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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 17:47


Eventuellement, en triturant mes opinions auvergnates et politiques avec la délicatesse d’un boucher de là-bas en visite dans la petite culotte d’une femme de la haute, il est possible d’y trouver un très léger point commun avec Nicolas Sarkozy.

Non, ma copine ne s’appelle pas Carla, mais Bruno.

Non, je ne parcoure pas le Tout-Paris en limousine, mais le Tout-Limousin en paréo.

Non, je n’ai aucune sympathie pour l’Elysée, ou alors inconsciemment, dans mon bain, quand je fredonne « Moi, Lolita ».

 

Non, par contre, au fond de moi miaule une sincère affection pour l’Amérique qu’on aurait pas envie de balancer contre le mur, ou alors seulement si le chat possède la tronche de Rudolph Giuliani – ou la tronche de n’importe quel autre Rudolph – il faut vraiment être aussi con qu’un chat pour oser s’appeler Rudolph.

J’ai connu un élan qui s’appelait Rudolph, en troisième. J’ignore si c’est à cause de son prénom ou de ses bois larges et acérés, mais il s’entendait très mal avec les gars de ma classe qu’il transperçait par erreur. Mais c’était un animal charmant, toujours partant pour une blague de potache ou une course effrénée dans les couloirs du collège. Un jour, alors qu’il reniflait son quatre-heures dans les toilettes des filles, j’ai discrètement fouillé dans son cartable. Surfant entre les lichens et les crayons pastel, mon petit doigt touffu s’est emparé d’un agenda Tortues Ninja, un bleu, où j’ai entraperçu des petits mots doux, des cœurs serrant très fort des « Je t’aime » teintés de roses, des poèmes tendres et mélancoliques sur l’amour et l’amitié dont la plupart étaient destinés à ma mère et je sais pas pourquoi je vous raconte ça, d’ailleurs.

 

Bien, retombons sur mes pattes. Oui : j’aime beaucoup l’Amérique, disais-je, avant d’être coupé dans mon élan. J’aime autant l’Amérique que les McFlurry que des bacheliers obèses servent noyés sous un nappage flambant neuf – inutile de demander aux responsables du MacDo si l’on peut également noyer les bacheliers obèses : j’ai déjà demandé.

J’aime tellement l’Amérique autant que les McFlurry que je vais fréquemment au MacDo en consommer, pour prouver à quel point j’adore l’Amérique. Et quand il m’arrive de trop adorer l’Amérique en vomissant ce trop-plein d’amour en pleine rue, je n’oublie jamais de rappeler aux piétons que, souvent, l’amour est sale.

 

Tout serait en vérité angélique si ma branche patriotique ne serait pas jalouse de ma fibre US. Je l’entends aboyer, en plein hamburger, réclamant davantage de considération pour la nation, davantage de sentiments affectueux pour nos belles forêts, davantage de sauce moutarde pour mon Chicken Delice. Pour qu’elle remue la queue – voilà à quoi mène parfois les métaphores – je l’emmène alors au Quick.

Et j’emmène donc mon côté français au Quick, le lundi, puis mon côté américain au MacDo, le mardi, puis encore une fois mon côté français au Quick, le mercredi, et ainsi de suite pour éviter les dissentiments. Je mange équilibré : un coup je me ruine la santé en France, le coup d’après je m’annihile cinq ans d’espérance de vie aux Etats-Unis. Tiraillé ni par ma face est, ni par ma face ouest, j’évolue ainsi dans un monde libre débarrassé de tous conflits, une sorte de planète utopique recouverte de sauce moutarde et de McFlurry. Connaissez-vous cette impression de voler de ses propres ailes, à l’écart des fouets et des boulets, seulement prisonnier des chaînes de restauration rapide ? – et des boulets qui y travaillent, admettons. Merci, merci Dieu d’avoir pensé à l’embarras du choix, mon ventre t’en est reconnaissant, seigneur ! Ah, mes amis, cette sensation de liberté qui m’envahit à chaque frite, francophone ou anglophone, en glaise ou anglaise, quel régal, quel bonheur, quelle allégresse !

 

 

Bon, par contre, j’ai maintenant besoin d’une personne serviable possédant une brouette, un side-car ou n’importe quel autre moyen de locomotion pour transporter mes 216 kilos de mon appartement au very fast-food le plus proche.

Merci d’avance.

