Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

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Restes du frigo

Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 00:26









Par la grâce de l’anthologie d’Etienne Chatiliez disponible à la FNAC, j’implore tous les parents de laisser traîner leurs fils, filles et handicapés moteur loin de chez eux. Pour le bien de l’humanité et de ceux qui s’en moquent, merci.

 

S’affranchir du cadenas parental est j’avais prévu de poursuivre cette phrase avec « la clé de… » mais je commence même à m’impatienter devant la prévisibilité de mon style. Nous savons tous pertinemment que ce genre d’article n’a pour genèse qu’un titre croquant ou une citation croquante débusquée sous un siège de métro un soir d’orage. Le titre susnommé, vous l’avez, la citation en question, la voici :

 

Il n’y a bien que mes origines qui soient modestes, chez moi.

 

Pour la justifier, je pensais originellement digresser sur mes origines auvergnates, avant d’inclure deux/trois/dix-huit fanfaronnades dignes des plus touchants reniflages de nez d’Hervé Vilard. Pourquoi Hervé Vilard ? Là aussi, me décider fut complexe : quelques secondes d’hésitations avec Thierry Henry et Samuel Eto’o ont failli me tenter, avant d’effectuer une marche arrière : citer des footeux, inconnus de mon lectorat féminin (+Nico), présente trop de risques pour un blogueur tel que moi, rémunéré aux minutes de visites.

 

Fini le temps où je noircissais des lignes sans me soucier des conséquences ; maintenant, mes lignes sont simplement noircies, surtout en période de déprime. Environ 15% des lecteurs de cet article viennent de zapper ce blog à l’instant, énervé par le manque cohérence du propos. Tout cela me déprime encore davantage.

 

Pour ceux qui restent, je vais maintenant repartir à la source du sujet.

 

Une de mes amies, à 23 ans, n’a jamais quitté ses parents. Elle attend probablement qu’ils partent les premiers. Il y a toujours trois syllabes lorsqu’elle prononce le mot « parents », et elle joue toujours la troisième. Mais tout cela n’est rien comparé à mon père.

 

A 55 ans, il n’a jamais quitté ma mère.

Qu’il fasse gaffe : s’il continue ainsi, je risque de la quitter avant lui.

Les années qui s’écoulent n’ont pu le convaincre de franchir le Rubicon. Il est vrai qu’on est bien, au bord de ma mère. En jouissant sur ses seins à deux heures du matin, l’été, en Auvergne, au dessus de ma chambre, il maltraite le cours logique des choses voulant queue :

 

- A 25 ans, l’homme quitte sa campagne

- A 55 ans, l’homme quitte sa compagne

 

Rectification : à 55 ans, les hommes ne quittent jamais leur femme. Ils en rejoignent juste une mieux.  

Seconde rectification : mon père n’a pas 55 ans. Il a 52 ans.

Troisième rectification : mon père ne jouit pas l’été sur les seins de ma mère, au dessus de ma chambre. En tout cas pas à deux heures du matin : je dors, moi, à cette heure-ci. En silence.

Quatrième rectification : plutôt qu’un article sur le droit à la fugue, j’aurais dû en composer un sur la fête des mères, à en juger par l’insistance publicitaire du calendrier.

La fête des mères, merde.

Vite, un cadeau. Ah, ça y est.

Maman :

Pour la fête des mères, je te promets de ne jamais revenir m’installer à la maison.

 

Je crois que c’est la plus belle chose qu’elle pouvait espérer de moi.

 

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 00:08

Le propre du génie, c’est de reconnaître ses faiblesses.
J’ai des faiblesses.

Les femmes avec de l’humour, surtout celle avec des gros seins.
Ou les gros seins avec de l’humour, pour faire bref. 
Le chocolat blanc. Enfin pas blanc, blanc… disons… moins nègre que le chocolat noir, quoi.
Les jeux de mot et les traits d’esprits. J’avoue n’en avoir aucun sur l’instant, là.
Les toiles du Douanier Rousseau. Celle avec du chocolat blanc. Et des gros seins.

