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Revue de presse

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" Presque aussi hilarant que mes chroniques sur Rires et Chansons " - Guy Birenbaum (14.03.2008)

Commentaires

Prose élitiste

Sur Facebook, il est désormais possible de rejoindre le groupe "Lecteurs du Blog de Myblack".

Seuls seront admis les lecteurs suffisamment intelligents pour en comprendre l'utilité.


Samedi 21 juin 2008

 

Bonjour, ici Henri-Fabien Shwepps, aussi déprimé qu’une bibliothèque creusoise, pour vous narrer l’incroyable destin du Petit Bonhomme en mousse.

 
Le tube de Patrick Sébastien, sorti dans une relative discrétion dans une date indéterminée introuvable sur Google, est plus qu’une simple chanson. Même ses critiques le reconnaissent : « ce n’est pas une chanson. » C’est un remède contre la souffrance grimpé sur l’échelle internationale, une nouvelle manière de soulager les âmes désoeuvrées.




Avant de se lancer dans l’analyse proprement dite, un petit flashback en Dailymotion :

 


Patrick Sebastien - Le petit bonhomme en mousse

 

Bien.

A une époque où le mal-être a contaminé les foyers de populations européens et américains, pour ne citer que les endroits les plus civilisés, Le Petit Bonhomme en mousse a su apporter des solutions concrètes et efficientes à la morosité.

Un message intelligible mais profond, le plus bel anxiolytique contre la culture de masse, celle qui assomme.

N’en déplaise à la langue aristocrate de Carole Bouquet, pendue au sommet des balcons des pièces de théâtres raciniennes comme le sont les saucissons dans l’arrière-cuisine, l’homme en a cure de la fanfaronnade intellectuelle.

La Callas, Juliette, Biolay, Frédéric Taddeï : tous ces lourdingues du cerveau qui, trop soigneux de jouer de la harpe, en oublient les indispensables cacahuètes de la proximité.

Patrick Sébastien n’oublie jamais les cacahuètes.

La carrière du Petit Bonhomme en mousse a démarré au sud des Pays-Bas, à Dordrecht, fin 2002. Les Néerlandais du coin, tiraillés entre la monotonie de leurs épouses – dont les seins se situent en dessous du niveau de leur mère – et le barouf résultant du meurtre du leader populiste Pim Fortuyn attendaient un moyen d’en finir quand débarqua, droit dans ses sabots, Patrick Sébastien.

Là, face à ses hommes procrées par des prostitués édentées, sans père ni espoir, il apporta sa lumière.

D’un seul clignement de paupière, le saltimbanque compris pourquoi Dieu l’avait envoyé ici, au milieu des tulipes, des moulins à vent et des clichés ataviques.

  

Le petit bonhomme en mousse
Qui s'élance et rate le plongeoir
C'est comme la chanson douce
Que chantait ta maman le soir
La petite, petite marionnette
Qui s'étale et qui s'entête
C'est l'enfance qui revient
Le soir où tu as du chagrin

 

Un seul tour de chant lui aura suffi pour convaincre ses auditeurs de se jeter du haut des digues, dingues, donc.
Le déclic.
Des hordes de bataves plongeant dans l’eau, à la recherche de leurs mères.
Désordre de bâtards longeant les côtes, les boyaux et les os.

Auréolé par ce succès, Sébastien repartit de plus belle et inaugure une série de miracles. On ignore encore comment, mais, par sa chanson, l’humoriste refleurit le parterre maussade du trop-sérieux français.                      

Le 15 septembre 2003, Lambert Wilson, lors de la première de son film Toi et moi sur un acacia, entame « La petite, petite marionnette, qui s’élance et qui s’entête » à la foule circonspecte, rompant ainsi avec son image de rigoriste du cinéma.

 Le 29 mars 2004, peu après l’écoute imprévue de la chanson à la radio, l’écrivain Michel Houellebecq pénètre par effraction dans la ville cosy de la Baronne Brandstetter et sodomise celle-ci avec une éponge, puis, juché sur le toit, lance des pastèques moisies sur le crâne des passants.

