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Revue de presse

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" Presque aussi hilarant que mes chroniques sur Rires et Chansons " - Guy Birenbaum (14.03.2008)

Commentaires

Prose élitiste

Sur Facebook, il est désormais possible de rejoindre le groupe "Lecteurs du Blog de Myblack".

Seuls seront admis les lecteurs suffisamment intelligents pour en comprendre l'utilité.


Dimanche 6 janvier 2008
Invité de nombreux bêtisiers télévisuels abrutissants visant, dans une optique factice de rétrospective en images de l’année écoulée, à glaner le sommeil balbutiant des parts de marché en pantoufles à trous, notre spécialiste cinéma Gérard Crobard en a profité pour faire sa moisson de trésors en reprenant à peine son souffle vu la longueur des phrases.
 
« Allo, Myblack ? Change de vitesse, j’ai la vidéo du siècle ! », m’a-t-il hurlé hier au bigophone dans un alcool incertain naviguant entre le cognac et le Sauterne. L’esthète avait simplement oublié de me préciser de quel siècle il vantait les mérites.
 
Après le succès d’estime de l’Arroseur arrosé, l’éminent court-métrage de Jean-Michel Yaourt daté de 1892, Gérard Crobard nous revient plus coquecigrue que jamais avec L’arrosé arroseur, du même Jean-Michel Yaourt. 


Souvenez-vous : L'arroseur arrosé, un film qui marqua son époque comme jamais (j'aime bien dire ce genre de phrase creuse quand je sais pas trop quoi raconter, surtout en cinoche. Ca fait très Télérama.)
 


L’arroseur arrosé
, on l’a déjà affirmé ici-bas en septembre, fut le premier film de l’histoire du cinéma. Dialogues percutants, humour, décors flamboyants, intrigue persuasive : tout y est, y compris le reste.
Néanmoins, Jean-Louis Yaourt n’est qu’un homme. Son génie a du composer avec les scènes loupées, les chiens dans les pattes et les problèmes de son. Un film ne se fait pas en une seule prise, sinon il s’électrocute.
 
L’arrosé arroseur constitue une ébauche à L’arroseur arrosé, une version non-définitive soigneusement planquée dans des cartons beiges aussi repoussants que le derrière de Xavier de Fontenay. Erreurs de montages, médiocrité apparente, vulgarité démonstrative : tout y est, y compris le reste. Message de félicitation au cinématographe qui immortalisa l'instant : bravo, quel instinct !
 
L’ami Gérard Crobard souhaitait en conserver l’exclusivité pour ses soirées d’ivrognes, pour impressionner les minettes. Devant mon autorité de chef d’état, il a finalement décidé de vous le proposer en avant-première mondiale. Béni-oui-oui soit-il.
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par Myblack (avec l'aimable participation de Gérard Crobard et son orchestre)
Samedi 5 janvier 2008

Henri-fabien-swhepps.JPG Salut, c’est Henri-Fabien Shewpps, qui a passé son 1er janvier commémoratif dans les bras agonisants de sa mère souffreteuse, entre Arthur et Julien Glaire. Aujourd’hui, et exclusivement pour le Blog de Myblack, je vais vous parler du dernier spectacle de Jean-Michel Lebrin, au Bataclan : Jean-Michel Lebrin au Bataclan.
 
 
Dans Jean-Michel Lebrin au Bataclan, Jean-Michel Lebrin campe pas moins de 230 personnages. Cet émule berrichon d’Arturo Brachetti, élevé aux graines du théâtre de rue et de l’improvisation, nous dévoile ici les multiples facettes de son talent : de l’histoire ancienne à la musique classique, en passant par les stars du cinéma et la grosse boulangère raciste de derrière l’immeuble, les vedettes se multiplient tels des chiens dans un bowling.
 
depression.jpg Jean-Michel Lebrin, longtemps cantonné à des rôles de second plan dans des films d’auteurs boudés par un public de boudins, transforme le Bataclan en véritable musée Grévin. Dans Jean-Michel Lebrin au Bataclan, pas vraiment de sketchs ni de scénarios construits ; simplement des tranches de vie, des zooms de l’existence, des miettes du présent qu'il se plaît à défigurer avec autant d'excellence qu'un chirurgien pour rombières ridées.
 
