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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 00:00












Considéré à ses débuts comme le fils spirituel de John Lennon et comme le neveu par alliance de David Gilmour, Mark Gherkin a depuis progressivement dérivé vers la famille d’Emile et Images. Si son premier album avait su créer l’illusion d’un talent probablement téléchargé sur Emule, les suivants ont eu ce goût étrange des confitures rances oubliées au fin fond de l’étagère. Houspillés par les fans des premiers jours, Mark Gherkin avait sombré dans les caniveaux de la Mersey ; on l’apercevait, quelquefois, remonter l’épaule et faire des bulles, puis recouler aussitôt.

 Bien décidé à creuser son trou sur le nuage du firmament, Mark Gherkin nous revient avec un quatrième opus, détonante raclette conté/emmenthal aux senteurs de l’interdit. Sous l’égide du producteur des Chambermaid Limo (le groupe phare de la banlieue sud de Détroit), le chanteur à la voix de stentor surprend et réussit son pari au nez et à la barbe des critiques.

 L’album de l’immaturité se veut corrosif, un pavé strident dans la mare calme du landerneau musical. Le titre, sec et précis, annonce le ton : Mark Gherkin revient à ses premières amours, ses poésies pré-pubères écrites en cours de math pour accélérer la pendule. « Je souhaitais revenir à l’essence même du rock’n’roll, au pétrole de la créativité et du laisser aller. Les gens sont là pour se divertir, pour brayer en se roulant dans du vomi, pas pour rester les fesses sur une chaise à compter le nombre de rimes dans les chansons de Calogero », précise Mark dans le livret joint au disque, où l’on retrouve également son répertoire téléphonique, la liste des 50 personnes qu’il souhaite faire disparaître et le menu enfant de l’Hippopotamus de Libourne.

 Difficile de ne pas succomber à l’attrait de J’ai chié dans ton lit, le single vedette. Les paroles complices (« J’ai chié dans ton lit/C’est pas joli joli/Mais ça aurait pu être pire/ Car j’ai pas pu m’retenir ») sont autant d’appels au secours et de révélations intimistes sur l’univers du musicien. Un retour aux sources salvateur qui se ressent encore davantage à l’écoute des morceaux 2 et 3, Le prof est un connard et Ma bite fait six mètres de long, provocatrice oraison funèbre en l’honneur de ses années lycées.

 L’album de l’immaturité est une réponse à l’exigence malséante des multinationales du disque. « Elles en demandent toujours plus aux chanteurs, affirme Mark Gherkin. Alors, pour marquer ma différence, j’ai décidé d’en faire le moins possible ». Le challenge est dignement relevé au morceau numéro 4, intitulé Reniflage de nez. Simple enregistrement de narines coulantes et de atchoum en continu, ces six minutes trente inattendues raflent notre émotion. L’influence de l’adolescence émerge par flots ; la bière des mélodies faciles coule dans les gorges, pleines d’hamburgers. 72 jours à la suite devant Warcraft 3, criant de vérité, précède un déluge de guitares recouvertes de morves et de chœurs ivres à l’héroïne : La tâche du derrière de mon slip. Une chanson à l’image de l’album : imparfaite, sentant la pisse, mais finalement bien plus léchée que les icônes du genre. Et quand on dit « léchée », on n’invente rien : tout est dans les paroles.

 

 

L’album de l’immaturité

Par Mark Gherkin


 
1) J’ai chié dans ton lit

2) Le prof est un connard

3) Ma bite fait six mètres de long

4) Reniflage de nez

5) Lol, c’est clair ^^

6) Demande lui de sortir avec moi car j’ose pas le faire tout seul

7) La main au cul

8) 72 jours à la suite sur Warcraft 3

9) La tâche du derrière de mon slip

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Par Myblack
Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 00:04

Salut, c'est Jean-Michel Lapoisse, le spécialiste "sexe, drague et relations humaines" du Blog de Myblack ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur : les escaliers

Les escaliers et, par extenso, les fesses des filles.

Visionner, d’un air détaché, la croupe des échappées des marches pour simple plaisir oculaire est d’une butorderie sans égal. Indigne d’un gentleman.

Un gentleman ne regarde pas les fesses des filles.

Il ne regarde ni les yeux des filles de son regard pénétrant (il faut au moins avoir été présenté pour cela), ni les mains des filles (à moins de vouloir les prendre dans la gueule), et encore moins les seins des filles (sauf à vouloir les prendre dans la gueule). Un gentleman ne regarde pas les filles, il attend qu’on le regarde pour entreprendre et communiquer avec la gent adverse (ou la gente adverse, dans l’hypothèse où la dame possède une voiture).

Un gentleman ne regarde pas les fesses des filles, il est bien trop occupé à réfléchir à ce qu’il doit faire pour conserver son statut de gentleman.

