Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Content de vous retrouver ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : la drague dans le métro.
L'autre jour, mardi, 17 heures 16, je revenais d'un quelconque cours de géographie quand j'ai repéré une charmante jeune femme à la chevelure brune comme les blés. En pénétrant fébrilement mon ticket dans la fente de la machine, j'ai par erreur fait tombé ma carte bancaire ; elle l'a ramassée - sans toutefois me la rendre, mais c'est l'intention qui compte. Je suis donc immédiatement tombé amoureux d'elle, la 5ème fois cette semaine. Fasciné par les reflux de sa jupe, j'ai alors commencé une filature discrète mais néanmoins charismatique à travers les quais du métro parisien. Elle était si belle qu'il aurait fallu cent abat-jours pour que sa splendeur s'estompe. Je sais pas trop où elle comptait aller, mais plus elle marchait, plus je m'éloignais de chez moi, et plus j'approchais peut-être du grand amour, l'unique, celui sans format jpg.
On est monté ensemble dans une rame surchargée, je sais plus laquelle - c'était la première fois que je visitais ce coin de la capitale -, et on s'est mis à bavarder, elle avec son téléphone portable, moi avec ma conscience qui fantasmait sur ses cuisses. Ah, qu'il était merveilleux, ce tête-à-tête à plusieurs ! Il était 17 heures 26, d'après ma montre à quartz, et beaucoup à ma place aurait paniqué, angoissé devant cette pyramide qui s'érigeait face à mes lacets défaits. Il est vrai que la situation était complexe : comment aborder cette jeune fille sans commettre la moindre faute ? Comment paraître brillant et Dicapriesque, quand on est éteint et Cornillacquois ? Comment oublier la présence des autres gens prêt à s'esclaffer au premier accroc, à une éventuelle fin de non-recevoir ? Comment séduire une jolie fille dans le métro, à l'heure de pointe ?
Les jeunes filles seules dans le métro s'adonnent généralement, au choix, à l'une de ces 4 activités : le téléphone portable, la lecture, l'écoute musicale ou dormir. Certaines en profitent pour résoudre des équations à huit inconnus, mais elles restent rares - du moins à Paris. Attardons-nous donc sur chacun des cas :
- Le téléphone
Une fille qui téléphone n'est pas forcément occupée. Des récentes études scandinaves effectuées sur des cabillauds ont montré qu'une femme passait, au cours de sa vie, 59 fois plus de temps au téléphone qu'un homme. Elle peut tout aussi bien jacasser du temps que du programme de François Bayrou : l'essentiel pour elle est de parler, qu'importe avec quoi, qu'importe avec qui. Pour tenter d'incorporer son réseau, sortez donc de votre poche humide votre Tatoo ou, mieux, un Nokia/Samsung/Motorola. Tâchez de paraître occupé. Appelez un ami, et discutez. Dans l'hypothèse plus que probable que vous n'ayez aucun ami, conduisez-vous exactement comme quand le soir, dans votre lit, vous humanisez votre coussin en femme nue en le caressant frénétiquement tout en soliloquant pitoyablement. Faites les questions et les réponses, comme le font les profs de philosophie. En accaparant ainsi l'espace auditif du wagon, elle ne pourra que vous apercevoir. Au pire, saisissez sèchement son combiné et fracassez-le violemment contre les parois de l'appareil en hurlant "JE T'AIME ! JE T'AIME ! JE T'AIME!" : elle vous remarquera également.
- La lecture
Si elle contemple ses cours ou révise des notes, c'est mal barré. Des récentes études philippines effectuées sur des poissons-chats ont montré qu'une femme passait, au cours de sa vie, 84 fois plus de temps à apprendre ses leçons qu'un homme. Votre comportement doit donc s'adapter avec la lecture de votre cible :
- un Marc Levy ou tout autre roman à l'eau de rose est à fuir comme la peste : elle escompte sans doute trouver le prince charmant ou un homme respectable, et tout ce que vous avez à lui offrir, c'est vous. Rien de bien folichon, n'est-ce pas ?
- un magazine féminin ressemblant à Nous Deux ou Public est à proscrire absolument ! En l'abordant, vous seriez contraint d'évoquer les frasques sexuelles de Matt Damon ou les perturbations intestinales de Marie Drucker : aucun homme n'en est décemment capable.
- un Anna Gavalda ou un Bernard Weber est parfait : parcourant vaguement la lassitude des pages, elle trouvera en votre compagnie un palliatif idéal pour abandonner l'aliénation qu'elle détient entre ses mains.
