Curriculum vital

2030. Je travaille pour une boîte dont le produit est l’humain. Chaque jour, je supprime les produits périmés. C’est simple, il n’y a qu’à appuyer sur un bouton.

Commentaires

Jean-Michel Lapoisse

Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 20:07
jean-michel-lapoisse.JPG  Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : les étagères.

Lorsqu’on invite une jeune ou une moins jeune fille chez soi, la première fois est déterminante. Elle peut laisser une désagréable sensation de dégoût dans la bouche ou, au contraire, l’envie de partir ensemble vers des contrées inconnues, sauvages et difficiles à dégrafer sans expérience.

L’agencement de votre appartement minable doit éclabousser le rimmel de votre belle, au risque de la laisser s’envoler vers d’autres membres de la classe, des membres bien plus avantageux que le vôtre.  
La propreté de la table est secondaire : le temps qu’elle se mette dessus, il faudra compter au moins 4, voire 5 copulations supplémentaires.
La salle de bain n’est pas si primordiale, du moment que tous vos magazines douteux ont été préalablement recouverts de 360 mètres cubes de papiers toilettes.
Inutile de se pencher sur la cuisine, vous venez tout juste de rentrer de la pizzeria. Les olives risquent de lui rentrer dans les fesses.
Non, l’important, le centre de toutes vos attentions, le diamant de la grotte, la cerise du ghetto est un meuble de bois situé en plein milieu de la pièce : l’étagère.

Il y a autant d’étagères que de célibataires, sauf qu’elles sont généralement plus propres.
Votre invitée se fera rapidement une idée de votre manière de vivre à la simple vision de votre étagère. Les étagères sont révélatrices. Elles ne laissent pas passer les on-dit. 

Formidables catalyseurs de vérité, les étagères sont les ennemies des hommes.
Passer au travers de leurs mailles est l’une des catharsis de l’existence ; on a parfois trop tendance à l’oublier (notamment parce qu’on trop tendance à oublier la signification du mot « catharsis »). D’ailleurs je pense l’avoir mal utilisé.
 
Voici cinq étagères. Elles appartiennent à cinq ADN mâles différents. Comme les hommes, aucune n’est parfaite. Je vous les décrypte en exclusivité :
 
 
 
Etagère numéro 1
 
  fflechat.JPG
Le célibataire se fait ici passer pour l’homme idéal, le compagnon fidèle. Il ne rechignera à aucune des tâches ménagères qui saliront le futur couple. Les deux balayettes subtilement dissimulées ainsi que la mini-brosse et le rouleau sopalin confirment la tendance, exacerbée par le gel Harpic médian. 
Il montre qu’il maîtrise à la perfection l’art ancestral de la machine à laver – les pastilles Le chat font illusion – et essaye de berner son auditoire avec les deux shampoings du haut de l’étagère, voisines du savon. Un homme qui se lave : le genre de révélation saugrenue susceptible de faire craquer les femmes. 
Hélas, la surenchère finit par discréditer l’ouvrage : la croix du petit Jésus est trop parfaite pour être honnête, surtout vu le marteau qui l’accompagne. On a ici affaire à un bricoleur, mais que bricole-t-il ? Des entourloupes ? Et que vient faire la bombe insecticide, sinon accréditer la thèse que ce célibataire est un rampant un peu trop collant, voire un cafard ? Quant au France Football dans la poubelle, il sonne faux : les hommes ont le droit de ne pas apprécier le football, mais pas en achetant les magazines qui lui sont consacré.
 
Capital Séduction : 6/8
Authenticité : 2/8
Ergonomie : 1/4
NOTE DE L’ETAGERE : 9/20
 
 
Etagère numéro 2
 
 
slip.JPG
 
Une étagère diamétralement opposée de la précédente où s’entremêlent sans la moindre gêne 3 boîtes de cassoulets, 5 de raviolis, 4 de sardines, 3 bières et un slip majestueux à l’entrée, sorte de cerbère incarnat veillant à la tranquillité du lotissement. 
L’étagère numéro 2 affiche son âme sans sourciller : elle appartient à un célibataire qui n’a peut-être jamais vu de femme. Quelques points positifs : les croquettes pour chat, qui montre une sincère empathie pour les animaux, et les boîtes de lentilles, indiquant une sincère affection pour les lentilles. Points négatifs : tout le reste, y compris le paquet de jambon, probablement périmé.
 
Capital Séduction : 2/8
Authenticité : 8/8
Ergonomie : 0/4
NOTE DE L’ETAGERE : 10/20
 
 
   
 
Etagère numéro 3
 
 
  trolan.JPG
A priori cette étagère s’avère corrompue par son seul bien, une autobiographie de Thierry Roland. Le garçon est fan de ballon rond, fichtre. Mais le contrecoup est rentable : la femme se rendra vite compte de la facilité avec laquelle elle pourra en prendre possession et redécorer l’intérieur comme bon lui semble. A condition bien évidemment de trouver un terrain d’entente, disons une place réservée dans le placard à balai pour tout ce qui touche au football dans l’appartement.
 
Capital Séduction : 5/8
Authenticité : 5/8
Ergonomie : 4/4
NOTE DE L’ETAGERE : 14/20
 
 
Etagère numéro 4
 
duhamel.JPG   
 
Le meuble est basique, sans déchet toxique. Les CD sont rangés sans personnalité ni tracas, on ne dénombre aucun bordel ou tempête à bâbord. La mer est calme, beaucoup trop en réalité : ce célibataire n’a aucun relief. C’est un loser, qui range sa musique à vau-l’eau en pensant à autre chose. Il ne dégage aucun charisme, aucune once de poussière - si ce n'est au sous-sol. Pire : le seul objet qui ose braver la timidité de l’étagère est un livre d’Alain Duhamel, n’augurant que du malheur. Fuyez vite, fuyez gente dame !
 
