Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

Commentaires

Restes du frigo

Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 00:00

« Docteur, j’ai un problème. »

« Ecoutez, mon collègue m’a téléphoné hier à propos de l’épineuse question de votre priapisme, mais je ne me suis pas encore penché sur le dossier, si j’ose dire. »

« Non, je parlais d’autre chose. Cela concerne mon Blog. »

« Votre Blog ? »

« La taille de mon blog. »

« Il vous complexe ? »

« Non, il est complexe : à force de jongler entre les personnages, ma schizophrénie a atteint ses limites ; à force de gagner en popularité, mon cerveau s’est anormalement hypertrophié. »

« A quoi voyez-vous ça ? »

« A mon ego. »

« J’ai pas dit . J’ai dis à quoi. Je me fous que vous ayez visité Monte-Carlo et ses environs récemment. »

« Lorsque j’entends des applaudissements dans la rue, je deviens rouge et je supplie les gens d’arrêter, parce que c’est gênant. »

« Les gens vous applaudissent dans la rue ? »

« Non, ils tapent des mains pour écraser les mouches qui me suivent. Mais cela reste gênant, au moins pour ces pauvres mouches. »

« Comment se porte votre Blog ? »

« Couci-couça, docteur. »

« C'est-à-dire ? »

« Un coup bien, un coup moins bien. Couci-couça est une locution adverbiale couramment utilisée pour exprimer le… »

« Je sais ce que veut dire couci-couça. Mais développez sur ce mal-être. Votre Blog ne vous satisfait-il pas entièrement ? »

« Je crois qu’il me trompe, docteur. »

« Avec qui ? »

« Avec l’absurde. J’ai plus de lecteurs que lorsque J’avais 80 de Blog-rank, et pourtant j’en suis dorénavant à 70. C’est totalement Illogique. »

« Je rappelle que vous vous occupez d’un blog absurde. »

« Oui mais c’est gênant. »

« Je sais. Pardon pour les mouches, mon déo est polonais. Désirez-vous que je ferme la fenêtre ? »

« Si possible, oui. Et si vous pouviez-dire à Carlos Santana de quitter cette pièce, sa présence me perturbe un peu. »

« Excusez-moi, j’attendais le bus. Je reviendrais quand la séance sera terminée. »

« Merci. »

« Merci. Reprenons, Monsieur Myblack. Bien. Ressentez-vous une certaine lassitude avec votre Blog, au bout de presque deux ans de vie commune ? »

« Bien sûr. »

« Ressentez-vous un certain découragement à la vue de certains de vos articles écrits en deux heures qui n’obtiennent qu’en récompense qu’une dizaine de commentaires ? »

« Bien sûr. »

« Pensez-vous que le temps passé sur votre blog vous empêche d’exercer d’autres activités, telles que l’écriture d’un roman ou la rédaction de nouvelles ? »

« Bien sûr. »

« Vous comptez me dire bien sûr jusqu’à la fin de cette séance ? »

« Bien sûr. »

« Je vois. Vous avez besoin de repos. »

« Merci docteur, mais je vous assure que je ne suis pas en érection ce coup-ci »

« Et ce coup-ça ? »

« Non plus. Et concernant mon blog ?»

« Du repos aussi. »

« C'est-à-dire ? »

« Postez-moins. Faites des breaks. Marquez des pauses. »

« Comme Nike, vous voulez-dire ? »

« Avec ce genre de jeu de mot, c’est vos lecteurs qui auront besoin d’un psychiatre pour les comprendre.»

« Docteur, j’ai besoin de poster. Je prends du plaisir en le faisant. »

« En arrêtant tout, vous serez en manque. Et si vous ne le faisiez que deux fois par semaine ? »

« Deux fois par semaine ? Je ne pourrais jamais tenir, docteur. »

« Il y a des Blogueurs très bien qui font ça deux fois par semaine. »

« Oui mais ils n’ont pas de priapisme. »

« Vous n’avez qu’à rédiger des articles moins pénétrants, je ne sais pas moi, putain vous m’emmerdez à la fin ! Est-ce que je vais chez vous vous ennuyer avec vos petits tracas personnels, moi, hein ? Et mon intimité, vous y pensez à mon intimité ? Merde, c’est chiant le sans-gêne qu’ont les gens, à la fin, bordel ! »

« Docteur, je ne suis pas psychiatre, moi. »

« De toute manière la séance est terminée. »

« Attendez, avant de partir,  je voulais m’entretenir avec vous d’un petit soucis de vidéo rejetée par Youtube pour cause de non-respect des conditions d’utilisations. »

« En quoi cela me concerne-t-il ? Je ne suis pas informaticien. »

« Non, mais ce n’est pas la première fois qu’elle est rejetée. Tout a commencé en 1993, lors de la rentrée de cm2. Nous étions assis autour d’un feu de camp que des professeurs ravivaient en jetant des directives de L’Education Nationale, quand un nuage se forma dans… »

« Jeannine, annulez tous mes rendez-vous de l’après-midi. Je tiens là le plus beau cas de ma carrière. Poursuivez. »

« … la netteté du ciel. Catherine était différente des autres. Elle n’avait pas véritablement d’amis. …. »

« Bien, bien, poursuivez. »

