussement inquiète, pour jauger la température de la table, légèrement plus ardente que sa sauce aux morilles.

La question n’avait pas de sens, sauce aux morilles exceptée. Le plat principal donnait à la succulence sa véritable signification. Les fromages rivalisaient en saveurs, amoureusement accompagnés de Bordeaux. Et le dessert, ce dessert ! aurait même plu à un parisien participant à Un Dîner presque parfait, l’émission culinaire d’M6. Seul Firmin semblait déçu. A la fin du repas il avait jeté un œil dans la cuisine et l’avait aperçue, tellement désirable. Elle l’ignorait, involontairement peut-être, tout en se sentant exquise et irrésistible. Cette fois-ci, contrairement à la semaine dernière, elle n’avait pas fait immersion dans la soirée. Lorsque la porte se referma, Firmin eut des regrets de ne pas avoir osé l’attaquer et rentra chez lui, tout penaud, câliner sa peluche.

 

Cinq semaines durant les sorties chez Claudine se succédèrent. Systématiquement, à la fin du dessert, c’est la déception qui dominait. A contre-courant de l’opinion des autres invités, il maugréait contre sa lâcheté qui l’empêchait d’agir. Ses nuits furent tornades. Il repensait à elle, invariablement, autant que ses draps ne pouvaient le supporter. Pourquoi Claudine la cachait-elle ainsi, à l’abri des bouches incestueuses ?

Un jour, il avait semblé la voir dans une boulangerie. Mirage. Un autre, au supermarché. Mirage. Encore un autre, aux abords d’une église. Mariage. Son goût l’obsédait. Il voulait la prendre, pour lui tout seul. Les journées de Firmin se résumaient par son absence, et il souffrait de ne pouvoir la revoir. Jusqu’au soir où il décida de violer le destin en prenant ses rênes.

 

Ce n’était pas un soir de film d’horreur. Annibal Lecteur dînait chez sa mère, l’orage avait un rencard dans un autre coin du pays et Firmin s’était passé sur le visage une crème anti-boutons pour masquer ses défauts. La réception se déroula normalement. Firmin en sortit le dernier. Là, derrière l’abribus jouxtant la rue Lanceau, sa cachette lui permettait d’être à l’affut des lumières. Une luciole armée d’un couteau. Un bus de nuit éteignit son songe. Il fit un pas de côté. Puis deux. La lumière entoure toujours la maison. Un peu comme un enfant, il marche sur ce chemin de pierre qu’il avait précipitamment fuit vingt minutes auparavant.

- « Elle doit probablement nettoyer »

En effet, Claudine nettoyait. N’aimant guère le désordre, elle s’était occupée des assiettes dès le dernier invité parti, puis s’échinait maintenant à épurer la table de ses miettes. Firmin l’observait consciencieusement. A 9 ans, il avait tranché le corps d’une araignée de taille moyenne sans ressentir la moindre peur, juste pour savoir, comme ça. Il était ensuite passé aux chenilles, par facilité, puis aux souris, par sa cave, avant, vers sa majorité, de s’en prendre aux lapins. Il trouvait les lapins stupides, surtout ceux de son oncle. Firmin n’avait jamais tranché de Claudine, encore moins de Claudine épurant une table de ses miettes. Disons qu’il la trouvait plutôt ingrate, malgré sa générosité. Ses mains ressemblaient à des ventouses, trouvait-il. Firmin préférait de loin Pétunia, sa fleuriste.

Avant de quitter les lieux, il avait pris soin de laisser ouverte la fenêtre de la chambre d’amie, davantage pour pénétrer ensuite en secret dans la maison que pour en aérer l’odeur de bison. Firmin avait découvert ce stratagème dans un polar américain des années 50 diffusé sur le câble, entre deux épisodes de Winnie. La fenêtre n’était pas bien haute, à quelques enjambées du sol, et il arriva à ses fins sans se casser la margoulette. Par contre, il endommagea une latte du lit en se réceptionnant. « En passant par le salon, je pourrais me cacher derrière le canapé », songea-t-il, en dévisageant des deux côtés le couloir aux joues dorées. De la déco, il ne voyait en fait que le doré. Son souffle se faisait de plus en plus prégnant, militaire. Ses lèvres battaient la mesure, accompagnant la lourdeur de ses pas. Il n’avait rien d’un assassin, n’avait ni leur grâce ni leur intelligence d’esprit, mais vivait au XXIème siècle, à une époque où tout le monde se sentaient capables d’incarner tout le monde et d’ouvrir une porte de cuisine. Ca y est. La porte de la cuisine n'existe plus. Les chaises, la litière du chat, le Paic citron dégoulinant près de l'évier s'écartent pour ne laisser dans son champ de vision qu'un arôme terroriste encore introuvable dans le commerce. Elle patiente, au bord de la table. Sa peau l'attire comme un aimant et l'enivre ; ou est-ce ce citron couleur de miel embrassant le lointain ?
Rarement Firmin ne s'était senti assez bien. Lestement, il raccourcit la distance le séparant de l'irréparable. «J'ai envie de la trancher, se dit-il, j'ai envie de la trancher.» Sa robe vire au violet. Des turgescences se font plus précises, et quelques miettes l'entourent. Elle se sait déjà morte, c'est certain. L’aiguillon de la faim le provoque, le brave. Il cède et l'entaille d'un coup bref en plein milieu de la chair. Elle est un peu dure, résistante, comme il les aime. On aurait dit un vagin tellement elle était douce, des cils tellement elle irradiait.

