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2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

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Politique

Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 00:00

 

26 Euros : c'est la mise à prix du Parti Communiste Français, en vente actuellement sur E-Bay. Afin de financer une campagne qui s'annonce déjà déficitaire, au vu des misérables 2% d'intentions de vote crédités par les sondages, l'ancien joujou de Georges Marchais n'a pas hésité à se vendre au plus offrant, comme une vulgaire adolescente soviétique. Ah, qu'il est loin le temps où Lénine parcourait le monde, porté en triomphe avec ses camarades McCartney, Harrison et Ringo.

Une telle somme peut surprendre, et pourtant : ses 26 euros, quelque peu prohibitifs, constituent finalement une bonne affaire. Au lieu de s'enterrer dans des brocantes du Nord de la France, le Parti Communiste Français tentent le tout pour le tout en bradant le peu d'âme qui lui restait. Ce Pack, car il s'agit en réalité d'un "Pack PCF" (de Varsovie, plus précisement), comprend en outre plusieurs agréments susceptibles d'appâter les éventuels acheteurs :

- La barbe portée par Robert Hue durant les élections présidentielles 1995 et 2002

- La place du Colonel Fabien (et ses graffitis muraux réalisés par des jeunes un membre du parti)

- Trois caleçons de Maurice Thorez (dont deux encore en état de marche)

- La célèbre chaussure de Nikita Khrouchtchev (avec ses lacets dépareillés)

- L'omerta sur les massacres orchestrés par Joseph Staline de 1922 à 1953.

- Le comité de soutien de Marie-George Buffet (à savoir 6 personnes)

- Clémentine Autain, nue, et un esquimau.

 

Par contre, aucune trace de l'idéologie du parti, probablement déjà égarée dans les couloirs du métro Aragon. Dans la même veine, saluons le militantisme du député communiste Maxime Gremetz, qui a décidé de vendre l'ensemble de ses biens personnels (maison, camping-car, affiches de propagandes) en échange de 12 euros - ou d'une adolescente soviétique.

 Maxime Gremetz, on dirait pas comme ça, mais... ouais, non, rien en fait. 

 

Après les cheveux de Britney Spears, E-Bay accorde ainsi à ses utilisateurs une opportunité de briller dans les dîners mondains en exhibant fièrement l'étalage grandiloquent de 87 ans d'escroquerie politique en rouge et rouge. Le meeting de Bercy de la candidate PC - que certains ont vite fait de renommer en "Mac", par moquerie - n'a pas provoqué d'explosion démographique au sein du parti. Du coup, les militants commencent à danser autour de la Buffet, inquiets de constater l'impuissance de leur chaperonne - rouge (ndlr). Devant tant de jeux de mots laborieux, les acheteurs seront-ils au rendez-vous ? On n'en doute : au même moment, la voiture de K2000 est à acquérir pour à peine 150 000 dollars.

Pour ma part, entre se la péter sur la Nationale en parlant à l'allume-cigare et porter un sous-vêtement, fût-il historique, d'une ancienne gloire des Reds, ma décision est déjà prise : je déteste conduire.

Par Myblack - Publié dans : Politique
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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /Avr /2007 00:00

« L’important n’est pas de gagner, mais de participer », disait ce gros loser de Coubertin, incapable de remporter la moindre épreuve de Jeux Olympiques qu’il avait pourtant contribué à recréer. La maxime est reprise par certains petits concurrents aux présidentielles, dont on peut douter des chances de victoire finale : ainsi, l’extrême gauche ou De Villiers s’avouent déjà heureux de collaborer aux meetings du premier tour aux côtés des carnivores Sarkozy ou Royal. C’est d’ailleurs ce que me disait ma mère, hier, avant la grande messe du JT, que je regardais avec méfiance vu mon athéisme convaincu : « mais pourquoi se présentent-ils, ces gens-là ? ». Je me suis resservi en frites en lui répondant « pour faire passer leurs idées », évitant toute remarque subversive susceptible de faire dégénérer un repas somme toute bon enfant malgré la cuisson loupée des saucisses. Et c’est là qu’elle a rajouté, triomphante comme un Kennedy : « on ferait mieux de ne laisser participer que ceux qui sont sûrs de gagner. »
 
Si cette sentence implacable satisferait sans nul doute quelques candidats libéraux de droite ancien ministre de l’intérieur, elle risquerait de chagriner la plupart des autres. Et pourtant, elle détient une part de vérité (que j’ai d’ailleurs reprise en fin de repas) : avant de se lancer dans un combat, il est de bon ton de s’assurer qu’on ne finira pas forcément les deux pieds dans la tombe. Imaginons par exemple, qu’après un bac ES obtenu avec mention assez bien, vous souhaitez devenir président de la république. Et bien… Hum… Non, soyons sérieux : vous n’avez pas la carrure d’un chef d’Etat. Imaginons plutôt que vous souhaitez devenir le président des élèves de votre université, de votre école ou, à plus faible échelle, de votre classe. Il est indispensable de se lancer dans la bataille avec la certitude de remporter la course : sinon, soyez certain que les ricanements et les lancers de cailloux accompagneront chacun de vos pas d’étudiant. Mais comment faire ?
 