« Vous savez comment sont les gosses, à cet âge. Toujours à vadrouiller au lieu de rester sagement assis à écouter les émissions d’Yves Calvi sur les drames du réchauffement planétaire ou de la froideur électorale des sympathisants communistes. Catherine était pourtant une vidéo comme les autres, bien qu’un poil légèrement plus bâclée que les autres. »

« Comment ça ? »

« Elle avait été tournée par un Sony Cyber-shot S750 à 117,50 euros alors que ses camarades avaient pour géniteur un Olympus E-420 à 469,80 euros. »

« Votre vidéo n’était pas du même niveau sociale que ses copains de classe, ce qui provoquait en elle une appréhension qui, je pense, devait se ressentir. Etait-elle appréciée des professeurs ? »

« Oui, surtout du professeur de Français, qui adorait son ton iconoclaste, l’approximation revendicatrice de ses travellings, sa perception décalée du monde, alors que ses camarades se contentaient de filmer sans flou l’insipide réalité normale du quotidien. Catherine souffrait de cette incompréhension. Elle aurait tant voulu être comme tout le monde, être acceptée des autres. Je pense que le déclic est intervenu un jeudi. »

« Un jeudi ? Oui ? Je vous écoute ? »

« Et je sais pas ce qu’il se passe ensuite, la vidéo se termine là, j’ai plus de batterie. »

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 10:02

L’article « Idées reçues » du 15 juin a été censuré par Over-Blog. Il comportait des scènes ayant choqué un public non averti, qui a pris peur devant les mots « noir », « juif » et « sexe ». Pour guise d’unique avertissement, j’ai reçu cet après-midi ce mail de la part de Nicolas d’Over-blog :

 

Bonjour,
Un certain nombre de propos tenus sur votre blog sont de nature illicite et doivent êtres retirés.
Voici l'adresses de l'article relevé par des internautes et manifestement illicite :
http://www.myblack.org/article-17340451-6.html

Votre blog a été suspendu, merci de nous informer dès lors que l'article litigieux aura été supprimé.

Cordialement,
L'équipe d'Over-blog

 

 

J’ai dû envoyer deux mails à ce préposé au civisme mou dans l’espoir d’obtenir l’annulation de la suspension de mes identifiants pour réparer l’outrage.

Oui, chez Over-blog, non seulement ils vous demandent de supprimer l’article, mais en attendant ils vous éliminent votre Blog et changent vos identifiants. Pratique, pour supprimer un article.


Que la frontière entre le premier et le troisième degré soit parfois mince, je le concède volontiers, mais j'aimerais la prochaine fois que je dérape un minimum de politesse. Jouez au shériff, pourquoi pas, mais seulement si les indiens ont le temps de fuir pour sauver leur peau.

Mon cher petit Nicolas, je tiens à te dire qu'il est hors de question que je m'abaisse à rédiger un Blog sur la cuisine de poisson ou les fournitures de bureau écologique pour dormir dans tes petits-papiers.

L’article de la honte se trouve désormais sur le Blog de mon confrère Gérard Crobard. Refusant pour ma part de sucrer un article, je vous propose une version allégée du vilain petit canard :

___________________________________________________________________

 

Impossible de circuler sur Internet sans tomber nez à nez sur des préjugés douteux. Rien que sur ce blog, entre les blagues de Gérard Crobard et les assertions de Guy Birenbaum, le discernement est un art à lequel bien peu s’essaye. Les clichés ont la cote et on ne sait même plus quand Myblack est réellement raciste ou quand il fait semblant de ne pas l’être.

Si certaines idées reçues ont une légitimité, la plupart défèquent leur lot de balivernes et ne sont que salmigondis.

Je sais pas trop ce que signifie ce mot mais ça m’a l’air bien dégueulasse, en tout cas.

Il est grand temps d’assassiner en plein cœur de leur syntaxe ces stéréotypes pas top, ou du moins les opérer sans anesthésie pour savoir de quoi elles retournent.

 

 

1) Les [poulpes] sentent mauvais                 VRAI

 

Après un match de football ou tout autre effort corporel, la transpiration provoque chez l’homme plusieurs odeurs désagréables pour ses contemporains restés propres. Les aisselles – plus communément appelés « dessous de bras » en jargon scientifique – sont ainsi une zone particulièrement sensible, et les [poulpes] n’y font pas exception.

 


2) Les Allemands sont des [poulpes]                       FAUX

 

Avec les beaux jours de l’Europe des 27, les nationalités ont pratiquement disparu de la carte. Tout le monde est européen, unis dans la même culture, la même monnaie. L’Allemagne n’est donc plus qu’une entité étriquée qu’il est difficile de relier à une idéologie telle que le [poulpes]

Ainsi, il est faux de dire que les Allemands sont des [poulpes]. Par contre, la phrase « Un certain nombre d’européens sont des [poulpes] » est hautement véridique.

 

 

3) Les gens beaux sont [poulpes]      VRAI

 

Les gens beaux n’ont pas besoin d’être intelligent pour réussir dans la vie : il n’y a qu’à voir les [poulpes]  de M6 ou les [poulpes] de la Redoute. Par contre, les métiers indignes et dégradants nécessitant de longues études tels que [poulpes], [poulpes] de Sans Aucun Doute ou [poulpes] de droite sont monopolisés par les moches. De plus Myblack est particulièrement [poulpes]. Des signes qui ne trompent pas.