 
Capital Séduction : 1/8
Authenticité : 4/8
Ergonomie : 3/4
NOTE DE L’ETAGERE : 8/20
 
 
Etagère numéro 5
 
 
montagn--.JPG  
« Femme qui rit, à moitié dans ton lit » publicite cette étagère avec conviction. Le problème est clairement l’autre moitié. Si le rire est le propre de l’homme, certains prennent un malin plaisir à se rouler dans la bouse ensuite : nous passerons rapidement sur la quéquète en papier agrafée à Babar pour se concentrer sur les multiples déjections du meuble. Les deux opus de Guy Montagné constituent le premier tue-l’amour. Le second est le sous-vêtement de Bigard, puis vient sans coup férir le dictionnaire des histoire drôles. 
Mais le ringard froudroyant ne s’arrête pas là : croyant bien faire, il expose un CD de Matt et un livre de Bruno Masure. Dès lors la jeune convive n’a plus qu’à s’ouvrir les veines ou lire les répliques des Grosses Têtes – ce qui revient à l’identique.
 
Capital Séduction : 0/8
Authenticité : 6/8
Ergonomie : 0/4
NOTE DE L’ETAGERE : 6/20
Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 17 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /Sep /2007 00:37
Placé sous respiration artificielle depuis fin août, Jean-Michel Lapoisse périclite. Le coma s’est pris d’affection pour le chroniqueur libertin, devenu incapable de pincer les miches de ses infirmières particulières. Son état de santé, végétatif, inquiète grandement Myblack, son employeur : « manquerait plus qu’il en oublie d’écrire son article pour septembre, avec ses conneries ! »
 
aubergine.JPG  Jean-Michel Lapoisse, un humain sur un corps de légume (septembre 2007)
 
 
 
Juste avant d’entrer dans les abîmes de l’inconscient, Jean-Michel s’apprêtait à confirmer ou infirmer l’existence de Dieu. « Dieu est… Dieu est… Dieu est… », a-t-il balbutié, à quelques kilomètres de l’arrivée. Le monde religieux, suspendus à ses lèvres, attend désormais son réveil. Les spéculations vont bon train, jusqu’à Lourdes, plus précisément.
Là-bas, les couvents se branlent (1) par centaines et prient l’éveil de l’enfant prodigue en conseils séductions. Les nonnes ânonnent puis se touchent (2) près des grottes miraculeuses, pour se donner du baume au cœur. Et si leur meneuse implore l’aide du tout-puissant, elles opinent (3). Les hésitantes sont exhortées par les cardinaux, qui les acculent (4). Quant aux curés, entourés des enfants, ils masturbent (5).
 
(1) : se bouger, être instable
(2)  : se tenir près, être en contact immédiat avec
(3)  : donner son approbation
(4)  : contraindre
(5)  : exciter manuellement les organes génitaux (de quelqu’un)
 
 
Le pape en personne a tenté d’appeler Dieu, mais celui-ci sonne occupé. « Les astuces de Jean-Michel pour draguer les meufs m’ont été si profitable que j’aimerais moi aussi lui rendre la pareille, a indiqué le vieillard. L’a-t-il rencontré ? Si seulement… Car si Dieu n’existe pas, j’aurais vraiment l’air d’un con, au boulot ! »
La Mecque est en larme, et sa compagne, bien que voilée, souhaite de tout cœur le rétablissement imminent de celui qui a tant œuvré pour la compréhension de cette anomalie de la nature qu’est le lesbianisme (pourquoi aimer les femmes, alors que Myblack est encore célibataire ?).
 
fideles-copie-3.JPG  
 
 
Lulla Paf, Miss Com’ 2007 du Blog de Myblack, avait rédigé un superbe discours en mémoire de l’homme dont les conseils ont sauvé le destin maussade de centaines de lecteurs. Hélas, elle l’a égaré en pleine capitale, sans savoir exactement où. Toute personne susceptible de détenir en sa possession une feuille barbouillée de mots illisibles est priée de se rendre au domicile de Lulla Paf.
De même, afin de faciliter les recherches et comprendre les raisons qui ont poussé Jean-Michel Lapoisse à sombrer dans le coma, toute personne ayant croisé ces deux derniers mois un jeune homme brun un peu paumé est priée de se rendre au commissariat le plus proche.
Gérard Crobard me fait également préciser que toute jeune fille brune un peu paumée est priée de se rendre immédiatement au domicile de Myblack, pour un… un… une… un entretien, voilà. Oui. Un entretien. Pour un entretien.
 
 
jean-michel-lapoisse-copie-1.JPG
Jean-Michel Lapoisse, un légume sur un corps d’humain (juillet 2007)
 
 
 
Pour soulager sa peine et dédramatiser l’angoisse, Myblack a organisé un pari collégial sur la date du retour à la vie de son camarade Lapoisse. Il a misé 50 euros sur le 17 janvier, Gérard Crobard 40 euros sur le 8 Novembre, et Raymond Bounaffou 60 euros sur le 29 mars.
Rire de la mort d’un ami en gagnant de l’argent sur son dos : la meilleure méthode pour soulager son chagrin.
Par Myblack - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 13 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 20 août 2007 1 20 /08 /Août /2007 00:50
 
C’est par la grâce d’un voyage en avion que Jean-Michel Lapoisse, chroniqueur du blog de Myblack, a fait connaissance avec le centre hospitalier d’Evreux. Frappé d’évanouissement dans une cafeteria, la vedette nationale a été accueillie par l’équipe du professeur Broissart.
 
« Qui est ce con ? » s’est enthousiasmé l’éminent chirurgien. « Je suis occupé, confiez-le au proctologue ou à des étudiants en médecine pour qu’ils s’amusent avec son cadavre. Vous me laisserez le blanc, c’est mon morceau préféré. Quoi, comment ça il n’est pas mort ? Et pourquoi il est là, alors ? », a rajouté l’homme au masque blanc. « Vous savez combien ça coûte de soigner un malade ? Hein ? Ben l’Etat non plus, apparemment. De toute façon on n’a plus de chambres, pas assez d’infirmières et il manque un bouton à ma chemise, alors pensez donc, mon bon monsieur, j’ai vraiment autre chose au foutre que de m’occuper d’un vite, amenez le en salle 4, et tant pis pour la vieille ! », a hurlé le professeur après visionnage du compte en banque de Myblack.
 