Déjà, il est important de se constituer un réseau solide, un socle électoral sur lequel s’appuyer en cas de baisse inopinée de sondages favorables : jetez donc aux orties toute ambition si votre seule relation est monsieur Mouchard, ce prof moustachu qui ne parle à personne. Utilisez vos amis ! Trouvez-en ! Achetez-en ! Ils colleront les affiches racoleuses de campagne, prépareront vos discours indigestes et mettront des bâtons dans les roues aux Ben Hur qui tenteront de vous doubler. Etudiez avec soins les différents lobbys et signez des pactes avec les membres les plus influents : délégué aux dents longues (pléonasme), rédacteur en chef du journal local (très charmant au demeurant), doyen de l’université, serveuse de la cantine – surtout si elle est séduisante.
 
L’art des promesses précieusement choisies s’avéra déterminant. Des mesures démagogiques sur la fin des cours à midi pile (et non à midi 12), l’obligation pour les filles de ne porter que des mini-jupes ou le serment que les notes d’examens ne descendront pas sous les 14/20 gonflera avec assurance votre capital sympathie. De même, la manipulation des élites intellectuelles ne pourra qu’être bénéfique : une petite digression sur l’aspect novateur de votre candidature en plein cours d’anglais de la part d’un enseignant militant rapportera probablement quelques voix. La corruption des bibliothécaires est à méditer : en glissant dans les livres des pans entiers de votre programme, ceux-ci s’adonneront à leur manière à l’effort de campagne (surtout vu leurs salaires misérables). Pour les plus besogneux, l’aide personnalisée se révélera riche en soutien scolaire : en faisant les devoirs de vos camarades, soyez certain qu’ils voteront pour vous, l’élection venue !
 
Bien sûr, les petites phrases ne manqueront pas, déstabilisatrices. Les ennemis rappelleront vos erreurs d’orientations, vos tentatives de dragues avortées sur les bancs de l’amphi, tous ces cours d’espagnols auxquels vous avez échappés, feignant théâtralement une maladie imaginaire. Calembredaines ! Vous nierez tout en bloc, replaçant le débat dans un cadre strictement politique. « Je ne m’abaisserais pas à la délation », affirmerez-vous aux électeurs, en distribuant des photos compromettantes de vos opposants surpris en plein délit d’initié.
Où organiser ses meetings ? Si la bibliothèque présente l'avantage de posséder quelques chaises dociles, le silence qui y est imposé risque de poser problème pour hurler à tue-tête vos slogans propagandistes. Le self permettra de gaver d'arguments décisifs les éventuels indécis, et un amphi reste la valeur sûre de l'action oratoire, à condition de bien régler le micro - et d'empêcher l'accès aux débateurs trop remuants.
Quel programme ? Au niveau de l'emploi, promettez avec assurance à chacun de vos camarades un job immédiat à salaire élevée des l'examen obtenu, surtout si papa est PDG d'une grande entreprise : faites alors en sorte qu'il rejoigne votre comité de soutien. En matière d'immigration, les profs aux cours trop abscons seront reconduits en dehors des frontières de l'établissement. Un service militaire obligatoire pour les secrétaires d'université incompétentes séduira la plupart des étudiants. Enfin, pour l'économie et la fiscalité, outre l'évidente baisse des frais d'inscription (de l'ordre de 240%), un impôt sur les voisins de classe encombrants et une taxe sur les cours reportés au dernier moment fera de vous un homme soucieux du bien-être communautaire - ce qui n'est évidemment pas le cas.
 
Quel premier ministre choisir ? Un homme qui saura contenter tout le monde, droite comme gauche. Ancien de l’assemblée, il sera connu de tous et facilement reconnaissable. Proche des arcanes de l’établissement, il vous guidera en dehors des pièges institutionnels des couloirs. Le concierge semble donc parfait pour ce poste.
 