Le gentleman ne baise pas, mais était-ce besoin de le rappeler après cette accumulation de lignes ?

   

 

 


Voilà.
Vous avez été pris sur le fait. Les mains dans le sac.
Les yeux sous le nombril.
Et, bien sûr, cette jeune fille s’est retournée, vous laissant tout benêt M.
Pas de panique, Jean-Michel Lapoisse est là. 

Voici mes 8 excuses imparables pour sauver la mise, et récupérer vos jetons tremblotants :
 

- « Je ne matais pas vos fesses, je vérifiais la longueur de mes lacets » 


 
- « Je ne matais pas vos fesses, je suis enrhumé et je voulais simplement m’assurer que mon nez coulait toujours »


 
- « Je ne matais pas vos fesses, enfin du moins pas seulement, le reste de votre corps m’attirant tout autant » 


 
- « Je ne matais pas vos fesses, c’est ma timidité et ma modestie qui m’empêche de regarder droit devant moi » 
 

 
- « Je ne matais pas vos fesses, ma mère est vigneronne.» 

 - « Je ne matais pas vos fesses, j’étais en train de voler votre alliance pour l’attacher à un pigeon qui partira dès demain pour l’Antarctique » 


 
- « Je ne matais pas vos fesses, j’admirais non sans fierté la taille de ma bite. » 


 
 
- « Je ne matais pas vos fesses, je repensais à l’hilarant article d’hier du Blog de Myblack » 

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Par Jean-michel lapoisse
Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 00:00

 

[Et nous retrouvons sans plus attendre Guy Dumin, l’animateur vedette de Scoop à la Une. L’émission des révélations en cascade qui n’a pas peur de noyer ses téléspectateurs sous une pluie de confidences.]

 

 

Guy Dumin : Bienvenue à tous pour ce nouveau numéro de Scoop à la Une, l’émission calibrée spécialement pour faire de l’audimat. Confortablement installé dans mon studio chauffé au feu de bois, je m’avance vers le téléphone et demande, d’une voix grave, à mon envoyé spécial de l’autre bout du monde : « Patrick, alors, quoi de neuf chez vous ? »

Patrick Bouchard : J’ai du mal à vous entendre. Il semble y avoir quelques secondes de décalage au décollage.

Guy Dumin : Je disais : « Patrick, quoi de neuf chez vous ? ». Je rappelle qu’ici, de Paris, les spectateurs ne vous voient pas.

Patrick Bouchard : Oui. Oui, je vous entends. C’est extraordinaire ce qu’il se passe actuellement, ici, en Afghanistan ! Je suis dans le sud du pays, sous le flanc d’un rocher où pendent des outres de chèvres, et j’aperçois, oui, j’aperçois actuellement Ahmad Marahan, l’un des chefs talibans recherchés par les Etats-Unis.

Guy Dumin : Vraiment ?!

Patrick Bouchard : Tout à fait. Ah, attendez, il semble qu’il parle. Oui, il parle, apparemment, l’homme barbu parait s’adresser à quelqu’un ; mais mon champ de vision réduit m’empêche de déterminer la cible.

Guy Dumin : Et en bougeant un peu ?

Patrick Bouchard : J’essaye, mais… Non, c’est lui. Il reste immobile. Qu’attend-t-il ? Il regarde dans le vide, maintenant.

Guy Dumin : Dans le vide ?

Patrick Bouchard : Ecoutez, je pense être tombé en plein trafic d’armes. Un rendez-vous de contrebandiers. Il a tout du terroriste qui attend son fournisseur. Hum, mon flair me trompe rapidement.

Guy Dumin : Décrivez-le nous, ce Ahmad Marahan. Comment est-il ?

Patrick Bouchard : Assez moche. Très moche, même. Ouh-là-la qu’il est laid.

Guy Dumin : A ce point ?

Patrick Bouchard : Un mix entre Brigitte Fontaine et un Sandwich Daunat. Le nez trapu, les mâchoires véhémentes. Tout droit sorti de Prison Break. Une barbe imposante, des cheveux en batailles, normal, pour un taliban, en batailles. Des yeux assez inexpressifs. Il est assis, là, je ne me rends pas bien compte de sa taille.

Guy Dumin : Il est assis ?

Patrick Bouchard : Oui, c’est étrange. Il est assis. Il semble attendre quelque chose, quelqu’un. Son visage se marque d’interrogations.

Guy Dumin : Vraiment ? C’est étonnant.

Patrick Bouchard : Il ne semble pas très sûr de lui. J’ai du mal à percevoir un quelconque charisme de là où je suis placé.

Guy Dumin : Vous le voyez bien ?

Patrick Bouchard : Très bien, même ! Oh !

Guy Dumin : Oui ?