Le 3 juin 2004, c’est au tour d’Etienne Mougeotte de briser son austérité légendaire ; une carte d’anniversaire musicale, sur l’air du Petit Bonhomme en mousse, provoque un schisme inattendu au sein des locaux des TF1. Les pro-petit Bonhomme en mousse, dont les fers de lance se prénomment Charles Villeneuve et Jean-Marc Sylvestre, s’opposent au reste de la rédaction. Les stigmates du combat ressurgissent aujourd’hui dans des livres incisifs contre la chaîne

Le 28 décembre 2004, la chorale des retraités de l’hospice du Puy-en-Velay, où traînent les savates gnomiques de Valéry Giscard-D’Estaing, entonnent à l’unisson et sous les rires le 5ème couplet du tube en brûlant des jeunes qui volaient des pommes.

Le 7 mars 2005, enfin, c’est le père de Patrick Sébastien qui décide d’assassiner son fils à coup de tromblon ; hélas, l’arme à la main et emporté par sa fougue, il glisse du haut des escaliers, ratant les marches et s’étalant sur le sol comme des Sénégalais à Verdun. « Le vieux bonhomme n’était pas en mousse, lui » diront plus tard les pompiers en ramassant les morceaux, et citant le morceau.

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par Henri-Fabien Shwepps
Mardi 17 juin 2008


Il n'y a pas de raison pour que l'Erythrée, le Bouthan et la Belgique participe aux Jeux Olympiques de Pékin et que Myblack les regarde impuissant réaliser des tours de pistes.
Myblack est impuissant, mais pas pour réaliser des tours de pistes.

Puisque la majorité des sports réclament bien trop d'efforts physiques, Myblack s'est tourné vers la kyrielle d'activités obscures recensées à Pékin.
Sous le tendre dard du Teckel Enragé, il a tenté sa chance ce week-end, au meeting de Klawelwel.

Merci à Eurosport pour les images qui vont suivre.

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par Myblack
Vendredi 13 juin 2008

 

David absent des terrains, c'est Daniel Trezeguet qui s'y colle. Le lointain cousin de l'attaquant turinois reprend de volée la chanson de feu Daniel Bal "populaire " Avoine. Si les 23 bleus de l'équipe de France n'écouteront pas le morceau - ils préférent jouer Le Rohff -, nul doute que Raymond Domenech appréciera  la dernière réalisation artistique de l'Argentin.


"je ne suis pas à l'Euro" Daniel Trezeguet

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par Myblack
Vendredi 13 juin 2008

Les potins circulent sur mon compte aussi vite que sur l’A10, sauf qu’ils tractent des caravanes de mensonges sans permis.

Depuis la chute de l’article « Etude du cerveau de Myblack », les murmures s’affolent et outrepassent les limites : Myblack a une tumeur au cerveau, Myblack a une tumeur au cerveau, Myblack a une tumeur au cerveau, nananère, Myblack a une tumeur au cerveau.

Je tiens avant tout chose à rassurer mes fans : j’ai peut-être une tumeur au cerveau, mais je n’ai pas participé à la Star Ac’7. Moi.

 
Un pan non méprisable de mon lectorat considère cette révélation médicale comme un oiseau de mauvais augure, une manière délicate et subtile d’annoncer l’irrémédiable et putrescible extinction prochaine du Blog de Myblack. Ils savent mon intelligence du jeu et ma timidité toute masculine pour révéler ce genre de nouvelle, et composent déjà sur du papier à musique des lettres d’adieu ceintes d’émeraudes.

En soulevant les pierres, on peut lire « Myblack arrête son Blog, Myblack arrête son Blog, Myblack arrête son Blog, putain de bordel de merde, Myblack arrête son Blog. »

Je refuse de croire les ragots qu’ils propagent à grand coup de Bic de concierge.

Difficile de croire aux messes basses, lorsqu’on est athée.

 

 

 Comme vous pouvez le voir sur cette image, je n’ai absolument pas de tumeur au cerveau. Si vous êtes médecin, prière de confirmer cette allégation en com’.

 

 

Je n’ai pas absolument pas l’intention de stopper mon Blog non plus. Ca serait suicidaire. Mes revenus publicitaires sont indispensables pour payer ma chimiothérapie. Je serais malade d’arrêter.