depression.jpg Jean-Michel Lebrin (ici en train d’imiter Doc Gynéco) est bien plus qu’un simple interprète de génie : c’est un véritable caméléon à la langue bien pendue, déversant dans un silence des plus poignants ses mimiques dépouillées de toutes pacotilles.
 
depression.jpg A bientôt 53 ans, Jean-Michel Lebrin (qu’on peut voir sur cette photo en pleine parodie de Michael Youn) a su rester jeune. L’ancien complice de Patrick Sébastien - qu’il a croisé un jour dans le métro – n’a désormais plus rien à envier à son maître, sinon les jongleurs d’assiettes moldaves. Entre Chaplin et Droopy, Jean-Michel Lebrin s'anime à foison l'espace de deux heures dans Jean-Michel Lebrin au Bataclan, un spectacle entièrement écrit par Jean-Michel Lebrin.
 
depression.jpg S’il est capable de croquer avec malice les femmes (comme ici, en Isabelle Adjani), Jean-Michel Lebrin reste naturellement porté sur les hommes. Enfant de Thierry Le Luron, l’artiste au visage élastique peint son Jean-Michel Lebrin au Bataclan de vitriol, sans se soucier du qu’en-dira-t-on et des poursuites judiciaires. « Les poursuites judiciaires, je m’en fous, je cours plus vite qu’elles ! », déclarait-il d’ailleurs non sans humour en 2001, peu avant son procès perdu contre Karl Lagerfeld.
 
depression.jpg Dans un final haletant, Jean-Michel Lebrin revisite à lui tout seul la campagne présidentielle 2007, en s’inspirant des tics des principaux candidats (comme le prouve cette image tirée du spectacle, où l’on peut apercevoir Jean-Michel Lebrin en Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Gérard Schivardi). Car Jean-Michel Lebrin, bien loin des facilités d'un Gad Elmaleh - pour ne citer que lui -, se permet de chatouiller le nombril des puissants, de titiller par un regard cruel mais objectif sur la société le ventre rondouillard de ceux que les plus lâches n'osent attaquer.
 
depression.jpg Et c’est finalement au moment du rappel que Jean-Michel Lebrin redevient lui-même : son imitation très personnelle de Jean-Michel Lebrin singeant Daniel Auteuil pousse la larme à l’œil ; sans doute emporté par les applaudissements, le pasticheur aux cheveux pastel se décide enfin à lâcher un mot, son premier du spectacle, un « Merci » saisissant de sincérité qui résonne, pour toujours, dans nos cœurs de simples mortels.
 
 
Jean-Michel Lebrin au Bataclan
Un spectacle de Jean-Michel Lebrin
Du 4 au 9 janvier 2008 au Bataclan
Durée : 2 heures
Contraintes techniques : un rideau noir dressé devant la scène empêche le public de regarder Jean-Michel Lebrin
Vidéo disponible : non
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par Henri-Fabien Shewpps
Vendredi 4 janvier 2008
hantz.jpg Le chômage ne touche pas seulement les jeunes, les vieux jeunes et les vieux. Il concerne également 24% des entraîneurs hexagonaux de football. Frédéric Hantz, viré en décembre de Sochaux, est déjà devenu l’un des éléments essentiels de l’équipe.
 
Frédéric Hantz a réveillonné en famille, loin, très loin de Jean-Claude Plessis. Après quelques discours d’avant match sur la nécessité de ne pas prendre les cocktails à la légère, il a longuement réfléchi à la composition du plan de table, puis a sorti le chapon du four vers la 30ème minute de cuisson. « Ne te brûle pas, Sochaux », lui a alors conseillé son épouse à l’oreille, comme le faisait si bien Tapie à celle d’Albert Emon. Selon des témoins, les prolongations ont ensuite été arrosées, mais aussi à vins blancs. Une tranche de vie dramatique – et un peu trop cuite, finalement - parmi tant d’autres chez les entraîneurs français.
 