Il émettait de sa bouche des sons venus de l’espace quand Claudine intercepta l’éruption extatique de ses vaisseaux.

- « Firmin ! Qu’est-ce qui t’arrives ? »

Firmin consommait sa gourmandise. Il s’excusa poliment en lâchant sa proie.

- « Excuse-moi, mais je n’avais pas le choix », manquait-il de pleurer.

Claudine ne comprit pas. L’un de ses meilleurs amis avait souillé son bébé, sans raisons.

- « Je suis désole, Claudine, je, je… »

- « Il suffisait de me le demander, tu sais, murmura-t-elle. Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? »

En contemplant cette tarte aux prunes, Firmin eu quelques regrets. Il en avait mangé un bon quart, s’était goinfré en égoïste, et, même si elle était aussi bonne que dans ses souvenirs, regrettait pour cela d’avoir cassé une latte de lit.

-« Elle est pour mon petit-neveu. Il n’habite pas loin et vient toujours les dimanches me voir. Il adore les tartes aux prunes. »

L’univers entier adorait ses tartes aux prunes. Claudine restait gentille, malgré la colère. Elle avait enfilé un pyjama jaune, qui soulignait non sans amertume ses formes replètes. De près, on aurait cru voir un pot de miel. Le même ton, les mêmes odeurs, la même stature. Claudine était un pot de miel et l’on approchait de minuit, l’heure du goûter nocturne. Firmin reprit son couteau.

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Par Myblack
Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 00:26


1) « Je te préviens : ce soir, c’est moi qui choisit le programme télé, ou sinon pas de relations pendant six mois ! » La menace est sans appel. Que faites-vous ?

 

a) Vous faîtes appel quand même, confiant en la probité de la justice française, en espérant tirer profit des bonnes relations de votre compagne.

b) Vous éteignez le poste : cette rediffusion de Confessions Intimes, c’est vraiment n’importe quoi.

c) Vous cédez et lui faîtes un bisou sur le front.

d) Vous répondez tout guilleret : «Et avec ça, tu veux une ou deux glaces au chocolat, ma chérichounette ? »

 

 

2) 7 heures 30. Il est grand temps d’emmener votre petite fille à l’école

 

a) Vous vous en chargez sans rechigner : après tout, il suffit simplement d’ouvrir la porte de la maison pour laisser entrer les quatre professeurs particuliers qui s’occupent quotidiennement d’elle (ainsi qu’à ses deux amies de récrée commandées sur un site internet luxembourgeois).

b) Vous vous en chargez sans rechigner, même si cet emploi de conducteur de bus scolaire commence à la longue à vous peser, surtout quand tout le véhicule se met à chanter à tue-tête le générique de Franklin la tortue.

c) Vous vous en chargez sans rechigner : même si cela ne fait pas toujours plaisir à votre fiancée, si personne ne se dévoue, elle restera au lit toute la journée.

d) Vous vous en chargez sans rechigner. De toute manière depuis que vous avez quitté votre job de médecin urgentiste pour devenir père au foyer et ainsi laisser s’épanouir votre épouse dans son métier de standardiste intérimaire, vous n’avez rien d’autre à foutre de vos journées.

 

 

3) Qui aborde le sujet si délicat du « Hé, dis, c’est quand qu’on fait un bébé ? »

 

a) Nicolas Sarkozy, en cachette, par SMS

b) Vos potes lorsqu’ils sont bourrés et dégueulent sur les panneaux d’interdiction de stationner en sentant leurs doigts imprégnés de caca.

c) Personne. Vous ne projetez personnellement pas d’avoir d’enfants avant de longues années, du moins dès que votre amie n’aura pas trouvé une situation stable.

d) Vous avez déjà des enfants, et c’est votre femme qui les a baptisés : Jean-Henri et Ultrogothe.

 


4) Jouez hautbois, raisonnez musette, le week-end est là ! Où allez-vous donc bien pouvoir partir pour oublier les affres d’une semaine éprouvante ?