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Par Myblack
Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 00:05

Les chômeurs d’amphis de fac et les assoupis du terminal à destination de l’ANPE entrent en gare. Que vous soyez L, ES ou STT, c’est c’t’été qu’il va falloir financer vos trois prochaines saisons d’hibernation. Problème : où trouver un boulot simple et rémunérateur, quand on ne possède ni petites sœurs, ni trottoirs ? Je déconseille fortement le curriculum vitae – et encore plus le cunnilingus sur la chanteuse Vitaa. Je bannis sans détours la lettre de motivation, pour éviter avant embauche que vos employeurs ne découvrent votre analphabétisme confondant.  Je proscris toute forme de piston, interdit le porte à porte et n’encourage la manche seulement de Brighton à Dieppe. Non, amies, amies, mademoiselles, mesdames, mes sœurs, voici ce que je vous propose : un job d’été en août, chez moi.

J’ai en effet les grappes qui commencent à être mûres, signe que l’heure des vidanges a sonné.

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Par Gérard Crobard
Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 00:00

 

Si un dentiste encore non-égorgé par mes mains prenait la peine d’examiner les profondeurs de mon esprit, il constaterait avec étonnement l’absence marquante d’une mascotte officielle liée corps et homme à ma création personnelle, la sève de ma vie, l’unique chose me poussant à vivre et à refuser les avances des librairies érotiques : mon Blog.

Problème : je me suis lavé les dents le mois dernier, après quatre ans d’hésitation, et qu’ai-je retrouvé dans la valse aquatique de ce qui me sert de partenaire sexuel lorsque les librairies érotiques sont fermées ? Lulla Paf. Ancienne lectrice assidue, aujourd’hui lectrice a céder.

Lulla Paf dans mon évier.
Elle venait de se faire éjecter de ma bouche, de ce qui me sert de vivre, de ce qui me permet d’embrasser la gloire : mon blog.

Elle a crié « Haleine », pour qu’elle revienne. Mais il fallait bien plus qu’un jeu de mot nauséabond pour revenir.

Vous l’attendiez tous avec plus ou moins d’attention, voici enfin le moment du grand tirage au sort, celui qui va désigner une remplaçante à Lulla Paf ! Fermez les volets vénitiens, et délaissez les gondoles à Narbonne : mesdames et messieurs, place au sacre !

 



 

 














Bravo à elle.

 

Quelqu’un a-t-il du sirop ?

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Par Myblack
Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 20:09



La température monte et les seins des filles se découvrent des envies d’aventure. C’est lorsqu’il fait chaud qu’on apprécie le plus l’absence de Burka (*).

 

(*) célèbre perchiste musulman célèbre pour ses sauts de repas, notamment en période de ramadan.

 

 

Ah, que j’aime quand les filles savent qu’on sait qu’elles savent qu’on sait qu’on les mate. On dirait que c’est fait exprès, cette invitation à la lubricité visuelle. Vous me connaissez : lorsqu’on m’invite, je ne refuse point. On est gentleman, ou on ne le naît pas.

Depuis trois jours je fais l’amour à la moitié de la capitale les fesses posées sur un banc.

Veuillez donc excusez mes futures absences sur ce blog ; je suis occupé ailleurs.

 

Par bonheur je me suis rabiboché avec mon ami Gérard Crobard, la semaine dernière. J’errais au Bois de Boulogne, comme tous les soirs, et lui venait en voiture. Notre rencontre, c’était fatal, ça s’est passé dans les Halles (nous avons écouté Les Inconnus cette nuit-là, en faisant l’amour). Depuis, il a accepté de prendre son pied sur la main de mon blog, en plus de l’ongle du Teckel Enragé. D’Amérique, me souffle-t-on, l’ongle. Bien.

Quoiqu’il en soit, Gérard nous livrera une fois tous les treize jours environ tout autant de lignes de son choix, au sein d’une rubrique baptisée La Kro-Nike de Gérard Crobard, polémiste bourré en baskets. Un mélange de Guy Birenbaum (pour les baskets) et de Joakim Noah (pour le côté polémique).

 

 








N'approchez pas, il morve.