Un article de Simon Roger, dans Le Monde du 1er janvier, rappelait que 120 entraîneurs français diplômés sont actuellement en rupture de banc, soit 24% de la corporation. En Ligue 1, cette saison, cinq ont déjà plié bagages : Guy Roux, Albert Emon, Pierre Dréossi et Francis de Taddeo. Et Frédéric Hantz, donc, qui estime faire « un métier d’hyper-performance dans un environnement de libéralisme à tous crins ». Avec ce genre de phrases difficiles à comprendre, en particulier pour des footballeurs, on ne s’étonne guère des déboires vécus par Hantz.
 
Dans le confiné championnat des chômeurs français, où l’équipe féminine et les moins de 24 ans dominent les débats, les entraîneurs visent le maintien. Difficile de rêver à l’Europe quand des membres du fanion, tel Luis Fernandez, persistent à jouer les mouches du coach en discréditant le reste du groupe.
Heureusement, Frédéric Hantz apporte au sein de sa nouvelle formation son expérience, sa détermination, et son lot de circonstances atténuantes (la cellule recrutement du FC Sochaux, la scoumoune, Moumouni Dagano). L’ancien cornac des Lionceaux s’emploie actuellement à retrouver un travail quitte à, comme 52 de ses collègues, ouvrir les portes des vestiaires étranger. En prenant la clé Deschamps, si possible.
 
Pourtant, pour résoudre l’insoluble équation du chômage chez les entraîneurs français, des solutions existent. A l’heure où Frédéric Thiriez trempe sa moustache dans l’utopique soupe aux marrons de l’irréalité footballistique (vendue sous la marque Footpro2012), des projets moins chimériques sortent du bois :
 
 
- Réformer le système de détection des coachs, en repérant dès l’enfance les bambins prédestinés à l’emploi. Des dispositions légales pourraient être prises afin d’aider l’enfant à appréhender au mieux son futur travail d’entraîneur, comme remplacer les baby-sitters par Jean-Michel Larqué ou Vahid halilhodzic, substituer les dessins animés par des discours de Roger Lemerre ou encore les emmener durant l’été chez OL Colonie de vacances ©.
 
- Leur offrir la possibilité d’entraîner à quatre ou cinq sur le banc de touche, quitte à réduire le nombre de footballeurs remplaçants sur la feuille de match pour tous les caser.
 
- Augmenter le nombre d’équipes en Ligue 1 à 90, avec trois relégués par saison grand maximum. Cette mesure permettrait de rassurer les présidents de clubs, évitant l’emballement meurtrier inhérent à toutes séries de quatre défaites consécutives. Cette proposition suscite néanmoins le rejet du FC Metz, favorable à une ligue fermée sans la moindre relégation.
 
- Empêcher l’expulsion des chômeurs longue durée (ou alors uniquement par des arbitres sans emploi).
 
- Accumuler, durant le cursus universitaire du futur entraîneur, les stages à Strasbourg, Marseille, Paris et Guingamp, de manière à mieux cerner les difficultés du métier.
 
- Recruter Joseph-Désiré Job puis le vendre à Olympiakos Le Viré, pour conjurer le sort.
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par Jean-Michel Largué (http://jmlargue.over-blog.fr/)
Jeudi 3 janvier 2008

L’inspecteur Derrick, dont le roman-photo avait permis la résolution de l’équation insoluble de ma mort, m’informe de l’arrivée imminente sur Canal J du dessin animé « Les formidables aventures de l’Inspecteur Derrick et de son fidèle comparse Harry Klein » (titre provisoire).
 
 derrick-BD.JPG
 
 
Le programme met en scène le célèbre allemand dans 56 épisodes de 18 minutes chacun, pixélisés par les studios japonais d’Hiruho Tagawaki. Le ton, volontairement provocateur, se veut « fédérateur et moderne », afin de séduire les 11-15 ans.
 
« Wesh ici Derrick, j’écoute », s’ouvre ainsi le premier épisode. Le policier teuton, en jeans délavé, saisit son portable Nokia SV-39 tout en fumant un bédo. « Tranquille, t’as vu. Un meurtre ? Ou ça ? T’inquiète, on come. Bouge pas, ouais. A plus. » L’atmosphère, dynamique, rompt profondément avec celui de la série éponyme.
Après s’être enjolivé de gel coiffant et rédigé quelques SMS, Derrick se rend enfin sur les lieux du crime, en mob. L’action est si alerte qu’il grille deux feux rouges, tout en roulant sans casque – pour lui permettre d’écouter son i-pod, qui joue le dernier Tokio Hotel.
 