Patrick Bouchard : Il se gratte le nez.

Guy Dumin : Ah. Et que fait-il, sinon ?

Patrick Bouchard : Pas grand-chose. Il attend.

Guy Dumin : Il est tout seul, actuellement ?

Patrick Bouchard : Exactement. Seul, aussi seul qu’un Myblack.

Guy Dumin : Myblack, le pédoph... ? Attendez, attendez, que je consulte mes fi…

Patrick Bouchard : Oh !!

Guy Dumin : … chQUOI ?

Patrick Bouchard : J’ignore pourquoi, mais il vient d’agripper une feuille de papier ! Mes jumelles ne peuvent m’en dire plus. Probablement un plan !

Guy Dumin : On dirait que la rencontre se précise. Entendez-vous un bruit de jeep, Patrick, un signe annonciateur de la venue d’un éventuel trafiquant d’armes ?

Patrick Bouchard : Non. D’ailleurs il vient de poser ses feuilles. Il est retourné dans sa posture d’attente.

Guy Dumin : Ecoutez, peut-être pouvons nous l’arrêter ? S’il est recherché par les USA ?

Patrick Bouchard : Ok. Je transmets ses coordonnées. La Force internationale d'assistance à la sécurité dirigée par l’OTAN ne doit pas être loin. C’est parti. Latitude, longitude, taux de cholestérol, pointures de sandales, ça y est, c’est envoyé !

Guy Dumin : Nous allons vivre une arrestation de terroriste en direct ! Ne zappez pas ! Un grand moment de télévision ! L’arrestation d’Ahmad Marahan, en direct !

Patrick Bouchard : Guy, Guy !Ahmad Marahan semble se douter de quelque chose ! Il s’est levé de son siège, survolté ! Il remue les bras avec discordance, excité, il a dû se douter d’un truc !

Guy Dumin : Merde ! Merde !

Patrick Bouchard : Il n’arrête plus ! Qui a pu donc l’avertir ? Bon sang, et si j’étais épié ? Guy, est-ce que vous m’entendez, Guy ?

Guy Dumin : Oui Patrick, je vous entends !

Patrick Bouchard : Il semble survolté ! Ce n’est pas normal, Guy ! Quelque chose cloche !

Guy Dumin : BORDEL DE MERDE ! Ahmad Marahan prend-t-il la fuite ?

Patrick Bouchard: Non, aucunement. Il se contente de zigzaguer dans une espèce de plateau. Je le distingue mieux : il porte une chemise, une cravate. Une cravate avec des Mickeys.

Guy Dumin : Une cravate avec des Mickeys ?

Patrick Bouchard: Oui, des Mickeys. Des Mickeys qui jouent au golf.

Guy Dumin : Patrick, est-ce qu’Ahmad Marahan se gratte encore le nez, là ?

Patrick Bouchard : Attendez, je regarde… Oui ! Oui ! Il se regratte le nez, effectivement !

Guy Dumin : Est-il en train d’insulter une jeune femme blonde tenant un expresso ?

Patrick Bouchard : Incroyable ! Il le fait ! Diantre, comment le savez-vous !  

Guy Dumin : Vous regardez depuis tout à l’heure le retour plateau, Patrick.

Patrick Bouchard : Comment ça ?

Guy Dumin : L’image dans le petit moniteur. Le monsieur dedans.

Patrick Bouchard : Ahmad Marahan ?

Guy Dumin : Non. C’est moi, le monsieur dedans. Pas Ahmad Marahan.

Patrick Bouchard : En tout cas il tire une tronche pas possible, le taliban.

Guy Dumin : Patrick, je suis Amhad Marahan.

Patrick Bouchard : C’est vous, le terroriste ! Bon sang !! Quand votre femme va savoir ça !

Guy Dumin : Non ce n’est pas moi, vous m’avez pris pour lui. L’homme que vous regardez depuis dix minutes dans le moniteur, c’est moi, Patrick.

Patrick Bouchard : Oui. Bien sûr, mister Marahan. Bien sûr.

Guy Dumin : Puisque je vous répète que je ne suis pas ce type !

Un soldat de l’OTAN : Mister Marahan, put your hands on the dancefloor !

Guy Dumin : Quoi ? What ? Qui are you ?

Patrick Bouchard : Tiens, mais voilà les troupes de l’OTAN !

 

Un autre soldat de l’OTAN : Shut up, motherfucker !

Guy Dumin : Ecoutez, il s’agit là d’une regrettable méprise.

Le même soldat : Suck my dick, asshole !

Guy Dumin : Auriez-vous l’amabilité de réitérer votre requête, s’il vous pl…

Un soldat de l’OTAN : Kill him ! Kill Him !

[tirs de mitraillettes dans la salle]

Les soldats de l’OTAN : Nice job, guys !