Mon impresario m’a conseillé de choper la mucoviscidose dans les bordels d’Ankara en léchant les anus d’étudiantes en 3ème année de psycho. J’ai également refusé sa proposition : rien ne me dit que ces nanas-là n’écoutent pas du Grégory Lemarchal en douce.

On est jamais trop prudent, dans les bordels.

Par contre il est vrai qu’une maladie infime ne serait pas de refus. J’ai dis infime, pas infirme.

Une grippe ou une coqueluche, un gadget suffisamment élaboré pour convaincre mon médecin d’éructer son arrêt maladie.

Hé ho ?

Y a-t-il un cœur compatissant pour me gratifier d’une varicelle ? D’une toux ? D’une maladie bénigne ?

Tout, tout sauf une maladie Bénin, s’ils vous plait. Je suis trop jeune pour avoir le Sida.

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par Myblack
Lundi 9 juin 2008
La science a offert à l’humain dégénéré le satellite, les cartouches couleurs d’imprimantes et la bombe insecticide. Elle a aussi mis fin à l’obscurantisme des religions en démontrant que l’existence de Dieu découlait des peurs de l’orage, de l’inexplicable des maladies et de la propagande idéologique des gouvernants du passé. Enfin disons qu’elle aurait dû y mettre fin.
 
Après des années de recherche top secrètes dans des laboratoires où jamais l’homme n’aurait eu l’idée de fouiller (la bibliothèque d’Eve Angeli, le pressing de Michael Youn, la penderie de ma petite amie), la science a effectué un nouveau pas dans la luminosité de la compréhension planétaire en dévoilant au grand jour les ramifications du cerveau de Myblack.
 
Le cerveau de Myblack comporte 7 cellules nerveuses tout à fait exceptionnelles, qui font de lui un être envié de la terre entière et régissent le fonctionnement de son Blog, la construction de ses articles et l’articulation de son humour.
La différence entre son cerveau et le vôtre est subtile, aussi subtile que l’évolution de l’Australopithèque en Homo Sapiens.
 
 cerveau-myblack.JPG
 
 
 
1 : Le Sébastien lobe. Héréditaire, il a été légué à Myblack par son père dès sa naissance en échange de 20% des dividendes de son succès futur. Myblack l’utilise pour trouver les innombrables concepts de ses chroniques sans le moindre labeur et savoir à l’avance ce qui sera susceptible ou non de plaire à son public. En cas de guerre atomique annihilant 98 % de l’espèce humaine, ce lobe sera implanté dans la boîte crânienne de tous les représentants de la nouvelle race pure – dont Benjamin Castaldi sera le modèle.
La position du Sébastien lobe – tout en haut du cerveau, loin des autres - justifie la réputation d’égocentrique solitaire accolée à son détenteur.
 
2 : Muscle du Gevouzanmairdhe. Constamment insulté dans la rue, Myblack s’en sert pour épurer tous les reproches passant près de ses oreilles. Il peut ainsi continuer son chemin sans se soucier du qui dira-t-on et vagabonder en écrasant les tabous, les pauvres et les conventions. Sans le muscle du Gevouzanmairdhe, Myblack se serait déjà suicidé 38 fois. Grâce à lui, Myblack ne se froisse jamais, n’entre jamais en colère, ne montre aucune susceptibilité. Il se sert des critiques pour avancer, pas pour déprimer. Sauf quelquefois, où le cortex de la misanthropie se met alors en marche (voir 5).
 
3 : Compartiment à légumes. A l’origine du goût infondé de Myblack pour l’humour absurde. Sont rangés ici les innombrables aliments se mettant à discourir en plein débat sur l’esclavage ou bien encore les bassistes de Superbus coincés dans les estomacs des malades. S’il a tendance à s’atrophier à mesure que les années de faculté s’éloignent, le compartiment à légumes ressurgit de temps dans des endroits inopportuns, tels que des rendez-vous amoureux ou des examens de concours de journalisme. Comme la mousse de la bière, il faut faire avec.
 