 

a) Dans les boutiques de luxe du second arrondissement, là où l’argent devient oxygène.

b) A Monoprix. Il ne reste plus de sardines, de chocapic et de spaghetti pour finir le mois.

c) A Eurodisney. Elle est toujours émerveillée par la magie de l’endroit, et vous-même appréciez particulièrement cette atmosphère féérique de queues sentant la sueur, de smicards embaumés de peluches et de régénérescence infantile.

d) Chez sa mère, elle a fait des petits pois.

 

 

5) Qu’est-ce qui vous fait le plus mal, dans la vie ?

 

a) Le prix exorbitant des sacs à mains Givenchy.

b) Les couples heureux

c) Les bébés congelés dans les freezeurs.

d) Les gifles de votre épouse.

 


6) Votre conjointe vous révèle son désir incoercible d’abandonner son métier pour se lancer dans une aléatoire carrière de mannequin de sites web pour publics avertis.

 

a) Vous l’encouragez : avec son physique avantageux, elle ne pourra que réussir !

b) Vous ajoutez précautionneusement l’adresse url desdits sites dans vos favoris internet.

c) Vous la raisonnez par tous les moyens : hors de question qu’un autre que vous profite de ses charmes !

d) Vous acceptez, sur ses ordres, d’appeler sa mère pour lui annoncer le nouveau projet professionnel de sa fille.



 

Résultat du test : Qui porte la culotte dans votre couple ?


Un maximum de a) Rachida Dati
Vous avez rencontré la ministre de la justice dans une soirée spécial trans pour avocat en pleine recherche d'identité sexuelle. La recherche et l'enquête piétinent toujours mais avec votre robe, vous avez su attirer l'attention de mademoiselle Dati. Depuis, vous vivez mal sa grossesse et certaines des déclarations des médias à son égard, comme celle de Jean-Marc Morandini sur Europe1 le 27 octobre : «Dati est en pleine tournante.» Est-si c'était lui, finalement, le père de l'enfant de votre femme ?

 

 

Un maximum de b) Personne 

Vous êtes célibataire. La dernière fois que vous avez plongé votre main dans une culotte, c’était au rayon lingerie de Carrefour, à l’abri des regards indiscrets. Sans relations sexuelles  depuis la chute du mur de Berlin, vous espérez secrètement une troisième guerre mondiale qui vous offrirait l’occasion de briller en société aux côtés de jeunes allemandes à moustaches. Par moment misanthrope, vous avez tatoué sur votre épaule droite la devise suivante : « On est jamais déçu par les autres lorsqu’on es seul. », avec une faute d’orthographe sur le verbe être car il n’y avait personne pour vous relire.



Un maximum de c) Une petite fille
Ce test est formel : votre couple est dominée par votre attrait pour la pédophilie. Depuis que vous avez emménagé avec la petite Suzon, trois ans, les voisins ne vous regardent plus de la même manière : ils vous regardent avec un téléphone relié à la police dans la main. Toujours aux petits soins pour elle, vous partagez, malgré vos décennies d’écart, beaucoup de points communs : le port des robes, les sucettes à l’anis et les cours de maternelles. En résumé, vous êtes une sacrée ordure.

 

 

Un maximum de d) Elle

Vous êtes une honte pour l’homme. Votre compagnon vous considère comme une crème. Votre gentillesse excessive est appréciée même chez ses copines, qui se servent de vous comme paillasson lors de leurs soirées. Vous écoutez Pierre Bachelet et trouvez Michel Drucker un peu trop pertinent lorsqu’il interview Emmanuel Béart. Avec des gens comme vous, d'ici 400 ans, l'homme en tant que sexe fort ne fréquentera plus que les musées pour bobo, derrière des vitrines en verre recouvertes d'une inscription "Pièces de collection. Ne pas toucher."

 

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Par Jean-Michel Lapoisse
Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 00:00


Après quatre mois de stage ininterrompus, me voici de nouveau en vacances, du moins de retour en cours. La routine s’installe, et, déjà, mars approche avec son cortège de questions asphyxiantes :
- les giboulées seront-elles au rendez-vous ?
Samantha dira-t-elle à Joe qu’elle pense que Fabrice a mangé un morceau avec Patricia, l’ex-de Tania désormais avec Joe ?
Qui est Joe ?
- Dans quel magazine vais-je bien pouvoir faire un stage ?


Je précise magazine car je trouve la Télé frelatée par l’orgueil, la chasse aux scoops, la concision, et la radio parce qu’en Auvergne personne n’arrive à la capter. D’ici 30 à 40 ans, peut-être, quand les progrès de la technique auront permis l’installation de la fée électricité à Bourbon-l' Archambault et Moulins. Mais là, comme je veux faire journaliste juste pour que mes parents m’écoutent, mieux vaut se diriger vers la presse écrite. Enfin vous m’avez compris. Sinon c’est pas grave, je continue.