« Putain mais quel bâtard ce mec, il est mort de quoi ? », « lol y déchire trop ce cadavre, on dirait ta mère », « Quoi, quoi ? Qu’est-ce tu veux ? Qu’est-ce tu veux ? Va z’y, suce ma bite ! » : les dialoguistes, plus consciencieux que jamais, ont su redonner avec talent un nouveau souffle à l’inspecteur.
 
yo-les-jeunes-derrick.jpg « Yo les jeunes, c’est Dédé. » (réplique provisoire)
 
 
 
Quelques visionnages bien sentis nous ont suffi pour ranger ce dessin animé parmi les références du genre. Admiratif, notre journaliste vous offre même en exclusivité le synopsis des épisodes 3 à 7 :
 
Episode 3 : Un stylo qui fait grise mine
 
Le stylo plume de Pauline a été dérobé : en pleurs, elle implore une aide que Derrick concède à lui donner. Saura-t-il déjouer les pièges de la cour de récrée et les menaces de la bande à Régis, 16 ans ?
 
Episode 4 : Derrick versus Myblackys
 
Derrick se retrouve embarqué à la poursuite de Myblackys, un terroriste d’Internet qui a souillé la mémoire de Grégory Lemarchal. Escorté par des milliers de fans idolâtres, saura-t-il résister au cynisme d’Hell Boy, le lieutenant du méchant blogueur ?
 
Episode 5 : Rumeur assassine
 
Derrick enquête sur la relation entre Julien et Emilie : selon Olivia, ils seraient amoureux ; d’après Arnaud, elle l’aurait simplement embrassé sur la joue. L’affaire, complexe, saura-t-elle résister à la jalousie de Virginie, l’ex de Julien ?
 
Episode 6 : Un travail de groupe
 
Une jolie jeune fille de 15 ans, Elodie, se serait fait violer par l’ensemble de la classe de 3ème S du collège Henri Dès de Trappes. Une terrible guerre psychologique s’installe alors entre les 48 élèves et Derrick : l’inspecteur aura-t-il le cran d’appeler leurs parents, au péril de sa vie ?
 
Episode 7 : Derrick dans le feu de l’action
 
Dimanche matin : plusieurs voitures viennent d’être brûlées. Immédiatement, les propriétaires soupçonnent les jeunes maghrébins du quartier. Quelle sera l’attitude de Derrick, sachant qu’il est, en réalité, l’auteur des incendies ?
 
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par Myblack
Mercredi 2 janvier 2008

Depuis le 1er janvier, plusieurs blogueurs influents dénigrent le Nouvel An et son cortège de « Bonne année ». Teckel Enragé considère que « faire ses vœux, c’est devenu trop démagogique». Son combat a été repris par plusieurs associations de protection de l’année 2007, tel le Fonacon (Front d'Opposition à la Nouvelle Année).
 
Pour sa part, Le Blog de Myblack a mangé une crevette lors du réveillon en évitant la moindre blague patricktimsitienne sur les trisomiques, sans hurler à ses voisins : « Chez un trisomique comme dans une crevette, tout est bon, sauf la tête. »
 
Un exploit retentissant salué par plusieurs associations de protection des crevettes, qui luttent depuis des années pour arrêter toute comparaison désobligeante avec les trisomiques.
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par Myblack
Mercredi 2 janvier 2008
Journal La Montagne, édition de Moulins
Le vendredi 26 décembre 2007
Dernière page
Rubrique « Vite dit »
 
Un jeune automobiliste de 21 ans a trouvé la mort après avoir percuté la remorque d’un camion hier matin sur l’aire de repos de Crêches-sur-Saône (Saône-et-Loire) sur l’autoroute 16. Au volant de sa voiture, le conducteur s’est présenté sur l’aire de repos et a manifestement heurté un accotement en béton qui l’aurait renvoyé sous l’angle arrière de la remorque d’un camion stationné sur cette aire.
 
Un fait d’hiver somme toute banal s’il n’avait été accompagné du titre suivant : Aire de Repos éternel.
 