Sinon, il y a toujours la bonne vieille méthode de truquage des résultats. Le dictateur africain qui sommeille dans votre lit – enfin, façon de parler – ne demande qu’à être réveillé. Bien sûr, cette stratégie risque de susciter quelques mécontents, mais rien ne vous empêche, une fois élu, de les ostraciser en STAPS.
Par Myblack - Publié dans : Politique
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 00:00

 

 

Le 3ème homme de la campagne - les deux autres étant Sarkozy et Royal - n'a jamais douté de son futur succès. Sa quête du pouvoir n'a besoin que d'un con pour se transformer en réussite. A la recherche du préfixe, Bayrou espère créer l'illusion jusqu'au 22 avril.

  

 Anti-droite, anti-gauche, anti-média, anti-sceptique : le centriste sera au second tour, c'est certain, répète-t-il jusqu'à épuisement. Aucun doute à avoir sur sa motivation : l'homme qui sortira la vieille politique des ses clivages porte des chemises blanches et aime s'appuyer sur les arbres, à défaut d'un socle électoral en granit.

 
 Pourtant, cet iconoclaste de la politique n'est pas si éloigné des deux bords qui l'entourent. En réalité, Bayrou est une éponge. Ayant absorbé les idées de la droite et de la gauche, il se présente comme un « révolutionnaire paisible ». Un côté dur, grattoir, pour enlever la crasse accumulée par les différents gouvernements depuis 50 ans, et un côté plus lisse, bucolique, utopiste, un peu mou diront certains. Il profite des égarements de ses rivaux pour s'imposer. Et pour émietter leur électorat.
 
En l'absence d'un véritable projet, ce fils d'agriculteurs met sa charrue avant les boeufs : dès février, il courtisait la gauche avec un hochet aux couleurs de Matignon. Le refus de Strauss-Kahn s'est ajouté à ceux de Borloo, Robien et des ministres embarqués chez l'ennemi UMP. Pas grave : il reste Azouz Begag.
 
 Effet de mode des présidentielles, Bayrou n'en est pourtant pas à sa première expédition : en 2002, il avait recueilli 6,84 % des voix. Mais voilà, François incarne la rupture. La nouvelle vague. Un Le Pen soft, un refuge pour les mécontents. Mais la campagne du candidat centriste, jadis gonflée par les sondages, s'enlise un peu. Alors, l'enfant de la France des terroirs a sorti du sien de nouvelles diatribes flambant neuves. Cible visée : l'ENA. On sourit.A moins de rêver du couscous politique italien ou de vouloir revenir à l'instabilité de la 4ème république, le vote Bayrou est celui d'un homme. Sans parti derrière lui, que peut espérer François ?
 
 
Mon conseil : Ne pas appeler Raymond Barre pour grossier les rangs de son comité de soutien. Organiser des courses de tracteur en banlieues à 200 Km/h pour attirer les jeunes.
Que faire en cas de défaite ? trouver une zone littorale accueillante et se coller derrière un rocher.
 

 

 

Par Myblack - Publié dans : Politique
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 00:05
Le conte présidentiel se poursuit ; ses protagonistes en font l'histoire. Qui du lutin Sarkozy, de la princesse Royal ou de l’ogre Jean-Marie apposera sa patte sur le château élyséen ? Qui fermera le livre, permettant ainsi à tous d’aller dormir, à tous d’oublier 6 mois de petites phrases, de manichéisme oiseux, de sondages alternatifs ? Nicolas ou Pimprenelle ?
Si François Bayrou n'est qu'une mode, un POG, d'autres participants - pour l'instant méconnus - aiguisent leurs lames dans l'obscurité des urnes. Derrière les troisièmes couteaux. Ceux qu’on n’évoque pas. Ceux qu’on a oublié d’évoquer. Les petits candidats, apparemment ridicules, qui pourraient contre toute attente détourner les votes, braquer le scrutin en semant zizanie et confusion le soir du premier tour.
 
Raymond Bounaffou se présente comme le rassembleur des numismates énervés par les malheurs de la vie quotidienne. Cet ancien vendeur de sandwich promet, en cas de victoire, la fin des tartines beurrées qui tombent du mauvais côté, l’interdiction aux personnes âgées de doubler les autres à la caisse et l’abolition de la question « Est-ce que ça va ? », jugée hypocrite. Sa proposition de prohiber le port de la moustache de 15 heures à 16 heures 30 suscite néanmoins des controverses.
 
Le facteur sonne toujours deux fois avec Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR. Auréolé de ses 4,25 % de 2002, il avait été désigné en parti responsable de la crevaison de Jospin sur le bord de la route menant au second tour. Reste à s’assurer maintenant que son visage poupon, son bagou et ses vestes en cuir seront suffisants pour détenir les tant recherchées 500 signatures.
 