 

 

4) Les asiatiques ont un petit [poulpes]                   FAUX

 

Proportionnellement à leur taille, ridiculement concise, les asiatiques ont un [poulpes]  parfaitement adapté. Bien sûr, sur un corps d’Américain standard ou de Français lambda il paraîtrait grotesque, mais en Chine ou au Japon il ne choque personne. En tout cas pas les femmes chinoises ou japonaises. Ou alors elles ne l’ont pas encore fait savoir.

 

 

5) Les [poulpes]  volent                    VRAI

Mais il n’y a pas qu’eux. La plupart des communautés s’adonnent au vol, que ce soit dans la rue ou dans les campings. Moi-même, à l’âge de 11 ans, j’ai volé des bonbons chez un buraliste un peu trop distrait. Et pourtant je ne suis pas un [poulpes]. Enfin je crois, vu que les flics m’ont relâché.

 

 

6) Les conducteurs de [poulpes]  ont une vie sociable   FAUX

 

A part Eric Vergoux, en Haute-Loire. Mais, à ma connaissance, c’est le seul.

 

 

7) On a le droit de se moquer des [poulpes] VRAI

 

Il est tout à fait possible de se moquer des [poulpes], comme nous avons la permission de nous moquer des non [poulpes]. Les morts ont également le droit à la critique, de même que les [poulpes] nains, les [poulpes] chauves, les [poulpes] bègues ou les [poulpes] cons. Par contre évitez de jeter des [poulpes]  en fauteuils roulants en haut d’un escalier en poussant des rires sataniques : c’est un peu trop voyant – et ça dérange les voisins qui aimeraient bien dormir.

 

 

8) Les [poulpes]  ignorent que Dieu n’existe pas    VRAI

 

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui les poussent à être [poulpes], outre les draguées et les hosties distribuées lors de la messe. Même si certains [poulpes]  sont des gens bien – oui, c’est de toi dont je parle -, ils sont parfois lassants à croire en des choses inventées à une époque où Internet n’était que spermatozoïde. D’ailleurs, pour beaucoup d’entre eux ce Blog n’existe pas.

 

 

9) Les [poulpes]  ne savent pas ce qu’elles veulent   VRAI

 

Les [poulpes]  ne peuvent prendre une décision sans avoir auparavant changé d’avis une multitude de fois. Les hommes, au contraire, agissent sans réfléchir en se moquant des conséquences, laissant les [poulpes] disserter sans fin. Lorsqu’un homme décide de se jeter la tête la première sur un buisson épineux, la femme hésite, se tâte, triture son sac à main. Du coup, la question se pose : si les [poulpes]  ne savent pas ce qu’elles veulent, est-ce tout simplement parce qu’elles ne veulent rien ?

 

 

10) Cet article foutra la merde          FAUX

 

Rien de bien polémique là-dedans. Les populations concernées, épargnés par l’article, ne s’en offusqueront pas. A moins qu’un poulpe porte plainte pour diffamation.

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 00:00

 

[Et nous retrouvons sans plus attendre Guy Dumin, l’animateur vedette de Scoop à la Une. L’émission des révélations en cascade qui n’a pas peur de noyer ses téléspectateurs sous une pluie de confidences.]

 

 

Guy Dumin : Bienvenue à tous pour ce nouveau numéro de Scoop à la Une, l’émission calibrée spécialement pour faire de l’audimat. Confortablement installé dans mon studio chauffé au feu de bois, je m’avance vers le téléphone et demande, d’une voix grave, à mon envoyé spécial de l’autre bout du monde : « Patrick, alors, quoi de neuf chez vous ? »

Patrick Bouchard : J’ai du mal à vous entendre. Il semble y avoir quelques secondes de décalage au décollage.

Guy Dumin : Je disais : « Patrick, quoi de neuf chez vous ? ». Je rappelle qu’ici, de Paris, les spectateurs ne vous voient pas.

Patrick Bouchard : Oui. Oui, je vous entends. C’est extraordinaire ce qu’il se passe actuellement, ici, en Afghanistan ! Je suis dans le sud du pays, sous le flanc d’un rocher où pendent des outres de chèvres, et j’aperçois, oui, j’aperçois actuellement Ahmad Marahan, l’un des chefs talibans recherchés par les Etats-Unis.

Guy Dumin : Vraiment ?!

Patrick Bouchard : Tout à fait. Ah, attendez, il semble qu’il parle. Oui, il parle, apparemment, l’homme barbu parait s’adresser à quelqu’un ; mais mon champ de vision réduit m’empêche de déterminer la cible.

Guy Dumin : Et en bougeant un peu ?

Patrick Bouchard : J’essaye, mais… Non, c’est lui. Il reste immobile. Qu’attend-t-il ? Il regarde dans le vide, maintenant.

Guy Dumin : Dans le vide ?

Patrick Bouchard : Ecoutez, je pense être tombé en plein trafic d’armes. Un rendez-vous de contrebandiers. Il a tout du terroriste qui attend son fournisseur. Hum, mon flair me trompe rapidement.

Guy Dumin : Décrivez-le nous, ce Ahmad Marahan. Comment est-il ?