Guy Dumin, en sang : Rahhhh… je… je… à vous les studios… argh…

Patrick Bouchard : On l’a eu, cet enculé ! On l’a eu !

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Par Myblack
Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 00:19

 

Bonjour, ici Henri-Fabien Shwepps, aussi déprimé qu’une bibliothèque creusoise, pour vous narrer l’incroyable destin du Petit Bonhomme en mousse.

 
Le tube de Patrick Sébastien, sorti dans une relative discrétion dans une date indéterminée introuvable sur Google, est plus qu’une simple chanson. Même ses critiques le reconnaissent : « ce n’est pas une chanson. » C’est un remède contre la souffrance grimpé sur l’échelle internationale, une nouvelle manière de soulager les âmes désoeuvrées.




Avant de se lancer dans l’analyse proprement dite, un petit flashback en Dailymotion :

 


Patrick Sebastien - Le petit bonhomme en mousse

 

Bien.

A une époque où le mal-être a contaminé les foyers de populations européens et américains, pour ne citer que les endroits les plus civilisés, Le Petit Bonhomme en mousse a su apporter des solutions concrètes et efficientes à la morosité.

Un message intelligible mais profond, le plus bel anxiolytique contre la culture de masse, celle qui assomme.

N’en déplaise à la langue aristocrate de Carole Bouquet, pendue au sommet des balcons des pièces de théâtres raciniennes comme le sont les saucissons dans l’arrière-cuisine, l’homme en a cure de la fanfaronnade intellectuelle.

La Callas, Juliette, Biolay, Frédéric Taddeï : tous ces lourdingues du cerveau qui, trop soigneux de jouer de la harpe, en oublient les indispensables cacahuètes de la proximité.

Patrick Sébastien n’oublie jamais les cacahuètes.

La carrière du Petit Bonhomme en mousse a démarré au sud des Pays-Bas, à Dordrecht, fin 2002. Les Néerlandais du coin, tiraillés entre la monotonie de leurs épouses – dont les seins se situent en dessous du niveau de leur mère – et le barouf résultant du meurtre du leader populiste Pim Fortuyn attendaient un moyen d’en finir quand débarqua, droit dans ses sabots, Patrick Sébastien.

Là, face à ses hommes procrées par des prostitués édentées, sans père ni espoir, il apporta sa lumière.

D’un seul clignement de paupière, le saltimbanque compris pourquoi Dieu l’avait envoyé ici, au milieu des tulipes, des moulins à vent et des clichés ataviques.

  

Le petit bonhomme en mousse
Qui s'élance et rate le plongeoir
C'est comme la chanson douce
Que chantait ta maman le soir
La petite, petite marionnette
Qui s'étale et qui s'entête
C'est l'enfance qui revient
Le soir où tu as du chagrin

 

Un seul tour de chant lui aura suffi pour convaincre ses auditeurs de se jeter du haut des digues, dingues, donc.
Le déclic.
Des hordes de bataves plongeant dans l’eau, à la recherche de leurs mères.
Désordre de bâtards longeant les côtes, les boyaux et les os.

Auréolé par ce succès, Sébastien repartit de plus belle et inaugure une série de miracles. On ignore encore comment, mais, par sa chanson, l’humoriste refleurit le parterre maussade du trop-sérieux français.                      

Le 15 septembre 2003, Lambert Wilson, lors de la première de son film Toi et moi sur un acacia, entame « La petite, petite marionnette, qui s’élance et qui s’entête » à la foule circonspecte, rompant ainsi avec son image de rigoriste du cinéma.

 Le 29 mars 2004, peu après l’écoute imprévue de la chanson à la radio, l’écrivain Michel Houellebecq pénètre par effraction dans la ville cosy de la Baronne Brandstetter et sodomise celle-ci avec une éponge, puis, juché sur le toit, lance des pastèques moisies sur le crâne des passants.

Le 3 juin 2004, c’est au tour d’Etienne Mougeotte de briser son austérité légendaire ; une carte d’anniversaire musicale, sur l’air du Petit Bonhomme en mousse, provoque un schisme inattendu au sein des locaux des TF1. Les pro-petit Bonhomme en mousse, dont les fers de lance se prénomment Charles Villeneuve et Jean-Marc Sylvestre, s’opposent au reste de la rédaction. Les stigmates du combat ressurgissent aujourd’hui dans des livres incisifs contre la chaîne

Le 28 décembre 2004, la chorale des retraités de l’hospice du Puy-en-Velay, où traînent les savates gnomiques de Valéry Giscard-D’Estaing, entonnent à l’unisson et sous les rires le 5ème couplet du tube en brûlant des jeunes qui volaient des pommes.