Mais tout cela n’est rien en comparaison des CAA, les « Concepts approximatifs abandonnés » qui pullulent sans lendemain sur mon C :

[____] là normalement j’aurais dû insérer une image d'une pullule contraceptive avec une légende hilarante, mais la nouvelle version d’over-blog faisant parfois buguer mes articles quand je les insémine d’images, j’ai préféré me retirer.

 

Plusieurs fichiers Word de mon ordinateur contiennent quelques gouttes de talent défraîchies, des luminosités tapées à deux heures du matin puis jamais rallumées. Il est étonnant, parfois, de constater à quel point une idée qui paraît géniale à deux heures du matin perd de son charme une fois les dix heures sonnées.

Voici une compilation des créations de mon esprit qui resteront fugitives pour l’éternité :

  

1)     Star Academyssion

 Un article où je tape sur la Star Academy en déclarant en préambule « aujourd’hui je vais taper sur le Star Academy. Oui, je sais, rien de très glorieux. » Effectivement : rien de très glorieux.

 

2)     Charmes du Wowaak

 Panorama touristique sur le Wowaak, capitale de l’Ile Oujny, en Nouvelle-Zemble (code postal 038740), 3ème importateur mondial de sandwich au thon du monde.

 Malgré une intro mignonnette (Appartenant à la Russie, la Nouvelle-Zemble ne se distingue en rien. L’océan Arctique est peu engageant, les stations balnéaires fermées depuis 1940 et l'on regrette à jamais la fin des grandes purges, comme dans un monde qui serait coincé dans une boule à neige), je n’ai jamais trouvé la force de poursuivre la visite.

 

 3)     OM : droit aux putes

 J’escomptais attiser la colère de la Canebière par un salmigondis d’humour aussi noir que la peau de Pape Diouf ; malgré la beauté du titre, j’ai préféré tirer à côté.

  

4)     Vermot police

 Une mini-nouvelle d’anticipation où la société est cadenassée par la Vermot police, une police mettant sous les verrous tout homme se risquant à faire de l’humour dans une autre forme que celle édictée par la loi. Les premiers doigts de pied du bébé se présentaient ainsi :

C’est fou comme les gens s’évitent, désormais. La misanthropie a débarqué même à l’intérieur des villes, ces endroits autrefois protégés du danger. Plus personne ne se rebelle. Des fromages blancs, ils sont, des fromages blancs.

Partout elle guette, respire, hume les pas anarchistes des récalcitrants de l’humour unique. Elle les suit, Daniel la sent. Sa chance, c’est qu’il le sait. Pour l’instant il la devance, mais pour combien de temps encore ? Ce piège à loups peut l’harponner à l’improviste, sans même que l’idée de s’en défaire ne l’effleure. Elle est là, renifle, la police de l’humour forcé. Vermot Police. Daniel refusait de s’y soumettre. Yau-de-poêle

 

5)     Dissection de Michel Sardou

 Je démarrais en affirmant avec conviction que Michel Sardou parlait d’un fils d’arabes lorsqu’il chantait « Mes chers parents, je vole », puis ce jour-là Carlos a eu la malencontreuse idée de décéder.

Il y a des priorités dans la vie.

 

 6) Que se serait-il passé sans les deux guerre mondiales ?

L’exemple même de la bonne idée nocturne sans consistance le lendemain. En ouvrant le prénom de ce fichier Word, j’obtiens, en tout et pour tout, la réplique suivante :

 Je me pose souvent des questions, du genre « Pourquoi ai-je l’air d’un con avec des baskets blanches ? »

La réponse est simple : parce que j’ai déjà l’air d’un con, sans.

 

La cour des comptes et une trentaine de Canadiens du Grand nord bûchent encore, à l’heure actuelle, sur le rapport entre les baskets blanches et les guerres mondiales.

  

6)     Les grands débats de Guy Dumin

 Un débat de spécialistes de l’énergie nucléaire ayant pour thème le papier peint.

  

7)     Marc Levy : et si c’était faux ?

Une diatribe adressée à cet écrivain français dont je cherche encore la raison et les bonnes vannes.

 


Les romans de Marc Lévy sentent tellement mauvais que ses lecteurs ont dû prendre les précautions qui s’imposaient.