Patrick Bouchard : Assez moche. Très moche, même. Ouh-là-la qu’il est laid.

Guy Dumin : A ce point ?

Patrick Bouchard : Un mix entre Brigitte Fontaine et un Sandwich Daunat. Le nez trapu, les mâchoires véhémentes. Tout droit sorti de Prison Break. Une barbe imposante, des cheveux en batailles, normal, pour un taliban, en batailles. Des yeux assez inexpressifs. Il est assis, là, je ne me rends pas bien compte de sa taille.

Guy Dumin : Il est assis ?

Patrick Bouchard : Oui, c’est étrange. Il est assis. Il semble attendre quelque chose, quelqu’un. Son visage se marque d’interrogations.

Guy Dumin : Vraiment ? C’est étonnant.

Patrick Bouchard : Il ne semble pas très sûr de lui. J’ai du mal à percevoir un quelconque charisme de là où je suis placé.

Guy Dumin : Vous le voyez bien ?

Patrick Bouchard : Très bien, même ! Oh !

Guy Dumin : Oui ?

Patrick Bouchard : Il se gratte le nez.

Guy Dumin : Ah. Et que fait-il, sinon ?

Patrick Bouchard : Pas grand-chose. Il attend.

Guy Dumin : Il est tout seul, actuellement ?

Patrick Bouchard : Exactement. Seul, aussi seul qu’un Myblack.

Guy Dumin : Myblack, le pédoph... ? Attendez, attendez, que je consulte mes fi…

Patrick Bouchard : Oh !!

Guy Dumin : … chQUOI ?

Patrick Bouchard : J’ignore pourquoi, mais il vient d’agripper une feuille de papier ! Mes jumelles ne peuvent m’en dire plus. Probablement un plan !

Guy Dumin : On dirait que la rencontre se précise. Entendez-vous un bruit de jeep, Patrick, un signe annonciateur de la venue d’un éventuel trafiquant d’armes ?

Patrick Bouchard : Non. D’ailleurs il vient de poser ses feuilles. Il est retourné dans sa posture d’attente.

Guy Dumin : Ecoutez, peut-être pouvons nous l’arrêter ? S’il est recherché par les USA ?

Patrick Bouchard : Ok. Je transmets ses coordonnées. La Force internationale d'assistance à la sécurité dirigée par l’OTAN ne doit pas être loin. C’est parti. Latitude, longitude, taux de cholestérol, pointures de sandales, ça y est, c’est envoyé !

Guy Dumin : Nous allons vivre une arrestation de terroriste en direct ! Ne zappez pas ! Un grand moment de télévision ! L’arrestation d’Ahmad Marahan, en direct !

Patrick Bouchard : Guy, Guy !Ahmad Marahan semble se douter de quelque chose ! Il s’est levé de son siège, survolté ! Il remue les bras avec discordance, excité, il a dû se douter d’un truc !

Guy Dumin : Merde ! Merde !

Patrick Bouchard : Il n’arrête plus ! Qui a pu donc l’avertir ? Bon sang, et si j’étais épié ? Guy, est-ce que vous m’entendez, Guy ?

Guy Dumin : Oui Patrick, je vous entends !

Patrick Bouchard : Il semble survolté ! Ce n’est pas normal, Guy ! Quelque chose cloche !

Guy Dumin : BORDEL DE MERDE ! Ahmad Marahan prend-t-il la fuite ?

Patrick Bouchard: Non, aucunement. Il se contente de zigzaguer dans une espèce de plateau. Je le distingue mieux : il porte une chemise, une cravate. Une cravate avec des Mickeys.

Guy Dumin : Une cravate avec des Mickeys ?

Patrick Bouchard: Oui, des Mickeys. Des Mickeys qui jouent au golf.

Guy Dumin : Patrick, est-ce qu’Ahmad Marahan se gratte encore le nez, là ?

Patrick Bouchard : Attendez, je regarde… Oui ! Oui ! Il se regratte le nez, effectivement !

Guy Dumin : Est-il en train d’insulter une jeune femme blonde tenant un expresso ?

Patrick Bouchard : Incroyable ! Il le fait ! Diantre, comment le savez-vous !  

Guy Dumin : Vous regardez depuis tout à l’heure le retour plateau, Patrick.

Patrick Bouchard : Comment ça ?

Guy Dumin : L’image dans le petit moniteur. Le monsieur dedans.

Patrick Bouchard : Ahmad Marahan ?

Guy Dumin : Non. C’est moi, le monsieur dedans. Pas Ahmad Marahan.

Patrick Bouchard : En tout cas il tire une tronche pas possible, le taliban.

Guy Dumin : Patrick, je suis Amhad Marahan.

Patrick Bouchard : C’est vous, le terroriste ! Bon sang !! Quand votre femme va savoir ça !

Guy Dumin : Non ce n’est pas moi, vous m’avez pris pour lui. L’homme que vous regardez depuis dix minutes dans le moniteur, c’est moi, Patrick.

Patrick Bouchard : Oui. Bien sûr, mister Marahan. Bien sûr.

Guy Dumin : Puisque je vous répète que je ne suis pas ce type !

Un soldat de l’OTAN : Mister Marahan, put your hands on the dancefloor !