Le 7 mars 2005, enfin, c’est le père de Patrick Sébastien qui décide d’assassiner son fils à coup de tromblon ; hélas, l’arme à la main et emporté par sa fougue, il glisse du haut des escaliers, ratant les marches et s’étalant sur le sol comme des Sénégalais à Verdun. « Le vieux bonhomme n’était pas en mousse, lui » diront plus tard les pompiers en ramassant les morceaux, et citant le morceau.

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Par Henri-Fabien Shwepps
Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 00:07


Il n'y a pas de raison pour que l'Erythrée, le Bouthan et la Belgique participe aux Jeux Olympiques de Pékin et que Myblack les regarde impuissant réaliser des tours de pistes.
Myblack est impuissant, mais pas pour réaliser des tours de pistes.

Puisque la majorité des sports réclament bien trop d'efforts physiques, Myblack s'est tourné vers la kyrielle d'activités obscures recensées à Pékin.
Sous le tendre dard du Teckel Enragé, il a tenté sa chance ce week-end, au meeting de Klawelwel.

Merci à Eurosport pour les images qui vont suivre.

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Par Myblack
Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 14:30

 

David absent des terrains, c'est Daniel Trezeguet qui s'y colle. Le lointain cousin de l'attaquant turinois reprend de volée la chanson de feu Daniel Bal "populaire " Avoine. Si les 23 bleus de l'équipe de France n'écouteront pas le morceau - ils préférent jouer Le Rohff -, nul doute que Raymond Domenech appréciera  la dernière réalisation artistique de l'Argentin.


"je ne suis pas à l'Euro" Daniel Trezeguet

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Par Myblack
Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 00:58

Les potins circulent sur mon compte aussi vite que sur l’A10, sauf qu’ils tractent des caravanes de mensonges sans permis.

Depuis la chute de l’article « Etude du cerveau de Myblack », les murmures s’affolent et outrepassent les limites : Myblack a une tumeur au cerveau, Myblack a une tumeur au cerveau, Myblack a une tumeur au cerveau, nananère, Myblack a une tumeur au cerveau.

Je tiens avant tout chose à rassurer mes fans : j’ai peut-être une tumeur au cerveau, mais je n’ai pas participé à la Star Ac’7. Moi.

 
Un pan non méprisable de mon lectorat considère cette révélation médicale comme un oiseau de mauvais augure, une manière délicate et subtile d’annoncer l’irrémédiable et putrescible extinction prochaine du Blog de Myblack. Ils savent mon intelligence du jeu et ma timidité toute masculine pour révéler ce genre de nouvelle, et composent déjà sur du papier à musique des lettres d’adieu ceintes d’émeraudes.

En soulevant les pierres, on peut lire « Myblack arrête son Blog, Myblack arrête son Blog, Myblack arrête son Blog, putain de bordel de merde, Myblack arrête son Blog. »

Je refuse de croire les ragots qu’ils propagent à grand coup de Bic de concierge.

Difficile de croire aux messes basses, lorsqu’on est athée.

 

 

 Comme vous pouvez le voir sur cette image, je n’ai absolument pas de tumeur au cerveau. Si vous êtes médecin, prière de confirmer cette allégation en com’.

 

 

Je n’ai pas absolument pas l’intention de stopper mon Blog non plus. Ca serait suicidaire. Mes revenus publicitaires sont indispensables pour payer ma chimiothérapie. Je serais malade d’arrêter.

Mon impresario m’a conseillé de choper la mucoviscidose dans les bordels d’Ankara en léchant les anus d’étudiantes en 3ème année de psycho. J’ai également refusé sa proposition : rien ne me dit que ces nanas-là n’écoutent pas du Grégory Lemarchal en douce.

On est jamais trop prudent, dans les bordels.

Par contre il est vrai qu’une maladie infime ne serait pas de refus. J’ai dis infime, pas infirme.

Une grippe ou une coqueluche, un gadget suffisamment élaboré pour convaincre mon médecin d’éructer son arrêt maladie.

Hé ho ?

Y a-t-il un cœur compatissant pour me gratifier d’une varicelle ? D’une toux ? D’une maladie bénigne ?

Tout, tout sauf une maladie Bénin, s’ils vous plait. Je suis trop jeune pour avoir le Sida.

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Par Myblack
Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 00:25
La science a offert à l’humain dégénéré le satellite, les cartouches couleurs d’imprimantes et la bombe insecticide. Elle a aussi mis fin à l’obscurantisme des religions en démontrant que l’existence de Dieu découlait des peurs de l’orage, de l’inexplicable des maladies et de la propagande idéologique des gouvernants du passé. Enfin disons qu’elle aurait dû y mettre fin.
 