 

 

 

 



8)
      Prison

      

Seul mot de ce fichier word : «  prison »

Malgré d’incalculables efforts – et de nombreuse divisions au sein de la rédactions qui se sont multipliées ces derniers jours -, je suis resté perplexe devant cette ébauche à 1 mot. Qu’ai-je voulu dire en écrivant « prison » sans autre signification ?

Un article sur la joie de vivre en prison ?

Des conseils pour faciliter la vie des prisonniers ?

L’annonce de ma future incarcération dans l’asile d’Yzeure ?

Amis prisonniers, vous qui n’avez rien à faire à part quelques ballades dans une cour sertie de mitraillettes, résolvez donc ces quelques interrogations.

 

  9) Le pot de béarnaise qui gâche ma vie

 
















J’avais photographié mon chien sur un lit, coiffé d’un chapeau – le chien, pas le lit -, entouré d’un parapluie, d’un ciseau et d’outils de tortionnaires épars et d’un pot de béarnaise absent du panorama.

 

 

Le pot de béarnaise a depuis dépassé sa date de péremption. Mon chien, par contre, est depuis devenu tortionnaire.

 

 10) Ainsi qu’une douzaine de fichier ne contenant qu’une seule phrase : le titre de l’article. Citons par exemple :

 - Géopolitique du sandwich

- Ma bibliothécaire a des gros seins

- Merde, quel con,  j’ai oublié les patates douces 

- Les paroles s’en vont, les gris restent

- L’impasse, l’autre reste

- Gâchis parmentier

- Les grands de ce monde : Pierre Dosthel

- Le Bayern de Monique

- Drainage synchronisé

- Ivresse de la colle

 

 

 

A charge maintenant aux lecteurs de réparer mes oublis.

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 00:00












Alors que la crise pète la santé, le moral des Français est au fond du trou. Le pouvoir d’achat est si bas qu’il creuse sa tombe à côté du socialisme abattu. Alors que l’été vous invite à partir bientôt en vacances, il convient de vérifier les traditionnels bagages : la fermeture du gaz, les chiens en maison de retraite, les grands-parents au chenil. Et surtout s’assurer, qu’en dépit des malheurs de l’existence, vous êtes encore en vie.

 

 

Le soleil tape fort, en ce début d’aprèm dominical. Sur l’herbe mouillée du jardin, cinq jeunes filles aux débardeurs joufflus font des bulles de savons. La plus blonde ne possède pas de culottes.

 

a) Le paysage étant insuffisamment dégagé à cause de quelques touristes au teint jaune, vous décidez d’escalader un arbre imposant pour mieux savourer l’épisode.

b) Vous restez de marbre : cette légère fissure dans votre caveau offre une excellente vue de la situation.


 


Oh, oui, superbe action côté gauche entre les plants de tomates oui il tire oh merde ! Trop fort ! Après l’engueulade réglementaire, votre partenaire vous ordonne d’aller chercher ce foutu ballon chez le voisin, un ancien boxeur néerlandais (129 victoires, 0 défaite) surnommé Attila par les médias de son pays.

 

a) Il en faudra bien plus pour vous impressionner

b) Vous confirmez à votre partenaire que ce surnom n’est pas usurpé, ayant personnellement fait les frais de ce champion du ring en 1981, lors d’un combat à Chicago arrêté à la 3ème reprise par le SAMU local.


 

Côté bouffe, vous êtes plutôt :

 

a) Italien, notamment les lasagnes à la bolognaise et les champignons ramassés à la sauvette dans les forêts.

b) Cuisine exotique, même si l’absence d’estomac, d’appareil digestif, de langue, d’œsophage et de trachée vous laisse parfois un goût amer en y repensant. 



 

Sur la route, une voiture noire conduit par un homme pressé défrise l’air à plus de 65 km/h. Le feu est vert.

 

a) Vous passez, plus confiant que jamais dans le pouvoir du code de la route.

b) Il est absolument impensable d’arriver en retard à votre propre enterrement : de ce cercueil, vous exhortez le chauffeur du corbillard à accélérer.



 

Cette histoire d’autrichienne enfermée pendant 24 ans dans une cave…

 

a) Ca vous en touche une sans effleurer l’autre : votre record personnel est de 28 ans, série en cours.  

b) Cela vous rappelle votre jeunesse passée au fond d’un puit, dans les années 70. 1870.