Guy Dumin : Quoi ? What ? Qui are you ?

Patrick Bouchard : Tiens, mais voilà les troupes de l’OTAN !

 

Un autre soldat de l’OTAN : Shut up, motherfucker !

Guy Dumin : Ecoutez, il s’agit là d’une regrettable méprise.

Le même soldat : Suck my dick, asshole !

Guy Dumin : Auriez-vous l’amabilité de réitérer votre requête, s’il vous pl…

Un soldat de l’OTAN : Kill him ! Kill Him !

[tirs de mitraillettes dans la salle]

Les soldats de l’OTAN : Nice job, guys !

Guy Dumin, en sang : Rahhhh… je… je… à vous les studios… argh…

Patrick Bouchard : On l’a eu, cet enculé ! On l’a eu !

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 00:25
La science a offert à l’humain dégénéré le satellite, les cartouches couleurs d’imprimantes et la bombe insecticide. Elle a aussi mis fin à l’obscurantisme des religions en démontrant que l’existence de Dieu découlait des peurs de l’orage, de l’inexplicable des maladies et de la propagande idéologique des gouvernants du passé. Enfin disons qu’elle aurait dû y mettre fin.
 
Après des années de recherche top secrètes dans des laboratoires où jamais l’homme n’aurait eu l’idée de fouiller (la bibliothèque d’Eve Angeli, le pressing de Michael Youn, la penderie de ma petite amie), la science a effectué un nouveau pas dans la luminosité de la compréhension planétaire en dévoilant au grand jour les ramifications du cerveau de Myblack.
 
Le cerveau de Myblack comporte 7 cellules nerveuses tout à fait exceptionnelles, qui font de lui un être envié de la terre entière et régissent le fonctionnement de son Blog, la construction de ses articles et l’articulation de son humour.
La différence entre son cerveau et le vôtre est subtile, aussi subtile que l’évolution de l’Australopithèque en Homo Sapiens.
 
  cerveau-myblack.JPG
 
 
 
1 : Le Sébastien lobe. Héréditaire, il a été légué à Myblack par son père dès sa naissance en échange de 20% des dividendes de son succès futur. Myblack l’utilise pour trouver les innombrables concepts de ses chroniques sans le moindre labeur et savoir à l’avance ce qui sera susceptible ou non de plaire à son public. En cas de guerre atomique annihilant 98 % de l’espèce humaine, ce lobe sera implanté dans la boîte crânienne de tous les représentants de la nouvelle race pure – dont Benjamin Castaldi sera le modèle.
La position du Sébastien lobe – tout en haut du cerveau, loin des autres - justifie la réputation d’égocentrique solitaire accolée à son détenteur.
 
2 : Muscle du Gevouzanmairdhe. Constamment insulté dans la rue, Myblack s’en sert pour épurer tous les reproches passant près de ses oreilles. Il peut ainsi continuer son chemin sans se soucier du qui dira-t-on et vagabonder en écrasant les tabous, les pauvres et les conventions. Sans le muscle du Gevouzanmairdhe, Myblack se serait déjà suicidé 38 fois. Grâce à lui, Myblack ne se froisse jamais, n’entre jamais en colère, ne montre aucune susceptibilité. Il se sert des critiques pour avancer, pas pour déprimer. Sauf quelquefois, où le cortex de la misanthropie se met alors en marche (voir 5).
 
3 : Compartiment à légumes. A l’origine du goût infondé de Myblack pour l’humour absurde. Sont rangés ici les innombrables aliments se mettant à discourir en plein débat sur l’esclavage ou bien encore les bassistes de Superbus coincés dans les estomacs des malades. S’il a tendance à s’atrophier à mesure que les années de faculté s’éloignent, le compartiment à légumes ressurgit de temps dans des endroits inopportuns, tels que des rendez-vous amoureux ou des examens de concours de journalisme. Comme la mousse de la bière, il faut faire avec.
 
4 : Neurone du Yau-de-poêle. Sorte de gigantesque caisson à jeu de mot constitué de 103 millions de vaisseaux se connectant simultanément à la vitesse de l’éclair. Etrangeté de la nature, 8ème merveille du monde, sa prééminence tend parfois à interagir trop violemment en société : mais, avec l’expérience, Myblack a appris à se contrôler. Le neurone du Yau-de-poêle distille environ cinquante jeux de mots/secondes à Myblack, qui n’a ainsi plus qu’à choisir le plus approprié au contexte. Poil au sexe.
 
5 : Cortex de la misanthropie. Capital, il est à la source des articles les plus polémiques de Myblack. Nourrissant sa sincère haine des gens à mesure des rencontres, le cortex de la misanthropie est notamment à l’origine de l’incendie Grégory Lemarchal et des dérives de Gérard Crobard. Par chance, le cortex de la misanthropie entre en hibernation à chaque fois qu’une fille se met à parler à Myblack ; il rentre pour ainsi dire très peu en hibernation.
 
6 : Gêne du plaisir. Explique le trop-plein de sexe dans les articles de Myblack. La gêne du plaisir s’active généralement lors de paragraphes faiblards, provoquant un afflux de mots salaces destinés à rehausser la jauge de rire potentielle. On pourrait s’étonner, connaissant l’anatomie de Myblack, de sa relative petite taille. Mais, comme dit le proverbe : là où il y a trop de gène, il n’y a pas de plaisir.
 