Après avoir installé dans l’évier la pauvre madame Vermorin, Francis Broissart est immédiatement passé à l’acte : « Clé de 12 ! Vite ! Vite ! Une fourchette ! Merci. Non, pas cette fourchette, ses dents sont tordues. Dépêchez-vous, bordel ! Comment ça y a plus de fourchette ? Bon, tant pis, on va l’opérer avec votre crayon à papier. Oui Sophie, je sais qu’il n’en reste qu’un, mais vous direz ça au président, hein ?!! ». Jamais médecine et débrouillardise n’avaient autant rimé dans une seule et même intervention.
Le bloc était complètement à.
Il grouillait de gens qui se.
« Bordel, l’estomac de ce type est aussi chargé que l’haleine de Cauet ! C’est la guerre du Golfe, là-dedans ! », a constaté le médecin à Myblack, devenu son assistant par nécessité – les titulaires étant en RTT. « Quelqu’un a-t-il perdu récemment un moteur de hors-bord ? Ou un service à grillade ? », a interrogé le professeur Broissart en les extrayant de l’estomac.
Ils n’appartenaient à personne, pas plus que les touches de pianos en ivoire, l’omoplate d’ours et le bassiste de Superbus. « Merci quand même, ça faisait deux mois que j’étais coincé à l’intérieur de ce type », a néanmoins remercié ce dernier.
 
Le chirurgien restait pantois : « tout cela ne nous dit pas comment il a pu s’évanouir. Oh, attendez : un sachet de sucre à demi-ouvert ! Votre ami est-il allergique au sucre ? » Myblack n’hésita pas une seconde : « je sais pas trop, en fait. Attendez, laissez-moi réfléchir, je…»
 
Non, c’est écrit : Myblack n’hésita pas une seconde. Un peu d’attention, merde.
 
« Ah pardon. Je reprends : Oui ! C’est marqué sur son passeport, dans la case profession ! » « Bon sang, mais c’est bien sûr ! » fit le praticien en frappant violemment d’un poing rageur le visage de son patient, par mégarde. « Vite, apportez-moi un yaourt, ça serait bête de le gâcher ! Et deux cuillères, deux !»
Myblack tenta une remarque :
- « Professeur, au risque de paraître intervenant, je pense qu’il serait bon de panser cette plaie béante. On mangera plus tard.»
- «  Et c’est un bleu-bite qui ose contredire un vétérinaire de mon acabit ! On croît rêver ! Mon garçon, ne laissez pas la vue du sang guider vos émotions !»
- « Un vétérinaire ? »
- « Où ça ? »
- « Vous êtes vétérinaire ? »
- « Hein ? Qui vous l’a dit ? Que la balance se dénonce et qu’on lui coupe les organes génitaux! »
- « C’est vous. »
- « Que personne ne touche aux organes génitaux de la balance ! Enfin à part vous, Sophie. »
- « Merci professeur. »
- « Et donc vous êtes vétérinaire ? C’est légal, ça ? »
- « Les réductions budgétaires ont conduit l’hôpital à… Bon, écoutez, on n’a qu’à dire qu’on le mangera plus tard, ce yaourt. Sophie, la pince à linge, vite ! »
- « Je m’en suis servie pour transplanter monsieur Guergouin, professeur. »
- « La vie était plus simple quand j’opérais des mouettes à cœur ouvert sur les décharges. Tant pis, on se débrouillera sans elle ! »
 
 
L’opération dura 2 heures. Myblack couva le chevet du lit de son ami avec préciosité. Par chance il y avait des vieux VSD dans la chambre, et des tuyaux de toutes les couleurs, comme dans les pubs pour Actimel. Le bloc opératoire éteint, on patientait sagement, sur des chaises. Myblack était partout : un œil sur son magazine, un œil sur son complice, un troisième sur le jean Complice de Sophie, la ravissante infirmière. Il fantasmait : elle ressemblait comme deux gouttes d’eau à une camarade de fac, et il l’imaginait se lever, s’enrouler la langue sur ses lèvres, s’avancer nue vers non, ce n’était pas le moment pour ça, non, vraiment.
 
Il attendit deux heures de plus, pour rien. Jean-Michel Lapoisse ne se réveillait pas.
Il attendit deux nouvelles heures, sans succès. « 20 euros qu’il est tombé dans le coma ! », paria le professeur Broissart en jetant un billet dans un chapeau tenu par un singe.
Six heures passèrent. « Et dix de plus ! », relança Sophie, joueuse. « Tenu ! », misa le primate.
Mais, à seulement quelques lieux de la salle d’attente, le patient patientait depuis bien trop longtemps pour susciter l’espoir.
Myblack ne s’en faisait plus, après avoir relu pour la 13ème fois cet article sur Bataille et Fontaine. Résolu à l’idée de perdre à jamais son camarade, son employé chéri.
Les paupières de Jean-Michel Lapoisse jouaient à Colin-maillard. Les murs de sa chambre avaient perdu de leurs éclats, remués par la grève du propriétaire.
Myblack baissa la tête. Une larme coulait sur sa joue. Lui qui s’est longtemps moqué de tout se rendit compte, finalement, de l’importance des choses. La perte d’un être qu’on aime, même moche, détruit le cœur. Sa misanthropie était affectée, pour une fois, et il avait fallu qu’un proche périsse pour révéler la faille. La pluie tombait sur le sol, maintenant. La pluie ruisselait en formant des grumeaux. Près de lui, Sophie compatissait. Ses deux seins en poire, en communion solennelle, imploraient pardon de n’avoir pu le sauver, et son petit cul « JE L’AI VU ! JE L’AI VU !».
Quoi ? Ce cri ! C’était lui ! Jean-Michel Lapoisse ! Miracle ! L’ancien aveugle venait de retrouver la vie !
 