 



 

Votre chanteur préféré, c’est incontestablement :

 

a) Mike Brant, Dalida et Claude François.

b) Grégory Lemarchal. D’ailleurs il vous a même signé un autographe, hier



 

Sur un banc du square Hamel, un livre de physique quantique à la main. Le silence des agneaux donne à l’enclos des parfums de havre, quand soudain une sorte de bouledogue à moitié bison s’approche de vous, guidé par une sorte de bison à moitié bouledogue.

 

a) Vous demandez gentiment au propriétaire de ce royal canidé d’aller voir ailleurs si vous y êtes.

b) Vous demandez gentiment à ce royal canidé qu’il vous rendre votre fémur, en proposant un échange avec un os moins indispensable à votre motricité.

 



Pensant télécharger sur Emule le dernier Kanye West, vous tombez oreille à oreille sur le 3ème album de Vincent Delerm. Le PC s’emballe. L’écran commence à tourner sur lui-même. Du sang sort des enceintes. ITunes, échappant à votre contrôle, inaugure le premier morceau de l’artiste à barbe, malgré vos tentatives surhumaines de réanimer la combinaison Ctrl+Alt+Suppr.

 

a)     Au bord de l’agonie, vous suppliez Dieu de mettre fin à vos jours.

b)     Vous remerciez Dieu de l’avoir déjà fait.

 

 

 



Solutions

 

Vous avez une majorité de a)

Non, vous n’êtes pas encore mort. Mais cela ne saurait tarder.

 

Vous avez une majorité de b)

Je suis sincèrement désolé de vous l’apprendre de cette manière, mais vous êtes mort.

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 00:00

 

Si un dentiste encore non-égorgé par mes mains prenait la peine d’examiner les profondeurs de mon esprit, il constaterait avec étonnement l’absence marquante d’une mascotte officielle liée corps et homme à ma création personnelle, la sève de ma vie, l’unique chose me poussant à vivre et à refuser les avances des librairies érotiques : mon Blog.

Problème : je me suis lavé les dents le mois dernier, après quatre ans d’hésitation, et qu’ai-je retrouvé dans la valse aquatique de ce qui me sert de partenaire sexuel lorsque les librairies érotiques sont fermées ? Lulla Paf. Ancienne lectrice assidue, aujourd’hui lectrice a céder.

Lulla Paf dans mon évier.
Elle venait de se faire éjecter de ma bouche, de ce qui me sert de vivre, de ce qui me permet d’embrasser la gloire : mon blog.

Elle a crié « Haleine », pour qu’elle revienne. Mais il fallait bien plus qu’un jeu de mot nauséabond pour revenir.

Vous l’attendiez tous avec plus ou moins d’attention, voici enfin le moment du grand tirage au sort, celui qui va désigner une remplaçante à Lulla Paf ! Fermez les volets vénitiens, et délaissez les gondoles à Narbonne : mesdames et messieurs, place au sacre !

 



 

 














Bravo à elle.

 

Quelqu’un a-t-il du sirop ?

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 00:00

69 est le speed dating le plus hype de la télévision française. Présenté par le truculent Guy Dumin, réputé jusqu’à la Pitié Salpêtrière pour son hospicetalité, cette émission met en avant un personnage, un cas à part, un coup de cœur. Le tout en sept minutes chrono, introduction comprise. Aujourd’hui : Vanessa Parodie

 

 

Guy Dumin : Vanessa, bonsoir. Vous êtes la réplique exacte de la chanteuse Vanessa Paradis depuis maintenant six ans.

Vanessa Parodie : Pas exactement.

Guy Dumin : Ah oui ?

Vanessa Parodie : Davantage qu’une simple réplique, je me considère comme une caricature. Vanessa Paradis, elle, est une copie conforme de la caricature stéréotypée de la chanson française.

Guy Dumin : En somme, vous êtes une parodie de la caricature de cette stéréotypation ?

Vanessa Paradis : Je ne pense pas que ce mot existe.

Guy Dumin : Ca tombe bien, vous n’existez pas réellement non plus. Mademoiselle Parodie, qu’est-ce qui vous distingue de la véritable Paradis ?

Vanessa Parodie : Tout ce qui est vrai en moi est ce qui est faux chez Vanessa Paradis.