7 : Tumeur décelée la semaine dernière.
 
 
 
 
 
 
(en collaboration avec les frères Bogdanoff pour les termes scientifiques à la con)
Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 00:00

-  Et ici, mesdames et messieurs, vous pouvez entrapercevoir une inscription picturale de la fin du XXème siècle.
-     On dirait du Braque, non ?
-        L’auteur de cette œuvre est malheureusement anonyme, chère madame.
-        Ce rose n’est-il pas un tantinet trop néoclassique ?
-        Il faudrait pour cela demander à l’auteur, madame…
-        Monsieur le guide ?
-        Oui ?
-        Qu’est-ce que c’est, ça ? En bas du tableau ? N’est-ce pas le nom de l’auteur ?
-        Ca ? Non, pas du tout. Il s’agit de l’endroit où la pièce a été conçue. Le village ou le département de naissance de l’artiste, probablement, même s’il est difficile d’en être totalement certain.
-        Givenchy ?
-        Dans le Rhône.
-        Ce qui expliquerait sa pollution ! (rires)
-        Excellent, vraiment excellent. Bien, poursuivons la visite, je vous en prie. Voici un second tableau, d’influence hollandaise. Sa perspective est vraiment inhabituelle, et s’organise autour de trois niveaux de profondeurs. Au premier plan une jeune femme aux habits absents attend son mari parti à la guerre. Au second plan, des biches violettes jouent au Docteur Maboul en sirotant des Yop. Enfin, la lumière discrète rend hommage aux veilleurs de nuits bretons qu’on peut discerner à l’arrière-plan.  
-        C’est étrange. 
-        Oui ?
-        Cela ressemble quand même vachement à une publicité pour Eurodisney. Enfin je dis ça peut-être ça parce que j’y connais rien en peinture, du coup enfin je vois pas les mêmes choses que vous, qui vous y connaissez vachement.
-        Tout à fait.
-        Ah ok.
-        Ce bruit lancinant fait-il également partie de la visite ?
-        Cet espèce de frottement vrombissant saupoudré de murmures impalpables, vous voulez dire ?
-        Oui.
-        Oui, mais nous irons à sa rencontre tout à l’heure, en fin de journée. Le musée est si grand, chaque chose à la fois. Ah, voici une fresque rupestre datant de la fin de la préhistoire. Vous pouvez voir les ravages du temps dans hé restez à l’arrière !!
-        Ah, pardon. Je voulais simplement voir de plus près…
-        Il est interdit de toucher aux pièces de l’exposition !

 

 













-
       
Ok, ok. Pardon…
-        C’est beau, ces couleurs d’époque.
-        Elles semblent si proches de nous et si loin à la fois.
-        Oui, surtout avec la distance de sécurité imposée par le guide.
-        Une vraie toile de maître.
-        En effet. D’ailleurs je le vois même écrit en bas du tableau : « va te faire mettre »
-        Pour une première à Paris, nous sommes gâtés !
-        Cet amas de culture à portée de doigts, pour presque rien !
-        Bernard, quel est le nom de l’artiste ?
-        Attends chérie, je me rapproche… Alors… Renoi.
-        Auguste Renoir ?
-        Non. Renoir. Sale Renoi. Son frère, peut-être.
-        Bon, bon, changeons de salle. Allez, tout le monde me suit !
-        Ou son oncle, peut-être.
-        Sa mère ?
-        Son chien ?
-        Oh, regardez !

 

 














-
       
C’est splendide !

-        Mesdames et messieurs, voici un parangon de finesse, une frêle esquisse du génie de Leonard de Vinci. Ce tableau a été peint en 1441 par l’artiste florentin puis racheté en 1497 par Louis XII. Une œuvre vraiment étonnante de l’artiste.
-        Leonard de Vinci n’est-il pas né en 1452, monsieur le guide ?
-        Si. C’est pour cela qu’il s’agit d’une œuvre vraiment étonnante.
-        Les fauteuils jaunes font-ils partie de la fresque ?
-        Tout à fait, ils sont d’époque.
-        Et ce tableau-là ?

 

 













-
       
Un bleu typiquement viennois, vous ne trouvez pas ?