Petit rappel des crimes précédents :

 

6 avril

 

Faut-il boycotter les Jeux Olympiques ? A cette question épuisante je répondrais, essoufflé par l’effort de concentration, oui. Et j’étendrais même mon affirmation à tout ce qui concerne le sport en général, du jogging au tir à l’arc, en passant par le petit bois du haut de chez moi (parsemé de poteaux compréhensifs). Oui ! Boycottons le sport avant qu’il ne nous terrasse entre deux cafés. A l’heure de la défense des droits de l’homme, je refuse d’être pris en otage par une paire de basket et par l’oxygène du bon air trop éloigné du bourbon pour me plaire. L’athlète Ingrid Betancourt l’a bien compris : elle dont la santé chancelante corrobore sa haine du sport s’apprête à mettre non pas fin à ses jours mais à son marathon médiatique. Sur la ligne d’arrivée, elle pourra alors savourer la bière sur le canapé et la main dans le slip en balançant du bout du bec « après les Farc, le réconfort. »

 

 

Vendredi 11 avril

 

Un chinois au teint du même nom s’est adjugé, chez Christi’s Bravo, une photographie de Carla Bruni en déshabillée. Les 57 600 dépensés lui permettront de jouir en plein milieu du salon de Bruni, la raie publique la plus populaire de Chine depuis le passage diplomate du président Sarkozy. A l’époque, l’époux de la chanteuse avait joué de la mandoline aux Mandarins, se contentant d’un riff rapide sur la peine de mort. Le Tibet ? Micro éteint, le Chinois n’entend pas. La censure des médias ? Guitare mal accordée, le Chinois se bouche les oreilles. Les droits de l’homme ? Playback loupé, le Chinois éteint le poste. Et les doigts de l’homme, dans tout ça ? Dans le salon, on vous dit. Dans le salon.

 

Mercredi 23 avril

 

Alors que plusieurs groupes de presse annoncent la création de nouveaux magazines féminins pour femme, on peut légitimement s'interroger sur l'absence en kiosque de magazines féminins pour homme. Un problème de niche mal identifiée ? Non : le potentiel d'un tel objet fait saliver par avance les mâles davantage rebutés par la femme en général que par son corps. HFM est trop ciblé "homme moderne et dynamique". Nous, hommes dépassés par les événements, réclamons d'urgence un journal féminin qui nous ressemble, avec les avantages de la femme sans ses nombreux inconvénients (cacophonie, prise de tête, incompréhension, migraine, famille de la victime). Que la presse fasse confiance à ses lecteurs, bosse sur ce projet, et se la ferme ! Nous saurons acheter le produit de son silence !
Ah, on me dit qu'un tel magazine existe déjà, sous la forme d'un gant de toilettes rempli de coquillettes tièdes. Qui osera dire après ça que les journalistes ne sont pas réactifs ?

 

Lundi 28 avril

 

Josef Fritzl, 73 ans , est un Autrichien à moustache - rien de bien surprenant : en Autriche, on dénombre davantage de moustaches que d'Autrichiens. Il vient d'avouer avoir séquestré sa fille pendant 24 ans dans sa cave, fille qui se trouve également être la mère de sept de ses propres enfants - enfin quand je dis propres, je ne tiens pas compte des morceaux de soupe aux lards coincés dans les moustaches des mioches. Cette affaire tragique est un gros coup dur pour l'image des caves, dont je garde un souvenir ému en repensant à tous les juifs qui ont logés dans celle de mes parents, durant la guerre. Mon père, ce saint homme, est pour moi l'un des héros de cette époque meurtrie, où régnait dans les trous de souris des rats-de-marée résistants à la tronche gaullienne. Un morceau de bravoure - il a toujours préféré ça à la soupe aux lards -, trempé près d'une moustache séquestrée par 68 ans de vie commune. Aujourd'hui, par-delà sa mort, persiste le souvenir vibrant des visiteurs nazis faisant leur marché dans ce gigantesque entrepôt humide, ce supermarché au sous-sol où nos amis teutons choisissaient les joujoux, les cailloux et surtout les bijoux de ses séquestrés. Mon père : un fervent opposant de la politique de l'Autriche.

 

 

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Par Myblack
Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 00:24

 








Ce ne sont pas moins de 550 jeunes de 14 à 17 ans qui ont été décapités, hier, à New-York, à l’occasion de la première de The Room of Corpses. Dans une ambiance festive et décontractée, embellie par la présence de plusieurs stars du cinéma tels que Meg Ryan ou Cindy Saunder, le spectacle s’en est donné à cœur joie : de mémoire d’esthètes du film d’horreur, assurément la plus belle cérémonie de la décennie.

 Choisis parmi plus de 18 000 candidats au terme d’un casting éprouvant, les 550 adolescents sacrifiés lors de cette projection ont remercié les producteurs pour ce moment de gloire unique. « J’attendais The Room of Corpses depuis quatre ans. Quand j’ai su qu’ils cherchaient des fans prêts à mourir pour marquer sa sortie, je n’ai pas hésité une seule seconde », a déclaré Thomas Johnberg, 16 ans, de l’Illinois. « Vous vous rendez compte ! Le plus grand film d’horreur du siècle et j’y participe, moi, un modeste lycéen de Toronto ! », s’est enthousiasmé Brad, peu avant sa décapitation. « Quand mes parents vont savoir ça ! J’espère qu’ils appelleront les voisins, à l’enterrement : ça va les moucher, ces ringards ! », a-t-il conclu, quelques secondes avant l’arrivée de la lame. Le bonheur de ses jeunes, élevés depuis l’enfance dans l’univers si particulier de la violence, a véritablement redonné du baume au cœur à l’Amérique toute entière.