J’ai déjà repéré quatre magazines susceptibles de m’accueillir en mars. La plupart recrutent. Ce stage se terminera en août, donc il m’est interdit de me tromper. J’ai besoin d’un avis extérieur pour m’éclairer, en sachant, qu’ensuite, l’objectif sera de décrocher un CDI dans l’un de ces magazines. Puissiez-vous être de bon conseil.

  

 





OUAF !


 
L’hebdomadaire canin qui vous dit toutou sur tout

Niche (*) : 2-12 ans
Positionnement : entre France-Dimanche et 30 millions d’amis

Page centrale : Katsumi, la chienne venue d’Asie
Milou : « Tintin abusait de moi »
Rintintin, d’Hollywood à la drogue : la déchéance d’une star
Les conseils cuisine de Jean-Pierre Coffe : Dossier spécial Os de poulet :
-        où les enterrer ?
-        Mes astuces pour les ronger
-        Comparatif os de poulet/os de gigot : lequel choisir ?

Politique : Olivier Besancenot, un facteur à abattre
A quand le droit de vote canin ?
People : Le basset de Colombo témoigne : « C’est moi qui résolvais les enquêtes »
Télé : Le coming-out de Bertrand Renard : « Je suis un chien. »
Scobidoo-Sammy : les fiancailles en mars

Reportage
 : Hector, survivant de la fôret de, nous raconte l’enfer de son abandon
Histoire : Laïka, la pionnière de l’espace
Coco Chenil, reine de la mode
La chronique de Gérard Clébard : «J’ai Pif dans le nez. »
Interview exclusive du présentateur TV Jean-Marc Mors-aux-dendini ; « La rage de réussir est en moi »
Nouvelle formule du Figaro : comment bien la rapporter à votre maître ?
A découvrir : le Blog du Teckel enragé
Où adopter son Rottweiler ?


 
  

   Rideau de douche magazine


Toute l’actualité politique du rideau de douche

Niche : multigénérationnelle
Page centrale 
: CHRISTINE BOUTIN !!! nettoie son rideau de douche
People : Laure Manadou et Jean Sarkozy : elle lui installe son rideau de douche !
Patrick Devedjian : « mon rideau de douche et moi »
Crise boursière : faut-il nationaliser les rideaux de douche ?
Interview Valéry Giscard d’Estaing : « faire du rideau de douche le ciment de l’Europe »
Le plan banlieue de Nicolas Sarkozy enfin détaillé : « Remplacer la police de proximité par des rideaux de douche. »
Gilbert Boucaillon, ministre du rideau de douche, témoigne : « Je me sens ignoré par le président »
Exclusif : le rideau de douche caché de Mitterrand.

Contre-enquête : L’appartement d’Hervé Gaymard
. La femme de ménage avoue : « rien qu’à lui seul, le rideau de douche faisait 74m².
Immigration : Brice Hortefeux fait la guerre aux rideaux de douches fabriqués en Chine
Comparaison : François Bayrou/Un rideau de douche :
-        Qui à la tête du Modem ?
-        Qui est le plus charismatique ?
-        Peux-je nettoyer mon François Bayrou s’il est sale ?

Les remords de la copine de Myblack, dictateur du web : « j’ai nettoyé son rideau de douche sans lui demander. »
Révélation : Bérégovoy a été étranglé par son rideau de douche.
Affaire Clearstream : le rideau de douche de Villepin nous dit tout : « il laisse des poils de cul dans le siphon de la baignoire. »

 

 





Babyz


Un violent mélange entre FHM, l’Echo des Savanes, Têtu et Playboy, pour les 0-3 ans

Niche : 0-3 ans
Page Centrale :
Henri Dès montre son trilili
Dorothée montre son gazou-gazou (interdit aux moins de 2 ans)

Dossier : Faut-il interdire la vente de biberon de jus de carotte aux majeurs ?
Kevin raconte : « J’ai fait de la prison pour avoir illégalement télécharger Les aventures de Pikou le Hérisson. »
Grand jeu concours :
1er prix : Faites-vous adopter par Jean d’Ormesson
2ème prix : Faites-vous adopter par Rihanna
409 730ème prix : Faites-vous adopter par Francis Heaulme.

Comparatif : Hell Man (29 ans)/Hugot (6 mois) : Qui a le plus petit sexe ?
Tendances : Les couches en cuir
Le drame de Mathieu, 1 an, professeur d’Economie à Paris : « Les étudiants se moquent de moi parce que je fais caca en plein amphi »
High-Tech : Commandez ses parents sur e-bay, c’est possible !







Si vous avez d'autres pistes, je suis preneur.

 

  

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Par Myblack
 
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