Guy Dumin : Comme une sorte de double démoniaque ?

Vanessa Parodie : Non.

Guy Dumin : Comme une sorte de… de ... démoniac burger non attendez vous je suis perdu, moi reprenons alors donc vous parodiez Vanessa Paradis ?

Vanessa Parodie : Je caricature par la parodie les versants caricaturaux de Vanessa Paradis.

Guy Dumin : Qui est Verseau ?

Vanessa Parodie : Pas moi, en tout cas.

Guy Dumin : Non, je parlais de Vanessa Parodie. Euh, Paradis. Paradis. Bon, j’ai une question qui me vient, là, tout de suite, Jean-Etienne plus gros le prompteur plus gros alors Vanessa Parodie, en quoi vous différenciez-vous de votre calque ?

Vanessa Parodie : Il suffit de me regarder.

Guy Dumin : Vous semblez brune.

Vanessa Parodie : Parfaitement.

Guy Dumin : Au visage ingrat.

Vanessa Parodie : J’ai plutôt un grain.

Guy Dumin : L’accent du midi

Vanessa Parodie : C’est quelqu’un qui midi que ça m’allait bien.

Guy Dumin : Fringuée en haillons.

Vanessa Parodie : C’est mon côté patriote, mon côté « haillons, enfants de la patrie. »

Guy Dumin : Plutôt grosse.

Vanessa Parodie : Disons moins maigre que Vanessa Paradis, en tout cas.

Guy Dumin : Tout est une question de vocabulaire, en effet.

Vanessa Parodie : Sans vous vexer, j’ai l’impression d’assister à une parodie d’interview.

Guy Dumin : Et moi à une parodie d’article du Blog de Myblack. Mais répondez à ma question : en quoi vous différenciez-vous de Vanessa Paradis ?

Vanessa Parodie : Par mon époux.

Guy Dumin : Votre époux. Comment s’appelle-t-il ?

Vanessa Parodie : Johnny Dop.

Guy Dumin : Il est acteur ?

Vanessa Parodie : Oui. Il tourne des publicités pour le shampoing.

Guy Dumin : Ah.

Vanessa Parodie : Mais avant lui j’ai fréquenté plusieurs autres hommes. Des intermittents du spectacle, comme moi.

Guy Dumin : Qui ça ?

Vanessa Parodie : Florent Panier.

Guy Dumin : Je refuse de savoir ce qu’il fait dans la vie.

Vanessa Parodie : J’ai aussi couché avec Lenny Crevette.

Guy Dumin : Lenny Crevette ?

Vanessa Parodie : Un garçon compliqué. Un artiste complexe. Vraiment difficile à décortiquer.

Guy Dumin : Hum, ok, je vois le genre.

Vanessa Parodie : Quoi ?

Guy Dumin : Vous avez également collaboré avec Serge Gainsbrouette, ou quelque chose comme ça, non ?

Vanessa Parodie : Pas du tout. Avec Patrick Topaloff.

Guy Dumin : Où est le jeu de mot ?

Vanessa Parodie : J’ai vraiment travaillé avec Patrick Topaloff .

Guy Dumin : Bien. Mais vous chantez quand même, rassurez-moi ?

Vanessa Parodie : Je parodie effectivement les chansons de Vanessa Paradis.

Guy Dumin : Nous vous écoutons.

Vanessa Parodie : Là, à chaud ?

Guy Dumin : Nous vous écoutons. Dépêchez-vous.

Vanessa Parodie : Mon premier pastiche est consacré à…

Guy Dumin : A l’alcool.

Vanessa Parodie : Pardon ?

Guy Dumin : ‘Cusez. La faute au pastiche. Poursuivez.

Vanessa Parodie : Hum… Ma première chanson raconte l’histoire d’un tenant de sexshop obsédé sexuel frustré par les taxes qui le pompent.

Guy Dumin : Et ?

Vanessa Parodie : Du coup cela le déprime et il perd goût à la débauche.

Guy Dumin : En temps normal j’aurais refusé de vous écouter mais Myblack n’a pas encore trouvé sa chute. Alors c’est à vous, Vaness’.