Le scénario de The Room of Corpses, bien que simpliste – l’histoire d’un homme décapitant des adolescents enfermés dans une chambre à coucher -, a tiré parti d’un buzz monstre pour attirer des fans toujours plus exigeants. Les forums spécialisés d’Internet et plusieurs vidéos promotionnelles diffusées sur Youtube.com ont considérablement aidé à sa notoriété, que le concours imaginé par les producteurs du film n’a fait qu’amplifier.

 Après le succès de la première de Nuit maudite à San Francisco, en avril, où 300 adulateurs s’étaient jetés dans une bassine d’acide sulfurique pour aider à la publicité du film, le pogrom juvénile de The Room of Corpses fait déjà de l’œuvre un futur leader du box-office. Le réalisateur Nelson Rawnghan confirme : « Nous sommes dans un monde où il faut choquer pour se faire entendre. Il y a tellement de daubes dans le milieu du cinéma que ce genre de démonstration est désormais indispensable pour se démarquer des autres. Et j’annonce même que ce massacre sera dans les bonus du DVD du film, à paraître d’ici 6 mois. Disponible aux sourds et aux malentendants, il durera 38, oui, j’ai bien dis 38 minutes ! » Mais Nelson Rawnghan ne compte pas en rester là. Des murmures prétendent qu’il serait déjà à la recherche de 40 mères enceintes pour les égorger en direct sur MTV Pulse, pour la sortie de Kill the Mum 3, prévue en février.

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Par Gérard Crobard
Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 00:00

69 est le speed dating le plus hype de la télévision française. Présenté par le truculent Guy Dumin, réputé jusqu’à la Pitié Salpêtrière pour son hospicetalité, cette émission met en avant un personnage, un cas à part, un coup de cœur. Le tout en sept minutes chrono, introduction comprise. Aujourd’hui : Vanessa Parodie

 

 

Guy Dumin : Vanessa, bonsoir. Vous êtes la réplique exacte de la chanteuse Vanessa Paradis depuis maintenant six ans.

Vanessa Parodie : Pas exactement.

Guy Dumin : Ah oui ?

Vanessa Parodie : Davantage qu’une simple réplique, je me considère comme une caricature. Vanessa Paradis, elle, est une copie conforme de la caricature stéréotypée de la chanson française.

Guy Dumin : En somme, vous êtes une parodie de la caricature de cette stéréotypation ?

Vanessa Paradis : Je ne pense pas que ce mot existe.

Guy Dumin : Ca tombe bien, vous n’existez pas réellement non plus. Mademoiselle Parodie, qu’est-ce qui vous distingue de la véritable Paradis ?

Vanessa Parodie : Tout ce qui est vrai en moi est ce qui est faux chez Vanessa Paradis.

Guy Dumin : Comme une sorte de double démoniaque ?

Vanessa Parodie : Non.

Guy Dumin : Comme une sorte de… de ... démoniac burger non attendez vous je suis perdu, moi reprenons alors donc vous parodiez Vanessa Paradis ?

Vanessa Parodie : Je caricature par la parodie les versants caricaturaux de Vanessa Paradis.

Guy Dumin : Qui est Verseau ?

Vanessa Parodie : Pas moi, en tout cas.

Guy Dumin : Non, je parlais de Vanessa Parodie. Euh, Paradis. Paradis. Bon, j’ai une question qui me vient, là, tout de suite, Jean-Etienne plus gros le prompteur plus gros alors Vanessa Parodie, en quoi vous différenciez-vous de votre calque ?

Vanessa Parodie : Il suffit de me regarder.

Guy Dumin : Vous semblez brune.

Vanessa Parodie : Parfaitement.

Guy Dumin : Au visage ingrat.

Vanessa Parodie : J’ai plutôt un grain.

Guy Dumin : L’accent du midi

Vanessa Parodie : C’est quelqu’un qui midi que ça m’allait bien.

Guy Dumin : Fringuée en haillons.

Vanessa Parodie : C’est mon côté patriote, mon côté « haillons, enfants de la patrie. »

Guy Dumin : Plutôt grosse.