Après des années de recherche top secrètes dans des laboratoires où jamais l’homme n’aurait eu l’idée de fouiller (la bibliothèque d’Eve Angeli, le pressing de Michael Youn, la penderie de ma petite amie), la science a effectué un nouveau pas dans la luminosité de la compréhension planétaire en dévoilant au grand jour les ramifications du cerveau de Myblack.
 
Le cerveau de Myblack comporte 7 cellules nerveuses tout à fait exceptionnelles, qui font de lui un être envié de la terre entière et régissent le fonctionnement de son Blog, la construction de ses articles et l’articulation de son humour.
La différence entre son cerveau et le vôtre est subtile, aussi subtile que l’évolution de l’Australopithèque en Homo Sapiens.
 
  cerveau-myblack.JPG
 
 
 
1 : Le Sébastien lobe. Héréditaire, il a été légué à Myblack par son père dès sa naissance en échange de 20% des dividendes de son succès futur. Myblack l’utilise pour trouver les innombrables concepts de ses chroniques sans le moindre labeur et savoir à l’avance ce qui sera susceptible ou non de plaire à son public. En cas de guerre atomique annihilant 98 % de l’espèce humaine, ce lobe sera implanté dans la boîte crânienne de tous les représentants de la nouvelle race pure – dont Benjamin Castaldi sera le modèle.
La position du Sébastien lobe – tout en haut du cerveau, loin des autres - justifie la réputation d’égocentrique solitaire accolée à son détenteur.
 
2 : Muscle du Gevouzanmairdhe. Constamment insulté dans la rue, Myblack s’en sert pour épurer tous les reproches passant près de ses oreilles. Il peut ainsi continuer son chemin sans se soucier du qui dira-t-on et vagabonder en écrasant les tabous, les pauvres et les conventions. Sans le muscle du Gevouzanmairdhe, Myblack se serait déjà suicidé 38 fois. Grâce à lui, Myblack ne se froisse jamais, n’entre jamais en colère, ne montre aucune susceptibilité. Il se sert des critiques pour avancer, pas pour déprimer. Sauf quelquefois, où le cortex de la misanthropie se met alors en marche (voir 5).
 
3 : Compartiment à légumes. A l’origine du goût infondé de Myblack pour l’humour absurde. Sont rangés ici les innombrables aliments se mettant à discourir en plein débat sur l’esclavage ou bien encore les bassistes de Superbus coincés dans les estomacs des malades. S’il a tendance à s’atrophier à mesure que les années de faculté s’éloignent, le compartiment à légumes ressurgit de temps dans des endroits inopportuns, tels que des rendez-vous amoureux ou des examens de concours de journalisme. Comme la mousse de la bière, il faut faire avec.
 
4 : Neurone du Yau-de-poêle. Sorte de gigantesque caisson à jeu de mot constitué de 103 millions de vaisseaux se connectant simultanément à la vitesse de l’éclair. Etrangeté de la nature, 8ème merveille du monde, sa prééminence tend parfois à interagir trop violemment en société : mais, avec l’expérience, Myblack a appris à se contrôler. Le neurone du Yau-de-poêle distille environ cinquante jeux de mots/secondes à Myblack, qui n’a ainsi plus qu’à choisir le plus approprié au contexte. Poil au sexe.
 
5 : Cortex de la misanthropie. Capital, il est à la source des articles les plus polémiques de Myblack. Nourrissant sa sincère haine des gens à mesure des rencontres, le cortex de la misanthropie est notamment à l’origine de l’incendie Grégory Lemarchal et des dérives de Gérard Crobard. Par chance, le cortex de la misanthropie entre en hibernation à chaque fois qu’une fille se met à parler à Myblack ; il rentre pour ainsi dire très peu en hibernation.
 
6 : Gêne du plaisir. Explique le trop-plein de sexe dans les articles de Myblack. La gêne du plaisir s’active généralement lors de paragraphes faiblards, provoquant un afflux de mots salaces destinés à rehausser la jauge de rire potentielle. On pourrait s’étonner, connaissant l’anatomie de Myblack, de sa relative petite taille. Mais, comme dit le proverbe : là où il y a trop de gène, il n’y a pas de plaisir.
 
7 : Tumeur décelée la semaine dernière.
 
 
 
 
 
 
(en collaboration avec les frères Bogdanoff pour les termes scientifiques à la con)
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Par Myblack
Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 00:33




Nous venons d’apprendre à l’instant la mort de Casimir, l’ancien despote communiste décoloré au lavage des années 70. Il s’agit du premier décès marquant d’une peluche à la voix de cartoon depuis celui de Raymond Barre, en août 2007.

 

C’est sous les traits d’un dinosaure orange que Casimir endoctrina des millions d’enfants français de 1974 à 1982. Sous le masque de la sympathie et d’une gentillesse exacerbée se cachaient en réalité les travers des plus grands tyrans du XXème siècle.