Vanessa Parodie : Oh… oh… oh… Joe le taxé… Y va pas partouze… Y marche pas à la sodo… Son sexe oh… oh… oh… jaune… connaît toutes les…

Guy Dumin : Et bien merci Vanessa, merci à tous, merci à vous, lecteurs.

Vanessa Parodie : Attendez j’ai pas fi…

Guy Dumin : Rendez-vous le mois prochain avec notre prochain invité : Olivier, un clochard gay vivant dans le métro Cambronne, sur la ligne 6.

Vanessa Parodie : C’est l’homo de Cambronne, quoi.

Guy Dumin : Tout à fait, merci Vanessa. Et cela sera, je rassure les téléspectateurs, l’homo de la fin.

 

Par Guy Dumin - Publié dans : Restes du frigo
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Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /Avr /2008 04:04

Je m’épanche assez peu sur ma vie privée.

A vrai dire, hormis quelques rares lectrices qui se reconnaîtra, la planète entière ignore tout de ma vie privée.


Bon, Paris Match a bien titré le mois dernier « Myblack et l’âne rayé du zoo de Francfort : la love story », mais cette sordide histoire de zèbre travesti n’a pas envahi nos frontières. Je reste donc vierge de toute indiscrétion française, si ce n’est cette légère, aussi légère que la mousse albuginée des liégeois, légère rumeur d’accouchement. Infondée. Je rassure mes admirateurs : je n’ai pas d’enfants. Des enfants… lol… Pour quoi faire, de toute manière ? Il me reste six boîtes de pommes de terre noisette au congélateur.

On a aussi chuchoté que, les week-ends, j’errais en Haute-Savoie en taguant sur les mairies locales des refrains de Steve Estatoff en braille. C’est faux. Je suis béotien en Steve Estatoff. Je me revois encore, invité dans l’émission C’est pas Sorcier :

 - Et donc, Fred, tu confirmes que l’oxygène est constitué de 40% d’azote, de 55% de souffre et de 15% de cachous Lajaunie ?

- Oui, Jamy, et les marées sont provoquées par l’alignement de la lune par rapport à l’appartement de Jack Lang.

- Ah, c’est donc de là d’où vient le mot Brouette, alors.

- Ah, je ne sais pas, je suis béotien en Steve Estatoff

 

S’il y a une chose que je sais, par contre, et j’en profite par la même pour répondre aux ragots des torchons du groupe Prisma presse, c’est que je n’ai jamais couché avec Cindy Sanders.

Oui, circule sur le web une photo où j’embrasse ses pieds. Affabulation. Inviter cette pauvre demeurée – c’est le terme le plus affectueux que je puisse donner à ce bulbe rose – devant des millions de spectateurs assoiffés d’inhumanités, de moqueries et de railleries, soit, mais dormir avec elle, non.

Je n’ai jamais vu Cindy Sanders nue, Cindy Sander à poil, Cindy Sander photo érotique sexe porno bite couille testicules sperme cheval sodomie caca Eric Collado autofellation et toutes autres inventions de journalistes sur le déclin en quête de buzz pour glaner de l’argent.

 

 

 

 

 

 

 Plus rien ne sera jamais comme avant



En regardant
Cindy Sander sur M6, nous venons d'assister, à mon humble avis d'analyste de pacotille, à un tournant de l'histoire de la télévision, du moins un tournant de l'histoire des relations entre le web et la télé. C'est en effet la première fois qu'internet impose l'un de ses choix au petit écran avec autant de véhémence, sortant de son oubliette une Kitch Lorraine transformée en buzz.
Avant Sander, le web reprenait des morceaux de télé pour se les approprier, les déformer, pour se faire plaisir.
Après Sander, la télé va devoir prendre conscience du poids du web, en s'appropriant ses codes, ses idoles, ses pulsions du moment, pour se faire du blé.
Il ne s'agit pas là de proclamer la supériorité de l'un sur l'autre ; simplement de constater le lien désormais crée par l'entremise de Cindy Sander.
Le Loft annonçait l'émergence de la Télé-Réalité, Cindy Sander celle de la Télé-irréalité.