Vanessa Parodie : Disons moins maigre que Vanessa Paradis, en tout cas.

Guy Dumin : Tout est une question de vocabulaire, en effet.

Vanessa Parodie : Sans vous vexer, j’ai l’impression d’assister à une parodie d’interview.

Guy Dumin : Et moi à une parodie d’article du Blog de Myblack. Mais répondez à ma question : en quoi vous différenciez-vous de Vanessa Paradis ?

Vanessa Parodie : Par mon époux.

Guy Dumin : Votre époux. Comment s’appelle-t-il ?

Vanessa Parodie : Johnny Dop.

Guy Dumin : Il est acteur ?

Vanessa Parodie : Oui. Il tourne des publicités pour le shampoing.

Guy Dumin : Ah.

Vanessa Parodie : Mais avant lui j’ai fréquenté plusieurs autres hommes. Des intermittents du spectacle, comme moi.

Guy Dumin : Qui ça ?

Vanessa Parodie : Florent Panier.

Guy Dumin : Je refuse de savoir ce qu’il fait dans la vie.

Vanessa Parodie : J’ai aussi couché avec Lenny Crevette.

Guy Dumin : Lenny Crevette ?

Vanessa Parodie : Un garçon compliqué. Un artiste complexe. Vraiment difficile à décortiquer.

Guy Dumin : Hum, ok, je vois le genre.

Vanessa Parodie : Quoi ?

Guy Dumin : Vous avez également collaboré avec Serge Gainsbrouette, ou quelque chose comme ça, non ?

Vanessa Parodie : Pas du tout. Avec Patrick Topaloff.

Guy Dumin : Où est le jeu de mot ?

Vanessa Parodie : J’ai vraiment travaillé avec Patrick Topaloff .

Guy Dumin : Bien. Mais vous chantez quand même, rassurez-moi ?

Vanessa Parodie : Je parodie effectivement les chansons de Vanessa Paradis.

Guy Dumin : Nous vous écoutons.

Vanessa Parodie : Là, à chaud ?

Guy Dumin : Nous vous écoutons. Dépêchez-vous.

Vanessa Parodie : Mon premier pastiche est consacré à…

Guy Dumin : A l’alcool.

Vanessa Parodie : Pardon ?

Guy Dumin : ‘Cusez. La faute au pastiche. Poursuivez.

Vanessa Parodie : Hum… Ma première chanson raconte l’histoire d’un tenant de sexshop obsédé sexuel frustré par les taxes qui le pompent.

Guy Dumin : Et ?

Vanessa Parodie : Du coup cela le déprime et il perd goût à la débauche.

Guy Dumin : En temps normal j’aurais refusé de vous écouter mais Myblack n’a pas encore trouvé sa chute. Alors c’est à vous, Vaness’.

Vanessa Parodie : Oh… oh… oh… Joe le taxé… Y va pas partouze… Y marche pas à la sodo… Son sexe oh… oh… oh… jaune… connaît toutes les…

Guy Dumin : Et bien merci Vanessa, merci à tous, merci à vous, lecteurs.

Vanessa Parodie : Attendez j’ai pas fi…

Guy Dumin : Rendez-vous le mois prochain avec notre prochain invité : Olivier, un clochard gay vivant dans le métro Cambronne, sur la ligne 6.

Vanessa Parodie : C’est l’homo de Cambronne, quoi.

Guy Dumin : Tout à fait, merci Vanessa. Et cela sera, je rassure les téléspectateurs, l’homo de la fin.

 

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Par Guy Dumin
Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 00:19









 




Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur :
les femmes à lunettes.



Par femmes à lunettes, j’entends. J’entends assez bien, mais je les vois mal. Elles non plus. Par femmes à lunettes, j’entends femmes myopes, voire aveugles.

Je suis contre les nanas qui mettent des lunettes fines et discrètes pour exacerber leur féminité : les lorgnons doivent se porter épais, imposants, louches si possible. Défigurants, laids. A la Marguerite Dumas, d’un air signifiant : « mais combien sont-elles derrière ces verres ? »

Face à la problématique des verres à moitié pleins ou à moitié vides, je préconise de ne pas faire les choses à moitié : j’opte pour le double vitrage, le recouvrement en ardoises.

 

 







Ayez toujours à l’esprit qu’une taupe modèle qui vous regarde sans ses montures a toutes les chances de vous prendre pour le bon cheval.