Claude Jardy, 57 ans, président du PUF (Parti des Utopistes Français), peut s’appuyer sur le soutien sans faille de Miss France 2007. En effet, son programme basé sur « la fin des guerres dans le monde, l’emploi à vie pour tous et le respect universel des droits de l’homme » suscite l’enthousiasme chez bon nombre d’électeurs crédules et politiquement incultes.
Germain Chabichou, 61 ans, se situe à l'extrême-droite de l'extrême-droite. Qualifiant Jean-Marie Le Pen "de petit joueur", il prône la réouverture des chambres à gaz dans les banlieus et l'inflation des bavures policières. Pratiquant la censure, la délation à outrance, il envisage un pacte d'acier avec l'Iran de Mahmoud Ahmadinejad pour en finir avec Israël. Les prises de positions tranchées (il a récemment qualifié le continent Africain de "Balai à Chiotte", et Mimi Mathy de "Petite naine de merde") sont sa marque de fabrique. On dénombre dans son comité de soutien la présence de Pascal Sevran et, plus surprenant, celles de Jamy Gourmand et d'Alexandre Delpérier.
 
Lucette Vivier n’a pas d’étiquette politique. Elle a été désignée candidate à cause d’une mauvaise blague de son petit-fils, qui l’a inscrite contre son gré. Pourtant, elle dispose de 894 signatures de maires rieurs appréciant la cocasserie de sa démarche. Depuis, elle boude, et attend le verdict des isoloirs (elle serait créditée de 16%, étant soutenue par des électeurs plaisantins).
Marguerite Typron, 38 ans, présidente de l'UFR (Union des féministes révolutionnaires). Souhaitant rompre avec la société machiste actuelle, Marguerite propose d'installer la parité, à hauteur de 80% pour les femmes. Castration, retour des maisons closes (pour dame), abrogation du football et de Cauet : des mesures qui se heurtent à l'opposition farouche du MMMMMMMMM (Mouvement des machistes mécaniciens majoritairement musclés massivement membrés méchamment mécontents)
 
Enfin, Bernard Mouchardier a choisi d’apparaître comme le représentant de ceux qui s’abstiendront le soir du premier tour. Ainsi, avec 28% d’abstention en 2002, il aurait tranquillement accédé au duel final, et espère pour 2007 que ceux qui le soutiennent n’iront pas voter pour lui, afin d’être élu. Le conseil constitutionnel délibère actuellement sur la légalité de cette candidature.
Par Myblack - Publié dans : Politique
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Samedi 10 mars 2007 6 10 /03 /Mars /2007 00:00

 

Raymond Bounaffou me confiait récemment, lors d'un repas où nous évoquions avec plus ou moins de lucidité nos vies sexuelles respectives, ses difficultés pour obtenir ses 500 signatures. Selon lui, la France ne serait pas prête pour avoir un président numismate, et l'omnipotence médiatique du couple Sarkozy-Royal l'empêcherait de faire entendre sa voix pour en glaner quelques-unes. Il a par ailleurs rajouté qu'il avait déjà rêvé de débats érotiques avec Clémentine Autain, manquant de s'étrangler avec des pistaches quand je lui ai précisé que l'objet de ses fantasmes votait communiste. "Excuse-moi, je pensais qu'elle existait réellement", s'est-il alors absout, en remettant ses lunettes (qui était tombées dans le chaudron de purée communautaire).

Quoi qu'il en soit, il manque à mon camarade Bounaffou au moins 478 signatures. Les obtiendra-t-ils à temps ? Possible, à condition de bien cibler quels maires attaquer, quels maires courtiser. Hors de question pour le Mouvement Neutre de céder à la panique en inondant de spams indécents les boites e-mails de l'intégralité des mairies françaises. Non : la meilleure solution reste de reconnaître, par de subtils indices, quel élu peut, dans un moment d'ébriété, soutenir ce bon vieux Raymond, tiens cette virgule était en trop.

Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Olivier Besancenot, Dominique Voynet, Raymond Bounaffou : lequel de ses candidats les maires suivants vont-ils soutenir ? Il va s'en dire qu'un maire ne peut soutenir qu'un seul candidat, et que chaque candidat ne peut être soutenu que par un seul maire. Bonne chance.

 Sevérine Caiyac, maire d'Ybougion sur Sioule (23).

Mère de 5 enfants, Sevérine Caiyac est particulièrement appréciée par ses concitoyens. Son sens des valeurs familiales et sa politique d'accueil des étrangers suscitent l'admiration de tout le village. De plus, ses débats participatifs "pour résoudre les problèmes de la cité", chaque jeudi soir, recueillent une adhésion populaire qui ne se dément pas. Mariée à un politicien de la région, Séverine adore porter des écharpes et des pulls sur l'épaule. Une femme Barbara Gould, selon ses affiches de campagne.