4 : Neurone du Yau-de-poêle. Sorte de gigantesque caisson à jeu de mot constitué de 103 millions de vaisseaux se connectant simultanément à la vitesse de l’éclair. Etrangeté de la nature, 8ème merveille du monde, sa prééminence tend parfois à interagir trop violemment en société : mais, avec l’expérience, Myblack a appris à se contrôler. Le neurone du Yau-de-poêle distille environ cinquante jeux de mots/secondes à Myblack, qui n’a ainsi plus qu’à choisir le plus approprié au contexte. Poil au sexe.
 
5 : Cortex de la misanthropie. Capital, il est à la source des articles les plus polémiques de Myblack. Nourrissant sa sincère haine des gens à mesure des rencontres, le cortex de la misanthropie est notamment à l’origine de l’incendie Grégory Lemarchal et des dérives de Gérard Crobard. Par chance, le cortex de la misanthropie entre en hibernation à chaque fois qu’une fille se met à parler à Myblack ; il rentre pour ainsi dire très peu en hibernation.
 
6 : Gêne du plaisir. Explique le trop-plein de sexe dans les articles de Myblack. La gêne du plaisir s’active généralement lors de paragraphes faiblards, provoquant un afflux de mots salaces destinés à rehausser la jauge de rire potentielle. On pourrait s’étonner, connaissant l’anatomie de Myblack, de sa relative petite taille. Mais, comme dit le proverbe : là où il y a trop de gène, il n’y a pas de plaisir.
 
7 : Tumeur décelée la semaine dernière.
 
 
 
 
 
 
(en collaboration avec les frères Bogdanoff pour les termes scientifiques à la con)
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par Myblack
Samedi 7 juin 2008




Nous venons d’apprendre à l’instant la mort de Casimir, l’ancien despote communiste décoloré au lavage des années 70. Il s’agit du premier décès marquant d’une peluche à la voix de cartoon depuis celui de Raymond Barre, en août 2007.

 

C’est sous les traits d’un dinosaure orange que Casimir endoctrina des millions d’enfants français de 1974 à 1982. Sous le masque de la sympathie et d’une gentillesse exacerbée se cachaient en réalité les travers des plus grands tyrans du XXème siècle.



 

 

1)    
Les yeux fous et exorbités d’Amin Dada, le massacreur ougandais. Un regard terrifiant directement sorti des limbes, où hurlent et raisonnent encore les cadavres d’enfants. Autoproclamé président à vie de l’ORTF, Casimir partageait en outre avec Amin Dada un certain embonpoint – l’abus de petits blancs, probablement, les Africains étant tous plus ou moins cannibales.

 


2)    
La main innocente d’Adolf Hitler, l’annihilateur du chômage des années 30. Gérard Crobard me signale que la Shoah, à l’instar de Casimir, n’a en réalité jamais existé et représentait en quelque sorte une sorte de dessin animé pour les très jeunes enfants allemands de l’époque. Nous lui laissons là l’entière responsabilité de ces propos.



 

3) Le sticker rouge renvoie, mais faut-il vraiment le préciser, à Staline. Bien que situé à l’ouest, il tend à dominer le reste du personnage



 

4) La tâche de Mao sur le personnage, non seulement prouve l’internationalité de Casimir (héros en Europe, Afrique et en Asie), mais me procure une immense joie malgré l’échec de n’avoir pu placer le mot « moutarde » dans cette phrase.


 

5) Le caractère asexué de Vincent Mac Doom, le boucher des podiums et maître planétaire de la connerie humaine. Cette absence d’organe génital, généralement peu répandue chez les dictateurs, a longtemps protégé Casimir des soupçons de pédophilie à l’encontre de son public infantile.


 

 

Casimir sera enterré mercredi prochain à 15 heures en compagnie de la dépouille de Danielle Gilbert, autre monstre n’ayant pas survécu aux années 80.