 

 

1)    
Les yeux fous et exorbités d’Amin Dada, le massacreur ougandais. Un regard terrifiant directement sorti des limbes, où hurlent et raisonnent encore les cadavres d’enfants. Autoproclamé président à vie de l’ORTF, Casimir partageait en outre avec Amin Dada un certain embonpoint – l’abus de petits blancs, probablement, les Africains étant tous plus ou moins cannibales.

 


2)    
La main innocente d’Adolf Hitler, l’annihilateur du chômage des années 30. Gérard Crobard me signale que la Shoah, à l’instar de Casimir, n’a en réalité jamais existé et représentait en quelque sorte une sorte de dessin animé pour les très jeunes enfants allemands de l’époque. Nous lui laissons là l’entière responsabilité de ces propos.



 

3) Le sticker rouge renvoie, mais faut-il vraiment le préciser, à Staline. Bien que situé à l’ouest, il tend à dominer le reste du personnage



 

4) La tâche de Mao sur le personnage, non seulement prouve l’internationalité de Casimir (héros en Europe, Afrique et en Asie), mais me procure une immense joie malgré l’échec de n’avoir pu placer le mot « moutarde » dans cette phrase.


 

5) Le caractère asexué de Vincent Mac Doom, le boucher des podiums et maître planétaire de la connerie humaine. Cette absence d’organe génital, généralement peu répandue chez les dictateurs, a longtemps protégé Casimir des soupçons de pédophilie à l’encontre de son public infantile.


 

 

Casimir sera enterré mercredi prochain à 15 heures en compagnie de la dépouille de Danielle Gilbert, autre monstre n’ayant pas survécu aux années 80.

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Par Jean-Charles Moutavia
Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 00:00

-  Et ici, mesdames et messieurs, vous pouvez entrapercevoir une inscription picturale de la fin du XXème siècle.
-     On dirait du Braque, non ?
-        L’auteur de cette œuvre est malheureusement anonyme, chère madame.
-        Ce rose n’est-il pas un tantinet trop néoclassique ?
-        Il faudrait pour cela demander à l’auteur, madame…
-        Monsieur le guide ?
-        Oui ?
-        Qu’est-ce que c’est, ça ? En bas du tableau ? N’est-ce pas le nom de l’auteur ?
-        Ca ? Non, pas du tout. Il s’agit de l’endroit où la pièce a été conçue. Le village ou le département de naissance de l’artiste, probablement, même s’il est difficile d’en être totalement certain.
-        Givenchy ?
-        Dans le Rhône.
-        Ce qui expliquerait sa pollution ! (rires)
-        Excellent, vraiment excellent. Bien, poursuivons la visite, je vous en prie. Voici un second tableau, d’influence hollandaise. Sa perspective est vraiment inhabituelle, et s’organise autour de trois niveaux de profondeurs. Au premier plan une jeune femme aux habits absents attend son mari parti à la guerre. Au second plan, des biches violettes jouent au Docteur Maboul en sirotant des Yop. Enfin, la lumière discrète rend hommage aux veilleurs de nuits bretons qu’on peut discerner à l’arrière-plan.  
-        C’est étrange. 
-        Oui ?
-        Cela ressemble quand même vachement à une publicité pour Eurodisney. Enfin je dis ça peut-être ça parce que j’y connais rien en peinture, du coup enfin je vois pas les mêmes choses que vous, qui vous y connaissez vachement.
-        Tout à fait.
-        Ah ok.
-        Ce bruit lancinant fait-il également partie de la visite ?
-        Cet espèce de frottement vrombissant saupoudré de murmures impalpables, vous voulez dire ?
-        Oui.
-        Oui, mais nous irons à sa rencontre tout à l’heure, en fin de journée. Le musée est si grand, chaque chose à la fois. Ah, voici une fresque rupestre datant de la fin de la préhistoire. Vous pouvez voir les ravages du temps dans hé restez à l’arrière !!
-        Ah, pardon. Je voulais simplement voir de plus près…
-        Il est interdit de toucher aux pièces de l’exposition !

 

 













-
       
Ok, ok. Pardon…
-        C’est beau, ces couleurs d’époque.
-        Elles semblent si proches de nous et si loin à la fois.
-        Oui, surtout avec la distance de sécurité imposée par le guide.
-        Une vraie toile de maître.
-        En effet. D’ailleurs je le vois même écrit en bas du tableau : « va te faire mettre »
-        Pour une première à Paris, nous sommes gâtés !
-        Cet amas de culture à portée de doigts, pour presque rien !
-        Bernard, quel est le nom de l’artiste ?
-        Attends chérie, je me rapproche… Alors… Renoi.
-        Auguste Renoir ?
-        Non. Renoir. Sale Renoi. Son frère, peut-être.
-        Bon, bon, changeons de salle. Allez, tout le monde me suit !
-        Ou son oncle, peut-être.
-        Sa mère ?
-        Son chien ?
-        Oh, regardez !