 Philippe Rachmin, maire de Bzowf (12)

Vice-président du fan club national de Laurent Romejko, Philippe Rachmin possède une impressionnante collection de serviettes de table : 6930, à ce jour. Devenu maire à la suite d'une alliance politique, il tente tant bien que mal de faire plaisir à chacun de ses habitants, qui le considèrent comme "un moins que rien". Fan de vestes en cuir et de coiffures alambiquées, Philippe profite des trous de son planning d'élu pour jouer de la basse avec un groupe d'amis - il y tient le rôle de l'instrument. Ancien souffre-douleur de son collège, il est fiancé à Riri, un poisson rouge birman - et barman, par ailleurs. Particularité attachante : Philippe est ambidextre des genoux.

 Serge Luglou, maire de Ripoulette (03)

"Dédé l'asticot", comme le surnomme affectueusement ses camarades du Bar-PMU autochtone, est maire de Ripoulette depuis 1974. Officieusement indépendant, il règne en maître sur ce petit village de 386 âmes, surfant entre les parties de pétanque et les conseils municipaux au vin blanc. Il n'hésite d'ailleurs pas à laisser son petit-fils Jean-Marie (inscrit en BTS de comptabilité à Moulins-sur-Allier) gérer son budget municipal. Serge Luglou est également vice-président du MNR.

 Martine Aubry, maire de Lille (59)

Ancienne ministre de l'emploi du feu gouvernement Jospin, Martine Aubry peut se prévaloir d'une gestion sérieuse et sans réelle anicroche. Sa volonté de faire de Lille une des capitales de la culture européenne font de Titine un symbole de la région, au même titre que Mathieu Bodmer et le coq à la bière. Lève-tard, appréciant peu les rivaux footballistiques du PSG et de Lyon, son franc parler lui joue parfois des tours : elle n'hésite pas à évoquer les thèmes qui font mal, sans se soucier des conséquences.

 Fabrice-Hippolyte Qouarqouaky, maire de Nigoutier-les-sifflettes (71)

Ayant définitivement rompu avec le milieu de l'équitation pâtissière, Fabrice-Hippolyte est célèbre pour avoir fait construire dans son patelin de 128 survivants une énorme statue de Vladimir Ilitch Oulianov (Lénine pour les intimes) ayant coûté la bagatelle de 730 millions d'euros, soit 49 années de recettes municipales. Ses liens avec l'extrême-gauche biélorusse n'ayant jamais été prouvé, Fabrice-Hippolyte continue sereinement de séquestrer des patrons de PME avec quelques "camarades", tout en visionnant dès qu'il le peut les oeuvres des Marx Brothers.

 

 Jean-Ludovic Pontel, maire de La Rochelle (17)

Crustacé à pinces, Jean-Ludovic est omnivore : algues, détritus, coquillages, rien ne lui résiste. Aimant s'enfouir dans le sable, il apprécie la douce écume des vagues et cette sensation d'invulnérabilité que l'on ressent au contact de l'eau. Alcoolique - ceci expliquant une certaine démarche -, Jean-Ludovic se distingue par une carapace arrondie qui peut être dure ou devenir molle pendant la période de la mue. Il écoute Jimmy Cliff et Bernard Laviliers, dont sa chanson préférée reste "La grande marée".

 Kim No-Mhin, maire de Pournaok (29)

L'ancien ministre de la propagande nord-coréenne, pourchassé par les triades indonésiennes, a trouvé refuge dans le Finistère, à l'abri de tous feux de mitraillettes inconvenants. Investi totalement dans la production de boule de caravane à monter en kit, Kim No-Mhin a multiplié pour ce faire les usines dans la campagne avoisinante, rasant plusieurs hectares de forêts. Possesseur d'un restaurant aux mets goûtus (pâté d'écureuils, fesses de raton-laveur), qu'il détient avec un collègue japonais médecin.

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SOLUTIONS :

 Sevérine Caiyac  : Jean-Marie Le Pen.

Très attachée aux respects des vertus catholiques, Séverine Caiyac est impitoyable avec toute personne "café-au-lait" qui tenteraient de s'immiscer à l'intérieur des murailles d'Ybougion. Sa politique d'acceuil particulièrement musclé est en effet appréciée des habitants, qui l'ont réélu à 83%. Ceux-ci ne manquent d'ailleurs jamais ses fameuses "réunions" du jeudi soir où, capuche blanche sur la tête et torche à la main, ils rendent visite aux antillais qui ont le malheur de résider dans le coin.