                                                                
- « Qui ça ? Qui ça ? », implora Myblack, au point de rupture.
- « Dieu ! Dieu ! C’est lui ! », fit Jean-Michel, regardant vers son ami de bloggeur.
- « Arrête, c’est gênant », répondit Myblack.
- « Non, je l’ai vu ! Dieu ! Le véritable ! »
- « Dieu ?? »
- « Dieu ! Assis sur un nuage ! Il m’a parlé ! Je l’ai vu !»
- « Comment est-il ? Comment est-il ! Réponds, charogne, réponds où je t’étripe ! » s’étrangla le professeur Broissart, réponds sale fils de pute ! »
- « Il… Dieu ne… Dieu est… »
- « Jean-Michel, allez ! Un effort ! Pense au nombre de visites que j’obtiendrais si j’annonce à quoi ressemble Dieu ! »
- «  Dieu est… »
- « Est homosexuel ? Est noir ? »
- « Est indivisible ?
- « Dieu est un hachis parmentier ? »
- « Chanteur de Culture Club ! »
- « Une fougère ! »
- « Garé en contre sens ! »
- « Parti sans payer l’addition ! »
- « Non, non, Dieu est… Argh, je ne me sens pas très… »
- « En tôle pour avoir fumé du haschich ! »
- « Le fils caché de Bernard Montiel ! »
- « Bassiste de Superbus ! »
- « Impossible, j'le suis déjà. »
- « Ah mais vous êtes encore là, vous ? »
- « Fais pas le relou, merde ! Jean-Michel, accouche ! Dieu est quoi ??? »
- « Sans contrefaçon ! Aux petits oignons ! Monté au premier ! Coincé dans les toilettes ! »
- « La ferme, vous ! »
- « Dieu est… »
 
                                                 
Jean-Michel Lapoisse s’écroula sur le sol, exténué. Le chirurgien tenta de le réveiller en lui foutant des torgnoles dans la gueule, mais rien n’y fit.
Le silence, de nouveau.
Rien.
« Dieu est », c’est, à l’heure actuelle, tout ce que nous savons.
Par George-Alain Moustiquaire - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 77 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 18 août 2007 6 18 /08 /Août /2007 10:14
jean-michel-lapoisse.JPG  Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : les clubs de vacances.

Popularisés par l’amicale des humoristes sarkozystes, ils profitent de l’été pour pulluler entre les dunes et les raies hirsutes des plagistes. Amoureux des côtes, leurs formes généreuses s’exposent au soleil des cartes de crédit : ils sont l’endroit où le riche colonialiste peut s’adonner, avec la peuplade locale, aux plaisirs de la chair – et le mot n’est pas vain, tellement la prostitution est devenue hors de prix, de nos jours. 
L’amour sur la plage, les yeux dans l’eau, ébloui par le sable. Un peu de vent. Du soleil. Des corps incendiaires de 14 ans à peine. Ah, je l’affirme : quand la chair est là, le sunny n’est pas loin : musique ! « I got you babe, i got you babe », hum, ça sent bon l’été, ça, ah non ce sont les algues.
Afin de satisfaire un lectorat de plus en plus intransigeant – j’entends encore leurs gorges gueuler « Assez des digressions poétiques sur le calendrier ! C’est du sexe qu’on attend ! » -, j’ai testé pour vous, au péril de ma vie, l’un de ces supermarchés à célibataires. Où les caissières s’appellent Ornella et non Jocelyne.
Sur mes deniers personnels, mon argent de poche, piqué à mémé.
Direction Marrakech.
Direction Raquel Welsh.
 
 
marrakech.jpg  Marrakech, une ville aux fastes excentriques, dans le plus pur style baroquain. Mille et un raffinements au coeur de la palmeraie, 60 suites privées, piscine, bar-lounge, piano-bar, initiation au peep-show et libre accès aux activités sportives. A déconseiller fortement aux Rabat-joie.
Voici sans plus attendre le récit de mes aventures. 28 pages de récits endiablées, entre Lawrence d’Arabie et Jacky de Ponto-Combo. De l’épique, du cœur, des carreaux, de l’action. Une fresque à la Dumas, Mireille, Alexandre, Franck et cinq heures, panachage de drame et d’amour, l’histoire de mes vacances, de sa genèse à sa vieillesse.
 
Lundi matin
 
J’ai un forfait Club transport + séjour, incluant la prise en charge à l’aéroport et le dévouement servile des organisateurs. Pour les sports, je dois m’acquitter de surplus pour la plupart abusifs, afin de payer les prix d’essence des jet-skis ou les produits anti-puces pour les tatamis en lycra. « Des activités idéales si l’on souhaite se dépenser, et dépenser », nous a gentiment expliqué Carlo, un habitué des lieux.
 
J’arrive l’après-midi à l’aéroport, escortés d’une grappe d’une vingtaine d’autres touristes, tous français. Le vol fut planant, j’étais sous acide (de l’oxyacide d’hydrogène concentré cumulée à de la grenadine). Du coup, je découvre mes compagnons à l’instant même où ils posent le pied sur le sol.
Plusieurs femmes, la trentaine dépassé, venues sans leurs maris, à la fraîche. Peut-être sont-elles célibataires ? J’avoue m’en ficher pas mal : elles semblent avoir également laissé leur sensualité à la maison.
Des messieurs tout fripés les flagornent en roulant des mécaniques ainsi que des feuilletés au jambon qu’ils brandissent victorieusement de leurs chaussettes rayés à la verticale – les feuilletés, pas les chaussettes. Les donzelles tombent dans le piège, roucoulent, puis coulent, charmées par ce grand numéro.
Une seule résiste. Une brune svelte toute penaude, valises aux ongles, rouge aux lèvres, collée aux ptères. Une petite coccinelle pas très belle, un peu gauche, guère adroite. Au centre des escogriffes, elle joue au bowling avec la connerie. Hélène, qu’elle se prénomme.
A l’écart des emmêlés, se distingue un type aux cheveux bruns fourbe comme une machine à laver à essorage variable : Patrick Standard. Marseillais comme le savon, sans l’arôme qui va de paire.
 