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par Jean-Charles Moutavia
Mercredi 4 juin 2008

-  Et ici, mesdames et messieurs, vous pouvez entrapercevoir une inscription picturale de la fin du XXème siècle.
-     On dirait du Braque, non ?
-        L’auteur de cette œuvre est malheureusement anonyme, chère madame.
-        Ce rose n’est-il pas un tantinet trop néoclassique ?
-        Il faudrait pour cela demander à l’auteur, madame…
-        Monsieur le guide ?
-        Oui ?
-        Qu’est-ce que c’est, ça ? En bas du tableau ? N’est-ce pas le nom de l’auteur ?
-        Ca ? Non, pas du tout. Il s’agit de l’endroit où la pièce a été conçue. Le village ou le département de naissance de l’artiste, probablement, même s’il est difficile d’en être totalement certain.
-        Givenchy ?
-        Dans le Rhône.
-        Ce qui expliquerait sa pollution ! (rires)
-        Excellent, vraiment excellent. Bien, poursuivons la visite, je vous en prie. Voici un second tableau, d’influence hollandaise. Sa perspective est vraiment inhabituelle, et s’organise autour de trois niveaux de profondeurs. Au premier plan une jeune femme aux habits absents attend son mari parti à la guerre. Au second plan, des biches violettes jouent au Docteur Maboul en sirotant des Yop. Enfin, la lumière discrète rend hommage aux veilleurs de nuits bretons qu’on peut discerner à l’arrière-plan.  
-        C’est étrange. 
-        Oui ?
-        Cela ressemble quand même vachement à une publicité pour Eurodisney. Enfin je dis ça peut-être ça parce que j’y connais rien en peinture, du coup enfin je vois pas les mêmes choses que vous, qui vous y connaissez vachement.
-        Tout à fait.
-        Ah ok.
-        Ce bruit lancinant fait-il également partie de la visite ?
-        Cet espèce de frottement vrombissant saupoudré de murmures impalpables, vous voulez dire ?
-        Oui.
-        Oui, mais nous irons à sa rencontre tout à l’heure, en fin de journée. Le musée est si grand, chaque chose à la fois. Ah, voici une fresque rupestre datant de la fin de la préhistoire. Vous pouvez voir les ravages du temps dans hé restez à l’arrière !!
-        Ah, pardon. Je voulais simplement voir de plus près…
-        Il est interdit de toucher aux pièces de l’exposition !

 

 













-
       
Ok, ok. Pardon…
-        C’est beau, ces couleurs d’époque.
-        Elles semblent si proches de nous et si loin à la fois.
-        Oui, surtout avec la distance de sécurité imposée par le guide.
-        Une vraie toile de maître.
-        En effet. D’ailleurs je le vois même écrit en bas du tableau : « va te faire mettre »
-        Pour une première à Paris, nous sommes gâtés !
-        Cet amas de culture à portée de doigts, pour presque rien !
-        Bernard, quel est le nom de l’artiste ?
-        Attends chérie, je me rapproche… Alors… Renoi.
-        Auguste Renoir ?
-        Non. Renoir. Sale Renoi. Son frère, peut-être.
-        Bon, bon, changeons de salle. Allez, tout le monde me suit !
-        Ou son oncle, peut-être.
-        Sa mère ?
-        Son chien ?
-        Oh, regardez !

 

 














-
       
C’est splendide !

-        Mesdames et messieurs, voici un parangon de finesse, une frêle esquisse du génie de Leonard de Vinci. Ce tableau a été peint en 1441 par l’artiste florentin puis racheté en 1497 par Louis XII. Une œuvre vraiment étonnante de l’artiste.
-        Leonard de Vinci n’est-il pas né en 1452, monsieur le guide ?
-        Si. C’est pour cela qu’il s’agit d’une œuvre vraiment étonnante.
-        Les fauteuils jaunes font-ils partie de la fresque ?
-        Tout à fait, ils sont d’époque.
-        Et ce tableau-là ?

 

 













-
       
Un bleu typiquement viennois, vous ne trouvez pas ?