 Philippe Rachmin : centriste

Ca ne vous aura pas échappé : Philippe Rachmin est centriste.

 

 Serge Luglou : Olivier Besancenot

Ancien facteur, fatigué de perdre aux boules par des vieux croulants qui se moquent de ces pulls à carreaux, Serge Luglou a décidé de financer à hauteur de 80 % la campagne de Olivier Besancenot. Son petit-fils, militant actif à la LCR, détourne ainsi les aumône de la messe pour les reverser au camarade révolutionnaire. Fervent partisan de l'anticapitalisme, Serge Luglou compte utiliser les troupes du MNR (masses néo-révolutionnaires) pour faire de Besancenot le Mao Zedong du XXème siècle, le petit livre rouge en moins (remplacé par un annuaire des Pages Jaunes).

 Martine Aubry : Raymond Bounaffou

Hé oui : Martine Aubry est numismate. Lève-tard, elle soutient à fond la candidat du Mouvement Neutre dans son projet d'interdire tout réveil avant 11 heures du matin. De plus, les mesures discriminatives à l'encontre des supporters et joueurs du PSG et de Lyon la comblent totalement. Enfin, ayant dans sa jeunesse possédé une moustache, elle sait combien cette parure pileuse irrite les gens de bonne foi : l'aversion de Raymond Bounaffou pour le port de la moustache ne pouvait donc que la séduire. C'est d'ailleurs ce qu'elle répète constamment en conseil municipal, à coups de "Les numismates vaincront, seuls contre tous!" et de "Vive les tartines à la confiture, sans beurre et sans reproches !" 

 Fabrice-Hippolyte Qouarqouaky : Nicolas Sarkozy

Bien que possédant peu d'affinités politiques avec le ministre de l'intérieur, Fabrice-Hippolyte possède un grand-père hongrois - et personne n'ignore les origines magyares de Mr. Sarkozy -, ce qui inconsciemment le pousse à soutenir le candidat UMP. A noter également que Nigoutier-les-sifflettes est jumelé avec la bourgade hongroise de Zlagotoafaros (des échanges scolaires ont d'ailleurs lieu, bien que les enfants revenant de Zlagotoafaros sont encore peu nombreux - si ce n'est dans des valises).

 Jean-Ludovic Pontel : Ségolène Royal

Avec un charisme aussi puissant que celui de François Hollande, la même poignée de main que Dominique Strauss-Kahn, la même démarche que Jack Lang sortant de la Gay Pride, le même front dégarni que Laurent Fabius et adorant autant l'Ile de Ré que Lionel Jospin, Jean-Ludovic Pontel ne pouvait soutenir que Ségolène Royal. Surtout qu'il adore les petites bourgeoises en robe blanche.

 Kim No-Mhin : Dominique Voynet

Secrètement amoureux de la candidate écologiste, Kim No-Mhin essaye tant bien que mal de lui plaire. Le déboisement de la verdure arboricole était en réalité une offrande amoureuse destinée à madame Voynet, elle qui aime tant la nature. En outre de nombreux points communs les rapprochent : si Voynet approuve le protocole de Kyoto, Kim No-Mhin peut se prévaloir d'avoir comme ami fidèle son médecin japonais (un proctologue de Tokyo, plus exactement).

 

Par Myblack - Publié dans : Politique
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Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /Fév /2007 00:00

 

Depuis Jeudi, la chasse aux 500 signatures est ouverte. Le Conseil Constitutionnel a envoyé ses petits formulaires aux 47 000 proies (parlementaires, maires, conseillers régionaux et généraux) habilitées à soutenir un candidat. La fin du safari est prévue pour le 16 Mars. Si les ténors sont déjà assurés de participer au premier tour des présidentielles, les petits candidats en bavent pour draguer les maires et obtenir subséquemment un premier remboursement des frais de campagne.

A 1 an des municipales, ceux-ci hésitent franchement à soutenir l'un des - trop - nombreux soldats prétendant à l'Elysée. Apparaître dans le Journal Officiel trônant à côté d'une Laguiller fait effectivement réfléchir. Si Le Pen affirme posséder entre 460 et 500 promesses, si Besancenot ou De Villiers devraient décrocher le gros lot, d'autres trappeurs aimeraient de ne pas passer à la trappe : José Bové, Corinne Lepage, Dupont-Aignan, pour ne citer que les plus médiatiques. Ainsi, pour cueillir les signatures manquantes, certains se lance dans le braconnage. La fraude, les astuces, les combines à Nanard.