gars----lunettes.jpg  
J’ai connu Patrick Standard à l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. La gente féminine nous appréciait autant l’un que l’autre, c'est-à-dire qu’elle ne nous appréciait pas. Mais, alors que j’essayais de faire preuve de bravoure imaginative pour arriver à mes fins, il se contentait de sucer la roue, d’agir en John loque humaine période chaise roulante, en séducteur de pacotille. L’originalité lui collait à la peau aussi bien qu’un poulpe sur la tête de Francis Ford Coppola.
Je sais pas si vous avez déjà vu Francis Ford Coppola avec un poulpe sur la tête, mais ça ne lui va mais alors pas du tout !
Il offre des fleurs aux dames, il demande comment ça va en disant bonjour, il boit son café avec un sucre, il ne se coupe jamais en se rasant et réussit ses partiels en obtenant 11. Aussi prévisible qu’une affaire de dopage dans le Tour de France.
Il mérite la géhenne, et tant pis si cela le met mal à l’aise !
Ce Patrick m’en aura vraiment fait bavé – surtout lorsque je contemplais Sabine, une de ses conquêtes qu’il m’avait subtilisé en lui promettant Clermont et merveilles. La petite était de Riom, elle désirait se loger dans la capitale auvergnate ; il a su lui parler. Il a su parler, en tout cas, ce que je n’ai pu faire – c’est difficile, en bavant.
Avant cette épisode tragique, nous étions bons camarades : la trahison résonne encore tel un écho dans mon ego.
Nous sommes les Elie et Dieudonné de la séduction, d’abord amis, puis ennemis. Je suis rusé comme un juif, il est fainéant comme un noir. Je suis suspicieux de nature, il ne se lave pas souvent. J’ai des costumes trois pièces, il chante du gospel. Mais, à l’unisson, nous sommes célibataires.
A l’unisson, nous sommes là pour réussir.
A l’unisson, nous avons repéré cette fille complètement louche.
Demain au self, l’un de nous deux vaincra.
 
 
Mardi matin
 
Drapé d’un petit polo Gérard Klein destiné à attirer les convoitises sur ma carrure de fauve, j’arpente les portions individuelles de salade en chantant « Bella Vita» de David et Jonathan. Les cils adverses dessinent des ventouses à désir et j’aspire à en aspirer les résidus.
Le self est plein de gens qui ne le sont pas encore.
La brune amarrée par l’amour s’est ventousée, elle et sa pomme, dans une table perpendiculairement à l’ouest du second serveur parallèle à la table des couples octogonales située peu avant trois touristes géométriquement hideux.
Elle joue perso, je l’aperçois.
Elle la pelle, je l’appelle.
Dans le vide. Livide.
Elle mord dedans, je m’en mors les doigts.
Je fais un scandale, elle en porte aux pieds.
Mon rival Patrick Standard se pose moins de questions ; il fait son Geopardy en posant son sans-gêne en plein devant ses cuisses, bandant en contrebas. Plein de morgue, je l’accroche et le colle, réitérant un sourire de fortune pour ma pyramide, qui reste de marbre. La Cairote semble cuite. Décontenancé, les toilettes sont ma crypte. Durant quelques minutes, j’oublie et je me concentre : « Lapoisse. Tu es Jean-Michel Lapoisse. Tombeur de pierre en fils, charmeur de l’extrême. Du courage, bordel ! Du courage, du courage, du courage, encore du courage ». Stupeur : la Grande Sophie est aussi en villégiature dans le p’ti coin. Sans coup férir, je la matraque et revient me poser près de cette poire de Patrick, qui vante par tous les trous sa belle Hélène.
- Salut ! 
- Hey, Jean-mi ! Un peu d’eau, peuchère ? 
- A combien exactement ? J’ai pas beaucoup sur moi. 
- Pas de ça entre nous ! Tiens, file moi ton verre.
 
Hélène mastiquait avec force son fruit défendu alors que j’attrapai le récipient à liquide pour le porter à mes lèvres. Patrick coupa son friand au fromage et le leva grâce à sa fourchette en prononçant, d’une voix de stentor, la phrase suivante : « Aux Niçois qui manigancent ! »
 
Puis je m’écroulai sur le sol.
 
 
 
  
Par Jean-Michel Lapoisse, live in Maroc - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 17 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /Juin /2007 00:00

 

Qui n'est jamais allé sur un site pornographique, à part Myblack ? Estimé à 2,84 milliards de dollars en 2006, le marché du cul sur la toile se porte très bien, merci pour lui. Grand manitrou du sexe, moi, Jean-Michel Lapoisse, je vous livre mes coups du coeur du réseau. 27 ans d'expériences initiées dès l'enfance, à guetter les sorties maternelles pour assouvir cette passion partagée par tant de Français.

Aux amateurs de bonne chères

Http://www.amateursdanslacuisine.org


 
 
 


Site offrant une impressionnante diversité de vidéos : pour être franc, on n'est jamais rassasié ! Les fondus de collation rapide en pleine nuit ne seront jamais déçu, le frigo étant ouvert 24h/24 pour moins d'un euros la minute par appel. Mozzarella, concombre, framboise, gaufre, jambon cuit : tous les goûts sont dans la nature des nombreuses catégories offrant une diversité de menus tous plus à lécher les uns que les autres.




Camarades de classes coquines


Http://www.camaradesdeclassescoquines.net


 
 

Diable ! Le site de référence de l'éducation nationale, agrée par l'UNSA, l'AGERS et le FOUTRE. Une centaine de voisines d'amphis n'ayant qu'une envie : les révisions d'exams en votre compagnie. Soignez votre équerre et affûtez vos cahiers, elles seront travailleuses ! Mon conseil : l'oral étant privilégié, tâchez d'avoir du bagout ! - et de l'endurance.