 

 














-
       
C’est splendide !

-        Mesdames et messieurs, voici un parangon de finesse, une frêle esquisse du génie de Leonard de Vinci. Ce tableau a été peint en 1441 par l’artiste florentin puis racheté en 1497 par Louis XII. Une œuvre vraiment étonnante de l’artiste.
-        Leonard de Vinci n’est-il pas né en 1452, monsieur le guide ?
-        Si. C’est pour cela qu’il s’agit d’une œuvre vraiment étonnante.
-        Les fauteuils jaunes font-ils partie de la fresque ?
-        Tout à fait, ils sont d’époque.
-        Et ce tableau-là ?

 

 













-
       
Un bleu typiquement viennois, vous ne trouvez pas ?

-        J’aurais davantage dit romain.
-        Il ne s’agit pas d’un tableau, mais d’un lieu de prière médiéval.
-        Vraiment ?
-        Oui. Saviez-vous qu’au moyen âge, les lépreux et les vagabonds en décomposition lombaires se réunissaient autour de ce lieu de culte pour implorer la grâce du seigneur ?
-        Oh…
-        Oh…
-        Et que sont ces noms étranges ? Odéon ? Raspail ?
-        Des divinités du cru. Saint-Michel était considéré comme le protecteur des détrousseurs de chemin, qui profitaient de l’innocence des promeneurs naïfs pour s’emparer de leurs économies. 
-        Eh ben.
-        Ca fait froid dans le dos.
-        Oh, regardez !
-        Oh !
-        Oh !
-        Quoi ? Où ça ?
-        Oh !
-        Messieurs, mesdames, gardez votre calme !
-        Qu’est ce qu’est ?
-        On dirait une sorte d’ours empaillé
-        Y a-t-il donc des ours à Paris ?
-        Plus qu’en Bretagne, certainement ! (rires) 
-        Ca nous change de Concarneau, c’est sûr ! Un ours empaillé ! Incroyable !
-        Non, ce n’est pas un ours empaillé. Il est vivant.
-        Un ours vivant ? Si on nous avait dit que le comité d’entreprise nous permettrait de rencontrer des ours en captivité, aucun d’entre-nous ne l’aurait cru !
-        Excusez-moi, monsieur le guide, mais de quelle nationalité est cet ours ?
-        D’Europe de l’Est.
-        Slovène ?
-        Non. D’Europe de l’Est. Je peux l’affirmer grâce à ces grognements, mais le fait qu’il ne possède pas de papiers d’identité m’empêche d’affiner son lieu de baptême.
-        Il a l’air si doux.
-        Ne vous fiez pas à son regard implorant d’humanité et sa main tendue vers vos sacs : il est particulièrement dangereux et nuisible.
-        Son œil torve danse de travers, comme dans les chorégraphies de Kamel Ouali. Il me paraît malade.
-        Il faudrait s’en occuper, non ? Pauvre chou.
-        J’ai envie de le prendre dans mes bras, ce gros nounours poilu.
-        Il ressemble tant à ton père, tu ne trouves pas Bernard ?
-        Il doit se sentir seul.
-        Détrompez-vous, mesdames et messieurs : ce musée est en rempli. Il suffit simplement de ne pas y prêter attention. De ne pas prêter tout court, d’ailleurs, de ne pas prêter, ni donner.
-        On dirait qu’il veut parler !
-        Non, ce sont justes des borborygmes. Allez, messieurs et mesdames, continuons la visite.
-        Il me reste un morceau de sandwich, peut-être serait-il bon de…
-        Non ! Il est formellement interdit de nourrir les animaux !
-        Et même le petit ?
-        Même les petits des animaux, oui !
-        Mais c’est terrible.
-        Pauvre bête.
-        J’ai peur pour lui. Il a l’air si fragile, si innocent, dans ce long couloir gris.
-        Bon, mesdames et messieurs, si vous voulez continuez la visite et laissez ce SDF tran… euh cet ours tranquille, nous allons…
-        Ce quoi ?
-        Il a dit SDF ? Hein ? J’ai pas rêvé ? Il a dit SDF ?
-        Un SDF ? Ou ça, un SDF ?
-        Maman, maman, j’ai peur !
-        Un SDF !! Au secours !
-        Que tout le monde garde son calme !
-        Un SDF !!! Un SDF !!
-        D’Europe de l’Est ! Un SDF d’Europe de l’Est ! Au secours !!
-        Ah ! Mon dieu !
-        Au secours ! Bernard ! Bernâââârd !!!! Bernââââââârd !!!

 

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Par Myblack
 
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