Vous désirez être de la fête présidentielle et avoir un bulletin à votre nom qu'on jettera ensuite dans l'isoloir, oui, mais dont on prendra malgré tout le temps de déchirer ? Vous voulez être le Daniel Gluckstein de 2007 (un ringard qui avait recueilli 0,5% en 2002, mais qui du coup est resté à la postérité) ? Vous désirez disposer du même temps d'antenne, d'ici un mois, que Sarkozy ou Ségolène Royal, à cause des lois CSA sur l'équité du temps de parole ? Et vous savez pertinemment que vous n'obtiendrez jamais les 500 autographes à temps ? Alors suivez l'une de ces 5 méthodes, chers amis candidats :

1) Se faire passer pour Nicolas Sarkozy

Contactez l'inimitable imitateur Gérald Dahan et demandez-lui d'appeler un maire, en se faisant passer pour Nicolas Sarkozy. Le maire sera flatté d'être contacté par Horus en personne, et acceptera sans sourciller de vous donner sa voix. Bien entendu, quand vous recueillerez le précieux trophée, délaissez un instant vos penchants gauchistes et grimez vous en libéral convaincu, en prenant à partie les jeunes du village en question (même s'ils sont blancs, ce qui est souvent le cas dans les campagnes profondes).

 

2) Repérer les cibles faciles

Dans un troupeau, il y a toujours un animal boitillant, trottinant péniblement à l'arrière de la caravane, qui n'est la plupart du temps politiquement pas apparentée. Ces maires-là sont généralement très courtisés, mais après tout si même Besancenot y arrive, alors pourquoi pas vous ? Choisissez-en un moche et flattez son physique disgracieux : il sera content. Félicitez le look "fashion addict" de ce chauve moustachu, demandez avec entrain d'où provient l'immonde robe de cette élue ou multipliez les repas gastronomique bourratif avec une joie non-dissimulée : enfin bref soyez faux cul, hypocrite, politicien.

 

3) Faire comme si de rien n'était

"Comment ça, il me fallait 500 signatures?", vous répéterez à longueur du journée aux journalistes qui sonneront à votre porte. "Non, vraiment, je n'étais pas au courant", affirmerez-vous à PPDA, en vous incrustant dans son émission. "Et après tout, est-ce si important ?", rétorquerez-vous au Conseil Constitutionnel. "Mais lâchez-moi, tas de cons!", lancerez-vous aux policiers venus vous chercher à votre domicile, pour vous enfermer en cellule capitonnée.

4) Séduire l'élu de son coeur

C'est la méthode choisie par Raymond Bounaffou, du Mouvement Neutre. Celui-ci a décidé de prostituer sa mère, encore désirable malgré ses 62 ans, et de l'envoyer un peu partout en France à la rencontre des élus de communes. Ses talents oratoires et son sens de la persuasion pourrait rapporter entre 200 et 250 parrainages au candidat numismate. Il hésite encore pour sa petite soeur : en effet, elle n'a que 13 ans, et ignore encore beaucoup des choses de la vie.

 

5) Truquer les élections

Cette méthode nécessite simplement un peu d'organisation. Il suffit, le soir du premier tour, de rajouter dans chaque bureau de vote un bulletin à votre nom. Bien entendu, cela implique une extrême collaboration de la part d'employés de mairie, que vous remercierez gracieusement en pot-de-vin. La France possédant 36 000 communes, prévoyez entre 15 000 et 25 000 corruptions, à hauteur de 10 000 euros par dessous de tables : il vous suffira de rembourser ces quelques milliards en piquant dans la caisse une fois que vous serez président.

Par Raymond Bounaffou - Publié dans : Politique
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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /Fév /2007 00:04

 

Raymond Bounaffou était hier soir à "J'ai une question à vous poser", l'émission de PPD, qui recevait Ségolène Royal. Le président du Mouvement Neutre a, selon les termes du service d'ordre, "foutu sa merde".

Pensant être invité, Bounaffou s'était présenté dès 18 heures sur le plateau, puis a commencé à coller des affiches sur le visage de Patrick Poivre d'Arvor. Le journaliste lui a calmement demandé de s'asseoir dans le public, afin d'y regarder la prestation de la candidature socialiste. Déçu, Bounaffou est parti dans les toilettes pisser à côté de la cuvette, par rumination. Puis, il a tenté de s'incruster dans le local maquillage de la 1ère dame du PS, histoire de la chatouiller gratuitement. Malheureusement, il s'est trompé d'étage et a atterri en plein enregistrement d"A Prendre ou à Laisser" - dont il a remporté les 500 000 euros, par inadvertance, en les volant dans le coffre-fort.