Encore merci au rédacteur de cette brève pour avoir, le temps d’un jeu de mot humoristique, soulagé la détresse d’une famille frappée de plein fouet par la perte de leur fils. Néanmoins, en bon connaisseur d’humour noir, et quitte à dédramatiser davantage ce décès finalement bénin à l’échelle du globe, j’aurais préféré les titres suivants : 
 
- Crêches-sur-Saône : un accidenté qui ne manque pas d’aire ! 

- Un automobiliste de 21 ans laisse béton

- Un jeune conducteur décède juste après Noël : ça sentait vraiment trop le sapin. 
- Désemparé par les cadeaux merdiques qu’il a reçus à Noël, un conducteur de 21 ans met fin à ses jours.
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par Myblack
Lundi 31 décembre 2007
Nous venons d’apprendre à l’instant la mort de Clara Morgane, l’ancienne Philippe Gildas en string du samedi minuit de Canal+. Il s’agit de la première pute à faire la une des journaux depuis les prostituées de Dominique Baudis. 
 
Les rubriques nécrologiques ont immédiatement salué la présence en leur sein « de la plus belle paire du cimetière, à égalité avec Lolo Ferrari. » La réaction de l’ex-époux alcoolique de Jane Birkin se fait toujours attendre.
 
Né sous X, la petite Clara Morgane, âgée alors de quelques secondes, apparaît aux yeux de sa maman entièrement à poil en criant bruyamment. Ses parents ignorent alors qu’elle en fera sa vie. A 12 ans elle découvre les appareils photos en posant pour une agence de mannequins. Elle s’entiche rapidement du petit oiseau qui en sort.
 
Après de brillantes études de médecine, elle décide de mettre en application ses connaissances sur le fonctionnement du corps humain : avec d’autres camarades de promo porno, elle remplit son CV (cunnilingus vital) en accumulant les expériences. Ses maîtres de stage sont alors déguisés en plombier ou en livreur de pizza.
Après ces divers attouchements sans conséquences sur le marché du travail, elle pénètre de plein pied dans la vie active en rejoignant la clinique de Fred Coppula, en 2002. Héroïque, elle opère les patients à main nue, dans un premier temps, puis les réanime après des extraordinaires séances de massage cardiaque dans des endroits ciblés. L’acupuncture au service de la chirurgie, en somme.
 
Devenue l’égérie du bistouri à la française, elle rejoint le prestigieux hôpital du docteur libanais John B. Root qui l’entraîne vers la départementale de la gloire internationale.
Sa retraite prise en 2002, elle monnaye ensuite ses talents en lançant une ligne de lingerie, une autobiographie, des parfums, des chocolats et une voiture qui aura un succès fou : la Clara Morgane Renault.
 
Vivant du mercantilisme de son nom, elle accède définitivement à la postérieurité en sortant en 2007 les singles J’aime et Sexy Girl, des chansons dont la musique repose sur son cul introduit en pochette.
 
Elle sera enterrée mercredi prochain à 14 heures à Paris sous la bienveillance du père Alain de La Morandais, l’un de ses plus grands admirateurs, qui lui gravera sur sa tombe l’épitaphe suivante : « The gode blesse you, surtout si on appuie trop. »
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par Jean-Charles Moutavia
Samedi 29 décembre 2007

Le canard saute du plat pour heurter violemment ma fourchette. Macabre volatile transformé en un éclair en mannequin de crash-test, en canard à l’orage. La famille est recomposée autour du buffet, de la nappe à couverts. Pique-nique avec le beatnik, oncle Pierre, l’associable du comté – il déteste viscéralement le fromage au point de ne pas en manger.

Repas repu. A pu. Fin. Enfin presque. Mon secret digère mal le silence, l’omerta aux champignons.

Assez d’obliger ce genre de jeu de mot à faire grève. Il est grand tant que je me manifeste.