Mon crucifix dans ton église

Http://www.jésusenslip.com

 
 

















Comme tous les employés du Blog de Myblack, je suis athée. Mais quand Dieu fait preuve d'arguments de poids, il faut parfois renier ses opinions. Amis prêtres, voilà l'endroit où prêcher en eaux douces ! Des bonnes soeurs qui justifient enfin leur nom et des icônes univoques qui convertiraient n'importe quel aborigène ! Cette fois-ci, on n'en est sûr : il n'y a bien que les voix du seigneur qui sont impénétrables.


Sexe à la carte

Http://www.françoisfillon.geo.net




 
 
 
Lieu d'échanges passionnés entre géographes, "Sexe à la carte" risque de décevoir les non-initiés. Malgré tout, sponsorisé par Google Map, ce site permet un savant alliage culturel et masturbatoire : qui n'a jamais rêvé d'éjaculer en plein San Francisco ? Et ces rivières chaudes et humides creusant des gorges profondes dans la montagne, hum... Un régal !



Mes autres sites en favori :

- PolitikPorno.com (Http://www.politikporno.com). Les débats noctunes de nos élus enfin dévoilés ! Marie Drucker face à François Barouin, Christine Ockrent opposée à Bernard Kouchner et, cerise sur le gâteau, François Hollande avec Ségolène Royal ! Et où les problèmes d'érections de l'éléphanteau du PS fournissent un début d'explications à la branlée de la candidate aux présidentielles...

- Top Nécro (
Http://www.jaimelanecrophilie.dcd.org). Vous rêviez de faire l'amour en direct avec Joseph Staline ou Edith Piaf ? Avec Top Nécro, vos désirs prennent forme ! Plus de 400 cadavres mis à jour régulièrement - que les admiratrices de Grégory Lemarchal se rassurent !

-
Bernard et Bianca's Friends (Http://www.waltdisneynude.com). La magie de Disney pour le ravissement des petits et des grands ! Retrouvez tous vos héros préférés, de Minnie à Le Clochard, dans des positions à couper le souffle ! Avec en bonus les scènes inédites de Blanche-Neige et les 7 nains, enfin dévoilées par la censure. 

- Informatica X (IP du site : 212. 439.93). Le premier site porno pour les pros de l'informatique ! Geek de tous pays, brandissez l'étendard ! Les meilleurs prises femelles, des photos - retouchées, hélas - de fils dénudés et une infinité de port USB qui n'attendent qu'un périphérique pour vibrer ! Le monde du "Suppr" et de la fornication.




Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 17 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 20:00

 

Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : l'amour sur internet

 

Non, je n'évoque pas par ce terme le téléchargement de vidéos surtaxées (même s'il s'agit d'un domaine qui me tient également à coeur), mais bien les sites de rencontres. Le web regorge (profonde, ndlr) de sites de rencontres. Le plus connu est indéniablement Meetic.

Coté en bourse, ce bordel informatique crée en 2001 par Marc Simoncini a dégagé l'an dernier un chiffre d'affaires de 78 millions d'euros : de quoi se payer pas mal de gogo-danseuses ! (39, plus exactement, si les tarifs métropolitains n'ont pas changé). Mais il serait réducteur de comparer Meetic à une partouze remplie de filles célibataires généralement nues sous leurs blouses : il y a également des hommes nus sous leurs blouses. Tout le monde y trouve donc son compte. La différence entre Meetic et une boîte de nuit, c'est qu'on peut y choisir la musique : brune, blonde, rousse, à lunettes, à dentiers, le supermarché ne ferme jamais. Moi qui vais souvent y faire les courses, je vous propose de vous le faire découvrir, étapes par étapes, de se prêter au jeu avec méfiance mais sincérité.

 

 

C'est une petite brunette aux seins réservés qui nous accueille dans l'interface de présentation. Les premiers renseignements sont demandés, sans grande conséquence pour l'instant. Pour le pseudonyme, pensez-bien qu'il devra refléter vos préoccupations du moment, devra permettre aux demoiselles recherchant des preux chevaliers de se faire une idée de votre personne au premier coup d'oeil. Ici, je choisis "Pervers666", après hésitation entre "Sodomicus_Warrior" et "Peau de poulet froide". Viennent ensuite plusieurs décisions capitales, comme la sélection de notre quête sexuelle. "Je suis à la recherche d'une femme", précise-je, après n'avoir pu trouvé d'animal. Il est néanmoins possible de préciser la recherche en fonction de l'âge, de 18 ans à 100 ans. Mon petit conseil : sélectionnez 18, c'est ce que les jeunes filles de 14/15 ans mettront par défaut. Même remarque pour 100 ans, pour les amateurs de célibataires d'avant guerre de Sécession. Ville, langue (élastique), date de naissance, et c'est parti pour la seconde étape !

Cette photo n'est absolument d'aucune utilité, mais pourtant les renseignements y seront déterminants. Les conditions de la réussite : franchise et sincérité maximum, pour permettre à l'élu de votre coeur une immersion totale dans le tourbillon impétueux de votre personnalité.

Votre statut matrimonial

Je conseille ici de sélectionner "veuf". En effet, feindre la perte d'un être cher touchera probablement les femmes, qui tenteront de vous réconforter. Bien sûr, mentez avec délicatesse : évitez de préciser que vous l'avez sauvagement assassiné à coup de pics à glace ou en la jetant en plein studio d'enregistrement des Chiffres et des Lettres.

Avez-vous des enfants ?

Par chance non, mais il est possible de mentir en choisissant "5 ou +". Une famille nombreuse peut attirer certaines femmes ménopausées ou africaines. Si la femme approche la trentaine, sans doute attend-t-elle un homme capable de lui fonder une famille : évitez donc de prétendre une vasectomie pour vous soustraire à la tâche, elle risquerait de trouver l'excuse un peu trop grosse.

Votre silhouette ?