 

  
Jouons franc-jeu : les belles filles ne m’intéressent pas. Ce côté « je peux faire l’amour simplement en désignant quelqu’un dans la rue » m’insupporte. Vous ne trouvez pas ça prétentieux, vous, les gens heureux ? Les femmes à lunettes sont souvent tristes. Elles cachent derrière leurs hublots mal lavés par le mousse l’amertume des fins d’automne. C’est attirant, les filles en difficultés.

J’aime beaucoup les filles en difficultés.
Celles qui se débattent à l’arrière du peloton qu’on pelote à moitié du bout des membres, comme des chatons asthmatiques venant d’être balancés contre un mur.

Celles aux membres atrophiés parce qu’il fallait bien se ronger autre chose que les ongles pour supporter l’angoisse d’être seul.

Celles qui crient à l’aide ou qui sont trop timides pour oser le crier, justement.

Les roues de secours, les fins de séries, les momies tombées du camion car l’exigence physique roulait trop vite. Je ne demande pas la lune. Simplement un satellite. Les planètes plus gracieuses, Mars et Vénus, ne me séduisent pas ; prenez-les, beaux garçons, décrochez leurs orbites. La mienne préfère la faiblesse brinquebalante des corps en détresse, des meufs en déficit, des visages au prétérit.


Croque ma pomme, douce Aphrodite
Incarnation vivante de l’affreuse élite
Laisse moi toucher ton zénith,
Devenir ton parasite,
Comme ceux des filles insolites atteintes de gastrite,
Admirable maladie, les désirs qu’elle suscite
Plébiscitent en moi les envies illicites
Entre deux de vos symptômes, mes penchants cohabitent


Après je voulais écrire « Me penchant vers ma bite », mais j’ai pas réussi à l’amener correctement.

 Mais le message reste identique : les femmes à lunettes sont ma musique. Surtout les aveugles. Parmi toutes les misères à boucles d’oreilles, elles sont mes favorites.

Les filles aveugles sont les seules à ne pas me trouver moche. Elles sont les seules à ne pas me trouver tout court, d’ailleurs. Les filles aveugles préfèrent s’attarder sur la beauté extérieure. Ca ne m’arrange pas non plus, mais c’est toujours ça de gagné sur la beauté intérieure.

Voilà, l’introduction de l’article touche à sa fin, place à la problématique : comment séduire une femmes à lunettes ?


Pardon ? En 20 lignes ? Comment ça, plus de place ? Ah. C’est vous le patron, Myblack. Que j’arrête avec mes rimes ? Bon. Ok.

J’ignore totalement comment séduire une femme à lunettes. Sinon je ne serais pas là, je serais avec une femme à lunettes. Je me rends compte finalement que mon job ici-bas ne sert à rien, que je suis un chroniqueur de pacotille, un imposteur authentique, un ok je ferme ma gueule.

Le Blog de Myblack compte 29% de lectrices, dont 4% à lunettes.

Il les a longtemps ignorées, privilégiant une police minuscule et des sujets peu porteurs comme la religion, le Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ou les melons. Myblack souhaite se rattraper, en créant le premier article entièrement accessible aux femmes à lunettes.

Par extension, le premier article du Blog de Myblack entièrement accessible aux aveugles. Un projet aussi audacieux que d’essayer de se laver sans souiller le rouleau de papier toilettes situé près de la douche. Un projet sonore, donc, nécessitant plusieurs mois de croquis et des années de figurants, enfin c’était du moins l’idée de départ.

Finalement, budget limité aidant, Myblack s’est résolu à une entreprise moins téméraire, moins ruineuse, mais tout aussi accessible aux femmes à lunettes. Un article traitant d’un modeste paysan espagnol qui arpente les routes américaines à la recherche de sa bien-aimée. Une fresque picaresque où amour, passion et aventure se carrefourent, du verbe carrefourer, qui n’existe pas, en effet. Contrairement à l’article pour myope que voilà :

 

IL ETAIT UNE FOIS DANS UN PANINI AUX MERGUEZ UN HOMME QUI (A SUIVRE AU PROCHAIN EPISODE S'IL NOUS RESTE DE LA PLACE )

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Par Jean-Michel Lapoisse
Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 00:00

 

Quarante ans qu’il contemplait sa médiocrité en maudissant sa mère de ne pas l’avoir fait Guitry. Après bien des désillusions scéniques, Lucien Berthivier renaît sous la forme d’un spectacle enchanté, une salvatrice parenthèse qu’il espère définitive.


L’auteur à insuccès se délecte aujourd’hui d’un triomphe qui l’a, depuis mars, frappé en plein bide. « La célébrité ne m’a pas changé », chante haut et fort le modeste ouvrier de l’art, désormais dans les petits papiers de ceux qui, jadis, les déchiraient. La destinée de sa pièce a longtemps hésité entre le pile et le face ; Lucien Berthivier, malgré la gloire, a encore dans la gorge les pilules indélébiles que les louanges n’effacent.