  

Moi : - « Papa, maman, j’ai à vous parler. »

 

Maman : - « Enfin ! Il a trouvé une copine ! »

 

Papa : - « Et merde, t’es homosexuel, c’est ça ? »

 

Moi : - « Non. »

 

Maman : - « Oh. »

 

Papa : - « Ah ? »

 

Moi : - « C’est une annonce vraiment difficile à faire… »

 

L’oncle Pierre : - « Il est candidat au Modem pour les municipales, putain, je le savais ! »

 

Papa : - « Impossible, je vote extrême droite et c’est une tradition dans la famille. »

 

Maman : - « Nous t’écoutons Maxime. »

 

Papa : - « Des problèmes d’argents ? »

 

Moi : - « Aucunement. Au contraire. Comment dire… »

 

Papa : - « Ne me dis pas que tu arrêtes encore une fois tes études… »

 

Moi : - « Pas du tout. »

 

Papa : - « Ouf. Bon ça va. A un moment j’ai eu peur. »

 

Maman : - « Tu as fait une tâche à l’un de tes t-shirts et tu n’oses me le dire ? »

 

Moi : - « Non. Euh… Bon ben en fait, euh… »

 

Papa : - « Quoi ? »

 

Moi : - « Je… je… »

 

Maman : - « Oui ?? »

 

Papa : - « QUOI ?? »

 

Moi : - « Je… je suis blogueur. »

 

Maman : - « Oh mon dieu. »

 

Papa : - « Blogueur ? Comment ça, blogueur ? »

 

Moi : - « Je tiens un blog, sur internet. »

 

Papa : - « Un blog ? »

 

Maman : - « Oh mon dieu. »

 

Papa : - « Un blog ? Comment ça, un blog ? »

 

L’oncle Pierre : - « Ah oui ? Un blog ? »

 

Maman : - « Oh mon dieu. »

 

Moi : - « Oui, un blog. Où j’écris un peu ce qui me passe par la tête. Le soir, par exemple. »

 

Papa : - « Putain mais je rêve ! »

 

Moi : - « Ca me prend pas beaucoup de temps, mais vu que j’aime bien écrire, cela me per…»

 

Papa : - « Putain de merde ! Un blog ! »

 

Maman : - « Calme moi, chéri, calme toi… »

 

Papa : - « Mais c’est pas vrai Bôôôôrdèèèl !! C’est pas VRAI !!! MON FILS EST BLOGUEUR ! »

 

Moi : - « J’ai longtemps hésité avant de vous l’ann… »

 

Papa : - « ALORS ON LUI PAYE UN LOYER A BOULOGNE-BILLANCOURT ET TOUT CE QUE TROUVE A FAIRE CE CON, C’EST DE FAIRE JOUJOU SUR UN BLOG !! »

 

Maman : - « Ton cœur, chéri, pense à ton cœur ! »

 

Moi : - « Je fais pas joujou. C’est pas comme ça… Enfin c’est amateur mais… »

 

Papa : - « Je me doute bien que c’est amateur ! Manquerait plus que tu sois payé pour ces conneries ! »

 

Moi : - « Ben dernièrement j’ai gagné un peu d’argent grâce à la pub, de euh j’ai même rencontrer Guy Birenbaum !! »

 

Papa : - « GUY qui ? »

 

Moi : - « Birenbaum. »

 

Papa : - « Connais pas. »

 

Moi : - « Tu sais genre il foutait la merde sur RTL ou Canal +, durant les présidentielles. »

 

Papa : - « Mais qu’est-ce que j’en ai à foutre de Guy Bibendum, là ! Putain mais il paye ton loyer, ce type ? »

 

Moi : - « Non, mais il… »

 

Papa : - « Mais rien du tout ! Il va se faire foutre, c’est tout ! Fils indigne ! Blôôôgueur ! Mon fils est blogueur ! »

 

L’oncle Pierre : - « C’est vraiment honteux. Dire qu’il aurait pu devenir comptable, comme son père, un métier sérieux. »

 

Papa : - « Et il date de quand, ce blog ? »

 

Moi : - « Plus d’un an. »

 

Papa : - « Et c’est seulement maintenant que tu nous le dis ? »

 

Moi : - « Je savais que cela ne te plairait pas. »

 

Papa : - « Noooon ? Sans déconner ?! Et il s’appelle comment ?»