-        J’aurais davantage dit romain.
-        Il ne s’agit pas d’un tableau, mais d’un lieu de prière médiéval.
-        Vraiment ?
-        Oui. Saviez-vous qu’au moyen âge, les lépreux et les vagabonds en décomposition lombaires se réunissaient autour de ce lieu de culte pour implorer la grâce du seigneur ?
-        Oh…
-        Oh…
-        Et que sont ces noms étranges ? Odéon ? Raspail ?
-        Des divinités du cru. Saint-Michel était considéré comme le protecteur des détrousseurs de chemin, qui profitaient de l’innocence des promeneurs naïfs pour s’emparer de leurs économies. 
-        Eh ben.
-        Ca fait froid dans le dos.
-        Oh, regardez !
-        Oh !
-        Oh !
-        Quoi ? Où ça ?
-        Oh !
-        Messieurs, mesdames, gardez votre calme !
-        Qu’est ce qu’est ?
-        On dirait une sorte d’ours empaillé
-        Y a-t-il donc des ours à Paris ?
-        Plus qu’en Bretagne, certainement ! (rires) 
-        Ca nous change de Concarneau, c’est sûr ! Un ours empaillé ! Incroyable !
-        Non, ce n’est pas un ours empaillé. Il est vivant.
-        Un ours vivant ? Si on nous avait dit que le comité d’entreprise nous permettrait de rencontrer des ours en captivité, aucun d’entre-nous ne l’aurait cru !
-        Excusez-moi, monsieur le guide, mais de quelle nationalité est cet ours ?
-        D’Europe de l’Est.
-        Slovène ?
-        Non. D’Europe de l’Est. Je peux l’affirmer grâce à ces grognements, mais le fait qu’il ne possède pas de papiers d’identité m’empêche d’affiner son lieu de baptême.
-        Il a l’air si doux.
-        Ne vous fiez pas à son regard implorant d’humanité et sa main tendue vers vos sacs : il est particulièrement dangereux et nuisible.
-        Son œil torve danse de travers, comme dans les chorégraphies de Kamel Ouali. Il me paraît malade.
-        Il faudrait s’en occuper, non ? Pauvre chou.
-        J’ai envie de le prendre dans mes bras, ce gros nounours poilu.
-        Il ressemble tant à ton père, tu ne trouves pas Bernard ?
-        Il doit se sentir seul.
-        Détrompez-vous, mesdames et messieurs : ce musée est en rempli. Il suffit simplement de ne pas y prêter attention. De ne pas prêter tout court, d’ailleurs, de ne pas prêter, ni donner.
-        On dirait qu’il veut parler !
-        Non, ce sont justes des borborygmes. Allez, messieurs et mesdames, continuons la visite.
-        Il me reste un morceau de sandwich, peut-être serait-il bon de…
-        Non ! Il est formellement interdit de nourrir les animaux !
-        Et même le petit ?
-        Même les petits des animaux, oui !
-        Mais c’est terrible.
-        Pauvre bête.
-        J’ai peur pour lui. Il a l’air si fragile, si innocent, dans ce long couloir gris.
-        Bon, mesdames et messieurs, si vous voulez continuez la visite et laissez ce SDF tran… euh cet ours tranquille, nous allons…
-        Ce quoi ?
-        Il a dit SDF ? Hein ? J’ai pas rêvé ? Il a dit SDF ?
-        Un SDF ? Ou ça, un SDF ?
-        Maman, maman, j’ai peur !
-        Un SDF !! Au secours !
-        Que tout le monde garde son calme !
-        Un SDF !!! Un SDF !!
-        D’Europe de l’Est ! Un SDF d’Europe de l’Est ! Au secours !!
-        Ah ! Mon dieu !
-        Au secours ! Bernard ! Bernâââârd !!!! Bernââââââârd !!!

 

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par Myblack
Lundi 2 juin 2008



Le lecteur du Blog de Myblack qui avait tenté d’enlever l’un des 10298 commentaires de l’article Tournée Annulée pour Grégory Lemarchal a été arrêté hier soir par la Stasi d’Over-Blog. De race blanche mais parlant un dialecte proche de l’expert-comptable en chemise à carreaux, il a immédiatement été jeté du haut du pont Saint-Michel en pleine circulation intempestive de hors-bord motorisés. Finalement ramassé par un pécheur, le lascar a été placé en cellule, avant de s’évader puis d’être capturé par des pompiers, qui l’ont alors jeté dans une cage à lapin, enfin c’est du moins ce qu’affirme le gars de l’AFP qui visiblement s’est emmêlé les pinceaux en retranscrivant l’affaire sur ordinateur.

 

S’apercevant du vol de l’une des branches de son bijou, Myblack, toujours soupçonneux lorsqu’il s’agit d’humain, n’avait pas hésité une seule seconde pour déclencher le dispositif « Alerte enlèvement » mis en place en février 2006 par des gens prévoyants. La promptitude des policiers a permis l’arrestation du brigand, visiteur régulier du Blog de Myblack depuis janvier de cette année.