-        J’aurais davantage dit romain.
-        Il ne s’agit pas d’un tableau, mais d’un lieu de prière médiéval.
-        Vraiment ?
-        Oui. Saviez-vous qu’au moyen âge, les lépreux et les vagabonds en décomposition lombaires se réunissaient autour de ce lieu de culte pour implorer la grâce du seigneur ?
-        Oh…
-        Oh…
-        Et que sont ces noms étranges ? Odéon ? Raspail ?
-        Des divinités du cru. Saint-Michel était considéré comme le protecteur des détrousseurs de chemin, qui profitaient de l’innocence des promeneurs naïfs pour s’emparer de leurs économies. 
-        Eh ben.
-        Ca fait froid dans le dos.
-        Oh, regardez !
-        Oh !
-        Oh !
-        Quoi ? Où ça ?
-        Oh !
-        Messieurs, mesdames, gardez votre calme !
-        Qu’est ce qu’est ?
-        On dirait une sorte d’ours empaillé
-        Y a-t-il donc des ours à Paris ?
-        Plus qu’en Bretagne, certainement ! (rires) 
-        Ca nous change de Concarneau, c’est sûr ! Un ours empaillé ! Incroyable !
-        Non, ce n’est pas un ours empaillé. Il est vivant.
-        Un ours vivant ? Si on nous avait dit que le comité d’entreprise nous permettrait de rencontrer des ours en captivité, aucun d’entre-nous ne l’aurait cru !
-        Excusez-moi, monsieur le guide, mais de quelle nationalité est cet ours ?
-        D’Europe de l’Est.
-        Slovène ?
-        Non. D’Europe de l’Est. Je peux l’affirmer grâce à ces grognements, mais le fait qu’il ne possède pas de papiers d’identité m’empêche d’affiner son lieu de baptême.
-        Il a l’air si doux.
-        Ne vous fiez pas à son regard implorant d’humanité et sa main tendue vers vos sacs : il est particulièrement dangereux et nuisible.
-        Son œil torve danse de travers, comme dans les chorégraphies de Kamel Ouali. Il me paraît malade.
-        Il faudrait s’en occuper, non ? Pauvre chou.
-        J’ai envie de le prendre dans mes bras, ce gros nounours poilu.
-        Il ressemble tant à ton père, tu ne trouves pas Bernard ?
-        Il doit se sentir seul.
-        Détrompez-vous, mesdames et messieurs : ce musée est en rempli. Il suffit simplement de ne pas y prêter attention. De ne pas prêter tout court, d’ailleurs, de ne pas prêter, ni donner.
-        On dirait qu’il veut parler !
-        Non, ce sont justes des borborygmes. Allez, messieurs et mesdames, continuons la visite.
-        Il me reste un morceau de sandwich, peut-être serait-il bon de…
-        Non ! Il est formellement interdit de nourrir les animaux !
-        Et même le petit ?
-        Même les petits des animaux, oui !
-        Mais c’est terrible.
-        Pauvre bête.
-        J’ai peur pour lui. Il a l’air si fragile, si innocent, dans ce long couloir gris.
-        Bon, mesdames et messieurs, si vous voulez continuez la visite et laissez ce SDF tran… euh cet ours tranquille, nous allons…
-        Ce quoi ?
-        Il a dit SDF ? Hein ? J’ai pas rêvé ? Il a dit SDF ?
-        Un SDF ? Ou ça, un SDF ?
-        Maman, maman, j’ai peur !
-        Un SDF !! Au secours !
-        Que tout le monde garde son calme !
-        Un SDF !!! Un SDF !!
-        D’Europe de l’Est ! Un SDF d’Europe de l’Est ! Au secours !!
-        Ah ! Mon dieu !
-        Au secours ! Bernard ! Bernâââârd !!!! Bernââââââârd !!!

 

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 00:15



Le lecteur du Blog de Myblack qui avait tenté d’enlever l’un des 10298 commentaires de l’article Tournée Annulée pour Grégory Lemarchal a été arrêté hier soir par la Stasi d’Over-Blog. De race blanche mais parlant un dialecte proche de l’expert-comptable en chemise à carreaux, il a immédiatement été jeté du haut du pont Saint-Michel en pleine circulation intempestive de hors-bord motorisés. Finalement ramassé par un pécheur, le lascar a été placé en cellule, avant de s’évader puis d’être capturé par des pompiers, qui l’ont alors jeté dans une cage à lapin, enfin c’est du moins ce qu’affirme le gars de l’AFP qui visiblement s’est emmêlé les pinceaux en retranscrivant l’affaire sur ordinateur.

 

S’apercevant du vol de l’une des branches de son bijou, Myblack, toujours soupçonneux lorsqu’il s’agit d’humain, n’avait pas hésité une seule seconde pour déclencher le dispositif « Alerte enlèvement » mis en place en février 2006 par des gens prévoyants. La promptitude des policiers a permis l’arrestation du brigand, visiteur régulier du Blog de Myblack depuis janvier de cette année.

 

« Le malotru possédait une taille corrélative d’un mètre 74, une barbe pyromane de quatre jours et, dans sa poche gauche, un canif à l’allure médiatique », a déclaré le sergent Marton. Devant l’inintelligibilité de ce propos, son supérieur a immédiatement rectifié le tir en précisant que la barbe du pickpocket n’était pas « pyromane » mais bien « pétaradante. » Les journalistes présents, qui ignoraient tous l’existence de ce dernier adjectif, ont alors tourné la page de leur bloc-notes en faisant semblant de comprendre.

 

Ce larcin trouve un synonyme dans le récent vol du charisme de Myblack, le 11 mars. Rappelons pour les incultes qu’un homme s’était emparé, à l’aide d’un grand sac, du charisme de Myblack, de son attractivité et de son pouvoir sexuel. Le cambrioleur, arrêté par la police, avait immédiatement reconnu sa faute. Le fait qu’on ait strictement rien retrouvé dans son sac fut considéré comme une preuve suffisante par le tribunal, en dépit de l’amour-propre de Myblack.