 

Moi : - « Myblack. »

 

Papa : - « C’est français, ça ? »

 

Moi : - « C’est oui, enfin, euh, oui. »

 

Papa : - « Et il fait quoi dans la vie, ce blog ? »

 

Moi : - « De l’humour, essentiellement. »

 

Papa : - « L’inverse m’aurait étonné ! Du journalisme, aussi, non ? Des dossiers sur l’Iran ou la Bourse ? »

 

Moi : - « Pas trop.»

 

Papa : - « Et tes lecteurs sont au courant ? »

 

Moi : - « Bien sûr. Je n’ai aucun tabou à afficher ma vie de blogueur au grand jour. »

 

Papa : - « Putain mais je rêve, je rêve. Je rêve. Et vous vous êtes connus comment ? »

 

Moi : - « J’errais sans but sur le web lorsqu’il est venu vers moi, sur Overblog. »

 

Papa : - « Vous vous voyez souvent ? »

 

Moi : - « Trois à quatre articles par semaine. »

 

Papa : - « Bordel ! Ca va ! Tu prends ton pied en plus ! Monsieur se fait plaisir ! Et il a quelle situation, ce blog ? »

 

Moi : - « C’est un blog de bonne famille, environ 500 visites par jour. Dont Guy Birenbaum. »

 

Papa : - « Oh ça va, arrête avec ce type ! Moi une fois j’ai vu La Boule de Fort Boyard à Carrefour en train de dédicacer des melons, c’est pas pour ça que j’en parle sans arrêt ! »

 

Maman : - « Tu veux te confier à maman, mon poussin, à propos de ce blog ? »

 

Moi : - « Non non, ça va très bien. »

 

Papa : - « Il va très bien ! Monsieur va très bien ! On est sauvé ! Sôôové ! Monsieur est pote avec Guy Birenbaum alors tu comprends, il va TRES TRES BIEN ! »

 

Moi : - « Bon, je vais sortir de table, moi. Plus très faim. »

 

Grand-mère : - « Racaille ! Tu devrais avoir honte ! »

 

Patrick Sébastien : - « Ah elle est belle, la France ! Elle est belle ! »

 

Un couteau à fromage : - « Et ça possède le droit de vote, ça ! Et ben ! »

 

Papa : - « UN BLOGUEUR. PUTAIN, MAIS T’AURAIS PAS PU M’ANNONCER TON HOMOSEXUALITE, COMME TOUT LE MONDE ? »

 

Moi : - « Dans un prochain article, peut-être. »

 

Papa : - « Mais c’est qu’il me nargue, en plus, le petit con ! »

 

Maman : - « Bon hum euh. Qui veux du café ? »

 

Guy Birenbaum : - « Moi. Avec deux sucres, si c’est possible. »

 

 

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par Myblack
Vendredi 28 décembre 2007

 

Deux chercheurs macédoniens viennent de publier un article qui risque de faire du bruit. Selon eux, la France serait le pays européen possédant le plus fort taux de GCSC. La somme de leurs travaux, menés depuis 1999, regroupe graphiques, interviews des plus grands spécialistes de la question, extraits inédits du "Droit de Savoir" sous-titrés en serbe et analyses détaillées, le tout en 129 pages. Selon eux, la France arriverait loin devant la Suisse et l'Italie, détenant à elle seule 39% des GCSC européens, un record.

Si ce genre d'allégations se prête aisément à l'exagération, la somme d'arguments collectés par les chercheurs est un coup dur pour ceux qui soutenaient un arrêt de l'épidémie. A commencer par Steevy Boulay, qui n'a pas mâché ses mots : "il s'agit d'un ramassis de foutaises totalement ubuesques, si j'ose m'exprimer ainsi, et ces gens-là n'ont visiblement rien de mieux à faire que d'ennuyer les honnêtes citoyens. Ils feraient mieux de séparer le Bougrain-Dubourg du livret A". Il est vrai que l'ancien lofteur est directement cité en exemple dans les travaux des scientifiques balkaniques.

Sur cette carte, on remarque que les zones les plus touchées par les GCSC sont le Bassin parisien et le sud de la France, de sa bordure occidentale à sa bordure orientale. "Il est amusant de constater que la Corse a toujours présenté des cas élevés de GCSC, et ce depuis la nuit des temps. Rare sont les habitants qui lui échappent, d'après les dernières statistiques de 2006", nous explique Gérard Gerpon, médecin spécialisé domicilié à Rennes.