Mince, normale, quelques kilos en trop, ronde ou sportive. Choix étendu qui en réalité ne l'est pas. En prenant "mince", vous adoubez votre composition squelettique, proche du moineau, sans attrait pour la femme. "Normale" manque vraiment de charisme et révélera votre personnalité tiédasse. "Quelques kilos en trop" est une manière diplomate de reconnaître votre obésité proche du rorqual, et quand à "ronde", je n'en parle même pas. Il ne reste donc que sportive, qui, bien que fallacieuse, est la plus à même d'attirer les mouches - ou les moches, selon votre désir d'y voir une erreur orthographique.

Vous vivez ?

Il n'y heureusement pas l'option "dans un taudis délabré de célibataire envahi par les moisissures de vaisselles et les rognures de doigt de pieds". Par contre l'option "chez mes parents" est disponible. Hélas, vous faisant immédiatement passer pour un loser, je vous le déconseille fortement. Reste "seul" ou "seul, avec un animal de compagnie", pour les zoophiles. Le problème réside dans la conception du terme animal de compagnie : le concubinage avec un âne ou une marmotte est-il considéré comme une relation avec " un animal de compagnie"?

Vous parlez ?

Des hordes de langages se ramènent jusqu'au frontière de cette liste dépliante, puisqu'il est possible de mentir en prétendant maîtriser le finnois ou le pachtou. Cela peut parfois faire une différence, mais attention à ne pas trop en rajouter : connaître Nelson Monfort ne suffit pas à bien parler anglais et les imitations maladroites de Michel Leeb ne sont pas considérées comme des langues internationales.

Votre profession ?

Les professions qui feront classe : acteur

Les professions à bannir absolument : agriculteur, bibliothécaire, pianiste, comptable, coiffeur, dentiste, enseignant, ouvrier, militaire, étudiant, fleuriste, restaurateur, camionneur, politicien, déménageur, sportif, commerçant, peintre, cuisinier, échangiste, fonctionnaire, kinésithérapeute, véliplanchiste, policier, retraité, libraire, homme sandwich, marin, anthropologue, tueur à gages, testeur de jeux vidéos, journaliste à Télérama, mascotte d'équipe de hockey sur glace, commentateur sportif, jongleur de bouteille de Ricard, philosophe de gauche, épicier, dragueur de supermarché, réalisateur de film érotique, cordonnier.

Mon conseil : choisissez acteur

Vos revenus

L'argent n'aura aucune incidence sur votre pouvoir de séduction, à condition d'un physique irréprochable. De ce fait, choisissez la fourchette la plus haute, en prétextant un parachute doré lié à votre licenciement récent du poste de PDG d'une grande multinationale ayant fait des bénéfices colossaux sur le dos de ses employés (vous n'avez qu'à vous baissez, les exemples ne manquent pas)

 

2ème étape : la description physique

Il est hélas impossible pour vous de sauter cette étape - il vous est d'ailleurs impossible de sauter en général, et c'est bien les raisons de votre présence sur Meetic. Pour la taille, les cheveux, le poids, jouez la sobriété en vous inspirant d'hommes rencontrés dans les affiches de bus. Le réel problème se porte sur la question : "votre aspect physique selon vous". Selon vous, vous n'avez aucun aspect physique. Vous êtes un mélange entre le hachis parmentier et l'ananas en conserve, et le miroir vous tient en rigueur d'avoir tenté une approche, la semaine dernière. Prenez donc "un vrai canon!" : après tout, le temps qu'elle comprenne réellement à qui elle a à faire, il sera sans doute trop tard. Viens ensuite le cruel "le plus attrayant chez vous". Ah, que Meetic peut se révéler cynique, par moment ! Bouche, fesses, muscles, yeux : oui, les tentations sont grandes de passer à l'acte, mais mentir ne mène jamais bien loin, croyez-moi. Tout le monde a des jolies fesses, de muscles grandiloquents et des paupières rubicondes, à Meetic. L'originalité vous sauvera. L'originalité attirera l'attention. Ainsi, voici le top 3 de mes particularités anatomiques les plus touchantes :

- Mon ver solitaire, avec lequel j'ai malgré tout sympathisé.

- Ma colonne vertébrale, et ses 53 vertèbres (20 de plus que la moyenne ! Je ne fais jamais les choses à moitié).

- Une gigantesque cicatrice s'étendant du bas du cou à l'orteil droit, relatif à une expérience de cirque nocturne qui a mal tournée (Méfiez vous des lanceurs de couteaux ivrognes, en particulier lorsqu'ils sont borgnes).

Et pourtant, les femmes sont à mes pieds ! Enfin, en tout cas, je suis à les leurs. Une fois ces quelques frugalités accomplies, des desserts arrivent : "Etes vous romantique", "Aimez-vous le mariage", bref tâchez d'être authentique, une nouvelle fois, en répondant à l'affirmative. Faites de même avec toutes les questions suivantes. Il y en a environ une trentaine, allant de "Ma musique préférée" à "Mon Look vestimentaire" (brillant oxymore !), en passant par "Vos activités sportives" (On croit rêver...). Circulez, y a rien à voir, débarrassez rapidement la table de ces restes que les femmes ne regardent pas pour, enfin, passez à l'unique chose, au seul concept intéressant du site : la photo.

3ème étape : la photo

La différence entre Meetic et la vraie vie, c'est que dans la vraie vie, les photos sont contractuelles. 95 % des gens ne vont sur Meetic que pour y chercher des photos, exercer la sélection naturelle voulue par la jungle de la séduction. 98 % de votre avenir sexuel se joue ici ! (oubliez donc les 150 lignes précédentes, elles sont inutiles. Merde j'aurais du le préciser avant). A titre d'exemple, voici ma photo sur Meetic :

muscl_.jpg Sublime, n'est-il pas ! Oui, je le concède avec franchise : cette batte n'est pas mienne, il s'agit de celle de mon voisin (à qui j'ai d'ailleurs élégamment proposé de prendre la pose, en dédommagement). Et bien croyez-moi ou pas : les femmes raffolent de mon corps d'athlète ! Comme vous le voyez, un cliché suggestif et hop, l'affaire est dans le sac ! Après, à vous d'étaler votre culture, votre charme, vos exploits sur Nintendo 64 à la gente dame désinvolte pendue à vos lèvres. Note : avec ce genre de photo, même les paroles les plus insipides sonnent comme du Delerm. Bon, je vous sens trépignant sur votre chaise en acajou, prêt à débuter l'inscription, alors voici une dernière astuce : deux listes à apprendre par coeur.