A 21 heures, l'émission a commencé : Raymond Bounaffou, finalement installé dans un fauteuil de la 7ème rangée, a brusquement coupé la parole au premier intervenant, un chauve. "De quel droit ce chauve ose-t-il intervenir ??", s'est écrié le leader neutre, en pelotant une pièce de monnaie. "Qu'il laisse les honnêtes citoyens tranquille ! Et je suis sûr qu'il est prof de math !", a-t-il enchéri. "Exact, je suis prof de math, mais comment le...", a tenté d'expliquer le malheureux chauve, avant de voir Bounaffou se jeter sur lui, coups de poings en avant. PPD, en professionnel, a rapidement rétabli la situation en lançant un reportage sans le moindre intérêt tourné par un apprenti journaliste.

Peu après, un handicapé s'est mis à pleurer, touché par les paroles de la brune aux cheveux longs. "Il bluff, a hurlé Bounaffou, il bluff"! Madame Royal s'est approchée de l'invalide, alors que Bounaffou gueulait : "Marianne, à la limite... Présidente, non!". En touchant l'épaule du gémissant, un éclair de lumière a jailli du sol : incroyablement, l'handicapé a retrouvé l'usage de ses jambes. "Je marche ! Je marche", disait-il. Le public, en larmes, applaudissait : Soubirou est retournée s'asseoir, sourire aux lèvres, alors que Bounaffou faisait des claquements de dents avec sa bouche, pour détourner l'attention.

Au bout d'une dizaine de questions toutes aussi fadasses les unes que les autres, Raymond Bounaffou a empoigné avec vigueur un micro volubile qui campait sur un accoudoir : "Je vous entends parler d'économie, d'éducation, de culture, d'emploi, mais pas un mot sur le sujet qui intéresse le plus les français. Omerta politique ? Sujet tabou ? Madame Royal, je ne suis pas un homme de compromis. Alors, haut et fort, je vous pose cette question : etes-vous numismate ?" Silence dans le public. La Ségolène lui a demandé de reposer sa question, de la préciser. "Souhaitez-vous faire de la France un pays numismate ? LE pays numismate de référence ??? En êtes-vous capable, madame Royal ?? En êtes-vous capable??", s'est-il emporté, bondissant hors de son siège, en lançant des graines de tournesol. "Répondez-moi !!! Répond-moi, bourgeoise !! Bourgeoise !!", a répété Bounaffou, avant d'être interpellé en direct par le service de sécurité de TF1.

Ayant repris ses esprits, il fut autorisé à regagner l'assemblée une vingtaine de minutes plus tard. Hélas, la voix de crécelle de sa rivale aux présidentielles le mettait hors de ses gongs. Sur la question du SMIC à 1500 euros, au moment où elle commença à répondre, Raymond Bounaffou se met à rire à gorges déployées, sans entraîner la moindre réaction. Sur le financement de son programme, Ségolène Royal a tenté d'éluder la question. Peine perdue, puisque Bounaffou l'a invectivé d'un surprenant "Ridicule ! Vous n'êtes qu'une comptable", qui a troublé les spectateurs. "Calmez-vous, bon sang, a crié le journaliste dégarni, calmez-vous !! Mais qui êtes-vous, bordel ?? Qu'on sorte du plateau ce connard !" Des militants du Mouvement Neutre (Nico, Jean-Claude Darcheville, Flo) se sont alors rués sur PPD et sur Ségolène Royal, traînée par les cheveux dans un coin obscur par l'Oncle Dick, et Kolia, le futur premier ministre, a pris le contrôle de la réalisation : les caméramans, judicieusement bâillonnés et attachés, se sont joint au mouvement.

" Bonsoir à tous, amis numismates!", a clamé Bounaffou, alors que les gens tentaient vainement d'échapper à la bagarre entre le service d'ordre et les militants du parti. Jean-Claude Darcheville, malgré plusieurs bras de fer remportés avec brio, dut s'incliner face à une charge héroïque de dix-sept vigiles. L'handicapée qui avait été touché par Ségolène Royal a commencé par mouliner les bras : il s'est immédiatement fait casser la gueule. La publicité a alors retenti, sonnant le glas du discours Bounaffesque et de l'émission. L'armée de terre, tanks en bandoulières, a mit un terme aux combats, vers 22 heures 37, sans retrouver la trace de Ségolène Royal - si ce n'est une petite culotte rose.

Raymond Bounaffou, actuellement en garde à vue, sera libéré d'ici deux jours.

Par Le Mouvement Neutre - Publié dans : Politique
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