 

« Le malotru possédait une taille corrélative d’un mètre 74, une barbe pyromane de quatre jours et, dans sa poche gauche, un canif à l’allure médiatique », a déclaré le sergent Marton. Devant l’inintelligibilité de ce propos, son supérieur a immédiatement rectifié le tir en précisant que la barbe du pickpocket n’était pas « pyromane » mais bien « pétaradante. » Les journalistes présents, qui ignoraient tous l’existence de ce dernier adjectif, ont alors tourné la page de leur bloc-notes en faisant semblant de comprendre.

 

Ce larcin trouve un synonyme dans le récent vol du charisme de Myblack, le 11 mars. Rappelons pour les incultes qu’un homme s’était emparé, à l’aide d’un grand sac, du charisme de Myblack, de son attractivité et de son pouvoir sexuel. Le cambrioleur, arrêté par la police, avait immédiatement reconnu sa faute. Le fait qu’on ait strictement rien retrouvé dans son sac fut considéré comme une preuve suffisante par le tribunal, en dépit de l’amour-propre de Myblack.

 

Après renseignement, le filou s’appelle Jean-Alain. Agé de 42 ans, ce fieffé gredin cherchait à s’extraire de sa condition d’expert-comptable en chemise à carreaux en dérobant une tranche d’humour symbolique du Blog de Myblack. « J’aurais ainsi pu séduire Marie-Louise, la secrétaire à lunettes du troisième étage dont le teint lilial me rappelle les paysages drômois », s’est épanché le ça me soule ces synonymes de voleur.

 

« Pour une fois que ce n’est pas un sinistre gamin de cinq ans faiblement caressé par un pédophile qui bénéficie du dispositif « Alerte enlèvement », mais un jeune homme dans la force de l’âge, alerte, à la peau mat et aux cheveux propres, on ne peut que se réjouir », a rajouté Gérard Crobard, interviewé par l’AFP. Rappelons que Gérard Crobard séquestre dans sa chambre treize gamin de cinq ans, dont seulement deux ont les cheveux propres. Ceci expliquant peut-être cela, ou en tout cas peut faire office de chute.

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par Myblack
Jeudi 29 mai 2008

Si les années 60 furent celles de la Pop, si les années 70 resteront éternellement marquées par le Disco, si les années 80 sont, en France, un tremblement de terre musical dont les retombées n’en finissent toujours pas tomber – Cindy, si tu nous regardes - et si, enfin, les années 90 ont donné au rock un nouvel élan, force est de constater l’irritante longueur de cette phrase introductive qui se conclura finalement par la question suivante : « et les années 2000 alors, connard ? »

Les années 2000 souffrent. Leur bilan de santé est alarmant : malgré l’émergence de groupes éclatants tels que Kasabian ou The Hushpuppies, les chevilles sont molles, le coude est bancal et le nouvel album de Calogero est prévu pour 2009.
L’hexagone vibre pour Yannick Noah, pour vous dire l’état du cadavre.
Toujours plus soucieux de satisfaire son électorat en écrivant des articles sans la moindre véracité, les enquêteurs du Blog de Myblack sont partis à la recherche des vedettes disparues

« La plupart sont en effet disparues, en mer, en avion, à Limoges, confirme les journalistes. Mais certains vivent encore et ne demandent qu’un coup de pouce pour rejaillir tels les cheveux blonds de Marie-madeleine sur le devant de la Cène. »

Après un jeu de mot aussi puissant, difficile de continuer le préambule de cet article. L’humour s’incline et laisse place aux révélations : oui, nous les avons retrouvés.

  

 Yannick – Ces soirées-là

Le chanteur aux lèvres envoûtantes voulait viser haut : il se contenta finalement de la seconde tour du World Trade Center. Au pilotage de l’un des appareils, le musulman fraîchement converti est directement responsable de la disparition de plus de 800 innocents, sous le pseudonyme d’Ali Al Mouaba’teck. Sa famille sera prochainement exécutée au Texas, en guise de représailles. Yannick, par contre, est depuis brocanteur en Armorique.

 

 

Larusso – Tu m’oublieras

 

 Rarement chanson aura été aussi prophétique : Larusso a bel et bien été oubliée, depuis son tube fracassant. Si son petit copain de l’époque persiste à crier au complot politique et clame à tout va que la chanteuse a été transformée en viande hachée puis servie en garniture lors du réveillon de l’an 2000 à l’Elysée, un film troublant tourné en 2001 conduit à une autre piste : Larusso officierait désormais comme rond-point du côté de Brive-La-Gaillarde.

 

 Sandy Valentino


Sandy Valentino, comme tant d’autres, a entrepris l’analyse linéaire de Manureva. La chanson d’Alain Chamfort était censée lui révéler le secret de la jeunesse éternelle et de l’immortalité artistique. L’échec, survenu au bout de cinq longues années d’exégèse, confirma la fin de la carrière de la chanteuse et l’apparition de ses premières rides. Sandy Valentino est depuis retourné dans son village natal où elle dégrafe avec une habilité étonnante les soutiens-gorge des femelles labrador.

 

 

Allan Theo – Emmène moi

 

 Ce sympathique playboy popularisé par Jacques Martin a su rebondir malgré dix ans de traversée de désert ; on l’a ainsi entraperçu dans une vidéo de Jean-Yves Lafesse déguisé en pot de miel. Des historiens contemporains affirment également qu’Allan Theo aurait épousé dans le plus grand secret sa propre tondeuse à gazon, avant de saccager Rome en 410. La tondeuse à gazon nie toute participation à l’incident.

 

 

Lou Bega – Mambo No. 5

 

 

 Le 21 février 2003 Lou Bega se heurte la tête sur le rebord droit de sa fenêtre. Assommé et en état d’évanouissement, il effectue plusieurs tonneaux et ne s’arrête que près du trottoir de la rue d’en face. Toujours inconscient, son corps tombe par mégarde dans la bouche d’égout et suit le courant pour finalement être repêché par des contrebandiers chinois de Macao. Lou Bega est aujourd’hui toujours leur prisonnier et travaille à leur compte dans les mines de sel d’Urumqi.

 

 

Hanson – Mmbop

 

 

 Les illustres frères Hanson ont profité des dividendes de leur réussite pour fonder une société polygame utopique reposant sur le commerce de bouchons d’évier en inox. La communauté, avoisinant les 750 membres, fonctionnait parfaitement jusqu’au jour où Isaac s’est autoproclamé chef tutélaire. La révolte menée par Zacharie et Taylor, rixe violente aux statistiques meurtrières (CNN a parlé de 450 morts), a marqué la fin de l’aventure des Hanson et transformé leur micro-état en ville fantôme.

 

 

Poetic lovers

 

 Les Poetic lovers, au sommet de la gloire, se sont soudainement pris d’affection pour une méduse méditerranéenne nommée Frida. Abandonnant la création musicale et les partitions langoureuses pour l’invertébré, ils se sont progressivement adaptés à son existence au point d’en oublier la leur. Les Poetic lovers naviguent actuellement à 1300 mètres de profondeur au large des côtes de Guinée ; on peut toutefois les apercevoir l’été près de Nice, où leurs tentacules urticantes sont généralement très remarquées par les baigneurs.

 

 


Tonton David

 

Tonton David a tenté tant bien que mal de suivre sa route, en remixant des anciens tubes du Club Dorothée. Sans succès. Devant l’inertie de sa carrière, il s’est alors inscrit sur différents chats sous le pseudonyme de « Theouf306 ». Il s’y est refait un public plutôt juvénile (7-12 ans) qui vient très souvent le voir à la maison d’arrêt de Strasbourg. Sa peine prend fin en 2021.

 

 

Menelik

 

 

  Après son désastreux duo avec Jenifer de la Star’Ac, Menelik a été contraint de fuir le pays sous la pression des indépendantistes tibétains d’Armentières. Le rappeur a rejoint la Madrasa de Tabriz en 2003, dont il assure les cours de brossage de dentifrice en alternance avec Gérard Shivardi. Les deux hommes ont d’ailleurs tissé une belle amitié, puisque on les a récemment entraperçus bras dessus bras dessous aux Chérie FM Music Awards 2006, où ils avaient été engagés pour curer les dents des invités.