Comme il y a eu un avant et un après mur de Berlin, il y aura un avant et un après Cindy Sander. Un mur de la connerie et du pathétisme de Berlin franchi, mais également une évolution :

Avant Cindy Sander, la théorie de l'évolution se présentait ainsi  : Singe => australopithèque => homo sapiens
Après Cindy Sander, elle se présente comme ça : Guenon => australopithèque => Cindy Sander => homo sapiens

Je suis tellement sous le choc que si l'on me disait que si la roue avait été découverte par Cindy Sander, je le croirais.

Non, moi, ma vie privée est simple : elle se passe les week-ends.

La semaine, je n’ai pas le temps d’avoir une vie privée : je m’en prive pour alimenter ce blog, m’alimenter, regarder la Ligue des Champions en streaming.

Par contre, le week-end, j’explose.

Je parapente.

J’inonde.

J’ai pleinement conscience de l’halo de lumière opaque entourant ma vie et de l’attrait qu’il suscite en vous, lecteurs.

Exclusivement, je lève les voiles.

Je vous invite à partager un samedi avec moi, un presque week-end en amoureux. Filmé par une équipe de France 3 Auvergne, je vous invite à partager les trépidantes tribulations de mon génie imprévisible.

Etant étudiant en journaliste, je tiens néanmoins à préciser que je suis parfois contraint, le week-end, de partir en reportage sur les monts de l’Atlas ou en haut des gratte-ciels ; ainsi va l’existence mouvementée d’un Tintin du web.

Etant célibataire, il m’arrive également de profiter de mon week-end pour rencontrer des célibatrices prêtes à toutes les déviances pour coucher avec moi.


Tant pis : ma nature n'est pas sujette aux cachoteries. 
Partageons ce rêve ensemble, quitte à lui faire perdre de sa magie. 

 

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 00:00

Alors que l’arrivée imminente de ma mère dans mon appart’ risque de sérieusement réfréner mes pulsions textuelles de blogueur impénitent (d’ailleurs, conjuguer « vie sexuelle » avec « ma mère », ça prend un S à la fin ?), j’ai récemment pris acte de quelques plaintes moyennement fondées.

Quelques lecteurs témoigneraient, à commentaires probablement découverts par un navigateur portugais au XVème siècle, d’un enthousiasme disons moyennement enthousiaste.

 

Ainsi,

 

Cet article est aussi ennuyeux qu'une émission de Patrice Lafont et qu'un disque de Patrick Bruel.
Je m'en vais donc casser une chaise, c'est tellement plus drôle.

commentaire n° : 10 posté par : GLORIA GAYNOR le: 22/04/2008 18:46:05

 


Par exemple,

Ouais, bof. C'est drôle, mais la plupart des idées sont quand même piquées à Desproges. Et une à Elie Semoun. C'est du déjà vu. 
commentaire n° : 23 posté par : Gonzague (site web) le: 23/04/2008 20:19:36

Alors que votre aigreur, elle, est piquée à Jean-Luc Lemoine
commentaire n° : 24 posté par : Myblack le: 23/04/2008 20:31:57



Ou encore

 

Il puduk votre groupe facebook...Tention mon vieux, on voit de plus en plus de poncifs ici. Vous allez finir à tecknikart vous.




commentaire n° : 28 posté par : Lulla Paf (site web) le: 22/04/2008 17:28:38

C'est toujours mieux que de finir sur le trottoir

commentaire n° : 29 posté par : Gérard Crobard le: 22/04/2008 18:16:53

 

Voire même

 

dommage ,ç'est bien écrit avec quand même de belles fotes d'ortograffe....mais çà pue le vomis et en parlant d'extrême droite, çà y ressemble beaucoup....et puis je crois que pour salade de fruits , il faut plusieuurs fruits , et tant mieux si les gens en sortant de la salle ont la banane...çà dérange çà ?

commentaire n° : 21 posté par : danyboon le: 22/04/2008 10:28:17


 

Les critiques des lecteurs à mon égard ne me touchent pas.

Ce n’est qu’un blog.

Faut pas prendre ça trop au sérieux.

Genre : « Le lecteur est un con, il n’a pas droit à la parole. »

Genre : « Mes articles sont si géniaux que tout reproche n’a aucun sens, si ce n’est interdit. »

« Ce blog c’est ma vie et il empiète sur le reste de mon existence. »

Non, non, non.

Enfin un peu.

Ca m’effleure. Du mal.