« Je n’oublierai jamais ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont écrit », soupire Lucien sans les nommer, ces « jean-foutre de journalistes de mes couilles ouais désolé j’ai pas pu me retenir. » Il regarde une affiche de son spectacle, une mosaïque de noms propres salis par les déjections des critiques, puis dessine sur sa joue une pivoine japonaise. « Au début, c’est vrai, personne n’y croyait, à cette pièce. Moi non plus, d’ailleurs », constate-t-il avec émoi, les rétines marquées par une conjonctivite aussi pourpre que son pansement à l’index. « Ca ? Oh, une blessure sans conséquence. Je me suis battu avec Jean-François Dérec dans un cabaret gay la semaine dernière. » On reprend des cacahuètes, puis notre respiration. « Ca ? Oh, c’est le bifteck de la cuisine en train de cuire. Vous pouvez aérer, si vous le souhaitez. »

 

 

 

 

 

 Lucien Berthivier, le nœud pap’ du théâtre français



Les premières représentations de La critique est unanimement contre s’était soldées par des flopées d’insultes d’un public massivement hostile à la nullité absolue de la pièce, convaincu par le jeu sans âme d’une troupe d’acteur livrée à elle-même. Les dialogues de Lucien Berthivier, d’une débilité profonde et s’emboîtant comme du fromage dans une crêpe au grand Marnier, n’aidaient guère au succès d’une pièce qui s’appelait alors Il y a des poils roux dans ma baignoire. Ce titre bourré d’audace aurait pu permettre la venue d’une popularité minimaliste, mais le prix du ticket d’entrée (75 euros par acte) en a décidé autrement.


Sur le point d’abandonner l’aventure pour soulager sa déception du côté de la portion femelle de l’Afrique subsaharienne, Lucien Berthivier, poussé par ses acteurs toujours plus sans-le-sou, retravailla quelques-uns de ses actes et modifia alors le titre de son œuvre en La critique est unanimement contre Il y a des poils roux dans ma baignoire. Intrigués par un titre aussi long, plusieurs pigistes de Télérama essayèrent une seconde fois la pièce : les dénigrements qui suivirent permirent à Lucien de passer l’hiver au chaud, habillé à n’en plus finir par des costards taillés par de la morgue.


Pas de quoi décourager pour autant ce passionné de tasses en céramique : Lucien se remit au travail, et proposa, début février, une troisième mouture : La critique est unanimement conne. Aux antipodes du scénario de Il y a des poils roux dans ma baignoire, La critique est unanimement conne se voulait comme une longue litanie de remarques désobligeantes sur le monde de la presse spécialisée et de l’intelligentsia parisiano-boboïste. Les répliques richement documentées sur la vie sexuelle des journalistes en question donnèrent un incontestable piment au jeu des acteurs, et attirèrent un public ravi par tant de haine. Le tout-Limoges se gaussait toujours de la nullité du scénario, mais trouvait en l’insulte gratuite une manière reposante de digérer sa propre existence pitoyable. Les nombreux passages radiophoniques de Lucien Berthivier, où il n’hésitait jamais à démonter sa propre pièce en la considérant comme « l’œuvre la moins aboutie du théâtre français de ces vingt dernières années », a ancré La critique est unanimement conne comme le symbole de la déchéance de l’art hexagonal qui préfère saluer Dany Boon plutôt qu’Edouard Baer.


Avec La critique est unanimement contre, rebaptisée fin mars, Lucien Berthivier a fini de convaincre les derniers sceptiques et les journalistes qui le menaçaient d’un procès. Le sous-titre « La pièce la plus merdique de l’histoire » apparu comme une remarquable ironie, un joli pied de nez à une société qui choisit ses bons et mauvais élèves en fonction de la couleur du vent. « Alors que bon, en fait, c’est vraiment la pièce la plus merdique de l’histoire », nous assure Berthivier dans une dernière confidence, avant d’étreindre une lumière, sa propre lumière, son sexe long et velu.