 

Après renseignement, le filou s’appelle Jean-Alain. Agé de 42 ans, ce fieffé gredin cherchait à s’extraire de sa condition d’expert-comptable en chemise à carreaux en dérobant une tranche d’humour symbolique du Blog de Myblack. « J’aurais ainsi pu séduire Marie-Louise, la secrétaire à lunettes du troisième étage dont le teint lilial me rappelle les paysages drômois », s’est épanché le ça me soule ces synonymes de voleur.

 

« Pour une fois que ce n’est pas un sinistre gamin de cinq ans faiblement caressé par un pédophile qui bénéficie du dispositif « Alerte enlèvement », mais un jeune homme dans la force de l’âge, alerte, à la peau mat et aux cheveux propres, on ne peut que se réjouir », a rajouté Gérard Crobard, interviewé par l’AFP. Rappelons que Gérard Crobard séquestre dans sa chambre treize gamin de cinq ans, dont seulement deux ont les cheveux propres. Ceci expliquant peut-être cela, ou en tout cas peut faire office de chute.

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 00:00
o

Ca y est, j’ai officiellement dénoncé mon voisin aux Allemands. Le formulaire est parti ce matin. Pas en train, les wagons sonnaient déjà complets.

Il n’était pas spécialement juif, pourtant. Ni communiste. Il était un homme, et c’était là son plus grand malheur. La vingtaine plus cinq, un sérieux concurrent dans l’immeuble. Un garçon tout à fait enviable. Propret. Même moi, quelquefois, je me surprenais à le désirer dans l’ascenseur, quand il était en érection. L’ascenseur.

Mon immeuble est mixte. Hélas, les occupantes sont souvent en double. Maquées. J’essaye de les séduire, mais elles me trouvent gros. Mon humour, surtout. Trop lourd, selon elles. Peu pratique, surtout en ascenseur. Trop de graisses, trop de disgrâces. Alors du coup, j’élimine.

Le premier à m’avoir quitté fut le vieux du 4ème, environ 28 ans selon son portefeuille que j’avais oublié de jeter avec le reste dans la benne à ordure. On ne comprend pas tout dans cette phrase mais c’est normal, je n’ai moi-même jamais compris le succès de ce type auprès des femmes. Un George Clooney qui se serait seulement appelé George, vous voyez le bonze ?

Un fêtard. Pas autant que cet Eric du 7ème et ses deux potes, que j’avais croisé en revenant du McDo, un soir. Je m’étais jamais rendu compte à quel point leurs sacs sont grands, chez McDo. On peut facilement y faire tenir six Big Mac. Ou trois little mecs.

C’est comme cette soirée où j’avais invité plusieurs résidus résidants du 3ème, chez moi, sans qu’ils ne soient au courant. Qu’est-ce qu’on a pu rigoler, moi et moi ! En plus, pour changer, personne de l’étage n’est venu se plaindre du bruit ! Difficile, la bouche pleine de chiffons.

Avec le départ de mon voisin, je suis désormais l’unique mâle de la bâtisse. Et bien croyez-le ou non, mais c’est loin d’être une sinécure. Surtout quand, comme moi, on préfère rester chez soi pour regarder des films. Ou s’en faire.

Les filles de l’immeuble me courent après, c’est affreux. Je déteste faire de l’exercice.

Voilà ce que c’est de délaisser vingt femmes insatiables d’hommes attentionnées, gentils, sincères et soigneux : elles sont si désespérées qu’elles s’en prennent à moi.

 

 

Pauline habite au 1er. Malgré la température du matin, elle se promène souvent sans jaquette. A croire que le froid n’a pas d’effet sur elle. Sur moi, si. Elle n’arrête pas de sonner à la porte pour soi-disant m’emprunter un tire-bouchon. Je refuse d’ouvrir : je ne sors pas avec les ivrognes, mêmes dix vins. Divines, pardon.

 

 

 

 

 

 

J’ai flashé sur Sylvie un jour près de la machine à laver du rez-de-chaussée. Elle se trompait d’endroit, je trempais mes slips. Dès la première seconde j’ai su que c’était la femme de ma vie. Si pour l’instant elle refuse de vraiment s’engager – elle serait actuellement à Beyrouth, petit con, m’assure son père -, je continue à croire à la viabilité de notre relation.

 

 



 

 

« Je ne vous ai pas déjà vu quelque part ? » « Si, sur le câble », m’avait-elle répondu. Dans cet ascenseur, transporté par mes émotions, je lui avais évoqué mes envies de fellation ; elle s’était penchée sur la question sans hésiter. Le début d’une grande histoire d’amour de quatorze secondes exactement – elle descendait au 3ème. J’espère la revoir un jour.


 

 

 Très mignonne, bien que, comme la touche, son nom m’échappe. Elle aussi, remarquez. Notre relation est épisodique : elle fonctionne par épisodes, par « à suivre ». Cette fille, je ne m’en lasse pas. Le problème c’est qu’elle aussi, elle ne m’enlace pas.

  

 

 Ah, Françoise. Tout un roman. Enfin dans l’hypothèse où l’imprimerie avait déjà été inventée lors de sa naissance. Ce sourire meublé de malice, cet oeil de verre bourré d’espièglerie, cette odeur étrange qui émane de sa peau… Françoise, c’est l’aventure ! Avec un grand A  – on est obligé d’agrandir la police, vu qu’elle arrive plus à lire.

 

Par Myblack - Publié dans : Restes du frigo
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