- un bouquin/cours sur l'histoire religieuse, les mathématiques, l'économie du Benelux ou tout autre supplice peut se révéler propice au grand amour SI ET SEULEMENT SI vous avez des compétences en la matière. Elle apprend le droit ? Charmez-la en lui susurrant les doux textes du Journal Officiel. La géographie ? Parlez lui des régions rocailleuses de votre chambre - celles situées derrière la télévision, où s'entassent les journaux et les cartons de pizzas. Elle étudie le communisme ? Tentez un "Vous êtes plutôt Lenine ou MacCarney ?". Vous êtes un con irrémédiable et vos connaissances se résument à la conservation thermique de la bière ? Laissez tomber et cherchez des cibles à votre portée intellectuelle, qui lisent du Dan Brown.
!!! Attention : si elle lit "Mode d'emploi du four à micro-ondes Samsung 1250 Watts", laissez-la tranquille : il s'agit de Lulla Paf, et Myblack l'a déjà réservée !!!
- L'écoute musicale
Des récentes études chypriotes effectuées sur des moules marinières ont montré que les goûts musicaux des filles sont la plupart du temps déplorables : Yannick Noah, M, François Berléand... Pour savoir si, éventuellement, la femme désirée n'est pas totalement pervertie par son iPod, observez son dodelinement : si elle remue la tête comme ces chiens de plastiques que l'on rencontre dans les voitures en revenant de nos vacances pluvieuses en Bretagne, oubliez-là aussitôt : elle doit écouter du rap. Si elle semble ailleurs, les yeux écarquillés dans l'infini en souriant béatement, le maléfique Corneille a fait ouvrage... Il est alors trop tard pour agir... Elle reste immobile, figée par l'ennui, et défile de son pouce les chansons contenus dans sa boîte à musique ? Halte ! Vincent Delerm est proche, malheureux ! Si aucun de ses symptômes n'est recensés, vous pouvez tenter une approche, en prenant soin de ne pas tomber sur un éventuel Bénabar ou Linkin Park. Une fois sur place, tentez d'adopter une démarche adéquate - comme Sheila. Son chanteur favori est Etienne Daho ? Proposez-lui un "Week-end à Rome". Elle ne jure que par Modern Talking ? Claironnez-lui "You're my heart, you're my soul. "Tu veux ou tu veux pas ?", demanderez-vous, si elle apprécie Zanini. Si vraiment elle semble charmée par votre bagout, tentez un bon vieux Patrick Coutin des familles.
- Le sommeil
Métro, boulot, dodo : sans doute harassée par les turpitudes du quotidien chères à Raymond Bounaffou, elle profite de ce voyage souterrain pour recharger ses batteries. Parfait ! Profitez-en pour vous s'asseoir près d'elle ! Poussez les vieux indisciplinés, frayez vous un chemin jusqu'à son sac à main et, une fois près de son siège, admirez son doux visage. Qu'elle est belle, quand elle dort. Prenez une photo, on ne sait jamais, elle pourra servir lors d'une prochaine mast partie de jeux vidéos. Observez son petit nez mutin, sans poils égarés, qui baguenaude sans se douter de vos pensées obscures. Savourez l'instant présent pour disséquer le spécimen, puis, dès son réveil, portez l'estocade finale, fruit de vos brillantes observations !
Il existe également une possibilité qu'elle ne dort pas, mais regarde dans le vide en attendant la fin du trajet. Qu'elle regarde une tâche impropre, de nature spongieuse, mollassonne et insipide, pour ne penser à rien. Dans ce cas-là, c'est plutôt bon signe : il y a de fortes chances que ce soit vous.
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Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : La confiance en soi.
Immédiatement, on le sent tendu, timoré, peu sûr de lui. Peut-être se sent-il observé, oppressé par votre présence. Pourtant, ses études en biologie l'ont rendu incollable en botanique, et il pourrait parler des heures de la reproduction des coquillages. Il est en outre dôté d'un humour très fin, raffiné, d'une galanterie presque indécente (il ne se déplace jamais sans 3 manteaux, pour satisfaire toutes demandes féminines en cas de temps incommodant), pas bordélique, serviable, à l'écoute d'autrui : c'est un homme remarquable. Hélas, il manque de conviction. Il lui arrive parfois de bégayer avant de prendre la parole ou de rester habillé sur le bord de la piscine sans jamais y entrer, de peur de prendre froid. Pourtant, avec davantage de confiance, de cran, il pourrait soulever des montagnes. Tout est affaire de psychologie.
Nous ignorons tout de lui, et pourtant : ne dégage-t-il pas un sentiment d'invulnérabilité, de force tranquille, de robustesse attractive ? Peut-être est-il plombier, ou contrôleur du métro : pas grave ! Les femmes le remarqueront dans la rue, non pas à cause de son identification capillaire avec Richard Gere ni grâce à un sourire digne des plus grands George Clooney de l'histoire, mais parce qu'il a confiance en lui. Il sait qu'il doit aller quelque part. Il ne sait pas où, mais il le sait, il en est certain. Alors, oui, il improvisera, il commettra des erreurs, il prendra des sens interdits, promulguera des lois absurdes ; et alors ?
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