 


 

www.au-theatre.com

 « Assurément l’une des plus belles escroqueries du XIX, XX et XXIème siècle, à voir absolument pour se dire qu’il y a pire que Christophe Maé et le sida dans la vie - dans cet ordre.»

  www.evene.fr

« Lucien Berthivier est au théâtre ce qu’Hugh Grant est à la chanson française : une énigme. »

  Télérama

« Une remarquable ironie et un joli pied de nez à une société qui choisit ses bons et mauvais élèves en fonction de la couleur du vent. »

  Le Figaroscope

« On ressort à jamais défiguré de cette bouillie dont les remugles incertains transpercent nos veines sans savoir s’ils sentent le génie ou bien le sans-papiers »

 Au joyeux tétraplégique

" Un spectacle à se tordre de rire."


 
20 Minutes

« Rondin. »

 

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Par Henri-Fabien Schwepps
Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 15:15
Notre spécialiste Jean-Michel Largué vous propose un résumé synthétique de l'actualité sportive, en moins de temps qu'il n'en faut pour disputer une prolongation. Place à l'expert :


Jean-Michel Largué : "Hier, à Pheonix, dans une ambiance surchauffée, Arsenal est venu à bout de Derby County en 55 secondes et 18 centièmes, nouveau record du monde de la discipline au terme d'une échappée de trente-deux kilomètres au nez et à la barbe de Tiger Woods, auteur pourtant la veille de deux essais sur le canoë de Tony Estanguet porteur de Roger Federer dont la complicité avec Laure Manaudou se voit sur la flamme olympique de ping-pong même si les Russes, vainqueur 25-22 de la première manche, un swing d'anthologie contre le Munster 6-2 et un Manchester grand favori des prochaines 24 heures du Mans."


P.S : Prière désormais de ne plus me commander de papier cinq minutes avant le bouclage.
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Par Jean-Michel Larqué
Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 00:00

Pour fêter le premier anniversaire de sa tournée d’adieu, Grégory Lemarchal livrera demain soir un nouveau récital au cimetière de Sonnaz (Savoie), à partir de 20h30.

En vedette américaine, la carrière de Patxi sortira de son tombeau pour dix minutes de préliminaires adolescentes.

On annonce pas moins de quarante vedettes du show-biz pour souffler les chrysanthèmes allumés, de Carlos à Henri Salvador, en passant par l’allée centrale.

 

 















La salle de concert annonce déjà complet 

 

J'en profite pour saluer mes 1 an d'accointance avec Hell Man, que j'aime presque autant que mon lecteur MP3. Il figure dans la liste d'où sera choisie prochainement la future mascotte de ce Blog. Les nominés sont :


Géo

Râblé, plus collant qu’un morpion, Géo a démontré de réelles qualités de lecteurs en multipliant les échanges au filet, et ce plusieurs fois par article. Nous apprécions notamment son admiration sans bornes, d’autant plus surprenante que c’est son père, aveugle, qui est chargé d’appuyer sur les touches du clavier pendant que son fils applaudit mes digressions.

Géo : Un mélange de sangsue et de sensualité censurée, et sans sel ni sans suer, s’il vous plait.

 

 

Gonzague

 

Le chaînon manquant entre Arthur Schopenhauer et Anne Roumanoff. Dur sur l’homme, ses piques rêvent d’accrocher à leur tableau de chasse ma tête de blogueur à succès. Avec un nom pareil, on le croirait tout droit sorti d’un château de la Renaissance : c’est effectivement le cas, et il en profite pour jeter du haut de ses meurtrières des commentaires qui le sont tout aussi.

 

 

Nandou Guanaco

 

Cette mère de famille indigne n’a aucun scrupule d’envoyer ses enfants à l’école primaire pour apprendre de la conjugaison pour, de son côté, prendre son pied sur un Blog où son mari la laisse – enfin – tranquille. Brune aux yeux verts, elle fut classée 47ème joueur indonésienne à l’ATP en 1986, parvenant même cette saison-là au 3ème tour du tournoi de Melbourne. Un classement d’autant plus étonnant que Nandou n’est pas indonésienne, mais philatéliste.

 

Jean-Claude Darcheville

 

Est une merde.

 

 

Hell Man

 

L’homme dont l’humour paraît éternellement coincé sur la touche Q est en réalité beaucoup plus profond que ça : commercial goguenard, son physique alléchant et sa pointe d’accent germanique le range dans la catégorie des lecteurs les plus élégants de ce Blog, seulement devancé par une chaise pliante bleue. On peut toutefois regretter un petit sexe et une présence moins assidue dans les commentaires, essentiellement due à un agenda accaparé par les rendez-vous chez le prothésiste pénien.   

 

 

Callisto

 

Il fallait une seconde fille pour équilibrer un minimum ce scrutin, et Callisto est l’une des rares lectrices de ce Blog dont je suis certain qu’elle soit réellement une fille.

 

 

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Par Myblack
 
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