Des caresses trop appuyées. Des doigts d’autodafé.

Ca me touche moins que si mes parents étaient mort, en tout cas.

Enfin que si ma mère était morte, en tout cas.

Il y a juste une petite chose, une infime que je n’une minuscule chose que je ne comprends pas, c’est que, moi, par exemple, pour ne citez que lui, je passe ma vie sur ce blog, à le garnir d’articles, à le bichonner, à donner du rire, à saisir au bond les petites sonorités du monde et je les fais partager.

A des gens dont ce n’est pas le métier.

Et qu’obtiens-je, en échan-je ? Rien.

Si ce n’est une flopée d’insultes, des remontrances orthographiques alors que bon, hein, qui n’a jamais fait de fautes de français, qui n’a jamais confondu l’Iran avec l’Irlande, hein ?

Personne : ce sont des erreurs humaines. Et je désire simplement ne pas être jugé là-dessus. Surtout que je ne suis pas humain : je suis supérieur à l’humain.

Je veux simplement que le lecteur comprenne cela.

Que la liberté d’Expresso n’a pas lieu d’être dans un Blog qui se soule au Coca.

Merde, j’ai quand même demandé à Raymond Domenech s’il pensait que l’abus de chocolat et de fondue allait nuire au parcours des Bleus à l’Euro ! (*)

Merde, j’ai quand même joué au foot avec Trix et Flix, les mascottes de l’Euro, une coupe de champagne helvéthique à la main ! (*)

 

(*) informations véridiques

  

 

 











Trix et Flix, qui m’ont promis une interview dans le courant de l’année 2010, quand ils feront la quête dans le métro de Vienne.
 

 




Merde, Lulla Paf, est-ce une raison pour arborer des tenues plus sombres qu'en 2007 quand vous déambulez sur ma plage ?

Janvier rougissait alors sous la chaleur mozambicaine d'un soleil tape à l'ail ; entre deux poteaux télégraphiques blancs comme un David Lynch, son visage s'était approché du mien. Deux fronts de front, deux fesses face à face, des yeux dans les bleus d'un genou maltraité par des statistiques de fréquentation aux abonnés absynthe. Premières images - non pornographiques encore - de Lulla Paf, les boucles sur les oreilles frictionnées par le vent. "Je t'aime, toi et ton blog, enfin surtout ton blog", déclarait-elle à ma douane. Nous étions comme deux cafards purulents écrasés par la même pantoufle, ce monde absurde et cynique. Sous nos pieds l'éden, parqué près du caniveau, apprenait à parler. Je revois cet autobus parsemé de pianistes andalouses traversant sous sa robe en chantant malicieusement des déclarations d'impôts de Félix Gray. Lulla riait, s'essuyait à ma bouche même quand j'étais mauvais, même quand j'étais mauviette, même quand j'étais serviette.
Puis le temps est passé à l'orage. D'autres paires sont arrivées, un lecteur au petit sexe, des dissidents de Grégory Lemarchal, de la mamie et des plus jeunes aux allures de momie. Lulla Paf s'est fait moins présente. Mon blog n'avait plus personne pour jouir de sa notoriété dans un silence de catin, tombe profanée par la lassitude. En amour il implique d'être au moins deux : à partir de 350 lecteurs, elle a senti le parfum de l'harem. Prise par sa carrière à défaut de mes vers.
Mon baise-seller en rupture de stock.
Lulla Paf en rupture de moi.


Dans l’intention de trouver pour mon Blog une nouvelle mascotte pour remplacer Lulla Paf, avec laquelle j'annonce officiellement ma rupture, donc, j’organise ici-bas un grand concours de flagornerie.

Il n’est pas nécessaire d’avoir du talent, simplement une langue robuste – ou un petit sexe, pour Hell Man.

Je rappelle à tous que la fonction de mascotte est réservée à l’élite, à ceux qui posent plus de deux commentaires par mois, si possible différents. J'organiserai un tirage au sort filmé pour départager les candidats, dont certains seront désignés d'office de toute manière.

Dernière chose : la nouvelle mascotte ne sera pas obligée, contrairement à la précédente, de me montrer ses seins. Sauf si cette nouvelle mascotte est un homme, bien entendu.

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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