Si les premiers cas de GCSC sont apparus en France dès 1927, l'épidémie a littéralement explosé ces derniers années. Selon Jean-Marcelin Touillard, anthropologue dans le Loiret, "la multiplication de la télé-réalité est le principal facteur expliquant cette recrudescence. Enfin entre autres.".

Les cas de GCSC (Gros Cons Scientifiquements Certifiés) se présentent sous une multitude de symptômes, et il est difficile de sortir du lot quelques exemples réellement pertinents - Steevy Boulay excepté. Disons, par simplification scientifique, que le GCSC est majoritairement blanc, ou noir, ou d'origine arabe, voire asiatique, qu'il est essentiellement âgé entre 14 et 85 ans, que ses revenus mensuels tournent autour d'une fourchette avoisinant les 3000 euros (à 3000 euros près) - même si bon nombre de GCSC dépassent allégrement ce chiffre -, et que s'il n'est pas en couple, il est généralement célibataire. La plupart regarderaient Automoto, mais pas tous. Au premier tour des présidentielles, ils ont voté pour l'un des 12 candidats (sauf quelques cas d'abstentions). Si beaucoup admirent Yannick Noah, certains se reportent plutôt sur le rock et ses variantes les plus lointaines (punk, pop, jazz, techno, rap, musique classique). La plupart lisent actuellement ce blog et s'apprêtent à y poser un commentaire dénonçant la relative facilité du billet qui sent bon la fin de l'année et le foutage de gueule. Et ils auront raison.

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par Myblack
Mercredi 26 décembre 2007

Cher Myblack,
 
Je t’écris d’Egypte où je passe actuellement des vacances avec une amie. Tout va bien. Elle prend son rôle très au sérieux. J’ai vraiment bien fait de suivre tes conseils pour Eurodisney : ça marche à tous les coups, avec les nanas. Elle ne se doute de rien pour Rachida et moi.
 
L’Egypte c’est sympa, on dirait le corps de Cécilia. Ce désert entrecoupé de pyramides, les grains de sables dans les fesses. Ca me change de son balai dans le cul.
 
Avec Carla, nous avons visité Louxor. J’adore. Tous ces étrangers, ça me rappelle Paris. Ce matin, j'ai amené ma reine à la vallée des Rois. Bizarrement, y avait pas Mitterrand. Par contre Jean-Pierre Chevènement était là. Le sphinx de la politique française, qu’on l’appelle à l’UMP – une vraie énigme, ce type.
Tu sais comment est Carla : toujours à s’émerveiller de tout. Je lui ai acheté un cocotier en plastique, avec la neige qui tombe quand on retourne la boule. Elle était si comblée ! La même tête que Brice lorsqu’il raccompagne un Roumain à l’aéroport.

oh-regarde-nicolas.jpg 

Il a quand même fallu attendre que j’accède à l’Elysée pour avoir du succès avec les femmes. C’est fou ! Le pouvoir, elles aiment bien ça, j’ai l’impression. Presque autant que moi. Au MacDo, l’autre jour, comme elle était fière de me piquer des frites, la Bruni ! Ce sont des signes qui ne trompent pas.
 
Ces derniers temps on a pas trop eu le temps de se voir, toi et moi, à cause de ce calendrier démentiel. J’espère que tu m’en veux pas trop ? De toute manière, si tu veux avoir de mes nouvelles, t’as simplement à allumer la télévision : c’est moins cher que le téléphone et t’en apprendras davantage.
 
garde-du-corps-sarko.jpg

Jeudi, moi et Carla, on ira probablement à Charm el-Cheikh, une station balnéaire. Chirac aimait plonger dans la foule, moi je me contenterai de l’eau : c’est moins salissant. Vincent Bolloré m’a donné sa crème bronzante, celle qui fait disparaître les bourrelets. Une recette qu’il tient de Lagardère.
 
Promis, dès que j’arrête de courir partout pour maquiller l’inertie de mes réformes, on se fait une bouffe. T’as prévu quelque chose fin 2010 ?


 
                                           Nicolas Sarkozy, le mercredi 26 décembre 2007
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par Myblack
 
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