Photographies conseillées pour plaire aux femmes :

bounaffou.jpg             beaux-gosses.jpg           mec_inutile.jpg

Raymond Bounaffou,      Un corps glabre     Sexy, avec une pointe de rouge

le séduisant numismate  Viril mais correct   Chemise à carreaux, mais drôle

 

Photographies déconseillées pour plaire aux femmes :

etienne-daho.jpg Evitez le rasage trop près de la peau, pour ne pas ressembler à Etienne Daho.

 

DSC00230.JPG Ne pas en trop en dévoiler, d'accord, mais sans tâche sur le t-shirt, alors

DSC00259.JPG Restons sérieux 5 minutes.
Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 41 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /Avr /2007 00:00

 

 Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack. Comme vous avez pu le constater, j'ai assez peu posté ces derniers temps. Plusieurs fiascos romantiques, quelques déconvenues sexuelles, certaines pannes temporaires m'ont rendu moins joyeux et, de ce fait, moins enclin à transmettre mon sens aiguisé des relations hommes/femmes.

Myblack n'a pourtant expressément demandé, réclamé un article, il y a de cela une semaine. Ne m'imaginant pas combattre son charisme, j'ai décidé d'accepter. J'avais donc opté pour une blonde vendeuse de fleur (une fleuriste, en terme technique - vous me dites si je vais trop vite), que j'ai espionnée lundi puis mardi, afin de déterminer quels étaient ses goûts, ses hobbys, ses passions, ce que j'ai approfondi mercredi et le jeudi, en n'omettant aucun détails pouvant faire avancer la science. Vendredi devait sonner le départ de ma rencontre envers cette charmante demoiselle quand j'en fût hélas malencontreusement empêché par un vaurien de la pire espèce (son petit ami, plus précisément, qui avait repéré ma collecte des sources à la jumelle). Le vendredi soir j'étais donc nu comme un ver, sans la moindre idée d'article pour habiller ce Blog, quand soudain j'ai eu cette révélation : "Comment fait donc Myblack pour séduire les femmes" ?

S'il y a bien une personne sur terre qui ne laisse pas indifférente la gente féminine, c'est bien lui, à en juger par le nombre faramineux de ses lectrices. Sa plus accrocheuse, la plus fidèle se nomme Lulla Paf, gagnante de 4 Myblack d'Or. Je suis donc allé la questionner illico presto :

 

J'en restais coua : quoi ? C'est impossible, cela ne peut être aussi simple, vociférai-je ! A la manière de Picsou dans son coffre, j'ai alors commencé à tourner dans la pièce de manière oblique, sans y trouver des réponses valables. Plusieurs fois je me suis écroulé sur la moquette, défait, trahi par mes lacets - qui ne l'étaient pas moins. Abandonner ? Lâcher l'affaire ? "Hors de question !", lançai-je avec conviction, en consultant ma tirelire en forme de cochon (chaque article de ce blog étant rémunéré 35 euros). Alors, seconde étape de l'enquête : ses poubelles. Les poubelles, le jardin secret de tout être humain, concentré de secrets inavouables et de tics douteux. Déguisé en gâteau Pépito, j'ai pu collecter l'intégralité de son sac : une mine d'informations !

 Une boîte de Biscuit "Temptation", de Jésus Corporation, les seuls biscuits qui marchent sur le chocolat chaud quand on essaye de les tremper.

 Une vidéo apparemment dégradée contenant plusieurs séquences de grands films du cinéma français : "Zizi impératif" ; "Qui veut la bite de Roger Rapeau" ; "La gloire de ma paire" ; "Le Gland Bleu"

 Un jeune enfant livré à lui-même, qui *Jean-Michel ?* semble désorienté face *Jean-Michel ??!* à la situ hein ? Myblack ? *On peut savoir ce que tu es en train d'écrire, Jean-Michel ?* Ben mon article, comme tu me l'as demandé. *Ha Ha*. Quoi ? *Je vais hélas te demander de quitter cet article, Jean-Michel* Hein ?? Mais j'ai pas terminé !! *Oui, raison de plus* Bon laisse moi au moins conclure, alo *Non*

La tortue-luth (Dermochelys coriacea) est la plus grande tortue de mer avec ses 2,70 m de long pour près d’une tonne. Elle a cependant un point faible : elle ne peut mais c'est de la censure, je proteste ! rétracter sa tête ce qui en fait une cible facile pour les prédateurs comme les requins.
Sa carapace est composée de sept je suis outrée par de tels procédés, Myblack carènes longitudinales qui évoquent l’instrument de musique d’où révolution ! révolution ! son nom. Cette « peau » souple ressemble à du *Rappelle moi qui paye ton loyer, Jean-Michel ?* cuir. Les méduses constituent son plat favori. Elle peut en manger de grandes quantités par jour sans être intoxiquée par leurs  poisons. Elle les saisit grâce à ses deux dents situées en avant du bec. Elle se nourrit également de mollusques vraiment excellent, cet article sur la Tortue de mer de toutes sortes. La tortue-luth  est le seul reptile qui ne possède ni griffes, ni écailles. La tortue-luth peut plonger à plusieurs centaines de mètres de profondeur hé ben. Elle parcourt des distances de près de 5 000 Km et suit ainsi la migration des méduses qui l'aurait cru ?. Une tortue-luth vit en moyenne 100 ans.

 

Par Jean-Michel Lapoisse - Publié dans : Jean-Michel Lapoisse
Voir les 17 commentaires - Ecrire un commentaire
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés