Tout cela ne finira donc t-il jamais ? La tristement « affaire du petit Grégory » ressurgit de la vase suite à une demande des époux Villemin. Le procureur général de la cour d'appel de Dijon a requis hier la réouverture de l'instruction judiciaire.
Une question trépigne à la barre : l’acharnement judiciaire est-il puni par la loi ?
Pauvre Grégory. Même les morts n’ont plus droit au repos éternel. Selon Thierry Moser, l’un des avocats des époux Villemin, « on pourrait peut-être, grâce à des techniques récentes et performantes, arriver à des résultats que l'on ne pouvait pas espérer il y a quelques années » simplement en examinant les vêtements, les Unes de magazine ou les partitions retrouvés sur l’enfant. Si les techniques scientifiques actuelles ont évolué depuis l’époque de sa disparition, la recherche de l’ADN magique me paraît une quête aussi veine que Robbie Williams réussissant une cure de désintox.
L’un des drames les plus marquants du début du XXIème siècle en France renaît donc, simplement pour satisfaire un mystère qui semble pourtant
limpide : oui, le petit Grégory chantait bien comme une casserole. Rouvrir l’instruction n’était pas utile pour s’en convaincre. L’écoute de n’importe laquelle de ses chansons aurait été
amplement suffisant. Rappelons d’ailleurs que Grégory avait été retrouvé mains et jambes liées : si ce n’est pas une preuve qu’on voulait l’empêcher de tenir son micro et de danser sur
scène, que vous faut-il ?
Ses producteurs l’avaient pourtant averti : « Grégory, mon petit, ne va jamais près de la Vologne. L’acoustique y est déplorable. » Ecoutez les conseils des professionnels, c’est pourtant le meilleur moyen de durer, dans ce métier.
Pour ma part, en attendant le résultat des votes, je vous confirme, malgré les nombreuses lettres d’insultes non-anonymes que j’ai reçues à ce sujet, ne pas être l’assassin du petit Grégory, retrouvé mort le 30 avril 2007 à l’âge de 23 ans.
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